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Christologie : Enseignement sur le Sauveur

Ce document présente une étude sur la Christologie, l'enseignement biblique concernant le Christ en tant que Sauveur, et la nécessité du salut en raison de la dépravation humaine. Il aborde la personne et l'œuvre du Sauveur, ainsi que le plan de salut de Dieu à travers Jésus-Christ, en soulignant que seul le salut par la foi en Christ peut restaurer la communion entre l'homme et Dieu. Le texte s'appuie sur des passages bibliques pour illustrer la promesse et l'accomplissement du salut dans l'histoire.

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Christologie : Enseignement sur le Sauveur

Ce document présente une étude sur la Christologie, l'enseignement biblique concernant le Christ en tant que Sauveur, et la nécessité du salut en raison de la dépravation humaine. Il aborde la personne et l'œuvre du Sauveur, ainsi que le plan de salut de Dieu à travers Jésus-Christ, en soulignant que seul le salut par la foi en Christ peut restaurer la communion entre l'homme et Dieu. Le texte s'appuie sur des passages bibliques pour illustrer la promesse et l'accomplissement du salut dans l'histoire.

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RÉV APÔTRE PASCAL E. ACOMADAN.

(+233) 556791220 / (+229) 97709418

UNIVERSITÉ
INTERNATIONALE CHRÉTIENNE
LAGOS NIGERIA ET AILLEURS

COURS :

CHRISTOLOGIE
L'ENSEIGNEMENT BIBLIQUE SUR LE
SAUVEUR

DISCIPLINE :

MASTERS

COMPILÉ PAR :
RÉV APÔTRE PASCAL E. ACOMADAN

I. INTRODUCTION

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RÉV APÔTRE PASCAL E. ACOMADAN. (+233) 556791220 / (+229) 97709418

La Christologie est l’enseignement biblique sur le Christ qui est le Sauveur,


et la Sotériologie est l’enseignement sur le salut et son appropriation.
Christologie : le titre grec Christos signifie le Christ, c.-à-d. l’Oint, et
(lógos) signifie dans ce contexte enseignement.
Mais tout d’abord, pourquoi y a-t-il besoin d’un Sauveur ? S’il y a un
Sauveur, c’est qu’il doit y avoir aussi quelqu’un qui ait besoin d’être sauvé !
L’Anthropologie Biblique nous enseigne la dépravation totale de l’homme, dès
la chute des premiers hommes (cf. Rom 3:10.23; 5:12; Éph ph 2:1-3; Psa
51:7). Le péché mène à la mort (Rom 6:23). Mais Dieu, dans son amour, ne
veut pas que l’homme périsse (cf. Eze 18:23), mais qu’il parvienne à la
repentance (2Pi 3:9) et ainsi au salut (1Ti 2:3-4). La chute de l’homme qui a
entraîné le péché, la mort et le jugement de l’homme, et qui nécessite le salut,
peut être schématisée comme suit :

Il s’ensuit: depuis la chute, l’homme est par nature séparé de Dieu, lié au
diable, spirituellement mort: cf. Psa 51:7; Esa 59:2; Eph 2:1.3.

Dans cette brochure, nous aborderons principalement les trois points suivants :
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1. La personne du Sauveur
2. L’œuvre et le triple office du Sauveur
3. Le salut et son appropriation.

Une partie importante de ce fascicule (surtout les chapitres 3-6) a pour origine
les notes de mon ancien professeur de Théologie Systématique Heinz Weber.
Voici trois passages néotestamentaires-clé pour débuter notre étude de
Christologie :
 Et nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé son Fils
pour être le Sauveur du monde. (1Jn 4:14)
 Il n’y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre
nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions
être sauvés. (Act 4:12)
 Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille.
(Act 16:31)

II. LE PLAN DU SALUT

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A. Le plan rédempteur de Dieu réalisé par Jésus-Christ


Par « salut », nous comprenons tout ce que Dieu a entrepris pour sauver
l’humanité déchue par le péché. Ce salut comprend tout ce que Dieu a fait afin
de réaliser son plan qu’il a eu pour les hommes dès avant la fondation du monde
(cf. Éphésiens 1:4; 1 Pierre 1:20).
Le Dieu éternel et omniscient savait d’avance que l’homme tomberait dans le
péché. Ce qui ne signifie pas pour autant que Dieu l’ait voulu et qu’il en soit lui-
même responsable. Non, l’homme a plutôt abusé de sa liberté morale, tout
comme l’avait fait avant lui Satan et les anges qui l’ont suivi dans leur révolte
contre Dieu (cf. Apocalypse 12:3-4; Ésaïe 14:9ss; Ézéchiel 28:11ss; 2 Pierre
2:4 et Jude 6). Mais cela ne change rien au fait que Dieu est resté et restera
toujours le Souverain de tout l’univers qu’il avait créé par son Fils Jésus-Christ
(Jean 1:3ss; Colossiens 1:15; Hébreux 1:2-3). Dieu savait aussi d’avance qu’il
enverrait son Fils pour sauver l’homme (1 Pierre 1:20), et il connaissait
d’avance ceux qui accepteraient le don de grâce offert en Jésus-Christ (cf.
Romains 8:29-30; Psaumes 139:14-16). Ainsi tout le plan du salut existait dès
avant la fondation du monde… sinon Dieu ne serait pas vraiment Dieu, en tout
cas pas le Dieu éternel, omnipotent et omniscient.
Le salut accompli par Jésus-Christ doit :
 être agréable (et ainsi acceptable) devant Dieu, afin que la communion
entre l’homme et Dieu soit rétablie.
 écarter le péché avec ses conséquences, car à cause de celui-ci l’homme
est séparé de Dieu.
 exécuter la sentence capitale sur le pécheur, car la Parole de Dieu doit
s’accomplir (cf. Genèse 2:16-17; Romains 6:23; Ézéchiel 18:4;
Nombres 23:19).
 rendre impuissant Satan, le meurtrier et menteur dès le commencement
(Jean 8:44), car il est l’auteur du péché (Jean 8:44; Hébreux 2:14-16; 1
Jean 3:8).
L’humanisme moderne part de l’a priori que l’homme serait seulement dérangé
dans son équilibre intérieur ainsi que dans sa relation avec le prochain et le
milieu dans lequel il vit. Par conséquent, on cherche un moyen de se sauver soi-
même ; par exemple par la méditation ou la psychothérapie. On essaie d’obtenir
le salut par « le chemin ancien » :
Gen 3:7 Ils attachèrent ensemble des feuilles de figuier, et ils s'en firent
chacun une sorte de pagne.
Mais la Bible dit clairement NON à tout essai d’auto-rédemption :
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Jér 13:23 L'Éthiopien peut-il changer la couleur de sa peau ou la panthère les


taches de son pelage ?
Psa 49:8ss Mais aucun homme n'a les moyens de racheter à Dieu la vie
d'un autre homme ou de lui verser le prix de sa propre vie. Le rachat de leur âme
est cher, et n'aura jamais lieu…
Il n’y a qu’un seul moyen d’être sauvé, c’est par le salut qui nous est offert en
Jésus-Christ (cf. Jn 14:6; 1Jn 5:12-13; Act 4:12).
Rom 4:5 …mais à celui qui ne fait pas des œuvres, mais qui croit en celui qui
justifie l'impie, sa foi lui est comptée [imputée] à justice.
Il n’y est pas question d’œuvres par lesquelles l’homme pourrait éventuellement
se sauver lui-même, ce qui toutefois est affirmé par tant de religions de tout
genre. Satan est l’auteur de toute religion ; il abuse du vide dans le cœur de
l’homme pécheur en créant pour chaque homme une « religion à lui ».
Ainsi le riche et le pauvre, l’intellectuel et le simple, l’homme cultivé et celui
sans instruction… chacun se trouve sa religion à lui. Mais quoi qu’il en soit,
celle-ci est toujours un mensonge, car Satan est
Jn 8:44 …le père du mensonge…
En vue du vrai salut, nous pouvons uniquement nous fier à la révélation de la
Parole de Dieu. Jésus-Christ est la Parole (grec : [lógos] ; cf. Jn 1:1)
devenue chair (Jn 1:14.18). Si donc nous voulons étudier ce qu’est « le salut
», il nous faut d’abord étudier « le Sauveur » qui est l’auteur du salut (cf. Jn
4:22.42). L’étude de Jésus-Christ peut être divisée en trois parties:

 

1. La préexistence du Christ 2. L’incarnation du Christ. 3. L’élévation du


Christ

La croix du Christ est en effet l’événement central de l’histoire


du monde et du salut. Nous comprenons ainsi comment Dieu avait
donné à Adam la promesse du salut avant même qu’il ne l’ait puni.
Gen 3:15 …et je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta semence et
sa semence. Elle te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon.
On parle de cette promesse donnée par Dieu couramment comme du «
protoévangile » et on pourrait comparer celui-ci à un bourgeon (ou
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bouton) qui bourgeonne et croît pour devenir une fleure ou même un fruit. «
La semence [ou postérité] de la femme » indique un «
descendant » qui l’emportera sur le diable. Dans le Nouveau Testament,
nous apprenons que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est l’accomplissement de
cette promesse (cf. Gal 3:16.19; 4:4-6). Cette promesse peut être suivie
comme un fil conducteur à travers tout l’Ancien Testament. La venue du
descendant sauveur est annoncée par des types ou des prophéties. Voici
quelques exemples bien connus :
 Gen 49:10 : Le sceptre ne s'éloignera point de Juda, ni le bâton
souverain d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Shiloh ( [Šīloh] =
possesseur) et que les peuples lui obéissent.
 Exo 12 : L’agneau pascal (cf. Jn 1:29; 1Co 5:7-8)
 Lévitique : Le souverain sacrificateur (cf. Héb 4:14-16; 8:1ss)
 Nom 24:17-19 : « Je le vois, mais non maintenant, je le
contemple, mais non de près. Une étoile sort de Jacob, un
sceptre s'élève d'Israël. Il perce les flancs de Moab, et il
abat tous les enfants de Seth… » (cf. Apo 22:16)
 Deu 18:15ss : « L'Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu
de toi, d'entre tes frères, un prophète comme moi [c.-à-d.
Moïse] : vous l'écouterez ! » (cf. Jn 4:25-26; Act 3:21ss)
 2Sa 7:12-13.27 : « Quand tes jours seront accomplis et
que tu seras couché avec tes pères, j'élèverai ta postérité
après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et
j'affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à
mon nom, et j'affermirai pour toujours le trône de son
royaume… » (cf. Esa 11:1.10; Jér 33:15; Mat 22:42-44; Luc 1:32-33;
Act 2:29ss; Rom 1:3-4; Apo 5:5)
 Psa 22 ; 69 etc. : Plusieurs Psaumes sont désignés comme «
Psaumes messianiques » parce qu’ils contiennent des prophéties
concernant le Christ (comparer par exemple Psa 22:2 avec Mat 27:46;
Psa 22:9 avec Mat 27:43; Psa 22:19 avec Mat 27:35 et Jn 19:24; Psa
69:10-11.24-25 avec Jn 2:17; Rom 15:3; Rom 11:9-10 et Act 1:20).
 Esa 7:14 : « C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous
donnera un signe ; voici, la vierge deviendra enceinte, elle
enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d'Emmanuel. »
(Mat 1:23)
 Esa 53 : Le serviteur de l’Éternel qui porte le péché du peuple (Mar
15:28; Luc 22:37; Jn 12:38; 1Pi 2:22-24)

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 Dan 7:13 : « …Je regardai pendant mes visions nocturnes,


et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de
semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'Ancien
des jours, et on le fit approcher de lui. » (cf. Mat 24:30; Apo
1:7)
 Mic 5:1-2 : « …et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de
Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël, et dont les
activités remontent aux temps anciens, aux jours de l'éternité. »
(cf. Mat 2:6)
 Zac 9:9; 12:10 : « …Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et
victorieux, il est humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d'une
ânesse. . . . Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé…
» (cf. Mat 21:5; Jn 19:37; Apo 1:7)
C’est probablement de cette manière que Jésus, après sa résurrection, avait
expliqué aux deux disciples d’Emmaüs et aux autres disciples que toute
l’Écriture (à ce moment-là l’Ancien Testament) témoigne de lui
(cf. Luc 24:27.44-46).
« Lorsque les temps ont été accomplis », le Fils de Dieu est
venu dans le monde :
Gal 4:4 …mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils,
né d'une femme, né sous la loi…
Ce terme « temps accomplis » signifie « la fin des temps » ou « les
derniers temps » :
1Pi 1:20 …préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la
fin des temps pour vous…
Héb 1:2 Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils ; il l'a établi
héritier de toutes choses ; par lui il a aussi créé l'univers.
La question s’impose : Pourquoi le Christ n’est-il venu qu’en ce
temps-ci et non pas déjà avant, par exemple juste après la chute ?

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B. Le plan rédempteur de Dieu déployé dans le


temps
Dieu a créé l’homme à son image, homme et femme (Gen 1:26-27). « L’image
de Dieu » que l’homme porte implique une relation particulière entre l’homme
et son Créateur.
L’homme est destiné à vivre en communion avec Dieu, son Créateur. Cela se
voit déjà en Gen 2–3 : Yahvé s’entretient avec l’homme. L’homme ayant été
créé à l’image de Dieu, est un être moral. Il y a une relation d’amour entre le
Créateur et sa créature. L’amour comprend à la fois une certaine liberté, mais
aussi une responsabilité. Les limites de la liberté ainsi que la responsabilité de
l’homme sont englobées dans le commandement que Yahvé avait donné dans
le jardin d’Eden au premier homme dès sa création:
« L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras
manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne
mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et
du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras
certainement. » (Gen 2:16-17).
Sans possibilité de choix, il n’y a ni amour ni vraie communion ; ce ne serait
qu’une « vie » de robot ou de marionnette. Mais, en fait, pas la vraie vie !
Malheureusement l’homme s’est laissé séduire par le serpent (Satan), ayant
voulu devenir ce à quoi Dieu ne l’avait pas destiné, à savoir « être comme
Dieu » (cf. Gen 3:5-7). Satan a réussi à entraîner l’homme dans le même
péché qu’il avait commis lui-même en premier (cf. Esa 14:11-14; Eze 28:13-
17; 2Pi 2:4; Jud 6).
À la fin des temps, la rébellion humaine contre Dieu culminera dans ce même
péché, lorsque l’Antichrist se fera lui-même dieu en exigeant d’être adoré
comme Dieu par les hommes (cf. 2Th 2:4; Apo 13:14ss). Dieu est saint et il
n’y a point de mal en lui (cf. Esa 6:3; Jac 1:17; 1Jn 1:5). Sa sainteté exige
aussi la sainteté de sa créature, de l’homme qui a été créé à son image (cf. Lév
19:2; 1Pi 1:16). Le péché ne peut pas subsister dans la présence du Dieu saint.
C’est pour cela que le péché de l’homme a entraîné sa séparation d’avec Dieu
(cf. Esa 59:2; 6:5).
Cela s’est manifesté lorsqu’Adam et Ève se sont cachés devant
Yahvé. Après l’annonce de la sanction, ils ont été chassés du jardin d’Eden,
loin de la présence de Yahvé (cf. Gen 3:22-24). Comme nous l’avons déjà dit,
si Dieu l’avait voulu, il aurait pu tout de suite faire mourir Adam et Ève – et
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s’il l’avait voulu, il aurait pu faire disparaître du coup cet univers et créer un
autre, par exemple. Mais il ne l’a pas fait. Pourquoi ? Puisque Dieu aime
l'homme et l'a créé à son image, nous pensons qu'il a ainsi prévu un moyen de
rédemption :
Le Fils de Dieu devait venir dans le monde, en devenant homme, afin de payer
en substitut pour le péché de l’homme (cf. Esa 53; 1Co 1:30; 2Co 5:21; Héb
4:14-16; 9:24-26). C’est ainsi que la communion entre Dieu et l’homme devait
être rétablie (cf. Rom 5:1-2; Col 1:19-20; Héb. 10:19-22). Seulement, Dieu
avait jugé bon de ne pas envoyer son Fils immédiatement après la chute des
premiers hommes dans le monde. Il avait plutôt promis la venue d’un Sauveur
qui allait anéantir Satan (cf. Gen 3:15; 1Jn 3:8). En attendant
l’accomplissement de cette promesse, l’homme devait comprendre la gravité de
son péché et réaliser qu’il est incapable de s’en sortir par ses propres moyens ou
ses propres forces.
Nous ne savons pas quelles étaient les directives que Dieu avait données à
Adam et Ève comme solution pour l’obtention du pardon de leur péché. Nous
pouvons seulement le supposer. Toutefois, parler de « spéculation » nous
semble trop péjoratif ; peut-être pourrions-nous plutôt parler de « lire entre
les lignes » ? En Gen 3:21, nous lisons qu’après la consommation du péché
par Adam et Ève et l’annonce des sanctions, Dieu leur fit « des habits et
les en revêtit ». On aura beau chercher de plus amples précisions dans le
contexte. Toutefois, à la lumière de toute l’Écriture, on pourrait faire certaines
déductions. Pour pouvoir se vêtir d’une peau, il faut bien qu’un animal meure
d’abord. Il est vrai, Dieu, à qui rien n’est impossible, aurait pu créer une peau
de bête à partir de rien (ex nihilo).
Mais selon Gen 4, qui parle d’Abel, fils d’Adam et d’Ève, sacrifiant un
premier-né d’entre son troupeau, on conclut tout naturellement que Yahvé doit
avoir donné déjà aux premiers hommes l’ordonnance de sacrifier en substitut un
animal pour l’obtention du pardon. Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon,
lisons-nous en Héb 9:22, car la vie est dans le sang (Lév 17:11). Toutefois,
c’était l’homme qui avait péché et, en conséquence, c’est bien lui qui doit
mourir, car la conséquence du péché c’est la mort (Gen 2:16-17; Rom 6:23) et
c’est l’âme qui pèche qui doit mourir (Eze.18:20). L’épître aux Hébreux nous
apprend que le sang des taureaux et des boucs ne peut pas vraiment ôter les
péchés (Héb 10:4). Ce sang d’animaux versé depuis la chute des premiers
hommes n’avait donc qu’une valeur symbolique ou typologique. Ce n’était
qu’une sorte de préfiguration du sang parfait du Fils de Dieu devenu homme
par son incarnation. Mais l’homme qui, depuis Adam, sacrifiait, exprimait ainsi

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1) qu’il avait besoin du pardon et


2) qu’il dépendait de quelqu’un qui payait la rançon à sa place
(cf. Mar 10:45; Héb 2:9-11).
En effet, l’Écriture enseigne que les péchés des croyants de l’Ancienne Alliance
qui sacrifiaient des bêtes selon les prescriptions de la loi, soient restés (comme)
couverts par la patience de Dieu (Rom 3:25-26), en attendant qu’ils soient
définitivement effacés par le sacrifice ultime de Jésus-Christ, le Fils de Dieu
(cf. Héb 9:15). La foi chrétienne n’est que logique :
L’homme ayant péché, c’est bien lui qui doit mourir. En conséquence,
Adam et toute sa race qui a hérité de sa nature devaient mourir.
Tous les hommes étant pécheurs (cf. Psa 51:7; Rom 3:10.21-23), ils
n’ont eux-mêmes pas de solution pour sortir de leur impasse.
Il n’y a que Dieu qui pouvait et peut offrir une issue. Et là encore, ce n’était et
n’est pas n’importe quelle solution. Dieu avait averti l’homme qu’en
désobéissant il mourrait. Et puisque Dieu ne peut pas mentir (Nom 23:19),
l’homme a dû subir cette sentence à cause de son péché. Quelle issue trouver à
ce drame ? Elle s’impose de manière évidente : c’est que Dieu, qui est sans
péché, paye lui-même la dette de l’homme pécheur. Mais une telle solution
n’était envisageable que si Dieu devenait homme afin de mourir à la place de
l’homme pécheur. Et Dieu, qui est éternel et omniscient, avait prévu ce plan du
salut de toute éternité. Mais si Dieu devient homme et meurt, c’en est fini avec
lui, objecterons-nous. Sinon Dieu n’est pas mort ! Voilà une autre preuve
qu’il doit y avoir pluralité dans la divinité. C’est aussi un argument-clé pour
attester la doctrine de la trinité divine ! Dieu le Père a envoyé son Fils, afin
qu’il meure à la place des hommes pécheurs (Jn 3:16).
Le Fils, en obéissant, s’est sacrifié par l’Esprit éternel (Héb. 9:14) ; le
troisième jour, le Père l’a ressuscité par son Esprit d’entre les morts (Rom
8:9-11; cf. 1Pi 3:18). Mais ce plan du salut, surtout l’incarnation de Jésus-
Christ, le Fils de Dieu, est un mystère (cf. 1Ti 3:16) dans lequel même les
anges désirent plonger leur regard. Les prophètes de l’Ancien Testament ont
cherché à sonder et à comprendre quelles étaient l’époque et les circonstances de
l’accomplissement du salut promis :
1Pi 1:10-12 Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous
était réservée, ont fait de ce salut l'objet de leurs recherches et de leurs
investigations ; ils voulaient sonder l'époque et les circonstances marquées par
l'Esprit de Christ qui était en eux, et qui attestait d'avance les souffrances de

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Christ et la gloire dont elles seraient suivies. Il leur fut révélé que ce n'était pas
pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils étaient les dispensateurs de ces choses,
que vous ont annoncées maintenant ceux qui vous ont prêché l'Évangile par le
Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs
regards.
Christ est le mot ultime de Dieu (cf. Héb 1:2). Après lui, il n’y a plus de
sacrifice en vue du salut. Christ est la fin de la loi (Rom 10:4), et par son
sacrifice le croyant est amené à la perfection une fois pour toutes :
Héb 10:10.14 C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés,
par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. . . . Car,
par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui
sont sanctifiés.
En fait, l’exemple du vieux et pieux Siméon (cf. Luc 2:25-35) illustre bien
qu’il y a toujours eu des hommes qui craignaient Dieu en croyant que la
promesse de la venue d’un Sauveur s’accomplirait un jour. Siméon est
divinement averti par le Saint-Esprit qu’il ne mourrait point sans avoir vu de
ses propres yeux « le Messie du Seigneur » (v. 26 : [ton christon
kuríou]). Dès les origines, il y a toujours eu des hommes qui ont cru que le
Sauveur promis viendrait. Le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux nous fournit
une liste d’hommes et de femmes de Dieu qui avaient confiance que Dieu
accomplirait ses promesses et qui attendaient la cité à venir. Le verset 13 de ce
chapitre résume ce fait :
Héb 11:13 C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir
obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et
saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et
voyageurs sur la terre.
Le message du salut peut être suivi comme un fil conducteur à travers toute
l’Écriture depuis la première annonce du Sauveur (Gen 3:15 – le
protoévangile) jusqu’à son accomplissement par la venue du Fils de Dieu
dans le monde. Toute l’histoire de la Bible s’articule autour de cet événement
central de l’histoire du monde. Nous essayons de suivre ce plan de Dieu en
résumant chronologiquement les événements et types principaux qui
préfiguraient la venue et l’œuvre salvatrice du Christ ainsi que
l’accomplissement du plan de Dieu dans l’histoire :
Immédiatement après la chute (Gen 3), nous lisons qu’Abel, fils d’Adam et
d’Ève, craignant Dieu, lui apporta un sacrifice agréable. Il est le premier
mentionné dans la liste des héros de la foi en Héb 11 (v. 4). Ce
sacrifice indiquait déjà le sacrifice ultime à venir. Malheureusement l’humanité
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s’éloignait continuellement de Dieu, jusqu’à ce que Dieu annonce le jugement


au temps de Noé qui seul est resté attaché à Dieu, lui et sa famille (Gen 6–9;
cf. Mat 24:37ss; 2Pi. 2:5). Après le déluge, Noé apportait des sacrifices et
manifestait ainsi sa confiance en Dieu (Gen 8:20-21). Hélas, après Noé,
rapidement l’humanité semble s’être de nouveau éloignée de Dieu. Cette fois-
ci, Dieu jugea les hommes par la confusion de leur langue, lors de la
construction de la tour de Babel (Gen 11).
Malheureusement cette fois-ci encore, l’humanité n’a pas compris la leçon et
s’est à nouveau éloignée de Dieu. Or, un tournant s'est produit dans l’histoire
du salut. Dieu appela un homme, Abram, pour qu’il devienne le père de tous
ceux qui mettent, comme lui, leur confiance en ce Dieu unique et non pas en
des dieux et idoles païens. À cette époque, ces croyances étaient communément
pratiquées, même à Ur, d’où Dieu avait appelé Abram (cf. Gen 11:27ss;
15:7; Jos 24:2-3). Dieu avait promis à Abram de faire de lui une grande
nation (Gen 12:1ss). Abram et son peuple devait servir de témoignage pour
toutes les nations.
Dieu lui avait promis un pays, Canaan, qui, plus tard, devait être appelé Israël,
d’après le nouveau nom de Jacob, petit-fils d’Abraham (cf. Gen 32:28).
Partout où Abraham allait, il exprimait sa foi au Dieu vivant en lui apportant
des sacrifices. Sa confiance en Dieu culmine dans son obéissance à sacrifier
Isaac, le fils de la promesse (Gen 22). Ce sacrifice préfigurait de plusieurs
manières le sacrifice ultime de Jésus-Christ : Abraham a été prêt à sacrifier
Isaac, le fils de la promesse, sur une montagne au pays de Moriah
[Mōrīyyāh]). Moriah est le lieu où plus tard Salomon a
construit le temple à Jérusalem (cf. 2 Ch 3:1). De même, Dieu le
Père a donné son Fils unique comme sacrifice (Jn 3:16; 1Jn 4:9-10) à
Jérusalem (cf. Luc 13:33).
Cela signifie que, déjà dans le premier livre de la Bible, la
Genèse, le mouvement va vers Jérusalem ! Mais les descendants
d’Abraham devaient d’abord passer par une expérience particulière qui
servirait (typologiquement) de prophétie pour le salut final en Jésus-
Christ : Dieu annonça à Abraham que ses descendants passeraient quatre
siècles en esclavage dans un autre pays, mais qu’il les en délivrerait par la suite
pour leur donner le pays promis, qui s’étend du torrent d’Égypte à l’Euphrate
(Gen 15:13-21). L’esclavage du peuple d'Israël en Égypte et sa libération sont
des types de l’affranchissement du croyant de l’esclavage du péché pour avoir la
vie éternelle en Jésus-Christ. Cette typologie est d’ailleurs renforcée par le fait
qu’après la naissance de Jésus, Marie et Joseph se soient réfugiés pour un

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certain temps en Égypte, de peur qu’Hérode tue leur enfant (cf. Mat 2:13ss).
L’exode d’Israël de l’Égypte préfigure donc aussi la rentrée de Jésus de l’Égypte
en Israël avec ses parents :
Mat 2:15 Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplisse ce que le
Seigneur avait annoncé par le prophète : J'ai appelé mon fils hors
d'Egypte. (cf. Osée 11:1)
C’était l’Ange de l’Éternel qui avait fait sortir Israël de l’Égypte (cf. Exo
3:2ss). Nous verrons dans le prochain chapitre (La préexistence de Jésus-
Christ) que l’Ange de l’Éternel est identique au Fils de Dieu avant son
incarnation. Que c’était Christ qui avait fait sortir Israël d’Égypte et qui
l’avait accompagné dans le désert, est aussi confirmé par l’apôtre Paul en 1Co.
10:1-4 (« et ce rocher était Christ »). Après la sortie d’Égypte, Dieu a
dirigé son peuple dans le désert du Sinaï où il lui a donné la loi par Moïse. Ce
dernier est ainsi devenu le médiateur de l’Ancienne Alliance et en cela le
précurseur du Christ, le médiateur de la Nouvelle Alliance (cf. Gal 3:19ss;
Héb 7:22; 8:1-11; 9:15; 12:24; 2Co 3:6; Mat 26:28). Dieu avait déjà annoncé
par Moïse qu’il enverrait un prophète comme lui et quiconque ne l’écouterait
pas serait jugé (cf. Deu 18:15-17). L’apôtre Pierre confirme que cette
prophétie s’est accomplie par la venue de Jésus-Christ (cf. Act 3:22-26).
C’est surtout l’apôtre Paul qui explique quels étaient le sens et le but de la loi de
Moïse : elle devait faire comprendre aux hommes leur état de péché et leur
incapacité de répondre aux exigences de (la loi de) Dieu (cf. Rom 3:19-20;
7:7; Jac 2:10). Ainsi la loi devait servir de « précepteur [ou
pédagogue] pour nous conduire à Christ » :
Gal 3:19.24-25 Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des
transgressions, jusqu'à ce que vienne la descendance à qui la promesse avait été
faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d'un médiateur. . . . Ainsi
la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous
soyons justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce
précepteur.
Dieu a donné à Moïse les instructions pour la construction du tabernacle (voir
Exo 25–40). Le tabernacle devait servir à Dieu de lieu d’habitation parmi son
peuple :
Exo 25:8 Ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux.
Dans ce tabernacle, Moïse a parlé au Seigneur face à face :
Exo 33:7-11 Moïse prit la tente et la dressa hors du camp, à quelque distance ;
il l'appela tente d'assignation ; et tous ceux qui consultaient l'Éternel allaient vers
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la tente d'assignation, qui était hors du camp. . . . L'Éternel parlait avec Moïse
face à face, comme un homme parle à son ami. Puis Moïse retournait au camp ;
mais son jeune serviteur, Josué, fils de Nun, ne sortait pas du milieu de la
tente.
L’Éternel qui parlait avec Moïse face à face était sans doute le Fils de Dieu. Le
Père, personne ne peut le voir si ce n’est le Fils (cf. Jn 1:18; 1Ti 6:16;
probablement aussi Exo 33:20). Comme nous l’avons déjà dit, dans la nouvelle
création, les croyants glorifiés pourront enfin voir le Père face à face (Apo
22:4). Le tabernacle était donc l’habitation de Dieu parmi les hommes. Les
sacrifices qui y étaient apportés (voir le livre du Lévitique) préfiguraient
Christ, le sacrifice ultime et parfait. De même, Aaron et son ministère
préfiguraient Christ, le Souverain Sacrificateur par excellence ainsi que son
œuvre.
L’épître aux Hébreux a pour but principal de démontrer la supériorité de la
personne du Christ par rapport aux anges (ch. 1), à Moïse (ch. 3), à Josué
(ch. 4) et à Aaron (ch. 5 et 7), ainsi que la supériorité de son œuvre et ministère
(ch. 8 à 10:18) par rapport à ceux de l’Ancienne Alliance (de Moïse et
d’Aaron).
L’institution de la Pâque en Exo 12 justifie particulièrement une interprétation
typologique de tant d’événements et rites contenus dans le Pentateuque.
Un agneau sans défaut devait être immolé et le sang versé mettre à l’abri tous
ceux qui obéissaient à l’ordre du Seigneur d’appliquer le sang sur les poteaux et
le linteau de la porte d’entrée de leurs maisons. C’est ainsi que dans le Nouveau
Testament, Jésus est désigné comme « Agneau de Dieu » qui a été
immolé et qui ôte le péché du monde (cf. Jn 1:29; Apo 5:6.12) et « notre
Pâque » (1Co 5:7).
Pour ce qui est du tabernacle et du temple, Jésus, étant devenu homme, a parlé
de son corps comme d’un temple (cf. Jn 2:19-22). C’est aussi pour cette raison
que Jésus a dit que le royaume de Dieu était proche (Mat 4:17) et qu’en fait il
était (déjà) parmi eux (cf. Luc 17:21; Mat 12:28). Comment comprendre cela ?
C’est que le royaume de Dieu est là où se trouve le Christ. Mais les Juifs ont
refusé le Messie, leur roi, et ainsi le royaume leur a été enlevé pour être donné à
un autre peuple (Mat 21:43).
« L’autre peuple » fait référence aux ressortissants de toutes les nations qui
accepteront Christ et qui hériteront ainsi le royaume (cf. 1Pi 2:9; Apo 2:26-28;
5:10; 20:4-6). Mais ce royaume n’est manifestement pas encore venu. C’est
aussi de cette manière qu’il faut comprendre la question des disciples à l’adresse
du Seigneur ressuscité en Act 1:6. Avec l’ascension du Seigneur, le royaume
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(dans son plein sens) s’en est allé avec lui, pour ainsi dire. Il ne sera instauré
pleinement sur terre que lorsque Christ reviendra (cf. Luc 19:11-12; 1Co 15:23-
28; 2Ti 4:1). D’après Paul, le chrétien qui croit régner déjà maintenant, vit dans
l’illusion (cf. 1Co 4:8-13).
Mais revenons au tabernacle et au temple. Après la mort de Jésus, le voile
qui séparait le lieu saint du lieu très saint dans le temple se déchira en deux (Mat
27:51). C’était le signe visible que dorénavant tout
croyant aurait accès au lieu très saint grâce au Christ (cf.
Héb 10:19ss) et qu’il n’y aurait plus besoin que le souverain sacrificateur amène
une fois l’an du sang dans le lieu très saint (au jour des expiations : cf. Lév
16:2.34; Héb 9:7). Quand Christ reviendra, il règnera à Jérusalem sur toute la
terre (cf. Dan 2:35; Zac 14:8-9.16-17; Esa 24:23). Il sera lui-même Roi et
Souverain Sacrificateur. C’est probablement pour cette raison qu’en rapport
avec le temple du temps du royaume en Éze 40–48 il n’est plus question d’un
souverain sacrificateur. Et ce ne sera que dans l’éternité, lorsque les croyants
glorifiés vivront dans la présence du Père et du Fils, qu’il n’y aura plus de
temple, car le Père et le Fils seront eux-mêmes le temple (cf. Apo 21:22).
Une fois installé au pays de la promesse, le tabernacle était remplacé par le
temple à Jérusalem. Moïse avait averti le peuple d’Israël que Dieu allait le
chasser du pays en cas d’infidélité (cf. Lév 26; Deu 28–30).
Hélas, peu après l’entrée dans la terre promise (voir le livre de Josué), Israël
devenait infidèle à Dieu et à sa loi ce qui entraînait chaque fois le jugement
(voir le livre des Juges). Plus tard, l’infidélité et l’idolâtrie du roi Salomon
(1Ro 11) menaient au schisme du temps du règne de son fils Roboam (1Ro 12).
Tous les rois du Royaume du Nord (les dix tribus) étaient des apostats et la
majorité du peuple les suivait en servant d’autres dieux. Ce que Dieu dit ne le
fera-t-il pas ? Si, il tient parole. Sa patience connaît des limites. Le Royaume du
Nord a été emmené en captivité assyrienne en 722 av. J.C. (cf. 2Ro 17).
Le verset suivant le résume fort bien :
2 Ro 17:7 Cela arriva parce que les enfants d'Israël péchèrent contre
l'Éternel, leur Dieu, qui les avait fait monter du pays d'Égypte, de dessous
la main de Pharaon, roi d'Égypte, et parce qu'ils craignirent d'autres dieux.
Malheureusement la plupart des rois du Royaume du Sud (Juda) ainsi que la
majorité du peuple suivaient le mauvais exemple de leurs frères du Royaume du
Nord (Ephraïm). Ils n’ont pas tiré de leçons du sort d’Ephraïm et leur
comportement était pire. C’est ainsi que Dieu les fit emmener en captivité
babylonienne par le roi Nébucadnetsar (2Ro 25). En 586, Nébucadnetsar a
détruit le temple de Jérusalem (2Ro 25:9) et emmené tous les ustensiles du

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temple à Babylone (2Ch 36:7.18-19). Ainsi l’avertissement de Moïse et des


prophètes après lui (par exemple Jérémie : cf. 2Ch 36:12.21) s’est accompli.
Le peuple juif s’étant humilié dans l’exil, il a pu retourner dans son pays et y
reconstruire le temple (cf. 2 Ch 36:22-23; Esd. 30 1–7; Zac 4:6-10; Agg 1–2),
tout comme Dieu l’avait annoncé par Moïse (cf. Deu 30:1ss) et d’autres
prophètes après lui (par exemple par Jérémie : Jér 25:11-12; 29:10-15). Mais
depuis la destruction du temple et la déportation de Juda en exil babylonien, le
peuple juif n’avait plus de roi jusqu’à nos jours (cf. Osée 3:4). Et quand leur
vrai roi, Jésus-Christ, est venu, ils l’ont refusé (cf. Jn 19:15-21).
C’est ainsi que le temps depuis la destruction de Jérusalem par
Nébucadnetsar jusqu’au retour du Christ est appelé le temps des
nations (cf. Luc 21:24; Rom 11:25), car pendant toute cette période Israël
restait (reste et restera encore !) sans roi. Le retour du Christ mettra fin au
temps des nations, car en ce temps-là ce sera enfin lui, le Roi des rois et
le Seigneur des seigneurs (Apo 19:16), qui régnera sur toutes les
nations et sur toute la terre (cf. Zac 14:9ss).
Par une analyse du message et de la structure du livre d’Ésaïe, nous cherchons à
démontrer que la personne et l’œuvre de Jésus-Christ sont au centre du
message biblique. Mais, en fait, cette réalité se reflète non seulement dans le
livre d’Ésaïe, mais dans tout l’Ancien Testament comme aussi dans le
Nouveau).
Le livre d’Ésaïe est rédigé de manière téléologique ; il est
conçu du début à la fin selon un plan et un but bien précis :
1ère partie ch. 1–39 : À Jérusalem règne toujours un roi issu de la famille de
David. Mais puisque la maison de David et le peuple se sont détournés de
Yahvé, comme leurs frères du Royaume du Nord avant eux, le jugement devient
inéluctable. Le prophète Ésaïe est chargé d’annoncer l’exil imminent : Esa
5:13; 6:11-13; 39:5-7. Sédécias fut le dernier roi à Jérusalem.
Nébucadnetsar lui fit crever les yeux (pour raison de défection), tandis que
Jojakin, après avoir été destitué et emmené en captivité par Nébucadnetsar, fut
réhabilité par ce dernier à Babylone (2Ro 25; 2Ch 36). Mais il ne retourna pas à
Jérusalem. Comme mentionné plus haut, après l’exil il n’y aura plus de roi en
Israël à part, bien entendu, Jésus de Nazareth.
Mais ce dernier a été rejeté par son peuple (cf. Jn 1:11; 18:36; Luc 19:14.27).
C’est lui qui, en Esa. 1–39, est constamment mis en contraste avec la maison de
David renégate. Il est le Néo-David qui restaurera Israël et qui régnera sur
Sion, à Jérusalem. Dans les chapitres 1–39, il y a donc deux lignées parallèles :

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c’est la fin de la maison davidique actuelle (Esa 39:7) ; ses descendants seront
remplacés par le divin Néo-David qui devait venir (Esa 9:5; 11:1.10; 22:22;
cf. 2Sa 7:12-16; Jér 23:5; Eze 34:23-24; 37:24-27; Luc 1:27-33, etc.).
2ème partie : ch. 40–55 : Le prophète anticipe l’exil du peuple d’Israël. Israël
n’a plus de prophète, ni de temple. Il n’est plus question de la maison de
David ; seul le chapitre 55, qui sert de transition, annonce la Nouvelle
Alliance, c’est-à-dire l’alliance éternelle, des grâces assurées à David (Esa
55:3; cf. 37:35). Mais dans la perspective du prophète, les événements décrits
dans ces chapitres sont encore à venir. Israël y est appelé « serviteur Jacob
», « Jacob » ou « serviteur » tout court. À l’instar des chapitres 1–39, où
un futur roi est opposé au roi de Jérusalem (Juda), les chapitres 40–55 nous
présentent le peuple d’Israël en tant que serviteur en exil – à cause de son péché
– et qui est opposé à un autre serviteur. Il s’agit du « serviteur de Yahvé »,
c’est-à-dire du Messie qui, lui, nous le savons, est exempt de tout péché (Esa
53:9; cf. 2 Co 5:21). Il est tout simplement faux de vouloir identifier le serviteur
dans tous les passages avec Israël.
Dans cette deuxième partie, il n’est pas seulement question de Cyrus comme
d’un sauveur élu, mais nous trouvons aussi la mention du serviteur de Yahvé
comme Sauveur. Qu’on analyse attentivement les énoncés de la section Esa
42:1-17 : sur lui repose l’Esprit de Yahvé ; il est appelé à annoncer la justice
(le droit) aux nations et à être une lumière pour celles-ci. C’est bien une
allusion au Christ lors de sa première venue, mais en aucun cas au peuple Israël
dans son ensemble (comparer Esa 42:1-4 avec Mat 12:18-21).
Le serviteur dont il est fait mention ici ne peut pas être Israël, car il est appelé à
ramener ce dernier à Yahvé (cf. Esa 49:5-6) ! De plus, Israël n’est pas
médiateur d’une alliance (42:6; 49:8), ceci s’applique plutôt au Fils de Dieu
devenu homme (cf. le Nouveau Testament : 1Ti 2:5; Héb 9:15; 12:24 ; voir
également Mat 26:28; Luc 22:20). Il doit apporter la lumière à toutes les
nations (Esa. 42:6). Le serviteur de Yahvé, le Messie, qui était et qui est exempt
de péché (Esa 53:9-12; cf. Jn 8:46; 2Co 5:21; Héb 4:15; 7:26; 1Pi 1:19; 2:22-
25; 3:18), est mort pour nos péchés (cf. Esa. 53:11 : « et lui, il s’est chargé
de leurs iniquités ») qui exigent la punition (à savoir notre mort). Qu’on
compare cela avec Esa 26:21a (visitation et punition du péché des
habitants de la terre) et Esa 27:9 (le péché de Jacob), ainsi qu’Ésa 64:9
(que Yahvé ne se souvienne à jamais du péché de son peuple). C’est pour
expier (ôter) cette culpabilité que le serviteur vient et meurt en substitut. La
transgression qui pèse sur la terre est si lourde que celle-ci ne se relèvera plus
(Esa 24:20). Les transgresseurs doivent mourir (Esa 1:2.28; 50:1; 66:24), mais

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le serviteur de Yahvé est venu pour expier leur péché (cf. Esa 43:1.25; 44:22)
en se chargeant de lui (Esa 53:5.8.12).
3ème partie : ch. 56–66 : Quiconque se repent pourra participer à la fête sur
la montagne de Sion. Le prophète voit Yahvé déjà avec son peuple et avec ceux
d’entre les nations qui se sont tournés vers lui sur la montagne (de Sion). Avec
qui le Seigneur est-il mis en contraste dans cette troisième partie du livre ?
Pourquoi dans cette partie du livre la racine (malak = roi, être roi,
régner) n’est-elle plus employée pour Yahvé (mais seulement pour les rois
des nations !) ? Pourquoi le nom de David n’y est-il plus mentionné ?
Pourquoi dans cette partie ne trouve-t-on plus de mention du rejeton d’Isaï, du
rameau, d’Emmanuel ni du serviteur de Jacob ?
Là, où il est question du médiateur, l’expression de « serviteur » n’est plus
employé (cf. Esa 59:15-17; 63:5-7). Il est Yahvé tout court.
Pourquoi ? Parce qu’ici, le prophète ne doit plus mettre
le Seigneur en contraste avec quelqu’un (avec qui que
ce soit) qu’il devait remplacer (les rois de Juda ou
d’Israël aux chapitres 1–39) ou représenter en
substitution (en tant que Serviteur de Yahvé pour le
serviteur Jacob aux chapitres 40–55) comme c’est le cas
dans les deux premières parties du livre. Il n’y a plus de
mention d’un roi d’Israël. Aussi le Seigneur n’est plus désigné avec le titre de
roi dans cette troisième partie. Il n’est plus nécessaire de préciser que le Roi est
maintenant entré dans son règne, car la théocratie est enfin un fait
accompli.
Yahvé est Roi et Souverain Sacrificateur à la fois. Sa
maison, sa maison de prière, c’est-à-dire son temple, est là et il y a des
sacrificateurs qui y assument leur service. Mais il n’y a pas de mention d’un
souverain sacrificateur, tout comme en Éze 40–48 (où il est aussi question
du temple du règne messianique). Dans ce temple-là, le Christ crucifié
et ressuscité occupera à la fois les offices de Prophète, de Roi et de
Souverain Sacrificateur.
Prophète, car ce sera de lui que sortira la parole, la justice et la loi (cf. Esa
2:3-4; Mic 4:2).
Souverain Sacrificateur, car c’est lui qui a racheté les siens par son
sacrifice (cf. Esa 53), et, quand il apparaîtra (Esa 59:20-21; cf. Zac 14:3-5), il
viendra en tant que celui que les hommes ont percé (Esa 53:5; cf. Zac 12:10;
Apo 1:7). Quand les hommes l’ont regardé pendu au bois (Jn 19:37), il avait

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accepté la position de serviteur. Mais, lors de sa parousie, quand les hommes


regarderont de nouveau celui qu’ils ont percé (Apo 1:7), il occupera la position
du Seigneur des seigneurs et du Roi des rois (cf. Apo 19:16).
En d’autres mots : il a quitté la gloire (cf. Esa 9:5; Jn 17:5), est venu sur la terre
et s’est rendu obéissant jusqu’à la mort (Esa 53:5-12; Phi 2:6ss; 2Co 8:9). Le
Père l’a ensuite élevé par-dessus tout (cf. Esa 52:13; Phi 2:9).
Le Fils est le Messie et le Seigneur à la fois (cf. Act 2:34-36). Il reviendra
afin d’occuper enfin la place parmi les hommes (le sens du nom Emmanuel =
Dieu avec nous) qui lui a été destinée de toute éternité.
Ce sont donc ces deux lignes parallèles qui peuvent être
tirées à travers les trois parties du livre d’Ésaïe :
La gloire et l’élévation suivies de l’abaissement et aboutissant à
nouveau à l’élévation ! La ligne du peuple et celle de son Seigneur
peuvent être tirées en parallèle, avec la différence importante et significative
suivante :
Israël et son roi (et en fin de compte toute l’humanité avec eux : cf. Gen 3:1-6;
11:1ss; Rom 5:12; Esa 24:5-6.20) sont devenus apostats ; ils ont abandonné
Yahvé, le Dieu de l’alliance, en voulant s’élever eux-mêmes. C’est pourquoi
Yahvé doit les humilier et les abaisser par le jugement en les envoyant dans
l’exil, pour que là-bas, si possible, ils reviennent à la raison, se repentent et,
enfin, s’humilient de manière à ce que Yahvé puisse à nouveau les recevoir et
les réhabiliter.
La ligne de l’homme dans le livre d’Ésaïe est donc la
suivante :
AUTO-ÉLÉVATION (1–39) ÉLÉVATION PAR YAHVÉ (56-66)
ABAISSEMENT (40–55)
Cette ré-acceptation et ré-élévation de l’homme n’est possible que grâce à
l’œuvre du Seigneur qui, selon le message d’Ésaïe, vient en tant qu’enfant
royal (Esa 7:14; 9:5; 11:2.10) de l’éternité (Esa 9:5; cf. Mic 5:1 et dans le
N.T.: Jn 1:1; 17:5.24; Héb 7:1-3) et vit comme un serviteur. À cause de son
péché, le peuple est en exil et reçoit des coups sur le dos (Esa 51:23). Mais le
Serviteur de Yahvé vient pour prendre ces coups sur son propre dos (Esa 50:6)
afin que le peuple puisse être délivré. Pour sauver l’homme enfoncé dans le
péché, il s’abaisse lui-même, se charge de la culpabilité des hommes et accepte
de mourir à leur place en tant qu’innocent. Mais après cela, il revivra, verra une
postérité et dominera (cf. « il sera exalté et élevé, et placé très

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haut » en Esa 52:13-15 avec « Car ainsi dit celui qui est haut
élevé et exalté, qui habite l'éternité, et dont le nom est
Saint » en Esa 57:15).
La structure est évidente : dans la première partie du livre, le Messie est vu
comme le roi qui vient et qui frappera le tyran avec la verge de sa Parole (Esa
11:4) ; dans la deuxième partie, par contre, le prophète annonce l’abaissement et
l’humiliation du Serviteur, comment il livre son dos pour être frappé (Esa 50:6)
en substitut pour le péché d’autres (Esa 53:5).
La ligne du Fils de Dieu, du Messie, dans le livre d’Ésaïe est donc la suivante:
ÉLÉVATION (1–39) RÉ-ÉLÉVATION (56-66)
AUTO-ABAISSEMENT (40–55)
D’où l’appel de l’apôtre Paul en Phi 2 : comme Jésus a accepté de renoncer à
tous ses privilèges et à sa gloire, en s’abaissant et en s’humiliant, et a ensuite été
ré-élevé par le Père, nous aussi sommes appelés à nous humilier. L’Écriture
déclare qu’il n’y a rien que Dieu hait plus que l’orgueil humain :
Jac 4:6 Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente, c'est pourquoi
l'Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.
1Pi 5:5-6 …revêtez-vous d'humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il
fait grâce aux humbles. Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu,
afin qu'il vous élève au temps convenable…

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III. LA PRÉEXISTANTE DE JÉSUS-CHRIST


Nous connaissons Jésus-Christ surtout par le Nouveau Testament. Il est né à
« Noël ». Qui nous est né ?
Quand nous suivons le témoignage de Jean sur l'origine de Jésus-Christ, nous
découvrons de merveilleux versets :
Jn 1:15 Jean Baptiste disait de lui: « Celui qui vient après moi
m'a précédé, car il était avant moi. »
Mais Jésus est né six mois après Jean-Baptiste ! Comment peut-il alors être «
avant Jean-Baptiste » ?
Le Seigneur Jésus lui-même a mentionné une date encore plus
ancienne :
Jn 8:58 En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, je suis. Or,
il ajoute :
Jn 17:5.24 Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la
gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût. Père, je veux que là où je
suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire,
la gloire que tu m'as donnée, parce que tu m'as aimé avant la fondation du
monde.
Jn 1:1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la
Parole était Dieu.

A. Sa personne

L'Écriture enseigne la préexistence de Jésus, c’est-à-dire qu’il a existé avant


de devenir homme :
Pro 8:22-23 L'Éternel m'a possédée au commencement de sa voie avant ses
œuvres d'ancienneté. Dès l'éternité je fus établie, dès le
commencement, dès avant les origines de la terre.

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Mic 5:1 et dont les activités remontent aux temps anciens, aux jours de
l'éternité
Col 1:17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.
Héb 1:8 Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel ; le sceptre de ton
règne est un sceptre d'équité…
En ce qui concerne sa nature (ou son essence ou substance ;
davantage à ce propos voir infra sur le chapitre des deux
natures de Jésus-Christ), Christ est égal à Dieu :
Jn 1:1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu,
et la Parole était Dieu.
Jn 10:30 Moi et le Père nous sommes Un.
C'est pourquoi, il faut qu'il soit éternel, c’est-à-dire sans commencement. Il
existe donc de toute éternité. La question de sa relation avec Dieu le Père
ainsi qu’avec la création s’impose naturellement.
1. Sa relation avec Dieu (le Père)
Jn 1:14 Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce
et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du
Fils unique venu du Père.
Jn 3:16 Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que
quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
La relation entre Dieu et Christ est désignée dans l'Écriture comme une relation
entre Père et Fils. Il ne s’agit pas d’une relation « naturelle », mais plutôt
d’une relation de révélation (en effet, la relation basée sur une
révélation est semblable à celle qui est naturelle):

Père

Fils

Relation naturelle. Relation de révélation.


Une Suggestion : En se référant à Psa 2:7, la question suivante s’impose :
Que signifie (Luc 23 :43) « aujourd'hui » dans ce texte ? Comparer avec Héb
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1:5; Act 13:33; Rom 1:4. Ce mot semble se référer à l’événement de la


résurrection de Jésus-Christ.

2. Sa relation avec la création


Par rapport à la création, Christ est appelé « le premier-né » :
Col 1:15 Le Fils est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la
création.
Cette Parole se réfère à la création actuelle. Il est le premier-né parce qu'il fut
avant toutes choses. Tous les regards sont fixés sur lui (comme sur le premier
d’une colonne) ! Comparer à ce propos Col 1:16b-17.
Col 1:18 Il est la tête du corps de l'Église ; il est le
commencement, le premier-né d'entre les morts, afin
d'être en tout le premier.
Il est le premier-né parce qu'il est le premier qui est ressuscité
d'entre les morts. Il était le premier qui est ressuscité avec un corps de
gloire :
1Co 15:23 …mais chacun en son rang : Christ comme prémices, puis
ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement.
De même, en ce qui concerne notre vie spirituelle ici sur terre, il est le premier-
né :
Rom 8:29 Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être
semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de
plusieurs frères.
Le commencement et ce qui s’en suit viennent de lui. Tout se dirige vers lui. Il
est la norme, le modèle et le but !
Col 1:16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et
sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités.
Tout a été créé par lui et pour lui.
Col 1:17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.
Col 1:18 Il est la tête du corps de l'Église ; il est le commencement, le
premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier.
Col 1:19 Car Dieu a voulu faire habiter toute plénitude en lui…
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Portons-nous nos regards sur lui, suivons-nous ses traces, vivons-nous selon sa
volonté (cf. Phi 2:5; 1Pi 2:21; 1Jn 2:6) ?

B. Son œuvre
La coopération au sein de la trinité est parfaite. La volonté de Dieu le Père est
exécutée par la Parole (le lógos, cf. Jn 1:1), c’est-à-dire par son Fils. Et le Fils
agit par le Saint-Esprit qui procède des deux, c’est-à-dire du Père et du Fils
(filioque ; cf. Pneumatologie). Lors de sa préexistence, Christ a
exécuté les deux tâches suivantes :
1. Il est le Créateur
Jn 1:3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été
fait sans elle.
C'est par la Parole (le lógos) que tout a été fait. Par conséquent, c'est Christ qui
est le véritable Créateur de l'univers. Disons, il était l’exécuteur de la création :
Col 1:16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur
la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités.
Tout a été créé par lui et pour lui.
Il est donc aussi « mon Créateur » (comparer Gen 2:7: « Yahvé » !) : c’est
lui qui m'a créé. Quelle vérité magnifique : notre Sauveur est aussi notre
Créateur. Ainsi il a un double droit sur notre vie! (cf. Esa 43:1).
2. Il est le Conservateur
Col 1:17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.
Héb 1:3 Le Fils est le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et il
soutient toutes choses par sa Parole puissante. Il a fait la
purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les
lieux très hauts.
La création n'est ni un produit du « hasard » ni abandonnée à elle-même ; elle
est plutôt sortie d’entre les mains du Créateur et subsiste toujours. De même, le
temps et l’histoire du monde et du salut sont entre ses mains (cf. Dan 2:21; Apo
5:6-9; 12:12). Pareillement, Jésus-Christ n’est pas seulement mon Créateur, il
est aussi le Conservateur ou Garant de ma vie spirituelle (cf. Phi 1:6; Héb
12:2).

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C. Son témoignage dans l'Ancien Testament

1. La Parole de l'Ancienne Alliance

Quand on lit l’évangile de Jean (le temps des évangiles est toujours
l’Ancienne Alliance, le temps de transition), on parvient à la
conclusion que Jésus est vraiment le Fils de Dieu :
Jn 1:1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et
la Parole était Dieu.
Jn 1:14 Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de
grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la
gloire du Fils unique venu du Père.
« La Parole a été faite chair » : cela indique qu’elle avait déjà existée
avant de devenir chair, c’est-à-dire avant de devenir homme. De même,
différents noms de Dieu (Yahvé et ses compositions) se réfèrent à Jésus-Christ.
2. Ses apparitions
Dans l’Ancien Testament, nous observons des apparitions de Jésus-Christ (on
parle de « Christophanies ») qui prouvent sa préexistence. Ce n’est qu’un
être réel qui peut apparaître à d’autres !
Gen 3:8 Alors ils entendirent la voix de l'Éternel Dieu, qui parcourait le jardin
vers le soir, et l'homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l'Éternel
Dieu, au milieu des arbres du jardin.
Gen 18:1 L'Éternel lui [à Abraham] apparut parmi les chênes de Mamré,
comme il était assis à l'entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour.
Les évangéliques admettent en général qu’il s’agissait du Christ dans sa
préexistence, car personne n’a jamais vu Dieu le Père (cf. Jn 1:18; 1Ti 1:16).
Yahvé, le Christ préexistant, est apparu à Abraham accompagné de deux
anges (cf. aussi Gen 18:22). En Gen 19:24, il est question de « deux
Yahvés » : celui près d’Abraham et celui qui est dans le ciel d’où le premier
fit descendre du soufre et du feu. Il va de soi que celui qui se tint près

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d’Abraham était le Fils de Dieu dans sa préexistence et celui dans le ciel était
Dieu le Père.
Exo 3:4 L'Éternel vit qu'il se détournait pour voir ; et Dieu l'appela du milieu
du buisson, et dit: Moïse ! Moïse ! Et il répondit : Me voici !
En Exo 3:3, ce même personnage qui est apparu à Moïse dans le buisson
ardent, est identifié avec l’Ange de l’Éternel. En effet, à l’exception du passage
d’Aggée 1:13 (où l’expression ange de l’Éternel s’applique au
prophète Aggée lui-même), il s’agit toujours du Fils de Dieu avant son
incarnation, c’est-à-dire du Fils de Dieu dans sa préexistence. Voici quelques
passages où il est fait mention de l’Ange de l’Éternel :
Jug 13:3 L'Ange de l'Éternel apparut à la femme [la mère de Samson], et lui
dit : Voici, tu es stérile, et tu n'as point d'enfants ; tu deviendras enceinte, et tu
enfanteras un fils.
Esa 63:9 Dans toutes leurs détresses ils n'ont pas été sans secours, et l'Ange qui
est devant sa face les a sauvés ; il les a lui-même rachetés, dans son amour et sa
miséricorde, et constamment il les a soutenus et portés, aux anciens jours.
Zac 1:11 Et ils s'adressèrent à l'Ange de l'Éternel, qui se tenait parmi les myrtes,
et ils dirent : Nous avons parcouru la terre, et voici, toute la terre est en repos et
tranquille.
3. Les symboles
Jésus, qui devait venir lorsque les temps ont été accomplis (cf. Gal 4:4), nous
est dépeint dans l’Ancien Testament comme une ombre. Mais là, où il y a
ombre, normalement il doit aussi y avoir un corps !
Ces « ombres » sont aussi appelées « symboles » ou « types ».
Les symboles se réfèrent à la fois à sa personne ainsi qu’à son œuvre. Il y a de
nombreux exemples ; nous n’en mentionnons que quelques-uns qui nous sont
confirmés par le Nouveau Testament :
a) Concernant sa personne
Nous mentionnons quatre personnages connus :
Adam (Rom 5:14) Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse,
même sur ceux qui n'avaient pas péché par une transgression semblable à celle
d'Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir. (cf. 1Co 15:45-47)

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Melchisédek (Héb 7:3) …il est sans père, sans mère, sans généalogie, il n'a
ni commencement de jours ni fin de vie, mais il est rendu semblable au Fils de
Dieu ; ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.
Moïse (Deu 18:15) « L'Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de
toi, d'entre tes frères, un prophète comme moi [Moïse] : vous
l'écouterez! » (cf. Act 3:22-23). Comparer Jn 1:17 : « …car la loi a été
donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-
Christ. »
David (2 Sa 7:12-13) « …Ce sera lui qui bâtira une maison à mon
nom, et j'affermirai pour toujours le trône de son royaume. »
Comparer Luc 1:31-33 : « …Il sera grand et sera appelé Fils du
Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de
David, son père… »
b) Concernant son œuvre
Là encore, nous nous contentons de citer quatre
exemples bien connus :
Agneau (Exo 12:3) Parlez à toute l'assemblée d'Israël, et dites : Le dixième
jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour
chaque maison. (Comparer Jn 1:29 : « …Voici l'Agneau de Dieu, qui
ôte le péché du monde. » et 1Pi 1:18-20 : « mais par le sang
précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et
sans tache... »)
Sacrifices (Lév 1–7) Comparer Héb 9:14 : « …combien plus le sang du
Christ, qui, par l'Esprit éternel, s'est offert lui-même à Dieu sans tache,
purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu
vivant! Héb 10:14 : « Car, par une seule offrande, il a amené à
la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »
Tabernacle (Exo 25:40) « …Regarde, et fais d'après le
modèle qui t'est montré sur la montagne. » Comparer Héb 8:5
: « Ils célèbrent un culte, image et ombre des choses
célestes, comme Moïse en fut divinement averti lorsqu'il
allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de
tout faire d'après le modèle qui t'a été montré sur la
montagne. »
Serpent (Nom 21:8) L'Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et
place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera
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la vie. Comparer Jn 3:14 : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le


désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé… » Ces
symboles ou ombres dans l'Ancien Testament qui (comme nous venons de
le dire) n'existent que si « un corps » existe, prouvent que tout le plan
rédempteur de Dieu était arrêté bien longtemps avant la venue de Jésus dans le
monde.
4. Les prophéties
Dans le chapitre sur le plan de Dieu, nous avons souligné que l’Ancien
Testament comprend de nombreuses prophéties concernant la venue du Christ ;
c’est comme un fil conducteur qui traverse tout l’Ancien Testament.
Mentionnons encore les exemples dans le livre de la
Genèse :
Gen 3:15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa
postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le
talon. (cf. Col. 2:14-15 et Rom 16:20)
Gen 12:3 Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront
; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.
Gen 49:10 Le sceptre ne s'éloignera point de Juda, ni le bâton souverain
d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Shiloh, et que les peuples lui
obéissent.
Nous devons comprendre que tout l’Ancien Testament
témoigne de Jésus-Christ :
Luc 24:26-27 Ne fallait-il pas que le Christ souffre ces choses, et qu'il entre
dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur
expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait.

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IV. L’INCARNATION DE JÉSUS-CHRIST


Voici un chapitre central de la Théologie Biblique et Systématique ! Rien de
moins que notre rédemption est en jeu. Si Jésus-Christ n'est pas vraiment le
Fils de Dieu incarné – s'il n'est pas vraiment devenu un homme parfait –, il n'y
a pas de salut pour l’humanité ! Si Jésus-Christ n'est pas vraiment Dieu et
homme à la fois, alors point de salut pour nous :
1Jn 4:2 Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui se déclare
publiquement pour Jésus-Christ venu en chair est de Dieu…
1Jn 4:3 et tout esprit qui ne se déclare pas publiquement pour Jésus n'est pas
de Dieu, c'est celui de l'Antichrist.
Ces versets sont comme une épée tranchante. L'Écriture dit clairement que le
Christ préexistant est devenu homme :
Jn 1:14 Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de
grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la
gloire du Fils unique venu du Père.
L’Ecriture nous explique à maintes reprises pourquoi il fallait que Christ
devienne chair.

A. La nécessité de l'incarnation de Jésus-Christ

1. Accomplir la promesse
Dieu a promis à plusieurs occasions et époques la venue de son Fils dans le
monde :
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Après la chute :
Gen 3:15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa
postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.
Du temps de la guerre syro-ephraïmite au 8ème 30
siècle av. J.C. :
Esa 9:5 Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination
reposera sur son épaule ; on l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu
puissant, Père éternel, Prince de la paix.
Beaucoup de promesses se réfèrent non seulement à sa première, mais aussi à sa
deuxième venue :
2 Cor 1:20 …car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est
en lui qu'est le oui ; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à
la gloire de Dieu.
Rom 15:8 Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver
la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux
pères…
2. Révéler le Père
L’Ancien Testament nous révèle Dieu en tant que Créateur et Souverain sur
tout l’univers. Christ, le Fils de Dieu, est venu dans le monde, afin de révéler
le Père. C’est surtout dans l'évangile de Jean que cette vérité nous est révélée :
Jn 1:18 Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu le Fils unique, qui est dans le sein
du Père, est celui qui l'a fait connaître.
Jn 14:9 …Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le
Père ?
En Gal 4:6, nous apprenons combien cette révélation divine est merveilleuse.
Par et en Christ, nous pouvons prier aujourd'hui : « Abba, notre Père! »
3. Devenir un souverain sacrificateur fidèle
Christ est venu afin de vivre tout ce qu’un être humain vit ici-bas, à la seule
exception du péché :
Héb 4:15 Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir
à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans
commettre de péché.

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Un souverain sacrificateur doit être pris d’entre les


hommes (Héb 5:1). C'est seulement ainsi qu'il peut devenir «
miséricordieux » (Héb 2:17). Christ est devenu homme (Héb 2:14) afin
de pouvoir compatir avec ceux qui vivent dans l'ignorance et dans l'erreur, dans
la misère et dans l’épreuve :
Héb 2:17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses
frères, afin qu'il soit un Souverain Sacrificateur miséricordieux et fidèle dans
le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple…
Il connaissait la faim, était l’objet de sympathie et /ou d’antipathie ; il veillait
pendant des nuits entières, il se fatiguait dans le travail quotidien ; il a été tenté,
mal compris, abandonné, persécuté… et finalement il a même été mis à mort !

4. Ôter le péché
La raison principale de l'incarnation de Jésus réside dans le fait qu’il est venu
ôter le péché. Il fallait qu'il meure, car le salaire du péché est la mort (Rom
6:23). Mais pour mourir, il fallait qu'il devienne homme, qu'il participe à la chair
et au sang (Héb 2:14) :
Héb 9:26 …autrement, il aurait fallu qu'il ait souffert plusieurs fois depuis la
création du monde ; mais maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule
fois pour effacer le péché par son sacrifice.
1 Jn 3:5 Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n'y a
point en lui de péché.
Mar 10:45 Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour
servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup.
Si Jésus n’était pas mort sur la croix, sa vie et sa passion n'auraient pas de
signification particulière pour nous. C’est grâce à sa mort et sa résurrection que
nous sommes au bénéfice de ses bénédictions.
5. Détruire les œuvres du diable
Les œuvres du diable sont décrites, par exemple, en Rom 13:12 et Gal 5:19.
Voici ce que l’œuvre de Jésus a accompli :
1 Jn 3:8 Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

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Héb 2:14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a
également participé lui-même, afin que, par la mort, il rende impuissant
celui qui avait la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable…
Satan est destitué ; il est vaincu. En Christ, nous avons la victoire ! Mais pour
le moment il peut encore nous tenter et nous attaquer et – malheureusement –
parfois même nous faire tomber. Hélas, ce n’est que trop souvent que les enfants
de Dieu honorent l’ennemi vaincu en cédant à ses tentations ! La victoire finale
sur Satan est révélée en Apo 20:10 (après le règne millénaire).
6. Donner un modèle d'une vie sainte
Mat 11:29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis
doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes.
1 Jn 2:6 Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché
lui-même.
1 Pi 2:21 Et c'est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a
souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces.
Nous avons besoin d'un modèle, d'une illustration, d'une démonstration de la
norme divine pour notre vie. C'est pourquoi nous sommes appelés à :
Phi 2:5 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ…
1 Jn 2:6 Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme
il a marché lui-même.
La plus grande stimulation à une vie sainte ne vient pas par la loi ou des
préceptes, mais plutôt par une vie exemplaire et sainte vécue par quelqu’un
d’autre ! C'est pourquoi nous sommes toujours à nouveau confrontés à cet
appel : « Suivez-moi ! » C'est un principe de base de l'éducation : Il faut
de bons exemples !
L'abaissement de Jésus est décrit en Phi 2:5-8. Le fait que Christ se soit
dépouillé lui-même ne signifie pas pour autant qu'il ait cessé d'être Dieu. Aucun
de ses attributs ne l’avait quitté pendant sa vie ici-bas. Il renonçait
seulement à en faire emploi à tout moment. Il n’a donc jamais cessé
d'être Dieu (non plus pendant son état d’abaissement → contre le
kénotisme ; davantage à ce propos voir infra, dans le chapitre sur les deux
natures de Jésus-Christ).
L'abaissement de Jésus ne devrait pas être minimisé en le limitant, par
exemple, au fait qu'il ait quitté la gloire qu’il avait auprès de son Père. Non,

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l’état d’humiliation (ou d’abaissement) se réfère à toute la période pendant


laquelle il a vécu ici-bas, dès le jour de sa naissance jusqu’à son ascension. Dans
les passages de Jn 18:4-8.12, cette réalité est évidente (Jésus ne résiste
pas à l’arrestation arbitraire).
En résumé, voici ce que l'abaissement de Jésus-Christ
comprend :
 Renoncer à la gloire qu’il avait auprès du Père dans sa préexistence (Jn
17:5)
 L’incarnation (Phi 2:7)
 Renoncer à faire emploi de ses pouvoirs (attributs) divins pendant sa
vie terrestre (voir par exemple Mat 26:53)
Un défi pour nous: Outre l'importance de l'incarnation de Jésus-Christ
pour le salut, mentionnons également le défi pour la mission qui en découle :
2 Cor 8:9 Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui
pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin que par sa pauvreté vous
soyez enrichis.
Rom 15:3 Car Christ n'a pas cherché ce qui lui plaisait, mais, selon qu'il est
écrit : Les outrages de ceux qui t'insultent sont tombés sur moi.
Jn 20:21 Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie…

B. Les noms de Jésus-Christ


Tout comme nous trouvons de nombreux noms pour Dieu dans l’Ancien
Testament, il en va de même pour le Fils de Dieu dans le Nouveau Testament.
1. Jésus
Dans le chapitre concernant « les noms de Dieu » dans la « Théologie
» (doctrine de Dieu), nous apprenons que chaque nom de Dieu dans la
Bible a une signification particulière. Le nom correspond à la
personne qui le porte. Le caractère (l'être ou l’essence) de Dieu
est révélé par les différents noms qu’il porte ou par les attributs qui sont les
siens. Mais en rapport avec l’humanité du Fils de Dieu, le nom de « Jésus »
(en hébreu : Yeshoua) est sans doute le plus important !
Exo 3:13 Moïse dit à Dieu : J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur
dirai : Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. Mais, s'ils me demandent quel
est son nom, que leur répondrai-je ?

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Exo 6:3 Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob, comme le Dieu tout-
puissant ; mais sous mon nom Yahvé je n'ai pas été reconnu par eux.
Comme mentionné plus haut, le nom de Yahvé dans l’Ancien Testament se
rapporte souvent au Fils de Dieu dans sa préexistence :
Pro 30:4 Qui est monté aux cieux, et qui en est descendu ? Qui a recueilli le
vent dans ses mains ? Qui a serré les eaux dans son vêtement ? Qui a fait
paraître les extrémités de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de
son fils ? Le sais-tu ?
Mat 1:21 …elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c'est lui
qui sauvera son peuple de ses péchés.
Jésus est le nom du Fils de Dieu – du Fils de Dieu incarné, devenu homme.
C'est le nom qui est au-dessus de tout nom (cf. Phi 2:9-10). C'est le seul nom
qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés :
Act 4:11-12 Jésus est la pierre rejetée par vous qui bâtissez, et qui est devenue la
principale de l'angle. Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel
aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions
être sauvés.
Dans le chapitre d’Act 4, il est toujours question « du nom » (voir les versets
[Link].18 et 40 30). Comparer également Act 4:17; 5:28.40 – les disciples
auraient pu dire n'importe quoi, pas de problème – mais ce nom-là il ne fallait
pas le prononcer !
Rom 10:13 Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
D’où l’appel missionnaire que Jésus avait adressé à ses disciples :
Mat 28:19 Allez et faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au
nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit… (« au nom » en grec un singulier
Dans les épîtres et dans les Actes des Apôtres, il est même question du baptême
« au nom de Jésus » tout court. Les apôtres avaient compris. Voir par
exemple :
Act 2:38 Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au
nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du
Saint-Esprit.
Rom 6:3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ,
c'est en sa mort que nous avons été baptisés ?
2. Christ
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Jésus est le nom de l'abaissement du Fils de Dieu. Il est surtout employé dans les
évangiles. Dans les épîtres, on le rencontre surtout là où son abaissement est mis
en évidence (par exemple en Héb 2:9 : « Mais celui qui a été abaissé
pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le
voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il
a soufferte ; ainsi par la grâce de Dieu, il a souffert la mort pour
tous. »).
Le nom de « Christ », par contre, est le nom ou titre de gloire.
Luc 2:11 …c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un
Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
Christ (en grec : [Khristós]) est la traduction grecque de l’hébreu «
Māšīakh », le Messie ; cela signifie l’Oint.
Christ est le modèle (ou type) ou l'accomplissement de toute onction en vue
d’un ministère dans l’Ancien Testament. Les sacrificateurs, les prophètes et les
rois furent oints au début de leur ministère. Ainsi « Christ » est le nom qui
désigne son ministère. Ses offices seront abordés plus en détail dans le chapitre
suivant (V. Le triple office de Jésus-Christ).
3. D'autres noms
Il y a à peu près 250 titres et noms pour le Fils de Dieu. Ces noms ne
s'appliquent qu'à lui ! L'homme n’en est pas digne ! Voici quelques exemples
qu’on trouve dans le seul livre de l’Apocalypse de Jean :
 Le commencement (principe) de la création 3:14
 L'Alpha et l'Oméga (c'est-à-dire le commencement et la fin) 1:8
 Le premier et le dernier 1:17; 2:8
 Fils de Dieu 2:18
 Seigneur Dieu 1:8
 L'Omnipotent (le Tout-puissant; en grec: pantokrator) 1:8
 Le Saint 3:7
 Le Véritable 3:7; 19:11
 L'Amen 3:14

C. Les deux natures de Jésus-Christ


L'incarnation de Jésus-Christ est un grand mystère :

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1Ti 3:16 Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand : Dieu a été
manifesté en chair, justifié par l'Esprit, vu des anges, prêché aux nations, cru
dans le monde, élevé dans la gloire.
Jésus est devenu homme, mais il est aussi resté Dieu, contrairement à ce
qu’affirment les adhérents au « kénotisme » Ce mystère reste
 inexplicable à la raison humaine,
 inaccessible aux explorations scientifiques, mais
 une connaissance précieuse pour notre foi
Nous ne pouvons pas prouver que Jésus-Christ est Dieu et homme à la fois.
C'est l'Écriture qui en témoigne ! La question-clé que Jésus a posée aux
pharisiens restera toujours actuelle et pertinente :
Mat 22:42 Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ?
La réponse de l’apôtre Pierre à cette question se trouve en Mat 16:15-18. La
confession de Pierre que Jésus est le Christ, Fils de Dieu, est
qualifiée par Jésus comme étant le fondement sur lequel son Église est
construite. Par conséquent, il n’est pas surprenant que le credo de la divinité de
Jésus-Christ soit continuellement contesté par les critiques. Selon 1Jn 4:1-3,
c’est par cette confession que nous pouvons éprouver les esprits : « …
Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui se déclare
publiquement pour Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et
tout esprit qui ne se déclare pas publiquement pour Jésus n'est
pas de Dieu, c'est celui de l'Antichrist, dont vous avez appris la
venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. »

1. Malentendus et hérésies à propos de la


personne de Jésus-Christ
Quand nous nous éloignons de la révélation biblique, nous risquons de tomber
dans une des erreurs suivantes :
 De mettre trop en relief la nature divine de Jésus-
Christ au point de minimiser ou même de nier sa nature humaine.
 De mettre trop en relief la nature humaine de Jésus-
Christ au point de minimiser ou même de nier sa nature divine.
Dès le début de l’histoire de l’Église, il y a eu diverses sectes judéo-chrétiennes
qui niaient la divinité de Jésus-Christ. Mentionnons, p. ex., les Ébionites (=
les pauvres). Une manière de nier la nature divine de Jésus-Christ réside dans la
conception adoptianiste (→ Adoptianisme). Les adoptianistes pensent que

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Jésus aurait été adopté par Dieu et déclaré Fils de Dieu lors de son baptême. En
disant « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon
affection » (cf. Mat 3:17), Dieu aurait adopté Jésus comme son Fils en le
récompensant pour son dévouement. L’Adoptianisme a aussi été soutenu par des
évêques espagnols au 8ème siècle. Depuis le 18ème siècle, des idées qui rappellent
l’Adoptianisme étaient courantes dans les milieux libéraux, c’est-à-dire dans la
pensée des adhérents à la critique biblique. On voit en Jésus seulement un
prophète ou un homme pieux dont le comportement et le dévouement devraient
nous servir de modèle. Dans ce cas, Jésus serait donc seulement un homme
revêtu de sentiments nobles, mais il ne serait pas de nature divine.
Le débat au sujet de la divinité de Jésus-Christ a sans doute culminé dans les
affirmations d’Arius, un prêtre d’Alexandrie, Égypte ( 336). On parle de la
controverse arienne :

Arius
Arius niait la divinité de Jésus-Christ. Il s’opposait particulièrement à l’idée
de la préexistence éternelle de Jésus-Christ. Il considérait Jésus-Christ comme le
premier être créé, quant à l'essence seulement semblable (homoiousios) à
Dieu, mais non égal (homoousios). Pour lui, Christ n’était que « la
créature la plus noble de Dieu ». Il pensait que Dieu n'a pas toujours été
Père ; il le serait devenu seulement par la création de Jésus-Christ. Autrement
dit, le Fils ne serait donc pas consubstantiel au Père !
En 325, l’empereur Constantin a alors convoqué un concile
œcuménique à Nicée, sa ville de résidence. Il a fallu résoudre la dispute quant à
la question « Et vous, qui dites-vous que je suis ? »
Athanase
C’était surtout Athanase (373), un diacre d’Alexandrie (plus tard devenu
évêque), qui s’opposait à Arius en affirmant que Jésus-Christ est égal à Dieu
quant à l’essence (homoousios) ; le Fils est éternel comme le Père.
Lors dudit concile à Nicée, la doctrine d'Arius a été condamnée et le symbole de
Nicée (en latin : « Nicaenum ») a été adopté presque à l’unanimité. On a
proclamé la divinité et la préexistence éternelle du Fils, engendré et non créé,
consubstantiel (homoousios) au Père.

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Malheureusement, la paix n’a pas duré, parce que les Ariens n’acceptaient pas
cette décision. De nouvelles disputes eurent lieu au sujet de la question « qui
dites-vous que je suis? ».
Entre autres, une des réactions a été celle d’Apollinaire ( environ 390) qui est à
l’origine de la controverse apollinariste. Au début, Apollinaire était
un ami d’Athanase. Mais pour mieux affirmer la divinité de Jésus-Christ, il a
diminué son humanité. Selon lui, Jésus aurait eu un corps et une âme, mais le
Logos (cf. Jn 1:1ss) aurait pris en lui la place que l’esprit humain occupe chez
les autres hommes. L’Apollinarisme a été condamné par le concile de
Constantinople en 381. Le symbole de Nicée a été réaffirmé par ce concile et on
a adopté le symbole de Nicée Constantinople dont voici une partie du texte :
Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la
terre, de toutes les choses visibles et invisibles. Nous croyons en un seul
Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les
siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé,
consubstantiel au Père et par qui tout a été fait ; qui, pour nous les
hommes et pour notre salut, est descendu des cieux et s’est incarné par le
Saint-Esprit dans la vierge Marie et a été fait homme. Il a été crucifié pour
nous sous Ponce Pilate, il a souffert et il a été enseveli ; il est ressuscité
des morts le troisième jour, d’après les Écritures ; il est monté aux cieux ;
il siège à la droite du Père. De là, il reviendra dans la gloire pour juger les
vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin. Nous croyons au Saint-
Esprit, qui règne et donne la vie, qui procède du Père et du Fils, qui a
parlé par les prophètes, qui avec le Père et avec le Fils est adoré et
glorifié…
Mais voilà qu’une autre dispute voit jour : la controverse nestorienne.
Nestorius ( 451) était évêque de Constantinople. Il admettait que Jésus
fût vrai Dieu et vrai homme, mais il considérait que les deux natures de Jésus
étaient juxtaposées sans (qu’il y ait) une véritable union, au point de former
deux personnalités. Nestorius a été condamné lors du concile d’Ephèse en
431. Lorsque ses partisans ont été chassés de l’Empire, ils se sont réfugiés
surtout en Perse en entreprenant de grands voyages missionnaires jusqu’aux
Indes et même en Chine.
Mentionnons encore la controverse eutychienne. Eutychès
(Eutychus), moine de Constantinople, affirma, par réaction contre le
nestorianisme, que les deux natures du Christ étaient confondues (non
juxtaposées comme l’affirmait Nestorius). La nature humaine étant
absorbée par la nature divine. Eutychès refusa l’idée que la nature humaine

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du Christ soit « homoousios » avec la nôtre (c.-à-d. avec celle des


hommes). Sur l’initiative du pape Léon 1er, en 451, l’Eutychianisme
fut condamné au concile de Chalcédoine. Le concile a affirmé les deux
natures de Jésus-Christ : « sans confusion, sans transformation,
sans division, sans séparation ».
D’ailleurs, la controverse arienne reste d’actualité. Il y a toujours eu des
théologiens qui se sont opposés à la doctrine de la trinité divine. On les appelle
aussi Antitrinitaires ou Unitariens.
Nous nous contentons de mentionner deux exemples :
 le mouvement socinien, qui tire son nom de l’Italien Lélius Socin
(Lelio Sozzini → Socinus) et
 surtout de son neveu Faustin Socin (Faustino Sozzini → Faustinus
Socinus).
D’après eux, la Bible (qui pour eux est aussi la seule révélation de
Dieu !) ne peut rien contenir de contraire à la raison humaine. En conséquence,
ils niaient, entre autres, la trinité, l’expiation et le salut par la
foi.
Le mouvement des Témoins de Jéhovah (Jehovah’s Witnesses →
Watchtower Society, Brooklyn, New York, fondé par Charles Taze
Russel [1852-1916]) a ses racines également dans l’Arianisme. Il nie
la divinité éternelle de Jésus-Christ et considère Jésus comme étant
la première créature de Dieu.
C’est avec regret que nous constatons qu’une grande partie des théologiens et
pasteurs dans les églises dites officielles ne se tiennent plus aux confessions de
ces grands conciles. En fait, l'humanité de Jésus-Christ n'est que rarement
contestée. Par contre, il en va tout autrement pour sa divinité, surtout sa divinité
éternelle. La théologie dite « moderne » (libérale) nie la divinité éternelle de
Jésus-Christ. 1Jn 4:3 dit que c’est le fruit de l’esprit de l’Antichrist. Il est
d’autant plus important de se demander ce que l’Écriture dit vraiment au sujet de
la nature de Jésus-Christ.

2. La nature divine de Jésus-Christ


Les évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) révèlent Jésus avant tout
comme Fils de l’homme. Par contre, l’évangile de Jean nous le présente surtout
comme Fils de Dieu !

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Les évangiles nous apprennent que les Juifs se posaient surtout une question
concernant Jésus : était-il le Fils de Dieu ou non (cf. Mat 12:38; Jn 2:18; 3:2) ?
Mais c’est seulement lorsqu’il a comparu devant le souverain sacrificateur
Caïphe et le sanhédrin que les responsables juifs semblent avoir ouvertement
demandé à Jésus de prendre position et de dire s’il était oui ou non le Christ, le
Fils de Dieu (cf. Mat 26:63-64; Mar 14:61-62; Luc 22:70-71). En fait, les
dignitaires religieux juifs n’ont pu avancer qu’un seul motif d’accusation contre
Jésus pour le crucifier, c’était d’avoir affirmé qu’il était le Christ, le Fils de Dieu
(cf. Mar 14:63). Il est vrai, lors de la tentation, Satan avait déjà invité Jésus à
prouver qu'il était le Fils de Dieu (cf. Mat 4:1ss). Apparemment, Jésus n’a
jamais jugé utile de prouver sa divinité. Sauf peut-être indirectement par
l’annonce de sa résurrection (cf. Mat 12:40; Jn 2:19). Rom 1:3-4 précise que la
résurrection de Jésus-Christ était la preuve qu’il est le Fils de Dieu.
Remarque explicative : Nous voudrions souligner une nouvelle fois
l’importance de la mort de Dieu à la croix sans laquelle il n’y a pas de salut pour
les hommes. Car l’homme ne peut pas sauver un autre ni se sauver lui-même (cf.
Psa 49:4-10; Mat 16:26; Mar 2:7; Col 1:13-14). Un homme parfait pourrait se
sauver, mais il n’y a pas d’homme qui soit parfait. Nous sommes tous pécheurs,
depuis la chute du premier homme. Quant à Golgotha, la Bible ne fait pas de
distinction entre l'humanité et la divinité de Jésus-Christ (voir par exemple Act
20:28). Dieu ne peut pas mourir, parce qu'il est éternel et immortel ; c'est pour
cela qu’il fallait que Dieu devienne homme et meure à la place de l’homme
pécheur !
a) Il est expressément appelé Dieu
Rom 9:5 …le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni
éternellement. Amen !
Tit 2:13 …en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la
gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ.
Héb 1:8 Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel : le sceptre de ton
règne est un sceptre d'équité…
Aussi ses noms se réfèrent à sa divinité :
Luc 2:11 …c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un
Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
Luc 22:70 Tous dirent : Tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur répondit : Vous le
dites, je le suis.

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Jn 1:14 Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce
et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du
Fils unique venu du Père.
Act 3:14 Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu'on vous
accorde la grâce d'un meurtrier. (cf. Apo 3:7)

b) Des descriptions de l'Ancien Testament


lui sont attribués
Comparer :
Mat 3:3 avec Esa 40:3
Jn 12:40-41 avec Esa 6:10-11
c) Il possède les attributs divins
Jn 1:4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. (cf. Jn 14:6)
Héb 13:8 Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement. (Christ
est donc immuable)
Jn 14:6 Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père
que par moi.
1Jn 3:16 Nous avons connu l'amour, en ce qu'il a donné sa vie pour nous ; nous
aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. (cf. Jn 3:16; 1Jn 4:9)
Héb 7:26 Il nous convenait, en effet, d'avoir un Souverain Sacrificateur comme
lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux.
(cf. Luc 1:35; 2Co 5:21)
Jn 1:1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la
Parole était Dieu. (Christ est éternel : cf. Jn 8:58; 17:5.24)

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Mat 28:20 Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.
(Christ est omniprésent)
Mat 9:4 Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit : Pourquoi avez-vous de
mauvaises pensées dans vos cœurs ? (Christ est omniscient : cf. Jn
2:24-25; Col 2:3; Apo 5:6 : les 7 yeux de l’Agneau indiquent
son omniscience)
Mat 28:18 Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m'a été donné
dans le ciel et sur la terre. (Christ est omnipotent : cf. l’Agneau en
Apo 5:6 : les 7 cornes indiquent sa toute-puissance)
d) Les œuvres de Dieu lui sont attribuées
Jn 1:3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait
sans elle. (Christ est le Créateur : cf. Col 1:16; Héb 1:2)
Col 1:17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui (Christ
est le Conservateur de toute la création : cf. Héb 1:3)
Jn 5:22.27-29 Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils…
(Christ est le Juge du monde : cf. Act 17:31; 2Ti 4:1)
e) Il accepte l'adoration
L’adoration ou la vénération d’un homme est un péché. Même les saints anges
refusent d’être adorés par un homme (cf. Apo 19:10; 22:9). Il n’y a que Satan et
ses anges qui cherchent à être adorés par les hommes. Mais Jésus-Christ a
accepté l’adoration, ce qui indique sa divinité.
Il a été adoré par des hommes de son temps, c’est-à-dire pendant le temps de son
humiliation :
Mat 14:33 Ceux qui étaient dans la barque vinrent adorer Jésus, et dirent : Tu
es véritablement le Fils de Dieu.
Il est adoré par les anges :
Héb 1:6 …Que tous les anges de Dieu l'adorent…
Il est adoré par des hommes aujourd’hui :
Jn 5:23 …afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui
n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé.
Un jour tous devront l’adorer :

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Phi 2:10 …afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la
terre et sous la terre (cf. Apo 5:13)
Dieu seul est digne d’être adoré ! Jésus l’a dit à Satan (cf. Mat 4:9-10;
comparer Apo 19:10; 22:9).
f) Il se réclame lui-même d'être Dieu
Jn 5:18 À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non
seulement parce qu'il violait le sabbat, mais parce qu'il appelait Dieu son propre
Père, se faisant lui-même égal à Dieu.
Jn 10:30 Moi et le Père nous sommes Un.
Jn 14:9…Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ?
Jn 17:11 Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi.
Père saint, garde-les en ton nom que tu m'as donné, afin qu'ils soient un comme
nous.

Jésus se réclame d’être égal à Dieu d’une triple manière :


1. Égalité de lieu : Jn 17:5.11
2. Égalité de nature : Jn 5:18; 10:30.
3. Egalité quant à l’existence éternelle : Jn 8:58

Après avoir examiné le témoignage de la Parole de Dieu quant à la nature


divine de Jésus-Christ, nous voudrions maintenant analyser ce qu’elle dit au
sujet de son humanité.

3. La nature humaine de Jésus-Christ


Héb 2:17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses
frères, afin qu'il soit un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le
service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple…
a) Il est né à la manière des hommes
Gal 4:4 …mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils,
né d'une femme, né sous la loi…
Rom 1:3 …il concerne son Fils né de la postérité de David, selon la chair…

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Luc 3:38 …fils d'Énos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu
La Bible témoigne même de sa naissance virginale :
Esa 7:14 C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe ; voici,
la vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom
d'Emmanuel. (cf. Mat 1:23)
Luc 1:30-38 . . . . Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu
lui donneras le nom de Jésus. . . . Marie dit à l'ange : Comment cela se fera-t-il,
puisque je ne connais point d'homme ? . . . (cf. Luc 3:23)
Mat 1:18 Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ.
Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu
du Saint-Esprit. Avant qu'ils aient habité ensemble.

b) Il a passé par une enfance comme tout homme


Luc 2:40 Or, l'enfant croissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la
grâce de Dieu était sur lui.
Luc 2:52 Et Jésus croissait, en sagesse, en stature et en grâce devant Dieu
et devant les hommes.
Héb 5:8 …quoiqu'il fût Fils, il a appris l'obéissance par les choses qu'il a
souffertes…
En tant que Fils de Dieu, il pouvait dire : « Je suis ! ».
En tant que Fils de l'homme, il était soumis au processus normal
d’une croissance.
c) Il possédait l'essence d'un homme normal
L’homme est composé de trois parties : l'esprit, l'âme et le corps (cf. 1Th
5:23) :
Esprit : Mar 2:8 Jésus, ayant connu dans son esprit...
Mar 8:21 soupirant profondément en son esprit…
Luc 23:46 je remets mon esprit entre tes mains
Jn 13:21 Jésus fut troublé en son esprit
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Âme : Mat 26:38 mon âme est triste


Jn 12:27 mon âme est troublée
Corps : Héb 10:5 tu m'as formé un corps
Héb 10:10 nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de
Jésus-Christ
Jn 2:21 il parlait du temple de son corps
Héb 2:14 il a participé au sang et à la chair
Jésus-Christ gardait la nature humaine aussi après sa résurrection (cf. Luc
24:39-43) → Cela constitue également un argument contre le kénotisme
(cf. ci-dessus).

d) Il était soumis aux contingences humaines


Jn 4:6. il était fatigué
Mat 4:2. il avait faim
Jn 19:28. il avait soif
Mat 8:24. il dormait
Jn 11:35. il pleurait
Héb 4:15. il fut tenté
La prière est un besoin typiquement humain. C'est une expression de
dépendance et de besoin :
Héb 5:7 …il a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières de
supplications...
On trouve plus de 20 passages dans le Nouveau Testament qui montrent Jésus
en prière.
e) Il a souffert et est passé par la mort
Luc 22:44 Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme
des grumeaux de sang découlant sur la terre.
Héb 5:8 …bien qu'il soit Fils, il a appris l'obéissance par tout ce qu'il a souffert

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Jn 19:30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli. Et, baissant la
tête, il rendit l'esprit.
La mort de Jésus-Christ était un acte et don volontaires de sa vie (cf. Jn
10:18).
f) Il se disait lui-même être homme et a été ainsi
appelé par d’autres
Jn 8:40 …vous cherchez à me faire mourir, moi, un homme.
Act 2:22 …Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage...
Mar 10:45 Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour
servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup.
1 Cor 15:21 Car, puisque la mort est venue par un homme, c'est aussi par un
homme qu'est venue la résurrection des morts.
1Ti 2:5 …il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les
hommes, l’homme Jésus-Christ.
Bien qu’il soit entièrement homme, il est cependant
exempt de péché :
2 Co 5:21 Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché
pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.
Héb 4:15 Car nous n'avons pas un Souverain Sacrificateur qui ne puisse
compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes
choses, mais sans commettre de péché.
Jn 14:30 Je ne parlerai plus guère avec vous, car le prince du monde vient. Il
n'a rien en moi…
La Bible confirme que Jésus-Christ est exempt de tout
péché :
Jn 8:46 Qui de vous me convaincra de péché ?
Jn 18:38 Pilate lui dit : Qu'est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de
nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : Je ne trouve aucun crime en lui.
(cf. Jn 19:4.6)

4.L'unité de la personne de Jésus-Christ


Jésus est Dieu comme s'il était Dieu seul ; il est devenu homme comme s'il
n’était qu’homme. L'essence de chacune des deux natures restait inchangée
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(immuable, c.-à-d. sans transformation ni mélange) lors de


l'unification des deux. Les deux natures ne sont pas confuses. Depuis son
incarnation, Jésus possède à la fois une nature divine ainsi qu’une nature
humaine (Dieu-homme ; non théandrique). La personnalité de Jésus-
Christ, par contre, est indivisible. D’où nous parlons de Jésus-Christ de «
Dieu-homme ». Voici quelques passages bibliques qui attestent l'unité de la
personne de Jésus-Christ.
a) La Bible parle de lui toujours au singulier
Jn 17:23 …moi en eux, et toi en moi, afin qu'ils soient parfaitement un, et que le
monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
Quand il est question du Christ, il est toujours question d'une seule personne.
Depuis l’incarnation du Fils de Dieu, il y a toujours les deux natures dans la
personne de « Jésus-Christ ». Mais sans qu'il y ait confusion ou séparation
des deux natures ; elles sont unies. Donc deux natures dans une seule et même
personne. Toutefois, il ne faut pas oublier que dans son abaissement, Jésus a
souvent renoncé à faire emploi de ses privilèges et qualités divins. Sinon il ne
serait pas mort pour nous (cf. Jn 4:34; Mat 26:39 ; 24:36 ; Phi 2:6ss).
b) La Bible n’enseigne nulle part une union
abstraite des deux natures
Rom 1:3 …il concerne son Fils né de la postérité de David, selon la chair…
Rom 1:4 …déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté…
Rom 8:3 …Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du
péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché…
1 Jn 4:2 …tout esprit qui se déclare publiquement pour Jésus-Christ venu en
chair est de Dieu (cf. 1Ti 3:16)
c) La Bible révèle les facultés et aptitudes de Jésus
grâce aux deux natures
On pourrait dire que la nature divine qualifiait l'homme Jésus à être capable de
savoir et de faire ce qui est divin :
Mat 17:2 Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et
ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
Mar 5:41 Il la saisit par la main, et lui dit : Talitha qoumi, ce qui signifie :
Jeune fille, lève-toi, je te le dis.

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La nature humaine, par contre, rendait possible que Jésus soit confronté à la
mort. S’il n’était resté que Dieu seul, il n’aurait pas pu mourir pour nous.
Mar 15:39 Le centenier, qui était en face de Jésus, voyant qu'il avait expiré de
la sorte, dit : Assurément, cet homme était Fils de Dieu.
d) Les qualités de l'une ou de l’autre des deux
natures lui sont attribuées sous le nom de l'autre
1 Cor 2:8 …sagesse qu'aucun des chefs de ce siècle n'a connue, car, s'ils
l'avaient connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de gloire.
Col 1:13-20 « Fils bien-aimé » en contraste avec « le sang de sa croix »
Jn 3:13 Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le
Fils de l'homme qui est dans le ciel.
Jn 6:62 Et si vous voyez le Fils de l'homme monter où il était auparavant [à
savoir au ciel] ?
Rom 9:5 Christ, Dieu au-dessus de toutes choses selon la chair.
Héb 1:3 Le Fils est le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et il
soutient toutes choses par sa parole puissante. Il a fait la purification des péchés
et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts.
Depuis qu’il est remonté au ciel, Jésus-Christ réunit toujours en sa personne
les deux natures. Il reste Dieu et homme à jamais. Nous devons reconnaître que
la rédemption n'était possible que par l'union de la nature divine et de la nature
humaine dans la personne de Jésus-Christ. Nous proclamons cette réalité par
la foi ! (1Jn 4:2-3) – même si nous n’arrivons pas (encore) à tout comprendre.
Psa 49:8-9 Ils ne peuvent se racheter l’un l'autre, ni donner à Dieu le prix du
rachat. Le rachat de leur âme est cher, et n'aura jamais lieu.
Mat 16:26 …que donnerait un homme en échange de son âme ?
Mar 2:7.10 Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ?
Un défi : Pendant sa vie terrestre, deux traits de caractère de Jésus se sont
manifestés de manière particulière :
1. L'amour
 L'amour pour son Père :
Jn 14:31 …afin que le monde sache que j'aime le Père

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Le secret de la vie de Jésus-Christ était d’aimer son Père : « J'aime mon


Père ! » D’où sa consécration et son obéissance jusqu’au bout !
 L'amour pour les hommes :
Eph 5:2 Christ nous a aimés, et il s'est livré lui-même à Dieu pour nous
comme une offrande et un sacrifice.
Jésus-Christ n'aime pas seulement les siens, mais aussi les pécheurs, ses
ennemis ! Dans son amour :
 Il a donné sa vie (1Jn 3:16)
 Il cherche ce qui est perdu jusqu'à ce qu'il l'ait trouvé (cf. Luc 15:4-7) Il
nous a délivrés de nos péchés par son sang (Apo 1:5)
 Il sert les siens jusqu'à ce qu’ils atteignent la perfection (Jn 13:1 : « Il les
aima jusqu'à la fin »)

[Link] compassion
Jésus était ému de compassion. La compassion pour qui ? Et de quelle manière
sa compassion s’était-elle manifestée ? Et quelles en étaient les conséquences ou
les effets ? À cet égard, nous recommandons la lecture des passages suivants :
Mat 14:14; 20:34; Mar 1:41; 6:34; 8:2; 9:22; 9:36; Luc 7:13; 10:33; 15:20.

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V. Le triple office de Jésus-Christ

A. Généralités sur les différents offices


(ministères)
Jésus est le Christ, le Messie, c’est-à-dire l’Oint. Voir par exemple Jn 20:31.
En fait, chaque onction dans l'Ancien Testament préfigurait le Christ et son
œuvre ou ministère. Étaient oints les rois, les souverains sacrificateurs et les
prophètes :
1Ro 19:16 Elisée comme prophète

Lév 8:12 Aaron comme souverain sacrificateur

Ésa 16:13 David comme roi

Nous lisons dans le Nouveau Testament :


Act 10:38 …vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force
Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous
ceux qui étaient sous l'empire du diable, car Dieu était avec lui.
Cette onction de Jésus (lors de son baptême dans le Jourdain) était
l'accomplissement des offices de l'Ancienne Alliance qui indiquaient
typologiquement ceux de la Nouvelle Alliance. Jésus réunit dans sa personne les

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offices prophétique, sacerdotal et royal. En lui a été révélé le sens profond de ces
trois ministères (fonctions).
1. En tant que Prophète, il représente Dieu auprès des hommes. Il leur
révèle Dieu.
2. En tant que Souverain Sacrificateur, il représente les hommes
auprès de Dieu.
3. En tant que Roi, il rétablit la relation d'autorité entre Dieu et les
hommes.

Voici un schéma pour illustrer  la relation entre Dieu et l’homme (à savoir


la séparation de l’homme d’avec Dieu à cause du péché) et le
sens propre de chacun des trois offices ( prophète,  souverain
sacrificateur,  roi) :

   
Dieu
x x x
x
péché prophète souverain Roi
sacrificateur

x x x
x
L'homme

Le ministère prophétique de Jésus (cf. Jn 15:22) a préparé son ministère de


Souverain Sacrificateur (cf. 1Pi 2:24). Et ce dernier est la condition
indispensable en vue de l’instauration de son règne en tant que Roi (Apo 19:16).

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B. L’office prophétique

[Link] définition de l’office prophétique


L’étymologie du mot hébreu nābī‘ (= prophète) est incertaine ; son utilisation,
par contre, est claire. La meilleure explication (ou définition) peut être trouvée
dans le passage de
Exo 7:1-2 L'Éternel dit à Moïse : Vois, je te fais Dieu pour Pharaon ; et
Aaron, ton frère, sera ton prophète. Toi, tu diras tout ce que je t'ordonnerai ; et
Aaron, ton frère, parlera à Pharaon, pour qu'il laisse aller les enfants d'Israël
hors de son pays.
Moïse prenait, pour ainsi dire, la position de Dieu. Il occupe le rôle du
souverain, tandis qu’Aaron est son porte-parole, c’est-à-dire le prophète. Un
prophète est en fait porte-parole de Dieu :
Exo 4:16 Il parlera pour toi au peuple ; il te servira de bouche, et tu tiendras
pour lui la place de Dieu.
Deut 18:18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme
toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui
commanderai.
Jér 1:9 Puis l'Éternel étendit sa main, et toucha ma bouche ; et l'Éternel me
dit : Voici, je mets mes paroles dans ta bouche.
Cet office (ce ministère) englobe les deux tâches importantes
suivantes :
1. La réception de la Parole de Dieu
2. La transmission de la Parole de Dieu

Voici un schéma pour illustrer l’office (le ministère) prophétique :

x x x

× transmission. faux prophète. prophète désobéissant

prophète. (Éze 13:2-3) (Jonas)

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(Eze 3:17)

  

 Le vrai prophète (à gauche) reçoit le message de la part de Dieu et le


transmet ensuite aux hommes vers lesquels Dieu l’envoie.
Le faux prophète (milieu) transmet un message aux hommes sans l’avoir reçu
de la part Dieu. Il prétend être envoyé par Dieu.
Le prophète désobéissant reçoit un message de la part de Dieu, mais refuse de
le transmettre aux hommes vers lesquels Dieu l’envoie (voir l’exemple du
prophète Jonas qui refuse d’aller annoncer le message de Dieu aux habitants
de Ninive).

2.L'accomplissement de l’office
prophétique par Christ
a) Annoncé et promis comme prophète dans
l'Ancien Testament
Deu 18:15 L'Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d'entre tes
frères, un prophète comme moi : vous l'écouterez !
Christ n’était pas Prophète seulement depuis son incarnation, mais déjà dans
l’Ancienne Alliance. Il est Prophète depuis toujours :
1Pi 1:11 …ils [les prophètes de l’A. T.] voulaient sonder l'époque et
les circonstances marquées par l'Esprit de Christ qui était en eux, et qui
attestait d'avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient
suivies.
Jn 1:1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu,
et la Parole était Dieu.
b) Révélé comme prophète dans le Nouveau
Testament

1. Jésus-Christ accomplit la promesse.


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Act 3:22 Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d'entre vos
frères un prophète comme moi ; vous l'écouterez dans tout ce qu'il vous dira…
C'est l'accomplissement de la promesse de Deut 18:15-17 !
Héb 1:2 Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils…
2. Jésus-Christ se dit lui-même être prophète
Mar 6:4 Jésus leur dit : Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie…
Luc 13:33 ...car il ne convient pas qu'un prophète périsse hors de
Jérusalem
3. Jésus-Christ remplit ce qu’on exige d’un prophète
Jn 8:26 J'ai beaucoup de choses à dire de vous et à juger en vous; mais celui
qui m'a envoyé est vrai, et ce que j'ai entendu de lui, je le dis au monde.
Jn 12:49-50 Car je n'ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m'a
envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. Et je sais que son
commandement est la vie éternelle. C'est pourquoi les choses que je dis, je les
dis comme le Père me les a dites.
Jn 17:8 …je leur ai donné les paroles que tu m'as données
Jésus a accompli son ministère prophétique en nous révélant son Père :
Jn 16:25 Je vous ai dit ces choses en paraboles. L'heure vient où je ne vous
parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père.
Il a accompli son ministère prophétique par :
 son témoignage ( [marturéō] = témoigner) cf. Jn 18:37
 ses prédications ( [kērússō] = prêcher) cf. Mat 4:23; 9:35
 son enseignement ( [didáskō] enseigner) cf. Mat 4:23; 9:35
Son ministère prophétique était appuyé et confirmé par des signes et des
miracles (voir par exemple Mat 8 et 9).
c) La particularité de son ministère
prophétique
Il avait révélé Dieu en lui-même et par lui-même :
Jn 1:18 Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu le Fils unique, qui est dans le sein
du Père, est celui qui l'a fait connaître.

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Jn 1:1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la


Parole était Dieu.
En lui sont accomplies toutes les prophéties. On pourrait dire qu’il est « la
prophétie incarnée » (cf. Jn 1:14). Les autres prophètes avaient
seulement indiqué ou annoncé le Christ.
Luc 24:44 Puis il leur dit : C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais encore
avec vous, qu'il fallait que s'accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi
de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes.
Jésus-Christ avait entièrement assumé son ministère. Déjà avant la fondation
du monde, il « était glorieux » (Jn 17:5), et dans la nouvelle création ce
sera toujours lui qui sera la « lumière » (cf. Apo 21:23). Aujourd'hui, il est
fait pour nous « sagesse » (1Co 1:30). Si nous vivons en communion avec
Jésus-Christ, nous vivrons dans la clarté, dans la lumière et la sagesse !

C. L’office du Souverain Sacrificateur

1. Définition du ministère du souverain


sacrificateur et son accomplissement en
Christ.

a) Celui qui nous rapproche du Père


L’étymologie du mot hébreu (kohēn = prêtre, sacrificateur]) est incertain. Le
verbe (avec la même racine (kāhan) au Piel a le sens de « exercer le
ministère d’un sacrificateur » (cf. par exemple Exo 31:10). La tâche du
sacrificateur est en fait d’approcher (ou mieux de rapprocher) quelqu’un
de Dieu. Voici un schéma pour illustrer cette réalité :

Sacrifice × Dieu
(sang)

Le péché

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Le sacrificateur

× l'homme
Le péché sépare l’homme d’avec Dieu. Christ est descendu et a versé son
sang. En tant que Souverain Sacrificateur, il le présente à Dieu le Père et fait
ainsi l’expiation du péché qui séparait l’homme de Dieu. Ainsi il rapproche
l’homme pardonné de Dieu (cf. Col 1:19-20).
Le livre du « Lévitique » offre un bon exemple pour illustrer le sens profond
du ministère des sacrificateurs. Le service exercé par le souverain sacrificateur
au jour des expiations (Yom Kippour) en est l’illustration parfaite. Le
souverain sacrificateur apportait ce jour-là du sang dans le lieu très saint :
Lév 16:15 Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le
sang au-delà du voile. Il fera avec ce sang comme il a fait avec le sang du
taureau, il en fera l'aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire.
Lév 16:17 Il n'y aura personne dans la tente d'assignation lorsqu'il
entrera pour faire l'expiation dans le sanctuaire, jusqu'à ce qu'il en sorte.
Il fera l'expiation pour lui et pour sa maison, et pour toute l'assemblée d'Israël.
Dans la Nouvelle Alliance, c’est Jésus-Christ qui nous ramène (rapproche
de) à Dieu le Père par le moyen de son propre sang, une fois pour toutes (cf.
Héb 9:24-28) :
Héb 9:12 …et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très
saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang,
ayant obtenu une rédemption éternelle.
Éph 2:13 Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés,
vous avez été rapprochés par le sang de Christ.
b) Médiateur
Le souverain sacrificateur sert en fait de médiateur entre Dieu et l’homme. Il se
rend dans la présence de Dieu pour retourner ensuite vers les hommes :
Nom 6:23 Parle à Aaron et à ses fils, et dis : Vous bénirez ainsi les enfants
d'Israël… (Bénédiction)

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Mal 2:7 Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, et c'est à sa
bouche qu'on demande la loi, parce qu'il est un envoyé de l'Éternel des armées.
(Enseignement)
Une autre tâche du sacrificateur était de consulter Dieu au moyen de « l'ourim
et le thoummim » cf. Exo 28:30; Nom 27:21).
Depuis la mort et la résurrection de Jésus-Christ, c’est
lui qui est notre médiateur (→ la Nouvelle Alliance) :
1Ti 2:5 Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les
hommes, l’homme Jésus-Christ.
Héb 7:25 C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui
s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
Le Nouveau Testament démontre que Jésus-Christ est le médiateur de la
Nouvelle Alliance (cf. Héb 9:15; 12:24), tandis que Moïse a été celui de
l’Ancienne Alliance (cf. Jn 1:17; 2Co 3:4-18)
c) Avocat (Représentant)
Aux yeux de Dieu, le souverain sacrificateur remplit le rôle d'avocat de l'homme
:
Héb 5:1 En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est
établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes
et des sacrifices pour les péchés.
Exo 28:12.29 Tu mettras les deux pierres sur les épaulettes de l'éphod, en
souvenir des fils d'Israël ; et c'est comme souvenir qu'Aaron portera leurs
noms devant l'Éternel sur ses deux épaules. . . . Lorsqu’Aaron entrera dans le
sanctuaire, il portera sur son cœur les noms des fils d'Israël, gravés sur le
pectoral du jugement, pour en conserver à toujours le souvenir devant
l'Éternel.
Le souverain sacrificateur représentait le peuple (les hommes, avec leurs
noms) devant Dieu. Il portait les noms des 12 tribus d'Israël, gravés sur le
pectoral du jugement pour en conserver le souvenir devant l'Eternel.
Mais dans la Nouvelle Alliance, c’est Jésus-Christ qui est notre avocat
plaidant notre cause devant Dieu :
1Jn 2:1 Mes petits enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez
point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père,
Jésus-Christ le juste.

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Héb 9:24 Car Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme,
en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de
comparaître maintenant pour nous devant la face de
Dieu.
Héb 7:25 C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui
s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en
leur faveur.
L’Ancien Testament nous fournit de belles leçons pour nous faire comprendre la
valeur et la portée du ministère sacerdotal de Jésus-Christ. Nous réalisons
davantage l’importance de Jésus pour notre vie, mais aussi combien, en fait, il
est simple de venir en sa présence !

[Link] conditions à remplir pour l’office du


souverain sacrificateur et comment Christ les a
remplies
Afin de pouvoir exercer le ministère du souverain sacrificateur, il faut
remplir les conditions suivantes :
a) Le souverain sacrificateur doit être pris d’entre les
hommes
Héb 5:1 En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est
établi pour les hommes dans le service de Dieu…
Il doit compatir avec les hommes, afin de pouvoir présenter leurs problèmes
devant Dieu.
En conséquence, il faut que Christ soit un homme :
Héb 2:17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses
frères, afin qu'il soit un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le
service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple.
b) Le souverain sacrificateur doit être appelé par Dieu
Héb 5:4 Nul ne s'attribue cette dignité, s'il n'est appelé de Dieu, comme le
fut Aaron.
Le sacerdoce n'est pas un mérite ; c’est plutôt une vocation. Seul celui qui est
appelé peut venir dans la présence de Dieu.
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Christ devait donc être appelé par Dieu :


Héb 5:5-6 Et Christ ne s'est pas non plus attribué la gloire de devenir Souverain
Sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon
Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui ! Comme il dit encore ailleurs :
Tu es Sacrificateur pour toujours, selon l'ordre de
Melchisédek.
c) Le souverain sacrificateur doit être saint
Exo 28:36 Tu feras une lame d'or pur, et tu y graveras, comme on grave un
cachet : Sainteté à l'Éternel !
Lév 21:6 Ils seront saints pour leur Dieu, et ils ne profaneront
pas le nom de leur Dieu ; car ils offrent à l'Éternel les sacrifices consumés par le
feu, l'aliment de leur Dieu : ils seront saints.
Lév 21:18 Tout homme qui aura un défaut corporel ne
pourra s'approcher : un homme aveugle, boiteux, ayant le nez camus ou
un membre allongé…
Héb 7:26 Il nous convenait, en effet, d'avoir un souverain sacrificateur
comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des
pécheurs, et plus élevé que les cieux…
Il s’ensuit que Christ doit être saint :
1Pi 1:19 …mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau
sans défaut et sans tache
Héb 4:15 Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse
compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes
choses, sans commettre de péché.
Héb 7:26-28 Il nous convenait, en effet, d'avoir un souverain sacrificateur
comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des
pécheurs, et plus élevé que les cieux . . . . En effet, la loi établit souverains
sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a
été fait après la loi établit le Fils qui est parfait, pour l'éternité.
d) Le souverain sacrificateur doit présenter un
sacrifice
Héb 5:3 Et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir des
sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple.

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Il ne peut pas se présenter devant Dieu sans le sang d’une victime. Christ
doit aussi se présenter avec un sacrifice :
Héb 7:27 …qui n'a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d'offrir
chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, ensuite pour
ceux du peuple, car ceci il [Christ] l'a fait une fois pour toutes en
s'offrant lui-même.
Héb 10:10 C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par
l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.
Héb 10:14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection
pour toujours ceux qui sont sanctifiés. (Mais voir aussi Héb 12:14)
Eph 5:2 …et marchez dans l'amour, à l'exemple de Christ, qui nous a
aimés, et qui s'est livré lui-même à Dieu pour nous comme
une offrande et un sacrifice de bonne odeur.
Jésus n'a pas sacrifié quelque chose ; il s’est lui-même offert en
sacrifice pour nous (cf. Héb 9:12.26b). La valeur du sacrifice se trouve dans
le sang. C’est pour cela qu’il a fallu que Christ meure :
Lév 17:11 …car l'âme de la chair est dans le sang ; et moi je
vous l'ai donné sur l'autel, pour faire propitiation pour vos âmes ; car c'est le
sang qui fait propitiation pour l'âme.
Héb 9:22 Et presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans
effusion de sang il n'y a pas de pardon.
C'est pourquoi le cœur du ministère sacerdotal du Christ (tout comme celui
du souverain sacrificateur vétérotestamentaire) est dans le sacrifice
qu’il apporte et dans l'intercession. Concernant le sacrifice, Christ l’a déjà
accompli. Quant à l’intercession, il l’accomplit maintenant, continuellement (cf.
Rom 8:34; Héb 4:14-16; 1Jn 2:1-2). Nous parlerons d'abord du sacrifice de
Jésus, c’est-à-dire de sa mort (expiatoire et substitutionnelle),
ensuite de son ministère actuel en tant qu’intercesseur. D’abord une
illustration :
La grande fête annuelle des expiations (jour de l’expiation ou de la
réconciliation : Yom Kippour, cf. Lév 16) nous fournit une merveilleuse
image de l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ sur la croix :

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1er venue
2ème venue

1er Acte : 2ème Acte : 3ème


Acte :
Lév 16 :1-4.34. Lév 16 :15.21 Lév 16 :24
Héb 9 :26. Héb 9 :24. Héb 9 :28
Phi 2 :7 1 Jn 1 :9 Mat 24 :30

3. L’importance de la mort de Jésus-Christ


On peut s’imaginer que le souverain sacrificateur était ému au moment de la
mise à mort de la victime, près de l'autel, dont il apportait ensuite le sang dans le
lieu très saint en vue de la réconciliation du peuple avec Dieu. Quel moment
solennel et saint sur la croix de Golgotha, lorsque le sang de Jésus-Christ a
coulé ! Jésus-Christ est mort pour moi, pour nous tous ! Voici quelques
passages-clé qui parlent de la mort de Jésus-Christ : Héb 1:1-4; 2:14-17;
7:22-28; 8:1-7; 9:1-14.22-28; 10:1-14.19-25.
En outre, nous voyons que sa mort a été annoncée (prédite) dans l’Ancien
Testament :
a) Annoncée dans l'Ancien Testament
Plusieurs types (images) et prophéties dans l’Ancienne Alliance préfiguraient
et annonçaient la mort de Jésus-Christ :
Gen 3:15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa
postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.
Gen 3:21 L'Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il
les en revêtit.
Exo 12 L’agneau pascal
Lévitique Tous les sacrifices

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Esa 53:7 Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable
à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la
tondent ; il n'a point ouvert la bouche.
Tout l’Ancien Testament comprend le thème de la mort de Jésus-Christ.
Luc 24:25-27 Alors Jésus leur dit : Ô hommes sans intelligence, et dont le cœur
est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ
souffre ces choses, et qu'il entre dans sa gloire ? Et, commençant par
Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans
toutes les Écritures ce qui le concernait.
b) Le thème central du Nouveau Testament
Les trois derniers jours de la vie terrestre de Jésus-Christ occupent environ un
cinquième des récits des évangiles. La mort de Jésus est mentionnée plus de 175
fois dans le Nouveau Testament. En voici quelques passages importants : Mat
27:31ss; Jn 19:28ss; Act 2–3; Rom 3:21-25; 5:6-11; 6:1ss; Héb 2:14-18;
9:11-28; 10:10-14; 1Pi 1:18-21; 2:21-24; Apo 5:6-12.
c)But principal de son incarnation
Comme nous l’avons déjà démontré ci-dessus, il fallait que Jésus devienne
chair, et le but principal en était qu’il meure pour l’humanité perdue dans le
péché : Mar 10:45 Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais
pour servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup. Soulignons que ce
passage est considéré comme le verset-clé de l’évangile de Marc Héb 2:14 Ainsi
donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également
participé lui-même, afin que, par la mort, il rende impuissant celui qui avait la
puissance de la mort, c'est-à-dire le diable… La triple annonce de Jésus à ses
disciples qu’il lui fallait mourir (cf. Luc 9:22; 9:44-46; 18:31-34) atteste aussi
l’importance primordiale de sa mort.
d) Fondement de l'Évangile
Le message de la « bonne nouvelle » (de l’évangile) est le suivant : « Jésus est
mort pour moi afin que je vive » :
1Co 15:1-3 Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai
annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel
vous êtes sauvés, si vous le retenez dans les termes où je vous l'ai annoncé ;
autrement, vous auriez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je
l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les
Écritures…

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e) Le cœur de la foi chrétienne


Nombreuses sont les religions qui sont basées sur la vie et l’enseignement de
leur fondateur. Par contre, le fondement de la foi chrétienne repose sur la mort et
la résurrection de son fondateur.
f) Indispensable à notre salut
Jn 3:14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le
Fils de l'homme soit élevé…
Jn 12:24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en
terre ne meurt, il reste seul ; mais, s'il meurt, il porte beaucoup
de fruit.
Sans la mort de Jésus, il n'y aurait pas de rédemption – pas de fruit, car le pardon
du pécheur n'est possible que par la rançon pour le péché. Et cette rançon, c'est
Jésus-Christ qui l’a payée par sa mort substitutionnelle et expiatoire sur la
croix (Mar 10:45; Rom 3:25-26; Col 2:14-15).
g) Objet d'intérêt particulier dans le ciel
Luc 9:30-31 Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et
Élie, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu'il
allait accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient
appesantis par le sommeil ; mais, s'étant tenus éveillés, ils virent la gloire de
Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui. Apo 5:8-12 Les quatre êtres
vivants, les vingt-quatre anciens, et les anges rendent hommage à l’Agneau
immolé, c’est-à-dire à Jésus-Christ.

4. La signification de la mort de Jésus-Christ


Comme nous venons de le dire, de nombreuses religions sont basées sur la vie et
l’enseignement de leur fondateur. Mais il n’en va pas de même du christianisme.
Le cœur de la foi chrétienne trouve son origine dans la mort de Jésus-Christ, son
auteur. C’est d’ailleurs pour cette raison que « vendredi saint » est le jour
férié le plus important pour les protestants. Pourquoi attachons-nous autant
d’importance à la mort de Jésus-Christ ? Nous remontons encore aux origines
de l’histoire de l’humanité :
Rappelons-nous l’avertissement de Dieu adressé au premier homme :
Gen 2:16-17 …car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement !
Hélas, Adam et Ève ont désobéi à Dieu et mangé du fruit interdit. Les deux sont
devenus coupables et inexcusables. Pourtant, Dieu les avait avertis. L’amour

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vrai n’est pas une obéissance froide, mais son


authenticité doit pouvoir être éprouvée. Nous le répétons, sans
possibilité de choix, l’amour n’existe pas. La chute a conduit Adam et Ève dans
le péché, en entraînant toute l’humanité dans le même sillage.
Certains pourraient s’imaginer Dieu face à ce problème : « Ah, l’homme a
péché… que ferons-nous ? Nous l’avons averti qu’il allait mourir au cas de
désobéissance. Mais quand même, ayons pitié de lui, cette pauvre
créature… Ah, fermons un œil, pour une fois ! »
L’homme moderne argumenterait peut-être de cette manière-là. Mais Dieu n’est
pas un homme. Ce que Dieu a dit, ne le fera-t-il pas ?
Nom 23:19 Dieu n'est point un homme pour mentir, ni fils d'un homme pour
se repentir. Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu'il a déclaré, ne l'exécutera-t-
il pas ?
« …le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement » (Gen
2:17), « …ce que Dieu a dit, ne le fera-t-il pas? » La conséquence
incontournable est donc :
Rom 6:23 Car le salaire du péché, c'est la mort…
Dieu doit donc nécessairement juger l’homme. L’homme est devenu mortel et…
esclave du péché. Des passages tels que Psa 51:7 et Eph 2:1-3 confirment que
tous les hommes sont par nature des pécheurs et enfants de colère. Mais, chose
merveilleuse, Dieu notre Créateur nous aime malgré tout. Mais comment
résoudre cette situation paradoxale ? L’amour de Dieu voudrait épargner
l’homme. Par contre, sa justice et sa véracité exigent le jugement et par
conséquent la mort de l’homme devenu pécheur.
L’Islam et toutes les autres religions prétendent que l’homme est capable de se
sauver lui-même. L’Islam prêche le salut par les bonnes œuvres (les cinq
piliers de l’Islam) ; l’hindouisme, le bouddhisme et d’autres religions
recommandent la méditation, le pèlerinage ou des sacrifices de tout genre pour
se rendre agréable à Dieu ou aux dieux. Mais est-ce que des sacrifices
d’animaux peuvent ôter le péché de l’homme ? La Bible nous dit que non (Héb
10:4ss) et c’est logique, parce que c’est l’homme qui a péché et non pas
l’animal. L’homme non plus ne peut pas lui-même payer la rançon pour son
salut ou celui d’autrui (Psa 49:7ss). S’il faut une solution pour que l’homme
puisse se sortir de son impasse, alors il n’y a que Dieu lui-même qui peut
l’offrir, en payant la dette de l’homme, de sa créature. Mais comme nous l’avons
dit : Dieu ne peut pas fermer ses yeux devant la faute de l’homme en disant : «
Ah, je regrette d’avoir dit à l’homme ‘le jour où tu en mangeras,
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tu mourras certainement’, je retire mon avertissement… que


l’homme vive quand même… ! » Non, ce que Dieu dit, il le fera
nécessairement, car il ne peut pas mentir. Il ne reste donc qu’une seule issue :
Dieu paie lui-même pour la faute de l’homme ! Mais comment ? C’est en
mourant à la place de l’homme ! Mais cela ne suffit pas vraiment, car l’annonce
de la mort en cas de désobéissance s’adressait à l’homme et non pas à Dieu.
Toutefois, Dieu est Dieu et non un homme ! La seule solution était donc que
Dieu devienne lui-même homme, afin de se substituer à lui et de pouvoir mourir
en tant qu’homme. Voici la seule voie de salut pour l’humanité enfermée dans le
péché et l’esclavage de Satan, qui avait réussi à l’induire dans la rébellion contre
son Créateur. C’est de cette manière qu’il faut comprendre des passages tels que
Jn 3:16 et 2 Cor 5:21. Ainsi le Fils de Dieu est devenu homme. Il a revêtu
notre nature humaine. Il est devenu chair (Jn 1:14; 1Ti 3:16). Jésus ayant été
engendré par le Saint-Esprit (non par un homme, c’est-à-dire par
Joseph) et né de la vierge Marie (Luc 1:30-38) est saint, exempt de
péché. Ainsi sa mort est devenue le prix de rachat pour l’humanité. Lui, qui n’a
pas mérité la mort, l’ayant acceptée librement (Jn 10:17-18), a payé pour nous.
La valeur de sa mort, c’est-à-dire le prix de rachat qu’il a payé, a été mis au
crédit de notre compte endetté. Sa mort est donc la rançon pour le péché de
l’humanité tout entière. La mort de Jésus a donc aussi une signification
judiciaire (latin : forensis).
Contrairement à l’avis de certains penseurs, précisons que la mort de Jésus n'est
en aucun cas celle d’un « martyr » resté fidèle à ses propres principes. Car si
tel avait été le cas, pourquoi Jésus aurait-il eu peur de la mort ? En fait, une telle
affirmation nie le vrai motif de la mort de Jésus-Christ : à savoir la
réconciliation de l’homme pécheur avec Dieu ! Selon le théologien allemand
archi-libéral Rudolf Bultmann, Jésus aurait subi la mort d'un criminel
uniquement à cause de son idéalisme ! On pourrait en déduire qu’il n’y a pas de
différence de sens entre la mort de Socrate et celle de Jésus-Christ !
D’aucuns pensent que la mort de Jésus-Christ aurait « seulement » un
effet moral : les souffrances et la mort de Jésus apaiseraient le cœur des
hommes et les pousseraient à changer de vie ! Cette interprétation de la mort de
Jésus nie également l’aspect de la réconciliation. Mais la Bible enseigne toute
autre chose. Confrontons, par exemple, ces idées à Rom 5:6-7; Col 1:19-20;
2:14-15 ! Bref, la signification de la mort de Jésus est la suivante : elle est
expiatoire, substitutionnelle, rédemptrice et
réconciliatrice.
a) La réconciliation
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Des théologiens de certaines tendances critiques pensent qu’un tel sacrifice


vivant n’a pas de sens. Selon eux, Dieu n’est pas un tyran et ne peut donc en
aucun cas exiger des sacrifices sanglants. Rudolf Bultmann était un des
nombreux théologiens qui affirment que l’idée de sacrifices expiatoires
proviendrait de la mythologie ancienne et qu’il faudrait, par conséquent,
(démythologiser) tout le Nouveau Testament. En fait, cela ne devrait pas
nous surprendre. Déjà les pharisiens refusaient le Sauveur. Ils croyaient qu’ils
n’avaient pas besoin d’un Sauveur qui paie pour leurs péchés. Ils pensaient
qu’en observant la loi ils seraient justes devant Dieu (cf. Luc 18:11-12). De
même, les sadducéens rejetaient l’idée d’un sauveur comme l’était Jésus-
Christ. C’est parce qu'ils ne croyaient pas à un au-delà (cf. Mat 22:23; Act
23:8). Ils attendaient plutôt un Messie purement politique, un Messie qui les
délivrerait d’entre les mains des Romains.
En fait, on se demande si l’Église de Rome ne va pas dans la même direction
puisqu'elle prétend (du moins la doctrine officielle du Vatican) que c'est
l'Église qui est l'administratrice de la grâce. Les trésors de la grâce résultent,
d’après elle, des mérites du Christ, de Marie ainsi que des saints. C'est l'Église
qui sert de médiatrice du salut. D’après le Vatican, seule l’Église catholique
(universelle) peut sauver. Le salut s’obtient par le canal des sacrements. Mais
nous savons qu’une Eglise ne peut disposer du salut comme étant sa propriété.
Le salut est lié à une personne, à savoir à Jésus-Christ, le Fils de Dieu, devenu
homme et mort pour nous.
Malheureusement, on observe aussi dans des milieux protestants un certain
sacramentalisme.
Nous connaissons bien des expressions telles que « Moi aussi je suis
baptisé... ! ». Aussi la notion du salut du Conseil Œcuménique des Églises
(COE) est tragique. Pour le réformateur Luther, il était encore question de
savoir « comment puis-je trouver un Dieu favorable ? » Mais
la préoccupation du COE, par contre, peut être résumée par la question «
comment puis-je trouver un prochain favorable ? » D’après
le COE, le salut consisterait dans le triomphe (la victoire) sur les structures
injustes de la société et dans le renversement des puissances politiques et
économiques (partage de la puissance et des richesses par le prolétariat). On
peut déduire de telles conceptions que le COE est plus marxiste que chrétien !
Quant à nous, nous voulons adhérer à l’enseignement de la Bible au sujet du
salut et de la réconciliation :
La réconciliation est l’acte par lequel deux parties, jadis
désunies, sont de nouveau réunies. Dans la Bible, ces

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deux parties sont le Dieu saint et l'homme pécheur. Par


la réconciliation, la cause de la séparation est écartée.
Rom 5:11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu
par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la
réconciliation.
Col 1:19-20 Car Dieu a voulu faire habiter toute plénitude en lui [Jésus-
Christ] ; il a voulu par lui tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la
terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa
croix.
Depuis la chute, le péché a séparé l’homme d’avec son Dieu (Esa 59:2). Mais
Christ a effacé ce péché. C’est à l'homme de retourner à Dieu en acceptant de
se réconcilier avec lui par Jésus-Christ :
2 Cor 5:19-20 Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-
même en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la
parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour
Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de
Christ : Laissez-vous réconcilier avec Dieu !
Dans la conception païenne, c’est l’homme qui se réconcilie avec Dieu, mais
d’après la Parole de Dieu, c’est Dieu qui prend l’initiative, afin que l’homme
soit de nouveau réconcilié avec lui, par le sang de son Fils Jésus-Christ.
Quand il est question de la réconciliation entre Dieu et l’homme, le verbe «
réconcilier » n’est dans la forme active que si le sujet est Dieu. L’homme est
l’objet (passif) de la réconciliation. La seule chose que l’homme puisse faire,
c’est d’accepter d’être réconcilié avec Dieu par Jésus-Christ (cf. Rom 5:10;
2Co 5:19-20).
b) Substitution
La souffrance substitutionnelle est une souffrance supportée par quelqu’un à la
place de quelqu’un d'autre. Cette souffrance a pour but d’obtenir la libération de
celui pour qui cette souffrance est endurée. L’AT illustre parfaitement
la signification de la substitution :
Exo 12 Ou le sang d’un agneau sans défaut ou la mort du premier-né dans
chaque maison !
Lév 1–5 Sacrifices d’animaux pour les péchés commis par les hommes.
Lév 16 La fête annuelle des expiations (Yom Kippour) : le bouc
émissaire !
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En signe de substitution (identification avec la victime), il fallait poser ses mains


sur la tête de l'animal à sacrifier.
Jésus-Christ est notre substitut :
Esa 53:4-6 Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos
douleurs qu'il s'est chargé…
1 Cor 15:3 Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que
Christ est mort pour nos péchés…
Rom 5:8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous
étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.
Mar 10:45 Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour
servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup.
La portée de cette substitution est énorme :
2 Cor 5:14 L'amour du Christ nous presse, parce que nous estimons que si un
seul est mort pour tous, tous donc sont morts…
C’est pourquoi nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes (1Co 6:19-20;
2Co 5:15). Comparer le principe de la substitution avec Philémon 18-19 (Paul
est prêt à payer la dette d’Onésime à Philémon).
c)Rédemption
L’acte de la rédemption consiste en ce que Christ nous a rachetés en nous
délivrant de nos péchés (cf. Tit 2:14). À l’époque où l'esclavage était encore très
répandu, l’image du rachat était bien comprise par tous. Quelqu’un acquiert
(achète) un esclave. Pour que ce même esclave puisse devenir libre, il faut que
quelqu’un le rachète ou que l’esclave lui-même paie le prix du rachat.
Christ nous a rachetés afin que nous lui appartenions :
Mar 10:45 Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour
servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup.
Éph 1:7 En lui nous avons la rédemption (en grec [apolúterōsis] = délivrance
loin de) par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce…
1) Racheté de la malédiction de la loi
Gal 3:13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu
malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au
bois…

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2) Racheté des exigences de la loi


Gal 4:5 …afin qu'il rachète ceux qui étaient sous la loi, afin que nous
recevions l'adoption.
3) Racheté de la puissance du péché
Tit 2:14 Il s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute
iniquité…
Rom 6:14 Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes,
non sous la loi, mais sous la grâce.
En conclusion, nous pouvons affirmer que par Christ nous sommes rachetés
de :
 la culpabilité du péché (mise en exergue par la loi) (cf. Tit 2:14)
 la puissance du péché (cf. Rom 6:14)
 mais pas encore de la présence du péché (1Jn 1:8)

4) Racheté de la puissance de Satan


Héb 2:14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair,
il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il rende impuissant
celui qui avait la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable…
Col 1:13 …il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a
transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé…
5) Une rédemption (salut) parfaite
Héb 10:14 …par une seule offrande il a amené à la perfection pour
toujours ceux qui sont sanctifiés… La rédemption comprend tous les
domaines de la vie, aussi celui du corps. Cependant, notre corps terrestre
n’est pas régénéré, c’est seulement la partie spirituelle du croyant qui l’est.
Cette réalité est confirmée par l’apôtre Paul :
1 Cor 15:50 Ce que je dis, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent
hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n'hérite pas
l'incorruptibilité.
Face à ce constat, Paul s’écrie :
Rom 7:24 Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?
Mais heureusement, il peut compléter par :

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Rom 7:25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !
Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et
je suis par la chair esclave de la loi du péché.
Et c’est dans le chapitre 8 de l’épître aux Romains que Paul enseignera que
la rédemption de notre corps est encore à venir, c’est-à-dire qu’elle n’aura
lieu que lorsque nous ressusciterons et serons revêtus du corps nouveau, i. e.
du corps de gloire :
Rom 8:23 Et ce n'est pas elle seulement mais nous aussi, qui avons les
prémices de l'Esprit nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption,
la rédemption de notre corps. (cf. Rom 5:1-5)
La rédemption totale est donc encore à venir. Pour le moment, nous n’en
possédons que le gage par le Saint-Esprit en nous :
Eph 1:14 …lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de
ceux que Dieu s'est acquis, pour célébrer sa gloire.
5. Les effets (conséquences) de la mort de Jésus-Christ
Jésus est-il mort pour tous les hommes ou seulement pour les élus ? Les
Calvinistes, qui insistent sur la doctrine de la prédestination inconditionnelle et
de la grâce irrésistible, sont obligés d’affirmer que Jésus n’est mort que pour les
seuls élus, et non pas pour tous les hommes. La doctrine qui consiste à dire que
Jésus serait mort seulement pour les élus est aussi appelée « expiation
définie » (en latin : expiatio definita). Cela signifierait que le nombre de
ceux qui sont au bénéfice de l’expiation du Christ serait défini et identique à
celui des personnes élues (ou prédestinés) par Dieu dès avant la fondation
du monde. Effectivement, si Jésus est mort pour tous les hommes, la doctrine
calviniste de la prédestination semble être absurde. Pourquoi ? Parce qu’il serait
déraisonnable que le Père envoie son Fils dans le monde, afin de mourir pour
des hommes dont il aurait décidé, de toute éternité, de ne pas les choisir pour le
salut. Il est vrai que les défenseurs de l’expiation définie peuvent aussi se
réclamer de certains passages bibliques qui pourraient, au moins à première vue,
suggérer que Christ n’est mort que pour un nombre restreint d’hommes. Ce sont,
entre autres, des passages qui parlent de « plusieurs » et non de « tous » les
hommes :
Mat 26:28 …car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu
pour beaucoup [ou plusieurs], pour le pardon des péchés.
Mar 10:45 Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour
servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup.
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Héb 2:10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes
choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, ait élevé à la
perfection par les souffrances le Prince de leur salut.
La position opposée est couramment désignée comme « Universalisme
hypothétique ». Celui-ci affirme que Jésus est mort pour tous les hommes,
mais sa mort n’est efficace que pour ceux qui acceptent le
don de la grâce en Jésus-Christ. Il faut donc accepter le salut en Christ, d’où
le mot « hypothétique ». Oui, Christ est mort pour tous
(hypothétique), mais il faut accepter ce don, sinon la mort de Jésus reste
sans effet.
Les Calvinistes se réclament également de passages tels
que
Jn 17:9 C'est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour
ceux que tu m'as donnés, parce qu'ils sont à toi…
Dans l’opinion des Calvinistes, ce passage implique en fait la même chose :
Jésus prie uniquement pour les élus, donc pour ceux qui seuls étaient prédestinés
dès avant la fondation du monde. Les défenseurs de la position contraire
(Arminiens et autres) répliquent en interprétant ces paroles de Jésus de
la manière suivante : Dieu connaît d’avance ceux qui croiront. C’est pourquoi
Jésus ne prie que pour ceux dont il sait qu’ils croiront. Au sujet de l’omniscience
du Seigneur, voir des passages tels que Psa 139:14-16; Jn 1:45-51.
En effet, nous croyons qu’un bon nombre de passages bibliques suggèrent bel et
bien que Jésus est mort pour tous les hommes (dans le vrai sens du mot) et non
seulement pour les élus :
Jn 1:29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l'Agneau de
Dieu, qui ôte le péché du monde.
Tit 2:11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été
manifestée.
1Ti 2:3-4.6 Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut
que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance
de la vérité. . . . qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. C'est là
le témoignage rendu en son propre temps…
Mais ce sont surtout les passages suivants qui nous semblent être
particulièrement gênants pour les adhérents à l’expiation définie des
Calvinistes :

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1Ti 4:10 Nous travaillons, en effet, et nous combattons, parce que nous
mettons notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de
tous les hommes, surtout des croyants.
Si Paul ajoute « surtout des croyants », cela veut dire que le salut est
vraiment pour tous les hommes, non seulement pour les croyants. Mais bien sûr,
il n’est efficace que pour ceux qui se laissent sauver (2 Cor 5:19-20).
1 Jn 2:2 Il est lui-même la victime expiatoire pour nos péchés, et non
seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.
2 Pi 2:1 Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même
parmi vous de faux docteurs, qui introduiront sournoisement des sectes
pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront
sur eux une ruine soudaine.
Si le prix du rachat a aussi été payé pour les faux docteurs, cela veut donc dire
que Jésus est vraiment mort pour tous les hommes, sans exception. D’ailleurs,
pour ne citer qu’un exemple, si un évangéliste ne croit pas que Christ est
vraiment mort pour tous les hommes, comment peut-il dire à ses auditeurs : «
Christ est aussi mort pour toi, tourne-toi vers lui et tu
seras sauvé ! » ? Seul l’évangéliste qui adhère à l’Universalisme
hypothétique pourra prêcher de cette manière, mais il n’en est pas ainsi de celui
qui adhère à l’expiation définie !
C’est bien sur la base de la mort du Christ qu’il est possible que Dieu puisse
nous pardonner et nous renouveler. Christ est mort pour tous les
hommes. Une image tirée de l’Ancien Testament nous aide à comprendre
cette vérité : Christ est devenu le propitiatoire de grâce de la Nouvelle Alliance.
Comparons le sacrifice propitiatoire dans l’Ancien Testament (cf. Lév 16) avec
celui du Nouveau Testament (cf. Rom 3:25). Aujourd’hui, qui que ce soit qui
s’approche de Dieu obtiendra grâce :
Héb 4:16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin
d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.
C'est pour cela que nous parlons de l’économie voire de la dispensation de la
grâce. Jésus voudrait que tous viennent à lui. Quiconque vient et accepte l’offre
de la grâce sera agréé :
Jn 12:32 Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes
à moi.
Jn 6:37 Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas
dehors celui qui vient à moi…
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Esa 55:1-2 Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n'a pas
d'argent ! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans
argent, sans rien payer !
Mais celui qui refuse la grâce offerte par l’Agneau de Dieu immolé pour nos
péchés (Apo 5:6.12), le rencontrera au jour du jugement comme le Lion de
Juda (cf. Apo 5:5), parce que ce sera le jour de la colère de l’Agneau (cf. Apo
6:16).

6. L’office sacerdotal du Christ dans le ciel


Le ministère sacerdotal de Jésus-Christ nous est expliqué et illustré avec
l’aide de deux personnages vétérotestamentaires qui étaient également des
souverains sacrificateurs : Aaron et Melchisédek ! Nous comparerons les
deux souverains sacrificateurs l’un avec l'autre et analyserons comment ils
préfiguraient (types) le sacerdoce de Jésus-Christ ; autrement dit, comment
Jésus-Christ est l’accomplissement final de l’office sacerdotal.
a) Son caractère
En tant que Souverain Sacrificateur terrestre, Jésus-Christ a accompli le
sacerdoce aaronide. Ce dernier connaissait son point culminant au jour de la
grande fête des expiations (Yom Kippour). Voici les caractéristiques du
ministère Aaronide :
 une fois par an (Lév 16; cf. Héb 9:25)
 limité au peuple d’Israël (Lév 16:34; cf. Héb 9:7; 7:11ss)
En tant que Souverain Sacrificateur venu du ciel, Christ est Sacrificateur à la
manière de Melchisédek, car son sacerdoce est
 éternel (Héb 7:17-25; 9:12)
 universel (Héb 8:1; 9:24-26)
Nous pensons d’ailleurs que Melchisédek était une Christophanie,
puisqu’il nous est présenté comme étant éternel, sans commencement ni fin de
vie (cf. Héb 7:3). De même, il occupait à la fois l’office de souverain
sacrificateur et celui de roi (Héb 7:1), ce qui n’est pas permis à un homme
ordinaire (voir le châtiment des rois Saül et Ozias qui s’arrogèrent de
sacrifier : 1Sa 13:8ss; 2Ch 26:16ss).

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b) Sa durée
Pendant son séjour sur la terre, Jésus a posé le fondement pour son ministère de
Souverain Sacrificateur : Il s’est donné lui-même en sacrifice sur la croix :
Jn 19:30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli. Et, baissant
la tête, il rendit l'esprit.
Héb 10:14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour
toujours ceux qui sont sanctifiés.
Dans le ciel, Jésus-Christ remplit maintenant pour toujours son ministère de
Souverain Sacrificateur. Il est Souverain Sacrificateur selon l’ordre de
Melchisédek qui est éternel :
Héb 7:24-25 Mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède un
sacerdoce qui n'est pas transmissible. C'est aussi pour cela qu'il peut sauver
parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant
pour intercéder en leur faveur.
c) Son effet
En tant que Souverain Sacrificateur sur terre, Jésus a englobé le monde entier
dans son œuvre rédemptrice sur la croix :
1 Jn 2:2 Il est lui-même la victime expiatoire pour nos péchés, et non
seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.
Héb 10:10 C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par
l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.
En tant que Souverain Sacrificateur dans le ciel, il œuvre seulement en faveur
des élus, et ceci en permanence :
Rom 8:34 Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité,
il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !
Héb 9:24 Car Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main
d'homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même,
afin de comparaître maintenant pour nous devant la face
de Dieu.
1 Jn 2:1 Mes petits enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez
point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ
le juste.

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Jésus, en tant que Souverain Sacrificateur dans le ciel, intercède en notre faveur
auprès du Père, en vertu du même ministère accompli sur terre. En tant que
Souverain Sacrificateur éternel, il est le médiateur perpétuel du salut qu'il a
acquis en mourant sur la croix pour tous ceux qui s’approchent de lui (Héb
7:24-25).
Par Jésus-Christ, le sacerdoce lévitique est devenu caduc. Il en résulte un
changement radical et inévitable concernant tous les aspects de ce sacerdoce.
Voici ce que l'épître aux Hébreux nous en dit :
Héb 7:11-28 Le nouveau sacerdoce (selon l’ordre de
Melchisédek) est éternel !
Héb 8:6-7.13 La Nouvelle Alliance est éternelle !
Héb 9:1-28 Le nouveau sanctuaire est éternel (car céleste) !
Héb 10:11-18 Le nouveau sacrifice est éternel (car le sang précieux de
Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a remplacé celui d’un animal) !
Suggestion : Plus de 400 passages dans la Bible parlent du sang de
Jésus-Christ. C’est donc manifestement un sujet essentiel. Dans nos anciens
recueils de cantiques chrétiens, le nombre des chants qui parlent du sang du
Christ était encore considérable. Dans les recueils modernes, par contre, on
risque de n’en trouver aucun. Cela devrait nous faire réfléchir.
 Le sang de la Nouvelle Alliance :
Mat 26:28 …car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est
répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés.
Héb 13:20-21 Que le Dieu de paix, qui a ramené d'entre les morts le
grand berger des brebis, par le sang d'une alliance éternelle,
notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour
l'accomplissement de sa volonté…
 Le témoignage de Dieu sur terre :
1Jn 5:7-8 Car il y en a trois qui rendent témoignage : l'Esprit, l'eau et le
sang, et les trois sont d'accord.
 La base de la rédemption :
Eph 1:7 En lui nous avons la rédemption par son sang, le
pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce…

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Héb 9:12 …et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non
avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang,
ayant obtenu une rédemption éternelle.
 Le moyen d’obtenir le pardon du péché :
Héb 9:22 Et presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans
effusion de sang il n'y a pas de pardon.
1 Jn 1:7 Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même
dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang
de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
Héb 9:14 …combien plus le sang de Christ, qui, par l'Esprit éternel, s'est
offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience
des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant!
 La justification :
Rom 5:9 À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes
justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.
 Le rapprochement de Dieu :
Eph 2:13 Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés,
vous avez été rapprochés par le sang de Christ.
Héb 10:19 Ainsi donc, frères, nous avons, au moyen du sang de Jésus, une
libre entrée dans le sanctuaire.
 Le fondement de la paix (c.-à-d le sine qua non de la paix):
Col 1:20 …il a voulu par lui tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est
sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui,
par le sang de sa croix.
Eph 2:15-16 …ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans
ses prescriptions ; il a voulu créer en lui-même avec les deux un seul homme
nouveau, en établissant la paix, et les réconcilier avec
Dieu l'un et l'autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle
l'inimitié.
 La propriété de Dieu :
Act 20:28 Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel
le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l'Église de Dieu,
qu'il s'est acquise par son propre sang.

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Apo 5:9 Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de


prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as
racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu,
de toute langue, de tout peuple, et de toute nation…
 Base de la communion avec Dieu et les autres croyants :
Jn 6:56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et
je demeure en lui.
1 Co 10:16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas
la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons,
n'est-il pas la communion au corps de Christ ?
 Nous sommes sanctifiés :
Héb 13:12 C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le
peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. (cf. Héb
10:14)
 La victoire sur Satan :
Apo 12:11 Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'Agneau
et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie
jusqu'à craindre la mort.
 Sujet d'adoration éternelle des rachetés au ciel :
Apo 5:9-10 Et ils chantaient un cantique nouveau, en
disant : Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux ; car tu as été
immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de
toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; tu as fait d'eux
un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.
On comprend donc bien pourquoi l’apôtre Pierre parle du sang précieux du
Christ :
1 Pi 1:19 …mais par le sang précieux de Christ, comme d'un
agneau sans défaut et sans tache…

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D. L’office royal du Christ


L’Ancien Testament annonce à plusieurs reprises la venue d’un futur roi :
Gen 49:10 Le sceptre ne s'éloignera point de Juda, ni le bâton souverain
d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Shiloh [celui à qui appartient le
sceptre] et que les peuples lui obéissent.
2 Sa 7:12-13 Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec
tes pères, j'élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et
j'affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et
j'affermirai pour toujours le trône de son royaume.
Dans le Nouveau Testament, Jésus nous est présenté comme Roi, surtout dans
l'évangile de Matthieu (le Roi et le royaume). Son futur règne a déjà été
acclamé lors de l'annonce de sa naissance :
Luc 1:33 Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura
point de fin.
Luc 2:11 …c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un
Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
Hélas, Jésus, le Roi, a été rejeté par son peuple. Dans un premier temps,
même Jean-Baptiste, son précurseur, a eu des doutes à son sujet. Cela ne
change rien au fait que Jésus soit entré comme Roi dans la ville de Jérusalem
(cf. Math 21:4-5). Et lorsqu’il a été interrogé par Pilate, il a confirmé sa royauté
:
Jn 18:36-37 Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon
royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que
je ne sois pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-
bas. Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le
dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre
témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.
Malheureusement le peuple le condamnait en criant :
Jn 19:15 Ôte, ôte, crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les
principaux sacrificateurs répondirent : Nous n'avons de roi que César !
Luc 19:14 Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous !

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L’office royal du Christ n’est devenu réalité qu’après sa naissance. En ce qui


concerne la concrétisation de son autorité royale, elle n’avait lieu qu’après son
élévation et son intronisation dans le ciel.

1. Assis à la droite du trône de la majesté


divine dans les cieux
La signification principale de l'élévation de Jésus-Christ est son «
intronisation » dans le ciel :
Héb 8:1 Le point capital de ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel
souverain sacrificateur, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine
dans les cieux…
Il s’agit d’une position d’attente :
Psa 110:1 De David. Psaume. Parole de l'Éternel à mon Seigneur : Assieds-
toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.
Quand il y a un roi, il doit aussi y avoir des sujets. Les principes du royaume du
Christ sont d’ordre spirituel. C’est pourquoi il fallait d’abord l’effusion du Saint-
Esprit.
1 Cor 12:3 C'est pourquoi je vous déclare que personne, s'il parle par l'Esprit
de Dieu, ne dit « Jésus est anathème » et que personne ne peut dire «
Jésus est le Seigneur ! » si ce n'est par le Saint-Esprit.
Déjà sur terre, le Seigneur Jésus déclarait :
Jn 18:36 Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume
était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois
pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas.
Ce royaume est un royaume de grâce :
Héb 4:16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin
d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.
Suggestion : Abordons quelques questions pratiques :
 Jusqu'à quel niveau laissons-nous Jésus-Christ régner dans notre vie ?
Le principe évoqué par l’apôtre Paul en Gal 2:20 devrait aussi être notre
attitude : « …de sorte que ce n'est plus moi qui vis, mais
c'est le Christ qui vit en moi. Car ma vie humaine, actuelle,
je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et a donné
sa vie pour moi. »

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 Comment son règne se manifeste-t-il dans notre vie ? Vivons-nous à sa


gloire ? Notre vie de sanctification et de consécration l’honore-t-elle ? (cf.
Rom 6:10-22; 12:1-2; 1Pi 3:15)

2. Sur le trône de David


Lors de sa première venue, Jésus n'a été ni reconnu ni accepté par les siens ; son
peuple, c’est-à-dire Israël, l’a même rejeté (cf. Jn 1:11). Mais lors de sa
deuxième venue, c’est-à-dire lors de sa parousie, il sera enfin reconnu et reçu
par lui :
Zac 12:10 Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de
Jérusalem un Esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers
moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils
unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.
Lors de la mort du Christ sur la croix, cette prophétie du prophète Zacharie a
connu un premier accomplissement (cf. Jn 19:37). Lors de sa parousie, elle
connaîtra son accomplissement final et total (Apo 1:7).
Osée 3:5 Après cela, les enfants d'Israël reviendront ; ils chercheront
l'Éternel, leur Dieu, et David, leur roi ; et ils tressailliront à la vue
de l'Éternel et de sa bonté, dans la suite des temps.
Eze 37:24 Mon serviteur David sera leur roi, et ils auront tous
un seul berger. Ils suivront mes ordonnances, ils observeront mes lois et les
mettront en pratique.
Lors de la parousie du Christ, le Saint-Esprit sera aussi répandu sur
ceux qui le reconnaîtront et l’accepteront :
Zac 12:10 Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de
Jérusalem un Esprit de grâce et de supplication. (cf. Apo 1:7)
Joë 2:28 (3:1) Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair…
Rom 11:26 Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est
écrit : Le libérateur viendra de Sion, et il détournera de Jacob les
impiétés…
Le royaume du Christ sera un royaume de paix (Esa 9:5-6).
3. Sur le trône de Dieu et de l'Agneau

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Lorsque enfin tout lui sera soumis (pendant le royaume messianique sur terre :
cf. Apo 5:10; Zac 14:9), le Fils remettra le royaume au Père et se soumettra lui-
même au Père (cf. 1Co15:23-28). Ce sera enfin l’éternité, dans la nouvelle
création (cf. Apo 21:23; 22:1-3).

VI. La résurrection et l’élévation du


Christ

A. La résurrection du Christ

1.L'importance de la résurrection de Jésus-


Christ
La résurrection de Jésus-Christ est un événement d’importance cruciale dans
l'histoire du salut. Ce n’est donc pas pour rien que le Nouveau Testament en
parle à plus de 100 reprises ! L'apôtre Paul énumère toute une liste de témoins à
qui le Ressuscité est apparu :
1 Cor 15:5 …et qu'il est apparu à Céphas, puis aux douze.
1 Cor 15:6 Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la
fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts.
1Co 15:7 Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les
apôtres.
1Co 15:8 Après eux tous, il m'est aussi apparu à moi [c.-à-d. à l’apôtre
Paul], comme à l'avorton… (Avorton = mal bâti. Il voulait dire qu'il ne mérite
pas la grâce qu'il a obtenu du Seigneur Jésus-Christ)
Aussi Satan est pleinement conscient de l'importance de la résurrection de
Jésus-Christ. C'est pourquoi, au début, il avait tout essayé pour embrouiller
son historicité, en insinuant un mensonge de la part de ses disciples :
Mat 28:13 Dites : Ses disciples sont venus de nuit le dérober…
a) L'Écriture doit être accomplie
Psa 16:10 Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, tu ne
permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption. (cf. Act 2:27-32)
Luc 24:44-46 Puis il leur dit : C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais
encore avec vous, qu'il fallait que s'accomplisse tout ce qui

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est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes,


et dans les psaumes.
(La mission prophétique de Jésus est annoncée dans Deut 18 :15-20; ses
souffrances Psaumes 22 et Ésaïe 53, sa Résurrection dans Psaumes
16 :9-11 et Ésaïe 53 :10-11).
Mat 20:19 ...et ils le livreront aux païens, pour qu'ils se moquent de lui, le
battent de verges, et le crucifient ; et le troisième jour il ressuscitera. C'est
pourquoi Paul introduit le grand chapitre sur la résurrection par les paroles
suivantes :
1 Cor 15:4 …qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon
les Écritures…
b) Le thème central de la prédication apostolique
À quoi bon la prédication de la mort de Jésus-Christ, s'il n'était pas ressuscité,
s’il était toujours parmi les morts ?
Rom 8:34 Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de
Dieu, et il intercède pour nous !
1 Cor 15:17 Et si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes
encore dans vos péchés…
Le livre des Actes des Apôtres est imprégné du triomphe de la résurrection de
Jésus-Christ :
Act 2:24 Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce
qu'il n'était pas possible qu'il soit retenu par elle. Ps. 16 :10.
Act 2:32 C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous
témoins.
Act 3:15 Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des
morts ; nous en sommes témoins.
Act 4:10 Sachez-le tous, et que tout le peuple d'Israël le sache! C'est par le
nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a
ressuscité des morts, c'est par lui que cet homme se présente en pleine santé
devant vous.
On pourrait aussi dire que le message de la résurrection est l'autre moitié de
l'Évangile ; la première étant celle de la mort expiatoire du Christ :

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1 Cor 15:3 Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que
Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures…
1Co 15:4 …qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le
troisième jour, selon les Écritures…
Rom 6:5 En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la
conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa
résurrection…
c) Sans résurrection du Christ, notre foi est vaine
« Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de
l’annonce de la Parole du Christ. » (Rom 10:17) La foi vient donc
de la prédication. Puisque la résurrection de Jésus-Christ est le point central
de la prédication apostolique, elle doit également être le point central de notre
foi et de notre témoignage chrétien :
Rom 10:9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans
ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé.
C’est surtout le passage de 1 Cor 15:14-20 qui parle de l'importance
incontournable de la résurrection de Jésus-Christ pour notre foi. Retenons les
cinq vérités suivantes qui soulignent l’importance infinie de la résurrection du
Christ. Si Christ n’est pas ressuscité, alors :
 notre prédication est vaine (v. 14a)
 et notre foi aussi est vaine (v. 14b)
 nous sommes de faux témoins (v. 15)
 nous sommes encore dans nos péchés (v. 17)
 aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus (v. 18)
La résurrection de Jésus-Christ est donc indispensable à notre foi.

[Link] manière de la résurrection de Jésus-Christ


Jésus-Christ a été ressuscité (passif). Dieu a ressuscité (actif!) son Fils.
L'Écriture le confirme :
Act 2:24 Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce
qu'il n'était pas possible qu'il soit retenu par elle.
Mais retenons aussi les paroles suivantes du Seigneur :

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Jn 10:18 Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même ; j'ai le pouvoir


de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre : tel est l'ordre que j'ai reçu de
mon Père.
Comparer avec Jn 2:19 : « Jésus leur répondit : Détruisez ce
temple, et en trois jours je le relèverai. »
Rom 8:11 Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite
en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos
corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
On peut en conclure que la résurrection de Jésus-Christ est l’œuvre du Dieu
trinitaire !
a) Une résurrection authentique
Jésus-Christ est réellement ressuscité ; cela signifie qu’il a réellement été
mort. Certains prétendent que sur la croix Christ aurait seulement été dans le
coma et donc pas vraiment mort, et que dans le tombeau il se serait à nouveau
réveillé. L'Écriture affirme explicitement que Christ est réellement mort et
ressuscité :
Mar 15:44-45 Pilate s'étonna qu'il soit mort si tôt ; il fit venir le centenier et
lui demanda s'il était mort depuis longtemps. S'en étant assuré par le centenier, il
donna le corps à Joseph.
Jn 19:33-35 S'étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui
rompirent pas les jambes ; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance,
et aussitôt il sortit du sang et de l'eau. Celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et
son témoignage est vrai ; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. Ces
choses sont arrivées, afin que l'Écriture soit accomplie : Aucun de ses os ne sera
brisé.
Apo 1:18 Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort ; et voici, je
suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des
morts.
Quelle « ironie » de Dieu, car ce sont même les adversaires de Jésus-Christ
qui confirmaient sa mort. Dieu, dans sa souveraineté, peut même se servir de ses
ennemis pour attester l'authenticité de la résurrection du Christ (cf. Mat 27:62-
66 et 28:11-15 : les soldats qui gardent le sépulcre scellé et qui, après la
résurrection de Jésus, sont corrompus par les principaux sacrificateurs !).
b) Une résurrection corporelle

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La résurrection du Christ est corporelle. Toutefois, le modernisme voudrait nier


la résurrection corporelle de Jésus-Christ. En agissant de la sorte, il s’oppose au
témoignage de l’Écriture :
 Psa 16:10 : Ce passage parle clairement d’une résurrection physique : «
Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts,
tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la
corruption. » Act 2:31, qui est une citation de Psa 16:10, le
confirme également : « C'est la résurrection du Christ qu'il
[David] a prévue et annoncée, en disant qu'il ne
serait pas abandonné dans le séjour des morts et
que sa chair ne verrait pas la corruption. »
 Jn 20:5-8 : Le tombeau vide témoigne d'une résurrection corporelle. 
 Luc 24:36-43 et Jn 20:25-28 : Les apparitions du Christ au milieu
de ses disciples prouvent également que le Ressuscité a un corps.
1. Luc 24:39 : « Voyez mes mains et mes pieds, c'est
bien moi ; touchez-moi et voyez : un esprit n'a ni
chair ni os, comme vous voyez que j'ai. »
2. Mat 28:9; Jn 20:25-29 : les cicatrices (ses pieds, ses mains,
son côté) du Seigneur après sa résurrection étaient visibles.
3. Il mangea et but (cf. Luc 24:42-43; Jn 21:12-13; Act 10:40-41).
On pourrait encore ajouter le témoignage de Jésus lui-même après sa
résurrection : Par exemple lors de sa rencontre avec les disciples d’Emmaüs
et en particulier avec Thomas (Luc 24:13ss; Jn 20:24-29).
c) Une résurrection particulière
La résurrection de Jésus-Christ était une résurrection particulière. Jusque-là,
les hommes ressuscités ont continué leur vie passagère et terrestre. Il s'agissait
donc toujours d'un retour dans son corps mortel ; c’est-à-dire les personnes
concernées devaient encore mourir. Mais la résurrection du Christ
était une résurrection avec un corps de gloire et pour
toujours, pour l'éternité. Il ne verra plus jamais la mort !
Rom 6:9 …sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt
plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Apo 1:18 Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort ; et voici, je
suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du
séjour des morts.

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[Link] conséquences de la résurrection

a) La conséquence pour Jésus-Christ


La résurrection était la preuve de sa divinité; il est déclaré Fils de
Dieu
Rom 1:4 …déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de
sainteté, par sa résurrection d'entre les morts, Jésus-Christ notre
Seigneur…
Jésus-Christ n'est pas devenu Fils de Dieu seulement par sa résurrection,
comme le suggèrent certains critiques. Sa résurrection était plutôt la preuve de
sa divinité.
Par sa résurrection, Jésus-Christ a prouvé et justifié son affirmation qu’il était
le Fils de Dieu et qu’il détenait l'autorité d’enseigner (cf. Mat 12:38-40 et Jn
2:13-22).
Mat 28:6 Il n'est point ici ; il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez
le lieu où il était couché… En niant sa résurrection, nous nions sa divinité !
b) La conséquence pour les croyants
Jn 14:19 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous,
vous me verrez car je vis, et vous vivrez aussi.
1) Devant Dieu, nous sommes revêtus de la justice du Christ
Rom 4:25 …qui a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre
justification.
En ayant ressuscité son Fils, Dieu a prouvé qu'il avait accepté le sacrifice de
Jésus-Christ sur Golgotha. Et par là, il montre également que nous, qui
croyons au Christ, sommes justifiés. Christ est notre substitut non seulement
dans sa mort, mais aussi dans sa résurrection (cf. Eph 2:5-6). Le Christ pour
nous est devenu le Christ en nous :
2) Nous avons une espérance vivante
1Pi 1:3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon
sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante,
par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts…

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Parce que le Christ ressuscité vivra éternellement, nous avons une espérance
vivante, c’est-à-dire un fondement solide pour notre avenir (une
espérance qui ne trompe et ne déçoit jamais), car c’est
Christ qui est notre espérance (1Ti 1:1). L'Écriture parle du désespoir final des
incrédules :
Job 8:13 Ainsi arrive-t-il à tous ceux qui oublient Dieu, et l'espérance de
l'impie périra.
Job 11:20 Mais les yeux des méchants seront consumés ; pour eux point de
refuge ; la mort, voilà leur espérance !
Pro 10:28 L'attente des justes n'est que joie, mais l'espérance des méchants
périra.
Eph 2:12 …souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés
du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans
espérance et sans Dieu dans le monde.
3) Nous marchons en nouveauté de vie
Notre vie de sanctification est la conséquence de la résurrection de Jésus-
Christ :
Rom 6:4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort,
afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même
nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
Eph 2:6 …il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans
les lieux célestes, en Jésus-Christ…
Pratiquement, la vie nouvelle du croyant est la conséquence (effet, fruit) de
la résurrection de Jésus-Christ. L’origine de cette force est mentionnée dans
Eph 1:19-20 …et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur
de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il
l'a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le
faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes…
La grandeur de cette puissance (divine) qui agit en nous est basée sur la
résurrection de Jésus-Christ. D’où le témoignage suivant de l’apôtre Paul :
Phi 3:8-10 …ainsi je connaîtrai Christ, et la puissance de
sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant
conforme à lui dans sa mort…

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Au lieu de parler d’une « vie de sanctification » on pourrait aussi parler


d’une « vie victorieuse ». Vivre dans la victoire est la conséquence de la
résurrection de Jésus-Christ :
1 Cor 15:55-57 …mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la
victoire par notre Seigneur Jésus-Christ !
Le magnifique message de ces versets se situe à la fin du grand chapitre sur la
résurrection. Il représente le point culminant de la prédication de la résurrection.
4)Nous avons un Souverain Sacrificateur vivant
Rom 8:34 Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de
Dieu, et il intercède pour nous !
Héb 7:25 C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement
ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour
intercéder en leur faveur.
Nous avons besoin chaque jour du ministère sacerdotal de Jésus-Christ qui n'a
été rendu possible que par sa résurrection. Il intercède pour nous devant le Père,
en vertu du sang qu’il a versé pour nous (Héb 9:24). Cette vérité fondamentale
concerne évidemment aussi nos péchés de chrétien (cf. 1Jn 2:1).
Et c'est aussi une des raisons pourquoi il nous assure d'être avec nous tous les
jours :
Mat 28:20 …et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.
5) Nous ressusciterons aussi
1Th 4:14 Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité,
croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont décédés.
2 Cor 4:14 …sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous
ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître avec vous en sa présence.
Notre résurrection (ou notre transformation lors de sa
parousie) est une conséquence de la résurrection de Jésus-Christ. La
résurrection de Jésus-Christ est la garantie de notre propre résurrection (Rom
8:11) en étant en même temps le modèle de celle-ci (cf. Phi 3:21; 1 Cor 15:49).
c) La conséquence pour les incrédules
Une des conséquences de la résurrection réside dans le fait que tous les hommes
(croyants et incrédules) ressusciteront :

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1 Cor 15:22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront
en Christ…
La résurrection du Christ est à la fois la garantie et la conséquence pour et de la
résurrection de tous les hommes (cf. Jn 5:28-29). De plus, la résurrection du
Christ est la preuve infaillible d’un jugement universel à venir (Act 17:31; cf.
2Ti 4:1).

B. L'ascension et l'élévation de Jésus-


Christ
Nous distinguons entre l'ascension et l'élévation. Par « ascension du
Christ » nous comprenons son retour au ciel avec son corps de résurrection et
de gloire. Par « élévation du Christ » nous comprenons l'acte du Père par
lequel il a fait asseoir son Fils à sa droite sur son trône.
L'ascension a été un événement qui a pu être observé par des
hommes depuis la terre :
Luc 24:50-51 Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains,
il les bénit. Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux, et fut enlevé au ciel.
Act 1:11-12 …Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au
ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même
manière que vous l'avez vu allant au ciel. Alors ils
retournèrent à Jérusalem, de la montagne appelée des
Oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d'un chemin de sabbat.
L'élévation de Jésus, par contre, a eu lieu dans le ciel et n’a donc pas pu être vue
par des hommes :
Act 2:33 Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui
avait été promis, et il l'a répandu, comme vous le voyez et l'entendez.
Phi 2:9 C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le
nom qui est au-dessus de tout nom…

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[Link] buts de l’ascension et de l’élévation


Dans ses discours d'adieu (Jn 14 à 16), Jésus parlait aussi du but de son
ascension :
a) Afin de préparer une demeure pour les siens
Jn 14:2-3 Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était
pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai
allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je
vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.
Le jour de son retour s’approche ; ce jour où il viendra nous chercher et
emmener chez lui. Cette perspective et cette espérance nous remplissent de joie :
1Pi 1:7-8 …afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable
(qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la
louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ
apparaîtra. Vous l'aimez sans l'avoir vu, vous croyez en lui sans le voir
encore, vous réjouissant d'une joie merveilleuse et
glorieuse…
Phi 3:20 Mais nous, nous sommes concitoyens des cieux, d'où nous
attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ…
b) Afin d'envoyer le Saint-Esprit
Jn 16:7 Cependant je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que je m'en
aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur [le paraclet = le Saint-
Esprit] ne viendra pas vers vous ; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai.
L'épître aux Hébreux nous fournit encore de plus amples informations par
rapport à l’ascension du Christ :
c) Afin d'être notre précurseur
Héb 6:20 …là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, = (qui
précède et influence les autres) ayant été fait Souverain
Sacrificateur pour toujours, selon l'ordre de Melchisédek.
Héb 10:19-20 Ainsi donc, frères, nous avons, au moyen du sang de Jésus,
une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle
et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du
voile, c'est-à-dire de sa chair…

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En tant que précurseur, le Seigneur nous a tracé la route


et préparé une demeure dans le ciel !
d) Afin de nous représenter devant Dieu le Père
Héb 5:1 En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est
établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des
offrandes et des sacrifices pour les péchés.
Héb 9:24 Car Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme,
en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin
de comparaître maintenant pour nous devant la face de
Dieu.
Jésus remplit la « fonction » de Souverain Sacrificateur au ciel :
Héb 4:14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain
sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu,
demeurons fermes dans la foi que nous professons.
Le salut acquis sur la terre est accordé à quiconque croit (Jn 1:12; 3:16; 1Jn
5:11-13).

[Link] conséquences de l'ascension et de


l'élévation de Jésus-Christ.

a) Le Père a couronné de gloire et d'honneur son Fils


Les pécheurs couronnaient Jésus d'une couronne d'épines :
Héb 2:9 Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des
anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort
qu'il a soufferte ; ainsi par la grâce de Dieu, il a souffert la mort pour tous.
Après avoir passé à peu près 40 ans sur terre, Jésus-Christ est remonté en
vainqueur de Golgotha (toutefois avec des cicatrices !) auprès de
son Père au ciel, afin de s'asseoir à sa droite. Sur la terre, on ne lui
accordait ni honneur ni gloire !
Jn 1:11 Elle [la Parole, le lógos] est venue chez les siens, et les siens
ne l'ont point reçue.
Luc 2:7 …et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha
dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.

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Normalement les rois sont logés dans des hôtels cinq à sept étoiles ; mais il n’en
a pas été ainsi pour le Roi des rois lors de son abaissement dans ce monde !
Mat 8:20 Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du
ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas un lieu où il puisse reposer sa
tête.
Héb 13:12 C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son
propre sang, a souffert hors de la porte (Golgotha Lév. 16 :10-11).
Son Père, par contre, lui a réservé une place d’honneur :
Phi 2:9 C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le
nom qui est au-dessus de tout nom…
Ps 110:1 Parole de l'Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite,
jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.
L’expression «s’asseoir à la droite de Dieu » revient plus de dix fois
dans l’Écriture. C'est là qu'il siège jusqu’au jour où sa victoire sera révélée pour
toujours.
b) L’effusion du Saint-Esprit
Act 2:33 Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait
été promis, et il l'a répandu, comme vous le voyez et l'entendez.
Jn 16:7 Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m'en
aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si
je m'en vais, je vous l'enverrai…
Par l'effusion du Saint-Esprit (qui est une des conséquences de
l'ascension de Jésus-Christ, comme indiqué plus haut),
Jésus vient habiter dans le cœur des croyants (cf. tous les passages qui parlent du
« Christ en moi » ou « Christ en nous » : Gal 2:20; Eph 2:6-10; Col
1:2.27 et Jn 14:18.23; Mat 28:18.)
Et par le Saint-Esprit, le Seigneur distribue aux siens des dons spirituels
comme il le veut :
1 Cor 12:4ss Énumération de certains dons spirituels accordés à L’Église.
Voir particulièrement les versets 7 et 11 : « Or, à chacun la manifestation de
l'Esprit est donnée pour l'utilité commune. . . . Un seul et même
Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun
en particulier comme il veut. »

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Eph 4:8-13 Énumération de certains dons spirituels accordés à l’Église.


Rom 12:4ss …ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps
en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. Puisque nous
avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée…

c) Il est devenu le chef suprême de l'Église


Eph 1:22 Il a tout mis sous ses pieds, et il l'a donné pour chef suprême à
l'Église…
Notre « Chef » est au ciel. C'est bien pour cela que nous sommes exhortés à
fixer nos regards sur lui (Héb 12:2) et à nous attacher aux choses d’en haut (Col
3:1-4). Le corps peut peut-être se dispenser d’un membre (par exemple
d’une jambe amputée), mais jamais de la tête. Sans la tête, le corps est
mort. La vraie Église est là où le Seigneur glorifié est accepté comme « Tête
» suprême. La tête sert le corps.
Eph 5:29 Car jamais personne n'a haï sa propre chair, mais il la nourrit et
en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église…
Col 2:19 …sans s'attacher au chef, dont tout le corps, assisté et
solidement assemblé par des jointures et des liens, tire
l'accroissement que Dieu donne.
Dans le corps humain, c'est la tête qui commande. Il en va de même
dans notre vie chrétienne et dans notre vie d’Église : c’est la « Tête », Christ,
qui seul exerce l’autorité.
d) Jésus-Christ est élevé au-dessus de tout
Jésus-Christ est le Souverain universel :
Mat 28:18 Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m'a été
donné dans le ciel et sur la terre.
En ayant élevé son Fils, Dieu manifestait (et manifeste toujours) sa
grandeur infinie et son omnipotence (cf. Eph 1:19).
Eph 1:21 …au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute
puissance, de toute dignité, et de tout nom qui peut être nommé, non seulement
dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir.
Phi 2:9 C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le
nom qui est au-dessus de tout nom…

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C’est une conséquence merveilleuse pour les siens, pour ceux qui acceptent son
autorité librement et de bon cœur. Mais pour les impies, cette réalité est
terrifiante, car la seigneurie du Christ les concerne aussi et le jour viendra où
eux aussi devront s’incliner devant lui :
Phi 2:10-11 …afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur
la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est
Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
Tout comme la mort de Jésus peut nous conduire à des expériences pratiques
dans notre vie, sa résurrection, son ascension et son élévation le peuvent
également :
Phi 3:10 Ainsi je connaîtrai Christ, et la puissance de sa résurrection, et la
communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort pour
parvenir…
Eph 2:6 …il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans
les lieux célestes, en Jésus-Christ…
Il convient de terminer ce chapitre en renvoyant le lecteur à une lecture du
passage de Rom 8:31-39 qui résume fort bien les conséquences à la fois de la
mort, de la résurrection et de l’élévation de Jésus-Christ pour notre vie !

À DIEU SEUL LA GLOIRE

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