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Baptiste : Entre mer et destin

Le récit suit Baptiste, un jeune homme d'un village côtier, qui ressent un profond appel à la mer malgré les avertissements de son ami Antonin, dont les ancêtres ont disparu en mer. Baptiste finit par prendre la mer, découvrant la vie et la mort qui coexistent tant sur l'eau que sur la terre, avant de revenir au village, transformé par ses expériences. Le conte souligne l'importance de vivre pleinement, malgré la peur de la mort, et d'accepter les émotions liées à la perte.

Transféré par

Setsuya Kiyoura
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Baptiste : Entre mer et destin

Le récit suit Baptiste, un jeune homme d'un village côtier, qui ressent un profond appel à la mer malgré les avertissements de son ami Antonin, dont les ancêtres ont disparu en mer. Baptiste finit par prendre la mer, découvrant la vie et la mort qui coexistent tant sur l'eau que sur la terre, avant de revenir au village, transformé par ses expériences. Le conte souligne l'importance de vivre pleinement, malgré la peur de la mort, et d'accepter les émotions liées à la perte.

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L’ombre et l’océan

Tous ceux qui viennent à la vie, un jour en seront


privés. Cette vérité, aussi ancienne que le monde,
demeure pourtant insaisissable. Les hommes
bâtissent, rêvent, aiment et espèrent, repoussant
sans cesse l’idée que leur passage sur terre est
éphémère. Même les vieillards, dont les jours
s’effacent comme l’encre d’un vieux manuscrit, se
surprennent à parler de l’avenir comme d’une
certitude.

Dans un village niché entre mer et collines, où les


oliviers s’inclinaient sous le vent et où le soleil dorait
les façades des maisons, vivait Baptiste. Depuis son
enfance, il portait le poids d’une histoire que tous
connaissaient : son père et son grand-père,
marchands et navigateurs, n’étaient jamais revenus
d’un voyage lointain. La mer les avait pris, disaient
les anciens, et chacun en tirait la même leçon :
certains hommes naissent pour rester à terre.

Mais Baptiste ne l’entendait pas ainsi. Chaque matin,


il descendait au port et contemplait les bateaux
bercés par la houle. Il écoutait les récits des marins
revenus de terres inconnues, scrutait l’horizon où le
ciel et l’eau se confondaient, sentait en lui un appel
qu’il ne pouvait ignorer. Il savait que son destin était
lié aux vagues, que son âme ne se contenterait
jamais de l’immobilité des collines.

Un matin, alors qu’il chargeait quelques caisses de


figues sur une charrette, son ami Antonin, qui n’avait
jamais quitté le village, l’interpella.

— Té, Baptisto ! Tu vas pas m’dire que tu veux


encore t’embarquer sur c’tte mer de malheur ?

— Eh ben si, Antonin, répond Baptiste en riant. On


est pas faits pour rester clafis ici comme des cagoles
sur un muret !

— Arrête tes fadaises ! Tu veux finir comme ton


pauvre père et ton grand-père ? Tè, regarde-moi : je
suis bien ici, moi. J’ai ma boutique, mon bout de
jardin, et le mistral pour me rappeler qu’je suis en
vie. Y’a pas besoin d’aller voir ailleurs.
Baptiste secoua la tête, un sourire au coin des
lèvres.

— Antonin, ton mistral, il t’tourne la tête ! Et quand il


arrêtera de souffler, que t’restera-t-il con ?

Antonin haussa les épaules et lança :

— M’en fous, moi, au moins je mourrai dans mon lit,


pas bouffé par les poissons !

Baptiste éclata de rire et posa une main sur l’épaule


de son ami.

— Et ton père, et ton grand-père, ils sont morts où,


eux dit ?

— Ben… dans leur lit, comme tout l’monde, pardi !

— Eh bé, alors comment tu fais pour y dormir


tranquille ?

Antonin ne trouva rien à répondre. Il haussa les


épaules en grommelant et s’en retourna à son
échoppe.

Le voyage
Quelques jours plus tard, Baptiste prit la mer. Dès les
premières nuits à bord, il comprit que la mer était
une maîtresse exigeante. Elle berçait les navires
comme une mère aimante, puis les fouettait sans
pitié dès que le vent se levait. Les tempêtes faisaient
gémir les mâts, les vagues semblaient vouloir avaler
le bateau tout entier. Mais au cœur des tourments,
Baptiste se sentait vivant comme jamais.

Un soir, alors que l’équipage reprenait des forces


après une grosse houle, un vieil homme nommé
Honoré s’assit près de lui. Il était de Marseille, et sur
son visage tanné par les embruns, on lisait des
années de navigation.

— T’as l’air pensif, pitchoun.

— J’pense à c’que mon ami Antonin m’a dit, répondit


Baptiste. Que la mer est un tombeau.

— Ah ça, elle en a avalé des hommes ! Mais dis-moi,


le village, là-bas, il les a pas enterrés aussi, ceux qui
restent ?

Baptiste hocha la tête en souriant.


— C’est vrai, peuchère… On craint la mer, mais la
terre nous prend aussi.

— Alors mon garçon, tant qu’à faire, mieux vaut


danser avec les vagues qu’attendre qu’elles viennent
te lécher les pieds.

Le retour

Les années passèrent, et Baptiste revint au village. Il


retrouva Antonin assis devant sa boutique, un verre
de pastis à la main, les cheveux blanchis par le
temps.

— Té, le marin est d’retour ! T’es pas bouffé par les


poissons, finalement ! lança Antonin, faussement
moqueur.

— Non, et j’ai vu des pays que tu n’imaginerais


même pas, répondit Baptiste. Et toi, qu’est-ce que
t’as fait pendant tout ce temps ?

— Moi ? Bah… Rien. J’ai attendu que les jours


passent.
Baptiste s’assit à côté de lui et fixa l’horizon, où la
mer miroitait sous le soleil couchant.

— Tu sais, Antonin… La peur d’mourir, c’est ben


c’qui empêche d’vivre.

Antonin resta silencieux. Pour la première fois depuis


des années, il leva les yeux vers la mer.

Et cette nuit-là, il rêva qu’il prenait enfin le large.

Début du conte :

« Nous allons prendre un moment, juste pour nous, dans cet espace. L’important est que vous soyez à l’aise,
comme vous le souhaitez. »

Vous pouvez commencer par un petit geste collectif qui permet à chacun de se recentrer, par exemple une
respiration profonde ensemble ou un son calme comme la cloche.

Expliquer clairement les règles du groupe sans imposer. Il est important de valider la liberté d’être de chaque
participant. L’objectif est de souligner qu’il n’y a pas de bonne ou mauvaise réaction, juste une expérience
partagée.

« Ici, chacun est libre de participer à sa manière, que ce soit en écoutant, en partageant ou en restant silencieux.
Il n’y a pas de jugement. »

« Nous allons avancer doucement, à notre propre rythme. Si jamais vous avez besoin de faire une pause, il n’y
a aucun problème. »

La cloche joue un rôle particulier dans l’accompagnement du groupe en l’invitant à une forme de relaxation
semi-hypnotique. Elle crée un rituel de transition, qui aide à amener le groupe dans une dimension différente,
plus introspective, sans aucune pression.

« Lorsque j’utilise la cloche, c’est un moment pour fermer les yeux et laisser les sons nous emmener… Il n’y a
rien à faire, juste à être. »

Faites sonner la cloche au début pour marquer le début du conte, puis à la fin pour signaler la clôture du
moment. Vous pouvez aussi l’utiliser en milieu d’atelier pour recentrer l’attention, en la faisant sonner
lentement à plusieurs reprises, avec de longues pauses entre les sons. Cela donne à chacun le temps d’intégrer.

Les émotions liées à la mort et au deuil sont souvent délicates, notamment chez les personnes âgées atteintes
de maladies neurodégénératives. Créer un cadre où la bienveillance et le respect mutuel sont prioritaires
permet à chaque participant de se sentir à l’aise d’exprimer des émotions.
Avant de conclure l’atelier, il est important de proposer un moment de retour à la réalité, permettant à chaque
participant de revenir à son propre rythme dans l’instant présent, après l’expérience du conte.

« Nous avons partagé un moment ensemble, et maintenant il est temps de revenir à l’instant. Reprenez
doucement contact avec ce qui vous entoure. »

Vous pouvez utiliser la cloche une dernière fois pour signaler la fin de l’atelier, en annonçant clairement la
transition. Vous pouvez aussi inviter les participants à respirer profondément et à prendre quelques secondes
pour se recentrer.

Enfin, être attentif aux signes des participants est crucial. Certaines personnes peuvent se fatiguer plus
rapidement, et d’autres peuvent avoir des réactions plus intenses. Il faut être prêt à ajuster le cadre si nécessaire.

« Si jamais tu te sens fatigué(e), n’hésite pas à faire une pause, ou même à partir si tu en ressens le besoin. Il
n’y a aucune pression. »

« Si l’émotion te touche fortement, nous pouvons respirer ensemble pour retrouver notre calme. Il n’y a pas
d’urgence. »

• Exemples de règles :

• Écoute mutuelle : Tout le monde écoute et respecte le temps de parole de l’autre.

• Liberté de participation : Pas d’obligation de parler, de réagir ou d’avoir une réponse précise.

• Respect du silence : Le silence est également une forme d’expression.

• « Chacun reçoit l’histoire à sa manière, comme une vague qui vient et qui repart. »

• « Peut-être que certaines images sont restées, peut-être que d’autres sont passées comme le vent. »

• « Ah, il y a quelque chose qui résonne… »

• « Oui, parfois on sent juste quelque chose, même sans mettre de mots dessus. »

• « On laisse le conte travailler en nous, comme un bateau qui continue sa route. »

• « Parfois, une histoire nous parle sans qu’on sache pourquoi, et c’est très bien comme ça. »

• « Oui, la mer… elle porte les hommes, elle les prend aussi parfois… »

• « Ah, le vent, il souffle toujours, il traverse le temps, comme les souvenirs. »

• « Oui… les absents sont parfois comme ces bateaux qui partent au loin, on les voit de moins en moins, mais
ils restent quelque part. »

• « On porte en nous ceux qui ne sont plus là, comme une voile qui garde le vent. »

• « Parfois, on n’a pas besoin de mots. Juste d’un souffle. »


• « On peut laisser le silence parler aussi. Il dit déjà beaucoup. »

• « Ici, on écoute comme on veut, sans obligation. »

• « Prendre le temps, c’est déjà beaucoup. »

• « Juste être là, c’est suffisant. On n’a pas besoin d’expliquer. »

• « Ce qu’on garde pour soi a aussi sa place. »

• Si une personne pleure : « Il est normal de ressentir des émotions. Si tu veux partager ce qui te touche, tu
peux, ou simplement être là, c’est aussi tout à fait valable. »

• Si une personne semble perdue ou confuse : « C’est un moment pour se retrouver ensemble, il n’y a pas de
précipitation. Je suis ici pour t’accompagner. »

• Si quelqu’un se déplace ou se détourne : « C’est bien de prendre l’espace dont tu as besoin. Tu peux revenir
quand tu te sens prêt(e). »

• « Ici, vous pouvez laisser émerger ce que vous ressentez, même si ce n’est pas facile. Il n’y a pas de pression.
»

• « Les souvenirs et les émotions peuvent être difficiles à partager, mais tout ce que vous ressentez est
bienvenu. »

• « C’est bien d’être ici, simplement ensemble. »

1. Quand une personne semble hésitante ou peu expressive

• Reformulation :

« Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière d’être ici, chacun peut vivre ce moment à sa manière. C’est tout
à fait bien si tu veux juste écouter aujourd’hui, ou simplement être présent sans dire un mot. »

• Reformulation douce pour le silence :

« Le silence fait aussi partie de cette expérience. Si tu préfères prendre ton temps sans parler, c’est parfait. »

• Reformulation pour encourager l’expression sans forcer :

« Si un souvenir ou une pensée te vient, tu peux la partager quand tu veux. Pas besoin de le faire tout de suite.
On est tous là pour t’écouter si tu veux. »

2. Quand une personne semble perturber le groupe ou se retirer

• Reformulation :

« Tu peux prendre l’espace dont tu as besoin. Nous sommes là, ensemble, mais chacun est libre de se retrouver
à son propre rythme. Si tu veux revenir plus tard, n’hésite pas. »

• Reformulation pour un participant qui semble se distraire ou se détourner :


« Il est tout à fait normal de se sentir un peu ailleurs parfois. Ce que tu vis, là, est tout aussi important que ce
que nous partageons ici. Nous respectons ton rythme et tes besoins. »

• Reformulation pour un participant qui se sent peut-être trop sollicité :

« Je comprends que tu préfères observer aujourd’hui. Si à un moment tu as envie de partager ou de participer, tu


sais que tu es le bienvenu, à ton propre rythme. »

3. Quand une personne montre des émotions (pleurs, agitation, tristesse)

• Reformulation :

« Il est tout à fait normal d’être ému. Ces émotions font partie de ce moment, et il n’y a rien à cacher. Tu peux
prendre ton temps pour laisser ces sentiments s’exprimer. »

• Reformulation pour rassurer :

« Ce que tu ressens maintenant est compréhensible, et tu es ici en sécurité. Si tu veux en parler, je suis là pour
t’écouter, mais tu n’as pas à le faire si ce n’est pas le bon moment pour toi. »

• Reformulation pour apaiser une personne en détresse émotionnelle :

« On peut respirer ensemble, lentement, pour nous calmer. Il n’y a aucune pression. Nous sommes là, tous
ensemble, dans le respect de ce que chacun vit. »

4. Quand une personne semble être dans un état de confusion ou de difficulté cognitive

• Reformulation :

« C’est tout à fait normal de se sentir un peu perdu parfois, surtout avec tout ce que nous avons partagé.
L’important est d’être là, ici, maintenant, sans besoin de tout comprendre ou de tout se souvenir. »

• Reformulation pour la confusion :

« C’est difficile de tout saisir à la fois. Ce n’est pas grave. Ce que tu as vécu et ressenti pendant ce moment est
déjà précieux. »

• Reformulation pour apaiser le groupe :

« Chacun vit ce moment à sa manière, et c’est totalement ok. Ce qui compte, c’est que tu sois là, et que tu sois
en sécurité avec nous. »

5. Quand un participant exprime des doutes ou des réticences

• Reformulation :

« Je comprends que cela puisse être difficile à aborder. Prends ton temps pour y réfléchir, il n’y a aucune
obligation de partager. Ce moment est aussi pour toi, à ton rythme. »

• Reformulation pour quelqu’un qui se montre réticent à participer activement :

« Il n’y a rien à forcer. Si tu préfères juste écouter, c’est déjà une belle participation. Peut-être que plus tard tu
auras envie de dire quelque chose, et ce sera le bon moment. »

• Reformulation pour quelqu’un qui se sent un peu dans l’obligation :


« Tu n’as aucune pression ici. Nous sommes tous libres de vivre cette expérience comme nous en avons besoin.
Rien n’est imposé. »

6. Quand il y a des difficultés pour se souvenir du conte ou du sens de certaines choses

• Reformulation :

« Si tu ne te souviens pas de tous les détails du conte, ce n’est pas un problème. Ce qui est important, c’est ce
que tu as ressenti pendant ce moment. Il n’y a pas de bonne réponse. »

• Reformulation pour réassurer :

« Parfois, les souvenirs viennent de façon floue, et c’est parfaitement naturel. Ce n’est pas ce que tu te rappelles
exactement qui est important, mais comment ce moment t’a touché. »

7. Quand il y a des émotions liées à la mort ou à la perte

• Reformulation pour une personne qui évoque un proche décédé :

« Parfois, la perte peut revenir à travers des souvenirs. C’est tout à fait normal. Nous sommes tous ici pour
accueillir ces émotions, sans jugement. »

• Reformulation pour une personne qui évoque ses peurs liées à la mort :

« Ces peurs sont compréhensibles. Elles font partie de l’expérience humaine. Il n’y a pas de réponse parfaite, et
chacun vit ces moments à sa manière. »

9. Quand un participant reste silencieux

• Reformulation pour encourager sans forcer :

« Je vois que tu écoutes attentivement, c’est tout à fait ok de rester silencieux. Nous respectons ce silence, il fait
partie de cette expérience partagée. »

• Reformulation pour un silence qui peut signifier une émotion forte :

« Parfois, le silence exprime beaucoup plus que des mots. Si tu veux, tu peux partager ce que tu ressens, mais tu
n’es pas obligé de le faire. »

4. Laisser Place à l’Expression Sans Forcer

Après la lecture, chacun réagit différemment :

• Si le groupe reste silencieux :

• Ne pas poser de questions, mais reformuler avec douceur :

• « Ce conte peut résonner différemment en chacun… »

• « Peut-être que certaines images ou émotions vous accompagnent encore… »

• Si un participant veut s’exprimer :

• Accueillir sans orienter, reformuler avec bienveillance :


• « Oui, c’est un récit qui évoque la vie et les chemins que nous prenons… »

• « Vous ressentez quelque chose de particulier en écoutant cette histoire… »

• Si un participant s’éloigne ou se replie :

• Respecter son espace, proposer une reformulation indirecte :

• « On écoute les contes comme on en a besoin, parfois en silence, parfois autrement… »

3. Ajuster le Langage Selon les Réactions

• Si le groupe est réceptif et concentré :

• Développer plus en détail les paysages ou les émotions du personnage.

• Ajouter des descriptions sensorielles en fonction des objets utilisés (ex. : « Le parfum du romarin flotte dans
l’air… »).

• Si le groupe est fatigué ou agité :

• Simplifier légèrement certaines phrases tout en gardant leur essence.

• Faire une courte reformulation pour relancer (« C’est un peu comme s’il se demandait… »).

• Si un participant manifeste une émotion forte :

• Ralentir, adoucir la voix, reformuler en intégrant ce qui est vécu (« Parfois, ces histoires font écho à des
choses importantes pour nous… »).

• Ne pas forcer la verbalisation, mais laisser un espace où chacun peut accueillir ce qui vient.

Pourquoi le coquillage pour parler de la mort ?

📌 Symbolique forte :

• Un coquillage est la trace d’une vie passée : autrefois habité, il reste comme un témoignage du vivant.

• Il évoque le cycle de la vie : un jour plein de vie, puis vide, mais toujours beau et précieux.

• Il rappelle la mer, l’infini, l’éternité, comme une continuité au-delà de ce que l’on voit.

📌 Dimension sensorielle :

• Le toucher : lisse ou rugueux, il permet une connexion au réel.

• Le son : en l’approchant de l’oreille, on « entend la mer », un écho du passé.

Comment l’utiliser dans l’atelier ?

💡 1. Présenter doucement le coquillage


➡️Poser le coquillage devant le groupe, le toucher délicatement et dire :

« Ce coquillage a un secret… Il a été habité, un jour. Il a protégé une vie, comme une maison sur l’eau. Puis,
un jour, la petite créature qui vivait dedans est partie. Mais le coquillage est toujours là, beau et intact. »

💡 2. Faire écouter le coquillage

➡️Le passer dans le groupe et inviter chacun à écouter son intérieur (sans obliger).

« On dit que si on tend l’oreille, on entend encore la mer, même si elle est loin… Comme si un petit morceau de
voyage était toujours là. »

➡️Laisser un moment de silence, puis reformuler en douceur :

« Que vous évoque ce son ? Parfois, le passé reste en nous comme un écho… »

💡 3. Relier au conte et à la mort

➡️Après l’écoute, faire un lien subtil avec le conte :

« Comme cette barque qui navigue, nous avançons toujours, même si nous ne savons pas où nous allons. Et
quand un coquillage se vide, il n’est pas perdu… Il devient un souvenir du voyage. »

➡️Reformulation pour ne pas brusquer :

❌ Éviter les questions directes comme « Que ressentez-vous ? »

✅ Préférer :

• « On ne sait pas toujours ce qui nous attend, mais on avance… Comme la mer qui porte ce coquillage. »

• « Il y a toujours une trace du voyage, même quand la mer est loin… »

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