0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
32 vues37 pages

Cours de Mathématiques Financières

Le document est un polycopié de cours sur les mathématiques financières, rédigé par Mohamed Boumazgour pour l'année académique 2024-2025 à l'Université Ibn Zohr. Il couvre des sujets tels que les intérêts simples et composés, les annuités, et les emprunts indivis, avec des définitions, des formules et des exemples pratiques. La structure du document inclut des chapitres détaillant les concepts fondamentaux et les méthodes de calcul associés aux mathématiques financières.

Transféré par

boutarouaitrania4
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
32 vues37 pages

Cours de Mathématiques Financières

Le document est un polycopié de cours sur les mathématiques financières, rédigé par Mohamed Boumazgour pour l'année académique 2024-2025 à l'Université Ibn Zohr. Il couvre des sujets tels que les intérêts simples et composés, les annuités, et les emprunts indivis, avec des définitions, des formules et des exemples pratiques. La structure du document inclut des chapitres détaillant les concepts fondamentaux et les méthodes de calcul associés aux mathématiques financières.

Transféré par

boutarouaitrania4
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITE IBN ZOHR

FACULTE DES SCIENCES


JURIDIQUES, ECONOMIQUES
ET SOCIALES
AGADIR

Polycopié du cours

Mathématiques Financières

Par

Mohamed Boumazgour

2024 - 2025
Table des matières

Table des matières 1

1 Intérêts simples 5
1.1 La valeur nominale, la valeur acquise, la valeur actuelle . . . . . . . . 5
1.2 Le taux d’intérêt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Calcul de l’intérêt simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.4 Taux moyen de plusieurs placements . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.5 Escompte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

2 Intérêts composés 13
2.1 Calcul de la valeur acquise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2 Taux d’intérêts proportionnels, taux d’intérêts
équivalents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3 Taux annuel continu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

3 Annuités 19
3.1 Annuités constantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.1.1 Annuités en fin de périodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
3.1.2 Annuités en début de périodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.2 Annuités variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2.1 Les annuités quelconques de fin de période . . . . . . . . . . . 23
3.2.2 Les annuités quelconques en début de période . . . . . . . . . 24
3.2.3 Les suites d’annuités en progression arithmétique . . . . . . . 24
3.2.4 Les suites d’annuités en progression géométrique . . . . . . . . 27

4 Les emprunts indivis 29

1
2

4.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.2 Tableaux d’amortissements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.3 Principe général du remboursement d’un emprunt indivis . . . . . . . 31
4.3.1 Remboursement par annuités constantes . . . . . . . . . . . . 31
4.3.2 Remboursement par amortissements constants . . . . . . . . . 32
4.3.3 Remboursement in fine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
4.3.4 Comparaison du montant des intérêts des trois modes classiques
du remboursement d’un emprunt indivis . . . . . . . . . . . . 35
Introduction

3
4
Chapitre 1

Intérêts simples

L’intérêt peut être considéré comme la rémunération d’un placement (ou


d’un prêt) ou encore comme le prix payé par un emprunteur pour utiliser
un capital pendant un temps donné. L’intérêt peut être donc considéré
comme le loyer de l’argent prêté.

Au niveau théorique, un prêt et un emprunt sont des notions similaires


et symétriques : s’il y aprêt, c’est qu’il y a emprunteur. Tout problème
financier peut donc se résumer par une relation entre une partie prêteuse
et une partie emprunteuse.

1.1 La valeur nominale, la valeur acquise, la valeur


actuelle

La valeur nominale d’un capital est celle qui sert de base aux calculs.
Cette valeur doit être associée à une date appelée date d’origine.

La valeur acquise par un capital est la valeur nominale augmentée de


l’intérêt acquis pendant le temps couru au-delà de la date d’origine.

La valeur actuelle pour un capital, au contraire, se détermine avant sa

5
6

date d’origine et est égale à sa vleur nominale diminuée de l’intérêt qui


prend dans ce cas le nom d’escompte.

1.2 Le taux d’intérêt

L’intérêt s’exprime par une valeur de base appelée taux d’intérêt : c’est
l’intérêt rapporté par un capital égal à une unité monétaire placé pendant
une unité de temps (Au maroc par exemple, l’unité monétaire est le DH et
l’unité de temps est l’année). Nous désignerons souvent ce taux d’intérêt,
dit taux annuel, par la lettre t.

Si l’année est divisée en k périodes d’amplitudes égales (la période pou-


vant être un semestre, un trimestre, quelques mois, quelques jours etc),
le taux périodique proportionnel au taux annuel t est égal à t/k. Ainsi si
k = 365 ou k = 366 on parle de taux journalier proportionnel aux taux
annuel t. Le taux journalier commercial proportionnel au taux annuel t est
tj = t/360.

1.3 Calcul de l’intérêt simple

Si nous désignons par C la valeur nominale, par n la durée de place-


ment, par t le taux d’intérêt annuel et par I les intérêts rapportés par ce
placement, nous arrivons à la relation de base suivante :

I = C × t × n.

La valeur acquise par ce placement n années après son commencement sera


alors égale à
Y = C + T.

Remarque 1.3.1. L’intérêt simple ne se calcule que pour des durées inférieures à
l’année, c’est pourquoi nous utilisons souvent le taux mensuel ou taux journalier.
7

L’année est prise pour 360 jours et les mois sont comptés par leur nombre de jours
exact.

Si la durée est comptée en jours, alors l’intérêt acquis à la fin du placement est donné
par
C ×j×t
I= ,
36000
où j désigne le nombre de jours.

Si la durée est comptée en mois, alors l’intérêt acquis à la fin du placement est donné
par
C ×m×t
I= ,
1200
où m désigne le nombre de mois.

Exemple 1.3.1. Calculons l’intérêt produit par un capital de 35000 DH placé


à intérêts simples au taux annuel de 10% pendant 3 ans.

Soit I l’intérêt produit. On sait que


35000 × 3 × 10
I= .
100
Donc I = 10500 (DH).

Exemple 1.3.2. Calculons l’intérêt produit à intérêts simples par un placement d’un
capital de 12000 DH au taux de 10.5% pendant 96 jours.
Notons I cet intérêt produit. Puisque
12000 × 96 × 10.5
I= = 336,
36000
alors l’intérêt est 336 DH.

Remarque 1.3.2. Si la durée de placement s’exprime d’une date à une autre, alors
on calcule le nombre de jours qu’on a réellement en comptant le dernier jour et en
ignorant le premier jour. Si par exemple, on place un capital de 30000 DH à intérêts
simples du 17 mars au 20 juin de la même année N au taux annuel de 12.5%, alors
l’intérêt produit par ce placement est donné par
30000 × 12.5 × 95
I= = .... (DH ).
36000
8

Exemple 1.3.3. La valeur acquise par un capital de 3000 DH placé à intérêts simples
à 8%, est égale, au bout d’un certain temps, à 3200 DH. Calculons la durée de ce
placement en mois.

Notons n le nombre de mois du placement. On sait que

3000 × n × 0.08
3200 − 3000 = ,
12
donc n = 10, c’est à dire la durée de placement est 10 mois.

1.4 Taux moyen de plusieurs placements

Soient trois capitaux C1 , C2 et C3 placés à des taux respectifs t1 , t2 et


t3 pendant les durées j1 , j2 et j3 . L’intérêt global procuré par les trois
placements, noté par IG , est
C1 × j1 × t1 C2 × j2 × t2 C3 × j3 × t3
IG = + + · (1.4.1)
36000 36000 36000
Définition 1.4.1. Le taux moyen de ces trois placements est un taux unique noté
tm , qui, appliqué à l’ensemble de ces trois placements, donne le même intérêt global.
C’est à dire tm doit satisfaire l’égalité suivante :
C1 × j1 × tm C2 × j2 × tm C3 × j3 × tm
IG = + + · (1.4.2)
36000 36000 36000
En combinant (1.4.1) et (1.4.2), on en déduit que
3
X 3
X
tm × Ck × jk = Ck × jk × tk .
k=1 k=1

Donc P3
k=1 Ck × jk × tk
tm = P 3 ·
k=1 Ck × jk
Le taux moyen pour n placements se définit de la même façon :
Pn
k=1 Ck × jk × tk
tm = P n ·
k=1 Ck × jk
9

Exemple 1.4.1. Calculons le taux moyen des placements suivants :

1. 2000 DH placés pendant 30 jours à 7% ;


2. 7000 DH placés pendant 60 jours à 10% ;
3. 10000 DH placés pendant 50 jours à 9%.

Le taux moyen appliqué à ces placements est

(2000 × 30 × 7) + (7000 × 60 × 10) + (10000 × 50 × 9)


tm =
(2000 × 30) + (7000 × 60) + (10000 × 50)
= 9.3 (%).

1.5 Escompte

L’escompte est une opération de crédit par laquelle la banque transforme


une créance, matérialisée par un effet de commerce, en liquidité au profit
de son client, avant son échéance et contre remise de l’effet. La banque
crédite ainsi le compte du client du montant de l’effet escompté diminué
des Agios. On distingue l’escompte commercial et l’escompte rationnel.

L’escompte commercial

C’est l’intérêt simple calculé à un taux indiqué par le banquier sur une
somme égale à la valeur nominale de l’effet et une durée allant du jour de
la négociation jusqu’au jour de l’échéance ; c’est la méthode appliquée en
pratique.
Soit V la valeur nominale de l’effet, valeur inscrite sur l’effet et payable
à échéance. Soit n la durée qui sépare la date de négociation (le jour de
la remise de l’effet à l’escompte) et l’échéance de l’effet. Soit t le taux
d’escompte. Alors l’escompte commercial, noté e, s’écrit comme suit

V ×n×t
e= ·
36000
10

La valeur actuelle commerciale a est

a = V − e.

Donc en ramplaçant e par son expression, nous obtenons


n×t
a = V × (1 − )·
36000

L’escompte rationnel

C’est l’intérêt calculé sur la somme effectivement prêtée par la banque.


Cette valeur augmentée des intérêts, calculés en fonction de cette valeur
et du nombre de jours couru de la négociation à l’échéance de l’effet,
devient égale à la valeur nominale.

Équivalence de deux effets

On dit que deux effets sont équivalents à une date déterminée, si escomptés
en même temps, ils ont la même valeur actuelle. Cette date est la date
d’équivalence.
Désignons respectivements par V1 et V2 les valeurs nominales des deux
effets, et par J1 et J2 les durées d’escompte en jour. Si t est le taux d’es-
compte, alors V1 –e1 = V2 –e2 , c’est à dire, que
V1 × j1 × t V2 × j2 × t
V1 − = V2 − ·
36000 36000
Exemple 1.5.1.
Détermonons à quelle date un effet de valeur nominale de 20000 DH à échéance du
15 avril est équivalent à un effet de 20435.68 DH à échéance du 14 juin de la même
année. Le taux d’escompte est supposé de 12, 6%.
Soit j le nombre de jours de la date d’équivalence au 15 avril. On sait que
V1 × j1 × t V2 × j2 × t
V1 − = V2 − ·
36000 36000
11

Donc on aura
20000 × j × 0.126 20435.68 × j × 0.126
20000 − = 20435.68 − ·
36000 36000

On obtient alors j = 43.985, soit 44 jours. Avant le 15 avril, les 44 jours corres-
pondent au 2 mars.
12
Chapitre 2

Intérêts composés

Un capital est placé à intérêts composés si, à la fin de chaque période,


l’intérêt acquis est incorporé au capital pour produire lui aussi des intérêts.
Nous dirons alors que les intérêts sont capitalisés. La capitalisation des
inérêts peut être annuelle, semestrielle, trimestrielle ou mensuelle.

Soit un capital de 1000 DH placé à intérêts composés au taux annuel de


10%. Calculons sa valeur acquise au bout de 3 ans.

A la fin de la première année, le capital placé devient : 1000(1 + 0.1) = 1100


(DH).
A la fin de la deuxième année, le capital devient : 1100(1 + 0.1) = 1210
(DH).
A la fin de la troisième année, le capital devient : 1210(1 + 0.1) = 1331
(DH).
A la fin de placement, la valeur acquise est alors 1331 DH.

13
14

2.1 Calcul de la valeur acquise

Soit un capital C placé pour n périodes au taux périodique t. Après la


période 1, le capital C devient

C1 = C + (C × t) = C(1 + t).

Après la période 2, le capital devient

C2 = C1 + (C1 × t) = C1 (1 + t) = C(1 + t)2 .

Après la période 3, il devient

C3 = C2 + (C2 × t) = C2 (1 + t) = C(1 + t)3 .

Ainsi de suite, après n périodes, la valeur acquise est

Cn = C(1 + t)n .

Exemple 2.1.1. Calculons la valeur acquise d’un capital de 5000 DH placé à intérêts
composés au taux annuel de 7% pendant 5 ans.

On note V la valeur acquise recherchée. On sait que V = 5000(1 + 0.07)5 , donc


V = 7012.75 (DH).

2.2 Taux d’intérêts proportionnels, taux d’intérêts


équivalents

Soit t l’intérêt versé à la fin de chaque année pour un placement d’une


unité monétaire (1 DH par exemple). Supposons qu’on subdivise l’année
en k périodes égales et qu’au lieu de verser l’intérêt annuel en une fois,
nous decidions de verser un intérêt à la fin de chacune des k periodes tout
en gardant la même valeur acquise en fin d’année soit : 1 + t.
15

t
Puisque le taux périodique proportionnel au taux annuel t est k
, alors
d’après la formule de calcul des intérêts composés la valeur acquise en fin
d’année est
t
(1 + )k ≥ 1 + t.
k
Nous constatons donc qu’il y a pas équivqlences entre les deux modes de
versement d’intérêt. Pour avoir l’équivqlence la relation (1 + kt )k = 1 + t
doit être vérifiée. Le taux d’intérêt qui vérifie cette relation, noté tk , sera
appelé taux périodique équivalent au taux annuel t, et on a

1
tk = (1 + t) k − 1. (2.2.1)

Le produit ktk = jk est appelé taux annuel payable k fois par an.
Remarque 2.2.1. Puisque (1 + kt )k ≥ 1 + t = (1 + tk )k , on en déduit que t
k
≥ tk .

Exemple 2.2.1. Calculons le taux trimestriel équivalent au taux annuel t de 14%.


D’après la relation (2.2.1), on a

1
t4 = (1 + 0.14) 4 − 1 = 0.033299.

D’où le taux équivalent est 3.3299 %.

Le taux annuel payable trimestriellement équivalent à 14 % annuel est 4 × t4 =


13.3196 %

2.3 Taux annuel continu

On sait que le taux équivalent tk d’un taux annuel t donné, vérifie (1+tk )k =
1+t. Il vient alors que k ln(1+tk ) = ln(1+t). Ces égalités sont valables quelque
soit le nombre de périodes contenues dans une année, et en particulier, si
ce nombre est suffisement large. Dans ce cas

lim k ln(1 + tk ) = ln(1 + t).


k→∞
16

t
Or 0 ≤ tk ≤ k
, donc limk→∞ = 0. On en déduit alors, que pour k assez
grand, ln(1 + tk ) ≈ tk . Par conséquent

lim k ln(1 + tk ) = lim ktk = ln(1 + t).


k→∞ k→∞

Le nombre j := ln(1 + t) s’appelle le taux annuel continu équivalent à t.

Exemple 2.3.1. Le taux annuel continu correspondant au taux annuel 14 % est


donné par ln(1 + 0.14) = 0.131028. Donc le taux continu est 13, 1028 %.

Exemple 2.3.2. (Différence entre capitalisation annuelle et capitalisation


continue)

Calculons la valeur acquise par un capital de 5430 DH placé à 9% pendant


3 ans et 4 mois dans les cas suivants :
1. La capitalisation est annuelle,
2. La capitalisation est continue.

1. Si la capitalisation est annuelle, alors on travaille en intérêts composés


les 3 premières années et en intérêts simples sur les 4 derniers mois.

la veleur acquise au bout 3 ans est

5430 × (1 + 0.09)3 = 7032.01.

Les intérêts produits sur les 4 derniers mois sont égaux à


0.09
7032.01 × 4 × = 210.96.
12
Ce capital a donc acquis, dans ces conditions une valeur de 7242.97 DH
au bout de 3 ans et 4 mois.
2. Si la capitalisation est continue, la valeur acquise par ce capital au
bout de 3 ans et 4 mois est égale à
4
5430 × (1 + 0.09)3+ 12 = 7236.94.

Ce capital a donc acquis, dans ces conditions, une valeur de 7236.94


DH.
17

On remarque que la valeur acquise par la capitalisation continue est plus


faible que celle acquise par la capitalisation annuelle.

Exemple 2.3.3. Soit un capital de 10000 DH placé pendant 9 ans et 9 mois


aux conditions suivantes :

1. à 12 % les 5 premières années ;


2. à 14 % les 7 semetres suivants ;
3. à 9 % le reste du temps.

Calculons la valeur acquise par ce capital en fin de placement.

A la fin des 5 premières années, le capital a acquis une valeur de

10000 × (1 + 0.12)5 = 17623.42.

C’est ce capital qui portera intérêts à 14 % les 7 semetres suivants. Donc


après 7 semestres, il aura acquis une valeur de
7
17623.42 × (1 + 0.14) 2 = 27877.71.

Le temps restant est 1 an et 3 mois et le nouveau capital à considerer est


27877.71 DH. Donc la valeur acquise est égale à
3
27877.71 × (1 + 0.09)1+ 12 .

Soit une valeur de 31048.47 DH.


18
Chapitre 3

Annuités

Définition 3.0.1. Les annuités sont des versements périodiques de sommes d’argent
pour soit pour rembourser une dette soit pour constituer un capital.

Le terme annuité est habituellement réservé à des périodicités annuelles. On peut,


cependant, effectuer des versements semestriels, trimestriels ou mensuels. Dans ces
cas, on parle de semestrialités, trimestrialités ou mensualités.

Lorsque les annuités sont égales, on parle d’annuités constantes, alors que lorsque leur
montant varie d’une période à une autre, on parle d’annuités variables.

Les annuités peuvent être perçues ou versées en début de période ou en fin de période.

3.1 Annuités constantes

La valeur acquise ou la valeur actuelle d’une suite d’annuités constantes


dépend de la date de versement c’est à dire de début de période ou de fin
de période.

19
20

3.1.1 Annuités en fin de périodes

La valeur acquise
La valeur acquise par une suite d’annuités constantes de fin de période
est la somme des valeurs acquises à la même date par cacun des termes
constituant cette suite.

Si nous désignons par


- Vn la valeur acquise par la suite des annuités,
- a l’annuité constante de fin de période,
- n le nombre de périodes (d’annuités),
- t le taux d’intérêt par période de capitalisation,
alors

Vn = a + a(1 + t)1 + a(1 + t)2 + · · · + a(1 + t)n−1


= a 1 + (1 + t) + (1 + t)2 + · · · + (1 + t)n−1
 

(1 + t)n − 1
=a
(1 + t) − 1
(1 + t)n − 1
=a ·
t
car il s’agit de la somme de termes d’une suite géométrique de raison 1 + t.

Exemple 3.1.1. Calculons la valeur acquise, au moment du dernier verse-


ment, par une suite de 10 annuités constantes de fin de période de 2000
chacune. La capitalistion est annuelle de 8 %.

On sait que la valeur acquise V10 est donnée par


(1 + 0.08)10 − 1
V10 = 2000 × ·
0.08
Donc la valeur est 28973.124 DH.

Le capital total versé est 10 × 2000 = 20000, donc l’intérêt produit est
8973.124 DH.
21

La valeur actuelle
On appelle valeur actuelle d’une suite d’annuités constantes de fin de
période, la somme des annuités actualisées V0 exprimée à la date origine.
Dans ce cas nous avons

V0 = a(1 + t)−1 + a(1 + t)−2 + · · · + a(1 + t)−n


= a(1 + t)−1 1 + (1 + t)−1 + · · · + (1 + t)−n+1
 

1 − (1 + t)−n
= a(1 + t)−1
1 − (1 + t)−1
1 − (1 + t)−n
=a ·
t

Exemple 3.1.2. Une peronne place régulièrement à la fin de chaque année,


la somme de 5000 DH.

Quelle est la valeur actuelle de ses placements sur 5 ans ? On suppose que
le taux d’actualisation est 8%.

La valeur actuelle est

1 − (1 + 0, 08)−5
Va = 5000 ×
0, 08
= 19963, 55.

3.1.2 Annuités en début de périodes

La valeur acquise

Si on considère que les flux sont versés en début de période, alors la valeur
22

acquise Vn est égale à

Vn = a(1 + t)1 + a(1 + t)2 + · · · + a(1 + t)n


= a(1 + t) 1 + (1 + t) + (1 + t)2 + · · · + (1 + t)n−1
 

(1 + t)n − 1
= a(1 + t)
(1 + t) − 1
(1 + t)n − 1
= a(1 + t) ·
t

La valeur actuelle
La valeur actuelle dans ce cas est donnée par

V0 = a + a(1 + t)−1 + a(1 + t)−2 + · · · + a(1 + t)−n+1


= a 1 + (1 + t)−1 + · · · + (1 + t)−n+1
 

1 − (1 + t)−n
=a
1 − (1 + t)−1
1 + t 1 − (1 + t)−n
=a
1 + t 1 − (1 + t)−1
1 − (1 + t)−n
= a (1 + t) ·
t
Exemple 3.1.3. On décide de placer, régulièrement, à la fin de chaque année, la
somme de 5250 DH. Calulons la valeur actuelle de nos placements sur 5 ans. Le taux
d’actualisation est t = 8 %.
−n
Notons V0 la valeur actuelle recherchée. On sait que V0 = a 1−(1+t)
t
, où a = 5250
DH, n = 5 et t = 8 %. Donc V0 = 20961.73 DH

Exemple 3.1.4. Déterminons la valeur acquise, au moment du dernier ver-


sement, d’une suite de 20 annuités de 10000 DH chacune sachant que le
taux d’actualisation est t = 8 %.

On sait que
(1 + 0.08)20 − 1
V20 = 10000 ×
0.08
23

donc la valeur acuise est 457619.64 DH.

3.2 Annuités variables

3.2.1 Les annuités quelconques de fin de période

La valeur acquise

Si nous désignons par Vn la valeur acquise par la suite des annuités, ap


l’annuité à la date p, n le nombre d’annuités et t le taux d’intérêt par
période de capitalisation, nous obtenons

Vn = a1 (1 + t)n−1 + a2 (1 + t)n−2 + · · · + an−1 (1 + t)1 + an .

Soit
n
X
Vn = ap (1 + t)n−p ·
p=1

La valeur actuelle

La valeur actuelle d’une suite d’annuités à une date, antérieure à la date


où est effectué le premier versement, est égale à la somme des valeurs
actualisées à cette même date de chacun des termes constituant cette suite.

Si nous désignons par V0 cette valeur actuelle nous obtenons

V0 = a1 (1 + t)−1 + a2 (1 + t)−2 + · · · + an (1 + t)−n .

Soit
n
X
V0 = ap (1 + t)−p ·
p=1
24

3.2.2 Les annuités quelconques en début de période

La valeur acquise

La valeur acquise Vn dans ce cas est donnée par

Vn = an (1 + t) + an−1 (1 + t)2 + · · · + a2 (1 + t)n−1 + a1 (1 + t)n .

Soit n
X
Vn = ap (1 + t)n−p+1 ·
p=1

La valeur actuelle

Si nous désignons par V0 cette valeur, alors

V0 = a1 + a2 (1 + t)−1 + · · · + an (1 + t)−n+1 .

Soit n
X
V0 = ap (1 + t)−p+1 ·
p=1

3.2.3 Les suites d’annuités en progression arithmétique

Les suites d’annuités en progression arithmétique en fin de période

La valeur acquise

Désignons par Vn la valeur acquise par le versement, à un taux annuel t,


de n annuités en progression arithmétique de raison r. Notons a le montant
de la première annuité. En nous plaçant à la date n, nous arrivons à

Vn =a(1 + t)n−1 + (a + r)(1 + t)n−2 + (a + 2r)(1 + t)n−3



+ · · · + a + (n − 2)r (1 + t) + (a + (n − 1)r)
= a + a(1 + t) + · · · + a(1 + t)n−1
 

+ (n − 1)r + (n − 2)r(1 + t) + · · · + 2r(1 + t)n−3 + r(1 + t)n−2 .


 
25

On pose
L = a + a(1 + t) + · · · + a(1 + t)n−1

et
S = (n − 1)r + (n − 2)r(1 + t) + · · · + 2r(1 + t)n−3 + r(1 + t)n−2 .

En lisant la somme S ci-dessus, nous pouvons constater que nous calculons


une somme de termes d’une suite géométrique dont le premier terme est
égal à a et la raison égale à (1 + t). Donc

(1 + t)n − 1 (1 + t)n − 1
S=a =a ·
(1 + t) − 1 t

D’autre part, calculons S(1 + t) − S :

S(1 + t) − S =r (n − 1)(1 + t) + (n − 2)(1 + t)2 + · · · + 2(1 + t)n−2 + (1 + t)n−1


 

− (n − 1)r + (n − 2)r(1 + t) + · · · + 2r(1 + t)n−3 + r(1 + t)n−2


 

=r (1 + t)n−1 + (1 + t)n−2 + · · · + (1 + t)2 + (1 + t) + 1 − nr


 

(1 + t)n − 1
= − nr
(1 + t) − 1
(1 + t)n − 1
= − nr.
t
Il vient alors que
r (1 + t)n − 1 r
S= −n ·
t t t
Puisque Vn = L + S, nous arrivons ainsi à

(1 + t)n − 1 r (1 + t)n − 1 r
Vn =a + −n
t t t t
r (1 + t)n − 1 r
=(a + ) −n ·
t t t
Exemple 3.2.1. Calculons le capital acquis par une suite de 5 annuités en progression
arithmétique de raison r = 100 DH sachant que le montant du premier versement est
a = 1000 DH et le taux t = 5%.
26

En utilisant la formule précédente, on a

r (1 + t)n − 1 r
V5 =(a + ) −n
t t t
5
100 (1 + 0.05) − 1 100
=(1000 + ) −5
0.05 0.05 0.05
=6576, 894 (DH).

La valeur actuelle

On sait que la valeur actuelle V0 vérifie la relation Vn = V0 (1 + t)n , t étant


le taux annuel d’actualisation et n désigne le nombre d’annuités. Donc, on
en déduit que

V0 =Vn (1 + t)−n
r (1 + t)n − 1 r
=(1 + t)−n (a + )

−n
t t t
r  1 − (1 + t)−n  r
= a + + nr −n ·
t t t

Les suites d’annuités en progression arithmétique de début de période

La valeur acquise

La valeur acquise dans ce cas est donnée par

Vn =a(1 + t)n + (a + r)(1 + t)n−1 + (a + 2r)(1 + t)n−2


+ · · · + a + (n − 2)r (1 + t)2 + (a + (n − 1)r)(1 + t)


=(1 + t) (a + (n − 1)r) + (a + (n − 2)r)(1 + t)
+ · · · + (a + 2r)(1 + t)n−3 + (a + r)(1 + t)n−2 + a(1 + t)n−1 .

27

Puisque

(a + (n − 1)r) + (a + (n − 2)r)(1 + t)
+ · · · + (a + 2r)(1 + t)n−3 + (a + r)(1 + t)n−2 + a(1 + t)n−1


r (1 + t)n − 1 r
= (a + ) −n ,
t t t

alors
r (1 + t)n − 1 r
Vn = (a + )(1 + t) − n (1 + t)·
t t t

La valeur actuelle

La valeur actuelle découle de la relation V0 = Vn (1 + t)−n . Donc

r  1 − (1 + t)−n  r
V0 = a + 1+t − n (1 + t)−n+1 ·
t t t

3.2.4 Les suites d’annuités en progression géométrique

Les suites d’annuités en progression géométrique en fin de période Sup-


posons qu’une personne place à un taux t annuel n annuités en progression
géométrique de raison q. Nous désignons par a le montant de première an-
nuité.

En nous plaçant à la date n et en appliquant le principe ”la valeur acquise


par des placements est égale à la somme des valeurs acquises par chacun
des placements (plus les intérêts)”, nous arrivons à :

Vn = a(1 + t)n−1 + aq(1 + t)n−2 + aq 2 (1 + t)n−3 + · · · + aq n−2 (1 + t) + aq n−1 .

En lisant la somme ci-dessus, on constate qu’il s’agit du calcul d’une somme


de termes d’une suite géométrique dont le premier est égal à aq n−1 et la
raison égale à q −1 (1 + t).

On distingue deux cas :


28

Si q ̸= 1 + t, alors

(q −1 (1 + t))n − 1 (1 + t)n − q n
Vn = aq n−1 = a ·
q −1 (1 + t) − 1 (1 + t) − q

Si q = 1 + t, nous remarquons que tous les termes de la suite géométriques


(donc des valeurs actualisées à la date n des annuités) sont égaux entre
eux.

La valeur acquise Vn est donc égale à n fois le premier terme :

Vn = naq n−1 .

La valeur actuelle

La valeur actuelle découle de la relation V0 = Vn (1 + t)−n . Donc

a (1 + t)n − q n
Vn = ·
(1 + t)n (1 + t) − q

Les suites d’annuités en progression géométrique de début de période

La valeur acquise

La valeur acquise dans ce cas est donnée par

 (1 + t)n − q n 
Vn = a(1 + t) ·
(1 + t) − q

La valeur actuelle

La valeur actuelle est donnée par


a  (1 + t)n − q n 
V0 = ·
(1 + t)n−1 (1 + t) − q
Chapitre 4

Les emprunts indivis

4.1 Définition

Un emprunt indivis est un emprunt contracté auprès d’un seul prêteur.


L’emprunteur est plus communément appelé débiteur et le prêteur, qui
est en général une banque, est appelé créancier.

Le remboursement d’un emprunt indivis s’éffectue généralement par an-


nuités de fin de période. Chaque annuité comprend deux parts
— une part liée au remboursement propre du prêt, qu’on appelle amor-
tissement ;
— une part liée au coût de l’emprunt, appelée intérêts.
Chaque annuité remboursant un emprunt s’écrit sous la forme

An = Mn + tRn−1 ,

où An représente la nième annuité versée, Mn l’amortissement contenu dans


cette annuité, Rn−1 le reste dû au début de la nième période et t le taux
d’intérêt de l’emprunt. Si nous désignons par C0 le capital emprunté, alors
on doit avoir n
X
Mp = C0 .
p=1

29
30

4.2 Tableaux d’amortissements

Le tableau d’mortissement estun tableau donnant la décomposition de


chaque annuité en amortissements et intérêts, ainsi que le capital restant
dû après le versement de chaque annuité. Si nous désignons par C0 le
montant de l’emprunt, et par Ip , Mp , Ap et Cp−1 , respectivement, l’intérêt,
l’amortissement, l’annuité et le capital restant dû au début de la pème
période, alors le tableau d’amortissement se présente de façon générale
comme suit :

Période Capital dû en début Intérêt de Amortissement Annuité de


de période la période de la période la période
1 C0 I1 = tC0 M1 A1 = I1 + M1
2 C1 = C0 − M1 I2 = tC1 M2 A2 = I2 + M2
3 C2 = C1 − M2 I3 = tC2 M3 A3 = I3 + M3
.. .. .. .. ..
. . . . .
p Cp−1 = Cp−2 − Mp−1 Ip = tCp−1 Mp Ap = Ip + Mp
.. .. .. .. ..
. . . . .
n Cn−1 = Cn−2 − Mn−1 In = tCn−1 Mn An = In + Mn

Remarque 4.2.1. Remarquons qu’près le paiement du nème amortissement Mn , le ca-


pital restant dû est égal à zéro donc la dette non remboursée avant le paiement de
Mn est égale à Mn cela veut dire que Cn−1 = Mn .

Relation entre deux annuités successives


Déterminons la relation entre deux annuités successives. En effet, si on
adopte les notations précédentes, on obtient

Ap = Mp + Ip = Mp + (Cp−1 × t)
31

et
Ap+1 = Mp+1 + Ip+1 = Mp+1 + (Cp × t).

Donc

Ap+1 − Ap = Mp+1 − Mp + (Cp−1 − Cp ) × t


= Mp+1 − (1 + t) × Mp .

4.3 Principe général du remboursement d’un em-


prunt indivis

4.3.1 Remboursement par annuités constantes

Si le remboursement s’effectue par annuités constantes A, alors le tableau


d’amortissement peut être sous la forme suivante :

Période Capital dû en début Intérêt de Amortissement Annuité de


de période la période de la période la période
1 C0 I1 = tC0 M1 A = I1 + M1
2 C1 = C0 − M1 I2 = tC1 M2 A = I2 + M2
3 C2 = C1 − M2 I3 = tC2 M3 A = I3 + M3
.. .. .. .. ..
. . . . .
p Cp−1 = Cp−2 − Mp−2 Ip = tCp−1 Mp A = Ip + Mp
.. .. .. .. ..
. . . . .
n Cn−1 = Cn−2 − Mn−1 In = tCn−1 Mn A = In + Mn

Puisque A = Mn + In = Mn + tCn−1 , alors

A = (1 + t)Mn .
32

Or A − A = Mp+1 − (1 + t) × Mp , alors Mp+1 = (1 + t) × Mp pour tout p ≥ 1.


D’où on en déduit que
A = M1 × (1 + t)n .
D’autre part, on a
n
X
C0 = Mk
k=1

= M1 × 1 + (1 + t) + · · · + (1 + t)n−1


(1 + t)n − 1
= M1 × ·
t
D’où
t
M1 = C0 × ·
(1 + t)n − 1
Puisque la valeur actuelle des annuités est égale à C0 , alors
1 − (1 + t)−n
C0 = A × ,
t
ou encore,
t
A = C0 × ·
1 − (1 + t)−n

4.3.2 Remboursement par amortissements constants

Le remboursement d’un emprunt indivis par amortissements constants


est défini par
C0
m1 = m2 = · · · = mn = m où m = .
n
C0
1. La suite des annuités (ak )1≤k≤n est arithmétique de raison −t ·
n
2. Le montant des intérêts Ik , supporté à la date k, s’élève à :
n−k+1
t × C0 × ·
n

La valeur de l’amortissement commun m se calcule à partir de C = m1 +


m2 + · · · + mn . Elle conduit à n × m = C0 , c’est-à-dire que l’on a
C0
m= ·
n
33

C0
1. La suite des annuités (ak )1≤k≤n est arithmétique de raison −t × . Cela
n
découle de l’équation

ak+1 − ak = mk+1 − mk (1 + t)

C0
en posant mk+1 = mk = ·
n
n−k+1
2. Le montant des intérêts Ik , supporté à la date k, s’élève à : t × C0 × ·
n
En effet, on utilise Ik = tCk−1 et Ck−1 = mk + · · · + mn ; sans oublier bien sûr
C0
que l’on a mk = · · · = mn = ,
dans le cas du remboursements par amortis-
n
sements constant. Il vient alors que le montant total des intérêts, nk=1 Ik ,
P

n+1
vaut t × C0 × 2
·

Exemple 4.3.1. Soit un emprunt de 150 000 Dhs contracté sur une durée de
5 ans à un taux annuel de 4% et remboursable par amortissements annuels
constants. Son tableau d’amortissement est le suivant :

k Ck−1 Ik mk ak
1 150 000 6 000 30 000 36 000
2 120 000 4 800 30 000 34 800
3 90 000 3 600 30 000 33 600
4 60 000 2 400 30 000 32 400
5 30 000 1 200 30 000 31 200

Exemple 4.3.2. On considère un emprunt remboursable par amortissements


annuels constants dont le tableau d’amortissement est fourni partiellement de
34

la façon suivante :

k Ck−1 Ik mk ak
1 20 000 26 300
2 120 000 25 400
.. .. .. .. ..
. . . . .
7 20 000 20 900

On a :
— La durée de cet emprunt est 7 ans, car m7 = C6 et C6 > 0.
— Le principal C0 = C1 + m1 s’èlève à 120 000 + 20 000, soit 140 000 Dhs
— Le taux d’intérêt est de 4, 5% : on a

I
z }|7 {
a7 − C 6 20 900 − 20 000
t= × 100 = × 100 = 4, 5.
C6 20 000

4, 5 7+1
— Le montant des intérêts s’élève à × 140 000 × , soit 25 200 Dhs.
100 2

4.3.3 Remboursement in fine

Dans ce mode de remboursement, il n’y a aucun amortissement de capital


avant l’échéance de l’emprunt. Les versements payés ne comprennent que
l’intérêt sur la totalité du capital emprunté. Le capital est amorti en une
seule fois à l’échéance finale : Le remboursement in fine d’un emprunt indivis
se traduit par

m1 = m2 = · = mn−1 = 0 et mn = C0 .

Le montant des intérêts Ik , supporté à la date k, vaut : t × C0


35

Exemple 4.3.3. Soit un emprunt de 150 000 Dhs contracté sur une durée de 5
ans à un taux annuel de 4% et remboursable in fine. Son tableau d’amortisse-
ment est le suivant :

k Ck−1 Ik mk ak
1 150 000 6 000 0 6 000
2 150 000 6 000 0 6 000
3 150 000 6 000 0 6 000
4 150 000 6 000 0 6 000
5 150 000 6 000 150 000 156 000

4.3.4 Comparaison du montant des intérêts des trois modes


classiques du remboursement d’un emprunt indivis

Une comparaison, du montant des intérêts des trois modes classiques du rem-
boursement d’un emprunt indivis, est donnée par la double inégalité suivante :

     
Ik amortissement constant ≤ Ik annuités constantes ≤ Ik in fine .

Pour vérifier la validité de la double inégalité ci-dessus, on applique le


lemme technique suivant :

Lemme 4.3.1. Soient a et b deux nombres réels tels que 0 < a ≤ b ; la fonction
1 − λa
λ −→ est décroissante sur ]0, 1[. Par conséquent, on a :
1 − λb

a 1 − λa
≤ ≤ 1.
b 1 − λb

En choisissant λ = (1 + t)−1 , a = n − k + 1 et b = n. Soit λ ∈]0, 1[ ; on pose


36

λa − 1
f (λ) = b · Le calcul de la dérivée de f (λ) est :
λ −1
aλa−1 · (λb − 1) − bλb−1 · (λa − 1)
f ′ (t) =
(λb − 1)2
 
λa−1 (a − b) λb + b λb−a − a
= ·
(λb − 1)2

Donc, sur ]0, 1[, le signe de f ′ (λ) dépend de celui de u(λ) = (a−b) λb +b λb−a −a.
Pour parvenir à étudier le signe, sur ]0, 1[, de u(λ), on commence d’abord
par étudier celui de u′ (λ) sur l’intervalle ]0, 1[ : on a

u′ (λ) = b (b − a) λb−a−1 (λa − 1).

L’hypothèse 0 < a ≤ b conduit à u′ (λ) ≥ 0 sur ]0, 1[. Cela entraı̂ne que
u(λ) est croissante sur ]0, 1[. Par conséquent, on a u(λ) ≤ u(1) = 0, pour
tout λ ∈]0, 1[. Dès lors, on obtient f ′ (λ) ≤ 0 sur ]0, 1[. On conclut alors
que f (λ) est décroissante sur ]0, 1[. On en déduit que l’on a limλ→1 f (λ) ≤
f (λ) ≤ limλ→0 f (λ). Or limλ→1 f (λ) = ab , en vertu de la règle de Guillaume De
L’Hospital ; cela achève la preuve du résultat ci-dessus.

Vous aimerez peut-être aussi