Grandeurs scalaires et vectorielles
Grandeurs scalaires et vectorielles
I- Calcul vectoriel
Les grandeurs grandeurs physiques sont classées suivant deux catégories : les grandeurs
scalaires et les grandeurs vectorielles. Une grandeur scalaire est une valeur numérique réelle,
utilisée pour représenter certaines quantités telles que : la masse, le temps, la température,
l’énergie, la pression en un point, le potentiel,... Une grandeur vectorielle est une grandeur
qui a une valeur numérique réelle et une direction telle que : la vitesse, l’accélération, la force.
1.2 Vecteurs
Un vecteur est un segment de droite sur lequel on a choisi une origine et une extrémité.
−→
Par convention, on adopte pour le vecteur AB par exemple :
→− −→
– la notation V ou AB
– la représentation suivante :
2
Calcul vectoriel 3
→−
Le vecteur V de la Figure (1.1) est caractérisé ou défini par :
– l’origine : A
– la direction : oblique
– le sens : de A vers B
– le module ou la norme du vecteur : valeur numérique réelle qui représente la longueur
→− →
−
du vecteur (la distance entre A et B). Le module est souvent noté : | V | = k V k= AB.
En dehors de ces types de vecteurs, il existe aussi le vecteur unitaire dont le module est égal
à 1. On l’exprime aussi sous la forme :
→
−
−u = V
→ (1.1)
→
−
kV k
~
~ de vecteur V
Figure 1.3: Vecteur unitaire u
Les vecteurs peuvent être définis dans n’importe quel système de coordonnées. Nous les
repérons le plus souvent dans un système d’axes orthonormés directs.
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Calcul vectoriel 4
Un trièdre est un système de trois axes dans lequel les vecteurs sont représentés. Un
trièdre orienté dans le sens de la rotation de la terre autour de l’axe des pôles (Sud vers le
nord) est dit direct (c’est-à-dire qu’il a un sens contraire à celui des aiguilles d’une montre).
Sur les trois axes, si on choisit des vecteurs unitaires orthogonaux ~ex , ~e y , ~ez ou ~i, ~j, ~k , le
trièdre est dit orthonormé. Le sens du troisième vecteur ~ez (ou ~k) est donné par la règle de
l’observateur d’ampère : un observateur couché sur (OX) les pieds en O et la tête vers les
X positifs regarde l’axe (OY), donne le sens de ~ez en tendant le bras gauche. Si le trièdre ne
respecte pas cette règle il sera dit inverse.
Un repère est un trièdre muni d’une origine qui est le point des concours des trois axes.
Tout vecteur est décrit par ces composantes ou coordonnées qui sont déterminées à partir
d’un repère. Ce repère peut être linéaire (une seule composante), plan (deux composantes)
ou dans l’espace (trois composantes).
~ s’écrit :
Dans l’espace, le vecteur V
~ = Vx ~ex + V y ~e y + Vz ~ez
V (1.2)
où Vx , V y , Vz désignent ses composantes ou coordonnées.
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Calcul vectoriel 5
[Link] Définition
→− → − →−
La somme ou la résultante de deux vecteurs A et B est le vecteur C de la diagonale du
parallélogramme, noté :
→
− →
− →
−
C=A+B (1.3)
[Link] Propriétés
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Calcul vectoriel 6
→− →− →− →−
nombres réels. Les vecteurs λ1 A 1 , λ2 A 2 , λ3 A 3 ,... λn A n sont aussi des vecteurs de l’espace
→
−
V 3 des vecteurs ainsi que leur somme W définie par :
n
→
− →− →− →− →− X → −
W = λ1 A 1 + λ2 A 2 + +λ3 A 3 + ... + λn A n = λi A i (1.4)
i=1
.
→
− →
− →
− →
−
On dit que les vecteurs λ1 A 1 , λ2 A 2 ,λ3 A 3 ... λn A n de l’espace V 3 sont linéairement
indépendants si et seulement si, ils vérifient la relation :
n
→−
λi A i = ~0
X
(1.5)
i=1
λ1 = 0, λ2 = 0, λ3 = 0, ..., λn = 0 (1.6)
Si tous les λi ne sont pas tous nuls, on dit que les vecteurs sont linéairement dépendants
entre eux.
[Link] Définition
→− → −
Le produit scalaire de deux vecteurs A et B est le scalaire :
→
−→− →− →− →
− →−
A. B = | A| × | B | cos A, B (1.7)
→− →−
Considérons deux vecteurs définis par A = Ax ~ex +A y ~e y +Az ~ez et B = Bx ~ex +B y ~e y +Bz ~ez .
→
− → −
Le produit scalaire des vecteurs A et B vaut :
→
−→−
A. B = Ax Bx + A y B y + Az Bz (1.8)
z
→
−→− X
A. B = Ai Bi (1.9)
i=x
[Link] Propriétés
→
− → − →
−→ −
1. Linéarité : α A. β B = (α β) A. B
→
−→− → −→ −
2. Commutativité : A. B = B . A
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Calcul vectoriel 7
→
− → − → − →−→
− →
−→−
3. Distributivité par rapport à l’addition : A.( B + C ) = A. B + A. C
q
→
− →−→ −
4. Module : | A| = A. A
→
− → − →− → − →
− →
−
5. ( A + B )2 = A2 + B2 + 2| A|.| B | × cos( A, B )
→
− →
− →
− → − →− →−
6. Inégalité triangulaire : | A| − | B | | A + B | | A| + | B |
→
− → − → − →
−→ − → −→ − → −→ − →
−→− →−→ − → −→ −
7. Dans un trièdre ( i , j , k ), on a : i . i = j . j = k . k = 1 et i . j = i . k = j . k = 0
→
−
V = Vx ~ex + V y ~e y + Vz ~ez
alors :
→
− →− −e | cos(~e , →
−
Vx = .~ex . V = | V | × |→ x x V ); (1.11)
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Calcul vectoriel 8
[Link] Définition
→− → − →−
Le produit vectoriel entre deux vecteurs A et B est le vecteur C est noté :
→
− → − → − →− →− →
− ~
C = A ∧ B = | A| × | B | × sin( A, B) ~n (1.14)
→− → − →
− → −
Le produit vectoriel deux vecteurs A et B tel que mes( A, B ) = α vaut :
→
− → −
A ∧ B = (A y Bz − Az B y ) →
−e − (A B − A B ) →
x z x
− →−
x z e y + (Ax B y − A y Bx ) e z (1.16)
[Link] Propriétés
→
− →
− →
− →
−
1. Linéarité : α A ∧ β B = α β A ∧ B
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Calcul vectoriel 9
→− → − − →
→ −
2. Non commutativité : A ∧ B = − B ∧ A
→− − →
→ − →
− → − →
− →−
3. Distributivité par rapport à l’addition : A ∧ ( B + C ) = A ∧ B + A ∧ C
→
− − →
→ − →
− → − →
−
4. Non associativité : A ∧ ( B ∧ C ) , ( A ∧ B ) ∧ C
→− →− →− →
−→ − →− →
−→ − → −
5. Double produit vectoriel : A ∧ ( B ∧ C ) = ( A. C ) B − ( A. B ) C
→
− → − → − →
− → −
6. A ∧ B = 0 alors A et B sont colinéaires
→
− → − →−
7. Dans un repère ( i , j , k ), on a :
→
− →− → − →− → − →− → − → − → − →− → − → − → − → − →− → −
i = j ∧ k; j = k ∧ i ; k = i ∧ j; i ∧ i = j ∧ j = k ∧ k = 0
→− →− →− →
− → −
A = | C | = | A| × | B | × sin( A, B ); (1.17)
→− → − → −
Calcule et représente C = A ∧ B
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Calcul vectoriel 10
[Link] Définition
→
− →− →−
Le produit mixte de trois vecteurs A, B et C est le scalaire m défini entre les vecteurs
par :
→
− → − → − →− →− → −
m = ( A, B , C ) = A.( B ∧ C ) (1.19)
Ax Bx Cx
m = Ay By Cy (1.20)
Az Bz Cz
[Link] Propriétés
Une permutation circulaire des vecteurs ne modifie pas la valeur du produit mixte :
→
− →− → − →− → − → − →− → − → −
A.( B ∧ C ) = C .( A ∧ B ) = B .( C ∧ A)
La valeur absolue du produit mixte est égale au volume d’un parallélépipède construit à
partir des trois vecteurs.
→
− → − → − →− → − → − − →
→ − → −
i .( j ∧ k ) = k .( i ∧ j ) = j .( k ∧ i ) = 1.
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Calcul vectoriel 11
→
− → − →
− →
−
d( A ∧ B ) d A → − → − dB
= ∧B+A∧ (1.21)
dt dt dt
→
− → − →
− →
−
d( A + B ) d A d B
= + (1.22)
dt dt dt
→
− → − →
− →
−
d(λ A + B ) dA d B
=λ + (1.23)
dt dt dt
→
−→ − →
− →−
d( A. B ) d A → − → − dB
= . B + A. (1.24)
dt dt dt
Résoudre :
→
− →
− →−
X∧V =W (1.25)
→− → − → − →− →
− →−
Corollary 1.3.2 Si X ∧ V = W, on dit que X est le résultat de la division vectorielle de W par V et
remplissant les conditions suivantes :
→
−
1. V doit être un vecteur non nul et
→
− → −
2. W et V doivent être orthogonaux
→−
3. toute solutions particulière X 0 existante, est de la forme :
→
− →
− → −
X 0 = α( V ∧ W) (1.26)
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Calcul vectoriel 12
et
→
− → −
→
− V ∧W →
−
X= + λ V; λ ∈ R (1.32)
V2
→
−
Soit V un vecteur quelconque et (∆) un axe de l’espace défini par son vecteur unitaire →
−u .
→− →
−
La projection orthogonale du vecteur V est la composante V u de ce vecteur sur cet axe et on
écrit :
→
− →
− − →
V u = ( V .→
u )−u (1.33)
de module :
→− −
Vu = V .→
u (1.34)
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Calcul vectoriel 13
~ sur un plan
Figure 1.11: Projection du vecteur V
→
− → − →−
V = Vn + Vπ (1.35)
→
− →
− − → →−
V = ( V .→
n )−n + V π . (1.36)
→
− −n )→
− →
− − →
V π = (→
−n .→ V − ( V .→
n )−n (1.37)
→
−
et représente la relation du double produit vectoriel entre V et →
−n comme précédemment
établie.
Soit un triangle quelconque ABC nous pouvons établir une relation entre les trois côtés
et les trois angles du triangle. Dans les triangles ABD et CBD :
DB DB BC AB
sin α = et sin β = =⇒ = (1.38)
AB BC sin α sin β
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Calcul vectoriel 14
CE CE
sin α = et sin(π − θ) = =⇒ EC = AC sin α = BC sin(π − θ) = BC sin θ (1.39)
AC BC
et
BC AC
= . (1.40)
sin α sin θ
De (1.38) et (1.40), nous avons :
BC AB AC
= = (1.41)
sin α sin β sin θ
Remarque 1.4.1 En dehors de la règle des sinus dans un triangle, un existe aussi le théorème
d’Alcachi
Remarque 1.5.1 Le moment d’une force par rapport à un point reste invariant lorsque la force glisse
sur son support (∆).
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Calcul vectoriel 15
avec →
−u , un vecteur unitaire.
Un couple de force est défini par deux forces de même module, de sens opposés et portées
→− →
−
par deux droites parallèles tel que : F 1 = − F 2 et F1 = F2 .
2
X −
→ → − −
→ → − −
→ → − −−−−→ ~
MO ( F i ) = MO ( F 1 ) + MO ( F 2 ) = A1 A2 ∧ F2 (1.44)
i=1
Remarque 1.5.2 La somme des forces est nulle mais le moment n’est pas nul. Un couple de force
produit uniquement un mouvement de rotation. Le moment d’un couple est indépendant du point où
on le mesure, il dépend uniquement de la distance qui sépare les deux droites supports des deux forces.
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Calcul vectoriel 16
2
−
→ → − X−
→ → − −
→ → − −
→ → − −
→ → −
MO ( R ) = MO ( F i ) = MO ( F 1 ) + M0 ( F 2 ) + · · · + MO ( F n ) (1.46)
i=1
n
−
→ → − −−−→ →
− →− →− −−→ X →− −−−→ →−
MO ( R ) = OA1 ∧ F 1 + F 2 + · · · + F n = OA ∧ F i = OA1 ∧ R . (1.47)
i=1
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Calcul vectoriel 17
TD 1
→
− → − → −
Dans un repère orthonormé (O, i , j , k ), on considère les points A(2, −3, 0), B(−3, 0, 1) et
C(0, 1, 2).
−→ −→ −→ −→ −→ −→
1. Calcule [Link] et AB ∧ BC puis déduis la mesure le l’angle α = mes(AB, BC)
−−→ −−→
2. Calcule l’aire du parallélogramme construit sur les vecteurs OA et OB
−−→ −−→ −−→
3. Calcule le volume du parallélépipède construit sur les vecteurs OA, OB et OC.
−→ −→ −−→
4. Calcule les moments des vecteurs AB, BC et AC par rapport au point O.
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Systèmes de coordonnées 18
L’espace physique est décrit par un espace euclidien (dimension 3) où sont définis les angles
et les distances. La position de tout point matériel M dans cet espace est définie par rapport
à un (ou plusieurs) objet(s) appelé(s) repère. Pour caractériser cette position c’est à dire
pour repérer le point M, il suffit en général de déterminer 3 paramètres réels q1 , q2 , q3 ou
coordonnées du point. A cet effet on définit un système de coordonnées cohérent qui peut
engendrer un espace dans lequel on associe à tout point M trois nombres q1 , q2 , q3 de manière
unique. Il existe plusieurs systèmes de coordonnées permettant de repérer un mobile au cours
de son mouvement. Nous ferons cas des systèmes de coordonnées cartésiennes, polaires,
cylindriques et sphériques .
Il est le plus habituellement utilisé et a déjà été rencontré plusieurs fois depuis le se-
condaire. Soit un point origine O et un système d’axes (Oxyz) sur lesquels on considère
→
− → − → −
trois vecteurs unitaires (O, i , j , k ), supposés constituer une base orthonormée directe. Tout
point M de l’espace peut être caractérisé par ses coordonnées cartésiennes q1 = x, q2 = y
−→ −→ −→ −→
et q3 = z qui sont les projections du vecteur Ox sur les axes Oy, Oy et Oz respectivement,
c’est-à-dire :
−−→ →
− →
− →−
OM = x i + y j + z k . (1.50)
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Systèmes de coordonnées 19
dV = dxdydz (1.53)
On peut définir des fonctions scalaires et des fonctions vectorielles de point dans ce système
de coordonnées :
→− →
− →
− →
−
Examples 1.7.1 f (M) = f (x, y, z) et V (M) = X(x, y, z) i + Y(x, y, z) j + Z(x, y, z) k
Lorsque le champ à étudier présente certaines propriétés de symétries simples, il est com-
mode d’utiliser des coordonnées non cartésiennes. Voici quelques relations qui interviennent
dans l’usage des coordonnées cylindriques et sphériques.
Remarque 1.7.2 Très souvent, le repère cartésien est considéré comme fixe si l’on passe à d’autres
types de repère.
−−→
−u = OM
→ (1.54)
ρ
OM
→
− −−→
avec ρ = OM et l’angle θ est tel que θ = mes( i , OM)
→
− →
− →−
u ρ = cos θ i + sin θ j
(1.56)
→−u = − sin θ →
− →
−
i + cos θ j
θ
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Systèmes de coordonnées 20
On en déduit que :
d→
−u
ρ →
− →
− −
= − sin θ i + cos θ j = →
uθ
dθ
(1.57)
d→
−u
θ →
− →
−
= − cos θ i − sin θ j = −→
−u .
ρ
dθ
Le vecteur déplacement élémentaire et la surface élémentaire valent :
→
−
dl = dρ →
−u + ρdθ →
ρ
−u
θ (1.58)
−
→
dS = ρdρ dθ→
−u .
z (1.59)
Les coordonnées cylindriques du point M dont le projeté orthogonal m, sur le plan (xoy) sont :
−−→
ρ = kOmk
→
− −−→
θ = ( i , Om) (1.62)
z =→− −−→
k .OM = z
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Systèmes de coordonnées 21
M étant un point de l’espace de coordonnées (x, y, z), θ est défini modulo 2π. On convient
généralement de choisir la détermination telle que 0 6 θ < 2π.
tangents à ces courbes et orientés dans le sens où la variable correspondante croît. On obtient
ainsi une base (→ −u , →
−u , → −
k ) directe.
ρ θ
−−→ −u + z→
OM = ρ→
−
k. (1.63)
ρ
La relation entre les vecteurs de base des deux systèmes de coordonnées (Cartésiennes et
cylindriques) se présente comme suit :
→
− →− →− →
− →
−
u ρ = u θ ∧ k = cos θ i + sin θ j
−u = →− → →− →
−
→
k ∧ −u ρ = − sin θ i + cos θ j
θ (1.64)
−u = →
− →
→ k = −u ρ ∧ →
−u
z θ
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Systèmes de coordonnées 22
dV = ρdρdθdz (1.68)
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Systèmes de coordonnées 23
On tire →
−u dans la base cartésienne puis l’expression de →
ρ
−u se déduit de celle de →
θ
−u en
ρ
π
remplaçant θ par θ + . Les vecteurs de base sphériques s’écrivent donc :
2
→
−u = → −u = sin θ cos ϕ →
−u ∧ → − →
− →
−
i + sin θ sin ϕ j + cos θ k
ρ θ ϕ
−u = cos θ cos ϕ →
− →− →−
→
−u = →−u ∧ →
θ ϕ ρ i + cos θ sin ϕ j − sin θ k (1.71)
−u = − sin ϕ →
− →
−
→−u = →−u ∧ →
i + cos ϕ j
ϕ ρ θ
Ces règles relations de substitutions entre systèmes de coordonnées permettent de base d’un
système de base à un autre. Le trièdre local défini en tout point M(ρ, θ, ϕ), par les vecteurs
unitaires (→
−u , →
−u , →
ρ θ
−u ) permet d’écrire pour un point voisin M :
ϕ
→
−u = →
−u ∧ →
−u
ϕ ρ θ
. En coordonnées sphériques, la position de tout le mobile ou point M est repéré par trois
−−→
coordonnées ou paramètres M(ρ, θ, ϕ) et son vecteur position, OM est défini par :
−−→
OM = ρ→
−u .
ρ (1.73)
Soit une fonction numérique à une variable réelle x, définie et continue sur un intervalle
I. Elle est dite dérivable en un point xo de I si et seulement si :
f (x) − f (x0 )
lim =l (1.77)
x−→xo x − x0
existe et est finie. Cette limite est appelée le nombre dérivé de f au point x0 et se note f 0 (x0 ).
f (x) = 4x3 − x + 1
∂f
!
fx0 = (1.80)
∂x y
De même, la dérivée partielle de la fonction f par rapport à la variable y est définie et notée :
∂f
!
fy =
0
(1.81)
∂y x
∂f ∂f
! !
d f (x, y) = dx + dy (1.82)
∂x y ∂y x
Exprime : fx0 , f y0 et d f
n
∂f
X !
df = dxi (1.83)
∂xi
i=1
TD 2
Exercice 1
→
− → − → −
Dans un repère orthonormé Cartésien (O, i , j , k ), on considère les points A(2, −3, 0),
B(−3, 0, 1) et C(0, 1, 2).
−→ −→ −→ −→
1. Calcule [Link] et AB ∧ BC.
−→ −→
2. Déduis la mesure de l’angle α = (AB, BC).
−−→ −−→ −−→
3. Calcule le volume du parallélépipède construit sur les vecteurs OA, OB et OC.
−→ −→ −−→
4. Calcule les moments des vecteurs AB, BC et AC par rapport au point O.
Exercice 2
→
− → − → − −→
Dans un repère orthonormé cartésien (O, i , j , k ), on donne AB(4, −1), A(1, 2) et C(−1, 3).
−−→ −−→ −→
1. Exprime les composantes des vecteurs OA, OB et AB dans la base polaire (~eρ , ~eθ ) en
fonction de θ.
−−→ −→ −−→ −→
2. Calcule [Link] et OA ∧ AB dans la base cartésienne puis dans la base polaire et conclus.
−→
3. Calcule le moment de BC par rapport au point A.