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Conversion Analogique-Numérique

Le document traite de la conversion d'un signal analogique en signal numérique, en se concentrant sur les processus d'échantillonnage et de quantification. Il aborde les choix cruciaux liés à la fréquence d'échantillonnage, en se basant sur le théorème d'échantillonnage de Shannon pour éviter le repliement spectral. Enfin, il décrit la chaîne pratique de numérisation et les opérations de conversion numérique-analogique, ainsi que les avantages des systèmes numériques.

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Conversion Analogique-Numérique

Le document traite de la conversion d'un signal analogique en signal numérique, en se concentrant sur les processus d'échantillonnage et de quantification. Il aborde les choix cruciaux liés à la fréquence d'échantillonnage, en se basant sur le théorème d'échantillonnage de Shannon pour éviter le repliement spectral. Enfin, il décrit la chaîne pratique de numérisation et les opérations de conversion numérique-analogique, ainsi que les avantages des systèmes numériques.

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Conversion analogique numérique

&
Conversion numérique analogique

Hugues GARNIER

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1 H. Garnier
Conversion d’un signal analogique
en signal numérique

• La conversion est caractérisée par deux discrétisations

– la 1ère concerne le temps et porte le nom d'échantillonnage : cela


consiste à prendre des échantillons du signal analogique à des instants
régulièrement espacés

– La 2e concerne l’amplitude et porte le nom de quantification : cela


consiste à coder l’amplitude du signal sur un nombre fini d'éléments
binaires : CAN
7
se(t) 6 sq(t)
5
4
3
2
1
t 0
t
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Te Te
Signal échantillonné Signal quantifié

2 H. Garnier
Choix à effectuer lors de la numérisation
d’un signal analogique

• Précision de discrétisation via le choix de la fréquence d’échantillonnage


– fe doit être suffisamment élevée si l’on ne veut pas perdre trop d’informations
sur le signal

– Cependant plus fe est élevée (Te faible), plus le temps disponible pour
effectuer les traitements numériques sera court et plus le nombre
d’échantillons à traiter sera important

Comment choisir la fréquence d’échantillonnage fe ?

3 H. Garnier
Théorème d’échantillonnage (Shannon 1949)

Un signal x(t) à bande limitée dans l’intervalle de fréquence [-fmax ; +fmax]

peut être reconstruit exactement à partir de ses échantillons

si fe > 2 fmax

La fréquence limite fe / 2 est appelée fréquence de Nyquist

4 H. Garnier
Echantillonnage - Notations

xe(t)
Représentation
« idéale » Te
xa(t) à temps continu
Signal Signal Te 2Te t
analogique échantillonné
x(kTe)=x(k)
t Echantillonneur
idéal
Représentation
à temps discret
1 2 k
• Difficultés
– les échantillons prélevés devront être représentatifs du signal analogique
c’est un sondage !
– le signal analogique devra pouvoir être reconstitué (interpolé) à partir
des échantillons (il existe une infinité de signaux qui passent par ces
échantillons)

5 H. Garnier
Illustration graphique de l’échantillonnage idéal
dans le domaine temporel
s(t) Signal à temps continu

0 t
δTe(t)
Peigne de Dirac
∫ =1
1

0 Te t
signal échantillonné
se(t)=s(t)×δTe(t) idéal

∫ = s(Te )

0 Te kTe t
6 H. Garnier
Modélisation mathématique
de l’échantillonnage idéal
• L’opération d’échantillonnage idéal d’un signal analogique revient à
multiplier ce dernier par un peigne de Dirac
δTe(t)
()
se t = s(t) × δT (t)
e
peigne de Dirac
+∞
()
se t = s(t) × ∑ δ (t − kT e) s(t) se(t)
k=-∞
+∞
()
se t = ∑ s(t) δ (t − kTe )
k=-∞
+∞
se (t) = ∑ s(kT ) δ(t − kT )
e e car s(t) δ (t − to ) = s(to ) δ (t − to )
k=−∞

Le signal échantillonné idéal se(t) est un signal à temps continu


• Il consiste en un train d’impulsions de Dirac équidistantes dont l’aire à
l’instant kTe est égale à l’amplitude de s(t) à cet instant

7 H. Garnier
Effet de l’échantillonnage idéal
dans le domaine fréquentiel
• Soit s(t) un signal à temps continu et S(f) son spectre
– S(f) est supposé à support borné : S(f)=0 pour |f|>fmax
s(t) S(f)
1

0 t -fmax 0 fmax f

• Le signal échantillonné idéalement s’écrit :


se (t ) = s(t ) × δT (t )
e

• D’après les propriétés de la transformée de Fourier :

( ) ( ) (
F se (t) = F s(t) × δT (t) = S(f) * F δT (t)
e e
)

8 H. Garnier
Effet de l’échantillonnage idéal
dans le domaine fréquentiel

( )
Se (f) = F s(t) × δT (t) = S(f) * F δT (t)
e e
( )
+∞ +∞
1 1
Se (f)=S(f) *
Te ∑ δ(f − kf e) Te ∑ δ(f − kf e)
k=-∞
k=-∞
+∞
1
Se (f)=
Te ∑ S(f) *δ(f − kf e) S(f) *δ (f − kfe ) = S(f − kfe )
k=-∞
+∞
1 1 1 1
Se (f)=
Te ∑ S(f − kfe ) = !+ S(f+fe )+ S( f ) + S(f-fe )+!
T e T e T e
k=-∞

Le spectre d’un signal échantillonné est périodique


Il correspond au spectre du signal à temps continu périodisé
1 1
à la période « fréquentielle » fe = et pondéré par
Te Te

9 H. Garnier
Illustration de l’échantillonnage idéal dans le domaine fréquentiel
Domaine temporel Domaine fréquentiel

s(t) S(f)
fe > 2 fmax 1

0 t -fmax 0 fmax f

δT (t) δf (f)
e e
1
1 Te

0 Te t 0 fe
-fe f

s(t ) × δT (t) S(f)* δf (f)


1 e
e
Te

0 Te t -fe -fmax 0 fmax fe f

10 H. Garnier
Condition de non-repliement spectral

fe > 2 fmax

S(f) * δ (f)
fe
1
Te

A B

-fe -fmax 0 fmax fe -fmax fe fe +fmax f


Pour éviter le repliement spectral, il faut B > A:
fe-fmax > fmax
d’où fe > 2 fmax

11 H. Garnier
Illustration du repliement spectral
Domaine temporel Domaine fréquentiel
s(t)
S(f)
fe < 2 fmax 1

0 t -fmax 0 fmax f
δf (f)
δTe (t) e

1
1 Te

0 Te t -fe 0 fe 2fe
-2fe f
S(f)* δf (f)
s(t ) × δT (t) 1
e
Repliement
e
Te spectral

0 Te t -2fe -fmax 0 fmax 2fe f


-fe fe
12 H. Garnier
Restitution idéale du signal analogique

Domaine temporel Domaine fréquentiel


fe > 2 fmax
se(t)
Se (f)
1
Te

0 Te t -fe -fmax 0 fmax fe f


sinc fet( ) 1
1 rectf ( f )
fe e
1
fe

- fe 0 fe
0 f
t 2 2

sr (t ) = se (t)*sinc( fet ) 1
Sr ( f ) = Se ( f )× rectf ( f )
1 fe e

0
0 t -fmax fmax f
13 H. Garnier
Théorème d’échantillonnage

• Formule de reconstruction idéale (du signal continu d’après ses échantillons)


sr (t ) = se (t)*sinc( fet )

– correspond à une convolution avec un sinus cardinal qui n’est pas causal
– le filtre théorique n’est pas réalisable (ce n’est qu’une relation théorique)
– en pratique, l’interpolateur idéal est approché par des bloqueurs (bloqueur
d’ordre zéro, …)

• Lorsque fe < 2 fmax


– la reconstruction exacte n’est plus possible
– il y a repliement de spectre
– les fréquences > fe / 2 sont ramenées dans la bande [-fe / 2 ; fe / 2]

14 H. Garnier
Chaîne pratique de numérisation d’un signal analogique

• En pratique :
– indispensable de faire précéder l’opération d’échantillonnage par un
filtre passe-bas appelé filtre anti-repliement de fréquence de coupure
un peu inférieure à la fréquence de Nyquist fe / 2

• La chaîne pratique de numérisation d’un signal analogique est donc


constituée des éléments suivants :

s(t) Te se(kTe) s(k)


Filtre anti-
CAN
repliement
Signal Signal
analogique Signal Signal numérique
analogique échantillonné

ANALOGIQUE NUMERIQUE

15 H. Garnier
Schéma de régulation numérique

• Atouts : coût faible, rapidité, précision élevée et insensibilité aux bruits,


facilité d’implantation et souplesse par rapport aux modifications
• Besoin de blocs pour faire dialoguer les parties analogique et
numérique : CAN et CNA

16 H. Garnier
Conversion Analogique Numérique (CAN)
Représentation simplifiée

• La représentation habituelle de l’opération de CAN consiste à ne


tracer que le bloc échantillonneur

Te

17 H. Garnier
Conversion Numérique Analogique (CNA)
Reconstruction pratique

• L’opération de CNA la plus courante consiste à produire un signal


de commande u(t) en escalier à partir des valeurs u(k) : bloqueur
d’ordre 0 (Zero-order Hold ou ZOH)

Bo(s)

18 H. Garnier
Fonction de transfert de Laplace
d’un bloqueur d’ordre zéro
• Rappel : Fonction de transfert = L(réponse impulsionnelle)
bo(t)

Bo(s)

Te

bo (t ) = Γ(t ) − Γ(t −Te )

−T s −Tes
1 e e 1− e
Bo ( s ) = − =
s s s
19 H. Garnier

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