0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues62 pages

Analyse des Éditoriaux Algériens

Transféré par

sarahwit89
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues62 pages

Analyse des Éditoriaux Algériens

Transféré par

sarahwit89
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Mohamed Khider de Biskra


Faculté des Lettres et des Langues
Département des Lettres et de la Langue française

Mémoire
Pour l’obtention du diplôme de

Master 2

Option :Sciences du langage


Préparée par :BENZIADI Hadjer

Analyse comparative et discursive de la subjectivité des éditoriaux de


la presse écrite algérienne d’expression française. « EL Watan » et
«Le Quotidien d’Oran ».

Sous la direction de : M. Salim KHIDER


Membre du jury :

Président : MOUSTIRI Zineb Univ de Biskra.


Rapporteur : KHIDER Salim Univ de Biskra.
Examinateur : AOUICHE Houda Univ de Biskra.

Année universitaire : 2021/2022


RemeRciement

Au nom du Dieu, le tout miséricordieux, le très miséricordieux.


Je remercie Dieu le tout-puissant qui m’a fourni l’effort, la volonté et le
courage pour accomplir et finaliser ce travail.
Mes sincères remerciements sont adressés à mon encadreur Monsieur
KHIDER SALIM qui m’a donné beaucoup de son temps à me guider et
accompagner durant toute la période consacrée à la réalisation de ce mémoire et
pour ses précieux conseils et son aide.
Mes remerciements vont aussi aux membres du jury, pour l’intérêt qu’ils ont
porté à mon travail.
Je ne sourai pas oublier mon père et ma mère qui m’ont beaucoup aidé et
encouragé dans ce travail, mes frères et ma sœur pour leur soutien moral et leur
précieuse aide.
Mes vifs remerciements vont également à ma cousine Benziadi Bouthaina qui
m’a soutenue et m’a aidé tout au long de mon travail.
Enfin, je remercie tous ceux qui contribué de prés et de loin à la concrétisation
de ce mémoire.
DéDicaces

Je dédie ce mémoire à :
A ma très chère mère
Quoi que je fasse ou que je dise, je ne saurai point te remercier comme il se
doit. Ton affection me couvre, ta bienveillance me guide ta présence à mes cotés
à toujours été ma source de force pour affronter les différents obstacles.
A mon très cher père
Tu as toujours été à mes côtés pour me soutenir et m’encourager. Que ce
travail traduit ma gratitude et mon affection.
A mes chers frères
Haithem, Ahmed.
A la prunelle de mes yeux, ma sœur unique Chahd.
A la mémoire de mon oncle DJAMEL, paix à son âme.
A ma chère cousine d’amour Bouthaina.
A ma chère copine Fatima Chekkal.

HADJER.
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS

DEDICACES

SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE 08
Cadrage Théorique
Chapitre I: L’analyse du discours
Introduction. 12
1- L’analyse du discours. 13
2- La notion du discours. 13
3- Le discours journalistique 14
4- Les caractéristiques du discours journalistique. 14
5- Les genres journalistiques. 15
5-1- le genre informatif. 15
5-1-1- le rapport des faits. 15
5-1-2- l’explication. 16
5-2- le genre de commentaire. 17
Conclusion 18
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation.
Introduction 20
1- De l’énonciation à l’énoncé. 21
2- Enonciation / énoncé. 21
3- Les types de l’énonciation. 22

3-1- l’énonciation historique. 22


3-2- l’énonciation discursive. 22
3-3- l’énonciation étendue. 23
3-4- l’énonciation restreinte. 23
4- Les indices de subjectivité et modalité. 23
4-1- la notion de la subjectivité. 23
4-2- les déictiques. 24
4-3- les déictiques spatiaux. 25
4-4- les déictiques temporels. 26
4-5- les temps verbaux. 26
5- Les marqueurs de modalité. 26
5-1- les substantifs. 27
5-2- les adjectifs. 27
5-3- les verbes. 28
5-4- les adverbes. 28
Conclusion 29
Chapitre III : Stratégies de vérification.
Introduction 31
I. Présentation du corpus 32

1- Définition de la presse écrite. 32


2- Présentation de la presse écrite algérienne. 32
3- L’éditorial. 34
4- Présentation du journal EL Watan. 35
5- Présentation du journal Le Quotidien D’Oran. 35
6- Les approches d’étude. 35
6-1- l’approche énonciative. 35
6-2- l’approche discursive. 36
I. Analyse discursive des deux journaux « EL Watan » et « Le Quotidien
D’Oran ».

1- Choix du corpus. 36
2- Méthodologie de travail. 39
3- Analyse, comparaison et interprétation des résultats. 40
3-1- Les indices de personnes. 40
3-2- Les indices spatiaux. 42
3-3- Les indices temporels. 44
4- La modalité et les marques lexicales subjectifs. 45
Conclusion 46
CONCLUSION GENERALE 48
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 50
ANNEXE 54
RESUME
Introduction générale

Toute société a besoin d’avoir accès à l’information, a ce qui se passe quotidiennement


dans le monde grâce aux médias. Ainsi, ces derniers jouent un rôle crucial dans la vie
moderne autrement dit, ils représentent le lieu par excellence de véhiculer et de transmission
de l’information en vue d’assurer une couverture et garantir le droit à l’information pour
l’ensemble des citoyens.
Les médias ont pour mission principale de transmettre d’une manière objective
l’information sur n’importe quel sujet et support (télévision, radio, internet, presse écrite…).
En effet, le genre journalistique est une catégorie utilisée par les journalistes pour
caractériser la forme que prendra leur texte. Il existe différents genres journalistiques qui se
distinguent à la fois par leur format, leur processus de production journalistique et leur
finalité. Parmi ces genres: la presse écrite et l'éditorial.
A cet égard, la presse écrite désigne l'ensemble des journaux. Elle englobe tous les
modalités de diffusion de l'information écrite qu’elles soient quotidiennes, hebdomadaires et
autres publications périodiques ainsi que les organismes professionnels contribuant à la
diffusion de l'information écrite. Outre, l’éditorial est un genre journalistique, qui offre un
point de vue particulier sur un sujet d'actualité donné.
De ce fait, en Algérie, le domaine de la presse écrite se caractérise par un
foisonnement de titres : l’Expression, Liberté, Horizons, EL-Watan, Le Quotidien d’Oran etc.
Dans la présente recherche, nous allons mettre l'accent sur le discours journalistique
et la presse écrite dans le but d'étudier les marques de la subjectivité comme : les déictiques
spatiaux et temporels, les temps verbaux et les modalités.
Alors, notre travail s’attache à l'étude des énoncés et la manifestation de la subjectivité
dans la presse écrite algérienne.
Le choix de notre thème intitulé « Analyse comparative et discursive de la
subjectivité des éditoriaux de la presse écrite algérienne d’expression française "EL Watan"et
"Le Quotidien d’Oran". » n’est pas au hasard, mais bien au contraire, il est guidé par une
motivation pour mettre en valeur l’importance de ces deux journaux sur la scène médiatique
algérienne.
Pour ce faire, nous allons analyser deux journaux, dans le but de répondre à la
problématique suivante:
Comment le discours journalistique met en œuvre la position de journaliste, explicitement
ou implicitement?

Pour répondre à cette problématique, nous émettons les hypothèses suivantes:


 Le journaliste s’impliquerait consciemment dans son énoncé dans les journaux.

-8-
Introduction générale

 Le journaliste ne prendrait pas clairement position et jouerais sur l’implicite pour guider le
lecteur.

De ce fait, notre corpus constitue de deux journaux algériens composé d'un ensemble
d'articles, le premier c'est : El WATAN , le deuxième c'est : Le Quotidien d’Oran et pour
les échantillons, nous avons prélevé trois articles de chacun des deux journaux et qui traitent
des différents thèmes et sujets.
Donc, notre travail a pour ambition de mettre en évidence les taux de la subjectivité
dans les deux journaux « EL Watan et Le Quotidien d’Oran » et de faire une comparaison
entre ces deux journaux.
Dans cette perspective, notre étude s'inscrit dans le domaine de l'analyse du discours
médiatique. Précisément le discours de la presse écrite algérienne.
Il s'agit de repérer les traces de subjectivité contenues dans la presse écrite algérienne
dont la subjectivité désigne l’implication de l'énonciateur dans ses réalisations langagières.
Par l'emploi des Termes traduisant ses sentiments et son opinion personnelle.
Pour entamer notre recherche, nous allons privilégier la méthode analytique-comparative
en vue d’analyser les phénomènes à étudier et de les comparer en se basant sur l’approche
énonciative. Cette dernière est liée à la théorie énonciative de Benveniste qui s'intéresse à
l'étude des textes et des discours, et qui consiste à dégager les différents moyens linguistiques
par lesquels un locuteur imprime sa marque à l'énoncé et s’inscrit dans le message
explicitement ou implicitement. Le principe de base consiste donc à partir des traces
formelles de la présence d’un énonciateur et de la façon dont il anime la production de son
message.
Notre travail de recherche s’articulera autour de deux parties : nous exposerons dans la
première partie les données théoriques qui vont servir de base à notre recherche où on va
identifier et définir les concepts fondamentaux de notre travail. Cette partie comprend deux
chapitres :
*le premier chapitre sera réservé à l’analyse du discours, la notion du discours, le discours
journalistique: ses genres et ses caractéristiques.
*le deuxième chapitre sera consacré à l’énonciation: ses types et les indices de subjectivité:
les déictiques (les déictiques, les déictiques spatiaux, les déictiques temporels, et les temps de
verbes), les marqueurs de modalité.
La deuxième partie du travail sera consacrée à la partie pratique. Cette partie sera
en premier lieu basé sur la présentation du corpus (présentation de la presse écrite algérienne
et des journaux El Watan et Le Quotidien d’Oran et aussi notre approches d'étude.). En

-9-
Introduction générale

deuxième lieu, elle sera réservé sur une analyse discursive des deux journaux: EL Watan et
Le Quotidien d’Oran en se basant sur deux approches qui sont : l'approche énonciative et
l'approche comparative.
En définitive, notre travail prend fin par une conclusion générale qui résumera les
résultats de notre analyse de notre corpus.

- 10 -
Chapitre I
L’analyse du discours.
« Le discours est le visage de l’esprit »
Sénèque.
Chapitre I : L’analyse du discours

Introduction:
Une société se constitue et existe dans et par la communication, la production-échange de
messages de différentes types transmis par des moyens divers. Mais au-delà des types de
message et des techniques de transmission. Le but visé est le même : le fonctionnement
consensuel du sens social. Le sens est considéré comme opaque, non transparent. C’est
pourquoi l’échange des messages se double de l’effort d’interprétation. Cette activité
comprend aussi bien les débats médiatiques, la critique (art ; littérature…), la linguistique
textuelle, l’analyse de discours, etc. (d’après DR. Leila, coursuniversitaire :
Systèmesgrammaticaux, 2019.2020).
On attribue le terme discours, dans l’usage courant, pour désigner un discours présidentiel,
c'est-à-dire un discours prononcé également par un président de parti politique quelconque.
Mais, en réalité, tout ce qui implique un locuteur et un interlocuteur donne naissance à un
discours.
En effet, d’après la théorie de l’énonciation (Benveniste : 1996), discours réfère
notamment à la mise en fonctionnement de la langue et est inséparable de l’instance
d’énonciation, autrement dit tout ce qui réfère au je/tu, ici, maintenant du locuteur. Aussi,
Benveniste oppose le discours au récit qui se caractérise totalement par l’absence des marques
de subjectivité. Dans cette perspective, ce chapitre s'organisera autour la notion du discours.
D’abord, nous allons parler de l'analyse du discours (un ancrage historique) et les
définitions proposées par de différents auteurs.
Puis, nous allons pencher sur le discours journalistique qui est une catégorie de discours
social qui consiste à rapporter les faits et les évènements qui se produisent dans l’actualité.
Enfin, nous essayerons de citer les caractéristiques du discours journalistiques et ses variés
genres.

- 12 -
Chapitre I : L’analyse du discours

1. L’analyse du discours:

En prime d’abord, l’analyse du discours est une approche de la linguistique apparue dans
les années 50 suite de la publication de l’article de Zelling Haris « DiscourseAnalysis ». Elle
est développée en France, en Bretagne et aux États-Unis à partir des années 60. Elle étudie la
structure d'un énoncé supérieur à la phrase (discours) en le rapportant à ses conditions de
production.
L'analyse du discours prend principalement en compte le contexte de l'énonciation. Elle
s'intéresse à la subjectivité du locuteur dans les énoncés. Les caractéristiques de locuteur ainsi
que les caractéristiques de l'énoncé. Dans ce sens, selon Maingueneau, l’intention de l’analyse
du discours consiste également à étudier l’articulation du langage et son contexte c’est à dire
une analyse de l’articulation du langage et son lieu social. De ce fait, l’analyse du discours
prend en considération les phénomènes extralinguistiques et linguistiques de la parole. Aussi,
l’étude de la langue s’oriente vers l’étude des relations entretenues par le sujet parlant avec
son discours et le contexte.
Pour [Link], rapporté par SARFATI, l'analyse de discours est vue comme:« L’étude
linguistique des conditions de production d'un énoncé ». (L. GUSPIN rapporté par SARFATI ).
L'analyse de discours s'intéresse à l'étude linguistique des énoncés, définis à travers
l'analyse des traces subjectives.
2. La notion du discours :

Nous ferons référence à plusieurs définitions disponibles dans différents sources.


Selon E. BENVENISTE (1966, p 242), Le discours est: « Toute énonciationsupposant un
locuteur et un auditeur, et chez le premier l'intention d'influencer l'autre en quelque manière. »
Si l’auteur exprime une relation complémentaire entre trois éléments: un sujet parlant, un
énonciataire et une visée communicative.
Dans le dictionnaire des sciences du langage (2011, p.127), le discours est défini comme :
« La mise en œuvreaffective par le locuteur d'un ensemble de signes socialement institués mis à sa
disposition pour l'expression de sa pensée. ».
Donc, le discours se caractérise par une énonciation, produite par un locuteur donné dans
une situation de communication précise (verbale).
En résume, comme nous l’avons déjà montré, qu’on attribue le terme discours pour
désigner un discours présidentiel ou discours prononcé par un président d’un parti politique
quelconque. Mais en réalité, tout ce qui implique un locuteur et un interlocuteur donne

- 13 -
Chapitre I : L’analyse du discours

naissance à un discours.

3. Le discours journalistique:

Premièrement, dans la presse écrite algérienne, le discours journalistique constitue un


champ d’étude très vaste et varié parce qu’il est constitué de plusieurs catégories
rédactionnelles et d’une pluralité des genres de la presse.
Deuxièmement, le discours journalistique comporte plusieurs genres selon la fonction pour
laquelle le journaliste écrit son article : donner une information (genre d’information) et
exprimer son avis sur un sujet (genre de commentaire). La notion du genre journalistique est
une notion vaste, elle connait plusieurs catégorisations.
Dans un sens plus large, Le discours journalistique est une catégorie de discours social qui
consiste à rapporter les faits et les évènements qui se produisent dans l’instant présent,
autrement dit l’actualité. Il a pour but d’informer les lecteurs ou les citoyens en général, mais
également pour apporter les explications afin de répondre au "pourquoi" et au "comment " des
faits produits.
Le discours journalistique traite les différents domaines que ce soit politiques, sociaux,
commerciaux, économiques, sportifs, éducatifs...etc. dans le but d’intéresser un large public.
4. Les caractéristiques de discours journalistique:

Les caractéristiques de discours journalistique sont:


 L'actualité: le discours journalistique est lié à la réalité et à l’instant présent de
l’évènement et de faits.
 Le traitement de sujet: le discours journalistique tient sa particularité de sa diversité dans
le traitement des sujets, c’est-à-dire ces sujets sont destinés a un publique large et varié.
 Le discours journalistique vise en particulier l’information, ce qui consiste simplifier le
discours dans le but d’avoir un message compréhensible.
 La simplicité: le discours journalistique se caractérise par la simplicité du lexique et
vocabulaire, et dans style grammatical.
 la schématisation ou la structuration: le discours journalistique doit suivre une structure de
rédaction bien précise, on se basant sur le schéma suivant : le titre, le chapeau, puis le
corps du texte.

Donc, ces caractéristiques nous conduisent à chercher la relation entre le genre


d'expression (le genre journalistique) et le contenu informationnel.

- 14 -
Chapitre I : L’analyse du discours

5. Les genres journalistiques:

Les genres journalistiques sont les catégories qu’utilisent les journalistes pour qualifier la
forme de leurs textes. Chaque genre a une forme précise, et des fonctions bien distinctes.
Selon Agnès Yves (2009) : « les genres journalistiques autrement dit les différentes manières de
rédiger un article, sont l'un des points forts de l'écriture de presse, à laquelle ils confèrent diversité et
originalité». Ils servent à exprimer une opinion comme résumer brièvement une nouvelle.
Selon la catégorisation de José DE BROUCKER (1995, p.123) il yadeux grands genres
rédactionnels; le genre de l’information et le genre du commentaire: « Le papier d'information
vise à faire savoir et, éventuellement à comprendre, tandis que le papier de commentaire cherche à
faire valoir une conviction, un jugement, un sentiment, une humeur ».
Charaudeau distingue dans ces genres journalistiques, les articles d’information dont
l’objectif est de rapporter des faits, relater des événements, montrer des personnages, les
articles de commentaires qui ont pour objet de développer des idées, livrer une opinion,
affirmer une position.
Il est important de préciser que cette classification inclue des sous genres répartis par
rapport à la visée qu’elle porte, donc on pourrait dire que :
 Le genre de l’information : touche d’une part l’information, c’est-à-dire le rapport des
faits, comme : la brève, le reportage, le compte rendu, l’interview et le filet ; et d’autre
part l’explication, qui englobe les genres rédactionnels suivants : enquête, l’analyse et le
reportage.
 Le genre de commentaire : touche l’opinion et le jugement, il comprend d’une part le
commentaire qui englobe les genres suivants : éditorial, billet, chronique, tribune libre, la
caricature, la critique et l’écho ; et le réagir de l’autre part, il comporte la lettre d’opinion.
5.1. Le genre informatif :

Il se compose de deux sous genres selon la fonction: le rapport des faits et l’explication.
5.1.1. Le rapport des faits :
 La brève :

La brève est une information courte de quatre à six lignes sans titre. Elle est le plus
important et plus lu parce que sa forme est simple et facile. La brève peut être utilisée dans
un flash ou dans un journal complet. Ce genre de presse écrite fournit l’information sur
l’actualité. Elle couvre tous les faits ou bien les textes en forme d'information courte. La
brève a pour objectif de répondre à des cinq questions suivantes:

- 15 -
Chapitre I : L’analyse du discours

 qui?
 Quoi?
 Où?
 Quand?
 pourquoi?
 Le reportage :

Le reportage est un genre journalistique dont l’objectif est de faire connaître des
informations collectées en un ou des endroits, où le journaliste récolte tout ce qu’il a vu,
entendu, dans le but d’informer les lecteurs. Il comporte une sorte de subjectivité, le
journaliste utilise des descriptions qui permettent aux lecteurs de se construire une image de la
situation.
 Le compte rendu :

Le compte rendu c’est la relation d’un fait dont l’auteur a été présent, il doit être le plus
neutre possible.
 L’interview :

L’interview est un genre journalistique d’information, consistant en un jeu de questions


et de réponses à sens unique entre deux personnes, l'« intervieweur », qui pose les questions à
l'« interviewé », qui répond.
Il se distingue par sa forme question-réponse, il a pour but d’obtenir des informations
inédites et originales sur une personne connu du grand public. Ce sont les paroles de la
personne interviewée qui constituent le corps du texte, lorsque le journaliste retranscrit
l’interview, il doit bien rapporter les paroles de la personne interviewée, le non respect cette
règle pourrait nuire à la crédibilité du journaliste.
 Le filet :

C’est un genre journalistique qui ressemble à la brève, ce genre informatif est


présenté en une seule colonne avec un titre ; il répond à ces trois questions: Qui, Quand, Où.
5.1.2. L’explication :
 L’enquête:

Le but de l'enquête est de faire le tour d’un sujet. Elle pose un problème et elle cherche
à l'étudier, à l'expliquer. Les enquêtes traitent des questions sociales, économiques,
culturelles.

- 16 -
Chapitre I : L’analyse du discours

Pour faire une enquête, il faut définir une problématique, et délimiter le champ de
l’enquête puis déterminer les différents angles qui pourraient l'éclairer.
 L’analyse :

L’analyse est l’un des genres les plus répandus dans la presse écrite. Elle consiste à
tenter d'éclairer un sujet en l'étudiant en profondeur.
 Le portrait :

Le portrait est un genre journalistique particulier. Le journaliste fait des recherches sur la
personne pour mieux le connaître.
5.2. Le genre de commentaire :
5.2.1. L’éditorial :
On peut définir l'éditorial comme un genre journalistique qui offre un point de vue
particulier sur un sujet d'actualité donné.
Aussi, c’est un texte d'opinion qui présente la position d'un journaliste au sein de son
écriture. Il ya: L’éditorial d'un quotidien ou d'un hebdomadaire et le éditoriaux des grands
journaux.
5.2.2. La chronique :
Contrairement à l'éditorial, la chronique est un texte d'opinion qui n'engage pas le journal,
ce qui laisse à son auteur une plus grande liberté. C’est un genre journalistique à intervalles
régulier, rédigé par un journaliste, intellectuel ou même par un écrivain, il traite un sujet de
leurs choix.
5.2.3. Le billet :
Est un texte d'opinion, généralement court, qui traite d’une façon humoristique, voire
fantaisiste, un sujet d'actualité ou un sujet secondaire.
5.2.4. La tribune libre :
Est un genre de commentaire, rédigé par une personne externe du journal où il exprime
son opinion sur un sujet d’actualité.
5.2.5. La caricature :
La caricature appartient à la catégorie des "textes d'opinions", c'est un dessin qui paraît à
la une. Elle suit l'actualité dont elle reprend et commente les faits essentiels avec un humour
par fois corrosif. Il est à signaler que pour comprendre une caricature il faut suivre l'actualité
parce que la caricature condense plusieurs informations et intègre souvent des jeux de mots.

- 17 -
Chapitre I : L’analyse du discours

5.2.6. La critique :
La critique est un texte d'opinion, elle se porte sur une connaissance très approfondie d'une
discipline artistique, comme la littérature, la musique, le cinéma… La critique relève les
points forts et les points faibles du sujet abordé. Une bonne critique contient généralement
beaucoup des exemples et des descriptions.
5.2.7. L’écho :
C’est un article court qui s'intéresse à la vie ou bien à la personnalité d'une personne.

Conclusion
Au terme de ce chapitre, nous pouvons dire que le discours journalistique constitue un
champ très vaste également dans la presse algérienne écrite: il est constitué de plusieurs
catégories rédactionnelles et d’une pluralité des genres de la presse.
Ainsi, ce genre de discours comporte plusieurs genres selon la fonction pour laquelle le
journaliste écrit son article et prend une position dans l’énonciation; un point que nous allons
présenter et développer au fur et à mesure dans le suivante chapitre.

- 18 -
Chapitre II

Méthodologie de l’énonciation.
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation

Introduction
On regroupe sous le terme de linguistique de l’énonciation un ensemble de recherches
qui trouvent leur origine au débat des années 1960 avec les réflexions d’Emile Benveniste et
se poursuivent encore actuellement avec des travaux très récents tel que Kerbrat
Orecchioni…Ces divers approches et recherches ont l’objectif commun d’étudier les
différents usages et le fonctionnement de la langue.
Dans ce présent chapitre, nous allons citer quelques définitions aux concepts clés
(l’énonciation/ l’énoncé) on prend en considération différentes définitions.
Ensuite, nous allons mettre en lumière les types de l’énonciation (l’énonciation
historique, discursive, étendu et restreinte). Puis, nous allons démontrer les indices de
subjectivité (les déictiques, les déictiques spatiaux, les déictiques temporels et les temps de
verbes).
Enfin, nous allons mettre en exergue les marques de modalité (les verbes subjectifs, les
adjectifs subjectifs, les adverbes subjectifs, les temps verbaux).

- 20 -
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation

1. De l'énonciation à l'énoncé

L’acte d’énonciation par lequel « tout sujet énonce sa position de locuteur » (E. Tabet, 2011,
p.9) est tout à la fois un acte de conversion et un acte d'appropriation de la langue en discours.
La présence du locuteur à son énonciation fait que l’instance de discours constitue des
références internes.
Le locuteur mobilise la langue pour déterminer la situation d’énonciation. Le locuteur est
celui qui parle, le concept se charge par le locuteur et l’énoncé.
C. Bally distingue deux composants de l’énoncé :
 Le dictum (ce qui est dit)
 Le modus (la manière de dire).

Cette distinction consiste à opposer le sens de l’énoncé à l’attitude que le locuteur marque
à l’égard de son dire. Le couple dictum/modus connait un analogue théorique dans
l’opposition admise par [Link] entre le contenu propositionnel d’un énoncé et l’attitude
promotionnelle qui lui est attaché[Link] affirme que la théorie du langage doit l’analyse
d’un énoncé en valeur locutoire (ce qui est dit) et force ou valeur illocutoire (ce qui est fait en
disant).Les termes initiaux de dictumet de modus recouvrent respectivement le contenu
sémantique de l’énoncé et sa dimension pragmatique.
La problématique de la subjectivité linguistique tente, en limitant les prérogatives de la
fonction représentative du langage de faire une part égale à tous les aspects de l’acte
d’énonciation. (Georges E. Sarfati, 2007, p.19/20).
2. Énoncé / énonciation:
Selon, Émile Benveniste (1974) l’énonciation est « la mise en fonctionnement de la langue
par une acte individuel d’utilisation ».

Donc l'énonciation c'est une production linguistique utilisée par un locuteur dans un
contexte oral ou bien écrit dans une situation de communication déterminée. (Une phrase
déterminée).
Cette phrase est un énoncé et cet énoncé peut contenir une traces de subjectivité.
Exemple : le pronom (je).
L’énonciation c’est l'acte individuel d’utilisation de la langue dans une situation de
communication précise.
L’énoncé est un message oral ou bien écrit produit par un énonciateur pour l'envoyer vers un
destinataire.
- 21 -
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation

L'énoncé, c'est l'unité minimale de sens produit par l'énonciateur pour s’approprier la
langue et marquer sa présence dans son discours.
Donc, nous pouvons dire que : l’énonciation c’est l’action de produire un énoncé. D’autre
façon l’énoncé est le résultat de l'énonciation. D’une manière générale :
 l’énoncé c’est (le dit)
 l’énonciation c’est (le dire).

L’énonciation désigne les moyens linguistiques de la présence de locuteur au sein de son


énoncé (la subjectivité dans le langage). Elle étudie l'utilisation de la langue par un locuteur
dans une situation de communication.
Selon ORECCIONI (2006, p.143) l’énonciation est
« la recherche des procédés linguistiques (shifters, mobilisateurs,
termes évaluatifs …etc.) par lesquels le locuteur imprime sa marque à
l’énoncé, s’inscrit dans le message (implicitement ou explicitement)
et se situe par rapport à lui le problème de la distance énonciative» .
Les marques de la subjectivité qui peut apparaitre comme des unités linguistiques dans un
énoncé sont :
- Les déictiques: les indices de personne.( le pronom je ...).
- Les modalisateurs (les adjectifs, les adverbes, les modes de temps).
- Les évaluatifs (les substantifs affectifs ou évaluatifs, les adjectifs).

3. Les types de l'énonciation:

Selon BENVENISTE (1974) il existe deux types d’énonciation : « l’énonciation


historique » et « l’énonciation discursive ».
3.1. L’énonciation historique :
C'est le point de départ temporel d'un événement. Elle se caractérise par l’absence de
l’intervention de locuteur dans le récit et elle implique l’emploie exclusif de la non personne,
et l’exclusion des personnes de l’énonciation : je/tu.
Les temps verbaux de l'énonciation historique sont : le passé simple, l’imparfait, le plus-
que-parfait, et aussi l’utilisation du futur, et le présent intemporel.
Le temps dominant de cette énonciation est le passé simple dont le repère est l’événement
rapporté lui-même.
3.2. L’énonciation discursive :
Fait partie du discours. Elle emploie toutes les personnes, en marquant ( je, tu, il ). Elle se
construit à partir du présent de l’énonciation qui estl’instant de l’évènement.
- 22 -
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation

Les temps d'énonciation du discours sont: le présent, l'imparfait, le future, le plus-que-


parfait et passé composé, le passé composé c'est l’équivalent du passé simple sur le plan du
discours. Elle peut se manifester à l’orale comme à l’écrit.
Selon KERBRAT-ORICCHIONI (2006) :
Parmi les éléments importants qui caractérisent tout énonciation, le cadre énonciatif’ ou la
’situation d’énonciation (la situation dans laquelle un individu met en fonctionnement la
langue, utilise la langue et communiquer), on voit une diversité de situation de
communication. Chaque situation de communication et toujours particulière et unique,
Kerbrat-Orecchioni observe un déséquilibre dans le fonctionnement de l’énonciation : les
différents constituants de cadre énonciatif ne sont pas traités de la même manière, c’est ainsi
qu’elle arrive à distinguer deux types d’énonciation : « l’énonciation étendue » et
"l’énonciation restreinte ».
3.3. L’énonciation étendue :
Cette énonciation correspond à la description des relations entre les protagonistes dans leur
situation de communication.
3.4. L’énonciation restreinte :
Dans le cadre de cette énonciation restreinte, il s’agit de dégager les éléments linguistiques
qui peuvent être considérés comme les traces de l’inscription de locuteur dans son énoncé. Il
s’agit donc de repérer les unités qui marquent la présence de locuteur dans son énoncé.
4. Les indices de subjectivité :
4.1. La notion de la subjectivité :

Généralement, la subjectivité est une condition essentielle de la communication, et une


propriété fondamentale du langage.
Le sujet se définit en effet par son émergence dans le discours, qui se caractérise
notamment par sa position dans l’interlocution.
La subjectivité linguistique est une théorie du langage, apparue dans les années 60, sous la
plume du linguiste EMILE BENVENISTE dans son ouvrage
(problèmesdelinguistiquegénérale). La subjectivité est le propre du sujet, elle sert à designer
le caractère de ce qui est personnel en opposition à l’objectivité.
Le courant de BENVENISTE issue de cette théorie, c’est la linguistique de
l’énonciation.
L’énonciateur laisse des traces énonciatives dans son énonciation, ces traces sont des
traces de subjectivité, donc on peut dire que la subjectivité est la présence des indices
énonciatives implicites ou explicites dans l’acte du langage.

- 23 -
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation

4.1.1. BENVENISTE et la subjectivité :


La subjectivité dont nous traitons ici est la capacité du locuteur à se passer comme sujet,
elle se définit par le sentiment que chacun éprouve d’être lui-même (ce sentiment dans le
mesure ou l’on peut en faire état, n’est qu’un reflet). Mais comme l’unité psychique qui
transcende la totalité des expressions vécues qu’elle assemble et qui assure la permanence de
la conscience, or nous tenons que cette « subjectivité » qu’on la passe en phénoménologie ou
en psychologie, n’est que l’émergence dans l’être d’une propriété fondamentale du langage.
On proposera de définir la subjectivité chez BENVENISTE (1974) comme le processus
par lequel un locuteur se fait sujet grâce, dans et à travers le langage, qui en est la condition
de possibilité en tant qu’il offre un arsenal de formes grammaticales (textualisables)
permettant l’utilisation du sujet.
L’installation de la subjectivité dans le langage crée, dans croyons-nous, hors du
langage aussi bien, la catégorie de la personne, elle a en outre des effets très variés dans la
structure, même des langues que ce soit dans l’agencement des formes ou dans les relations
de la signification.
Le langage est donc la possibilité de la subjectivité, du fait qu’il contient toujours les
formes langagières appropriées à son expression, et le discours provoque l’émergence de la
subjectivité, du fait qu’il consiste en instances discrets.
Les indices de subjectivité sont des moyens linguistiques marquant la présence de la
subjectivité au sein de l’énoncé par exemple : les déictiques, les modalités...

4.2. Les déictiques :

Sont des unités linguistiques inséparables, du temps et du sujet de l’énonciation, On les


appelle aussi les embrayeurs, leur valeur varie d’une situation d’énonciation à une autre, On
trouve : les indices de personnels, les indices spatiaux et les indices ou déictiques
temporels.([Link]

ORRECHIONI (2006, p.41) définit les déictiques comme:


« Les unités linguistiques dont le fonctionnement sémantico référentiel
(sélection à l’encodage, interprétation au décodage) implique une
prise en considération de certains éléments constitutifs de la situation
de communication à savoir: - Le rôle que tiennent dans le procès

- 24 -
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation

d’énonciation les actants de l’énoncé. - La situation spatio-temporelle


du locuteur, et éventuellement de l’allocutaire ».
A partir de cette définition, les déictiques sont des traces de monstration dont leur
référent dépend de la situation d’énonciation dans laquelle l’énoncé est émis.
Dans son dictionnaire de la linguistique, GEORGES MOUNIN (1974) définitle déictique
comme:
«Une classe de formes sans dénotation concrète à référence variable, qui ne peut être saisie qu’en
relation étroite à la situation; Si la situation n’est pas connue, le référent ne peut être identifié;
Regarde ÇA ! Viens ICI! Ainsi définie. »
La classe des déictiques comprend non seulement les démonstratifs; mais aussi des
pronoms comme ici et maintenant.
 Les indices de personne :

On cite: les pronoms personnels, les adjectifs et les pronoms possessifs. Les pronoms
personnels sont les plus évidents des déictiques.

- Les pronoms personnels: sont :


- Les pronoms de 1ère personne (du locuteur ou émetteur du message): je / nous.
- Les pronoms de 2ème personne (destinataire ou récepteur du message): tu / vous.
Je et tu ce sont des purs déictiques, qui renvoie au locuteur et interlocuteur.
- Les adjectifs possessifs: qui sont à la 1ère et 2ème personne du singulier ou du pluriel:
Mon, ma, mes, nos (renvoient au locuteur) /Ton, ta ; tes, vos (renvoient à
l’interlocuteur).
- Les pronoms possessifs sont:
- Le mien, la mienne, les miens, les miennes.
- Le tien, la tienne, les tiens, les tiennes.
- Le nôtre, les nôtres.
- Le vôtre, les vôtres.

Il faut y ajouter le pronom « on » qui peut avoir une valeur d’indéfini ou une valeur de
substitut.
4.3. Les déictiques spatiaux

Ils appellent aussi les embrayeurs spatiaux, sont des morphèmes (petits mots) qui
changent le sens en fonction de la situation d’énonciation.
Selon ORRECHIONI (1980), on distingue quatre (4) types de déictiques spatiaux :

- 25 -
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation

 Les pronoms : (ce _ ça –ceci- cela- celui- ci/là)


 Le couple (ci, là).
 Les présentatifs : (voici, voilà).
 Les adverbiaux (ici/la /la –bas- prés/loin-en haut/ bas – à gauche/à droite).

4.4. Les déictiques temporels:

Ils s'appellent aussi les embrayeurs temporels, indiquant le moment ou l’énonciateur


parle (le temps), on distingue: les adverbes de temps et les syntagmes nominaux.

 Les adverbes de temps (maintenant, hier- demain- actuellement….).


 Les syntagmes nominaux (en ce moment, depuis une semaine, le mois dernier, le jour
prochain….).
4.5. Le temps de verbes :

Benveniste considère le présent, le passé et le futur comme les trois grands du temps.
La localisation temporelle se fait par les formes temporelles de la conjugaison verbale.
Le choix d’une forme passé/ présent/futur est de nature déictique, à l’intérieur de chacun
de temps présent/passé/futur, le choix se fait au compte de la subjectivité langagière. Ils
jouent le rôle d’embrayeurs temporels dans l’énonciation.
5. Les marqueurs de modalité :

La modalité est un concept essentiel dans le domaine de l’analyse du discours.


Précisément, dans la subjectivité linguistique. EMILE BENVENISTE (1974) définit la
modalité comme: «Une assertion complémentaire portant sur l’énonce d’une relation » .
A partir de cette définition, on peut dire que la phrase est un style de communication, et
toute phrase est affectée d’une modalité. Cette modalité est de type d’assertion.
Une autre définition proposée par Bally (1942, p.3-13) ; la modalité est « la forme
linguistique d’un jugement intellectuel, d’un jugement affectif ou d’une volonté qu’un sujet
parlant énonce à propos d’une perception ou d’une représentation de son esprit ».
Donc, Les modalités déterminent l’attitude du locuteur ou de l’allocutaire à partir sa
propre énonciation.
On peut dire que la modalité est une manifestation de la subjectivité dans l’énoncé,
l’énoncé est modalisé quand, il contient une ou plusieurs modalités. Donc la notion de
modalité est liée à l’énonciation.
Pour BALLY, la modalité est l’âme de la phrase .sans modalité, la phrase n’existe pas.

- 26 -
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation

Quand on parle de modalité, on parle de modalisation. La modalisation désigne « les


marques témoignant du degré d’adhésion du locuteur à son énoncé. C’est à travers ces indices,
appelés modalisateurs que le locuteur modifie ou nuance la relation qu’il entretient avec ce qu’il
dit » (E. Tabet, 2003, p.48)
La modalisation est le fait d’introduire dans un énoncé une part de subjectivité l’attitude
du sujet se fait à travers des éléments linguistiques, Ces éléments appelés modalisateurs. Les
modalisateurs sont: des outils par les quels, le locuteur exprime son attitude par rapport à
l’énoncé.
D’ailleurs, la subjectivité chez ORRECHIONI est retraduite par la notion de
subjectivèmes.
Les subjectivèmessont des unités minimales par lesquelles le locuteur laisse une trace
de son énonciation dans son énoncé. Il ya quatre (4) classes de subjectivèmes: Les substantifs,
les adjectifs, les verbes et les adverbes.

5.1. Les substantifs subjectifs:

La plupart des substantifs affectifs ou évaluatifs sont dérivés de verbes ou d’adjectifs


(amour, prétexte, beauté) ; un certain nombre constituent les axiologiques (génie /imbécile)
qui sont des unités subjectives permettant de poser le problème des termes péjoratifs
(dévalorisants), mélioratifs (laudatifs, valorisants) . (Orecchioni, 1980).

5.2. Les adjectifs subjectifs :

Depuis les travaux d’ORRECCHION (1980), on les répertorie selon quatre types : les
adjectifs affectifs, les adjectifs évaluatifs non axiologiques, les adjectifs évaluatifs et les
adjectifs axiologiques affectifs.
5.2.1. Les adjectifs affectifs:

« Les adjectifs affectifs énoncent, en même temps qu’une propriété de l’objet qu’ils déterminent une
réaction émotionnelle du sujet parlant en face de cet objet » (Orecchioni,p.95)
Ces adjectifs expriment le sentiment, l’émotion, éprouvés par l’énonciateur.
5.2.2. Les adjectifs évaluatifsnon axiologiques:

«Sans énoncer de jugement de valeur, ni d’engagement affectifs du


locuteur impliquent une évaluation qualitative ou quantitative de
l’objet dénoté par le substantifs qu’ils déterminent, et dont
l’utilisation se fonde à ce titre sur une double norme: 1. Interne à
l’objet support de qualité. 2. Spécifique du locuteur. » (ibid,p. 96/97)

- 27 -
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation

L’usage de ces adjectifs est relatif à l’idée que le locuteur se fait de la norme
d’évaluation, pour une catégorie d’objets donné par exemple: grand/ modeste/ chaud etc.
Les adjectifs évaluatifs axiologiques:
« Portent sur l’objet dénoté par le substantif qu’ils déterminent un jugement de valeur, positif ou
négatif ».(Orecchioni, 102)
Ces adjectifs impliquent une évaluation de la part du locuteur, Ils portent un jugement de
valeur sur un être ou une chose, tels que: bon, beau, bien….etc. Les adjectifs évaluatifs
(axiologique - non axiologiques) encore appelés appréciatifs.
5.2.3. Les adjectifs axiologiques affectifs:

Leurs caractéristiques énonciatives participent respectivement des éléments adjectivaux de


deux précédentes classes. Tels que: admirable- méprisable- agaçant …etc.
5.3. Les verbes subjectifs:

ORRECHIONI, propose deux catégories de verbes de subjectivité :

5.3.1. Les verbes occasionnels subjectifs:


Appelés aussi verbes de modalités, expriment l’attitude d’un sujet impliquant une
évaluation de l’objet du procès, en termes de fort/faible ou de exact/ inexact:
 Verbes de sentiment: aimer, adorer, souhaiter, espérer…
 Verbes de comportement verbal: demander, dire, ordonner…
 Verbes de perception: paraitre- sembler…
 Verbes d’opinion: juger- estimer- penser…

5.3.2. Les verbes intrinsèquement subjectifs:


Ils impliquent une évaluation pour source le sujet d’énonciation
 Evaluation de type fort/ faible: portant sur le procès lui- même et/ ou sur l’un de ses
actants.
 Evaluation de type exact/ inexacte: ce sont les verbes de jugement, Les verbes
locutoires et les verbes d’opinion.
5.4. Les adverbes subjectifs:

Les adverbes constituent une catégorie importante des unités subjectives de la langue,
appelés aussi les modalisateurs d’énoncés. Ils précisent le degré d’adhésion du locuteur au
contenu énoncé. Nous mentionnons: sûrement, décidément, franchement, contrairement; peut

- 28 -
Chapitre II : Méthodologie de l’énonciation

être; sans doute…


Conclusion :
La subjectivité du locuteur se manifeste à travers un ensemble des indices linguistiques
marquant sa présence au sein de l'énoncé.
Nous pouvons dire que la modalité est une production langagière subjective. Dans cette
optique, nous allons étudier la subjectivité dans la presse écrite algérienne (notamment dans
EL Watan et Le Quotidien d’Oran) dans la partie suivante la partie pratique.

- 29 -
Chapitre III :

Stratégies de vérification
Chapitre III : Stratégies de vérification

Introduction :
Dans ce chapitre, nous allons mettre l'accent en premier lieu sur la presse écrite
algérienne. Nous allons parler de ses périodes, de l'éditorial et nous allons montrer une
présentation de notre corpus (le journal El Watan et Le Quotidien D’Oran).
Notre étude vise à comparer deux corpus textuels, échantillonnés de deux journaux
algériens d’expression française : EL Watan et Le Quotidien d’Oran. Ces textes de presse
traitent des événements relatifs à l’actualité algérienne et internationale.
En second lieu, nous allons repérer tous les éléments qui marquent la présence de
l’énonciateur dans son texte parce que toute production langagière est subjective d’une
manière ou d’une autre car se réalise par l’intervention directe d’un locuteur qui utilise la
langue à son compte pour s’exprimer, ce qui lui permet de marquer sa présence de manière à
imprimer son attitude dans son énoncé. Puis nous essayerons d’analyser ces marques de
subjectivité par lesquelles le journaliste s'inscrit dans le message, dans le genre de l'analyse
du discours médiatique spécialement la presse écritealgérienne.
Nous conclurons notre chapitre par les résultats obtenues et la vérification de nos
hypothèses.

- 31 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

I. Présentation du corpus :
1. Définition de la presse écrite :

Selon [Link] (1988, p.243) :


« La presse écrite représente un domaine tout à fait exceptionnel pour
l’analyse des discours à la recherche d’un champ propice au test de
ses hypothèses théoriques et à la mise des épreuves de ses outils de
description : elle est, d’une part, une sorte de laboratoire pour l’étude
des transformations et l’évolution et l’entrelacement des genres
discursifs »
D'une manière générale, la presse écrite désigne l'ensemble des journaux. Elle
englobe tous les moyens de diffusion de l'information écrite : quotidiens, hebdomadaires et
autres publications périodiques ainsi que les organismes professionnels contribuant à la
diffusion de l'information écrite.

2. Présentation de la presse écrite algérienne :

Tout d’abord, l'évolution de la presse en Algérie est fortement liée à l'évolution du pouvoir.
La presse écrite algérienne d’après (Souriau-Hoeberechts, 1969, p. 98) produite par des
indigènes existait déjà pendant la colonisation, mais clandestinement. Après l’indépendance,
des titres ont vu le jour, mais ces dernières années la diffusion et le nombre des titres connait
une évolution rapide comme le montre Brahimi Brahim (1997, p. 109) que cette dernière
décennie: « a été plus que toute autre période (...)Théâtre d'une évolution rapide, aboutissant à une
grande diversification et à une multiplication des médias écrits».
Brahimi(1997) propose les étapes d’évolution ou les périodes de la presse écrite
algérienne.
2.1. La période 1962 -1965 :

C'est une petite périodeconsidérée comme le point de départ de l’histoire de la presse


algérienne, au lendemain de l'indépendance, la majorité des journaux européens ont disparu.
Cette période se caractérise par la nationalisation de la presse coloniale, elle se
caractérise également par la concurrence de journaux européens; qui n'ont pas encore été
interdits à l'époque et dont le tirage dépasse celui de la presse nationale. Le tirage des
numéros avoisinait seulement les 80 000 dont 15 000 pour l'unique quotidien arabophone.

- 32 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

2.2. La période 1965 – 1979 :

Caractérisé par des événements politiques très importants qui ont eu des conséquences
directes ou indirectes sur l'évolution de la presse. La presse est placée sous l'égide du
ministère de l'information et de la culture, sauf les journaux du parti. Après le décès du
président Boumediene et l'arrivée de Chadli Ben Djedid, la presse est devenue un outil
qu'utilise l'État pour implanter sa politique. Quant au tirage, il a connu un rapide
accroissement, la diffusion s'est élargie, et le nombre de lecteurs a augmenté.
2.3. La période 1979-1988 :

La presse commence à occuper une place important dans la société. Elle est devenue
l'instrument favorable de la communication politique et sociale. Le fait marquant des
événements de cette période, a été celui « du code de l'information, adopté en décembre 1981, par
l'Assemblée Populaire Nationale, qui marque un tournant dans l'histoire de la presse algérienne. C'est
en effet la première (loi du 6 février1982, journal officiel n°6 du 9 février1982) sur l'information
depuis l'indépendance du pays »(BrahimiBrahim, 1996, p.31).
Donc, l'importance de cette période est due au fait que plusieurs quotidiens nationaux et
régionaux, arabophones et francophones, et quelques revues, paraissent, entraînant ainsi une
concurrence active qui a entraîné une évolution aussi bien au niveau du contenu qu'au niveau
de la présentation.
2.4. La période 1988-1991 :

Inaugurée par les événements d'octobre 1988, cette période est considérée comme une
rupture avec les précédentes.
Sur le plan quantitatif il y avait environ140 titres répartis entre le secteur public, partisan et
le secteur privé.
2.5. La période 1992 – 1997 :

Les années 90 restent une période exceptionnelle dans l'histoire de la presse algérienne.
En effet, la presse a connu une métamorphose : sauf quelque hebdomadaire, des dizaines de
journaux partisans et privés n'ont pu résister et ont disparu.
Par ailleurs, on assiste à la parution de plusieurs journaux francophones comme Le
Jeune Indépendant, L'Authentique, El Acil, La Tribune et Liberté. Ce qui a entraîné une
prédominance de la presse francophone sur la presse arabophone. Quant au tirage de
journaux, il a sensiblement baissé.

- 33 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

2.6. La période1997 - 2002:

On assiste, durant cette période, à un changement qui s'est exprimé par


l'industrialisation, la modernisation et la professionnalisation du journalisme. La parution de
nouveaux journaux, et l'augmentation du tirage, qui atteint, selon Brahimi, un million, cinq
cent mille exemplaires, dont neuf cent mille pour les journaux francophones, ont eu un impact
sur la diffusion. Le secteur privé a gardé son avance sur le secteur public et le journal
Elkhabar reste le journal le plus lu du pays avec plus de quatre cent mille exemplaires, suivi
par Le Quotidien d'Oran avec cent quatre- vingt mille exemplaires environ.
3. L'éditorial :

Dans l’usage le plus courant, l'éditorial est considéré comme un genre journalistiquequi
offre un point de vue particulier sur un sujet d'actualité donné.
Selon LAMIZET :
« L’éditorial est sans doute par excellence, la rubrique ou s'énonce la
position politique du journal, et ou par conséquent s'exprime son
identité. C'est d'ailleurs pourquoi il est, en général écritpar le
directeur ou le rédacteur en chef, en anglais editor, et marqué par
une présentation particulière. L'éditorial fait du média un acteur
politique en lui faisant exprimer un choix, en formant une identité qui
le distingue des autres médias dans l'espace public ».
([Link]
ara_m&part=128121.)
L’éditorial reflète une opinion personnelle pleinement assumée émise par un journaliste
(appelé éditorialiste).
L'éditorial est généralement conçu en suivant une structure moins stricte que celle décrite
pour les textes argumentatifs, et les auteurs emploient souvent des procédés d’opposition
comme l’ironie. Les arguments s'articulent les uns aux autres, parfois même s'emboîtent les
uns dans les autres. Il se rédige à la première personne du singulier, ce qui permet à l'auteur
d'exprimer pleinement son point de vue et d'assumer ses propos.
L'éditorial consiste, en une prise de position : il exprime l'avis ou le jugement de son
signataire et de la direction du journal dans lequel il est publié sur une question d'actualité. ce
jugement est censé s'ordonner autour d'une argumentation, c'est pour ça l'éditorial est un
texte argumentatif.

- 34 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

4. Présentation du journal El Watan :

El Watan est un quotidien algérien en langue française. Il paraît pour la première fois
le 8 octobre 1990. Il est fondé par un groupe d'anciens journalistes (d'El Moudjahid) à la
suite de la promulgation de la loi no 90-07 du 3 avril 1990 (dite loi Hamrouche) autorisant la
presse privée en Algérie.[Link]
El Watan est considéré comme le journal de référence en Algérie. Son directeur, Omar
Belhouchet, a reçu plusieurs prix internationaux dont la Plume d'or de la liberté en 1994.
Récompense remise par l'Association mondiale des journaux.
[Link]
En 1993 le journal a été suspendu àsix reprises, et interdit de publicité publique.
À l'occasion de son vingtième anniversaire, El Watan a publié en 2010 un numéro
spécial illustré en première page par un dessin de son célèbre caricaturiste Hicham Baba
Ahmed (Le Hic) qui résume ces vingt ans en quatre planches: « El Watan est né sous Chadli, a
espéré sous Boudiaf, a résisté sous Zéroual et a survécu sous Bouteflika »
.[Link]

5. Présentation du journal Le Quotidien d’Oran :

Le Quotidien d’Oran selon Wikipédia est un quotidien généraliste algérien d'expression


française. Il est paru le 14 décembre 1994. Fondé par un groupe de citoyens, sa nature
juridique est particulière. Société par actions, ses actionnaires sont au nombre de 87
détenteurs chacun d'une à dix actions. Son logo a étécréé et élaborépar BrikciTani
Abdelmadjid.
Le Quotidien d’Oran est l'un des rares titres de presse en Algérie à disposer de sa propre
imprimerie.

6. Les approches d’étude :


6.1. L'approche énonciative:

C’est une approche prend en compte le contexte de l’énonciation, les caractéristiques


des locuteurs, de l’énoncé et de l’énonciation. Les conditions et la situation de productions du
message donnent l’occasion aux chercheurs de faire appel à l’énonciation ; effet, la prise en
compte de tous les phénomènes liés aux conditions de production du discours semble
indispensable pour la compréhension de la langue. L’énonciation est l’acte de production

- 35 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

linguistique. BENVENISTE considère que le sujet parlant est présent dans la langue à travers
des unités linguistiques (les embrayeurs).
Lorsqu'on cherche le sens de ces unités linguistiques, on est pratiquement relier à des
éléments extralinguistiques, c'est-à- dire à leur référence comme à leur prise en charge par
l’énonciateur, en d’autre termes: le discours à ses conditions de production.
6.2. L'approche discursive :

L'analyse du discours est une discipline récente. Elle a pour but d'analyser les énoncés
ensituation.
Dans l'analyse du discours :
« l'étude de l'utilisation concrète du langage y est conçu comme
l'analyse d'un dispositif d'énonciation au sein duquel l'organisation
textuelle et situation de communication sont intrinsèquement liés .
Cette approche permet d'abolir les dichotomies ( texte / contexte) , (
fond / forme ) . Elle permet aussi de concevoir la parole envisagée en
action et interaction dans son rapport constitutif à linter- discours et
de conférer une place centrale aux genres qui modèlent les pratiques
discursives. » (Amossy. R, 2008).
Selon Adam, Bourdieu, Ducrot, Ghiglione, Kerbrat-Orecchioni, un discours ne se
contente pas de décrire un réel qui lui préexiste mais construit la représentation du réel que le
locuteur souhaite faire partager par son allocutaire. Il en résulte que pour la plupart des
spécialistes du langage, énoncer un discours, c’est vouloir agir sur autrui. Le discours a ainsi
un objectif performatif : c’est un acte volontariste d’influence. La plupart des discours,
notamment politiques, publicitaires et managériaux, sont alors considérés comme appartenant
à la classe des énoncés argumentatifs, dont la finalité réside dans la recherche d’adhésion du
destinataire.
[Link]
_et_exemple_Scribbr.
II. Analyse discursive des deux journaux « EL Watan » et « Le
Quotidien d’Oran » :
1. Choix de corpus

Pour échantillonner, nous avons prélevé trois (03) articles de chacun de deux journaux
{EL Watan et Le Quotidien d’Oran} qui traitent de différents thèmes: socio-économie,

- 36 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

éducation, sport. Alors, notre étude consiste à effectuer une analyse discursive et comparative
de trois (03) articles.

Article n°1 : LES PRESIDENTS D’APC EN FORMATION (EL Watan).

Article n°2 : Gare à la triche et aux fake news.(EL Watan).

- 37 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

Article n°3 : « Reconstituer un groupe fort et compétitif ».(Le Quotidien d’Oran).

- 38 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

2. Méthodologie de travail

Pour l’élaboration de notre travail, nous nous intéressons à l’étude de phénomène de


l’énonciation et la manifestation de la subjectivité dans le discours journalistique. En d’autres
termes, c’est une étude discursive et comparative dans le domaine de l’analyse du discours
entre deux journaux (EL Watan et Le Quotidien D’Oran). Nous commençons d’abord par
relever les traces de la présence de l’énonciateur dans chaque article, puis, les classer par

- 39 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

catégories de phénomènes linguistiques, ensuite, les comparer et enfin analyser et interpréter


les résultats.
Il est nécessaire de signaler que notre étude porte sur une démarche énonciative qui
consiste à repérer et décrire les relations entre l’énoncé et la situation d’énonciation ainsi que
les unités linguistiques qu’on appelle souvent les indices énonciatifs et que nous l’avons déjà
abordé (les déictiques).
De ce fait, notre méthodologie s'appuie sur la théorie énonciative d'Emile BENVENISTE.
Cette théorie consiste àdégager les moyens linguistiques sur le domaine de l'analyse du
discours médiatique. Nous citons :
 Les déictiques,
 Les modalités.
3. Analyse et comparaison et interprétation de résultats:

3.1. Les déictiques :

3.1.1. Les indices de personnes: ilsse subdivisent en deux catégories :

Les indices de personne renvoyant au locuteur et les indices de personne renvoyant


àl'interlocuteur.
 Les indices de personne renvoyant au locuteur

Article n°1 :
 Je suis là ...
 Je vous couvre

Article n° 2 :
 J’insiste et je répète que toutes les mesures seront maintenues ...
 J’affirme aussi que pour les sujets ...

Article n° 3 :
Les pronoms (je, me, notre, nos j' ma mes moi on
 Les messages de soutien que j’ai reçus...
 Qui ont motivé ma venue.
 Leur confiance de moi en mon staff........ je suis là aujourd’hui.
 Si j’avaisestimé qu'il y avait le moindre doute.

- 40 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

 Je ne serais pas là aujourd'hui


 Nous sommes passés par beaucoup de décisions ...
 Un non affaire pour moi.
 Mais j'ai refusé
 Je suis le plus exigeant et avec lequel j'ai le plus àdevoir entre guillemets serrer la
vis.
 Je n'ai besoin de personne mais je sais très bien qui est avec moi ou non.
 Je l'attendais cette question.
 Je n'ai rien de personnel avec Andy.
 Il ya beaucoup de colère en moi.
 Je n'ai pas du tout aimé la manière dont ce dernier match s'est passé.
 Les joueurs et moi-même garderons toute notre vie cette douleur.
 Je suis intervenu pour défendre l’EN, la FAF ...
 J’estime qu'on a eu un arbitre qui a faussé le match.
 J’attends qu'on m'invite ou me convoque...
 Je n’aime pas le fait qu'ils prennent deux mots de mes propos...
 Mais je ne vois rien de tout.
 Ce qui m' intéresse aujourd'hui.

 Les indices de personne renvoyant à l'interlocuteur :

Article n°1 :
 Vous êtesles premiers et seuls responsables ...
 Pour vous accompagner.
 Je vous couvre.
 Personne ne peut vous influencer, mais bougez et travaillez.

Article n° 2 :
 Comme vous le savez.

Article n° 3 :
 C'est un sujet important pour vous
 Et vous le savez très bien.

- 41 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

Commentaire :
Nous constatons que l’utilisation des indices de personnes, dans le journal EL Watan,
n’est pas la même pour Le Quotidien d’Oran: elle est moins visible pour EL Watan et plus
présente dans Le Quotidien d’Oran.
En d’autres termes, les indices de personnes sont fortement présents dans EL Watan
comme dans Le Quotidien d’Oran.
3.2. Les déictiques spatiaux:

Article n° 1 :
Les déictiques Spatiaux Les phrases
Cette Cette session se poursuivra
jusqu'au 9 juin prochain.
Là Je suis là pour vous ...

Article n° 2 :
Les déictiques spatiaux Les phrases
Ces Ces examens ne sont que des épreuves...
Ces derniers ne concerneront que les
cours ...
L'encontre des fraudeurs et ces gens
L'essentiel de ces mesures ...
Ces mesures seront annoncées ...
... A ce qui se publie...
Ce Ce phénomène a connu un net recul
Des préparatifs de ce rendez-vous .
Ce système a plus d'efficacité.
Mais l'état maintient cette mesure.
Cette épreuve selon ses propos...
Cette Cette opération sociale...
Cette filière comptera 4 spécialités

- 42 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

Article n° 3 :
Les déictiques spatiaux Les phrases
Là Je suis là aujourd'hui.
Le capitaine de l'équipe n'est pas là
Fait même s'ils sont là
Les nouveaux sont mérites d'être là
InshAllahça arrangera
Ça Çaa été une grosse affaire.
Même en dépit de ça.
C'est la raison principale ...
C' C'est un sujet important pour vous.
C'est un joueur sans problème ...
C'est une première étape...
Savoir ce que l'on peut faire, ce que l'on
Ce peut apporter.
Ce qui m'intéresse aujourd'hui...

Cette Avant le déroulement de cette


conférence.
J'ai l'attendais cette question ...
-adverbes de lieu ...Toute notre vie cette douleur.
-de sidi Moussa.
-au stade olympique de 5 juillet d’Alger.
-au stade national.
-en Afrique.
-en France

Commentaire :
Nous observons que l’exploitation des déictiques spatiaux et des noms de lieux dans les
deux journaux (ELWatan et Le Quotidien d’Oran) est très riche. Autrement dit, nous
trouvons, dans les trois articles, des déictiques spatiaux qui situent l’énonciateur par rapport à
sa situation d’énonciation.

- 43 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

3.3. Les indices temporels :

Article n° 1 :
Les déictiques temporels Les phrases
-Les dates -le 22 mai.
-9 juin.
-6 mars au 31 mars.
-les syntagmes nominaux -juin prochain.
-mars dernier.

Article n°2 :
Les déictiques temporels Lesphrases
-les adverbes de temps -hier.
-les syntagmes nominaux. -durant les années précédentes.
-depuis l’application des lois.
-la prochaine rentrée scolaire.

Article n°3 :
Les déictiques temporels Les phrases
-les adverbes de temps. -aujourd’hui (04 fois).
-les dates -le samedi 4 juin.
-le mercredi 8 juin.
-CAN 2023.
-lundi
-les syntagmes de temps. -chaque jour
-depuis 2019
-depuis le début.
-le moment actuel.
- dans un premier temps.

Commentaire :
D’après le tableau, les déictiques temporels sont présents dans les deux journaux, c'est-à-
dire les marqueurs de temps sont fortement présent dans EL Watan comme dans Le Quotidien
d’Oran. Alors, les déictiques de temps sont liés au moment de la situation de l’énonciation.

- 44 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

4. La modalité et les marques lexicales subjectifs :

Ils représentent les marques de l’énonciation qui manifestent l’attitude de l’énonciateur par
son énonciation.
La modalisation Article n°1 Article n°2 Article n°3
-Les adjectifs Relatifs/ publics/ Nationale/ adoptées/ National/ chauds/
subjectifs. locales/ juridique/ précédentes/ judiciaires/ premières (02 fois)/
humaines/ ordinaires/ principale/opposé/nouvel
financières/ supplémentaire/ les/ grosse/ petite/
sociaux/ prochaine/ nouveaux (03 fois)/
éducatifs/ global/ actuel/ idéal/
homogène/primaire/ important/fort/
fructueux/ compétitif/
-les verbes a été lancée/ se a affirmé/ seront (03 Est revenu/ a débuté/
subjectifs. poursuivra/ seront fois)/ a révélé/ insiste/ dira/ j’ai reçu/ ont
abordés/ notons/ affirme/ concerneront/ motivé/ ont confirmés/
s’est déroulée/ a annoncé/ a déclaré/ j’avais estimé/ sommes
avait insisté/ avait sera/ passés/ allaient/ a reçu/
parlé/ êtes / était/ j’ai refusé/ a été
couvre/ peut/ dira. évoqué/ j’estime/
j’attends/ peuvent/ va/
fera/ ont battu/ ont
accroché/ gagnait/ ont
entamé/ enchainera/
-les adverbes Convenablement Egalement (03 fois)/ Notamment (03 fois)/
subjectifs. (02 fois) notamment/ plus/ plusieurs/ beaucoup/plus
comme (02 fois)/ (03 fois)/ comme/
toujours/ également/très/
récemment/ encore/

Commentaire :
D’après ce tableau, nous observons que le journaliste est également présent dans son
article à l’intermédiaire des marques de modalisation dans EL Watan autant que dans Le
Quotidien d’Oran.

- 45 -
Chapitre III : Stratégies de vérification

Ainsi, ces marques de subjectivité qui se constituent d’un ensemble des adjectifs, des
verbes et des adverbes subjectifs expriment l’appréciation mais également l’émotion de
l’énonciateur dans son discours.
D’ailleurs, les temps et les modes verbaux sont aussi considérés comme des marques
d’énonciation qui manifeste la subjectivité du journaliste. Autrement dit, cette manifestation
se distingue considérablement dans l’exploitation fréquente de présent de l’indicatif, le futur
simple, le passé composé, le plus-que-parfait dans les trois articles, tel que :
 Le présent de l’indicatif : peut, insiste, j’estime…
 Le futur simple : se poursuivre, seront, sera, enchainera…
 Le passé composé : s’est déroulé, a affirmé, a révélé, a débuté, ont battu…
 Le plus-que-parfait : avait insisté, avait parlé, j’avais estimé,

Conclusion :
La presse écrite algérienne est un support de communication qui connaît un
développement appréciable à travers le temps. Le journaliste dans son article préfère
employer certains moyens linguistiques pour bien expliquer et pour affirmer son point de
vue , ces moyens linguistiques sont des indices de subjectivité tels que : les déictiques, les
modalités, les verbes et les indices de personne. Ils marquent la présence de locuteur dans
le discours journalistique.
Au terme de ce chapitre, nous pouvons dire que la prise en charge de l’énonciation prend
des formes différentes comme nous l’avons vu déjà dans notre analyse.
Dans cette perspective, nous avons constaté que dans les trois articles des journaux (EL
Watan et Le Quotidien) le journaliste se présente et s’inscrit directement dans son discours à
travers l’implication des indices énonciatifs (tel que les déictiques: de personnes/ spatiaux/
temporels et les modalités), mais surtout la présence de « je » ; la marque la plus explicite de
la subjectivité.
De ce fait, les résultats obtenus montrent que l’implication du journaliste est
convenablement ouverte dans Le Quotidien d’Oran que dans EL Watan autrement dit la
subjectivité du journaliste dans Le Quotidien d’Oran est explicite alors que dans EL Watan est
implicite.

- 46 -
Conclusion générale
Conclusion général

En guise de conclusion de ce travail de recherche, nous pouvons dire que notre


recherche s'inscrit dans le domaine de l'analyse du discours journalistique, nous avons
appliqué l'approche énonciative et l'approche comparative sur deux journaux: El Watan et le
Quotidien d’Oran. Nous avons opté pour trois articles qui traitent des sujets de différents
domaines (la socio-économie, éducation, sport) :
 Article 01: MOSTAGANEM, Les présidents D'APC en formation.
 Article 02 : EXAMEN DU BACCALAUREAT, Grace à la triche et aux fake news.
 Article 03 : EN – Conférence de presse de Belmadi, Reconstituer un groupe fort et
compétitif.

Notre étude a pour but de montrer l'importance de la presse écrite algérienne


d'expression française dans la scène médiatique tout en prend en considération l'objectif de
l'analyse de discours journalistique et aussi de dégager les indices de subjectivité trouvés dans
notre corpus et de faire une comparaison entre les deux journaux.
La charge subjective des locuteurs se manifeste notamment par l'emploi des
déictiques : les indices personnels et possessifs comme : je , moi , mon , ma référent à
l'énonciateur. Par l'utilisation de je le locuteur présente sa personnalité, et donne une image
de soi
Nous constatons aussi une présence du pronom nous et le possessif notre qui
indiquent une implication et une inclusion à les interlocuteurs .Ces indices renvoyant au
locuteur. Par l'emploi du pronom vous, le locuteur s'adresse directement à ses interlocuteurs.
Nous observons aussi une présence des déictiques spatiaux et temporels comme : ces , cette ,
hier … La présence du locuteur est très explicite par l'emploi des indices de subjectivité
dans les trois articles A partir de ces résultats; nous pouvons confirmer notre hypothèse, selon
laquelle , la subjectivité de l'énonciateur se manifeste par les pronoms « je » et « nous » et
les autres unités d’énonciation.
Pour conclure, nous pouvons dire que la subjectivité est un concept général dans
l'analyse du discours, qui renvoie à la notion du sujet, au moi et à la conscience individuelle.
Elle traite les sentiments, la personnalité, la pensée et les jugements de l'énonciateur dans ses
réalisations langagières.

- 48 -
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUE
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUE

Ouvrage :

 AGNÈS Yves, 2009 Manuel de journalisme, Ed Média plus, Blida : Algérie.


 AMOSSY. R. CAREL. 2008 « Revue et analyse du discours ».
 BALLY C. 1942, Syntaxe de la modalité explicite : cahiers Ferdinand De Saussure, n°2,
Paris.
 BENVENISTE E, 1970 L'appareil formel de l'énonciation, Langages1,Volume 5,
Numéro17. IN : [Link]
 BENVENISTE. E 1902-1976 De la subjectivité dans le langage, problèmes de
linguistique générale.
 BENVENISTE. E 1966 Problèmes linguistique générale1, Paris : GALLIMARD.
 BENVENISTE. E 1974, Problèmes de linguistique générale 2, Paris, Gallimard.
 BRAHIMI B, 1997, Le pouvoir, la presse et les droits de l’homme en Algérie. Paris.
Edition MARINOOR.
 CHARADEAU. P, 1988 « la presse, produit, production, réception », Didier érudition,
Coll. langage, discours et société.
 CHARAUDEAU. P, 1992, Grammaire du sens et de l’expression, Paris, Hachette. Cité
in.[Link]
 CULIOLI A, 1999 Pour une linguistique de l'énonciation: Formalisation et opérations
de reportage, Paris, Éditions OPHRYS.
 DE BROUCKER. J, 1955, Pratique de l'information et écritures journalistiques, CFPJ;
Paris.
 MAINGUENEAU D, 1996 les termes clés de l’analyse du discours, Edition du Seuil,
Paris.
 MAINGUENEAU D, mai 2005, L’analyse du discours et ses frontières, Université
Paris XII, France. Lien :[Link]
[Link].
 ORECCHIONI C. K, 2006, l'énonciation de la subjectivité dans le langage, Paris édition
Armand Colin.
 ORRECHIONI C K, 1986, L'implicite, Armand Colin, Paris.
 SARFATI. G E, 2007, Éléments d'analyse du discours, Paris Armand Colin. .In.
[Link]

- 50 -
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUE

 SOURIAU Hoeberechts, Christine, (1969) : « la presse maghrébine, Tunisie, Lybie,


Maroc, Algérie », Centre de recherche sur l’Afrique méditerranéenne, C.N.R.S, 369.
 TABET. E 2003, Eléments d’analyse du discours, Paris, PUF.
 TABET. E 2011 convaincre, persuader, délibérer, Paris, PUF.
Articles :
 AURELIE Tavernier, « MAINGUENEAU D et CHARAUDEAU P », Dictionnaire
d’analyse du discours, Etudes de communication 2003, mis en ligne le 13 octobre 2008,
consulté le 10 mars 2022. URL
 :[Link]
 BARRY Alpha Ousmane, les bases théoriques en analyse du discours, Chaire de
Recherche du Canada en Mondialisation, Citoyenneté et Démocratie, Lien:
 [Link] consulté le
02/02/2022.
 CHARAUDEAU P, 2006, discours journalistique et positionnement énonciatifs. frontières
et dérives. Séminaire n°2énonciation et responsabilité dans les médias. Presse. Université
de France-conté.

Dictionnaires :

 DUBOIS Jean et al, 2002, Dictionnaire de Linguistique et des sciences du langage,


Paris Larousse Bordas/VUEF,.
 MAINGUENEAU D et CHARAUDEAU P. 2002, Dictionnaire d’analyse du discours,
Seuil, Paris.
 MOUNIN G, 1974, Dictionnaire de la linguistique. PUF, Paris.
 NEVEU F, 2011, dictionnaire de sciences du langage. Armand Colin. Paris.

Mémoires :

 Ayad Abla, Analyse de la rubrique Tranche de Vie dans le quotidien d'Oran, mémoire de
master sciences du langage, Université Mentouri, Constantine.

Cours universitaires :

 Leila, cours universitaire : Systèmes grammaticaux, chapitre II : introduction à l’analyse


du discours, 5ème année PES, école normal supérieure EL ULMA Sétif, 2019.2020.
 Moustiri Zineb, cours universitaire : Pratiques Communicationnelles : De la
communication à l’interaction. Master 1, didactiques des langues et cultures, université de
Biskra, 2019.
- 51 -
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUE

Sitographie :
 ([Link] Consulté le
17/01/2022.
 .[Link] Consulté le
18/03/2022.
 [Link]
[Link]. consulté le 25/03/2022.
 [Link] consulté
le 04/04/2022.
 [Link] consulté le 30/04/2022.
 [Link]
consulté le 24/01/2022.
 [Link] consulté le 20/05/2022.
 [Link] consulté le
19/04/2022.
 [Link] consulté
le 05/05/2022.
 [Link] consulté le
20/03/2022.
 [Link] consulté le
02/02/2022. consulté le 14/04/2022.
 [Link] consulté le 05/02/2022.
 [Link] consulté le 15/04/2022.

 [Link]
dologie_et_exemple_Scribbr. consulté le 25/02/2022.

- 52 -
- 54 -
- 55 -
- 56 -
- 57 -
- 58 -
- 59 -
Résumé

Notre travail de recherche a pour objectif d’étudier la subjectivité dans les éditoriaux des deux

journaux El Watan et le Quotidien d’Oran. Il s’agit d’une étude comparative dans le domaine

de l’analyse de discours en vue de montrer pourquoi la position de l’énonciateur est implicite

ou explicite et comment elle peut être graduée un journal à un autre.

Notre travail de recherche se compose de trois chapitres ; deux théoriques qui sont consacrés à

l’analyse du discours et l’énonciation, l’autre chapitre est pratique où nous envisagerons de

cherches les marques de subjectivité sons formes de traces linguistique de l’activité

énonciative afin de les comparer et les analyser.

Mots-clés : Analyse du discours, la subjectivité, l’énonciation, l’éditorial.

Abstract

This research task aim to study subjectivity in the leading of EL Watan and le Quotidien

d’Oran, it acts of a comparative study in the field of the analysis of the speech, with an aim of

showing why this standpoint of the enunciator is implicit and how to be graduated of a

newspaper to another.

Our research task is composed of three chapters; two theoretical: discourse analysis and

enunciation. The third chapter is applied: where we will plan to seek the brands of subjectivity

in linguistic forms of traces of linguistics of the enunciation activity. Lastly we will analyze

and compare them.

Keys words: Discourse Analysis, subjectivity, enunciation, editorial.

Vous aimerez peut-être aussi