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VIH/SIDA : État des lieux et défis actuels

Le document traite de la prévalence du VIH chez les travailleurs(se)s de sexe à Lubumbashi, soulignant l'augmentation des infections et les défis liés à l'accès aux soins. Il met en lumière les inégalités et les obstacles structurels qui entravent la protection de la santé des travailleurs(se)s de sexe, ainsi que l'importance de comprendre les facteurs de risque associés. L'objectif de l'étude est d'améliorer la connaissance des facteurs de risque du VIH afin de réduire la séroprévalence dans cette population vulnérable.

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VIH/SIDA : État des lieux et défis actuels

Le document traite de la prévalence du VIH chez les travailleurs(se)s de sexe à Lubumbashi, soulignant l'augmentation des infections et les défis liés à l'accès aux soins. Il met en lumière les inégalités et les obstacles structurels qui entravent la protection de la santé des travailleurs(se)s de sexe, ainsi que l'importance de comprendre les facteurs de risque associés. L'objectif de l'étude est d'améliorer la connaissance des facteurs de risque du VIH afin de réduire la séroprévalence dans cette population vulnérable.

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INTRODUCTION GENERALE

1. État de la question

Le nombre des personnes vivant avec le VIH parmi la population active a augmenté
entre 2005 et 2020 et va continuer progresser même si comme prévu l’accès au traitement
antirétroviral est élargi. Malgré le progrès dans la prise en charge des patients séropositifs,
l’infection par le VIH reste un fléau surtout dans sa phase terminale en l’absence de traitement
appelé SIDA.
Cette maladie est aujourd’hui une cause principale de décès dans le monde pour les
adolescents et les femmes en âge de procréées. Le délai entre l’infection par le VIH et son
diagnostic reste long. La pandémie du VIH est une source des nombreux défis pour la
communauté internationale sur le plan médical, il n’existe pas de vaccin contre le VIH de même,
il n’existe pas de traitement curatif pour sauver les personnes infectées par ce virus.
En 2019, environ 8% des nouvelles infections à VIH chez les adultes à l’échelle
mondiale concernées les travailleur(se) de sexe (ONU/SIDA 2020 Genève).
Les formes croisées de stigmatisation et de discrimination structurelles et sociétales
y compris les lois politiques et pratiques punitives créent d’importantes inégalités et empêchent
les travailleur(se)s de sexe de protéger leurs santés, leurs sécurités et leurs bien-être.
Dans le monde entier, la situation épidémiologique montre une augmentation des
cas du VIH dans la population hétérosexuelle avec un pourcentage 3 à 8 fois plus important
chez les femmes que chez les hommes.
A l’échelle mondiale 39 millions des personnes entre 33,1 et 45,7 millions vivaient
avec le VIH en 2022. 1,3 million de personnes entre 1 et 1,7 million ont été infectées du VIH
en 2022, 630 000 personnes entre 480 et 880 sont mortes des maladies liées au VIH en 2022.
29,8 millions des personnes avaient accès a une thérapie antirétrovirale en 2022. 85,6 millions
de personne entre 64,8 et 113 millions ont été contaminée par le VIH depuis le début de
l’épidémie. 40,4million de personnes entre 32,9 et 51,3 millions ont succombé à des maladies
liées au VIH depuis le début de l’épidémie (Bette Korber).
On estime également que 39,9 millions entre 36,1 et 44,6 millions de personnes
vivaient avec le VIH en 2023 dont 1,4 millions d’enfants. La grande majorité des personnes de
personnes vivant avec le VIH vivent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire (anonyme
juillet 2024) et 51,3 millions ont succombées à des maladies.
Les pays devraient mettre en œuvre des ripostes au VIH et au travail du sexe
fondé sur des données probantes qui réduisent les inégalités, protègent et promouvant les droits
humains et la sante publique. Il s’agit notamment d’assurer l’accès au service lié au VIH de
créer des environnements favorables des habitants et limités les obstacles structurels en
partenariat étroit avec des organisations dirigées par des travailleur (se)s de sexe (ONU/SIDA
2012 Genève note d’orientation sur le VIH et le travail de sexe).
En Afrique subsaharienne le nombre des travailleurs(ses)de sexe avec un diagnostic
récent des VIH a augmenté de 50% entre 2010 et 2022.
En revanche, globalement, le nombre des nouvelles infections et restées stables en
dehors de la zone d’Afrique subsaharienne. En observant ce qui ce qui se passe dans 10 pays
subsaharienne les probabilités de vivre avec le VIH sont 7 fois plus élevées pour les
travailleurs(ses) de sexe qui vivent dans des pays qui pénalisent le travail de sexe
comparativement aux travailleurs(ses) de sexe qui vivent dans des pays qui ont partiellement
légalisé cette activité.
L’Afrique subsaharienne représente la région du monde la plus lourdement touchée
par l’épidémie sur le 2 millions d’adultes affectés par le VIH à la fin de 1996, 14 millions
provenaient d’Afrique subsaharienne soit plus de 60% du total mondial.
Les pays de l’Afrique de l’ouest, dont le Burkina-Faso, cote d’ivoire, le Ghana et le
Nigeria contribuent pour environ 15% du nombre total d’adultes et d’adolescents porteurs du
VIH en Afrique.
En RDC, la prévalence du VIH est plus élevée chez les femmes (1,6%) que chez
les hommes 0,6%. Elle est plus faible parmi ceux vivants en milieu rural (0,9%) qu’en milieu
rural. Le taux d’infection des femmes et des hommes augmente avec l’âge pour atteindre un
maximum de 2,9% de 40 à 44 ans chez les femmes et 1,2% chez les hommes de 35 à 39 ans et
de 45 à 49 ans.
Parmi les couples vivant dans le même ménage et dont les deux conjoints ont été
testés 1% est discordant c’est-à-dire qu’un de deux conjoints est séropositif. Dans moins de 1%
de couple les deux conjoints ont été testes positifs. La prévalence du VIH parmi les jeunes âges
de 15 á 24 ans est de 0,7%, le taux d’infection est plus élevé parmi les jeunes femmes vivant en
milieu rural 1,1%.
C’est parmi les veuves 7,9% et les divorces 9,9% que la prévalence du VIH est plus
élevée. La prévalence du VHI n’a pratiquement pas changé depuis L’EDS RDC 2007(EDS
RDC II. 2013-2014)
Le nombre des nouvelles contaminations en RDC a chuté de 58% depuis 2010 et le
décès de de 72 % selon LONU SIDA dont la dernière évaluation datant de 2022 a révélé un
taux de prévalence faible (le nombre des personnes vivant avec le VIH est de 0,6% pour 103
millions d’habitants). (LONUSIDA 29 mai 2024)
Dans la province du haut-Katanga on a une prévalence de 4,3% ce qui affecte une
région à épidémie généralisé, les femmes sont particulièrement atteintes : pour 10 hommes
infectés on compte 12 femmes. La situation du VIH /sida dans le haut-Katanga est
préoccupante. Le nombre de personnes vivant avec le VIH dans cette province est de 20% après
Kinshasa (ONU/SIDA 17/06 2021). Il y a une prévalence de 18% parmi les hommes qui font
le sexe avec les hommes, a déclaré la représente des pays de l’ONU/SIDA (Susan KASEDDE
16/06/2021 à Lubumbashi). La prévalence du VHI à Lubumbashi est de 5,4%.
La transmission du VIH se fait soit verticalement, c’est à dire de la mère à l’enfant
ou horizontalement donc entre une personne infectée et saine suivant d’autres formes. Les
études visant à identifier les conditions de contaminations révèlent des nombreux cofacteurs
ainsi des populations dites à haut risques, ces voies de contaminations épousent les réalités
socio-économique du milieu.
En général, les sous-groupes à haut risque se recrutent dans les populations
démunies et celle se livrant à des activités impliquant l’échange d’instruments ayant été
contaminés, les travailleurs(ses) de sexe, les enfants de la rue etc. (WHO 2000).
La prise en compte des facteurs favorisant la transmission du virus est indispensable
pour la planification des interventions visant à réduire la prévalence. Quiconque a des relations
sexuelles sans préservatif, partage du matériels d’injection ou se fait transfuser du sang
contaminé, les infections sexuellement transmissibles, la pauvreté, pratique traditionnelle
néfaste, la mutilation génitale féminine, les mariages précoces, le lévirat, sororat, les rapports
anaux ou vaginaux non protégés, le comportement sexuel faisant intervenir un usage nocif de
l’alcool et la consommation de drogue, le greffe des tissus, piqure d’aiguille accidentelle
notamment chez les agents sante.
Malgré la multiplication d’outils et des méthodes efficaces de prévention du VIH
ainsi que la démocratisation de la thérapie antirétrovirale, le progrès reste insuffisant pour
réduire les nouvelles infections liées au VIH (ONU/SIDA 18/11/2019).
La plupart des travailleurs(ses) de sexe ne connaissent pas leurs statuts
sérologiques. Ces dernières années moins de la moitié de travailleurs(ses) de sexe ont pu
accéder à au moins deux services de prévention du VIH dans 16 de 30 pays déclarant
(ONU/SIDA 2020 Genève).

2. PROBLEMATIQUE
Au regard à ce qui précède, cette étude s'intéresse à appréhender : « La prévalence et les
facteurs de risque du VIH chez les travailleurs(ses)de sexe à Lubumbashi ». Ce qui nous a
conduit à se poser la question de savoir : Quelles sont les facteurs susceptibles d'expliquer la
prévalence du VIH chez les travailleurs(ses) de sexe à Lubumbashi ?

La prise en compte des caractéristiques de la femme en fonction de différents


facteurs est indispensable pour saisir cette prévalence. C'est dans cette optique que s'inscrit cette
étude dont l'objectif général est de contribuer à la connaissance des facteurs associés à la
prévalence du VIH chez les travailleurs de sexe à Lubumbashi afin de réduire sa séroprévalence
auprès des groupes des femmes les plus vulnérables au VIH.

3. OBJECTIFS GENERALE
Étudier les facteurs de risque du VIH chez les travailleurs(ses) de sexe en vue de contribuer à
l’amélioration de la prise en charge de ce dernier.
[Link] spécifiques
• Décrire les caractéristiques socio démographiques de travailleurs(ses) de sexe.
• Évaluer le niveau de connaissance de facteurs de risques chez travailleurs(ses) de sexe
• Décrire les attitudes de travailleurs(ses) de sexe vis-à-vis de leurs statuts sérologiques
4. CHOIX ET INTERRET DU SUJET
4.1. Choix du sujet
Ce sujet a été choisi parce que nous avons constate que le VIH demeure comme un
véritable fléau dans la province du haut-Katanga précisément dans la ville de Lubumbashi, les
ne font qu’accroitre et ceux-ci est devenu un problème de santé publique du fait que la
prévalence du VIH est toujours élève et nous voulons contribuer à l’amélioration du niveau de
connaissance de facteurs de risques du VIH en vue de réduire le taux de prévalence du VIH.
4.2. Intérêt du sujet
4.2.1. Intérêt scientifique
Ce sujet cherche à éclaircir l’opinion scientifique sur la prévalence et les facteurs
de risque du VIH.
Le résultat de cette va constituer une référence et à la fois un outils sensibilisation
de travailleurs(ses) de sexe à connaitre l’importance de la prévention du VIH, au personnel de
sante de traiter les travailleurs(ses) de sexe en respectant les normes éthiques en vue d’améliorer
la prise en charge afin de réduire le nombre de mortalité.
4.2.2. Intérêt personnel
Cette étude va nous permettre d’approfondir nos connaissances scientifiques sur les
facteurs de risques du VIH chez travailleurs(ses) de sexe afin de réduire les nouvelles infections.
Intérêt socio-économique
Cette étude entre dans le cadre de la recherche opérationnelle afin d’apporter des
solutions aux facteurs de risque dans notre pays. Les résultats obtenus feront l’objet d’un cliché
instantané auprès des instances de décision en matière de santé dans notre pays.

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