CHAPITRE1.
CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE
Avant d’entrée dans le vif du sujetꓹ il convient de définir les concepts clés utilisés
qui vont nous permettre de bien appréhender notre objet d’étude. R. MAGISEALE allant
dans le même sans souligne qu’une des exigences essentielles de la recherche est que
les concepts soient bien définis avec clarté suffisante pour lui permettre de progresser.1
SECTION1. Définition des concepts
1.1. Commerce extérieur
Le commerce extérieur consiste l’ensemble des importations et des exportations,
c’est-à-dire des achats et des ventes d’un pays à l’étranger. Il a pour fonction
d’approvisionner le pays et de lui fournir les matières premières et les produits fabriqués
qu’il ne traite pas sur son territoire. Il permet également d’échanger des produits qu’il
possède en abondance contre des produits plus rares chez lui. Il améliore ainsi le niveau
de vie des collectivités.2
Autrement appelé commerce international ou encore commerce transactionnel.
En général, le commerce extérieur d’un pays est l’ensemble des opérations
commerciales de ce pays avec l’étranger. Il ne comprend pas exclusivement des
importations destinées à être livrer aux consommations des marchandises purement
nationales, mais également certaines marchandises destinées à un pays tiers qui
peuvent traverser le territoire national sans y être déclarées ou taxées.
Dans son cours des relations économiques international, le professeur
KABENGELE DIBWE définit le commerce extérieur comme étant le commerce
international spécifique à chaque Etat.3
Le commerce extérieur, selon le petit Robert, « l’ensemble des échanges des
biens et des services entre pays ». Ce commerce comprend les importations et les
exportations.
1
Wꓹ MAGISEALEꓹ R.ꓹ Élément de théories méthodes sociologie, éd. PLON, paris,
1965. P.51.
2
FERDINAND, B., Cité par KABENGELE DIFWE. Le rôle du commerce extérieur
dans le développement économique du zaïre, mémoire L2 RI, SSPA, 1981, p.16.
3
KABENGELE. D., Manuel des relations international, éd. SIRIUS, G3 RI, UNIKIN,
2006.
Le commerce extérieur est subdivisé en deux grandes catégories : a. Le
commerce général ou simplement commerce. Ce commerce comprend :
- l’importation : toutes les marchandises qui entre dans le territoire national, quelle que
soit leur destination.
- l’exportation : toutes les marchandises nationales ainsi que les marchandises
étrangères sortant des entrepôts. La seconde catégorie du commerce extérieur est :
b. Le commerce spécial
Ce commerce comprend :
- L’importation : les marchandises déclarées ainsi que les
marchandises importées en franchise temporaire totale ou
partielle dans le territoire national.
- L’exportation : le commerce spécial est constitué de toutes les
marchandises importées qui ont été transformer sous le régime
de l’admission temporaire.
D’une part, les exportations des marchandises importées, préalablement déclarés avec
ou sans acquittement de droit d’entrée d’autre part. Il est souvent difficile de distinguer le
commerce spécial au transit surtout lorsque le pays est le siège des marchés
internationaux comme Anvers par exemple. On arrive parfois à se rendre compte de
l’importance exacte du commerce spécial lorsque celui-ci est soumis à un régime fiscal
strict.4
Le transit quant à lui concerne les marchandises en provenance de l’étranger, soit
directement en passant par les entrepôts sans les régimes de douanes.
1.2. Le développement
Le concept est surprenant, avant 1950, le terme « était pratiquement inconnu dans la
théorie des sciences sociales comme dans la pratique de la politique.5
Si la croissance économique a toujours préoccupé les économistes, c’est seulement
dans les années 1940-1950 qu’ont vu le jour les théories du développement. La prise de
KABENGELE DIBWE, [Link]. p8.
4
5
Professeur NTUAREMBA, ONFRE., Economie du développement, cours G3RI,
UNIKIN, 2003-2004, Inédit.
conscience du retard accusé du point de vue de l’industrialisation par un grand nombre
des pays africains, Latino-américain et asiatiques, est à l’origine de controverse.
Certes, dans les 50 et 60, les idées de ROSTOW.6 Sur le développement dominaient
l’humanité. Selon cet auteur, le développement serait un processus historique linéaire
qui se déroule suivant cinq étapes consécutives.
La première étape serait une phase de la société traditionnelle au cours de laquelle
l’activité économique est surtout agricole et s’effectue dans le cadre familial avec des
techniques rudimentaires et une faible productivité.
La deuxième étape serait une phase de transition appelé « conditions préalables ou
décollage » où se développe une épargne et des investissements qui permettent une
augmentation de la productivité dans l’agriculture et l’industrie naissante.
La troisième est dite « décollage » rendu possible grâce à la réunion des trois conditions
suivants :
- Une hausse significative du taux d’investissement net qui
passerait par exemple de 5% ou moins de 10% de revenu
national.
- L’existence ou l’institution rapide d’un appareil politique ou
institutionnel devrait être favorable pour que les impulsions qui
dérivent de la croissance soient transmises dans l’économie.
- La création d’un ou plusieurs secteurs d’industries de
transformation ayant un taux d’expansion élevé.
La quatrième étape serait la marche vers la maturité, phase au cours de laquelle les
effets du décollage sont prolongés. C’est une période pendant laquelle l’économie
applique effectivement la gamme des techniques se généralisent.
Enfin, la dernière est celle de la « société de consommation de masse » les besoins
essentiels de la population sont satisfaits, l’industrie a atteint sa maturité et le secteur
des services se développent rapidement. La grande richesse qui se produit alors ouvre
aux pays des options importantes.
En effet, la richesse peut être utilisée aussi bien comme base d’une politique de pouvoir
et d’une influence à l’extérieur que comme base de construction d’un Etat providence ou
encore pour financer une expansion rapide de la consommation à grande échelle.
6
ROSTOW cité par Léonard NTUAREMBA ONFRE, Economie de développement
et politique (Analyse panoramique (, Ed. Sirius M.E.S, Kinshasa, mais 2008,
p.49-50.
Comme le note Jean-François Guillauds, le développement correspond au rattrapage
économique, à une augmentation de la richesse, mieux à un processus
d’industrialisation. Dans cette optique, se développer signifie combler le retard des
pauvres sur les riches, grâce à une croissance plus élevée due aux transferts des
capitaux t technologies des pays industrialisés vers les pays non industrialisés.7
Pour Nathan Rosenberg et L.E. Birdzell, le passage de la pauvreté à l’opulence se
mesure par l’amélioration des conditions matérielles de l’existence. L’ultime menace a
toujours été la mort pour le développement, en effet, écarter la misère, c’est écarter la
mort.8 Ecarter la mort, veut dire le recul, l’éradication de la famine et la garantie de la
sécurité alimentaire, hydrique et énergétique. Cela se traduit par moins de malnutrition,
de Kwashiorkor et de maladies endémique. Ecarter la mort, C’est lutter contre les
caprices de la nature, les sécheresses, les épidémies, les inondations. Ecarter la mort,
c’est briser le cercle vicieux du sous-développement, l’ignorance, la misère et la
pauvreté. L’ignorance se traduit par l’alphabétisme, la superstition et la vie étriquée.
Dans sa positivité, le développement étant la finalité même de l’existence humaine. Et E
Kant de confirmer cette assertion : « il y a une fin que l’on peut supposer réelle chez tous
les êtres raisonnables…, par conséquent un but qui n’est pas pour eux une simple
possibilité, mais dont on peut certainement admettre que tous se le proposent
effectivement en vertu d’une nécessité naturelle, et ce but est le bonheur.9
1.3. L’économie
L’économie vient du mot Grec OI Konomia qui signifie maison/oiKos et
administrer/nemein. L’économie est l’art de bien administrer une maison, de gérer les
biens d’un particulier (économie privée, domestique) ou de l’Etat (économie publique,
politique administrative, gestion).
L’économie peut aussi être décrite comme un échange de services et une acquisition de
biens. Quand les activités économiques ne visaient au départ qu’à la satisfaction des
besoins fondamentaux de la personne, la production, l’acquisition des biens et l’échange
7
Jean-François Guillauds., Relations internationales contemporains, Paris,
Edition du jus-classeur, 2003, P.616.
8
Nathan ROSENBERG et L.E. BIRDZELL., Comment l’occident s’est enrichit : le
développement économique du monde industriel, Paris, Librairie Arthemefard,
1989, P.17.
9
Kant E., Fondements de métaphysique des mœurs, tradition nouvelle avec
introduction et notes par V. DELVOS, Paris, Delagrave, 1976, P.127.
de services permettaient à la personne de répondre à ses besoins fondamentaux. La
production est ici guidée par la valeur d’usage.
Cependant, l’introduction de l’argent ou la monnaie transforma l’économie basée sur la
satisfaction des besoins fondamentaux à la production inspirée par la valeur d’échange.
La personne a compris l’intérêt qu’elle avait à produire beaucoup plus que ce dont elle
avait besoin. L’excédent était désormais consacré à l’échange.
Aristote qualifie l’économie basée sur la valeur d’échange pour accumuler le plus
d’argent de chrématistique. Ici, l’économie ou chrématistique est définie comme le fait de
recevoir de l’argent en retour de ses bons offices, de gagner l’argent illicitement ou par
corruption. Ainsi, Karl Max définit l’argent comme de corruption de l’individu. La
convoitise que suscite la quête de l’argent, moyen d’échange et de conservation, est la
source de la mondialisation, conséquence de l’ouverture des marchés de toute la planète
et de la déréglementation de l’économie.
L’économie s’avère comme l’ensemble des dispositions à prendre par toute entité, quel
que soit son niveau dimensionnel, et qui, face aux besoins de plus en plus nombreux et
hiérarchisables, au regard notamment de la cohabitation des peuples, facilitée par les
impératifs de développement et, plus particulièrement, par l’essor technologique des
temps modernes, se préoccupent de la manière dont, pour justement satisfaire ces
besoins, l’on organise l’agencement des moyens disponibles ou accessibles tant au plan
de la potentialité interne qu’exerce, il s’agit en fait de la recherche permanente de la
résolution du problème économique.
Le problème économique ne se poserait véritablement pas si l’on ne se trouvait pas
confronté à la contrainte de l’insuffisance de moyens disponibles et accessibles pour
rencontrer les besoins de plus en plus nombreux, lesquels sont consécutifs aux
aspirations progressivement multiples pour des raisons de modernité évoquées ci-avant.
Dès lors, apparaît l’incontournable nécessite de recourir à l’utilisation rationnelle des
ressources disponibles et, donc, aux rouages de la « gestion » en tant que processus de
mis en œuvre des moyens disponibles destinés à faire atteindre les objectifs que l’on
s’est préalablement assignés.
L’économie signifie enfin activité, vie, régime, système économique ; ensemble de faits
relatifs à la distribution et à la consommation des richesses dans une collectivité.
Science économique égale économie.10
Il existerait plusieurs courants ou branches en économie. Citons, à titre d’exemple,
l’économie de marché, l’économie politique, la macro-économique, la micro-économique,
l’économie agricole, l’économie classique, l’économie marxiste, l’économie néoclassique,
10
Phocas PFUNGA-PFUNGA, P.1-1.
l’économie keynésienne, l’économie sociale, l’économie industrielle, l’économie publique,
l’économie de développement, l’économie féodale, l’économie mercantile, l’économie de
massivation de production et l’économie de consommation, l’économie sociale de
marché, l’économie de production, l’économie de production, l’économie traditionnelle,
l’économie ramassage, l’économie informelle et l’économie capitaliste
1.4. La Finance
La finance renvoie à un domaine d’activité celui du financement, aujourd’hui mondialisé,
qui consiste à fournir ou trouver l’argent ou les « produits financiers » nécessaire à la
réalisation d’une opération économique. La finance permet de faire transiter des capitaux
des agents économiques excédentaires (qui disposent d’une épargne à faire fructifier)
aux agents économiques déficitaires, qui en ont besoin (pour se financer, croître, etc.)11
En effet, elle regroupe à la fois le système financier et les opérations financières qui ont
lieu dans ce système. La finance a vocation à permettre l’allocution et la réallocation de
capitaux, en organisant la rencontre entre l’offre et la demande de capitaux. Le système
financier permet ainsi de placer des capitaux dans des investissements productifs, mais
aussi de spéculer.
La finance répond ainsi au besoin de financement des agents économiques. Ces
derniers peuvent se financer de trois manières : ou bien par l’autofinancement, via ses
bénéfices antérieurs ou ses réserves financières disponibles ; par financement direct, via
le marché financier (émission d’actions ou d’obligations) ; ou par financement indirect ou
intermédié, via le crédit bancaire. Les grandes entreprises sont celles qui ont le plus
recours au système financier pour leurs besoins de financement.12
La recherche de financement obéit à deux types d’objectifs, suivant le volume initial de
capital : - A niveau de capital restreint, on cherche à obtenir des capitaux nécessaires et
suffisants pour entreprendre, maintenir ou développer une activité ;
- A niveau de capital avéré, l’objectif est de trouver les placements
les plus pertinents en performance et en sécurité en fonction de
la valeur temps de l’argent.
1.5. Le Tiers- monde
Le terme « tiers-monde » est un concept qui a été utilisée pour la première fois par Alfred
SAUVY dans l’article « trois mondes, une planète », paru dans l’observateur 14 Août
1952. Le tiers-monde et constitué des pays où les antinationalismes sont très vivaces et
radicaux, en suite des facteurs économiques comme par exemple le faible degré
11
[Link]. Consulter le 18/09/2023.
12
d’industrialisation surtout en Afrique, le gaspillage de ressources dû aux détournements
de commerce et enfin de l’inégalité répartition de bénéfices.13
En effet, la conférence de Bandung du 18 au 24 Avril 1955 Dès la fin de la première
guerre mondiale, de nombreuses rencontres entre les pays asiatiques et africains
explorèrent les chances d’une politique propre à ce qui deviendra plus tard le tiers-
monde. Dans cette continuité en 1955, les gouvernements de Birmane de Ceylan,
d’Inde, Indonésie et du Pakistan convoquèrent une conférence Inter, à la quelle
participèrent vingt-neuf pays asiatiques et africains, qui marqua le début du mouvement
de non-alignés et de revendications du tiers-monde dans le cadre des O.I. C’est la
première manifestation du tiers-monde en tant que groupe de nations revendiquant une
existence politique.14
Il n’empêche qu’on ne peut se passer du mythe et que le concept de tiers-monde est
irremplaçable pour désigner un ensemble aux contours. Vagues et dont le contenu se
réfère aux notions encore plus vagues de sous-développement et non engagement. A la
fin des années 1980 et au début des années 1990, le début se poursuivit, renforçant la
conviction de certains politologues que le tiers-monde n’existait plus parce que
l’opposition entre pays capitalistes socialistes qui avait présidé à la naissance du concept
et parce que l’effondrement des régimes socialistes Européens avait révélé que les pays
d’Europe centrale et orientale pouvaient se trouver dans des situations politiques et
économiques assez similaire à celle de nombreux pays du tiers-monde.
En outre, un grand nombre de pays du tiers-monde, ayant connu des taux de croissance
spectaculaires ne sont plus considérés comme en faisant partie et sont communément
appelés émergents et nouvellement industrialisés, faisant référence au fait que tout en
ayant subi d’incroyables transformations économiques ils n’ont pas atteint le niveau des
pays industrialisés occidentaux.
La meilleure façon de définir cette expression cette « tiers-monde » est de précéder par
l’élimination des pays industrialisasses d’Europe occidentale, d’Amérique du nord et du
pacifique et les pays industrialisés d’Europe orientale, dont les économies étaient
auparavant régies par la planification centralisée, les autres sont des pays en
développement. Ils comprennent l’ensemble de l’Amérique latine, les caraïbes, l’Afrique,
le Moyen-Orient et l’Asie à l’exception du Japon. La configuration géographique de ce
13
Leonard NTUAREMBA ONFRE., Cours d’économie de développent, G3 RI,
[Link]édit
14
Mahavandi 430 nah, stigmatic., Introduction à l’étude des pays dites en voie
de développement, Bruylants, 2001. P.30-31.
groupe a conduit à une distinction parallèle qui, se parant le nord et le sud, conserve une
certaine validité.15
CARACTRISTISQUE DES P AYS DU TIERS-MONDE
Le tiers-monde présente plusieurs aspects qui mettent en évidence le fiable niveau de
vie, la pauvreté des pays qui le composent. Pour ZANTMAN, le tiers-monde est
caractérisé :
- Les inégalités sociales et la pauvreté absolue d’une grande
partie de la population
- La démographie galope et l’urbanisme accélérer l’opposition
entre un secteur moderne et un secteur traditionnel qui emploi
une grande partie de la population ; la dépendance commerciale,
technique, financière.
Quant à BADIA LOUVERASSE, le tiers-monde est un ensemble spatial, qui nonobstant
sa diversité, réunit un certain nombre des Etats sur la base des caractères communs :
conditions de vie marquée par la précarité, la protection sanitaire est faible, le taux
d’Alphabétisation bas, le chômage massif, une forte croissance démographique : une
croissance incontrôlée des villes. 16
CLASSIFICATION DES PAYS DU TIERS-MONDE
Au regard des indicateurs de développement, nous pouvons penser à l’extérieur d’une
hétérogénéité parmi les Etats du tiers-monde car tous ne vivent pas d’une manière
uniforme. La CNUCED distingue trois groupes au sein du tiers-monde. 17 Les nouveaux
pays industrialisés sont ceux qui conquièrent développés. Nous pouvons citer le Brésil et
la Mexique.
- Le pays exportateur du pétrole : ce qui parvient à influencer le
commerce international grâce à l’arme pétrolière.
Il s’agit notamment de l’ARABIE SAOUDITE, du NIGERIA et du VENEZUALA.
- Les pays les moins avancés : ceux qui ont besoin d’une attention
et d’une solidarité internationale particulière pour survivre. Il a
entre autre, la République la RDC ET LE TOGO. En examinant
de près la situation économique mondiale et l’évolution de
15
Bruno BAZRORENAUT., Economie du développement, traduction de la 4ème
édition américaine.
16
BADIA L., Le tiers-monde, éd. Armand Colin, Paris, 1997, p.12.
17
ROUILLE D’ORFUFIL, H., Le tiers-monde, éd. La découverte, paris, 1993, p.15.
l’économie de différents, nous pouvons constater l’existence de
trois mondes en train de se désigner.
· Les pays développés : ce sont des pays qui ont la maîtrise de la plupart de
technologies existantes et qui ont un nouveau de vie supérieur. Tels que les Etats-Unis,
l’Angleterre, la France et le Japon.
. Les pays émergent : ceux dont le progrès technologique et économique
remarquable les met à la porter du monde développer. Il s’agit notamment de la Chine,
l’Inde, la Corée du sud, le Singapour, la Thaïlande, etc.
. Les pays sous-développés : Toutefois, vu les inégalités sociales, la pauvreté
d’une bonne part de la population, …que connaissent les Etats émergents, plusieurs
analystes se gardent encore de parler de la survivance de deux mondes : l’un développé
et l’autre sous-développé.
SECTION2. CADRE THEORIQUE
2.2. La Finance internationale
La finance internationale est une branche de l’économie qui traite de l’échange, du flux et
de la stabilisation des biens, des services, des capitaux et des devises sur les marchés
internationaux.
Le secteur de la finance internationale a un impact significatif sur l’économie mondiale. Il
est responsable de l’intermédiation financière, de la gestion des risques financiers et de
la fourniture de produits et financiers aux particuliers et aux entreprises.
Au cours des dernières années, il y a eu un besoin croissant de comprendre la finance
internationale.
La finance internationale est la gestion financière des transactions internationales
impliquant plusieurs pays. Par exemple, une entreprise qui vend des marchandises aux
consommateurs d’un pays peut également vendre le même produit aux consommateurs
d’un autre pays.
La finance internationale est importante car elle permet aux entreprises de faire des
affaires à l’échelle internationale. La finance internationale comprend tous les aspects du
marché monétaire, y compris les prêts à court terme, les investissements à long terme et
les opérations de change.
La finance internationale implique une grande variété d’activités, notamment :
. Les opérations de change (marché des devises (
. Les investissements directs étrangers
. La banque de détail et la microfinance.
2.3. La Théorie sur le développement
La notion de développement apparait à la fin de la seconde guerre mondiale avec le
mouvement de décolonisation amorcé par l’inde en 1947.
Devant l’O.N. U, TRUMAN (président des Etats-Unis) appelle les pays riches à aider au
développement des nations pauvres. Apparait ainsi la notion de pays sous-développés.
Les premières théories du développement sont définies comme partie intégrante des
sciences de l’économie.
A partir des années 1950-1960, on a pu assister à la création de nombreuses agence de
développement (UNICEF, ZFP, etc.) et la création du PNUD (programme des Nations-
Unis pour le développement). Toute les théories du développement des années 1950-
1960 sont écrites par des économistes. Toutes ces théories ont pour objectif d’expliquer
comment les pays sous-développés peuvent rattraper les pays développés. A cette
époque, les vieilles nations industrielles sont le modèle à atteindre.
Les théories du développement ont profondément influencé les stratégies mises en place
pour « développer » les pays « sous-développés ». On distingue plusieurs groupes de
théorie en fonction : -Des différents modèles ayant cours dans les pays du
Nord(marxiste/libéral)
- L’idée que le nord se fait du sud.
LES GRANDES FAMILLES DE THEORIES DU DEVELOPPEMENT
1. Les Théories du Rattrapage
Ce sont les théories naissant dans les années 1950. On peut les appeler « théories du
rattrapage ». Dans ces théories, il s’agit de définition et d’idéologie (théories marxiste,
théories capitalistes). Toutes ces théories donnaient à l’Etat la place de moteur du
développement.
2. Les théories du Développement par le bas
Ce sont les théories des années 1970, se basant sur la notion de pauvreté.
Dans les années 1950, la pauvreté est perçue comme une conséquence du sous-
développement économique. Dans les années 1970, on constante que le développement
économique n’éradique pas forcément la pauvreté. La pauvreté devient une notion
autonome de la sphère économique. C’est la naissance des théories de développement
par le bas. Les populations deviennent alors les acteurs et non seulement les bancaires.
3. Les ajustements structures/ajustements par le commerce
A partir du début des années 1980 naissent les théories de l’ajustement structurel et de
l’ajustement par le commerce. Ce sont les théories néoclassiques. C’est un retour au
monétariste.
[Link] Théories du développement humain
Ces théories apparaissent dans le milieu des années 1990. Ces théories veulent
s’émanciper de la sphère économique. Le principal théoricien est Amartya Sen. A cette
époque le PNUD définit l’IDH (indice de développement humain).
5. Les Théories du Développement durable
Les théories du développement durable sont liées aux menaces environnementales. Ces
théories apparaissent dans les années 1990, mais l’identification des menaces
environnementales est un peu plus ancienne : - 1972 : première conférence de l’ONU
sur l’environnement à Stockholm ; - 1992 : sommet de Rio. On assiste à l’apparition de la
notion de « Biens publics mondiaux ».
6. Les Théories du post-développement
Ces théories critiquent le concept de développement et remettent en cause la notion de
progrès. Les théoriciens de ce courant sont Herbert Marcuse, Ivan Illich, François
Partant. Ils posent la question suivante : le développement est-il un concept occidental ?
Il y a une prise de conscience de la finitude du monde, ainsi que des questions
environnementales.
On retrouve dans cette catégorie les théories de la décroissance qui disent qu’il y a
seulement du mal-développement dans le monde actuel : un Nord trop développé et un
Sud pas assez développé.
7. Les Théories de l’alter-mondialisme
Toutes ces théories s’appuient sur des expériences sociales.