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Concordance des temps en français

Le document traite des modes verbaux personnels et impersonnels, expliquant comment chaque mode présente l'action d'un verbe. Il aborde également les temps du verbe, la concordance des temps entre propositions principales et subordonnées, ainsi que la distinction entre voix active et passive. Enfin, il souligne l'importance de choisir le temps approprié en fonction du sens et de la chronologie des actions.

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Concordance des temps en français

Le document traite des modes verbaux personnels et impersonnels, expliquant comment chaque mode présente l'action d'un verbe. Il aborde également les temps du verbe, la concordance des temps entre propositions principales et subordonnées, ainsi que la distinction entre voix active et passive. Enfin, il souligne l'importance de choisir le temps approprié en fonction du sens et de la chronologie des actions.

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Modes verbaux personnels et impersonnels

Les modes représentent la manière dont l'action exprimée par le verbe est
conçue et présentée. L'action peut être mise en doute, affirmée comme
réelle, éventuelle, etc.
Quelle que soit sa voix (active, passive ou pronominale) un verbe a sept
modes possibles.
- l'indicatif présente l'action comme réelle;
- le conditionnel présente l'action comme éventuelle;
- l'impératif présente l'action comme un ordre;
- le subjonctif présente l'action comme désirée, envisagée ou
douteuse;
- l'infinitif dit, sans plus, ce qu'est cette action;
- le participe exprime l'action comme le ferait un adjectif;
- le gérondif indique une circonstance (c'est la forme adverbiale du
verbe).
L'indicatif, le conditionnel, l'impératif et le subjonctif sont des modes
personnels, c'est-à-dire qu'ils admettent la distinction des personnes
grammaticales (je, tu, les hommes...).
L'infinitif, le participe et le gérondif sont des modes impersonnels qui
n'admettent pas la distinction des personnes grammaticales.

Temps du verbe

Le verbe varie en mode, en voix, en personne, en nombre et en


temps.
On appelle "temps du verbe" les formes par lesquelles le verbe situe
l'action sur la ligne du temps, passé - présent - futur. Cette précision
temporelle est donnée, soit par rapport au moment de l'écriture ou de la
parole, soit par rapport à une indication de contexte (hier, la semaine
prochaine, etc.), soit par rapport à un autre verbe de la phrase. On parle
parfois de temps absolu quand l'action est datée par rapport au moment de
la parole et de temps relatif lorsqu'elle est datée par rapport à un autre
événement.
Chaque mode possède plusieurs temps. Le gérondif n'en a qu'un, tandis
que l'indicatif, le plus riche, en compte huit.
L'indicatif, par exemple, peut être au : présent, passé composé,
imparfait, passé simple, plus-que-parfait, futur simple, passé
antérieur, futur antérieur.
L'impératif, uniquement au présent et au passé.
On distingue les temps simples, formés du verbe seul - radical et
désinence (Il chante, il chantait, il chantera, etc.), les temps composés
formés du verbe au participe passé et d'un auxiliaire au temps
simple (Il a chanté, il avait chanté, il eut chanté, etc.), les temps
surcomposés (rares) formés d'un auxiliaire à un temps composé et du verbe
au participe passé (Il a eu chanté, il avait eu chanté, il aurait eu chanté).

Concordance des temps

La concordance des temps est la correspondance, nécessaire


d'après le sens et la chronologie des actions, entre le temps du
verbe de la proposition principale et le temps du verbe de la
proposition subordonnée.
La subordonnée exprime un fait qui peut être : antérieur, simultané,
postérieur par rapport à l'action principale. Le tableau ci-dessous présente,
toutes les correspondances possibles. Selon le degré de réalité, la condition
éventuelle, le doute, etc. on utilisera un mode ou un autre.
Verbe principal Verbe subordonné
antériorité Temps du passé, imparfait, plus-que-parfait.
De l'indicatif au subjonctif.
présent de l'indicatif simultanéité Présent de l'indicatif. Présent du subjonctif.
postériorité Futur indicatif. Présent subjonctif.
antériorité Plus-que-parfait. Indicatif ou subjonctif
passé de l'indicatif simultanéité Imparfait. Indicatif ou subjonctif
postériorité Conditionnel présent. Imparfait du subjonctif.
antériorité Temps du passé, imparfait de l'indicatif.
futur de l'indicatif simultanéité Présent de l'indicatif ou du subjonctif.
postériorité Futur de l'indicatif. Présent du subjonctif.
antériorité Plus-que-parfait du subjonctif
conditionnel présent simultanéité Imparfait du subjonctif
postériorité Imparfait du subjonctif.

Ce tableau, que nous n'avons pas voulu surcharger d'exemples, régit


l'emploi des temps des verbes en fonction du sens et de la chronologie.
Vous remarquerez que le choix existe très souvent, particulièrement lorsque
l'action subordonnée est antérieure. Il faut donc choisir le temps qui
reflétera le mieux la pensée, le temps qui servira au mieux la nuance.
La concordance des temps est liée à l'étude des propositions Pour ne pas
trop malmener la concordance des temps, il faut, devant une proposition
subordonnée se poser une première question. Le verbe de la subordonnée
est-il à l'indicatif ou au subjonctif. De cette première réponse vont dépendre
les possibilités liées aux temps.
1. le verbe de la subordonnée est à l'indicatif : tous les temps sont
possibles si la principale est au présent ou au futur. Tout se passe comme si
la subordonnée était une indépendante. (Je suis sûr qu'il mange
actuellement. Je suis sûr qu'il a mangé hier. Je suis sûr qu'il mangeait au
moment de mon arrivée, etc.).
Si le verbe de la principale est à un temps du passé, la subordonnée
se met :
- à l'imparfait ou au passé simple si le fait est simultané (Il a certifié qu'il
était là quand il est entré. Il nous salua dès que nous entrâmes);
- au conditionnel présent ou au conditionnel passé si le fait est postérieur (Il
a certifié qu'il serait là demain);
- au plus-que-parfait ou au passé antérieur si le fait est antérieur (Il a
certifié qu'il avait fini avant son arrivée. Il envoya la lettre dès qu'il eut
confirmation de la chose).
Notez : le présent de l'indicatif dans la subordonnée peut exprimer un fait
intemporel et celui-ci n'est pas soumis à la règle des temps (Le voisin m'a
dit que la vie est trop chère). On peut aussi envisager la position sur l'axe
temporel par rapport au moment de la parole, et le temps de la
subordonnée est fonction du sens (Il m'a dit que vous êtes l'homme de la
situation. Il m'a assuré qu'il fera attention, etc.).

2. le verbe de la subordonnée est au subjonctif.


Si la principale est au présent ou au futur, la subordonnée se met :
- au présent du subjonctif si le fait est simultané ou postérieur (Il
veut que tu viennes tout de suite. Il préfère que tu viennes demain. Il
voudra que tu viennes tout de suite. Il préférera que tu viennes
demain);
- au passé du subjonctif si le fait est antérieur (Il doute que tu aies
voulu le voir).
Si la principale est à un temps du passé, la subordonnée se met :
- à l'imparfait du subjonctif si le fait est simultané ou postérieur (Nous
avons voulu qu'il cédât immédiatement. Il voulait que nous finissions le
lendemain);
- au plus-que-parfait du subjonctif si le fait est antérieur (Il voulait que tu
eusses écrit avant son départ).

Notez : Après un conditionnel présent, si le verbe de la subordonnée doit


être au subjonctif, il se met au présent ou à l'imparfait (Je voudrais qu'elle
écrive ou Je voudrais qu'elle écrivît).
Voix active et voix passive

On appelle "voix" les formes que prend le verbe pour exprimer le rôle du
sujet dans l'action. On distingue traditionnellement la voix passive et la
voix active. (Certains grammairiens considèrent le verbe pronominal
comme une voix moyenne, d'autres le considèrent comme un cas particulier
de la voix active).
Dans la voix active, le sujet fait l'action (Pierre mange du pain). Dans la
voix passive, le sujet subit l'action (Le pain est mangé par Pierre).
La voix passive et la voix active représentent donc des types de
constructions. On peut, lorsque le verbe est transitif direct, exprimer les
mêmes idées en utilisant l'une ou l'autre voix.
Le maçon construit la maison.
La maison est construite par le maçon.
Comme on le remarque, les mêmes mots dans la phrase n'ont pas les
mêmes fonctions. Le groupe nominal "le maçon", sujet dans la voix active,
est devenu complément d'agent dans la voix passive. Le groupe "la
maison", COD dans la voix active, est maintenant sujet. Le verbe aussi a
changé de forme, il est maintenant à une forme composée.
La transformation passive peut servir (la plupart du temps mais, hélas, pas
toujours) à définir si un verbe est transitif direct. Seuls les verbes transitifs
directs acceptent la transformation passive (exceptions : obéir, désobéir,
pardonner). Elle permet parfois de trouver le complément d'objet direct. Le
complément d'objet direct du verbe actif devient le sujet du verbe passif.

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