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Évolution de l'atmosphère terrestre

L'atmosphère primitive, formée il y a environ 4,6 milliards d'années, était riche en vapeur d'eau, dioxyde de carbone et diazote, sans oxygène libre. Au fil du temps, la condensation de la vapeur d'eau a formé les océans, entraînant une diminution du CO2 et une augmentation progressive de l'oxygène grâce à l'activité des cyanobactéries. Les études isotopiques soutiennent l'idée que jusqu'à 50 % de l'eau terrestre pourrait provenir de sources extraterrestres, mais l'origine de l'eau reste mixte entre interne et externe.

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Évolution de l'atmosphère terrestre

L'atmosphère primitive, formée il y a environ 4,6 milliards d'années, était riche en vapeur d'eau, dioxyde de carbone et diazote, sans oxygène libre. Au fil du temps, la condensation de la vapeur d'eau a formé les océans, entraînant une diminution du CO2 et une augmentation progressive de l'oxygène grâce à l'activité des cyanobactéries. Les études isotopiques soutiennent l'idée que jusqu'à 50 % de l'eau terrestre pourrait provenir de sources extraterrestres, mais l'origine de l'eau reste mixte entre interne et externe.

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Noor SEBBATA

AYA BELMEKKI
T01

1. Expliquer l’origine de l’atmosphère primitive et donner sa composition


comparée à celle actuelle
L’atmosphère primitive s’est formée par le dégazage du manteau terrestre en fusion il y
a environ 4,6 milliards d’années. Cette atmosphère était composée principalement de
vapeur d’eau, de dioxyde de carbone, de diazote, de méthane et d’ammoniac, avec peu
ou pas d’oxygène libre.

Composant Atmosphère primitive ( Atmosphère actuelle


environ 4,6 Ga)

H2O 80 % Traces (variable)

CO2 10-15 % 0,03 %

N2 1-3 % 78 %

O2 0% 21 %

2. Relever les principaux évènements survenus dans l’évolution de


l’atmosphère et de l’hydrosphère entre 4.5 Ga et 2.5 Ga ainsi que les
indices qui permettent de les dater.

1. 4,5 - 4,4 Ga : Le manteau terrestre en fusion a libéré de grandes quantités de gaz,


formant l'atmosphère primitive composée principalement de vapeur d'eau (H2O), de
dioxyde de carbone (CO2) et de diazote (N2). Les indices de cet événement incluent
les modèles géologiques et l'analyse des gaz emprisonnés dans des roches
volcaniques anciennes, ainsi que des zircons datés de 4,4 Ga montrant des signes
d'interaction avec de l'eau liquide.

2. Environ 4,4 Ga : En raison du refroidissement progressif de la Terre, la vapeur d'eau


s'est condensée et a formé les premiers océans. Les indices de cet événement
incluent la découverte de zircons de 4,4 Ga contenant des inclusions prouvant la
présence d'eau liquide, et les analyses isotopiques des roches primitives.

3. 3,9 - 3,8 Ga : La Terre a été frappée par un bombardement intensif de météorites et


de comètes, apportant de l'eau et d'autres éléments volatils. Les preuves de cet
événement incluent les analyses isotopiques montrant des ratios D/H similaires à ceux
des météorites et comètes, ainsi que la présence de cratères d'impact et de minéraux
datés de cette époque.
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4. Environ 4,3 - 4,0 Ga : La formation d'une croûte solide a permis l'interaction de
l'eau liquide avec les roches, entraînant l'altération chimique et le piégeage du CO2
sous forme de carbonates. Les indices de cette période incluent la présence de
minéraux carbonatés et de traces de CO2 piégé dans les formations rocheuses
anciennes.

5. Environ 3,5 Ga : Les cyanobactéries ont commencé à produire de l'oxygène grâce


à la photosynthèse, modifiant progressivement la composition de l'atmosphère. Les
preuves de cet événement incluent les stromatolithes fossiles, datés d'environ 3,5 Ga,
qui témoignent de l'activité photosynthétique.

6. Environ 2,7 - 2,5 Ga : L'oxygène a commencé à s'accumuler dans l'atmosphère,


amorçant la Grande Oxydation. Les indices incluent les formations de fer rubané
(BIF), résultant de la précipitation de fer en présence d'oxygène, et les minéraux
oxydés retrouvés dans les sédiments archéens, prouvant l'augmentation de l'oxygène
atmosphérique à cette époque.

3. Indiquer les principales évolutions de la composition de l ‘atmosphère


terrestre.

Atmosphère primitive (4,5 - 4,0 Ga) : L'atmosphère primitive était composée


principalement de vapeur d'eau (H2O), de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4),
d'ammoniac (NH3) et de diazote (N2), mais sans oxygène libre (O2). Ces gaz provenaient
du dégazage intense du manteau terrestre en fusion, créant une atmosphère riche en
gaz à effet de serre et entraînant des températures élevées.

Formation des océans et diminution du CO2 (~4,4 Ga) : La Terre s'est refroidie,
permettant la condensation de la vapeur d'eau et la formation des premiers océans. Le
CO2 a été absorbé par ces océans et piégé sous forme de carbonates, contribuant à la
diminution de sa concentration dans l'atmosphère et à la stabilisation du climat.

Établissement d'une atmosphère à dominante de diazote (N2) (~4,0 - 2,5 Ga) : Le


diazote (N2), peu soluble dans l'eau, est resté présent en grande quantité dans
l'atmosphère alors que le CO2 diminuait. Cela a conduit à une atmosphère
majoritairement composée de N2, stable en termes de composition mais contenant
encore des traces de méthane et d'autres gaz.

Apparition de l'oxygène (2,5 Ga et après) : Les cyanobactéries ont commencé à


produire de l'oxygène (O2) par photosynthèse, initialement absorbé par le fer dissous
dans les océans, formant des formations de fer rubané (BIF). Une fois ces réservoirs
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T01
saturés, l'oxygène a commencé à s'accumuler dans l'atmosphère, amorçant la Grande
Oxydation (~2,4 - 2,2 Ga).

Transition vers l'atmosphère actuelle (~2,0 Ga - Présent) : L'oxygène est devenu un


composant majeur, atteignant environ 21 % de l'atmosphère, tandis que le diazote (N2)
est resté dominant à 78 %. Les niveaux de CO2 ont continué à diminuer, stabilisant
autour de 0,03 %, grâce aux processus biologiques et géologiques tels que la
photosynthèse et le piégeage du CO2 dans les roches carbonatées.

4. Cette affirmation qui peut sembler farfelue « 50% de l’eau terrestre a


une origine extraterrestre !!!! est-elle validée ?

L'affirmation selon laquelle 50 % de l'eau terrestre a une origine extraterrestre est


partiellement validée par les études géologiques et isotopiques. En effet, le rapport
isotopique D/H des molécules d'eau sur Terre, similaire à celui des météorites et
comètes, soutient l'idée d'un apport significatif d'eau par ces corps célestes. Entre 3,9 et
4,0 milliards d'années, le "Grand bombardement tardif" a apporté de l'eau à la surface
terrestre par le biais de météorites et comètes riches en inclusions d'eau. Bien que cette
hypothèse soit appuyée par des preuves isotopiques, la proportion exacte reste
débattue, l'eau issue du dégazage du manteau terrestre jouant aussi un rôle majeur. Il
est donc plus prudent de considérer que l'eau terrestre résulte d'une origine mixte, à la
fois interne et externe.

5. Placer sur le diagramme pression température Les conditions de


température et de pression estimée d’il y a 4.45 Ga et de la période
4.40-4.26 Ga
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6. En déduire l’état de l’eau à ces deux époques.
À l'époque de 4,45 Ga, l'eau était principalement à l'état de vapeur. Les températures
extrêmement élevées, de l'ordre de 1273 à 1473 K (1000 à 1200 °C), combinées à une
pression très élevée (au-dessus de 10810^8108 Pa), empêchaient toute condensation de
l'eau. L'atmosphère primitive était donc saturée en vapeur d'eau, et l'eau liquide ne
pouvait pas exister à la surface de la Terre.

Entre 4,40 et 4,26 Ga, la température de la Terre était encore élevée, autour de 200-250
°C, et la pression intermédiaire. Ces conditions situent l'eau dans une phase transitoire
entre la vapeur et le liquide, avec potentiellement des phases d'équilibre entre ces deux
états. Cela signifie que l'eau pouvait exister sous forme de vapeur dense tout en
commençant à se condenser par moments, mais elle n'était pas encore totalement sous
forme liquide stable. Cette phase de transition a marqué le début du processus qui a
conduit plus tard à la formation des océans, lorsque le refroidissement s'est poursuivi et
que l'eau a pu se stabiliser à l'état liquide.

7. Sachant que le diazote (N2) est un gaz beaucoup moins soluble dans
l’eau que le CO2, mettre en relation la formation des océans avec
l’évolution de la composition de l’atmosphère puis formuler le nouveau
problème qui se pose.

La formation des océans a eu un impact significatif sur l'évolution de la composition de


l'atmosphère terrestre. Lorsque la Terre s'est refroidie et que la vapeur d'eau s'est
condensée pour former les océans, une grande quantité de dioxyde de carbone (CO2) a
été absorbée par l'eau et piégée sous forme de carbonates. Ce processus chimique a
réduit la concentration de CO2 dans l'atmosphère, entraînant un refroidissement
climatique supplémentaire.

Le diazote (N2), en revanche, est beaucoup moins soluble dans l'eau que le CO2. En
conséquence, même avec la formation des océans et l'absorption du CO2, le N2 est resté
dans l'atmosphère et est progressivement devenu le composant dominant, constituant
aujourd'hui environ 78 % de l'atmosphère terrestre. Ce changement a permis de
stabiliser l'atmosphère avec une réduction de l'effet de serre initial dû au CO2.

Le nouveau problème qui se pose est de comprendre comment, malgré la capture


significative du CO2 par les océans et le maintien du diazote comme principal
composant de l'atmosphère, la composition actuelle a pu évoluer pour inclure une
quantité significative d'oxygène (O2). Cela implique de rechercher les processus qui ont
permis l'introduction et l'accumulation de l'oxygène, et comment ces processus ont
façonné l'évolution des écosystèmes et du climat sur Terre.
Noor SEBBATA
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