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Bâle 3 : Renforcement bancaire post-crise

Le document traite de la réglementation Bâle 3, mise en place pour répondre aux insuffisances de Bâle 2 suite à la crise financière de 2007/2008. Il souligne l'importance d'exigences renforcées en matière de capital, de liquidité et de gestion des risques pour améliorer la solidité des banques. Bâle 3 introduit des normes quantitatives et vise à restaurer la confiance dans l'évaluation des risques tout en harmonisant les règles entre les différentes banques.

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Bâle 3 : Renforcement bancaire post-crise

Le document traite de la réglementation Bâle 3, mise en place pour répondre aux insuffisances de Bâle 2 suite à la crise financière de 2007/2008. Il souligne l'importance d'exigences renforcées en matière de capital, de liquidité et de gestion des risques pour améliorer la solidité des banques. Bâle 3 introduit des normes quantitatives et vise à restaurer la confiance dans l'évaluation des risques tout en harmonisant les règles entre les différentes banques.

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5.

Bâle 3 : répondre à la crise de 2007/2008 et 2010

Une crise financière, économique et de la dette souveraine


Crise financière Crise économique Crise de la dette
souveraine

1. Un problème de marché : les crédits subprimes, La valeur des biens et leur


largement octroyés par des non-banques et mis liquidité
dans des produits structurés
2. Une crise bancaire car les marchés se sont
bloqués, les investisseurs refusant d’acheter des La confiance
titres, les banques refusant de se prêter les unes
aux autres
3. Une crise économique par la réduction du La place des banques dans le
financement du secteur privé et les impacts financement de l’économie
négatifs sur la consommation et l’emploi,
moteurs de croissance
4. Une crise de la dette souveraine liée à la
dégradation de la conjoncture (moindres Les liens entre risque souverain et
rentrées fiscales) et aux efforts des États pour risque bancaire
soutenir leurs secteurs financiers

Frédéric VISNOVSKY Secrétaire général adjoint 9


5. Bâle 3 : répondre à la crise de 2007/2008 et 2010

Combler les insuffisances et les défauts de la réglementation Bâle 2

Insuffisances et défauts de Bâle 2 Comment renforcer le


secteur bancaire?
 Du fait de la sensibilité aux risques, Bâle 2 est  Renforcer les exigences de fonds
une réglementation procyclique (moins de fonds propres des opérations les plus
propres quand la situation est bonne, plus de risquées (par exemple risques de
fonds propres quand la situation se détériore avec marché)
des capitaux alors rares et chers

 Banques Too-big-to-fail
 Sous pondération de certains risques (risques de
marché ou produits complexes – titrisations)
 Insuffisance de fonds propres
 Même si Bâle 2 a introduit le Pilier 2, la norme de
Bâle n’est qu’une norme de capital alors que les  Problèmes de liquidité / refinancement
risques ne se limitent pas aux questions de capital
 Gouvernances déficientes

Frédéric VISNOVSKY Secrétaire général adjoint 10


5. Bâle 3 : répondre à la crise de 2007/2008 et 2010

Mieux prendre en compte tous les risques des banques

Actifs Passifs
Dépôts banque centrale Emprunts interbancaires
Risque de liquidité
Risque de marché
(valeur, taux, change) Placements financiers
Emprunts sur les marchés
Crédits interbancaires Risque de liquidité
Risque de crédit
Risque de crédit Crédits clients Dépôts clients
Risque de liquidité

Immobilisations Capital et réserves

Risque de transformation en durée (passifs plus courts que les actifs)

Risque de taux (passifs à taux variables / actifs à taux fixes et/ou variables)

Frédéric VISNOVSKY Secrétaire général adjoint 11


5. Bâle 3 : répondre à la crise de 2007/2008 et 2010

Des exigences renforcées pour le capital et de nouvelles normes

 + de fonds  Une mesure  Le grand absent  Des coussins


propres pour simple, de la (fonds propres
les risques de transparente et réglementation supplémentaires)
marché non fondée sur internationale en haut de cycle
les risques alors que c’est pour freiner la
 Renforcer le
« l’essence pour croissance
« noyau dur »
 Limiter le moteur » excessive du
(capital et
l’endettement crédit
réserves)
des banques
 + de fonds
propres pour
les banques
systémiques
Et prise en compte renforcée du risque de taux dans le Pilier 2

Frédéric VISNOVSKY Secrétaire général adjoint 12


5. Bâle 3 : répondre à la crise de 2007/2008 et 2010

Quatre normes quantitatives au lieu d’une seule


Bâle 1 et 2 Bâle 3
Dette
« assimilée »
Une norme de capital / risques 4 % T2
à des fonds
CET1 = capital + réserves / risques pondérés propres 7 % CET 1
2 % T1
avec de nombreux coussins Capital et
2 % CET1
réserves

Une norme de capital / endettement Dette


Levier = Tier 1 (capital + réserves + titres subordonnés)
/ total de bilan ajusté Capital

Dépôts
Une norme de liquidité à court terme
Avec des hypothèses
LCR = actifs liquides (titres souverains et dépôts BC) Liquidités stressées
sorties nettes de trésorerie à 30 jours
Crédits

Une norme de transformation


NSFR = ressources stables Actifs Passifs
longs longs
emplois durables

Frédéric VISNOVSKY Secrétaire général adjoint 13


6. Finalisation de Bâle 3

Bâle 3 a déjà permis de renforcer la solidité des banques


Une solvabilité (CET1) en net progrès depuis 2008
12,6%
11,8% Renforcement du niveau et
de la qualité des fonds
8,4%
7,7% propres avec des exigences
France
5,8% spécifiques pour les
Monde
banques systémiques

Une augmentation des réserves de liquidité et une


2008 2011 2015
diminution des financements de marché à court terme
Source : SGACPR, BCBS (monde = banques internationales avec Tier 1 > 3G€) Milliards EUR
900
800
700 Réserves de
600 liquidité

Encadrement du 500
400
risque de liquidité 300 Financement de
200 marché à court
terme
100
0
2011 2012 2013 2014 2015
Source : communication financière

Frédéric VISNOVSKY Secrétaire général adjoint 14


6. Finalisation de Bâle 3
Quelle réponse à la question de la variabilité des risques pondérés ?
Une variabilité inhérente à Bâle 2 Des différences réelles entre banques Des réponses différentes

Bâle 1
Adapter
Risques pondérés 170 Bâle 3
Total bilan 400
Densité 43 %

Harmoniser
Bâle 2 standard les règles
de mise en
œuvre
Risques pondérés 140
Total bilan 400
Densité 35%
Revoir de
manière
harmonisée
Bâle 2 système interne les
modèles
Risques pondérés 85
Total bilan 400
Densité 21 % Source : ‘Working Paper’ du FMI (Fonds monétaire international)
de mars 2012 : Revisiting Risk-Weighted Assets

Frédéric VISNOVSKY Secrétaire général adjoint 15


6. Finalisation de Bâle 3
La variabilité s’explique en partie par des éléments objectifs
Risques pondérés / total de bilan
(données au 30 juin 2016)
70
Correction liée aux normes
60 comptables US GAAP/ IFRS

58%
50

40 Correction liée
43% aux crédits immobiliers

30
34%
31%

20

10

0
US GISBs EU GSIBs

Frédéric VISNOVSKY Secrétaire général adjoint 16


6. Finalisation de Bâle 3

Bâle 3 finalisé donnera de la visibilité réglementaire


En pratique, les travaux de finalisation de Bâle 3
Question centrale : quelle portent sur :
place et quel rôle pour les  Mesure du risque de crédit : révision en
modèles internes dans le profondeur de l’approche standard et
dispositif réglementaire ? encadrement accru de l’approche notations
internes
 Mesure du risque opérationnel : refonte du
dispositif existant (nouvelle approche et fin de
l’utilisation des modèles internes)
Objectif des travaux de
finalisation de Bâle 3 :  Introduction d’un plancher (capital output floor)
restaurer la confiance entre le calcul en méthode interne et celui en
dans l’évaluation des méthode standard
risques réalisés par les  Introduction d’une exigence de levier spécifique
banques pour les banques systémiques (G-SIBs), au-
delà de l’exigence de 3% de capital (Tier 1).

Frédéric VISNOVSKY Secrétaire général adjoint 17

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