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Introduction à la macroéconomie

Le module de macroéconomie vise à présenter les concepts fondamentaux pour comprendre les phénomènes économiques et les politiques économiques. Il aborde des thèmes tels que les agents économiques, les agrégats macroéconomiques, les déséquilibres économiques, et les modèles macroéconomiques. La macroéconomie se distingue de la microéconomie par son étude des phénomènes globaux et leurs impacts sur l'ensemble des agents économiques.

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Introduction à la macroéconomie

Le module de macroéconomie vise à présenter les concepts fondamentaux pour comprendre les phénomènes économiques et les politiques économiques. Il aborde des thèmes tels que les agents économiques, les agrégats macroéconomiques, les déséquilibres économiques, et les modèles macroéconomiques. La macroéconomie se distingue de la microéconomie par son étude des phénomènes globaux et leurs impacts sur l'ensemble des agents économiques.

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Université Abdelmalek Essaâdi

Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales – Tanger


LEF – Sciences Economiques et Gestion (Groupes A)
Macroéconomie
Professeur : EL HAJJAJI

Objectifs du module :

Présenter les concepts fondamentaux de la macroéconomie afin de donner les bases pour
comprendre les phénomènes économiques, les politiques économiques et déterminer l’équilibre
économique.

Syllabus du module :

1. Macroéconomie

2. Les agents, marchés et opérations économiques

3. Les agrégats macroéconomiques

4. Les objectifs économiques

5. Les politiques économiques

6. L’équilibre macroéconomique : le modèle IS / LM

Chapitre 1 : Macroéconomie

Le premier chapitre du module est consacré à la définition et explication des différents concepts
de macroéconomie, mais avant tout, quelle est la raison d’être de la macroéconomie.

1. Pourquoi la macroéconomie ?

La raison d’être de la macroéconomie découle de la complexité des relations économiques qui


justifie une dépendance entre la situation de chaque individu et l’ensemble de l’économie dans
sa globalité. Il y a eu le développement de la macroéconomie pour simplifier les relations entre
les agents économiques et pour réduire leur complexité.

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2. Définition de la macroéconomie

La macroéconomie vient du terme grec « Makros » qui signifie : grand.

C’est une discipline de la science économique qui a pour objectif l’étude du fonctionnement de
l’économie nationale dans son ensemble.

La Macroéconomie est le domaine des sciences économiques qui traite des phénomènes
économiques globaux (chômage, inflation, croissance,….etc.) et de leur interaction, qui prend
pour objet d’étude le fonctionnement de l’économie considérée comme un tout. Pour ce
faire :

- Les macroéconomistes expliquent le fonctionnement de l’économie dans son ensemble.

- Ils réunissent les données sur les revenus, les prix, l’emploi et les autres variables
économiques à des époques et en lieux différents.

- Ils élaborent des théories générales qui expliquent ces données. Améliorent les
politiques économiques et aident les décideurs politiques à évaluer les effets de leurs
politiques.

La macroéconomie répond à des questions telles que :

➢ Pourquoi est-ce que le revenu moyen par tête est élevé dans certains pays et bas dans
d’autres ?

➢ Pourquoi est-ce que les prix ont augmenté rapidement durant certaines périodes de
l’histoire et pourquoi ils n’augmentent plus depuis quelque temps ?

➢ Pourquoi la production et l’emploi s’accroissent pendant certaines années et diminuent


pendant d’autres ?

Objectifs de la macroéconomie :

L’analyse macroéconomique à trois objectifs :

1. Elaboration des agrégats macroéconomiques et établir leurs interrelations ;

2. Détecter et étudier les origines des déséquilibres économiques (chômage, inflation,


récession,…) ;

3. Proposer des solutions pour résoudre les déséquilibres macroéconomiques et les


évaluer.

3. La différence entre macroéconomie et microéconomie

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3.1. Objectif de la microéconomie :

La microéconomie étudie le comportement des agents économiques individuels.

Elle tend à comprendre comment les ménages et les entreprises prennent leurs décisions et
comment ces décisions s’influencent mutuellement sur le marché.

Son hypothèse de base est l’optimisation : maximiser la satisfaction sous contrainte budgétaire :
Les ménages maximisent l’utilité et les entreprises maximisent le profit.

3.2. Objectif de la macroéconomie :

La macroéconomie étudie l’économie dans son ensemble.

Elle se préoccupe des phénomènes qui affectent l’ensemble des agents économiques.

Son objectif est d’expliquer comment les changements économiques affectent tous les agents
économiques et tous les marchés.

On peut imaginer la différence entre les deux concepts à travers l’illustration suivante :

La macroéconomie s’intéresse aux phénomènes globaux de l’économie tandis que la


microéconomie s’intéresse aux comportements des ménages (consommateurs) et des
entreprises (producteurs).

3.3 Relations entre macroéconomie et microéconomie

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Certaines décisions microéconomiques se répercutent au niveau macroéconomique et vice
versa. Les approches micro et macro sont liées.

- Un phénomène macroéconomique peut avoir des implications microéconomiques.


L’augmentation de la masse monétaire, par exemple entraîne de l’inflation (phénomène
macroéconomique), qui pénalise les exportations de l’entreprise (phénomène
microéconomique).

- Un phénomène microéconomique peut avoir des répercussions macroéconomiques. Une


entreprise en monopole qui décide une augmentation de ses prix (décision
microéconomique) entraîne une hausse de l’indice général des prix (phénomène
macroéconomique).

4. Les courants de pensée en macroéconomie

Une école de pensée économique, ou courant de pensée économique est un regroupement


d'économistes qui partagent une même approche de l'économie ou un faisceau d’idées
communes.

En macroéconomie, l’évolution des courants de pensée principaux était comme suit :

➢ 18ème Siècle : Ecole des physiocrates (France) - 1758 : circuit économique pour avoir
une première vision macroéconomique (une représentation de l'économie via des flux
entre agents.) ;

➢ Fin 18ème - début 19ème Siècle: les Classiques Anglais: Smith, Ricardo, Malthus,
Stuart Mill : Libérale, elle théorise le libre-échange et ses avantages, ainsi que le
fonctionnement du marché.

➢ Fin 19ème Siècle : K. Marx : une analyse du système capitaliste et de ses contradictions
(Lois d’évolution du capitalisme et les rapports de production, Influence de
l’accumulation du capital sur le taux de profit, le chômage, les crises
économiques,…etc.) ;

➢ 1936: J.M Keynes Crise des années 30 : une analyse fondée sur le court terme et atteste
que le marché ne se régule pas de lui-même (comme le disent les classiques), mais qu’au
contraire, l’intervention de l’État est nécessaire. (Etat-providence)

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➢ Décennie 70 : Crises : faible croissance, chômage et inflation accélérée, Impuissance
des politiques Keynésienne, Retour de la pensée néo-classique: théorie monétariste (M.
Friedman), Ajustements par les mécanismes du marché (Offre et demande) ;

➢ Années 70-80 : Nouvelle Economie Classique : Théorie des ‘‘anticipations


rationnelles’’, Mise en cause de l’intervention efficace de l’Etat ;

➢ Depuis la fin des années 80 : le Néolibéralisme, libéralisation, privatisation,


décentralisation, désengagement de l’Etat, Relâchement progressif des contraintes qui
pèsent sur les entreprises et les ménages…

D’une manière générale, on peut distinguer deux grandes approches :

- L’approche néoclassique : flexibilité des prix, pour réaliser l’équilibre -confrontation de


l’offre et la demande (l’offre crée sa propre demande) ;

- L’approche keynésienne : rigidité des prix, c’est la Demande qui détermine l’offre.
L’intervention de l’Etat est nécessaire pour rétablir l’équilibre.

Pour comprendre les phénomènes macroéconomiques, il existe des modèles


macroéconomiques qui peuvent les expliquer.

5. Les modèles macroéconomiques

Les modèles sont des théories qui synthétisent de manière mathématique les relations entre les
variables économiques.

Ils donnent une représentation très simplifiée de la réalité pour mettre en évidence la manière
dont les variables exogènes influencent les variables endogènes.

Dans chaque modèle macroéconomique, on pose des hypothèses selon le problème abordé.
Aucun modèle économique unique ne peut résoudre tous les problèmes.

Chapitre 2 : Les agents, marchés et opérations économiques

La macroéconomie étudie principalement les comportements des agents économiques et des


marchés pris individuellement dans le cadre d’équilibre partiel : la détermination de prix sur un
marché particulier, le comportement de production de biens et services particuliers.

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1. Agents économiques

Pour bien analyser et comprendre le fonctionnement du système économique, il est nécessaire


de mettre l’accent sur les comportements des agents économiques et sur les différentes
interactions entre eux.

Un agent économique peut être un acteur physique ou moral capable de prendre une décision
et d’effectuer un choix d’ordre économique.

Il existe 5 différents agents économiques distingués par rapport à leurs fonctions et ressources
principales.

Les agents économiques entrent en relation grâce aux marchés qui permettent la rencontre
d’une offre et d’une demande. Cela va créer des échanges de produits divers (biens, services
mais aussi travail, titres ou monnaie) représentés par des flux réels ou monétaires.

Circuit économique

Le circuit économique est la représentation schématique d'une activité économique entre


différents acteurs. Cette activité est représentée par les flux d'échanges entre ces acteurs. Ces
flux sont soit réels ou monétaires. Les flux réels sont les biens ou services alors que les flux
monétaires sont l'ensemble des flux financiers échangés entre les acteurs. Il s'agit donc de
donner une image simplifiée de la réalité, rendant sa compréhension plus facile.

Le circuit économique est représenté comme suit :

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Les échanges entre les différents agents économiques se font sur des marchés économiques.

2. Marchés économiques

Le marché est un lieu réel ou fictif ou s’effectuent les échanges entre les offreurs et les
demandeurs :

1. Marché des biens et des services

2. Marché du travail

3. Marché de capitaux

4. Marché de change

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3. Opérations économiques

Sur les différents marchés, on distingue généralement trois grandes opérations économiques ou
« flux économiques » entre les différents agents économiques :

1. Des opérations sur biens et services

2. Des opérations de répartition

3. Des opérations financières

3.1. Opérations sur les biens et les services

Les opérations sur biens et services retracent l’origine des biens ou services disponibles dans
l’économie nationale (ressources) et l’utilisation de ces biens ou services (emplois) pendant
l’année considérée.

Pour un produit donné, l’origine peut être une production nationale ou une importation.

Ressources = Production + Importations

Un produit peut avoir trois utilisations principales : consommation, investissement et


exportation.

Emplois = Consommation + investissement + exportations

Les deux principales opérations sur les biens et les services sont les opérations de production et
les opérations de consommation.

3.1.1. La production

La production est l’activité économique consistant à obtenir des biens ou des services
en combinant du travail, des machines, des matières premières. La production des
entreprises est dite marchande car elle s’échange sur un marché à un prix visant à
couvrir les coûts de la production.

La production marchande : est la production de biens et de services susceptibles d'être écoulé


sur un marché contre un prix. Elle peut se subdiviser en 2 catégories :

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- La production marchande simple lorsque le producteur vend son produit sur un marché
ou vend un service marchand à titre individuel ;

- La production marchande capitaliste lorsque le produit ou le service est la propriété du


détenteur de l'outil de production, le capitaliste. La production est ensuite vendue
comme marchandise afin de réaliser un bénéfice.

La production non marchande correspond à la fourniture d'un produit ou d'un service


gratuitement ou dont le prix n'excède pas la moitié du coût de production.
Exemples : administrations publiques, associations à but non lucratif et à caractère social,
syndicats, partis politiques, fondations humanitaires.

L’équation de la production non-marchande est la suivante :

La production non-marchande = consommations intermédiaires + rémunérations des


salaires versés aux administrations publiques

Les acteurs à l’origine de la production

Sont à l’origine de la production, tout agent économique qui produit des biens et des services,
marchands ou non marchands, c’est-à-dire :

- L'ensemble des secteurs institutionnels et principalement le fait des sociétés et quasi-


sociétés non financières (SQSNF).

- Les ménages, à travers les entreprises individuelles qu'ils intègrent, peuvent ainsi être
producteurs. Cette production est destinée à être écoulée sur un marché. Elle ne doit pas
être confondue avec la production pour compte propre, (les travaux domestiques, par
exemple) qui, elle, relève de l'économie informelle.

- Les institutions financières dont l'activité productive consiste à produire des services
marchands dans le domaine de l'épargne, du financement et de l'assurance.

- La production des administrations publiques, qui recouvre l'État, les collectivités locales
et les administrations de Sécurité sociale.

- Les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) sont, au même titre,
considérées comme productrices de services non marchands.

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3.1.2. La consommation

La consommation se définit simplement comme l'opération économique au cours de laquelle


un produit sera transformé ou détruit.

Elle concerne les opérations de :

- Consommation intermédiaire

- Consommation finale

- Investissement

- Opérations avec l’extérieur

La consommation est l’emploi d’un bien ou d’un service en vue soit de sa transformation dans
la production (consommation intermédiaire) soit de la satisfaction d’un besoin
(consommation finale) impliquant la destruction immédiate ou progressive du bien.

La consommation se distingue de l'investissement qui a une pérennité et une finalité de


production. Devant l'impossibilité de mesurer leur utilisation effective par les particuliers, c'est
l'achat des biens et services qui est pris en compte pour mesurer la consommation dans les
analyses économiques.

L’équation de la consommation finale totale est la suivante :

Consommation finale totale = Consommation finale des ménages + Consommation finale


des administrations

L’investissement est l’acquisition de biens durables pour en produire d’autres. En comptabilité


nationale, deux types d’investissement sont retenus : la formation brute du capital fixe (FBCF)
et la variation des stocks.

- La formation brute du capital fixe désigne en comptabilité nationale, l’investissement


matériel de l’ensemble des agents économiques. C’est-à-dire l’ensemble des dépenses
consacrées à l’acquisition de biens de production durables (durée de vie supérieure à un
an).

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- Investissement est l’acquisition de biens durables pour en produire d’autres. En
comptabilité nationale, deux types d’investissement sont retenus : la formation brute du
capital fixe (FBCF) et la variation des stocks.

- La formation brute du capital fixe désigne en comptabilité nationale, l’investissement


matériel de l’ensemble des agents économiques. C’est-à-dire l’ensemble des dépenses
consacrées à l’acquisition de biens de production durables (durée de vie supérieure à un
an).

ΔS = (SF stock Final - SI stock initial)

Opérations avec l’extérieur : Cette opération porte sur les exportations (X) et les
importations (M) de biens et de services entre les agents résidents et les agents non-
résidents.

- Les importations : valeur des biens et services produits par des agents économiques
étrangers et achetés par des agents économiques nationaux.

- Les exportations : valeur des biens et services produits par des agents économiques
nationaux et vendus à des agents économiques étrangers.

Pour comprendre les opérations avec l’extérieur, il est nécessaire de distinguer entre une
économie fermée et une économie ouverte.

- Economie fermée : dans ce cas il n’y a aucune interaction avec les économies des autres
pays du monde. L’ensemble de biens et services produits (Y) sont donc consommés (C)
ou investis (I). En tenant compte des dépenses gouvernementales (G), l’équation de
l’offre est :

Y=C+I+G

- Economie ouverte : il y a interaction avec les économies des autres pays du monde La
production intérieure ne sert plus seulement à la consommation et aux investissements
intérieurs, mais aussi à ceux du monde : une partie de la production intérieure est
exportée. Les biens et services consommés et investis à l'intérieur du pays peuvent être
soit importés, soit produits sur place. Dans ce cas l’équation de l’offre est :

Y = C + I + G + X −M

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3.1.3. L’équilibre des opérations sur biens et services

Si l’on réunit les opérations sur les biens et les services, ça donne une égalité entre les
ressources et les emplois comme suivant :

Cette égalité signifie que chaque produit possède forcément une origine ; c’est un produit
de l’économie nationale ou une importation et une destination : consommation,
investissement, stockage ou exportation.

De cette égalité on peut conclure l’équation d’équilibre suivante :

P + M = CI + CF + FBCF + ΔS + X
Ou bien
P = CI + CF + FBCF + ΔS + (X-M)
où (X-M) représente la balance commerciale

La production des entreprises consiste à créer de la valeur ajoutée. Les opérations de


répartitions consistent à une distribution de cette valeur entre les agents économiques.

3.2. Opérations de répartition

Les opérations de répartition décrivent la manière dont sont distribuées et redistribuées les
revenus entre les différents agents ayant participé à leur formation (Entreprises, Ménages et
État).

Elles permettent d’analyser la formation, la distribution et la redistribution des revenus.


Deux grandes catégories de répartition peuvent être distinguées : La répartition primaire
et la répartition secondaire (redistribution).

3.2.1. La répartition primaire

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Ce type de répartition consiste à une distribution de la richesse entre ceux ayant contribué
à sa création.

Elle porte sur les revenus versés aux apporteurs des facteurs de production, essentiellement
le travail et le capital, en contre partie de leur participation à la production.

- des revenus de travail,

- des revenus de capital ou de propriété,

- et des impôts liés à la production.

• Revenus du travail : salaires et traitements

En contrepartie du travail fourni, les ménages reçoivent des salaires des entreprises et des
traitements des administrations. C’est ce qu’on appelle le revenu primaire des ménages (salaire
brut). Le revenu primaire n’est pas le revenu effectivement mis à la disposition des ménages.
Pour trouver le revenu disponible des ménages (salaire net), il faut tenir compte des
prélèvements obligatoires et des prestations reçues.

Les prélèvements obligatoires sont constitués d’une part par l’impôt général sur le revenu (IR)
prélevé par l’entrepreneur pour le compte de l’État et d’autre part, par les cotisations sociales
et de l’assurance maladie (CNSS).

Les prestations sociales regroupent tous les versements effectués par l’État vers les ménages
autres que la rémunération du travail et capital (indemnités, allocations familiales, …etc.).

Revenu disponible = Revenu primaire – Prélèvements obligatoires + Prestations sociales

Ce revenu disponible brut des ménages est utilisé pour financer la consommation finale. Et la
partie non consommée du revenu constitue l’épargne. Ce qui donne l’équation suivante :

Epargne = Revenu disponible – Consommation

• Revenus du capital ou de la propriété : loyer, rente, intérêt et profit ; c’est


principalement les revenus liés au :

- Loyer : revenu perçu en contrepartie de la location d’un bien (maison, immeuble,…) .

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- Rente : revenu reçu en contre partie de la location d’un terrain cultivable.

- Intérêt : prix de location de l’argent.

- Profit : revenu qui reste à l’entrepreneur capitaliste après avoir rémunéré les facteurs
de production.

• Impôts liés à la production et à l’importation

Ces impôts portent sur tous les prélèvements effectués à l’occasion de la production (TVA) ou
de l’importation (Droit de douane).

3.2.2. La répartition secondaire

La répartition secondaire consiste à une opération de redistribution des richesses. Elle s’effectue
à travers un transfert aux ménages des prestations sociales. Ces versements sont issus des
prélèvements obligatoires sous forme d’impôts.

L’Etat fixe des impôts sur la production des entreprises, sur les produits, sur le revenu, sur le
patrimoine et à travers les prélèvements des cotisations sociales.

L’objectif principal de la redistribution est de corriger les inégalités sociales en augmentant


les revenus des ménages défavorisés et en mettant des services collectifs (santé, éducation,
sûreté…) à la disposition de tous.

3.3. Opérations financières

Il s’agit des opérations relatives à créer et à circuler les moyens facilitant les paiements. Les
opérations financières assurent le placement de l’argent dans les établissements financiers qui
assurent de leur part le financement des entreprises et des ménages en contrepartie des intérêts
payés.

Ces opérations nous montrent comment les agents qui n’ont pas dépensé la totalité de leurs
revenus ont utilisé l’excédent, et nous montrent également comment les agents qui ont dépensé
plus que leurs revenus ont financé le déficit.

Les opérations financières portent donc sur les créances et les dettes des différents agents
économiques. Elles représentent les engagements pris par les agents économiques les uns
envers les autres, en contrepartie de monnaie ou de produits.

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Prêts et dépôts, mais aussi achats de titres financiers (obligations, actions, fonds communs de
placement...). La circulation peut s’effectuer à partir d’une monnaie préexistante (dépôt
d’épargne des ménages, par exemple) ou par création monétaire de la part du système bancaire.

Pour résumer l’essentiel de ce chapitre, on peut synthétiser la relation entre les différents agents
économiques, les marchés dans lesquels ils opèrent et les différents comportement ou
opérations économiques dans le schéma suivant :

Les phénomènes économiques, notamment, les crises économiques, l’inflation ou bien le


chômage créent un certain déséquilibre économique qui pousse à prendre des décisions
économiques sous forme d’opérations économiques faites par des agents économiques, sur
des marchés économiques.

Chapitre 3 : Agrégats macroéconomiques

Pour analyser les phénomènes économiques, les économistes se basent sur des calculs de
mesures économiques pour évaluer l’activité économique.

Qu’est-ce qu’un agrégat ?

Au sens premier, un agrégat est un assemblage de parties qui forment un tout.

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Dans le vocabulaire économique moderne, le mot désigne une grandeur caractéristique de
l'économie nationale et, plus généralement, une grandeur globale synthétique représentative
d'un ensemble de grandeurs particulières.

Les agrégats sont des indicateurs synthétiques qui mesurent le résultat de l'activité de
l'ensemble de l'économie. Ce sont des grandeurs de référence essentielles pour l'analyse
macroéconomique et pour les comparaisons dans le temps et dans l'espace.

On parle d'agrégat quand on se réfère à une somme ou une soustraction de plusieurs données
économiques. Une fois que toutes ces données ont été compilées, on obtient un résultat qui
permet de faire des comparaisons.

Le terme activité économique désigne des activités « de production, de distribution et de


services » impliquant des échanges marchands et parfois non marchands.

1. Revenu national

Pour juger comment une économie dans son ensemble fonctionne, le revenu total gagné par
l’ensemble de ses habitants est une mesure utile.

Au niveau d’une économie, le revenu national doit être égal aux dépenses parce que :

- Il y a un vendeur et un acheteur pour chaque transaction.

- Chaque dirham dépensé par des acheteurs correspond à un revenu gagné par les
vendeurs.

On distingue trois méthodes pour mesurer le niveau d’activité d’une économie :

- Mesurer la production (agriculture, industrie, services)

- Mesurer le revenu total généré (salaires, profits)

- Mesurer les dépenses en biens et services produits par les ménages, les entreprises et
le gouvernement

2. Equilibre du circuit économique

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Le « circuit économique » est une représentation imagée et simplifiée des relations existants
entre les diverses catégories d’agents économiques. Il permet de décrire, au moyen des flux,
les relations essentielles entre les différents agents.

Chaque agent économique est à l’origine de flux entrant et sortant d’un montant équivalent.

Le circuit économique dans son ensemble est donc caractérisé par l’égalité suivante :

Emplois = Ressources

Ainsi, on a les égalités suivantes :

•P+M=C+I+G+X; en termes réels

•R=C+S; en termes monétaires

2.1. Circuit économique fermé

Un circuit économique fermé est un circuit où le reste du monde n’est pas représenté parc qu’il
n’y a pas de relations entre le RDM et les autres agents économiques.

2.1.1. Circuit simplifié à deux catégories d’agents économiques

C’est un circuit qui réunit les différentes relations entre deux agents économiques, comme
l’exemple ci-dessous :

L’équation d’équilibre dans ce circuit économique est la suivante :

C+I=Y=C+S

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Cette égalité signifie que :

- La production de biens de consommation et d’investissement est égale à la demande


de ces deux catégories de biens ;

- La valeur de la production est égale aux revenus distribués pour assurer la


rémunération des facteurs de production ;

- Les revenus permettent d’acheter des biens de consommation et de constituer une


épargne.

De l’égalité précédente, il découle que :

- L’épargne est égale à l’investissement. Les investissements sont donc financés par
l’épargne générée par les entreprises et les ménages.

- L’épargne des entreprises permet d’autofinancer les investissements.

- Celle des ménages doit être prêtée. Ces emprunts permettent aux entreprises de
financer leurs investissements.

Le schéma suivant illustre un exemple d’une situation d’équilibre, où l’équilibre est comme
suit :

C+I=Y=C+S

750 + 250 = 1000 = 750 + 250

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2.1.2. Equilibre du circuit à trois agents : Introduction des administrations

L’équation d’équilibre dans un circuit à trois agents après l’introduction des administrations est
la suivante :

Production = Y = Revenu

Où :

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- La Production = demande de biens de consommation (C) + demande de biens
d’investissement (I) + dépenses publiques (G).

Y = C+ I + G

- Le Revenu = achat de biens de consommation (C) + épargne (S) + impôts (T) – transferts
(F).

Y+F=C+T+S

Y=C+S+T–F

Donc l’équilibre dans ce cas est obtenu comme suit :

Y=C+S+T–F
et
Y = C+ I + G
donc
Y = C + I + G = C + S + (T – F)
On aura donc :
I = (Y – C – T + F) + (T – F – G)
Epargne privée + Epargne publique

Il en résulte que l’activité d’investissement est financée par l’épargne nationale qui est formée
par deux composantes essentielles : l’épargne privée et l’épargne publique.

Ci-dessous un exemple de circuit à trois agents où l’équilibre est comme suit :

Y = C + I + G = C + S + (T – F)
1100 = 750 + 250 + 100 = 750 + 250 + (150 – 50)

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2.2. Circuit économique ouvert

Dans ce cadre, sont pris en considération les exportations et les importations de biens et services
entre la nation et l’ensemble des autres pays.

L’introduction des relations commerciales avec le reste du monde fait légèrement évoluer le
circuit qui devient :

Production = Y + M = Revenu

Où :

- La Production = demande de biens de consommation (C) + demande de biens


d’investissement (I) + dépenses publiques (G) + demande étrangère (X)

- Le Revenu = achat de biens de consommation (C) + épargne (S) + impôts (T) – transferts
domestiques accrus du solde net des transferts avec l’étranger (F).

Donc :

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C+ I + G + X = Y + M = C+ S + T – F
et
Y = C+ I + G + (X – M)

3. Comptes emplois-ressources

L’équilibre emplois-ressources est un équilibre entre les biens et les services disponibles
(ressources) et les différentes utilisations qui en sont faites (emplois).

C’est l’idée que toute ressource sur le territoire national doit trouver un emploi.

3.1. Equilibre emplois-ressources des ménages

L’équilibre entre les différents emplois et ressources des ménages est comme suit :

3.2. Equilibre emplois-ressources des entreprises

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3.3. Equilibre emplois-ressources des administrations publiques

Exercice d’application :

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4. Les principaux agrégats de mesure de l’activité économique

La mesure de la production d’un pays se fait de différentes manières :

- Au niveau d’une entreprise, on utilise la valeur ajoutée (VA) pour obtenir la richesse créée
par celle-ci.

- A l’échelle nationale, on utilise des agrégats de la comptabilité nationale: PIB, PNB, RN,…

4.1. La Valeur Ajoutée (VA)

Il s’agit de la différence entre le chiffre d’affaires réalisé par les entreprises et la somme des
consommations intermédiaires effectuées.

La valeur ajoutée (VA) = chiffre d’affaires (CA) – consommation intermédiaire (CI)

VA = CA – CI

Exercice d’application

Une entreprise construit des villas. Elle vend 10 villas par an au prix moyen de 1 000 000 dh
chacune.

L’entreprise emploie 10 salariés qu’elle rémunère 15 000 dh chacun.

À cette somme, il faut ajouter 30 % de cotisations patronales.

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L’entreprise achète des matériaux divers (parpaings, ciment, graviers…) pour 2 000 000 dh.

L’entreprise paye l’énergie (électricité, gasoil) 20 000 dh.

Son matériel (qui n’est pas détruit durant la production et qu’il faut donc distinguer des biens
et services qu’elle consomme) lui coûte 300 000 dh.

Calculer en présentant et justifiant les calculs :

1. Le chiffre d’affaires (qui est équivalent à la production)

2. Les coûts de production (total de ce qu’elle dépense)

3. Le total des biens et services consommés

4. La valeur ajoutée

5. Le profit

Correction

1. Prix de vente x Quantité vendue = 1 000 000 x 10 = 10 000 000 dh

2. 195 000 (c’est-à-dire 15 000 x 10 x 1,3) + 2 000 000 + 20 000 + 300 000

= 2 515 000 dh

3. Dans ce cas, il s’agit des matériaux divers et de l’énergie : 2 000 000 + 20 000

= 2 020 000 dh

4. Chiffre d’affaires – biens et services consommés :10 000 000 – 2 020 000

= 7 980 000 dh

5. Le profit : Chiffre d’affaires – coûts de production :10 000 000 – 2 515 000

= 7 485 000 dh

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4.2. Le Produit Intérieur Brut (PIB)

C’est l’agrégat le plus utilisé. Il mesure la valeur de l’ensemble des biens et services finals
produits par les unités résidentes sur le territoire économique d’un pays durant une période
donnée (une année en général).

Le PIB est une mesure de la richesse créée sur le territoire national pendant une période
déterminée (généralement une année) par tous les agents économiques résidents (entreprises
marocaines et étrangères, administrations). Il peut s’obtenir selon trois approches : approche
production, approche revenu et approche dépense.

Calcul du PIB

PIB = la somme des valeurs ajoutées des biens et services produits dans un pays donné.

La valeur ajoutée est la richesse créée par une entreprise ou une administration, elle est obtenue
par la relation suivante :

VA= production (vendue ou stockée) – consommations intermédiaires

Principes :

Pour calculer le PIB, il faut respecter les principes suivants :

- Le PIB ne prend en compte que les biens et services produits au cours de la période à laquelle
il se réfère.
- Il ne comptabilise pas les transferts d'actifs entre deux acteurs économiques.
- Il tient en considération la production en vue de constitution de stocks tout autant que la
production en vue de vente finale.
- Le PIB n'inclut que la valeur des produits finis car la valeur des biens intermédiaires est déjà
incluse dans le prix des biens finaux.
- Le PIB est égal à la valeur ajoutée totale de toutes les entreprises présentes dans une
économie.
- Pour tous les biens qui ne peuvent avoir un prix sur le marché (logement ou les services
publics par exemple), on fait une estimation de leur valeur. On appelle cette dernière "la
valeur imputée".

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- Le travail domestique n’est pas comptabilisé ainsi que la valeur des biens et services vendus
dans l'économie souterraine.
- Les biens et services produits dans le passé et échangés aujourd’hui ne sont pas pris en
considération (une voiture d’occasion)
- Les biens et services autoconsommés, sans passer par le marché, ne sont pas inclus.
- Les biens et services produits et vendus d’une manière illicite (exemple drogue,…) ne sont
pas pris en considération.

4.2.1. Approche production

Le PIB mesure la production réalisée à l’intérieur du territoire économique national, quelle que
soit la nationalité du producteur. Autrement dit, il s’agit de la valeur des biens et services
produits par les unités résidentes.

Le PIB ne prend en compte que les produits finals, car la valeur des produits intermédiaires est
déjà incluse dans celle du produit final. Afin d’éviter la double comptabilisation, on se sert de
la notion de valeur ajoutée. L’exemple suivant offre une illustration de cette notion.

Supposons que l’économie soit constituée de trois entreprises.

- L’entreprise 1 produit du bois et le vend à 1 million de DH.

- L’entreprise 2 produit du papier. Sa consommation intermédiaire (achat de bois produit


par l’entreprise 1) étant de 1 million de DH, et la valeur de sa production est de 4
millions de DH.

- L’entreprise 3, une maison d’édition, achète tout le papier produit par l’entreprise 2 et
l’utilise pour la fabrication des livres, dont la vente rapporte 10 millions de DH.

Quel est le PIB de cette économie ? L’évaluer à 15 millions de DH, somme des valeurs de tous
les biens produits, conduit à surestimer la valeur des biens réellement produits par l’économie.
En effet, si l’on ajoutait la valeur du bois à celle du papier et des livres, la valeur du bois serait
comptée trois fois et celle du papier deux fois. Afin d’éviter ce problème de double (et triple,
dans l’exemple) comptabilisation, l’on utilise la notion de valeur ajoutée (VA). Celle-ci
constitue la véritable mesure de la contribution de chaque entreprise à la production totale. Il
s’ensuit donc que :

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PIB = Σ Valeurs ajoutées = VA (entreprise 1) + VA (entreprise 2) + VA (entreprise 3)

= [1-0] + [4 -1] + [10 - 4]

= 10

Ou encore :

PIB = Valeur de la production totale — somme des consommations intermédiaires

Soit :

PIB= 15-5=10= valeur des produits finaux = somme des VA

Selon le système de comptabilité nationale en vigueur, il convient d’ajouter à la somme de


valeurs ajoutées, les impôts sur les produits moins les subventions sur les produits.
PIB= Σ Valeurs ajoutées+ Impôts sur les produits-Subventions sur les produits
4.2.2. Approche revenu

La valeur ajoutée donne naissance à un ensemble de revenus strictement équivalent. De ce point


de vue, le PIB est la somme de l’ensemble des revenus générés, à savoir la rémunération des
salariés, l’excédent brut d’exploitation (et revenu mixte brut) et les impôts sur la production et
les importations nets de subventions.

PIB = Σ revenus = salaires + EBE + revenu mixte brut + impôts + M – subventions

Avec :

EBE = VA – salaires

Revenu mixte brut = revenus distribués par une entreprise individuelle.

4.2.3. Approche dépense

Le PIB est, ici, la somme des emplois finals de biens et de services. Il se déduit de l’identité des
ressources et des emplois sur le marché des biens et services (ou encore l’équilibre entre l’offre
et la demande globales) :
PIB+ M= C+ FBCF+ Δ S+ X
Les ressources du marché des biens et services comprennent en plus du produit intérieur, les
importations (M). Les biens et services disponibles sur le marché seront utilisés à la
consommation finale (C) ou à la formation du capital fixe (FBCF) ou encore aux exportations

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(X). Les biens inutilisés seront stockés pour un usage éventuel (ΔS). Comme nous l’avons
expliqué précédemment, la formation du capital fixe et la variation des stocks constituent
l’investissement (I).
L’identité ressources - emplois peut donc s’écrire :
PIB+ M = C+ I+ X
PIB= (C+ I) + (X-M)
Rappelons que l’on peut isoler, parmi les emplois, les dépenses publiques en biens et services,
que l’on désigne par G. L’équilibre ressources-emplois devient alors :
PIB= (C+ I+ G) + (X- M)

4.2.4. PIB réel, PIB nominal et déflateur

PIB nominal et PIB réel

Le PIB nominal est la valeur de biens et services mesurée à prix courants. Or pour mesurer
correctement le bien-être économique, il faut apprécier la production de biens et services en
neutralisant l'influence de la variation des prix d'où le PIB réel qui mesure la valeur des biens
et services mesurée à prix constants.

Pour mesurer le PIB réel, on choisit une année de base et on additionne la valeur de tous les
biens et services aux prix de cette année.

Le déflateur

Le déflateur du PIB est le rapport entre PIB nominal et PIB réel : Déflateur du PIB = PIB
nominal / PIB réel Le déflateur mesure le prix de l'unité caractéristique de production par
rapport à son prix au cours de l'année de base. PIB réel = PIB nominal / Déflateur du PIB

4.3. Produit National Brut

Le PNB est la valeur totale de la production finale de biens et de services des acteurs
économiques d'un pays donné au cours d'une année donnée.

À la différence du PIB, le PNB inclut les revenus nets provenant de l'étranger, c'est-à-dire le
rendement sur les investissements faits à l'étranger moins le rendement sur les investissements
étrangers faits dans le pays.

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Le PNB est généralement utilisé dans les comparaisons internationales. Il mesure la production
(ou le revenu total que cette production génère) réalisée par les facteurs de production
nationaux, que ceux-ci soient ou non présents sur le territoire économique.

En effet, dans une économie ouverte, une partie des revenus issus du produit intérieur peut être
perçue par des non-résidents et, inversement, une partie du revenu intérieur peut provenir du
reste du monde. Pour obtenir le PNB, il faut donc ajouter au PIB les revenus des facteurs reçus
du reste du monde et en soustraire les revenus de même nature versés au reste du monde.

PNB = PIB + revenus reçus du reste du monde -revenus versés au reste du monde +
subventions reçues du reste du monde -impôts sur la production versés au reste du monde

4.4. Revenu National Brut (RNB)

Le RNB est généralement utilisé dans les comparaisons internationales. Il mesure la production
(ou le revenu total que cette production génère) réalisée par les facteurs de production
nationaux, que ceux-ci soient ou non présents sur le territoire économique.

En effet, dans une économie ouverte, une partie des revenus issus du produit intérieur peut être
perçue par des non-résidents et, inversement, une partie du revenu intérieur peut provenir du
reste du monde. Pour obtenir le RNB, il faut donc ajouter au PIB les revenus des facteurs reçus
du reste du monde et en soustraire les revenus de même nature versés au reste du monde.

PNB =PIB + Revenus de facteurs reçus du RDM – Revenus de facteurs versés au RDM

Ou encore : PNB= PIB + Revenus du travail, de la propriété et de l’entreprise reçus du RDM


nets des revenus de même nature versés au RDM

Les deux agrégats (RNB et PIB) sont du même ordre de grandeur dans les pays développés. Par
contre, la différence peut être sensible pour les pays en développement à cause notamment des
flux migratoires et du rapatriement des bénéfices réalisés par les nombreuses firmes
multinationales qui y sont implantées.

Le Revenu national brut disponible (RNDB)

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Outre les mouvements de revenus des facteurs de production, il existe d’autres transferts
courants entre les agents résidents et le RDM : impôts liés à la production et à l’importation,
subventions d’exploitation, aide publique au développement, etc. De ce fait, le revenu national
disponible in fine (RNDB) pour la consommation finale et l’épargne peut être différent du
revenu national précédemment défini. Le RNDB s’obtient en ajoutant au revenu national brut
(RNBpm) les transferts courants reçus du RDM, nets des transferts courants versés au RDM.

RNBD = RNBpm + Rtr - Rtv

RNBD = RNB

+ Impôts sur le revenu et le patrimoine reçus du reste du monde

- Impôts sur le revenu et le patrimoine versés au reste du monde

+ Cotisations et prestations sociales reçues du reste du monde

- Cotisations et prestations sociales versées au reste du monde

+ Autres transferts courants reçus du reste du monde

- Autres transferts courants versés au reste du monde

Cet agrégat est évalué au prix de marché parce qu’il est justement disponible pour financer les
dépenses de consommation finale et d’épargne, lesquelles sont acquittées aux prix de marché.

Chapitre 4 : Les objectifs économiques

Sur le plan macroéconomique, chaque économie cherche à réaliser la stabilité des prix en
maitrisant le taux d’inflation, assurer une croissance économique durable, favoriser de l’emploi
et atteindre l’équilibre extérieur qu’on évalue sur la base de la balance des paiements courants
d’une économie donnée.

Le chômage, l’inflation, la croissance économique et l’équilibre extérieur constituent les


problèmes que les économistes cherchent à résoudre.

1. Taux de Croissance économique (TC)

La croissance économique se manifeste par une augmentation significative et durable de la


production de biens et de services. Cette variation positive se mesure grâce à l'évolution
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annuelle de l'indicateur du produit intérieur brut (PIB), évalué en monnaie constante afin de
prendre en compte l'inflation.

On parle d’une croissance économique « extensive » dans la mesure où sa réalisation résulte


d’une augmentation de la quantité des facteurs de production utilisés qui sont le capital et le
travail. Cet accroissement quantitatif des facteurs de production se définie par une augmentation
du nombre d’heures de travail nécessaires ou par une augmentation des équipements de
production.

On parle d’une croissance économique « intensive » dont réalisation est liée à une amélioration
des facteurs de production sur le plan qualitatif en exploitant les gains et les profits réalisés par
les entreprises.

Le taux de croissance (TC) permet de mesurer l’évolution de la production dans le temps. Il


mesure le pourcentage d’augmentation du P.I.B entre deux dates différentes.

TC= (PIB(t) – PIB(t-1) / PIB(t-1)) X 100

2. Inflation

L’inflation est un des indicateurs importants en macroéconomie. L’inflation est un processus


par lequel le niveau moyen des prix augmente ou la valeur de la monnaie diminue.

L’inflation est définie comme une hausse soutenue du niveau moyen des prix des biens et des
services. À l’opposé, la déflation représente une baisse soutenue du niveau des prix. Le niveau
des prix est mesuré par un indice des prix, comme l’indice des prix à la consommation (IPC)
ou l’indice implicite des prix du PIB (IPPIB). Le taux d’inflation représente le taux de variation
en pourcentage de l’indice de prix choisi.

Si l’accroissement du salaire nominal dépasse largement l’accroissement des prix ou bien si la


différence entre l’accroissement du salaire nominal et l’accroissement des prix est positive, le
consommateur pourra donc enregistrer une amélioration de son pouvoir d’achat. On pourra
enregistrer de ce fait un accroissement positif du salaire réel. D’où l’idée de l’illusion monétaire
qui stipule qu’un agent économique raisonne à partir des valeurs nominales et non des valeurs
réelles.

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Pour mesurer l’inflation, on détermine un « panier » pondéré de biens représentatifs de
l'ensemble des biens consommés. Ces biens sont répartis parmi les différents secteurs d'activité
de l'économie. Les pondérations de ce panier sont définies par la consommation des différents
biens par les agents économiques. On construit ainsi un indice des prix à la consommation qui
permet d'apprécier la variation du coût de la vie pour les consommateurs, et donc la valeur de
la monnaie dans ses aspects les plus concrets pour les citoyens.

TI = (IPC(t) – IPC(t-1) / IPC(t-1)) X 100

3. Le coût de la vie

L’indice des prix à la consommation mesure l’évolution du coût de la vie dans le temps. Lorsque
l’IPC augmente, les gens ont besoin de dépenser plus pour maintenir le même niveau de
consommation. Dans ce cas, le niveau moyen des prix augmente et il y a inflation.

4. Pouvoir d’achat

Le pouvoir d'achat est une notion économique qui a pour objectif de mesurer la quantité de
biens et de services qu'un revenu donné permet d'acquérir.

Pour un ménage, le pouvoir d'achat est la capacité d'achat que lui permet l'intégralité de ses
revenus. Le pouvoir d'achat dépend donc du niveau des revenus et des prix. Les évolutions du
pouvoir d’achat correspondent aux variations des revenus en valeur réelle (c’est-à-dire après
correction des effets de l'inflation).

5. Niveau de vie

En économie, le niveau de vie est une notion qui cherche à évaluer le niveau de richesse et de
prospérité d'une population. Il se traduit en général par une mesure de la qualité et la quantité
des biens et services qu'une personne ou une population peut acquérir.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de
consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même
ménage.

6. Taux de Chômage

Le chômage est la situation d'une personne qui, souhaitant travailler et ayant la capacité de le
faire (âge notamment), se trouve sans emploi malgré ses recherches. L'absence d'emploi peut
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résulter d'une entrée dans la vie active, du désir de retrouver un emploi après une période
d'inactivité, d'un licenciement, d'une démission volontaire ou d'un désir de changer d'activité.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et la population active


("l'ensemble des individus exerçant ou déclarant chercher à exercer une activité rémunérée")

Du point de vue économique, le chômage est interprété comme la résultante d'un déséquilibre
entre l'offre et la demande sur le marché du travail.

Donc,

Le nombre de chômeurs = population active - population occupée

Le taux d’activité se mesure comme suit :

Taux d'activité = Population active / population totale * 100

Le taux de chômage se mesure comme suit :

Taux de chômage = nombre de chômeurs / population active *100

On distingue trois types de chômage, chaque type de chômage ayant ses propres causes.

6.1. Le chômage structurel

Le chômage structurel apparaît pour des raisons liées à la réglementation et à l’organisation du


marché du travail qui entraînent des rigidités sur le marché du travail. Ces rigidités entraînent
un écart persistant entre la demande et l’offre de travail et donc un rationnement des emplois.

La solution serait de rendre le marché du travail plus flexible en réduisant le coût du travail par
une baisse des cotisations sociales employeurs et en favorisant la formation continue et un
niveau d’éducation plus élevé.

6.2. Le chômage frictionnel

Le chômage représente la fraction du taux de chômage naturel expliquée par la durée nécessaire
à un chômeur pour trouver un emploi. Cela signifie qu’il y aura en permanence du chômage
dans une économie car certains travailleurs perdent leur emploi et il leur faut une durée plus ou
moins longue pour trouver un nouvel emploi.

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Une protection de l’emploi plus forte amène les entreprises à éviter des embauches qu’elles
jugent temporaires.

6.3. Chômage conjoncturel

Parallèlement aux rigidités et aux frictions qui s’exercent sur le marché de l’emploi, les
changements de la demande agrégée peuvent provoquer des hausses ou des baisses transitoires
du taux de chômage. Le chômage dû à l’insuffisance de la demande est appelé chômage
keynésien ou chômage conjoncturel. Lorsque la demande agrégée se contracte et les salaires
s’ajustent lentement (demande globale insuffisante et rigidité des salaires nominaux), le
chômage courant va excéder le chômage naturel et du chômage conjoncturel va apparaître à
court terme.

La solution serait une meilleure coordination des politiques budgétaire et monétaire.

7. L’équilibre extérieur et la balance des paiements

La balance de paiement est un outil pour comprendre la relation économique d’un pays avec le
reste du monde. Elle enregistre pendant une année l’ensemble des échanges et des opérations
effectuées entre les agents économiques résidents un pays et les non-résidents.

La balance de paiement est subdivisée en des sous-balances, le solde de chacune de ces sous-
balances est égale à la différence entre les entrées et les sorties de devises. Deux points qui en
résultent :

- Si le solde identifié est positif, la balance de paiement est excédentaire.

- Si le solde identifié est négatif, la balance de paiement est déficitaire.

Nous définissions dans ce qui suit les trois sous-balances.

7.1. La balance commerciale

Le solde de la balance de commerciale (SBC) est défini comme suit :

Sole de la Balance Commerciale = Exportations des biens et des services – Importations


des biens et des services.

SBC = X - M

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Au niveau de la balance des paiements, seulement une partie des informations illustrées sera
pris en considération par la balance commerciale. Ces informations sont relatives aux activités
d’exportation et d’importation réalisées dans le cadre des opérations commerciales des biens et
des services.

Trois cas envisageables :

- Si le solde de la balance commerciale est supérieur à zéro, donc les exportations


dépassent les importations (X > M), on parle donc d’une balance commerciale
excédentaire.

- Si le solde de la balance commerciale est inférieur à zéro, cela reflète un volume


d’importations qui dépasse largement celui d’exportations (X < M). On parle donc d’une
balance commerciale déficitaire.

- Dans le cas où on illustre une égalité entre les exportations et les importations (X=M),
le solde de la balance commerciale sera nul.

7.2. La balance des transferts courants

Cette balance englobe l’ensemble des opérations définissant les transferts de travail, des
capitaux et d’autres transferts.

Le solde de la balance des transferts est le solde des transferts courants (STC).

On appelle solde courant de la balance de paiement SCBP = SBC (solde de la balance


commerciale) + STC (solde des transferts courants).

7.3. La balance des capitaux

Le solde de la balance des capitaux correspond à l’apport net de capitaux (ANK) qui est égale
à la différence entre l’entrée de capitaux et la sortie des capitaux. On écrit donc :

ANK = Entrée de capitaux – Sortie de capitaux

Remarque : Solde Courant de la Balance de Paiement = Solde de la Balance Commerciale +


Solde des Transferts Courants : SCBP = SBC + STC

SCBP = SBC + TEN (Transferts Extérieurs Nets)

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SCBP = - (les Apports Extérieurs Nets)

SCBP = - AEN

Remarque : une partie de l’investissement (I) est financée par une épargne intérieure (EI) et une
autre partie est financée par l’épargne venant de l’extérieur.

I = Épargne intérieure + AEN

Avec EI = Épargne des ménages + Épargne des Entreprises + Épargne de l’État.

Chapitre 5 : Les politiques économiques

On appelle politiques économiques l’ensemble des actions mises en place par les pouvoirs
publics pour corriger des « déséquilibres » économiques jugés dommageables. L’appréciation
de « ce qui ne va pas » doit, en principe, se fonder sur une théorie économique. La théorie
propose une représentation rigoureuse et cohérente de l’ensemble de la réalité économique. Elle
débouche sur des implications normatives et permet de prévoir les effets à attendre de telle ou
telle action de politique publique.

À court terme, c’est-à-dire sur un horizon inférieur à deux ans, les corrections économiques
peuvent concerner un soutien à apporter à la croissance, la création d’emploi, la stabilisation
des prix, l’équilibrage des relations extérieures. À plus long terme d’autres enjeux apparaissent
: la protection de la planète et la soutenabilité du développement économique, la répartition des
revenus et des patrimoines, l’orientation sectorielle de l’économie, la dynamisation des forces
motrices de la croissance (innovation, capital humain), le bon fonctionnement des marchés, la
pertinence de l’insertion de l’économie nationale dans la mondialisation.

Les politiques économiques recèlent donc de nombreux enjeux et leur conduite apparaît
complexe. Une manière traditionnelle de les présenter consiste à distinguer deux types de
politiques économiques : les politiques conjoncturelles et les politiques structurelles.

1. Les politiques conjoncturelles

Les politiques conjoncturelles cherchent à contrôler la demande globale en agissant à court


terme sur une ou plusieurs de ses composantes. La situation la plus probable est celle d’une
insuffisance de la demande qui, dès lors, doit être soutenue. Les politiques conjoncturelles sont
dites d’inspiration keynésienne en raison notamment de leur horizon temporel et, de manière

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liée, de la justification analytique de leur efficacité. John M. Keynes a beaucoup contribué à
démontrer l’efficacité des politiques budgétaire et monétaire sur la courte période (Théorie
générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936).

La politique économique conjoncturelle a quatre grands objectifs : la croissance, l’emploi, la


stabilité des prix et l’équilibre externe. Les quatre objectifs ne peuvent pas être placés
rigoureusement sur le même plan contrairement à ce que suggère la notion de « carré magique
de Kaldor ».

Les deux premiers recherchés en priorité par les politiques économiques sont la croissance
économique et l’emploi (objectifs d’activité). Les deux autres objectifs (stabilité des prix et
équilibre externe) sont plus relatifs, et sont désignés comme des objectifs de stabilité.

En effet, on serait indifférent à vivre dans une économie avec un taux d’inflation de 12-15 %
par an si l’activité y était dynamique et le taux de chômage très faible. Lorsqu’un gouvernement
privilégie les objectifs de stabilité c’est, le plus souvent, en vue de créer les conditions les plus
propices pour le développement de l’activité sur le long terme. Il peut alors justifier la mise en
œuvre de politiques dites de stabilisation ou de rigueur qui sont susceptibles de se révéler
coûteuses à court terme en augmentant le taux de chômage par exemple.

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Quatre outils de politique économique conjoncturelle peuvent être identifiés : la politique
budgétaire, la politique salariale et des revenus, la politique monétaire, la politique de
change. Chacun de ces instruments peut être associé à une composante de la demande qui
constitue son canal de transmission privilégié mais non exclusif (respectivement les dépenses
publiques, la consommation, l’investissement et la composante externe – exportations moins
importations). L’efficacité des outils conjoncturels est très liée aux caractéristiques structurelles
de l’économie : son degré d’ouverture commerciale et financière, sa composition sectorielle, le
degré de rigidité des prix...

1.1. La politique budgétaire

Le budget de l’État est établi par la loi de Finances votée chaque année par le Parlement. Il
prévoit les recettes (politique fiscale) et les dépenses (politique de dépenses publiques) de l’État
pour l’année civile. Par ses orientations, la politique budgétaire aura des effets restrictifs ou au
contraire expansifs sur l’activité économique.

• Les orientations en matière de politique fiscale

La fixation des taux d’imposition (impôts sur les revenus, impôts sur les sociétés…) n’est pas
neutre. Elle peut provoquer un repli (si l’on augmente les taux d’imposition) ou au contraire
une relance (si l’on abaisse les taux d’imposition) de l’activité économique.

- Exemples de politique de relance : une baisse de l’impôt sur les sociétés entraîne une relance
des investissements des entreprises et de la production, qui engendre une hausse du PIB, donc
une croissance économique, ce qui permet la création d’emplois donc une diminution du
chômage.

Une baisse de l’impôt sur le revenu ou de la TVA entraîne une hausse du revenu disponible et
donc de la consommation des ménages. La production des entreprises augmente alors, ce qui a
pour conséquence une hausse du PIB, donc une croissance économique.

- Exemple de politique restrictive : une augmentation de l’impôt sur les revenus entraîne une
baisse du revenu disponible et donc de la consommation des ménages. La production des
entreprises diminue alors, ce qui a pour conséquence une baisse du PIB, donc récession et
chômage.

• Les orientations en matière de dépenses publiques

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- La politique de relance (ou politique expansive)

L’objectif est de favoriser le développement de l’activité économique ; une hausse des dépenses
publiques pourra entraîner une hausse de la demande des ménages (consommation) et des
entreprises (investissements) donc de la production ce qui permettra de réduire le chômage
(accroissement d’activité pour les entreprises engendrant un besoin de main-d’œuvre
supplémentaire).

Cette même hausse peut avoir des effets négatifs tels que l’accroissement des tensions
inflationnistes (demande supérieure à l’offre) et surtout le creusement du déficit budgétaire
(plus de dépenses publiques que de recettes) donc l’alourdissement de la dette de l’État.

- La politique restrictive

La réduction des dépenses publiques permet de réduire le déficit budgétaire, donc l’endettement
étatique, mais elle restreint également le niveau de la consommation et les investissements des
entreprises, donc le niveau d’activité de l’économie.

1.2. La politique salariale et des revenus

La politique des revenus consiste à agir sur le revenu disponible des agents économiques. Elle
peut avoir deux objectifs :

• un objectif de relance de l’activité économique

Une action positive sur les revenus distribués (hausse du SMIC, incitations à l’embauche…)
peut permettre un accroissement de la demande globale, donc une relance de l’activité
économique.

Toutefois, l’augmentation des revenus peut entraîner une hausse du coût du facteur travail ayant
plusieurs conséquences négatives : une élévation possible du chômage, un risque d’inflation
(les entreprises reportant la hausse du coût du travail sur les prix de vente).

• un objectif de restriction de l’activité économique

Un gel ou un ralentissement dans la progression des revenus peut permettre de maîtriser des
tensions inflationnistes. Toutefois, vont naître des tensions sociales (grèves) en raison de la

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stagnation du pouvoir d’achat (quantité de biens et de services qu’un revenu permet de se
procurer).

1.3. La politique monétaire

La politique monétaire a pour principal objectif de contrôler la masse monétaire en circulation,


c’est-à-dire de mettre à la disposition des agents économiques une masse monétaire suffisante,
mais pas trop abondante, pour assurer une croissance économique équilibrée (ni inflationniste,
ni récessionniste).

En augmentant ou en diminuant les taux d’intérêt directeurs, les autorités monétaires (Banque
centrale principalement) influent sur la distribution de crédit, donc sur la demande des ménages
et des entreprises.

La politique monétaire a pour but de :

• stabiliser les prix

• relancer l’activité économique

Et ce à travers :

- La politique de relance : qui a pour but de relancer l’activité économique s’il y a une
baisse de la création de la richesse, la Banque Centrale baisse le taux d’intérêt pour
augmenter l’octroi du crédit et encourager l’investissement et la consommation

- La politique de rigueur : qui a pour but de stabiliser les prix suite à un phénomène
d’inflation. Pour ce faire, la Banque Centrale augmente le taux d’intérêt pour diminuer
l’octroi du crédit.

1.4. La politique de change

La politique de change est un des leviers des pouvoirs publics pour atteindre des objectifs
(stabilité des prix, équilibre extérieur, croissance, plein emploi). Leur principal outil sont les
taux d’intérêt et leur outil secondaire est l’intervention de la banque centrale pour vendre ou
acheter sa monnaie.

En théorie, la Banque Centrale peut orienter le taux de change de la monnaie de deux façons :
directement, sur le marché des changes en utilisant ses réserves monétaires, et indirectement

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par la fixation de ses taux directeurs, qui ont une influence sur l'attractivité de la monnaie
nationale et donc sur son cours.

L'instrument de politique monétaire stricto sensu que constituent les taux d'intérêt est donc aussi
un levier majeur de la politique de change, ce qui peut rendre délicate la conciliation de ces
deux politiques.

Dans un contexte international, une économie ne peut pas simultanément :

- avoir un régime de change fixe ;

- disposer d'une politique monétaire autonome ;

- laisser librement circuler les capitaux (intégration financière).

Par contre, si l'un de ces objectifs est abandonné, les 2 autres deviennent réalisables, comme
c'est le cas en changes flottants, dans le cadre d'une union monétaire ou dans l'hypothèse d'une
autarcie financière.

Depuis les années quatre-vingt, la généralisation de la libre circulation des capitaux s'est
effectuée concomitamment à un mouvement d'adoption de régimes de changes flottants.

Dès lors, aussi bien dans la zone euro dans son ensemble qu'aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne
ou dans certains grands pays émergents, la politique de change n'est généralement plus libellée
en termes d'objectifs de parité constante.

Mais, même dans le contexte d'une liberté de maniement des taux d'intérêt pour conduire la
politique monétaire stricto sensu, cet instrument n'en impacte pas moins le change, qui est une
variable fondamentale de toute politique économique. L'autonomie des politiques monétaires
est donc largement théorique.

Réciproquement, les opérations sur le marché des changes peuvent interférer avec la politique
monétaire stricto sensu, qu'il s'agisse de la stabilité des prix ou de l'activité économique.

Ainsi, le soutien de la monnaie locale par la banque centrale favorise la stabilité des prix en
pesant sur l'activité, par le canal du taux d'intérêt (la raréfaction de la monnaie provoque une
hausse des taux) et du commerce extérieur (les exportations sont découragées).

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Réciproquement, une vente de monnaie locale contre devise favorise une relance de l'activité
via la baisse des taux d'intérêt et la hausse des exportations.

Il se peut que les conséquences de la politique de change concordent avec les objectifs de la
politique monétaire.

Mais ils peuvent aussi bien s'opposer, et la banque centrale cherche alors à neutraliser l'impact
de sa politique de change par des interventions en sens inverse sur le marché monétaire
(politique dite de stérilisation).

2. Les politiques structurelles

Les politiques structurelles se préoccupent à plus long terme de la soutenabilité


environnementale et sociale du développement économique du pays, de sa croissance
potentielle mais aussi des conditions de fonctionnement des marchés (évolution de la structure
de marché et modification du comportement des agents notamment). Cette définition laisse
deviner le caractère extrêmement large des politiques structurelles et les difficultés d’une
approche exhaustive dans ce domaine. Parmi les très nombreuses politiques structurelles,
citons : les politiques agricole, industrielle, de la recherche, les actions en faveur des services,
la politique démographique, les politiques de santé, les politiques de l’emploi, les politiques
sociales, le choix d’un régime de change, la politique commerciale, la définition de stratégies
nationales d’insertion dans la mondialisation, les politiques de régulation financière.

Une politique économique structurelle vise donc à définir une stratégie sur différents éléments :

- le fonctionnement du marché

- la compétitivité/attractivité du pays

- la politique sociale

2.1. Le fonctionnement du marché

Optimiser le fonctionnement du marché inclut à la fois réglementation et déréglementation et


la prise en charge des défaillances du marché. Bien évidemment, on retrouve ici le
fonctionnement de la concurrence, mais également la sécurisation des échanges et des
investissements par la réglementation, à l’instar de la protection des brevets, les droits voisins
pour la presse, les obligations de production des longs métrages par les diffuseurs, mais aussi

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des règlementations sur la consommation énergétiques des logements, l’urbanisme, la
protection du littoral, le droit du travail…

Améliorer le fonctionnement du marché peut aussi se traduire par des mesures fiscales (taxe ou
subventions). Ainsi la politique agricole commune via des subventions versées au producteur
définit des orientations en termes de volume ou d’impact sur l’environnement. La mise en place
d’une taxe carbone au sein de l’Union Européenne vise à pousser les entreprises à limiter et/ou
compenser les externalités négatives de leurs productions. De même, les aides à la rénovation
énergétique versées aux ménages et aux bailleurs…

2.2. La compétitivité/attractivité du pays

La compétitivité d’un pays peut se définir comme sa capacité à faire face à la concurrence
d’autres pays. Elle peut se décliner en deux éléments :

- la compétitivité prix : faire aussi bien mais pour moins cher par des coûts de production
moins élevés (coût du travail, productivité, coût du capital), des taux de change et des
coûts de transport avantageux.

- la compétitivité hors prix : elle s’appuie sur les entreprises à travers un savoir-faire
unique, difficilement reproductible, une expertise ou le poids sur un marché des
entreprises sur ce pays. L’Etat va alors favoriser l’émergence de “champions” par un
cadre règlementaire, social, fiscal spécifique, en favorisant l’innovation par des
politiques de soutien à la recherche et développement, la création d’écosystèmes
réunissant organismes de recherche pure et entreprises, la montée en gamme de ses
produits etc (comme a pu le réaliser la Chine ces dernières années, ou comme a pu le
faire le Japon après la seconde guerre mondiale).

La compétitivité d’un pays repose sur un certain nombre de choix politiques, comme la fiscalité
des entreprises, le coût du travail, les investissements dans les infrastructures (réseau routier,
ferroviaire, énergétique, internet à haut débit etc…), l’aménagement du territoire (avec la
création des métropoles et la régionalisation) mais aussi par la qualité de la formation de sa
population, la transformation numérique de ses administrations…

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Conséquence ou corollaire de la compétitivité d’un pays, son attractivité appréciée par les
investissements étrangers dans le pays, qui vont développer de la croissance sur le territoire
national, dans le cadre d’échanges internationaux.

2.3. La politique sociale

La politique sociale regroupe l’ensemble des actions publiques visant à protéger et favoriser les
conditions de vie des individus, via des mécanismes de solidarité ou d’assurance publique.

La politique sociale va intégrer la redistribution des revenus afin de limiter les inégalités
sociales à un niveau socialement acceptable (donc relatif), mais aussi les systèmes de retraite,
d’assurance maladie, d’assurance-chômage, la famille, la formation initiale et professionnelle.
Les individus sont ainsi protégés contre les aléas de l’existence (devenir trop vieux pour
travailler, ou pouvoir être soigné sans tomber dans l’indigence…) ce qui favorise in fine le
fonctionnement du système économique. Des salariés en bonne santé, formés et diplômés via
des services publics (ce qui enlève le frein du financement de ces études) sont davantage
productifs. Les mécanismes d’assurance publiques limitent l’épargne de précaution et
favorisent la consommation, donc la demande de biens et de services. Cependant le coût de
cette prise en charge peut se révéler contreproductif en étant principalement instauré sur les
cotisations des travailleurs, ce qui alourdit le coût salarial de chaque actif.

Chapitre 6 : L’équilibre macroéconomique : le modèle IS / LM

Le modèle IS/LM, conçu par John Hicks en 1937, est généralement considéré comme la
formalisation de la théorie keynésienne. C’est une approche de l’équilibre macroéconomique
de court terme.

Ce modèle insiste sur le rôle de la demande agrégée et son impact sur l’équilibre
macroéconomique de court terme.

Par rapport à la macroéconomie néoclassique, le modèle IS/LM introduit 3 hypothèses


majeures :

- Les prix sont rigides à court terme.

- Le taux d’intérêt est une variable du marché financier (biens d’investissement) et du


marché monétaire.

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- Les anticipations sur le niveau des variables futures affectent le niveau des variables
présentes.

Ce modèle va permettre d’avoir un seul cadre pour étudier en même temps le marché des biens
et services et le marché de la monnaie. Et voir les relations entre le marché des biens et services
et le marché de la monnaie. C’est essentiel chez les Keynésiens, mais l’avantage de ce modèle
c’est qu’on peut quand même l’interpréter de manière classique.

Ce modèle macro va nous permettre de déterminer le niveau de production, Y, le niveau de


l’emploi, le niveau général des prix, et le taux d’intérêt. C’est les 4 variables dont on a besoin
pour réaliser l’équilibre macroéconomique.

Le modèle IS-LM, graphiquement c’est 2 courbes, la courbe IS la courbe LM.


Mathématiquement c’est 2 équations : l’équation IS l’équation LM. L’équilibre ça sera
l’intersection des deux courbes, ou le système des deux équations.

IS c’est l’équilibre sur le marché des biens et des services, LM sur le marché de la monnaie.

Il va nous permettre d’analyser tout l’effet d’une politique :

- Si la politique est budgétaire il va y avoir un impact direct sur la courbe IS (biens et


services)

- Une politique monétaire déplacera la courbe LM.

1. La construction du modèle

1.1. La courbe IS

La courbe IS représente l’ensemble des combinaisons de taux d’intérêt (i) et de revenu (Y) qui
assurent l’équilibre du marché des biens et services.

Construction logique de la courbe :

- Equilibre sur le marché des biens et services : Y = C + I ou I(i) = S(Y)

- Y est endogène

- i est exogène

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⇒ Comment évolue Y quand i varie ?

- Si i augmente, I diminue, et donc Y diminue

- IS est décroissante

L’équilibre sur le marché des biens et services c’est l’offre de B et S = la demande de B et S.


L’offre de biens et services = Y, la demande de biens et services = C + I (qu’on peut
complexifier).

Y-C = I

Et Y – C = S

L’investissement dépend du taux d’intérêt, l’épargne du revenu.

Dans ce modèle les deux variables c’est toujours Y et i, i en ordonné et Y en abscisse.

I est la variable exogène (il est déterminé sur le marché de la monnaie), et Y est la variable
endogène, qu’on cherche dans ce marché.

Si le taux d’intérêt augmente, l’investissement diminue, si l’investissement diminue, le PIB (Y)


diminue. Si i augmente, bi (c’est l’investissement) diminue parce que b < 0 (indicateur
d’élasticité) : Y diminue. On a donc une droite IS qui est décroissante.

1.1.1. Interprétation de la pente de IS

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Si une variation de i a peu d’effet sur le revenu ça veut dire que la pente est forte. Par contre, si
cette même variation du taux d’intérêt a un effet très important sur le revenu, la pente est faible
(cf les deux droites IS).

Qu’est ce qui fait que la pente de la droite IS est forte ou faible ? i = (s/b)Y – (DA/b)

Donc la pente c’est s/b.

Si j’ai un indicateur d’élasticité de l’investissement au taux d’intérêt faible (b faible), si je


change mon taux d’intérêt j’aurais peu d’effet sur l’investissement. Si j’ai peu d’effet sur
l’investissement, j’ai peu d’effet sur Y.

L’effet multiplicateur qui existe entre l’investissement et le revenu est d’autant plus faible que
la proportion marginale à épargner est forte. Puisque Y = [1/(1-c) * (I + DA) T = (1/s)I

1.1.2. Interprétation de la position de IS

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Qu’est ce qui détermine la position de IS : L’ordonnée à l’origine : -DA/b sachant que b est
fixe, et DA c’est la demande autonome : C’est tout ce qui ne dépend ni du revenu ni du taux
d’intérêt, ici c’est C0 et G mais on pourrait avoir d’autres choses.

Y = C + I + G = cY + C0 + bi + G

Si j’augmente DA, et je ne peux pas changer le taux d’intérêt, mon revenu va forcément
augmenter, ma droite IS se déplace vers la droite. Qu’est ce qui m’indique de combien elle va
se déplacer, l’impact d’une augmentation des dépenses publiques sur le revenu ? C’est le
multiplicateur, il va nous dire si cette augmentation sera importante ou pas.

Supposons que la demande autonome soit que les dépenses publiques. L’importance du
changement : Y = 1/(1-c) (bi + G0) = [b/(1-c)]i + [1/(1-c)]G0

Si je diminue les impôts, je vais à droite, si j’augmente les dépenses publiques je vais à droite.
A l’inverse, si je diminue les dépenses publiques ou si j’augmente les impôts, je me déplace
vers la gauche.

Il est très important de savoir ce qui fait bouger en position et en pente la droite IS.

1.2. La courbe LM

La courbe LM représente l’ensemble des combinaisons de taux d’intérêt (i) et de revenu (Y)
qui assurent l’équilibre du marché monétaires.

Construction logique de la courbe

- Equilibre sur le marché monétaire

- i est endogène

- Y est exogène

⇒ Comment évolue i quand Y varie ?

- Si Y augmente, L1 augmente, et donc i augmente

- LM est croissante

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L’équilibre sur le marché de la monnaie c’est d’un côté l’offre de monnaie décidé par la banque
centrale Mbarre / P, et la demande de monnaie qui est déterminée par 2 choses, L1(Y) et L2(i).

L’équilibre c’est quand j’égalise l’offre et la demande.

Cette fois, sur le marché de la monnaie, c’est i qui est endogène, et la variable Y est la variable
exogène puisqu’elle est déterminée sur le marché des biens et services. On va essayer de
comprendre comment le taux d’intérêt va bouger si le revenu évolue.

Important : Si je fais augmenter Y, la demande de monnaie pour motif de transaction augmente


(on veut acheter + de biens), sachant que l’offre de monnaie ne bouge pas, pour que cette
équation soit toujours vraie, L2(i) doit diminuer, donc la demande de monnaie pour motif de
spéculation doit diminuer, ça veut dire que le taux d’intérêt augmente. Donc j’ai une relation
positive entre le revenu et le taux d’intérêt, ça veut dire que LM est croissante.

On part de l’équation de l’équilibre sur le marché entre l’offre et la demande de monnaie, on


les met de façon linéaire (gY + hi avec g l’indicateur d’élasticité de la demande de monnaie de
transaction par rapport au revenu, et h l’indicateur d’élasticité de la demande de monnaie de
spéculation par rapport aux taux d’intérêt).

On met i d’un côté et Y de l’autre, on cherche la relation qui existe si Y évolue, comment va
évoluer le taux d’intérêt donc on calcul la dérivée di/dY = g/h > 0 ; g est positif, et h est négatif,
donc –g/h c’est positif. On a bien une relation positive entre le taux d’intérêt et le revenu.

1.2.1. Interprétation de la pente de LM

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Sur le marché de la monnaie, je peux observer une certaine variation de Y qui vient du marché
des biens et services : si la pente est faible, j’aurais un faible impact sur le taux d’intérêt, si la
pente est forte j’aurais un fort impact sur le taux d’intérêt.

La pente dépend de l’ordonnée à l’origine : -g/h : Si l’élasticité de la demande de monnaie par


rapport au revenu (g) est fort, ça veut dire qu’une variation de Y entrainera une forte variation
de i. Si l’élasticité de la demande de monnaie par rapport au taux d’intérêt (h) est forte, variation
de Y entraine une variation de i faible.

1.2.2. Interprétation de la position de LM

Le fait que les classiques et les Keynésiens ne soient pas d’accord sur la monnaie vient du fait
que chez les classiques il n’y a que la première partie, chez les keynésiens il y a ça. Chez les

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classiques le h vaut 0, chez les keynésiens il prend une valeur. Donc c’est bien sur le débat sur
la monnaie, il vient de la valeur de l’indicateur de l’élasticité de la demande de monnaie par
rapport à i.

On a 3 phases :

- Trappe à la liquidité : Le taux d’intérêt est très faible, le prix des obligations est très
élevé, j’anticipe une baisse du prix des obligations, je veux que du cash

- Phase normale

- Une phase classique : La demande de monnaie ne dépendant pas à ce moment-là du taux


d’intérêt, a partir d’un certain revenu, quel que soit le taux d’intérêt, ma demande de
monnaie ne bougera pas (h = 0)

L’endroit ou je me trouve sur la droite LM dépendra plus ou moins de la vision (classique ou


keynésienne).

2. L’équilibre global en économie fermée

L’équilibre macroéconomique est établit dans l’intersection de la droite IS et de la droite LM :

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- Un seul point pour qu’il y ai l’équilibre sur le marché des biens et services, et sur le
marché de la monnaie. J’ai plusieurs équilibres sur le marché des biens et services, plein
d’équilibres sur le marché de la monnaie, mais il y a un seul point qui équilibre les deux
marchés en même temps, le point E.

- Si on n’est pas à l’équilibre, que faire ?

o Si je suis sur la droite IS je suis à l’équilibre des biens et services

o Si on se trouve à gauche de la droite IS (A ou B) : Ça veut dire qu’on a un revenu


ou une offre (Y) qui est trop faible pour équilibrer le marché des biens et
services. On a donc une demande excédentaire de biens (DEB). Si la demande
est supérieur à l’offre, on dit que le revenu subit une pression à la hausse, on va
pousser les entreprises à produire plus. L’objectif sera d’augmenter le revenu.

o Si on est au nord-est de la droite IS (D et C). L’offre est trop grande par rapport
à la demande (Offre Excédentaire de Bien) du marché des biens et services. Cette
fois, l’offre subit une pression à la baisse. Le marché va essayer de pousser à ce
qu’on se retrouve à l’équilibre.

o Si je me trouve sur la droite LM, le marché de la monnaie est équilibré.

o Si je me trouve à gauche de LM (A et D), j’ai un taux d’intérêt trop élevé, et


donc une demande de monnaie qui est trop faible.

o Si je suis à droite de LM (B et C), le taux d’intérêt est trop faible, demande de


monnaie est trop grande.

Ce graphique est important pour pouvoir savoir si mon économie ne se trouve pas au point
d’équilibre, qu’est-ce que je dois faire ?

- Si je suis au point A, il faut augmenter Y, et baisser le taux d’intérêt

- Si je suis en B il faut augmenter Y, et augmenter le taux d’intérêt

- Si je suis au point C il faut diminuer Y, et augmenter le taux d’intérêt

- Si je suis au point D, je dois diminuer Y, et diminuer le taux d’intérêt.

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