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Récupération primaire des pétroles conventionnels

La récupération primaire des pétroles conventionnels se compose de trois systèmes : l'éruption naturelle, l'éruption artificielle et le pompage. L'éruption naturelle utilise l'énergie de pression du gisement pour produire du pétrole sans apport extérieur, tandis que l'éruption artificielle nécessite l'injection de gaz pour compenser la baisse de pression et maintenir la production. Enfin, le pompage est utilisé lorsque l'éruption artificielle devient économiquement non rentable, permettant d'extraire le pétrole à l'aide d'une pompe mécanique.

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Récupération primaire des pétroles conventionnels

La récupération primaire des pétroles conventionnels se compose de trois systèmes : l'éruption naturelle, l'éruption artificielle et le pompage. L'éruption naturelle utilise l'énergie de pression du gisement pour produire du pétrole sans apport extérieur, tandis que l'éruption artificielle nécessite l'injection de gaz pour compenser la baisse de pression et maintenir la production. Enfin, le pompage est utilisé lorsque l'éruption artificielle devient économiquement non rentable, permettant d'extraire le pétrole à l'aide d'une pompe mécanique.

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Chapitre II

RECUPERATION PRIMAIRE DES


PETROLES CONVENTIONNELS

La récupération primaire des pétroles conventionnels comprend trois systèmes de


production : l’éruption naturelle, l’éruption artificielle et le pompage.

I.- PRODUCTION EN ERUPTION NATURELLE


L’éruption naturelle est le système de production que l’on applique au début de
l’exploitation d’un gisement de pétrole conventionnel. Dans un tel gisement, il peut exister
plusieurs formes d’énergie de pression. Mais quels que soient le nombre et la forme de ces
énergies, l’énergie naturelle résultante est capable d’assurer l’écoulement des fluides de
formation du réservoir jusqu’aux équipements de production installés à la surface, étant
donné qu’elle se trouve à son niveau initial élevé.
De ce fait, la production se déroule sans nécessiter un apport extérieur d’énergie. Il en
résulte que cette phase est la plus économique de la vie du gisement. C’est pourquoi on
cherche toujours tous les moyens de la prolonger, par l’adoption d’un régime de
fonctionnement optimal, avec une consommation minimale d’énergie. Ce dernier critère
exige que l’exploitation se fasse avec un débit inférieur à la capacité de production
maximale.
I.1.- Le phénomène éruption naturelle
Même si l’éruption naturelle peut être due à l’action simultanée des trois formes classiques
d’énergie de pression (détente des gaz dissous, poussée de gaz et poussée d’eau), c’est la
détente des gaz dissous qui prédomine durant la période de l’éruption naturelle. On dit que
le gisement se trouve en « régime élastique ».
La mise en production en éruption naturelle se réalise en créant, dans le puits, une pression
inférieure à la pression des fluides du réservoir. Mais cette pression créée dans le puits ne
doit pas pour autant être trop basse, car elle doit encore assurer l’évacuation des fluides
jusqu’à la surface.
Ainsi, la production de pétrole en éruption naturelle met en jeu trois pressions : la pression
statique de gisement, la pression dynamique de fond et la pression d’éruption.
 La pression statique de gisement (ps)
C’est la pression sous laquelle se trouvent les fluides de formation dans la zone du
réservoir située très loin des parois du trou, à une distance déterminée que l’on appelle
« contour d’alimentation ». Elle est égale à la pression qui régnait dans la couche avant la
mise en production du gisement et que l’on appelait alors « pression de strate ».
C’est une caractéristique du réservoir qui traduit le niveau de l’énergie initiale disponible.
Durant l’exploitation, elle constitue la force motrice de tout le système réservoir-puits.
 La pression dynamique de fond (pd)
C’est la pression que l’on a créée au fond du puits en vue de la production. En effet,
l’écoulement des fluides de formation dans le réservoir, du contour d’alimentation vers le
puits, a lieu seulement lorsque la pression au fond du puits est inférieure à la pression
statique de gisement. La différence entre la pression statique de gisement et la pression
dynamique de fond doit être supérieure à la totalité des résistances à l’écoulement sur le
trajet dans le réservoir.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
2.- Rafaralahy, Exploitation des hydrocarbures, BEEN 5, Récupération primaire des pétroles conventionnels
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De ce point de vue, la pression dynamique de fond constitue une des composantes de la


force résistante pour l’écoulement à travers la roche réservoir. Mais pour l’ascension
dans les équipements de production, du fond vers la surface, elle constitue la force
motrice.
 La pression d’éruption (pr)
C’est la pression de sortie des fluides à la surface. Elle est d’habitude nécessaire pour
refouler la production jusqu’aux équipements de traitement de la production brute. La
différence entre la pression dynamique de fond et la pression d’éruption doit être
supérieure à la somme de toutes les résistances à l’écoulement ascensionnel dans les
équipements de production.
La pression d’éruption constitue donc une des composantes de la force résistante pour
l’écoulement dans les équipements de production installés dans le puits. Mais pour le
refoulement de la production brute vers les équipements de traitement, elle constitue la
force motrice.
pr
p
p

p = f(r)
p = g(H)

ps
pd pd
r

Rp Ra H pd

Variation de la pression dans le Variation de la pression dans le


réservoir durant l’afflux puits, durant l’ascension

I.2.- Complétion des puits éruptifs


La complétion d’un puits productif consiste au montage des divers équipements et outillages
destinés au bon déroulement de la production.
La complétion pour l’éruption naturelle est relativement simple, étant donné que le système
réservoir-puits fonctionne sous la seule impulsion de l’énergie naturelle propre du gisement.
Les équipements visent essentiellement à assurer la collecte des fluides de formation dans
les meilleures conditions de sécurité et d’économie d’énergie. Ils comprennent le tubage de
de production, la garniture de tubing, le système de packers, la tête d’éruption et le
séparateur.
a) Tubage de production
Le tubage de production entre dans le cadre des équipements de conditionnement du front
de production (paroi du trou devant la roche réservoir). Ses principaux rôles sont de :

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2.- Rafaralahy, Exploitation des hydrocarbures, BEEN 5, Récupération primaire des pétroles conventionnels
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- prévenir les éboulements des parois au niveau de certaines formations stériles


insuffisamment adhérentes,
- isoler les différentes phases fluides de la couche productive entre elles (gaz du chapeau,
pétrole de la zone d’huile, eau de l’aquifère),
- protéger les fluides de la couche productive de la contamination éventuelle par les fluides
en provenance de certaines formations stériles de la même section de production.
b) Perforation du tubage-ciment
Dans le cas où la couche productive est tubée et que le tubage est cimenté, la mise en
communication du réservoir avec le puits se fait par l’intermédiaire de petits orifices obtenus
avec la perforation du tubage-ciment. En principe, la perforation se fait uniquement devant
la zone d’huile à exploiter. Les niveaux correspondants au chapeau de gaz et éventuellement
à l’aquifère sont laissés fermés.

Sonde Enerjet perforant le tubage- Les perforations du tubage-ciment rétablissent


ciment de production la communication réservoir-puits

c) Tubing et packers
L’ascension du pétrole du fond du puits jusqu’à la surface se réalise dans un tube de petit
diamètre appelé « tubing ». Et pour que le pétrole afflué dans le puits puisse être canalisé
dans le tubing, l’espace annulaire tubage-tubing doit être fermé à l’aide de garnitures
d’étanchéité appelées « packers ».

Tubing

Tubage Packer
annulaire
Ciment

Packer
annulaire Packer
circulaire

Complétion à simple packer Complétion à double packer

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2.- Rafaralahy, Exploitation des hydrocarbures, BEEN 5, Récupération primaire des pétroles conventionnels
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Tête d’éruption et séparateur


Ce sont les équipements d’un puits éruptif qui sont montés à la surface.
 Chaque puits de production est muni de sa propre tête d’éruption. Les principaux rôles
de la tête d’éruption sont de permettre les diverses circulations de mise en production,
recevoir les fluides remontant dans le tubing à la surface, diriger ces fluides vers la
station de collecte-séparation, régler le débit et la pression d’éruption.
 Tandis que le séparateur fait partie d’une station de collecte-traitement. Une station de
ce genre rassemble les productions en provenance de plusieurs puits, de telle sorte que
le séparateur peut traiter les produits bruts en provenance de plusieurs puits
également.

Gaz

1 2 9 10 11

Pétrole
3
5 Eau
4

7 Séparateur
8

Tête d’éruption

Ensemble tête d’éruption - séparateur

1. T ou croix, 7. Tubage de production


2. Bras latéral sortie production brute 8. Tubing
3. Bras latéral entrée fluides MEP 9. Duse de réglage du débit
4. Cloche double bride 10. Conduite refoulement séparateur
5. Manomètre casing,
6. Manomètre tubing

II.- PRODUCTION EN ERUPTION ARTIFICIELLE


L’éruption artificielle est la seconde phase de l’exploitation primaire des pétroles
conventionnels. En effet, pendant l’exploitation en éruption naturelle, le débit de production
diminue petit à petit. Il arrive un moment où le débit devient si petit qu’il ne peut plus
satisfaire le rythme d’exploitation exigé par les considérations économiques. Mais cela ne
signifie pas que la réserve d’hydrocarbures s’est épuisée. A ce stade, le réservoir contient
encore une saturation importante d’huile. La principale cause du déficit de débit est la
diminution de la pression de gisement à une valeur qui n’arrive plus à refouler le pétrole
convenablement.
La récupération de la fraction restante d’hydrocarbures ne peut se réaliser qu’en apportant
une énergie de l’extérieur, pour compléter celle qui reste dans le gisement. En fait, les

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2.- Rafaralahy, Exploitation des hydrocarbures, BEEN 5, Récupération primaire des pétroles conventionnels
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spécialistes avertis n’attendent pas ces situations extrêmes pour intervenir. Par souci de
continuité de l’exploitation, on peut, sinon on doit prendre les mesures adéquates dès qu’il
est nécessaire.

II.1.- Principe de l’éruption artificielle


Si vers la fin de la période éruptive, la pression de gisement n’arrive plus à refouler
convenablement le pétrole vers la surface, c’est que cette force motrice diminuée est
devenue trop petite par rapport à la résistance qui lui est opposée pour l’ascension.
L’éruption artificielle consiste à réduire cette résistance à l’ascension dont la première
composante est la pression hydrostatique de la colonne de pétrole du tubing, en allégeant le
pétrole brut afflué dans le puits. Ceci est réalisé en injectant du gaz hydrocarbure pauvre au
fond du puits de production. En se mélangeant avec le gaz injecté, le pétrole devient moins
dense et peut être propulsé par la pression résiduelle de gisement.
Comme dans l’exploitation en éruption artificielle, la force d’ascension est l’énergie
d’expansion de gaz. La seule différence est que cette énergie est fournie principalement par
le gaz injecté, raison pour laquelle le système est également appelé « gaslift ».

II.2.- La source de gaz d’injection


La plupart du temps, l’alimentation des puits de gaslift en gaz pauvre se fait à partir d’une
station de compression du même champ de production.
En fait, les gaz bruts en provenance des puits de gaz (gaz libre) ou de pétrole (gaz associé) du
champ de production sont d’abord traités dans les stations de collecte-séparation afin de les
séparer en fractions liquéfiables valeureuses (condensât, gazoline) et en une autre pauvre
(C1-C2). La fraction pauvre passe ensuite dans une station de compression. Le gaz comprimé
qui en sort est recyclé dans les puits en gaslift ou dirigé vers d’autres destinations.

EN EA P GC GP

SS

SDG

SC

Schéma d’une station de collecte, de traitement et de distribution


des gaz d’un champ gazo-pétrolier en récupération primaire

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2.- Rafaralahy, Exploitation des hydrocarbures, BEEN 5, Récupération primaire des pétroles conventionnels
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PUITS DE PETROLE PRODUITS


EN : Eruption naturelle Pétrole brut
EA : Eruption artificielle Eau et impuretés
P : Pompage Pétrole purifié
PUITS DE GAZ Gaz riche
GC : Gaz à condensât Condensât
GP : Gaz pauvres Gazoline
STATIONS DE TRAITEMENT Gaz pauvre
SS : Station de séparation Gaz combustible
SDG : Station de dégazolinage Gaz de recyclage
SC : Station de compression

II.3.- Complétion des puits en gaslift


Par rapport à la complétion des puits en éruption naturelle, la complétion des puits en
éruption artificielle au fond est conçue pour assurer les deux principaux circuits requis par le
système de production considéré : le circuit d’injection du gaz comprimé et le circuit de
production du mélange biphasique pétrole-gaz.
On connaît plusieurs types de complétion des puits en gaslift.
• Le « système Paulet » à deux tubes parallèles : deux tubes de même diamètre sont
descendus à l’intérieur du tubage de production, tous les deux plongeant dans une même
chambre d’admission, aux extrémités inférieures. L’un des tubes sert à l’injection du gaz,
tandis que l’autre à l’ascension du mélange.
• Le « système Saunders » à deux tubes concentriques : deux tubes de diamètres
différents sont descendus, avec le petit tube à l’intérieur du grand. Le grand tube sert à
l’injection de gaz et le petit tube sert à l’ascension de mélange.
• Le « système à deux tubes et demi » : deux tubes concentriques sont descendus, sans
arriver jusqu’au niveau du sabot du tubage de production. Un tube de diamètre égal au
tubing prolonge l’ensemble concentrique jusqu’à la côte du toit du réservoir. Le tube
prolongateur introduit le pétrole dans l’ensemble concentrique où se forme le mélange
entre le pétrole et le gaz injecté. Comme dans le système Saunders, l’injection de gaz a
lieu dans le grand tube et l’ascension de mélange dans le petit tube.
• Le « système à un seul tube » : cette complétion est la même que celle des puits éruptifs.
Un seul tube est descendu dans le tubage de production pour servir de tubing. L’injection
de gaz se fait dans l’espace annulaire existant entre le tubage et le tubing.

Système PAULET Système SAUNDERS Système à 2 1/2 tubes Système à un seul tube
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2.- Rafaralahy, Exploitation des hydrocarbures, BEEN 5, Récupération primaire des pétroles conventionnels
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III.- PRODUCTION PAR POMPAGE


Le pompage est la troisième phase de l’exploitation primaire des pétroles conventionnels. Il
est appliqué lorsque l’éruption artificielle exige une consommation spécifique de gaz injecté
excessivement élevée et qui la rend économiquement non rentable.
En fait, lorsque la période éruptive de l’exploitation de pétrole touche à sa fin, on doit
penser à compléter l’énergie résiduelle de gisement, en apportant une énergie artificielle.
L’éruption artificielle constitue déjà une solution. Mais l’application de ce système est
limitée, car il existe une valeur maximale de la consommation spécifique de gaz injecté au-
delà de laquelle le système n’est plus rentable. Dans ce cas, la solution qui reste à prendre si
l’on veut toujours rester en exploitation primaire, est le pompage. Dans ce système,
l’énergie naturelle résiduelle de gisement est complétée avec une énergie artificielle
mécanique. Le pétrole amassé au fond du trou est évacué à la surface par curage à l’aide
d’une pompe.

III.1.- Classification des systèmes de pompage


Plusieurs critères servent à la classification des systèmes de pompage : la modalité de
commande de la pompe et le nombre de puits rattachés à une unité de pompage.

 Selon la modalité de commande de la pompe, on distingue trois systèmes : le pompage


avec tiges, le pompage avec tubes et le pompage sans tige.
 Selon le nombre de puits rattachés à une unité de pompage, on distingue le pompage
individuel et le pompage groupé. Dans le système individuel, le moteur commande un
seul puits. Dans le système groupé, un moteur central commande plusieurs puits à la
fois.

Flexible

Tubes de pompage

Tubing

Chemise mobile
Tubage

Système de pompage avec tubes

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Tubing
Fil conducteur

Tubage

Pompe centrifuge
Crépine
Protecteur
Electromoteur

Système de pompage sans tige

III.2.- Outillages du système de pompage individuel avec tiges


9 8 7 6

10 5
4 3 2 1
11

12

Système d’entraînement
1. Moteur électrique
13 2. Courroie de transmission
3. Boîte de vitesse
Unité de pompage
14 4. Manivelle
5. Bielle
6. Contrepoids
15 7. Balancier
8. Pieds de balancier
9. Tête de balancier
10. Câble d’attache
11. Tige polie
16 12. Presse-étoupe
Equipements de fond
17 13. Tubage de production
18 14. Tubing
15. Tiges de pompage
16. Chemise de la pompe
17. Piston de la pompe
18. Packer

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2.- Rafaralahy, Exploitation des hydrocarbures, BEEN 5, Récupération primaire des pétroles conventionnels
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Les outillages de ce système sont constitués par la pompe et l’unité de pompage.


 La pompe est montée au fond du puits. Son rôle est celui de refouler le pétrole amassé
dans le puits vers la surface.
 L’unité de pompage se trouve à la surface. Elle sert principalement à commander la
pompe de fond par l’intermédiaire d’un train de tiges dites de pompage.
Dans ce système de pompage avec tiges, la pompe est descendue au fond du trou, dans le
tubage de production. C’est une pompe à piston qui est montée à l’extrémité d’un train de
tubing. En fait, c’est le piston de la pompe qui est commandé par le train de tiges, ce dernier
étant introduit à l’intérieur du tubing.
a) La pompe
Montée à la partie inférieure du tubing, la pompe assure deux principaux rôles : aspirer le
pétrole amassé au fond du puits, dans le tubage de production, introduire à l’intérieur du
tubing et refouler le pétrole aspiré, vers la surface.
La pompe de profondeur type se compose de deux parties : une chemise et un piston.
 La chemise est un corps cylindrique. Elle est munie à la partie inférieure, d’un clapet qui
sert à l’admission du pétrole dans la pompe. Ce clapet est appelé « soupape fixe », étant
donné qu’il est solidaire de la chemise qui, à son tour, est fixée à l’extrémité inférieure
du tubing.
 Le piston est un corps tubulaire. Il est logé à l’intérieur de la chemise et peut y coulisser
sous la commande du train de tiges de pompage. Il est également muni d’un clapet qui,
cette fois-ci, sert au refoulement du pétrole vers l’intérieur du tubing. Ce clapet
s’appelle « soupape mobile », étant donné qu’il suit les mouvements de va-et-vient
verticaux du piston.

Tiges de pompage

Tubing

Chemise

Piston
Tubage de production

Soupape mobile

Packer
Soupape fixe

Pompe de fond montée au bout du tubing

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» Pendant la course ascendante du piston, la soupape mobile se ferme (le poids du


pétrole pèse sur elle) et une partie du pétrole se trouvant dans le tubing est refoulée à
la surface. Pendant ce temps, la soupape fixe s’ouvre (la dépression en dessous du
piston l’oblige) et du pétrole est aspiré dans la chemise.
» Pendant la course descendante du piston, la soupape fixe se ferme (la surpression en
dessous du piston pèse sur elle) et le pétrole aspiré auparavant est retenu dans la
chemise. Alors que la soupape mobile s’ouvre (la surpression en dessous du piston
l’oblige) et une partie du pétrole contenu dans la chemise pénètre dans le piston.
Pendant ce temps, la quantité de pétrole correspondante au volume des tiges
introduites est également refoulée à la surface.

Course ascendante du piston : Course descendante du piston :


- refoulement dans le tubing admission dans le piston
- admission dans la chemise
Fonctionnement de la pompe

b) Le tubing
Le tubing prolonge la chemise de la pompe vers le haut. A son extrémité supérieure, il est
terminé par une garniture d’étanchéité (presse-étoupe) et débouche sur un tuyau auquel
fait suite la conduite de refoulement du pétrole vers les équipements de séparation.
c) Les tiges de pompage
Le train de tiges relie le piston de la pompe aux équipements de surface. A l’extrémité
supérieure, elle est terminée par une tige polie qui coulisse dans un presse-étoupe servant
à assurer l’étanchéité du tubing.
Durant le pompage, le train de tiges de pompage effectue des va-et-vient verticaux, étant
actionné par l’unité de pompage.

d) L’unité de pompage
L’ensemble des équipements de surface sont groupés sous l’appellation commune
d’ « unité de pompage ». Ses principales parties sont le balancier, le pied de balancier et le

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système bielle-manivelle. L’unité de pompage est actionnée par un système


d’entraînement comprenant un moteur électrique et une boîte de vitesse.
• Le balancier
C’est une barre métallique suffisamment robuste qui peut pivoter autour d’un axe
horizontal situé au sommet d’un chevalement (pied de balancier). L’axe de pivotage du
balancier se trouve à des distances inégales de ses deux extrémités. Il divise le balancier
en deux bras inégaux.
 Le bras le plus court du balancier s’appelle « tête de balancier » ou « tête de cheval ».
Il est terminé par une demi-lune à gorge dans laquelle passe le câble d’accrochage du
train de tiges de pompage.
 Le bras le plus long du balancier s’appelle « queue de balancier ». Il s’articule avec le
système bielle-manivelle et porte à son extrémité un contrepoids d’équilibrage. La
distance du point d’articulation de la queue de balancier avec la manivelle, à partir de
l’axe de pivotage, permet de régler la course du piston de la pompe.
En basculant alternativement autour du pivot, le balancier imprime au train de tiges de
pompage, les mouvements verticaux de descente et de remontée qui sont nécessaires à
la commande du piston de la pompe. Le cycle de pompage équivaut à une rotation
complète de la manivelle, donc à un aller-retour du balancier, respectivement du piston
de la pompe.
• Le pied de balancier
C’est un chevalement métallique qui supporte le balancier. Il sert à élever le balancier
jusqu’à la hauteur indispensable aux mouvements de pivotage.
• Le système bielle-manivelle
C’est la machine qui transforme le mouvement de rotation du moteur du système au
mouvement de pivotage du balancier. Une boîte de vitesse est interposée entre le
moteur et le système considéré, en vue du choix de l’échelle de vitesse appropriée au
fonctionnement du système de pompage.

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2.- Rafaralahy, Exploitation des hydrocarbures, BEEN 5, Récupération primaire des pétroles conventionnels

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