Valorisation thermochimique de la biomasse
Valorisation thermochimique de la biomasse
thermochimique de la biomasse
Nourelhouda Boukaous
M. Mejdi JEGUIRIM Maître de Conférences, Institut de Science des Matériaux de Mulhouse Rapporteur
Mme. Souad DJERAD Professeur des universités, Université Badji Mokhtar Annaba Examinatrice
M. Abdeslem Hacen MENIAI Professeur des universités, Université Salah Boubnider Constantine Examinateur
M. Bechara TAOUK Professeur des universités, INSA Rouen Normandie Co-directeur de thèse
M. Mustapha CHIKHI Professeur des universités, Université Salah Boubnider Constantine Directeur de thèse
Thèse dirigée par Mustapha CHIKHI et Bechara TAOUK et co-encadrée par Lokmane ABDELOUAHED,
Laboratoire de Sécurité des Procédés Chimiques – LSPC
i
REMERCIMENT
La présente thèse constitue le fruit de plusieurs années de travail réalisé dans le cadre de la
cotutelle et du partenariat entre l’université Constantine 3 -Boubnider Salah- et l’Institut
National des Sciences appliqués "INSA" de Rouen.
Ce travail a été réalisé au sein du Laboratoire de Sécurité des Procédés Chimiques LSPC à
l’Institut National des Sciences appliqués "INSA" de Rouen.
Cette thèse n’aurait pas pu se concrétiser sans l’aide et le soutien de plusieurs personnes. Je
souhaite rendre hommage et exprimer ma profonde gratitude, à tous ceux qui ont
contribué, de près ou de loin, à son aboutissement.
Je tiens à remercier le staff de la faculté de Génie des Procédés pour l’occasion qui m’a
donné en effectuant un stage à l’INSA de Rouen, je m’adresse également mes plus vifs
remerciements au doyen de la faculté de Génie des Procédés Monsieur ABDESLAM
MENIAI pour ses précieux conseils, sa grande disponibilité et toute l’aide qu’il m’a
apporté durant ces années.
ii
Rapporteur), (Mejdi JEGUIRIM, Maître de Conférences, Institut de Science des Matériaux
de Mulhouse, Rapporteur), (Souad DJERAD, Professeur des universités, Université Badji
Mokhtar Annaba, Examinatrice), (Abdeslem Hacen MENIAI Professeur des universités,
Université Salah Boubnider Constantine, Examinateur) et (Ouacil SAOULI Maître de
Conférences, Ecole nationale polytechnique de Constantine, Examinateur) pour l’honneur
qu’ils m’ont accordé en acceptant d’examiner ma thèse, pour le temps qu’ils ont consacré à
sa lecture et pour les remarques judicieuses qu’ils m’ont indiquées.
Je tiens à témoigner ma reconnaissance à toutes les personnes de l’équipe LSPC pour leur
accueil chaleureux et leur gentillesse. Une pensée particulière au technicien Bruno Daronat
pour son aide précieuse dans la conception des dispositifs expérimentaux et à Maria
Pereira De Araujo et Giovanna Del Carmen Delamare pour leur soutien moral et pour leur
gentillesse.
Enfin, j’adresse mes sincères remerciements à tous mes amis et collègues de l’université
Constantine 3. Je remercie également mes collègues doctorants que j’ai connus lors de mon
stage à l’INSA et avec qui j’ai partagé des moments incroyables. Un mot spéciale à LUIS
et CHETNA, merci pour les idées, les discutions et les bons moments que nous avons
partagés.
iii
DÉDICACE
iv
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE I .....................................................................................................................4
1.4 Pyrolyse.................................................................................................................. 11
v
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE II .................................................................................................................. 39
vi
TABLE DES MATIÈRES
2.7.5 Méthode d'ajustement basée sur la minimisation non linéaire des moindres carrés
................................................................................................................................. 59
CHAPITRE IV ................................................................................................................ 82
vii
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE V .................................................................................................................. 95
viii
TABLE DES MATIÈRES
ix
LISTE DES FIGURES
Figure 1.3: Unités pentoses, hexoses, acides uroniques et désoxy-hexoses qui constituent
l’hémicellulose............................................................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 1.4 : Structure des précurseurs des lignines (les monolignols) et des unités correspondantes
constitutives des lignines ................................................................ Error! Bookmark not defined.
Figure 1.5 : Différentes voies de conversion pour obtenir des produits finis .................................. 10
Figure 1.6 : Produits issus de la pyrolyse de biomasse et leurs utilisationsError! Bookmark not
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Figure 1.7 : Proportion relative de produits finis dans la pyrolyse de la biomasseError! Bookmark
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Figure 1.8 : Représentation des mécanismes de réaction pour la pyrolyse du boisError! Bookmark
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Figure 1.9 : Schéma de réaction de pyrolyse à une étape, HashimotoError! Bookmark not
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Figure 1.12 : Modèle cinétique de la décomposition de la biomasse Error! Bookmark not defined.
Figure 1.13 : Combustion d’une particule de bois ........................... Error! Bookmark not defined.
Figure 2.1 : Composition de la biohuile étudiée .............................. Error! Bookmark not defined.
Figure 2.3 : Représentation schématique de l’ATG ......................... Error! Bookmark not defined.
Figure 2.4 : Schéma du réacteur discontinu .................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 2.5 : Schéma représentatif du dispositif du réacteur à lit fluidiséError! Bookmark not
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Figure 2.6 : Optimisation du temps de réaction de la désoxygénation, analyse des produits gazeux
(essai avec l’acide acétique) ........................................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 3.1 : Les profils TG (a)-DTG (b) des cinq biomasses à la vitesse de chauffe de (10 °[Link]-1)
...................................................................................................... Error! Bookmark not defined.
x
LISTE DES FIGURES
Figure 3.2 : Régression linéaire selon la méthode Kissinger ............ Error! Bookmark not defined.
Figure 3.3 : Régression linéaire selon la méthode Coats Redfern à différentes vitesses de chauffe
...................................................................................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 3.4 : Régression linéaire selon la méthode KAS................... Error! Bookmark not defined.
Figure 3.5 : Evolution de l'énergie d'activation de la pyrolyse des différentes biomasses en fonction
du de taux de conversion selon la méthode KAS .......................................................................... 65
Figure 3.6 : Régression linéaire selon la méthode DAEM ............... Error! Bookmark not defined.
Figure 3.8 : Expérimentation et modélisation des courbes DTG selon NLSM pour différentes
biomasses à 2 °[Link]-1 ................................................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 3.9 : Distribution d'énergie d'activation avec le taux de conversion selon différentes
méthodes utilisées dans ce travail ................................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 3.10 : Effet de la température sur la distribution des produits de la pyrolyse ...................... 74
Figure 3.11 : Groupes chimiques présents dans les échantillons de bio-huile produits à la
température optimale pour la production de biohuile ...................... Error! Bookmark not defined.
Figure 3.12 : l’effet de la température sur les évolutions des rendements massiques des acides
carboxyliques, phénols et sucres ..................................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 3.13 : Effet de la température sur la composition des gaz produitsError! Bookmark not
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Figure 4.2 : Composition des gaz produits par la gazéification de la biomasse CM ................ Error!
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Figure 4.3 : Evolutions de la composition des produits gazeux en fonction de la fraction d’air à
900°C ............................................................................................ Error! Bookmark not defined.
Figure 4.5 : Composition des gaz produits par la gazéification des composants de biomasse .. Error!
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Figure 5.1 : Courbes ATG et DTG de la réaction de combustion de différents matériaux bruts
obtenus à différentes vitesses de chauffe ........................................ Error! Bookmark not defined.
Figure 5.2 : Courbes ATG et DTG de la combustion des différents biocharbons obtenues à
différentes vitesses de chauffe ........................................................ Error! Bookmark not defined.
Figure 6.1 : Bilan de matière de la conversion des différentes molécules en présence du catalyseur
Fe-HZSM-5 ................................................................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 6.2 : Distribution des familles des produits liquides de la réaction de désoxygénation de
l’Acide acétique en présence du catalyseur Fe-HZSM5 .................. Error! Bookmark not defined.
xi
LISTE DES FIGURES
Figure 6.3 : Schéma réactionnel proposé pour la conversion de l’Acide acétique sur le catalyseur
HZSM-5 ........................................................................................ Error! Bookmark not defined.
Figure 6.4 : Distribution des familles des produits liquides de la réaction de désoxygénation de
l’Acétone en présence du catalyseur Fe-HZSM5 ............................ Error! Bookmark not defined.
Figure 6.5 : Schéma réactionnel pour la transformation de l'Acétone sur une zéolithe HZSM-5 .. 113
Figure 6.6 : Distribution des familles des produits liquides de la réaction de désoxygénation du
Furfural en présence du catalyseur Fe-HZSM5 ........................................................................... 114
Figure 6.7 : Schéma réactionnel pour la transformation du Furfural sur une zéolithe Fe-HZSM-5
.................................................................................................................................................. 115
Figure 6.8 : Distribution des familles des produits liquides de la réaction de désoxygénation du
Propane-1.2-diol en présence du catalyseur Fe-HZSM5.................. Error! Bookmark not defined.
Figure 6.9 : Schéma réactionnel pour la transformation du Propanol sur le catalyseur HZSM-5
...................................................................................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 6.10 : Distribution des familles des produits liquides de la réaction de désoxygénation
d’Éthylpentanoate en présence du catalyseur Fe-HZSM5 ............... Error! Bookmark not defined.
Figure 6.11 : Schéma réactionnel pour la transformation Éthylpentanoate sur le catalyseur Fe-
HZSM-5 ........................................................................................ Error! Bookmark not defined.
Figure 6.12 : Distribution des familles des produits liquides de la réaction de désoxygénation du 4-
Éthylguaïacol en présence du catalyseur Fe-HZSM5 ...................... Error! Bookmark not defined.
Figure 6.13 : Energie des liaisons C-O du guaiacol ......................... Error! Bookmark not defined.
Figure 6.15: Distribution des familles des produits liquides de la réaction de désoxygénation du 2-
methylefurane sur le catalyseur Fe-HZSM5................................................................................ 122
Figure 6.17 : Distribution des familles des produits liquides de la réaction de désoxygénation de
l’Acétamide, N, N – diméthyle en présence du catalyseur Fe-HZSM-5Error! Bookmark not
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Figure 6.18 : Bilan de matière de la réaction de traitement de la biohuile : sans et avec le catalyseur
Fe-HZSM-5 ............................................................................................................................... 125
Figure 6.19 : Composition du liquide collecté lors du traitement de la biohuile : sans catalyseur et
en présence du catalyseur Fe-HZSM-5 ........................................... Error! Bookmark not defined.
Figure 6.21 : Teneur en eau (% en poids) des produits liquides issus de la désoxygénation de la bio-
huile obtenues à différentes températures ....................................... Error! Bookmark not defined.
xii
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1.1 : Les différents types de pyrolyse .................... Error! Bookmark not defined.
Tableau 1.2 : Norme française NF des Biocombustibles solidesError! Bookmark not
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Tableau 1.3 : Composition de la biohuile selon la littératureError! Bookmark not
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Tableau 1.4 : Propriétés physiques et caractéristiques de la biohuile de pyrolyse ....... Error!
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Tableau 1.5 : Quelques techniques d’amélioration des biohuiles de pyrolyse ............. Error!
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Tableau 1.6 : Désoxygénation de quelques molécules modèlesError! Bookmark not
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Tableau 2.1 : Les molécules modèles utilisées dans ce travailError! Bookmark not
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Tableau 2.2 : Propriétés des différentes biohuiles ............... Error! Bookmark not defined.
Tableau 2.3 : Analyse élémentaire de la biomasse et des composants de la biomasse Error!
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Tableau 2.4 : Analyse approximative (base sèche) de différentes matières premières basée
sur des expériences ATG (% en masse) .............................. Error! Bookmark not defined.
Tableau 2.5 : Analyse élémentaire des biocharbons ............ Error! Bookmark not defined.
Tableau 2.6 : Analyse approximative des biocharbons........ Error! Bookmark not defined.
Tableau 2.7 : Analyse minérale détaillée des différentes biomassesError! Bookmark not
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Tableau 2.8 : Les principales caractéristiques des catalyseurs HZSM-5 et Fe-HZSM-5
.......................................................................................... Error! Bookmark not defined.
Tableau 3.1 : les caractéristiques thermiques de la pyrolyse des biomasses étudiées .. Error!
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Tableau 3.2 : Paramètres cinétiques de cellulose, hémicellulose et lignine pour différentes
biomasses selon la méthode NLSM .................................... Error! Bookmark not defined.
xiii
LISTE DES TABLEAUX
xiv
LISTE DES ABRÉVIATIONS
T: Température (°C)
R: Constante universelle des gaz parfaits (8.314 [Link]-1)
Ea : Energie d'activation ([Link]-1)
DTG : Thermogravimétrie différentielle
N: Ordre de Réaction (-)
R2 : Coefficient de Corrélation (-)
xv
LISTE DES ABRÉVIATIONS
xvi
RÉSUMÉ
La conversion de la biomasse et des déchets comme une alternative aux ressources fossiles
constitue aujourd’hui un défi majeur pour la communauté scientifique. Les procédés
thermochimiques présentent un potentiel considérable qui vise à augmenter de manière
significative la part de l’utilisation des sources renouvelables. Dans cette thèse, nous nous
intéressons aux procédés de conversion de la biomasse par pyrolyse, gazéification et
combustion. .
Cinq biomasses méditerranéennes, Ciste de Montpelier, noyaux des dattes, noyaux d'olive,
coques de pin d'Alep et paille de blé, ont été choisies dans ce travail en tenant compte de
leur disponibilité dans le temps et du fait que leur valorisation n’interfère pas avec
l’alimentaire.
Une étude comparative de la pyrolyse des différentes biomasses a été réalisée à l’aide de
l’analyse thermogravimétrie (ATG). Les paramètres cinétiques (énergie d'activation et
facteur pré-exponentiel) des réactions de décomposition par pyrolyse, de ces biomasses,
ont été déterminés en utilisant cinq modèles cinétiques (Kissinger, Kissinger-Akahira-
Sunose (KAS), Coats Redfern, DAEM et NLSM).
Des expériences de pyrolyse ont également été réalisées à l’aide d’une installation
instrumentée et équipée d’un réacteur semi-continue à différentes températures (400,
450, 500, 550 °C) et pour un temps de séjour de 11 minutes. Les résultats obtenus montrent
que les composés chimiques présents dans les différents échantillons de la bio-huile
produite sont les mêmes pour les différentes biomasses. Cependant, la composition change
d'une biomasse à une autre. La principale famille est celle des acides carboxyliques 26.58-
39.96%) suivis par les phénols (13.34-28.24%), puis les cétones (12.01-24.94%) et les
esters (6.62-15.94%). Globalement, la différence de pourcentage des familles d'une
biomasse à l'autre est inférieure à 5%.
À l’issue de l’étude de la pyrolyse, la biomasse de Ciste de Montpellier a été sélectionnée
parmi les cinq biomasses pour la réalisation d’une étude de gazéification comparée à celle
des constituants majeurs de la biomasse lignocellulosique : la cellulose, l’hémicellulose et
la lignine. L’étude de la gazéification de ces échantillons a été effectuée dans le même
dispositif expérimental que la pyrolyse en utilisant l’air comme agent de gazéification. La
température de gazéification est variée entre 750 à 900 °C et temps de séjour a été fixé à 10
minutes. L'augmentation de la température et de la fraction d'air augmente de manière
significative le rendement des produits gazeux et réduit considérablement les rendements
de goudron et de charbon pour les différents échantillons étudiés. Dans chaque expérience,
les principaux composés de la phase gazeuse (gaz de synthèse) sont le CO, CO 2, H2 et
CH4.
L’analyse thermogravimétrique ATG a été également utilisée pour étudier la combustion
de la biomasse Ciste de Montpellier (CM), la cellulose, l’hémicellulose, la lignine et de
leurs charbons. Les paramètres cinétiques de la combustion des différents matériaux ont
été déterminés sur la base de l’approche de Coats-Redfern.
xvii
A cause de leur teneur élevée en oxygène, les biohuiles de pyrolyse possèdent des
propriétés (acidité, viscosité, instabilité…) inadaptées à une utilisation comme carburant.
Dans l’optique d’améliorer leurs propriétés, nous avons réalisé une étude de la
désoxygénation catalytique des molécules oxygénées représentatives de la composition des
biohuiles. La désoxygénation a été faite dans un réacteur à lit fluidisé sur un catalyseur à
base de zéolithe modifiée avec du fer (Fe-ZSM5).
La majorité des molécules modèles examinées ont présenté un taux de conversion élevée
atteignant 99% environ dès la température 400 °C, à l’exception des aldéhydes, gaïacols et
amides. Le taux de conversion de ces dernières augmente avec la température et s’élève à
50.51%, 70.42% et 52.32% à 500°C pour les aldéhydes, les gaïacols et les amides,
respectivement.
xviii
ABSTRACT
Conversion of biomass and waste as alternative to fossil resources is a major challenge for
the scientific community today. Thermochemical processes have considerable potential
which aims to increase significantly the share of the renewable sources use. In this thesis,
we are interested in biomass conversion processes by pyrolysis, gasification and
combustion.
Five mediterranean biomasses, Ciste of Montpelier, Date kernels, Olive kernels, Aleppo
pine huskes and wheat straw, were chosen in this work taking into account their
availability over time as well as the absence of nutritional conflict.
As part of this work, a comparative study of different biomasses was carried out in ATG
thermogravimetry analysis. Kinetic parameters (Activation energy and the pre-exponential
factor) of the decomposition reactions by pyrolysis of these biomasses was carried out
using five kinetic models (Kissinger, Kissinger-Akahira-Sunose (KAS), Coats Redfern,
DAEM and NLSM).
Pyrolysis experiments were also carried out using an instrumented installation equipped
with a semi-continuous reactor at different temperatures (400, 450, 500, 550° C) and for a
residence time of 11 minutes. The results obtained show that the chemical compounds
present in the different bio-oil samples were the same for the different biomasses.
However, the composition changed from one biomass to another. The main family were
that of carboxylic acids (26.58-39.96%) followed by phenols (13.34-28.24%), then ketones
(12.01-24.94%) and esters (6.62-15.94%). Overall, the difference in the percentage from
one biomass to another was less than 5%.
Basing of the pyrolysis study results, a comparative gasification study of Ciste of
Montpellier biomass and the major constituents of lignocellulosic biomass: cellulose,
hemicellulose and lignin. The gasification study of these samples was carried out in the
same experimental device as the pyrolysis using air as a gasification agent. Temperature
gasification was ranging from 750 to 900° C and the residence time was set of 10 minutes.
Increasing in temperature and air fraction increased significantly the yield of gaseous
products and reduced considerably tar and char yields. In each experiment, the main
compounds of the gas phase (synthesis gas) are CO, CO 2, H2 and CH4.
ATG thermogravimetric analysis was used to study the combustion of Ciste de Montpellier
(CM) biomass, cellulose, hemicellulose, lignin and their chars. The kinetic parameters for
the combustion of different materials were determined based on the Coats-Redfern
approach.
Because of their high oxygen content, pyrolysis bio-oils have properties (acidity, viscosity,
instability, etc.) unsuitable for use as fuel. In order to improve their properties, we carried
out a study of the catalytic deoxygenation of oxygenated molecules representative of the
composition of bio-oils. The deoxygenation was carried out in a fluidized bed reactor with
a catalyst based zeolite modified with iron (Fe-ZSM5). The majority of the model
molecules examined exhibit a high conversion rate reaching approximately 99% from a
temperature of 400 ° C, with the exception of aldehydes, guaiacols and amides. The
xix
conversion rate of the latter increases with temperature and amounts to 50.51%, 70.42%
and 52.32% at 500 ° C for aldehydes, guaiacols and amides, respectively.
Keywords: pyrolysis, gasification, combustion, biomass, ATG thermogravimetric analysis,
deoxygenation, fluidized bed.
xx
ملّخص
يعتبر اليوم تحويل الكتلة الحيوية والنفايات كبديل الستغالل الموارد األحفورية تحدّيا كبيرا للمجتمع العلمي حيث تتمتع
عمليات التحويل الكيميائية الحرارية بإمكانيات كبيرة تؤدي إلى ارتفاع معدل استغالل المصادر المتجدّدة.
في هذا العمل تم اختيار خمس كتل حيوية متوسطية :سيست مونبلييه (أم العالية) ˛ نواة التمر˛ نواة الزيتون˛ قشور
الصنوبر الحلبي وقش القمح لوفرتها الدائمة وعدم استغاللها غذائيا.
تمت دراسة مقارنة االنحالل الحراري لمختلف الكتل الحيوية باستعمال التحليل الحراري الوزني ( ;)ATGأين تم
تحديد المعالم الحركية للتفاعالت بخمس نماذج حركية "كاس˛ كيسنجر ،كيسنجر-أكاهيرا-سونوز ،كوتس ريدفيرن،
نموذج طاقة التنشيط الموزع ،طريقة التعديل على أساس تصغير المربعات الصغرى غير الخطية «
قمنا بدراسة االنحالل الحراري أيضا باستعمال تركيب مجهز بمفاعل شبه مستمر عند درجات حرارة
مختلفة˛ 500 ˛450 ˛400و 550درجة مئوية بمدة مكوث بلغت 11دقيقة .أظهرت النتائج المتحصل عليها أن الزيوت
الحيوية المنتجة تتكون من نفس العناصر الكيميائية لكن بنسب متفاوتة .األحماض الكربوكسيلية هي العناصر الكيميائية
المسيطرة بنسبة تتراوح بين ( 8.26و )%96.39تليها الفينوالت بنسبة تتراوح بين ( 13.34و )28.24ثم الكيتونات
( 12.01و )%24.24واألسترات ( 6.62و .)%15.94عموما الفرق في نسب العناصر الكيميائية من كتلة حيوية إلى
أخرى ال يتعدى .%5
اعتمادا على نتائج االنحالل الحراري ثم اختيار الكتلة الحيوية سيست مونبلييه من بين الخمس كتل حيوية إلجراء
دراسة التغويز مقارنة بالمكونات الرئيسية للكتلة الحيوية :السيليلوز˛ الهيميسليليوز والليجنين .أجريت دراسة التغويز
في نفس المفاعل الذي تمت فيه دراسة االنحالل الحراري مع استخدام الهواء كعامل تغويز .تم تغيير درجة الحرارة من
700الى 900درجة مئوية أما وقت التفاعل فقد ضبط عند 10دقائق .اظهرت النتائج أن ارتفاع درجة الحرارة ونسبة
الهواء تزيد من إنتاجية الغازات بشكل كبير وتقلل من إنتاجية القطران والفحم .تم أيضا إثبات أن العناصراألساسية
المركبة للغاز هي H2 ˛CO2 ˛ CO و . CH4
أستعمل التحليل الحراري الوزني ( )ATGأيضا لدراسة احتراق الكتلة الحيوية سيست مونبلييه˛ سيليلوز˛ هيميسليلوز˛
ليجنين والفحم الناتج عن االنحالل الحراري لكل عينة .من خالل هذه الدراسة تم تحديد المعالم الحركية لتفاعل االحتراق
على أساس نموذج "كوست ريدفارن"
تتميّز تركيبة الزيوت الحيوية الناتجة عن االنحالل الحراري للكتل الحيوية بارتفاع نسبة األ أوكسجين باإلضافة إلى عدة
خصائص (الحموضة ،اللزوجة وعدم االستقرار......الخ) غير مناسبة لالستخدام كوقود .بهدف تحسين هذه الخصائص
أأجريت دراسة النزع الحفزي لألوكسجين من العناصر النموذجية ال أممثلة لتركيبة الزيوت الحيوية .عملية نزع
األكسيجين تمت في مفاعل يحتوي على سرير أمميّ ع ذو محفز يعتمد على الزيوليت المعدل بالحديد (.)Fe-HZSM-5
اظهرت غالبية العناصر النموذجية أن معدل تحويلها مرتفع جدا ويصل إلى حوالي %99ابتداء من درجة حرارة 400
درجة مئوية باستثناء االلدهيدات والجياجوالت واألميدات التي يزيد معدل تحويلها مع ارتفاع درجة الحرارة عند 500
درجة مئوية إلى %50.5و %70.42و %52.32على التوالي.
الكلمات المفتاحية :االنحالل الحراري ،التغوير ،االحتراق ،الكتلة الحيوية ،التحليل الحراري الوزني ( ، )ATGنزع
األكسجين ،السرير ال أمميّع.
xxi
INTRODUCTION GÉNÉRALE
INTRODUCTION GÉNÉRALE
La très forte dépendance à ces ressources est plus que jamais d’actualité puisque d’après
L'Agence internationale de l'énergie AIE (AIE, 2007.): depuis 1950, la consommation est
devenue quasi exponentielle. Entre 2000 et 2005 elle a augmenté de 10% atteignant
environ 11000 millions de Tonnes équivalent pétrole (tep). Cette grandeur représente
l’équivalent de 13340 réacteurs nucléaires de 1GW fonctionnant à pleine puissance, 24
heures sur 24 toute l’année. De plus, l’apparition de pays tels que la Chine et l’Inde, à des
niveaux très élevés de production et de technologie, laisse préjuger une augmentation forte
et continue de cette consommation. En 2020 ces deux pays consomment autant d’énergie
que l’Amérique du Nord et l’Europe d’aujourd’hui. La consommation mondiale pourrait
alors doubler d’ici 2050.
D’autre part, l’impact des changements climatiques dans le monde augmente chaque jour
et les émissions de CO2 atmosphérique ont dépassé le niveau de risque prévu dans 10 ans
[4]. Ces énergies fossiles impactent négativement notre environnement. Pour lutter contre
le réchauffement climatique et garantir un développement durable, plusieurs sommets de la
Terre sont organisés tous les 10 ans, depuis 1972, dans le cadre de l’Organisation des
Nations Unies (ONU). La lutte contre le réchauffement climatique passe par le
développement des énergies renouvelables telles que l’éolien, le solaire et la
biomasse, d’après les objectifs fixés dans le cadre des «Energies Renouvelables pour tous».
1
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Parmi les sources d’énergie alternatives, la biomasse apporte des réponses intéressantes à
ces enjeux car étant une source de carbone renouvelable, elle permet de diversifier les
sources d’énergie, disponible dans la plupart des pays [8] .
Afin de répondre aux futurs enjeux énergétiques, nous nous sommes intéressés dans ce
manuscrit aux procédés de conversion thermochimique par pyrolyse, gazéification et
combustion de quelques biomasses, choisies par leur abondance. Ce manuscrit se divise en
cinq chapitres :
Dans le chapitre I, nous présentons en détails le procédé de pyrolyse avec son principe et
ses mécanismes réactionnels, ses différentes technologies. Un bref état de l’art des
procédés de gazéification et de combustion est ensuite abordé. Nous présentons aussi les
propriétés physico- chimiques des bio-huiles de pyrolyse de biomasse et les différentes
techniques d’amélioration de leur qualité.
Dans le chapitre V, l’analyse thermogravimétrique ATG a été utilisée pour étudier les
caractéristiques de combustion de la biomasse Ciste de Montpellier (CM), la cellulose,
2
INTRODUCTION GÉNÉRALE
3
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
CHAPITRE I
DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
1.1 Introduction
1.2 La lignocellulose
4
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
1.2.1 La cellulose
En général, la cellulose est une substance fibreuse d’un haut poids moléculaire, dure,
insoluble dans l’eau. Elle joue un rôle essentiel dans le maintien de la structure des parois
cellulaires des plantes [19]. La cellulose connue pour être une homopolymère linéaire des
unités de D-glucose liées par des liaisons glycosidiques de type β(1-4) dans laquelle
chaque unité est vrillée à 180° par rapport à ses voisins, et le segment répété est considéré
comme un dimère de glucose, appelé cellobiose. Des liaisons hydrogène intra et
intermoléculaires confèrent une grande stabilité à sa structure semi-cristalline.
5
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
De loin, la cellulose est le polymère le plus abondant sur terre aujourd'hui, dont la
production annuelle est estimée à plus de 7,5 × 1010 tonnes [19]. La figure (1.2) présente la
structure de la cellulose.
1.2.2 L’ hémicellulose
Figure 1.3 : Unités pentoses, hexoses, acides uroniques et désoxy-hexoses qui constituent
l’hémicellulose, Feldman [23].
6
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
1.2.3 La lignine
Figure 1.4 : Structure des précurseurs des lignines (les monolignols) et des unités
correspondantes constitutives des lignines, Condassamy [26] .
Les principales liaisons dans la lignine native sont les liaisons éther β-O-4. Les autres
liaisons éthers sont de types 4-O-5 et β-5, appelées liaisons condensées [27]. En outre, de
7
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
par sa nature chimique, la lignine est très résistante à divers agents chimiques et à la
dégradation biologique. Elle est insoluble et hydrophobe et agit comme liant entre les
cellules [28].
Les substances extractives englobent une ample variété de composés présents dans la
biomasse lignocellulosique autres que les macromolécules constitutives. Leur composition
et leur teneur sont très diverses selon les espèces [29]. Ce sont des substances qui peuvent
être séparées par traitements de la biomasse avec des solvants et qui peuvent être récupéré
par évaporation des solvants. Ils contribuent aux propriétés caractéristiques telles que la
couleur, l’odeur, le goût et la résistance aux agents de dégradation biologique.
Les extractibles organiques sont classés principalement sur la base de leur solubilité dans
l’eau et dans les solvants organiques neutres [30]–[32]. Les composés d’extraction
lipophiliques, généralement appelés résines, sont solubles dans les liquides de faible
polarité tels que l’hexane et sont principalement des lipides à faible teneur en oxygène. Ils
peuvent être des composés acycliques tels que les graisses, les acides gras et les cires, ou
les composés cycliques tels que les terpénoïdes (y compris les résines acides) et les stérols.
Les composés extractifs hydrophiles sont principalement des composés phénoliques, tels
que les lignanes, mais peuvent également être des sucres [12].
La matrice lignocellulosique contient également, en concentration plus faible, des
composés inorganiques dont les principaux sont : les alcalins (K et Na) et les alcalino-
terreux (Ca et Mg) [33] mais aussi du silicium, du phosphore et des métaux de transition
(Mn, Fe, Zn…). Ces substances se retrouvent dans les cendres après calcination de la
biomasse. Leurs teneurs peuvent varier fortement en fonction du lieu de culture, du climat
et de la zone de prélèvement de la plante (tronc, branches, feuilles…) [23], [24].
8
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Les technologies de la première génération est le moyen le plus simple d'utiliser les
terres agricoles (comme canne à sucre, betterave sucrière et des huiles végétales)
pour produire de l’éthanol ou le biodiesel [36], [37].
9
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
e
Anaérobie
Conversion Fermentation
La biomasse
biochimique
Éthanol, acide aminé,
Enzyme bio
à base d'hydrogène et
de protéines
produits chimiques
Cellulose,
Hydrolyse hémicellulose,
lignine, sucre
Conversion
Extraction par Métabolites primaires
chimique
solvant et secondaires
Conversion
supercritique Cellulose,
hémicellulose, lignine
Extraction
Conversion
mécanique
physique
Briquetage
Figure Error! No text of s pecifie d style in docume nt..1 : Di ffére ntes voies de conversion pour obte nir des pr oduits finis
Distillation
Figure 1.5 : Différentes voies de conversion pour obtenir des produits finis, Pant and
Mohanty [35].
10
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
1.4 Pyrolyse
Figure 1.6 : Produits issus de la pyrolyse de biomasse et leurs utilisations, ADEM [42].
11
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
La figure (1.7) présente les proportions relatives des produits finis après pyrolyse de la
biomasse à une plage de températures de 400 à 650 °C [6]. Cependant, les processus de
pyrolyse ne peuvent pas être limités à un seul chemin de réaction en raison des propriétés
variables de la structure et la composition de la biomasse [6], [43] .
Figure 1.7 : Proportion relative de produits finis dans la pyrolyse de la biomasse de bois,
Jahirul [6].
La pyrolyse est donc un processus très complexe et consiste en des réactions simultanées et
successives, y compris la déshydratation, la dépolymérisation, l’isomérisation,
l’aromatisation, la décarboxylation et la carbonisation. Ces réactions peuvent être classées
comme suit [44], [45] :
12
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
D'après toutes les études effectuées jusqu'à présent, les réactions secondaires sont les
réactions de contrôle qui conduisent à la formation des produits de pyrolyse avec des
propriétés spécifiques [45].
La figure (1.8) présente les phénomènes réactionnels ayant lieu lors la pyrolyse de
biomasse de bois commençant par une réaction de premier ordre. Lanzetta et Blasi [46] ont
constaté qu’au début de la pyrolyse (250 °C – 300 °C), la plupart des volatils sont libérés à
une vitesse 10 fois plus rapide que l'étape suivante.
Figure 1.8 : Représentation des mécanismes de réaction pour la pyrolyse du bois, Uddin
[41].
La pyrolyse peut être effectuée sous différentes conditions opératoires afin de récupérer
tous les produits et de maximiser le rendement en un composant désiré, solide, liquide ou
gaz. Bridgwater [47] a classé les différents types de pyrolyse en 5 modes regroupés dans le
tableau (1.1).
13
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
À noter que la densité du flux thermique dépend du type de réacteur, elle est égale au
coefficient de transfert de chaleur externe (W.m-2.K-1) multiplié par la différence de
température entre la source de chaleur dans le réacteur et la surface de la particule [48].
D’après le tableau présenté ci-dessus, il n’y a pas une grande différence entre la pyrolyse
rapide et la pyrolyse intermédiaire en termes de distribution du produit ; ces deux classes
de pyrolyse ont pour objectif une production maximale de liquide en tant que produit final
[49].
(1.1)
Parmi les réacteurs de pyrolyse utilisés, il existe cinq principaux types de réacteurs visant à
maximiser la production de combustible liquide : réacteurs à lit fluidisé (bouillonnant,
circulant) , à cône rotatif, Auger, ablatif ; à lit conique [51]–[53]. Un résumé de ces
différentes technologies, leurs caractéristiques et avantages ainsi que leurs schémas sont
présentés dans l’annexe A.
14
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Il s’avère que dans la littérature, la pyrolyse de la biomasse a été décrite par des modèles
cinétiques de différentes complexités de manière à comprendre le mécanisme de la réaction
et déterminer les paramètres cinétiques.
Le modèle cinétique d’une seule réaction chimique globale est le modèle le plus simple et
le plus utilisé. Ce modèle représente la conversion de la biomasse en composés volatiles et
charbon suivant une réaction du premier ordre en une seule étape (figure (1.9)) [54], [55].
Les paramètres cinétiques de ce modèle peuvent être estimés de manière expérimentale ou
à l’aide de différents modèles tels que ceux de Kissenger, de Kissenger-AKahira Sunose
(KAS) et de Flynn-Wall-Ozawa (FWO) [56].
Figure 1.9 : Schéma de réaction de pyrolyse à une étape, Hashimoto, Papari and Hawboldt
[57], [56].
Broido [58] a décrit un modèle à partir de résultats expérimentaux obtenus par la pyrolyse
de la cellulose utilisant l’analyse thermogravimétrique (ATG). Ce modèle inclut une étape
initiale qui conduit à la formation d'une «cellulose active» avec une grande énergie
d’activation, ensuite la cellulose active se décomposant en deux étapes concurrentes.
Ainsi, Bradbury et ses collaborateurs [59] ont développé un nouveau modèle avec la
cellulose active comportant deux réactions compétitives du premier ordre, l'une donnant
des volatils et l'autre du charbon et une fraction gazeuse (figure (1.10)). La pyrolyse de la
cellulose a été réalisée sous une basse pression (1.5 Torr) et sur une plage de température
de 259 à 341 °C de manière à prévenir les réactions secondaires. Les auteurs ont constaté
que la fraction en char augmente si la pression et la quantité d’échantillon augmente. En-
dessous du domaine de température, les résultats révèlent qu’un changement dans le
régime de perte de masse attribué à une grande énergie d’activation durant laquelle la
cellulose passe de la forme inactive à la forme active sans perte de masse. Ce modèle est
traditionnellement appelé modèle « Broido Shafizadeh » (BS). Il est très souvent cité et
utilisé par beaucoup d’auteurs.
15
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Figure : Schéma du modèle de
Ranzi et al.[61] ont décrit un modèle qui considère la dégradation de la biomasse comme
une déclinaison de la dégradation de ses différents composés (cellulose, hémicellulose et
lignine) et qui prédit les rendements et la composition globale du gaz, du goudron et des
résidus solides. Des modèles cinétiques des différentes étapes de volatilisation des
combustibles solides et des réactions secondaires de la phase gazeuse ont été développés et
validés par comparaison avec des données expérimentales.
Sharma et al [62] ont considéré que la décomposition thermique se fait par plusieurs
réactions parallèles indépendantes, ce qui conduit à la formation des gaz, de la biohuile et
du charbon (figure (1.12)). Ces réactions participent aussi à la réduction du degré de
polymérisation de la biomasse pour la production des condensables primaires. Ces derniers
subissent des réactions de craquage, d’oxydation partielle et d’adsorption sur les sites actifs
du charbon à haute température pour produire essentiellement du gaz et des condensables
secondaires riches en composés aromatiques [63]. À des températures élevées, les
16
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
condensables secondaires, à leur tour, produisent du charbon secondaire via les réactions
de re-polymerisation [64], [65]. La nouveauté de ce modèle réside dans la prise en compte
du changement des différents paramètres physico-chimiques durant la pyrolyse en raison, à
la fois, du mécanisme de la décomposition thermique de la biomasse et des phénomènes de
transfert. Les auteurs ont considéré la décomposition primaire comme une réaction du
premier ordre selon la voie de production du biochar, de la biohuile et des gaz
incondensables avec les constantes cinétiques K1, K2 et K3. Les réactions secondaires de
décomposition de la biohuile, ayant lieu à l’intérieur de la particule, sont définies par les
constantes K4 et K5 et les autres réactions hétérogènes se passent à l’extérieur des particules
telles que la formation des composés aromatiques de haut poids moléculaires pour produire
du char secondaire. Dans son travail, les constantes cinétiques des réactions primaires et
secondaires sont introduites à partir de travaux expérimentaux [63], [66], [67].
Guizani et al. [68] dans ce modèle 1-D développé en langage Fortran (GASPAR), prennent
en compte la chauffe et le séchage des particules, la réaction de pyrolyse, les réactions en
phase gazeuse et la gazéification du charbon. Les réactions de gaz et de goudron en phase
gazeuse ont été modélisées par l’outil de CHEMKIN. Ils ont constaté que le modèle donne
des informations utiles sur la réaction de pyrolyse dans un réacteur tubulaire comme il est
possible de l’utiliser pour la conception des pilotes et des réacteurs à flux entraîné à échelle
industrielle.
Abdelouahed et al. [69] ont étudié le comportement pyrolytique de deux biomasses brutes
ainsi que leurs constituants majeurs (cellulose, hémicellulose et lignine) par analyse
thermogravimétrique ; ils ont déterminé les paramètres cinétiques de la réaction de
pyrolyse (énergie d’activation et facteur pré-exponentiel) de différents échantillons en se
basant sur la méthode de Kissinger, des méthodes d’iso-conversion (Kissinger – AKahira –
Sunose et Friedman) et des modèles fondés. Ce travail a montré que les paramètres
17
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
cinétiques sont très sensibles aux méthodes utilisées. La comparaison des résultats a
montré une grande différence pour les mêmes conditions expérimentales, même pour les
composés macromoléculaires de la biomasse. Sur la base des résultats obtenus, ils ont
affirmé que la méthode de Kissinger reste la meilleure pour la détermination des
paramètres cinétiques, car elle tient en compte l’effet de la structure de la biomass et du
contenu minéral.
1.5 La gazéification
- Etape de séchage : Avant toute conversion thermique, la biomasse subit une phase de
séchage durant laquelle l’humidité naturellement présente dans la biomasse (ou due à son
stockage) est éliminée par évaporation. Cette phase endothermique se produit à une
température inférieure à 200 °C et elle peut être intégrée ou non au réacteur de
gazéification.
18
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Les matières volatiles regroupent des espèces gazeuses incondensables qui comprennent en
majorité du CO2, CO, H2O, C2H2, C2H4 et C2H6 et des espèces condensables (les
goudrons).
- Etape d’oxydation homogène : Il s’agit d’une oxydation homogène des matières volatiles
produites lors de la phase de pyrolyse par un agent oxydant (air, O2, H2Ovap). Leur
combustion permet d’atteindre des hautes températures dans le réacteur.
- Etape d’oxydation hétérogène : Cette étape est généralement appelée réduction du char ;
c’est une oxydation du résidu carboné. Elle se produit à haute température (800-1200 °C)
sous l’effet de gaz oxydants, qui sont en général la vapeur d’eau et le dioxyde de carbone
contenus dans les fumées de combustion des matières volatiles. Cette réaction
endothermique nécessite un apport supplémentaire de chaleur pour maintenir une
température suffisante. Celui-ci est en général fourni par un excès d’air permettant la
combustion d’une partie du carbone du char. La gazéification du char produit un gaz
combustible essentiellement formé d’hydrogène et de monoxyde de carbone, dans des
proportions variables [78].
Les réactions majeures lors de la gazéification sont données par les équations (1) –
(5) suivantes [70]:
19
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
20
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
1.6 La combustion
21
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
22
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
23
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Formule
Famille Composé majoritaire
chimique
La biohuile est formée par une condensation rapide des vapeurs de pyrolyse et des aérosols
pour éviter les réactions secondaires ; par conséquent, le produit n’est pas stable comme
24
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
25
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Séparation de phases
Eau d'alimentation élevée
Séparation de phase partielle,
Séparation de Haute teneur en cendres dans
Superposition
phase ou l'alimentation
Mauvais mélange
inhomogénéité Mauvaise séparation des
Incohérence dans la
caractères
manipulation, le stockage et le
traitement
Odeur très
Aldéhydes et autres matières Bien que non toxique, l'odeur est
caractéristique
organiques volatiles souvent répréhensible
(fumée âcre)
Des travaux de Czernik et Bridgwater [97] ont été réalisés en utilisant les biohuiles dans
les moteurs diesel, les turbines et comme sources de produits chimiques. Samolada et
al.[98] ont réussi à produire du bio-carburant à partir des biohuiles hydrotraitées puis
acheminées vers un réacteur FCC. Les études de ̎ Co-traitement de bio-liquides valorisés
dans des unités de raffinage standard-BIOCOUP ̎ montrent que les biohuiles d’origine
lignocellulosique, légèrement améliorées, peuvent être co-alimentées dans les procédés
standards (FCC et hydro-procédés) pour produire des bio-hydrocarbures [99].
D’après Jahiril et al., [6] de nombreux facteurs inconnus affectent les propriétés thermo-
physiques des biohuiles qui présentent des limitations concernant leur qualité de
carburant : séparation de phases ; instabilité ; viscosité, problèmes d’encrassement durant
26
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Afin de répondre aux futurs enjeux énergétiques, le post-traitement des biohuiles est donc
une étape indispensable pour augmenter leur stabilité et leur pouvoir calorifique, il s’agit
de réduire leur teneur en eau et en oxygène.
27
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Inconvénients/
Technique Objectifs Avantages Références
Limitations
28
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
29
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Plusieurs chercheurs axent leurs projets sur la désoxygénation catalytique considérant cette
technique comme le procédé le plus efficace pour transformer la bio-huile brute en
carburants de haute qualité.
30
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
b- Le craquage catalytique
Cette méthode permet de désoxygéner les biohuiles en les convertissant sur un lit de
catalyseurs acides solides sous pression atmosphérique et sans introduction d’hydrogène,
ce qui rend le procédé intéressant et plus économique que l’HDO [114], [119]–[121].
Le lit fixe, lit mobile (recyclage) et lit fluidisé (CCF - Craquage Catalytique Fluide) sont
les principaux types de réacteur de craquage catalytique qui ont été couramment utilisés
dans l’industrie pétrolière moderne. Relativement, le CCF a les avantages d’un dispositif
simple avec une production continue des produits stables [113].
31
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Les zéolithes ont suscité un grand intérêt, notamment parce qu’elles sont très utilisées dans
le domaine de la pétrochimie [122]. Lors de l’analyse bibliographique des catalyseurs
utilisés pour la conversion des vapeurs de pyrolyse, les catalyseurs à base de zéolite sont
ressorties comme étant les catalyseurs les plus efficaces pour l’amélioration de la qualité
des biohuiles. Plus particulièrement, HZSM-5 s’est avéré très sélectif en hydrocarbures
aromatiques [123], [124].
Les zéolithes présentent l’avantage de posséder une porosité bien définie, une surface
active importante et d’être facilement régénérées par combustion. De plus, il est possible
de les doper avec des métaux de transitions, des métaux nobles, des alcalino-terreux et des
alcalins, notamment par échange ionique. Enfin la surface des zéolithes joue un rôle
catalytique important puisqu’elle peut contenir de nombreux sites actifs acides. Ces sites
sont dus aux lacunes électroniques (acides de Lewis) créées dans la structure par les
atomes d’aluminium trivalents et aux protons disponibles également dans la structure (sites
de Brønsted).
Veses et al. [125] ont utilisé des zéolithes ZSM-5 avec différents métaux (Mg, Ni, Cu, Ga
ou Sn). Leurs résultats révèlent une amélioration significative des propriétés de liquide,
notamment en termes de viscosité et de teneur en oxygène plus faibles. Ils observent une
réduction des composés acides et furaniques et une augmentation de la fraction
hydrocarbures.
French et Czernik [122] ont également étudié des zéolithes modifiées avec différents
métaux possédants une faible acidité. Ils ont constaté que les zéolithes modifiées semblent
être des catalyseurs prometteurs, car ils ont permis une amélioration de la production
significative de de phénols tout en formant un faible taux de «coke».
Parmi les différents métaux utilisés, le fer se révèle actif, très abondant, faiblement toxique
et peu coûteux [126].
Mullen et Boateng [127] ont utilisé des zéolithes HZSM-5 modifiés par Fe pour la pyrolyse
catalytique de biomasse «panic raide» et les biopolymères de la biomasse
lignocellulosique. Leurs résultats indiquent que la production de composés aromatiques est
32
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Sun et al. [128] ont comparé la pyrolyse rapide catalytique de la biomasse sur les
catalyseurs ZSM-5 et Fe/ZSM-5. Ils ont constaté que le catalyseur Fe/ZSM-5 présente une
meilleure activité dans la conversion des composés oxygénés et la formation
d’hydrocarbures aromatiques monocycliques (MAH) par rapport au catalyseur ZSM-5.
Ces observations ont donc permis d’orienter nos recherches vers l’utilisation de ces
catalyseurs.
- Désactivation du catalyseur
Gueudré et al. [129] et des chercheurs précédents ont abouti à la production des produits
liquides à forte aromaticité, et une formation des dépôts de coke plus importants avec une
méthode de co-raffinage. Ils ont donc étudié plus en détail l’effet du co-traitement sur le
rendement et la qualité du produit. Certains chercheurs (Huang et al. 2012) ont estimé que
le principal défi est l’optimisation des catalyseurs et des conditions de fonctionnement pour
obtenir davantage de produits cibles et réduire au minimum la formation de coke sur le
catalyseur.
Dans le monde entier, des efforts de recherche considérables sont déployés pour trouver les
conditions de fonctionnement optimales, le réactif optimal et un meilleur catalyseur pour le
processus de FCC ; à la fois économique et pratique [130]–[132].
33
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
34
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Condition de réaction
Références
Famille Molécule Température Résultats
Catalyseur Réacteur
(°C)
-La conversion catalytique des alcools C3-C4 conduit
à l’obtention d’un rendement élevé en oléfines
légères (avec un rendement plus élevé en butènes) ou
Alcools 1-propanol
une essence à indice d'octane élevé avec une faible
2-propanol
activation du catalyseur [133]
1-butanol
HZSM-5 Lit fixe 200-450 - Le phénol a une faible réactivité sur la zéolite
2-butanol
HZSM-5 et ne produit que de petites quantités de
Phénols
Phénol
propylène et de butènes.
2-methoxyphenol
- La transformation catalytique du 2-méthoxyphénol
a une faible réactivité aux hydrocarbures et génère
une forte quantité de coke causant un blocage du lit
catalytique.
Aldéhydes Acétaldéhyde -Les aldéhydes montrent une très faible réactivité. [134]
Cétones Acétone -Les cétones ont une grande réactivité grâce à leur
Butanone HZSM-5 Lit fixe 200-450 petit poids moléculaire, leurs transformations
Acides Acide acétique forment une forte proportion en aromatiques. Ils ne
35
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
36
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
37
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA VALORISATION
THERMOCHIMIQUE DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
1.8 Conclusion
Dans ce premier chapitre, notre étude s’est portée sur la valorisation thermochimique de la
biomasse en utilisant différentes techniques (pyrolyse, gazéification et combustion) ;
l’utilisation de la biomasse pour la production d’énergie est reconnue dans le domaine des
‘énergies renouvelables’, et est considérée comme un moyen efficace pour lutter contre le
réchauffement climatique, en remplaçant l’utilisation des combustibles fossiles.
Cette revue de littérature a permis faire le point sur les procédés thermochimiques de
conversion de la biomasse. Un état de l’art a été consacré, d’une part aux différents
procédés de pyrolyse et de gazéification avec leurs technologies, et d’autre part aux
approches des mécanismes réactionnels régissant ces procédés. Le procédé de combustion
de la biomasse est également abordé.
La pyrolyse rapide, vise à maximiser les rendements en biohuile. Ce produit est instable
thermiquement et présente un taux d’oxygène élevé et un PCS faible. L’analyse des
travaux existants montre que la désoxygénation catalytique est très efficace pour
l’amélioration de la qualité de la biohuile, balisant ainsi la voie que nous envisageons
d’emprunter dans la présente étude.
38
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
CHAPITRE II
MATÉRIELS ET METHODES
2.1 Introduction
2.2 Matériels
2.2.1 Biomasses
39
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
aussi être valorisé localement pour produire de l'énergie pour l'irrigation comme il peut être
utilisé pour la production de confiture de dattes dans les oasis des zones désertiques.
- Les coques de pin d'Alep (APH) : le pin d’Alep, également appelée Pinus Halepensis,
est l'une des biomasses les plus ligneuses disponibles dans les zones montagneuses des
régions méditerranéennes.
- La paille de blé (WS) est un résidu agricole très abondant dans le monde. Le blé fait
partie de trois grandes céréales avec le maïs et le riz.
Ces cinq biomasses n’interfèrent pas à la production alimentaire.
Les différentes biomasses sont broyées puis tamisées par un broyeur POLYMIX à une
taille inférieure à 200 μm pour éviter la limitation du transfert de chaleur et de masse selon
la recommandation de Van de Velden et al.[136]. Avant chaque expérience, un séchage est
réalisé dans une étuve à 120 °C pendant 12 h pour éliminer l'humidité. L’échantillon séché
est ensuite stocké dans un flacon hermétique.
Les biopolymères sont utilisés sous leur forme pure : la cellulose microcristalline, a été
obtenue de chez Merck (Réf. 1.02330.0500-500G), de densité de 1.5 [Link]-3 à 20 °C,
l'hémicellulose a été acheté chez Tokyo Chemical Company Co. Ltd. (Ref : X0078-100G)
et la lignine a été utilisé sous sa forme alcaline avec une faible teneur en soufre, elle a été
obtenue chez Sigma-Aldrich (Réf : 471003-100G).
Les charbons issus de la biomasse brute (Ciste de Montpellier) et des biopolymères, sont
préparés par pyrolyse en utilisant un réacteur tubulaire horizontal (réacteur semi-continu).
La pyrolyse est réalisée à 850 °C pendant 2 heures sous un flux d'azote pur de
500 [Link]-1 afin d’assurer une élimination totale de la matière volatile. Les échantillons
sont ensuite refroidis sous azote à la température ambiante. Les expériences sont menées à
la pression atmosphérique.
40
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
Pureté
Famille Nom Formule Structure Fournisseur minimum
(%)
Sigma-Aldrich
Gaïacol 4- C9H12O2 98
Éthylguaiacol
Acétamide, N, C4H9NO
Amide N – diméthyl 99
Sigma-Aldrich
99
Éthylpentano- C7H14O2
Ester Sigma-Aldrich
ate
2-
Furane Méthylfurane C5H6O Sigma-Aldrich 99
2.2.5 Biohuile
41
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
La biohuile produite à partir de bois de hêtre dans un réacteur à chute est choisie comme la
charge réelle à étudier à la raison de sa disponibilité en grande quantité. Cette biohuile est
obtenue au sein du LSPC dans le cadre de la thèse de Jie Xu. La composition de la bio-
huile à étudier est présentée dans la figure (2.1).
2.2.6 Catalyseur
La conversion des molécules modèles et des biohuiles est réalisée sur le catalyseur
Fe-HZSM-5. Ce dernier est synthétisé à partir de la zéolite HZSM-5 fournie par ACS
42
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
Material sous forme de pellets (Ø = 3 mm, L = 30 mm). Le rapport SiO 2/Al2O3 dans la
zéolite HZSM-5 est de 38.
Le nitrate de fer (Fe(NO₃)₃, 9H₂O), fourni par PanReac AppliChem, est utilisé pour
synthétiser le catalyseur Fe-HZSM-5. Pour chaque 10 g de HZSM-5, 4.04 g de nitrate de
fer sont dissous dans 100 mL d'eau désionisée [138] pour avoir une teneur en fer de 1.4%
en poids [127].
Les 10 g de HZSM-5 sont ensuite imprégnés à sec par la solution ferrique sous agitation
manuelle à la température 80 °C pendant 10 minutes. Après un séchage pendant une nuit
dans une étuve à 105 °C, le catalyseur obtenu est calciné dans un four tubulaire à la
température 550 °C pendant 4h. Ce catalyseur est considéré comme un catalyseur
bifonctionnel et sa porosité apparente est de 0.61. La figure (2.2) montre l’aspect du
catalyseur Fe-HZSM-5.
L'analyse thermogravimétrique (ATG) est utilisée pour une grande variété d'études, y
compris la dégradation thermique de différents matériaux complexes [139], [140].
L’analyseur thermogravimétrique SDT Q6000-TA (figure (2.3)) d’une précision de 0.1 μg
a été utilisé pour réaliser la pyrolyse et la combustion de de nos échantillons. Il se compose
d’une enceinte étanche permettant de contrôler l’atmosphère, d’un four assurant le
chauffage de l’échantillon, d’une balance double et symétrique (annulant l’effet de la
poussée d’Archimède) installée dans une chambre séparée, ce qui évite les dérives, et donc
43
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
44
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
Dans un premier temps, la pyrolyse des différentes biomasses (CM, OK, DK, APH, et WS)
a été effectuée dans un dispositif expérimental discontinu (figure (2.4)). Il est constitué
d'un réacteur en verre placé horizontalement dans un four tubulaire (Carbolite, température
maximale 1200 °C et la puissance maximale 2340 W). La biomasse est insérée dans le
réacteur à l’aide d’une cuillère en acier inoxydable fixée sur une tige en métal. Un
débitmètre, permet le réglage du débit d'azote qui est utilisé comme gaz vecteur. La sortie
du réacteur est connectée à un système de condenseur et de bain froid, permettant de
maintenir la température de -10 °C.
Pour chaque expérience de pyrolyse, le réacteur est purgé avec un débit de 500 [Link] -1
d'azote pour éliminer l'oxygène et créer une atmosphère inerte. Le temps de séjour du gaz
dans le réacteur est estimé à environ 11 minutes. Ensuite, le four commence à chauffer
avec une vitesse de chauffe maximale de 40 °C. min-1 jusqu'à la température souhaitée
(400, 450, 500 et 550 °C). Une masse d’environ 3 g d'échantillon de biomasse est placée
dans la cuillère à l’entrée du réacteur qui est fermé hermétiquement. Lorsque la
température est atteinte, la cuillère est déplacée au milieu du réacteur, où la réaction aura
lieu. Après 5 minutes, le chauffage est arrêté et le réacteur est laissé se refroidir jusqu’à la
45
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
température ambiante sous une atmosphère d'azote afin d’éviter la combustion du charbon.
Après refroidissement, l'huile est récupérée en utilisant l'acétone pure (pureté de 99.98%)
comme solvant. Une quantité connue de nonane est ajoutée pour servir comme étalon
interne. Les gaz non condensables sont collectés dans un sac d'échantillonnage afin de les
analyser par chromatographie en phase gazeuse (GC), tandis que les vapeurs condensables
sont piégées sous leur forme liquide (bio-huile) dans un ballon Bicol.
La biomasse Ciste de Montpellier (CM) a été sélectionnée parmi les cinq biomasses pour la
réalisation d’une étude de la gazéification comparée à celle des constituants de la biomasse
lignocellulosique : la cellulose, l’hémicellulose et la lignine.
La gazéification est réalisée sous air dans le même montage expérimental que la pyrolyse
en remplaçant le réacteur en verre par un réacteur en quartz (Ø = 90 mm, L = 970 mm). La
masse d’échantillon est de 0.5 g. La gamme de température étudiée varie de 750 à 900 °C.
La fraction d’oxygène dans l’effluent gazeux est ajustée en faisant varier la fraction air
dans l’azote entre 0 et 48%. Le débite totale (azote+air) est fixé à 200 [Link] -1.
Pour toutes les expériences de gazéification, deux tests pour chaque expérience ont été
effectués ; le temps de gazéification a été fixé à 10 minutes après l'assurance qu'il n'y a
aucune production de gaz après cette durée. L’analyse des produits liquides (goudrons) et
des produits gazeux est systématiquement réalisée.
46
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
Afin d’assurer une bonne fluidisation et éviter l’entrainement du catalyseur par le flux
d’azote et les vapeurs produites durant la réaction de désoxygénation, le débit total d’azote
47
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
et le débit de liquide injecté sont fixés à 200 [Link]-1 et 0.04 [Link]-1 (liquide)
respectivement. La quantité du catalyseur dans le réacteur est fixée à 1.67 g.
Pour déterminer le temps de réaction, l’analyse des gaz produits lors de la réaction de de
désoxygénation de l’acide acétique à la température 500 °C a été effectuée chaque 10
minutes pendant 90 minutes et les résultats obtenus sont illustrés dans la figure (2.6).
D’après cette figure on remarque que le régime permanant a lieu après 20 min de réaction
ainsi que le catalyseur Fe-HZSM-5 présente une bonne activité pendant ce temps. Ce
résultat confirme la résistance à la désactivation de ce catalyseur pendant la durée du test.
Le temps de réaction adoptée est de 90 min.
48
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
D’après cette figure, il est remarqué que le pourcentage d’erreur ne dépasse pas 6.5 % ce
qui confirme que les résultats de la conversion de molécules modèles sont reproductibles.
Les quantités des produits (solide, liquide et gaz) obtenus à partir de la pyrolyse, la
gazéification et la conversion des molécules modèle ont été déterminées pour établir les
bilans de matière et calculer les rendements. Le résidu solide est pesé à la fin de la
réaction, la masse du liquide est calculée à partir de la différence de masse des condenseurs
avant et après l’expérience. Les masses des gaz incondensables sont évaluées à partir de
l’analyse chromatographique.
Les analyses élémentaires ont été effectuées à l’aide d’un appareil CHN Flash 2000
(Thermofisher Scientific). Cette technique permet de doser la quantité de carbone,
d’hydrogène et d’azote présents dans l’échantillon, l’oxygène étant dosé par différence.
Les analyses approximatives (Proximate analysis) ont été déterminées sur la base de
l’analyse thermogravimétrie ATG selon la méthode de Garcia [142].
49
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
- Le pouvoir calorifique
Biomasse/
Composant de la
Carbone Hydrogène Oxygène
biomasse
CM 46.46 5.87 47.6
OK 45.56 5.8 48.64
APH 47.6 5.75 46.65
WS 47.35 5.74 46.91
DK 45.22 6.47 48.31
Cellulose 41.74 6.08 52.18
Hémicellulose 41.47 6.48 52.05
Lignine 57.04 4.76 38.21
50
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
Tableau 2.4 : Analyse approximative (base sèche) de différentes matières premières basée
sur des expériences ATG (% en masse).
Biocharbon
Carbone Hydrogène Oxygène
Matière Carbone
Cendres PCI
Composant
volatile fixe ([Link]-1)
Biocharbon CM 1.52 83.37 15.11 /
Biocharbon Cellulose 0.39 99.25 0.37 30.64
Biocharbon Hemicellulose 0.74 98.83 0.43 25.96
Biocharbon
2.75 71.67 25.58 18.78
Lignine
-Analyse minérale
L’analyse minérale des matières premières est déterminée en effectuant une digestion
humide assistée par micro-ondes suivie d'une analyse ICP-OES à l'aide d'un appareil ICAP
6300, Thermofisher Scientific. Les résultats sont présentés dans le tableau (2.7).
51
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
Le catalyseur à base de zéolite HZSM-5 modifiée au fer (Fe-HZSM-5) a été utilisé dans le
travail de la conversion catalytique des molécules modèles présentes dans la biohuiles de
pyrolyses.
Les différentes techniques de caractérisation utilisées pour déterminer les propriétés
physico-chimiques du catalyseur utilisé sont décrites ci-dessous. La caractérisation est
effectuée au laboratoire de l’Unité de Chimie Environnementale et des Interactions sur le
Vivant (UCEIV) de l’Université du Littoral Côté d’Opale (ULCO), situé à Dunkerque, en
France par Chetna et al [120].
52
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
- Acidité de surface
L’acidité de catalyseur est mesurée par adsorption de pyridine suivie par spectroscopie
infrarouge. Il est reporté que la pyridine est la molécule la plus fiable pour examiner
l’acidité des zéolithes [144]. Pour étudier la nature des sites acides et la liaison des ions à la
surface des catalyseurs, nous avons obtenu des spectres FT-IR (Spectrum BX, Perkin-
Elmer) de 600 à 4000 cm-1. L’échantillon est préparé sous forme de poudre, puis saturé
avec une petite quantité de pyridine et dégazé à 100 °C pendant une heure. Les spectres
FT-IR, en mode absorbance et après le traitement par la pyridine, sont soustraits du
catalyseur non traité pour obtenir uniquement les pics dus aux interactions site pyridine-
acide [145]. Les principales caractéristiques des catalyseurs sont rappelées dans le tableau
(2.8).
Tableau 2.8 : Les principales caractéristiques des catalyseurs HZSM-5 et Fe-HZSM-5.
53
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
L’analyse des liquides produits est réalisée par chromatographie en phase gazeuse GC-FID
de type Scion 456 GC Bruker possédant une colonne capillaire VF-1701-MS (Agilent).
La méthode utilisée est appelée « gradient » car la température du four augmente au cours
de l'analyse : la température reste à 45 °C pendant 4 minutes puis augmente de 4 °[Link] -1
jusqu'à 240 °C et une fois cette température atteinte, le four reste à 240 °C pendant 20
minutes. La colonne est traversée par un débit de 5 [Link] -1 d’hélium. La température de
l’injecteur et du détecteur FID est de 250 °C.
Pour analyser les chromatogrammes, une base de données est à notre disposition. Pour ce
faire, il est nécessaire d’insérer les temps de rétentions de différents alcanes : heptane,
octane, nonane, décane, dodécane, tétradécane, hexadécane et eicosane (selon leurs temps
de rétention). Ensuite, on calcule l'indice de Kovats (relation 2.1) pour chaque molécule
présente sur le chromatogramme. L'indice de Kovats est donné par la relation suivante :
Le chromatographe ‘Perkin Elmer GC Clarus580’ est utilisé pour analyser les vapeurs non
condensables par chromatographie en phase gazeuse ; il est équipé de deux détecteurs : un
détecteur à ionisation de flamme (FID) et un détecteur à conductivité thermique (TCD).
L'instrument comprend également une colonne Shincarbon St 100 120, un méthaniseur et
un générateur d'hydrogène. La température du four est réglée entre 100 et 200 °C. Le TCD
permet d’identifier les composants non carbonés tels que H 2 et N2. Le FID détecte les
54
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
La teneur en eau est mesurée par la méthode de titrage Karl-Fischer (KF) volumétrique
utilisant un appareil de Metrohm 870 KF TitrinoPlus. La solution Aqualine de tartrate de
sodium est utilisée comme agent de titrage, ainsi que Hydranal Composite 5 et Hydranal
Methanol Rapid sont utilisés comme un milieu de travail. Le poids de l'échantillon est
compris entre 0.17 et 0.20 g.
Les courbes DTG ont permis la détermination de divers paramètres liés à la réaction de
pyrolyse et de combustion (température d’ignition T i, température de la vitesse maximale
de réaction Tmax, température finale T f, la durée de la réaction et la vitesse maximale). La
température d’ignition (Ti) est la température à laquelle la réaction de combustion démarre,
tandis que la température finale (Tf) indique la fin de la réaction. La détermination de ces
températures est essentielle pour la caractérisation de la réaction, aussi pour éviter la
formation de combustibles solides non brûlés à la sortie du réacteur [146].
Le temps de la réaction de combustion (tR) est défini comme le temps entre Ti et Tf.
La température maximale (Tmax) est définie comme la température à laquelle la vitesse de
réaction est maximale.
Il convient de noter que Ti et Tmax sont également utilisé pour comparer la réactivité de
plusieurs substances [146]–[153]. En effet, plus la Tmax est faible, plus la réactivité de la
substance est élevée.
La réactivité maximale (Rmax) est également considérée comme un critère de classification
de la réactivité des substances [146], [147]. En effet, plus le Rmax est élevé et le Tmax faible,
plus la substance est réactive.
55
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
A est le facteur pré-exponentiel, Ea est l'énergie d'activation, R est la constante des gaz
parfaits.
… (2.5)
La combinaison des équations (2.2), (2.4) et (2.5) conduit à la forme finale suivante :
Il est à noter que le premier ordre est généralement considéré pour la pyrolyse et la
combustion de biomass [155], [156].
56
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
La méthode Kissinger [157] est largement utilisée pour la décomposition des solides et des
liquides dans des conditions non isothermes. Pour la décomposition de la biomasse, la
réaction de pyrolyse est considérée comme une seule réaction qui donne de la bio-huile, du
gaz et du charbon. La relation Kissinger simplifiée est exprimée comme suit :
Les méthodes isoconversionnelles ont trouvé une large application pour l'étude des
paramètres cinétiques [158]. Celles-ci sont reconnues comme les méthodes les plus
appropriées pour calculer l'énergie d'activation des réactions. Ces méthodes supposent que
le mécanisme de pyrolyse de la biomasse s'effectue avec un nombre infini de réactions
indépendantes et parallèles, avec des taux de conversion constants et des énergies
d'activation différents [159]. De plus, la méthode KAS est largement utilisée pour l'étude
cinétique de pyrolyse de la biomasse selon la littérature [160]. Après réarrangement et
intégration de l'équation (2.6), on obtient l'équation (2.8) suivante :
57
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
Cette méthode est basée sur l'optimisation de l'ordre de la réaction, du facteur pré-
exponentiel et de l’énergie d'activation [161], [162]. Dans notre cas, le premier ordre est
déjà admis pour la pyrolyse de la biomasse, comme discuté ci-dessus. La relation de
Coats–Redfern [163] est exprimée par l’équation (2.9) suivante:
Le tracé de ln ln |ln (1-α)/T²| de la relation (2.9) en fonction de 1/T donne une droite de
pente (-Ea/R). La relation (2.9) a été appliquée dans une gamme de températures comprises
entre Ti et Tf de chaque étape de combustion pour différentes vitesses de chauffe.
Le terme 2RT/Ea peut être négligé (comparé à 1 dans ce cas) [164]. Ea est déterminée à
partir de la pente de la relation (2.9), tandis que A est obtenu à partir de l'ordonnée à
l'origine. Comme cette relation est censée être indépendante de la vitesse de chauffe, les
valeurs Ea et A ont été calculées comme des valeurs moyennes basées sur les quatre
vitesses de chauffe utilisées (10, 20, 20 et 40 °[Link]-1).
C'est peut-être la méthode la plus récente par rapport à toutes les méthodes discutées dans
ce travail. La philosophie de cette méthode est basée sur le même principe que la méthode
KAS ; la distribution des énergies d'activation. En général, une fonction de distribution de
type gaussien est souvent considérée. Miura [165] a développé dans ce travail sur cette
méthode un dérivé simple à utiliser et qui donnera les mêmes résultats que le vrai DAEM.
La relation utilisée par Miura est présentée comme suit :
58
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
2.7.5 Méthode d'ajustement basée sur la minimisation non linéaire des moindres
carrés
Cette méthode est basée sur la minimisation de l'erreur entre les courbes DTG de
l'expérience et les courbes estimées et optimisées à partir des paramètres cinétiques (E a et
A). Cette méthode a également été comparée à une méthode basée sur des algorithmes
génétiques [154]. Cette méthode est basée sur l'optimisation du système numérique
suivant :
à T=0, αtot = 0, αj = 0,
2.8 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté les dispositifs expérimentaux mis en œuvre pour
l’étude de la pyrolyse, la gazéification, la combustion des différents matériaux et de
conversion des biohuiles de pyrolyse, ainsi que les molécules modèles de biohuiles de
pyrolyse. Les divers éléments des montages expérimentaux et les procédures de travail ont
été choisis afin de récupérer au mieux les produits de réaction et de pouvoir valider nos
expériences par des bilans de matière pertinents sur les trois phases en présence : charbon,
vapeurs condensées et gaz.
59
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
CHAPITRE III
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
3.1 Introduction
Cette partie de travail a pour but d’étudier le comportement pyrolytique de cinq biomasses
méditerranéennes : Ciste de Montpelier (CM), Noyaux des dattes (DK), Noyaux d'olive
(OK), Coques de pin d'Alep (APH) et la paille de blé (WS). Dans un premier temps, une
étude cinétique a été entreprise à l’aide de l'analyse thermogravimétrique (ATG). Les
expériences ont permis de déterminer les caractéristiques thermiques, à savoir la
température d’ignition (Ti), la température finale (Tf) et la température maximales (Tmax) et
la réactivité (Rmax) de chacune des biomasses lors de la pyrolyse. La modélisation cinétique
était basée sur des expériences réalisées à différentes vitesses de chauffe dans l’intervalle
de 2 à 40 °[Link]-1 sous une atmosphère inerte d'azote avec un débit de 50 [Link] -1.
L'énergie d'activation et le facteur pré-exponentiel sont déterminés par différentes
méthodes (Kissinger, Kissinger-Akahira-Sunose (KAS), Coats Redfern, minimisation non
linéaire des moindres carrés (NLSM) et modèle d'énergie d'activation distribuée (DAEM)).
Dans un deuxième temps, la pyrolyse des biomasses a été réalisée dans le réacteur semi-
continu et l’effet de la température sur les produits de pyrolyse a été examiné. La
caractérisation détaillée des bio-huiles et des gaz produits a été menée à cet effet en
utilisant la chromatographie en phase gazeuse. Une partie de ce travail a été publiée dans le
journal Comptes Rendus Chimie.
60
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Durant la pyrolyse, la perte de masse associée à l'évaporation de l'humidité se produit entre
la température ambiante et la température 150 °C [166]. Au-dessus de cette température, la
dégradation thermique des échantillons de biomasse montre trois étapes correspondant à la
décomposition des trois macro-composants : l'hémicellulose, la cellulose et la lignine
[167]. La température et l'intensité de chacune de ces étapes (épaule ou pic sur la courbe
(dα/dt)) dépendent de la biomasse et de la teneur en macro-composant dans la biomasse.
Figure 3.1 : Les profils TG (a)-DTG (b) des cinq biomasses à la vitesse de chauffe de
(10 °[Link]-1).
61
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Pour une vitesse de chauffe de 10 °[Link]-1, la pyrolyse de CM, OK, APH, WS et DK
commence à environ 210, 215, 200, 171 et 174 °C et se termine à 395, 400, 405, 375 et
463 °C, respectivement. Ces températures correspondent à la température d’ignition (T i ou
Tonset) et la température finale (Tf) de la réaction de pyrolyse.
La différence entre ces températures d’une biomasse à l’autre peut s'expliquer par la
différence dans la composition des différentes biomasses (fractions de cellulose,
d’hémicellulose et de lignine), l'interaction entre ces macro-composants et la teneur en
minéraux [156], [168].
La plus basse température d’ignition (T i) de la pyrolyse de la biomasse est de 160 °C, ce
qui correspond à la pyrolyse de la biomasse WS à une vitesse de chauffe de 2 °[Link] -1.
Cependant, la température finale la plus élevée (T f) est d'environ 495 °C, ce qui correspond
à la pyrolyse du DK à une vitesse de chauffe de 40 ° [Link]-1 (Voir l’annexe B). Il est à
noter que Ti et Tf augmentent avec l’augmentation de la vitesse de chauffe.
Le phénomène majeur dans cet intervalle de température est la pyrolyse de l'hémicellulose,
la cellulose et la lignine [169]. On peut observer à partir des courbes dα/dt de la figure (3.5
a) que pendant cet intervalle, la dégradation thermique des biomasses consiste en trois
principales étapes qui se chevauchent. La première étape (épaulement dans la courbe
dα/dt) représente la décomposition de l'hémicellulose, tandis que le second pic correspond
à la décomposition de la cellulose à la température maximale (T max) [154]. Cependant, le
dernier épaulement, correspond à la décomposition de la lignine à haute température.
La température Tmax est définie comme étant la température à laquelle la vitesse de
décomposition de la biomasse est maximale (la position du pic le plus intense). Cette
température est de 359, 330, 344, 322 et 396 °C pour les échantillons CM, OK, APH, WS
et DK, respectivement pour une vitesse de chauffe de 10 °[Link] -1, comme le montre le
tableau (3.2).
62
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Le taux de perte de masse maximale R max (exprimés en % min-1) des différentes biomasses
correspondant à la température maximale varie selon la séquence : DK : 1.58> APH :
1.42> OK : 1.26> CM : 0.98> SW : 0.73. La variation du taux maximal et T max est
généralement liée à la réactivité de la biomasse.
Les méthodes Kissinger, KAS, Coats – Redfern, minimisation non linéaire des moindres
carrés (NLSM) et modèle d'énergie d'activation distribuée (DAEM) ont été utilisées dans
ce travail pour la détermination des paramètres cinétiques.
Les coefficients de corrélation linéaire sont élevés pour toutes les méthodes utilisées. En
effet, dans la méthode de Kissinger, le coefficient de corrélation varie entre 0.995–0.999,
ce qui indique l'existence d'une forte linéarisation des points expérimentaux, comme le
montre la figure (3.2).
63
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Figure 3.3 : Régression linéaire selon la méthode Coats Redfern à différentes vitesses de
chauffe.
Concernant la méthode KAS, le coefficient de corrélation varie entre 0.955 et 0.986 à des
taux de conversion inferieures à 0.80. Au-delà de ce taux de conversion, la linéarisation
selon cette méthode ne peut pas être assurée et le coefficient de corrélation prend des
64
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
valeurs comprises entre 0.4 et 0.8. Sauf pour la biomasse APH, la perturbation est observée
à partir d’un taux de conversion égale à 0.75.
66
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
67
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Dans la méthode DAEM, l’énergie d’activation montre une distribution étroite. En outre, la
tendance des courbes de cette distribution est très similaire à la distribution trouvée par la
méthode KAS comme le montre la figure (3.7). ode DAEM
Cependant, il existe quelques différences dans les valeurs des énergies d'activation. De
plus, à certain taux de conversion élevé, la méthode donne des valeurs d'énergie
d'activation aberrantes comme celles trouvées dans la méthode KAS.
68
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Tableau 3.2 : Paramètres cinétiques de cellulose, hémicellulose et lignine pour différentes
biomasses selon la méthode NLSM.
69
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Figure. 3.8 : Expérimentation et modélisation des courbes DTG selon NLSM pour
différentes biomasses à 2 °[Link]-1.
70
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Tableau 3.3 : Tableau récapitulatif de l'énergie d'activation et du facteur pré-exponentiel des différentes biomasses.
CM 169.62 7.37E+08 194.16 1.02E+21 73.39 1.27E+04 252.05 9.00E+20 Non disponible
253 Non
APH 168.74 1.61E+09 197.08 6.67E+20 65.80 3.23E+02 186.63 2.59E+16 DAEM [171]
(α=0.3-0.9) disponible
130–175
Non
WS 159.10 8.64E+08 197.27 1.03E+21 54.81 4.57E+03 213.89 7.71E+23 (α=0.15- FWO [171]
disponible
0.85)
Coats
20.24 1.64E+3 [153]
DK 180.41 3.79E+11 190.17 3.48E+21 76.77 1.27E+04 208.32 4.66E+19 Redfern
162.12 1.12E+14 Kissinger [172]
71
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
3.2.3 Discussion
72
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
La méthode Coats – Redfern a donné une faible énergie d'activation de l'ordre de 54.81 à
76.77 [Link]-1, par rapport à l'énergie d'activation de la pyrolyse de la biomasse trouvée
dans la littérature (tableau (3.4)).
Par rapport à la méthode NLSM, il est difficile de comparer directement les paramètres
cinétiques des différents biopolymères avec les paramètres trouvés par les quatre méthodes
mentionnées ci-dessus. L'avantage de cette méthode est qu'elle assure la reproduction
exacte des courbes DTG, donc, des taux de conversion en fonction de la température.
La figure (3.9) montre l'évolution des énergies d'activation trouvées par différentes
méthodes pour la biomasse APH. Les méthodes KAS et DAEM montrent presque une
distribution d'énergie d'activation de superposition. L'énergie d'activation moyenne trouvée
par ces deux méthodes est la plus élevée (environ 190 [Link]-1). La méthode Kissinger
donne une énergie d'activation proche de celle de la cellulose par la méthode NLSM. Cela
peut être logique car la méthode Kissinger est basée sur le Tmax de la courbe DTG. En
général, cette température correspond à la dégradation de la cellulose car c'est le
biopolymère majoritaire et le plus réactif de la biomasse. Cette figure montre que
globalement, l'énergie d'activation reste essentiellement comprise entre 150 et 200 [Link] -
1
. Hormis la méthode Coats-Redfern, qui donne une valeur proche de celle de la lignine
déterminée par la méthode NLSM, elle est d'environ 70 [Link]-1. De plus, l'hémicellulose
donne une énergie d'activation moyenne de 118 [Link]-1.
Figure 3.9 : Distribution d'énergie d'activation avec le taux de conversion selon différentes
méthodes utilisées dans ce travail.
73
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
3.3 Pyrolyse des biomasses méditerranéennes dans un réacteur semi-continu
74
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
On peut constater que pour les biomasses Ciste de Montpelier CM, Noyaux des dattes DK,
Coques de pin d'Alep APH et la paille de blé WS, l’élévation de la température intensifie la
production de la biohuile pour atteindre un rendement maximal à une température
d’environ 500°C. Cette température favorise la formation des produits condensables. Au-
delà de cette température, le rendement en biohuile diminue à l'exception de la biomasse
Noyaux d'olive OK où le rendement de biohuile continue d'augmenter jusqu'à 550°C
comme le montre la figure (3.10). Cela est dû à l’énergie disponible pour rompre les fortes
liaisons organiques, comme rapporté dans la littérature [174].
La diminution du rendement de la bio-huile à des températures plus élevées peut être
expliquée par les réactions de craquage des vapeurs de pyrolyse, qui donnent lieu à des
produits gazeux [175].
Les rendements maximaux en bio-huile sont 63%, 59.4%, 58.68% et 67.23% pour CM,
APH, WS et DK, respectivement à la température 500 °C et 63.44% pour OK à la
température 550 °C. Il est bien clair que l'augmentation de la température de pyrolyse
entraine une augmentation du rendement en gaz et une réduction du rendement en charbon.
Avec une température atteignant 550 °C, les rendements en gaz varient entre 15.56 et
22.38% pour toutes les biomasses. Des comportements similaires ont été observés lors de
la pyrolyse de différentes matières premières dans des études antérieures [176].
75
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Tableau 3.4 : Les familles chimiques et les composés les plus abondants dans la biohuile
de pyrolyse.
Famille Formule
Le composé le plus abondant structure chimique
Chimique moléculaire
Acides
Acide acétique C2H4O2
carboxyliques
Butyramide, 2,2,3,3-
Amides C8H17NO
tetramethyl-
2-Propanol, 1,1-dimethoxy-,
Esters C7H14O4
acetate
La figure (3.11) montre la composition de la bio-huile obtenue à 500 °C pour CM, DK,
APH et WS et à 550 °C pour OK. La composition des échantillons des bio-huiles obtenus à
d'autres températures est donnée dans l’annexe B.
76
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Figure 3.11 : Groupes chimiques présents dans les échantillons de bio-huile produits à la
température optimale pour la production de biohuile.
77
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Globalement, les composés chimiques présents dans les différents échantillons de la bio-
huile sont les mêmes pour les différentes biomasses. Cependant, la composition change
d'une biomasse à une autre, ce qui concorde avec les résultats de Biswas et al. [175].
Cela est dû à plusieurs causes possibles, probablement à la composition initiale des
biopolymères (cellulose, hémicellulose et lignine comme le montrent les courbes ATG) et
à l'effet des minéraux.
Mohabeer et al. [178] ont affirmé dans leur travail que les principaux produits liquides
issus de la pyrolyse du bois de hêtre et de l’anas de lin sont les acides carboxyliques et des
composés phénoliques, suivis par les cétones, ce qui est en accord avec nos résultats.
Un pourcentage compris entre 30.04% et 39.94% d’acides carboxyliques est obtenu pour
CM, DK, APH et WS à 500°C et de 27.93% pour OK à 550 °C, confirmant ainsi que les
acides carboxyliques constituent le groupe chimique prédominant. En outre, le phénol et
les cétones constituent les deuxième et troisième groupes chimiques les plus présents.
La composition restante de la bio-huile est partagée en esters, aromatiques, alcools,
aldéhydes, amides, furannes, gaïacols, sucres et alcanes avec des faibles fractions.
Cependant, des différences sont observées pour les composés mineurs. En effet, aucun
gaïacol et ni alcane n'est présent dans les huiles pyrolytiques de CM. Cette différence peut
provenir de la différence structurelle inhérente et de la teneur de biomasse en minéraux.
78
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
Figure 3.12 : l’effet de la température sur les évolutions des rendements massiques des
acides carboxyliques, phénols et sucres.
79
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
3.3.3 Composition des produits gazeux non condensables
Comme illustré sur la figure (3.10), le rendement total des gaz non condensables augmente
avec l'augmentation de la température qui favorise les réactions de craquage. La Figure
(3.13) montre la composition de ces gaz à différentes températures.
80
CHAPITRE III : ETUDE DU COMPORTEMENT PYROLYTIQUE DE DIFFÉRENTES
BIOMASSES MÉDITERRANÉENNES
représente la fraction globale de C2H4, C2H6, C3H4 et H2, ayant tous de faibles fractions. La
composition de ce mélange est indiquée dans l’annexe B.
La somme des pourcentages {CO + CO2} représente 80 à 98 % du gaz. Le pourcentage
d’hydrogène dans le gaz de pyrolyse est relativement faible (≤3 %). La concentration en
hydrocarbures légers (C2H4, C2H6 et C3H4) est également faible (environ 6 %).
Pour les cinq biomasses, la température de pyrolyse a une influence sur la composition du
gaz (figure 3.4). À une température de 400 °C, le gaz est composé quasi exclusivement de
CO et CO2 (99%). L’augmentation de la température mène à une réduction de la
concentration de CO2 produite qui contraste avec une augmentation de CO, H2, C2H4, C2H6
et C3H4.
3.4 Conclusion
Dans ce travail, des expériences ont été menées dans un appareil ATG et un réacteur semi-
continu pour étudier le comportement pyrolytique de cinq différentes biomasses. Les
principales conclusions peuvent être énumérées de la manière suivante :
1- La température d’ignition de la pyrolyse est globalement comprise entre 171 et 215
°C.
2- Globalement, l'énergie d'activation reste essentiellement comprise entre 150 et 200
[Link]-1. Sauf la méthode Coats-Redfern, qui donne une valeur proche de celle de
la lignine déterminée par la méthode NLSM, elle est d'environ 70 [Link]-1
3- Les rendements maximaux en bio-huile à la température optimale sont compris
entre 58.68 et 67.23%.
4- Concernant la composition de la biohuile, la principale famille est celle des acides
carboxyliques (26.58-39.96%) suivis par les phénols (13.34-28.24%), puis les
cétones (12.01-24.94%) et les esters (6.62-15.94%). Globalement, la différence de
pourcentage des familles d'une biomasse à l'autre est inférieure à 5%.
5- Les aromatiques, qui représentent la fraction la plus souhaitée dans la bio-huile, se
trouvent dans les échantillons des bio-huile à moins de 2%.
6- Les produits gazeux non condensables sont essentiellement constitués de CO2 (56 à
67%), de CO (27 à 34%) et de CH4 (3 à 7%). De petites fractions de H2, C2H4,
C2H6 et C3H4 ont également été obtenues.
7- La valorisation de la bio-huile en réduisant la teneur en oxygène semble la priorité
des travaux futurs.
81
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
CHAPITRE IV
4.1 Introduction
Dans toutes les expériences de gazéification, deux essais ont été effectués pour chaque
échantillon afin de confirmer la reproductibilité des résultats. Le temps de gazéification a
été fixé à 10 minutes après l'assurance qu'il n'y avait plus de production de gaz après ce
délai. Le débit total (azote +air) est fixé à 200 [Link]-1
Il est observé, d’après cette figure, que la variation de la température et de la fraction d’air
a un effet crucial sur les rendements des produits. Lorsque la température de réaction
augmente de 750 à 900 °C, le rendement du gaz augmente de 37.82 à 52.31% dans le cas
de la pyrolyse, de 47.39 à 56.23% à 4% d'air, de 57.69 à 68% à 8% d'air et de 60.56 à
82
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
82.04% à 12% d'air. En revanche, les rendements en goudron se déplacent vers des valeurs
plus faibles : de 32.18 à 23.69%, 26.61 à 23.77%, 28.03 à 21.44% et de 23.11 à 15.96%
pour 0%, 4%, 8% et 12% d'air, respectivement.
On peut conclure qu'une température plus élevée entraîne un rendement de gaz plus élevé
et favorise sa production au détriment de la formation de charbon et goudron. Des résultats
similaires ont été rapportés dans la littérature sur différents matériaux de biomasse [70],
[179]–[182].
Il est signalé que les températures plus élevées favorisent les réactions endothermiques, les
réactions de craquage du goudron et les réactions de gazéification du charbon ce qui
augmente le rendement de gaz produit [70], [180].
83
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Il a été observé sur la figure (4.4), à 12 % d'air, moins de charbon s'est formé par rapport
aux autres fractions d’air, indiquant que plus de carbone de biomasse a réagi à cause de
l’atmosphère plus oxydante dans le réacteur favorisant l'oxydation du charbon [183].
Généralement, l'environnement réactif (air / oxygène) entraîne une gazéification complète
de la biomasse et augmente de manière significative le rendement des produits gazeux,
d’où une réduction considérable des rendements de goudron et du résidu solide [179]. A
l’inverse un environnement inerte (azote / argon) facilite la dévolatilisation (pyrolyse)
produisant plus de char [184].
Le pourcentage d'hydrogène produit par la pyrolyse de la biomasse est le plus élevée par
rapport aux autres cas de gazéification, où une valeur maximale de 31.49% a été obtenue à
900 °C. Le pourcentage de CO atteint un maximum de 48.91% à 900 °C lorsque la fraction
d’air est égale à 4%. Ahmed et Gupta [183] ont noté qu’à des faibles fractions d’air
(atmosphère moins riche en oxygène), le carbone se transforme plus en CO qu’en CO 2.
84
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Figure 4.2 : Composition des gaz produits par la gazéification de la biomasse CM.
Les forts pourcentages d’hydrogène et de CO soulignent que les réactions gaz-solide sont
prédominantes. La décomposition complète des hydrocarbures à longue chaine durant la
phase de pyrolyse provoque la formation de charbon et de gaz, qui réagissent avec
l'oxygène lors de la phase de gazéification. Egalement, l’augmentation de la température
favorise les réactions endothermiques, notamment les réactions de Boudouard (CO2+C
→ 2CO) et les Réactions eau-gaz (C+H2O (g) → CO+H2) [185], [189]–[191],
conduisant à une augmentation des teneurs en H2 et en CO et à une diminution des teneurs
en CH4 et en CO2.
En outre, on peut aussi dire que lorsque la fraction d’air augmente, la production de CO,
H2 et CH4 diminue.
L'effet de ce paramètre est bien montré dans la figure (4.3), qui représente la composition
des gaz produits à 900 °C à différentes fractions d'air : 0 %, 4 %, 8 %, 12 %, 24 % et 48 %.
85
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Les résultats obtenus permettent de conclure que la fraction optimale d’air pour la
gazéification de la biomasse CM est de 4 %. C’est cette fraction qui sera utilisée pour la
suite de l’étude.
L’analyse par chromatographie GC-MS a été réalisée pour identifier les composés dans les
goudrons émanant de la gazéification de la biomasse Ciste de Montpellier (CM) dans les
différents cas.
86
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Il est à noter que la quantité de goudron récupérée est très faible à cause de la faible
quantité d’échantillon de biomasse à gazéifier (0.5 g) ce qui a rendu l’évolution précise des
constituants du goudron complexe.
Les principaux composés identifiés dans le goudron liquide condensé ont été regroupés en
groupes chimiques :
87
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Les pourcentages de gaz produit à la température maximale (900 °C) pour la gazéification
de la cellulose, l'hémicellulose et la lignine atteignent 60.46%, 50.2% et 40.45%,
respectivement dans le cas de la pyrolyse. Toutefois, ces pourcentages augmentent
nettement avec l'introduction d'air (4 %) dans le gazéificateur pour atteindre 85.38 %,
65.28 % et 55.63% pour les trois échantillons, respectivement.
88
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Le charbon ainsi que les goudrons subissent la tendance opposée par rapport au gaz de
synthèse vis-à-vis de l'augmentation de la température et de la fraction d'air.
Exceptionnellement pour la lignine, à des températures élevées, peu de goudron s’est
formé, sa récupération pour l’analyse par GC-MS n’a pu être faite.
La cellulose et l’hémicellulose ont montré des taux de production de gaz plus élevés que la
lignine dans tous les résultats, alors que le rendement le plus élevé de charbon et le
rendement le plus faible de liquide (goudron) ont été produits par la gazéification de la
lignine.
Les données sont en accord avec différents travaux de la littérature. Rutkowski [193] a
signalé que la pyrolyse de la cellulose génère un faible rendement de résidus solides (34 %
en poids) par rapport à celui du xylan (42 % en poids) et de la lignine (51 % en poids).
Chunfei Wu [87] a montré que le rendement de gaz le plus élevé (55.3 % en poids) a été
obtenus durant la pyrolyse//gazéification en l'absence de catalyseur. Alors que le
rendement en gaz du xylan et de la lignine était de (44.42 % en poids) et (21.5 % en poids),
respectivement. C. Quan et al [194] ont comparé dans leur travail la distribution des trois
principaux composants et ont trouvé que la pyrolyse de la lignine donne un rendement
remarquablement élevé de charbon (61%) et le plus faible rendement en goudrons (0.5%).
Ces observations selon lesquelles la dégradation de la cellulose génère une forte teneur en
substances volatiles et la dégradation de la lignine produit la plus forte quantité de charbon
sont conformes à d’autres résultats expérimentaux fournis par l’ATG [195], [196].
89
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
Figure 4.5 : Composition des gaz produits par la gazéification des composants de
biomasse.
Par ailleurs, il a été montré par analyse FTIR de la cellulose, la présence de grandes
quantités de groupes fonctionnels carbonyles (C-O-C) dans sa composition. Ceci peut
favoriser la production de monoxyde de carbone durant la dégradation [87], [179]. La
cellulose peut également avoir produit plus de CO en raison des réactions secondaires des
volatiles primaires et du clivage du groupe aldéhyde (R-CHO). D’autre part, la présence
abondante de groupes fonctionnels dans l'hémicellulose est suggérée pour la production de
dioxyde de carbone [203], [204].
En même temps, avec l’augmentation de température de 750 à 900 °C, les concentrations
en H2 ont substantiellement augmenté, passant de 19.58 à 24.82% à 0 % d'air et de 15.02 à
21.73 à 4 % d'air pour la cellulose ; de 23.10 à 34.09 % à 0% d’air et de 17.09 % à 27.73 %
pour l'hémicellulose ; de 43.34 à 39.91 à 0% air et de 24.21 à 32.24 à 4% air pour la
91
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
lignine. Ces résultats indiquent que la lignine produit plus d'hydrogène que les autres
biopolymères. Ceci est en bon accord avec les résultats rapportés par d'autres chercheurs
[85], [194]. Cette production d’hydrogène est attribuée à la teneur plus élevée en cycles
aromatiques et en groupes fonctionnels O-CH3 dans la structure de la lignine, l'’hydrogène
provenant principalement de la destruction et de la déformation des groupes C=C et C-H
[194], [195]. La quantité maximum d’hydrogène (43.34%) est produite à 750 °C et 0%
d'air, ce qui est très proche de 800 °C.
Les rendements en CH4 obtenus à partir de la lignine sont inférieurs à ceux obtenus à partir
de la cellulose et de l'hémicellulose. La même observation a été notée par [85] pour la
lignine où CH4 a légèrement diminué avec l'augmentation de la température dans le
réacteur de gazéification. En revanche, pour la cellulose et l'hémicellulose, le rendement en
CH4 n'a pas montré de changements significatifs quand la température et la fraction d'air
augmentent. Le CH4 est principalement produit par le craquage du méthoxyle [195].
Il convient d’abord de noter que du fait de la faible quantité de goudrons collectée, il était
difficile d’avoir des résultats précis concernant l’analyse GC-MS.
La composition des goudrons produits est donnée dans l’annexe C. Une différence notable
est observée en comparant les valeurs trouvées pour cette composition dans différents cas.
Les LPAH sont les principaux produits du goudron issu de la gazéification de la cellulose,
suivis par les AC. Les naphtalènes et les LPAH sont présents aussi avec des dizaines de
pourcentages.
En revanche, les phénols sont les principaux composants des goudrons produits par la
gazéification de la lignine. Une observation similaire a été obtenue par Haimio. Yu [200]
dans son étude des caractéristiques de formation du goudron des principaux composants de
la biomasse durant le processus de gazéification.
92
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
4.4 Conclusion
93
CHAPITRE IV : GAZÉIFICATION DE LA BIOMASSE CISTE DE MONTPELLIER ET
DES CONSTITUNANTS DE LA BIOMASSE LIGNOCELLULOSIQUE
94
CHAPITRE V : ETUDE DE LA COMBUSTION DE BIOMASSE, DES BIOPOLYMERES
ET DE LEURS BIOCHARBONS
CHAPITRE V
LEURS BIOCHARBONS
5.1 Introduction
Cette étude a été effectuée aux mêmes conditions expérimentales pour les différents
échantillons. Le traitement thermique suit une programmation de température allant de 25
à 1000 °C avec différentes vitesses de chauffe (10, 20, 30 et 40 °C).
95
CHAPITRE V : ETUDE DE LA COMBUSTION DE BIOMASSE, DES BIOPOLYMERES
ET DE LEURS BIOCHARBONS
D’après ces résultats, nous constatons que les échantillons bruts sont complètement
consommés vers 560 °C, sauf pour la lignine, qui nécessite une température plus élevée
d’environ 850 °C.
Selon les courbes ATG et DTG de la biomasse CM, on peut considérer que la combustion
de cette dernière se fait en deux étapes correspondant aux deux pics DTG observés. Le
premier pic est positionné entre 213 et 390 °C, alors que le deuxième est localisé entre 389
et 554 °C. Cela indique l'existence d'au moins deux étapes, selon le mécanisme de la
combustion de biomasse.
La combustion de la cellulose pure se fait visiblement selon un processus à une seule étape
(figure (5.1b)) du fait que la courbe DTG ne présente qu’un seul pic, ainsi-que la faible
teneur en résidu carboné (environ 3.74%) dans cellulose induit à ne pas détecter le
deuxième pic.
La combustion de l’hémicellulose a révélé la présence de trois pics, deux d’entre eux se
chevauchant complètement comme le montre la figure (5.1c). Ceci peut être dû à
96
CHAPITRE V : ETUDE DE LA COMBUSTION DE BIOMASSE, DES BIOPOLYMERES
ET DE LEURS BIOCHARBONS
97
CHAPITRE V : ETUDE DE LA COMBUSTION DE BIOMASSE, DES BIOPOLYMERES
ET DE LEURS BIOCHARBONS
Figure 5.2 : Courbes ATG et DTG de la combustion des différents biocharbons obtenues à
différentes vitesses de chauffe.
En se basant sur les résultats de la figure (5.2) nous pouvons noter que la combustion du
carbone fixe est le processus prédominant pour la combustion du biocharbon, tandis que la
dévolatilisation est le processus prédominant pour la combustion de la biomasse. Kastanaki
et Vamvuka [146] ont expliqué que le biocharbon appartient à la classe des matériaux
carbonés les plus réactifs en raison de sa structure carbonée poreuse et désordonnée. La
porosité de biocharbon favorise l’accessibilité de l’oxygène aux sites actifs, conduisant à
une meilleure combustion.
Les principales caractéristiques thermiques issues des courbes ATG-DTG, telles que la
température d’ignition Ti, la température de perte de masse maximale T max et la
98
CHAPITRE V : ETUDE DE LA COMBUSTION DE BIOMASSE, DES BIOPOLYMERES
ET DE LEURS BIOCHARBONS
température finale, sont données dans les tableaux (5.1) et (5.2). L'évolution de ces
paramètres en fonction de la vitesse de chauffe est résumée dans l’annexe D.
Ti Tf Tmax Rmax tR
(°C) (°C) (°C) (%.s-1) (min)
Biocharbon/
374 562 533 0.208 18.48
Biomasse CM
Biocharbon/
532 620 587 0.208 8.8
Hemicellulose
Biocharbon /
513 627 587 0.235 11.4
Cellulose
Biocharbon /
748 801 784 0.279 5.3
Lignine
Plusieurs méthodes ont été rapportées et utilisées dans la littérature pour déterminer la
température d’ignition Ti et la température finale Tf de la réaction de combustion [215]–
[219]. Dans ce travail, Ti et Tf ont été déterminées selon les travaux de Grønli et al. [216],
qui reposent sur l'utilisation de la deuxième dérivée des courbes de perte de masse. Les
tableaux (5.1) et (5.2) montrent l'évolution de T i et Tf au cours de la réaction de combustion
des échantillons étudiés avec une vitesse de chauffe de 10 °[Link]-1.
Une nette différence est notée au niveau des températures caractéristiques T i et Tf en
comparant les résultats des différents échantillons. L'hémicellulose et la biomasse CM
99
CHAPITRE V : ETUDE DE LA COMBUSTION DE BIOMASSE, DES BIOPOLYMERES
ET DE LEURS BIOCHARBONS
présentent la température initiale la plus faible, suivi par la lignine, tandis que la cellulose
présente la Ti la plus élevée.
À la fin de la première étape, l'hémicellulose présente la plus basse T f, suivie par la
cellulose. De plus, la lignine et la biomasse CM ont presque la même T f qui est la valeur la
plus élevée. Dans la deuxième étape de la combustion, la T i de de la biomasse est la plus
faible suivie par celle de l’hémicellulose, tandis que la T i de la lignine reste la plus élevée.
Il est également observé que la température initiale Ti de la combustion des biocharbons
issus de la pyrolyse des différents matériaux bruts a approximativement le même
comportement. En revanche, ces températures sont restées plus élevées que celles de la
biomasse et des biopolymères. En outre, les biocharbons d'hémicellulose et de cellulose
présentent presque les mêmes Ti et Tf. En ce qui concerne la combustion du biocharbon de
la lignine, ce dernier présente Ti et Tf les plus élevées.
100
CHAPITRE V : ETUDE DE LA COMBUSTION DE BIOMASSE, DES BIOPOLYMERES
ET DE LEURS BIOCHARBONS
Dans la première étape, le matériau brut le plus réactif est la cellulose. Cependant, pour la
deuxième étape, à haute température, la lignine semble être la plus réactive.
Comme le montre la figure (5.1), ces paramètres, cités ci-dessus (Ti, Tf, Tmax, Rmax et tR)
évoluent en augmentant la vitesse de chauffe, plus particulièrement dans la première étape
de la combustion des matériaux bruts et du biocharbon. Toutefois, l'effet de la vitesse de
chauffe est plus significatif sur Rmax que sur les autres paramètres.
5.5.1 Mécanisme
Mécanisme 1 :
D'autres auteurs ont proposé un autre mécanisme de combustion en deux étapes également
dont la première correspond à la combustion de substances volatiles issues de la
décomposition de la biomasse. La deuxième étape est attribuée à la combustion du carbone
fixe [149], [220], [221]. Ce deuxième mécanisme se décline comme suit :
Mécanisme 2 :
101
CHAPITRE V : ETUDE DE LA COMBUSTION DE BIOMASSE, DES BIOPOLYMERES
ET DE LEURS BIOCHARBONS
lignine est similaire à celle de combustion du leurs biocharbons. Cette observation favorise
la plausibilité du deuxième mécanisme.
Dans certains travaux de la littérature, la réactivité des substances a été classée en fonction
de l'énergie d'activation de leur réaction de combustion [148]. C’est dans cette optique que
nous abordons l’étude cinétique de la combustion de nos matériaux afin de déterminer les
paramètres caractéristiques, notamment, l'énergie d'activation.
La combustion des différents matériaux bruts a été modélisée avec succès en se basant sur
le mécanisme 2 avec ses deux étapes. Seule la combustion de la cellulose a été modélisée
en utilisant une seule réaction. De la même manière, la combustion des biocharbons a été
modélisée en considérant une seule étape réactionnelle comme l’indiquent les courbes
DTG (figure (5.2)).
Plusieurs modèles cinétiques ont été testés afin de valider la linéarité de la relation de
Coats–Redfern [149], [222], [223]. En effet, la biomasse CM, la cellulose, la lignine, ainsi
leurs biocharbons suivent le modèle cinétique du premier ordre (relation (5.2)) selon le
modèle de Coats–Redfern [163]. Le premier ordre est généralement considéré pour les
réactions de combustion et ne prend en compte que la réaction chimique [224]–[227].
Les valeurs des énergies d'activation indiquées dans le tableau (5.3) sont globalement
proches de celles trouvées dans la littérature (Voir Annexe D). Cependant, certains auteurs
ont trouvé des valeurs beaucoup plus faibles des énergies d'activation pour la réaction de
combustion de la biomasse, comme Senneca [228], Sahu et al. [229] et Kumar et al. [230].
Pour l'énergie d'activation de la combustion des biocharbon, elles sont globalement
proches de celles trouvées dans la littérature, (Voir Annexe D). L’hémicellulose et la
cellulose ont montré des Ea dans la même gamme, avec une valeur plus élevée pour la
cellulose (172.33 et 212.21 [Link]-1, respectivement). Toutefois, l’énergie d’activation de
la combustion de cellulose et d’hémicellulose reste plus élevée que celle de la combustion
de la biomasse. L’énergie d’activation la plus basse est obtenue à cette étape pour la
combustion de la lignine (45.97 [Link]-1).
Dans la deuxième étape de combustion, l’énergie d’activation de la biomasse et celles des
holocelluloses est comprise entre 49.62 et 66.08 [Link]-1. En revanche, la lignine a montré
une valeur importante d’Ea à ce stade (348.43 [Link]-1).
La combustion du biocharbon issu de la biomasse CM donne une énergie d’activation
égale à 120.80 [Link]-1. La cellulose et l’hemicellulose montrent des valeurs d’Ea dans la
103
CHAPITRE V : ETUDE DE LA COMBUSTION DE BIOMASSE, DES BIOPOLYMERES
ET DE LEURS BIOCHARBONS
même gamme mais avec une valeur plus élevée pour la cellulose (180.32 et 218.37 [Link]-
1
, respectivement).
La combustion du biocharbon issu de la lignine présente la plus haute E a (263.91 [Link]-1).
Ceci est peut être dû à la structure poreuse est très désordonnée du carbone de la lignine
[146], [231].
5.6 Conclusion
2. La biomasse avec une teneur en cellulose plus élevée présente des taux de
conversion plus importants ; une teneur en hémicellulose plus élevée dans la
biomasse conduit à un Ti plus faible, et une teneur en lignine plus élevée implique
une Ea et une Tf plus élevées.
104
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
CHAPITRE VI
6.1 Introduction
105
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
... (6.1)
Tableau 6.1 : Taux de conversion des molécules modèles et composition des produits de la
réaction du craquage thermique
106
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
107
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
108
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
Sous l’effet du catalyseur, la conversion pour la majorité des molécules modèles est quasi-
complète et cela dès la température de 400 °C à l’exception de Furfural, 4-Ethylgaïacol,
Acétamide, N, N-diméthyl- où leur conversion varie entre 18% et 70,40% comme montre
le tableau (6.2).
Le tableau (6.3) présente la quantité d’eau générée lors de la réaction catalytique des
molécules étudiées.
Eau (%mas)
Température (°C) 400 450 500
Acide acétique 38.13 49.64 57.53
Acétone 32.04 31.96 38.69
Furfural 22.31 36.86 39.83
Propane-1,2-diol 34.1 38.2 42.6
Éthylpentanoate 33.12 36.48 37.82
4-Ethylgaïacol 8.42 14.36 17.23
2-Méthylfurane 8.08 11.45 15.12
Acétamide, N, N-diméthyl- 4.25 7.09 8.3
109
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
On constate que la teneur en eau dans les produits liquides varie d’une molécule à l’autre.
De manière générale, cette teneur augmente avec la présence de catalyseur et avec
l’augmentation de la température. Le fort pourcentage d’eau est obtenu par la
désoxygénation de l’acide acétique (57.53 %) à la température de 500 °C suivie par le
Propane-1,2-diol avec un pourcentage d’eau de 42.6 %. L’Acétone, le Furfural et
l’Éthylpentanoate génèrent presque le même pourcentage d’eau d’environ de 38%. Tandis
que les liquides issus de la conversion du 4-Éthylguaïacol, 2-Méthylfuarne, et Acétamide-
N, N-diméthyl présentent la faible teneur en eau.
L’acide acétique est un composé majoritaire des bio-huiles de pyrolyse comme il est
confirmé dans le chapitre II. Il participe fortement à l’acidité des biohuiles et à leur teneur
élevée en oxygène [233].
La composition des liquides obtenus à partir de la conversion de l’acide acétique est
illustrée dans la figure (6.2). Les résultats montrent que la conversion est très élevée et
mène majoritairement à la formation d’aromatiques et de phénols. D’autres produits à base
d’alcools, cétones, esters et acides sont également présents. Cependant la fraction de
chaque famille varie en fonction de la température. Il est observé que l’augmentation de la
température conduit à une diminution des esters, alcools et cétones accompagnée par une
amélioration du rendement en phénols et aromatiques pour atteindre les pourcentages
28.37% et 46.59%, respectivement à 500°C. Cette composition est comparable à celle
rapporté dans la littérature [109], [134], [234], [235].
110
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
111
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
Figure 6.3 : Schéma réactionnel proposé pour la conversion de l’Acide acétique sur le
catalyseur HZSM-5, Chen [113].
L’Acétone est la molécule modèle choisie pour présenter la famille des cétones. La
composition du liquide issu de la conversion de cette molécule à chaque température est
montrée sur la figure (6.4).
Cinq familles ont été clairement identifiées : les aromatiques, les aldéhydes, les cétones, les
alcools et les esters. Toutefois, d’autres composés oxygénés en moindre quantité,
apparaissent également. Il est observé que l’augmentation de la température de 400 à 500
°C entraine une diminution des esters accompagnée par une augmentation du rendement en
aromatiques. Ce rendement qui indique que l’Acétone se convertit principalement en
aromatiques atteint les valeurs les plus élevées (39.70- 52.55 %) par rapport aux autres
molécules modèles. Des compositions similaires ont été rapportées dans d’autres travaux
112
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
[113], [134]. D’un autre part, à la température 500 °C, le gaz prédominant lors de la
réaction de l’Acétone est riche en CO2, C3H6 et C3H8. Ceci montre globalement que la
désoxygénation est favorisée par les températures élevées en produisant aussi bien des
aromatiques que des hydrocarbures légers (gazeux).
Selon l’analyse GC-FID des produits liquides, les aromatiques prédominants dans les trois
cas de température sont : 2,3,3-Triméthyl-1,7-Octadiene, Benzène, p-Xylène, 2,3,4,7-
Tetrahydro-1H-indène, 2-Propenyl-benzène.
La conversion d’Acétone a lieu par déshydratation, en premier temps, suivie par une
décarboxylation et une décarbonylation. L’Acétone donne l’isobutène qui s'oligomère pour
former des oléfines plus lourdes. Ces oléfines se transforment en propène, des n-butènes
(produit de l'isomérisation de l'i-butène) et des aromatiques ainsi qu’une certaine quantité
de paraffines en C4+ [134]. La formation d'isobutène en tant que produit principal dans la
transformation de l'Acétone sur un catalyseur acide dans des conditions de température
élevée a déjà été rapportée dans différents travaux [238]–[240] bien qu'il existe des
divergences quant au mécanisme expliquant sa formation.
A l’appui de nos résultats et les études disponibles dans la littérature [113], [134] il peut
être conclu que la désoxygénation catalytique des cétones produit un liquide constitué
principalement d’aromatiques avec certains composés oxygénés quel que soit les
conditions expérimentales de la réaction.
La figure (6.5) montre le mécanisme réactionnel de conversion de l’Acétone proposé par
Gayubo [134].
Figure 6.5 : Schéma réactionnel pour la transformation de l'Acétone sur une zéolithe
HZSM-5, Gayubo [134].
Le Furfural est la molécule modèle choisie pour présenter la famille des aldéhydes.
Comme il est noté plus haut (tableau 6.2), le Furfural ne présente aucune conversion
thermique. D’après la figure (6.6), les résultats obtenus montrent, que même en présence
du catalyseur, le taux de conversion reste faible à la température 400 °C (17.93%), ce qui
113
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
montre que l’effet catalytique est faible à cette température. Ceci peut être dû à la
formation de coke, même en faible quantité (≈1.45%,), désactivant partiellement le
catalyseur [241].
En revanche, il est observé que l’augmentation de la température renforce la réactivité des
aldéhydes et conduit à la formation d’alcools, furanes, cétones et aromatiques. Cependant,
la conversion du furfural augmente jusqu’à atteindre moins de 50.51% à 500 °C tandis que
les furanes et les aromatiques atteignent 9.23 % et 13.48%, respectivement. En outre, la
fraction gazeuse se caractérise par le fort pourcentage en CO qui ne descend pas en
dessous de 84%. La décarbonylation est donc la principale voie de désoxygénation.
Comme rapporté dans la littérature, le fer est un métal oxophile ayant une grande affinité
pour les liaisons C = O, ce qui entraîne l'activation facile de ces liaisons pour la
désoxygénation [242]–[244].
Les résultats obtenus dans notre étude, présentent des similarités avec des études
antérieures, à savoir, celles réalisées par [134] et par [113]. Gayubo et al [134] ont étudié la
désoxygénation de l’Acétaldéhyde dans un réacteur à lit fixe en présence de HZSM-5. Ils
ont noté que l’Acétaldéhyde a une faible réactivité et ne produit que de triméthyltrioxane et
peu d’aromatiques. Chen et ses collaborateurs [113] ont par ailleurs travaillé sur le
craquage catalytique du Furfural sur HZSM-5. Ils ont reporté que 65% de la composition
des produits liquides sont des aldéhydes et 21% sont des hydrocarbures aromatiques. Le
114
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
problème majeur reporté dans ces études était la désactivation du catalyseur à cause du
blocage de leurs sites par le coke formé. En revanche la réaction catalytique des aldéhydes
à 500 °C ne génère pas de coke.
Se basant sur les résultats d’analyse des produits liquides et gazeux et en s’appuyant sur les
résultats de la littérature [242], [244], nous pouvons proposer un mécanisme réactionnel de
la transformation du furfural sur le catalyseur Fe-HZSM-5 comme schématisé dans la
figure (6.7) suivante : Figure
Figure 6.7 : Schéma réactionnel pour la transformation du Furfural sur une zéolithe
Fe-HZSM-5.
115
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
Sans catalyseur, l’ester (Éthylpentanoate) introduit dans le réacteur reste stable et ne subit
aucune conversion thermique. Comme il est présenté dans la figure (6.10), en présence de
catalyseur, la distribution des produits liquides en fonction de la température montre que
les aromatiques, les alcools, les cétones, les aldéhydes et les phénols sont les familles
chimiques prédominantes.
116
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
117
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
ou de cétone sont craqués sur le catalyseur HZSM-5. Les groupes alkyles existant sous
forme d'oléfines sont responsables des réactions d'aromatisation qui entraînent la formation
de benzène. Ces réactions sont suivies d'une alkylation et d'une isomérisation pour produire
des benzènes alkylés, tels que le méthylbenzène et les xylènes.
À la lumière de ce que Fuhse et Bandermann [135] ont présenté dans leur travail sur la
conversion des composés organiques oxygénés et de leurs mélanges sur le catalyseur
HZSM-5, l'Acétate de méthyle ne réagit pas sur HZSM-5, tandis que les esters des acides
acétiques et des acides propénoïques sont d'abord décomposés en acides libres et en alcools
correspondants. Par la suite, les acides sont transformés par cétonisation sur la zéolithe, en
CO2 et en cétones correspondants qui réagissent aux oléfines, paraffines et hydrocarbures
aromatiques de la manière déjà décrite. Les esters d'acides supérieurs sont décomposés par
décarbonylation en oléfines qui peuvent encore être converties sur le catalyseur.
Dans le travail de [113], l’Acétate d’éthyle a été sélectionné comme composé modèle de la
famille des esters. Il a été trouvé que le liquide produit à 500 °C est constitué de phénols
(75.2%, phénol, méthylphénol, etc.), d'hydrocarbures aromatiques, de cétones, d'aldéhydes
et d‘autres composés oxygénés minoritaires.
Dans cette étude, le H+ du catalyseur solide peut facilement être combiné avec l’éthyle et le
propyle de carboxyle pour former un carbocation et rompre la liaison alpha et la liaison
bêta pour former C3H6, C2H4, CO et CO2 etc. La principale interaction catalyseur / ester se
produit au niveau de l'oxygène du groupe carbonyle pour sa richesse en électrons. Il est très
probable que l'oxygène du groupe carbonyle interagit avec des cations Fe +2 et agissant
comme des sites acides de Lewis forts [247], [248].
Le H+ conjugué à l'oxygène dans l’Éthylpentanoate est éliminé sous forme de H 2O. Un
carbocation est ainsi formé avant de se transformer en cyclanes C6 à la surface de
catalyseur. Des hydrocarbures aromatiques se forment ensuite par déshydrogénation, tandis
que d'autres qui contiennent encore de l'oxygène donnent du phénol et d’autres composés
oxygénés [113].
Sur la base de ces discussions, on peut conclure que chaque molécule d’ester se convertie
principalement des hydrocarbures aromatiques, cétones, aldéhydes, alcools et phénols.
Cependant, le pourcentage de chaque famille dans le mélange change d’une expérience à
l’autre selon les conditions opératoires utilisées.
118
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
La comparaison entre nos résultats et la littérature [113], [135], nous conduit à penser
qu’un mécanisme réactionnel de la conversion catalytique de l’Éthylpentanoate se fait
selon le macanisme dans figure (6.11) :
Il est à noter que, lors de la réaction catalytique de cette molécule, de la fumée blanche
s'est produite au cours des expériences D’après le tableau (6.2), le taux de conversion de
4-Éthylguaïacol est très faible aux températures 400 et 500 °C et, comme le montre la
figure (6.12), la composition du liquide produit est très riche en gaïacols à ces deux
températures. Ce résultat suggère que le catalyseur Fe-HZSM-5 se désactive probablement
par cokéfaction au cours de la conversion du 4-Éthyl-guaiacol.
119
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
À fort taux de conversion, les phénols sont les produits principaux de la conversion du
gaïacol. Ce résultat est cohérent avec les travaux de [113], [249], [250]. Selon les
conditions opératoires de Chen et al [113], la composition du liquide issu du craquage
catalytique de gaïacol sur HZSM-5 s’est caractérisée par la forte présence des phénols
(46%) suivie par un pourcentage élevé des aldéhydes et des aromatiques.
En parallèle avec l’intensification de la formation des phénols dans la fraction liquide, le
pourcentage de CH4 et H2 dans la fraction gazeuse augmente avec la température pour
atteindre 28.84% et 33.58% à 500 °C, respectivement. La forte production d’hydrogène à
haute température confirme le mécanisme proposé par Chen [135]. La production de CH4
serait certainement due à l’effet du fer du catalyseur Fe-HZSM-5.
Plusieurs recherches telles que celles de Jiang et wang [124], [251] ont noté une faible
présence des oléfines concluant que les oléfines sont des intermédiaires qui subissent une
aromatisation ultérieure sur les sites acides du catalyseur HZSM-5.
L’analyse des produits par GC-FID montre que les diméthylphénols et les triméthylphénols
sont les principaux composés phénoliques. Bui et al.[249] soulignent que le groupement
méthoxy est le plus réactif mais aussi le plus facile à casser car la liaison aryl-éther possède
une énergie de liaison plus faible que celle du groupement hydroxy (figure 6.13)). L’autre
produit de la démethoxylation du guaiacol est un alcool, dont le 2-methyl-3-
(phenylmethoxy)- 1,2-Propanediol est l’alcool majoritaire.
120
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
De plus, des traces de benzène ont été détectées ce qui montre que ce catalyseur est
suffisamment efficace pour rompre les groupements hydroxy et méthoxy. Pour favoriser la
désoxygénation des bio-huiles, le catalyseur doit être sélectif en phénol, méthylphénol et,
idéalement, en hydrocarbures aromatiques.
L’oxygène est éliminé sous forme d’eau en début de réaction. Le proton fourni par le
catalyseur Fe-HZSM-5, se combine ensuite au groupe méthoxy pour former des ions
carbénium phénol. Finalement, le phénol donne des hydrocarbures aromatiques
polycycliques (HAP) après de multiples réactions d’aromatisation [24].
Bien que les molécules à deux cycles aromatiques soient peu présentes, l’hypothèse de la
formation d’oligomères au cours de la conversion du gaïacol est bien vérifiée. Il est
probable que ces molécules lourdes puissent être des précurseurs du coke ce qui
expliquerait la désactivation du catalyseur.
On conclue que la désoxygénation des gaïacols est partielle. La majeure partie de l'oxygène
reste dans le produit liquide, sous forme de phénol et de ses dérivés. L’autre partie
s’échappe sous la forme de CO et de CO2 comme le montre l’analyse de gaz (Voir l’annexe
E).
En se basant sur les résultats de l’analyse des produits liquides et gazeux, un schéma
réactionnel peut-être proposé comme monté dans la figure (6.14).
121
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
Les composés furaniques font partie des composés oxygénés généralement présents dans la
bio-huile. Ils proviennent de la déshydratation de fragments de cellulose et d'hémicellulose
[252]. Il est reporté que les mécanismes de désoxygénation des furanes dépendent des
modes d'adsorption de la molécule furanique ainsi que de la nature du catalyseur [243]. La
molécule 2-Méthylfurane est choisie comme molécule modèle de la famille des furanes.
La figure (6.15) représente la composition de la phase liquide des produits de la réaction de
désoxygénation du 2-Méthylfurane à différentes températures. Error! No text of specified
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122
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
Globalement, il est bien clair que le la phase liquide comporte des produits appartenant aux
cinq familles : les furanes, les aromatiques, les aldéhydes, les alcools et les cétones, ainsi
que quelques pourcents d’esters et des amides.
Les résultats montrent qu’une augmentation de température de 400 à 500 °C, diminue la
production des furanes de 16.50 à 4.60% et aldéhydes de 39.42 à 16.27 %. Parallèlement,
la production en aromatiques et en alcools augmente respectivement de 19.8 à 30.72% et
de 8.66 à 28.25%.
À 400 °C, le 2-méthyl-4-octenal est majoritaire 95.97% par rapport aux autres aldéhydes et
le 2,3-dihydrobenzofuran est le principal produit de la famille des furanes avec un
pourcentage de 57.58% du total de furanes. D’après Cheng et Grandmaison [253], [254], le
benzofurane est formé selon la réaction de Diels Alder de deux molécules de furane, puis
converti en aromatiques, CO, et coke. Cependant, le rendement du 2-méthyl-4-octenal est
réduit avec la réduction du rendement des aldéhydes mais reste prédominant. Par ailleurs,
le 2,3-dihydrobenzofuran passe à 2.03% du total de furanes en augmentant la température à
500 °C. Cela suggère que le benzofurane et 2-methyl-4-octenal ont subi une
désoxygénation.
Les aromatiques présents dans les liquides obtenus sont : 1-ethyl-4-methyl-benzène, 2-
propenyl-benzène, 1-butynyl-benzène, o-xylène, p-xylène, 1H-Indène, 1-methyl-1,2-
dihydro-3-methyl-Naphthalène, Indane, Anthracène. Leur sélectivité ne change pas avec
l'augmentation de température.
Dans des études antérieurs [253], [255], il est noté que la furanne s'adsorbe verticalement
sur le site catalytique, avec formation d'une liaison métal-oxygène transitoire. La scission
directe de la liaison C-O du cycle furanique ne se fait pas facilement mais nécessite
souvent une étape d'ouverture du cycle. Cette étape clé pour produire des intermédiaires
paraffinées sur le catalyseur [255].
Contrairement aux réactions d'ouverture de cycle, la condensation aldolique est une étape
de couplage C-C dans la désoxygénation furanique qui augmente la longueur de la chaîne
carbonée des hydrocarbures désoxygénés. Les métaux de transition tels que Fe, Pt, le Ni et
Pd interagissent fortement avec les cycles furaniques, conduisant à leur hydrogénation
préférentielle. Le plus grand effet de délocalisation des électrons du benzène entraînerait
une plus grande aromaticité et stabilité que le furane [243].
En complément des résultats d’analyse de liquide avec celle du gaz qu’est riche en CO,
CO2 et H2, on peut conclure que l'oxygène a été extrait des oligomères de furanne par des
123
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
Dans cette section, nous étudions la désoxygénation d’un échantillon de biohuile sans et
avec la présence du catalyseur. La biohuile est obtenue par la pyrolyse de bois de hêtre
dans un réacteur à chute (la caractérisation de l’échantillon est présentée dans le chapitre
II). Dans cette section, l’effet du catalyseur Fe-HZSM-5 est comparé au traitement
purement thermique de la biohuile. Il est à noter que les conditions opératoires sont
identiques à celles mises en œuvre dans la section précédente.
La figure (6.18) compare l’effet de la présence du catalyseur Fe-HZSM-5 sur les fractions
produites par rapport à la conversion thermique de l’échantillon de biohuile.
125
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
D’après cette figure, on constate que les rendements en gaz et coke sont faibles lors du
traitement thermique (sans catalyseur) alors que la fraction restant à l’état liquide
représente plus de 94% de la quantité totale d’huile introduite. En présence du catalyseur
Fe-HZSM-5, nous pouvons observer que le rendement en gaz augmente pour atteindre
16% à 500°C. A l’inverse, les rendements en liquide et en coke diminuent de 94.47% et
4.52, à 82.92% et 1.03% en présence du catalyseur respectivement.
Comme il est montré au chapitre III, l’augmentation de la température favorise le craquage
thermique, ce qui entraîne la production de plus de composés volatiles et l’augmentation
du rendement en gaz [111].
La distribution des produits collectés dans la phase liquide classés en familles chimiques
dans les différents cas de réaction est présentée dans la figure (6.19).
126
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
Il est à noter qu'un signe négatif devant une valeur indique une réduction et un signe positif
indique une augmentation ou une production. Le marquage «production» signifie que la
famille chimique a été produite en raison du traitement catalytique alors qu'il n'était pas
présent dans la biohuile d'origine.
Tableau 6.4 : Taux de conversion et de production des familles chimiques présentes dans
les échantillons de bio-huile obtenus avec l’utilisation de catalyseur.
En premier lieu, comme le montre la figure (6.19), nous remarquons qu’il n’y a
pratiquement pas de craquage thermique (sans catalyseur). La composition du liquide
produit se caractérise par un fort pourcentage d’acides carboxyliques (42.92%) suivi par
celui des cétones (15.07%) et les esters (12.06%). Cette composition est assez similaire à
celle de la biohuile initiale.
En présence du catalyseur, à la température 300 °C, la composition de liquide se caractérise
par la forte présence des cétones avec un pourcentage de 62,92%. Cependant, la fraction de
4,4-Dimethoxy-2-butanone présente 80.56% des cétones détectées. D’autre part, une
conversion totale des acides carboxyliques de (-100%) est relevée. Les esters aussi ont
montré une conversion réduisant leur fraction de 9 à 5.16% avec un taux de conversion de
(-43%). Les autres familles chimiques sont peu impactées par le catalyseur Fe-HZSM-5.
Ces résultats révèlent qu’à des températures inférieures à 450°C, les acides carboxyliques
se convertissent principalement en 4,4-Dimethoxy-2-butanone.
127
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
Les résultats présentés sur la figure (4.30) et le tableau 4.4 soulignent que l’augmentation
de la température au-delà de 300 °C réduit la formation des cétones (et principalement la
formation de 4,4-Dimethoxy-2-butanone) à 10.61% en parallèle avec l’augmentation du
rendement en phénols et aromatiques. A la température 500 °C, les phénols et les
aromatiques sont fortement formés (conversion de +443 et +410 respectivement). Des
comportements similaires ont été observés par [120], [127], [257]–[260].
Ces résultats sont particulièrement intéressants puisqu’ils montrent que la présence de
catalyseur Fe-HZSM-5 à des hautes températures augmente la production de dérivés
phénoliques ˗ qui sont des espèces peu oxygénées.
De l’analyse de la distribution des produits liquides, il ressort que les composés
phénoliques prédominants sont : 4-methyl-phénol, 3,5-dimethyl-phénol, 2-methyl-phénol
et 3-éthyl-5-methyl- phénol. Tandis que les composés aromatiques prédominants sont : o-
Xylène ; p-Xylène ; 1, 2,3-trimethyl-benzène ; (2-methyl-1-butenyl)-benzène ; 2-propenyl-
benzène ; Indène ; 1,2-dihydro-3-methyl-naphthalène. La molécule 1,2-dihydro-3-methyl-
naphthalène montre un pourcentage de 22.35% à la température 500 °C. Il est reporté par
ailleurs que le fer peut affecter les réactions secondaires favorisant l’augmentation de la
taille des molécules par une aromatisation plus poussée en naphtalènes par rapport à celles
qui alkylent les benzènes formés initialement [127]. Ce comportement est opposé de ce qui
est observé pour les catalyseurs HZSM-5 échangé au Ga qui favorise réactions
d'alkylation [261].
En résumé, le catalyseur Fe-HZSM-5 permet de réduire la teneur en familles chimiques
oxygénées comme les acides carboxyliques, les aldéhydes, les cétones et les sucres et
permet d’accroitre la production de composés phénoliques et des hydrocarbures
aromatiques.
128
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
La teneur en eau de chaque expérience a été obtenue par titrage volumétrique Karl Fischer.
Les résultats ont été détaillés dans la figure (6.21).
129
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
Figure 6.21 : Teneur en eau (% en poids) des produits liquides issus de la désoxygénation
de la bio-huile obtenues à différentes températures.
6.5 Conclusion
130
CHAPITRE VI : CONVERSION CATALYTIQUE DES MOLÉCULES MODÈLES
PRÉSENTES DANS LA BIOHUILE DE PYROLYSE
131
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES
Conclusion générale
Premièrement, une étude cinétique de la pyrolyse des biomasses a été menée en utilisant
l’analyse thermogravimétrique. L’énergie d’activation et le facteur pré-exponentiel de la
constante de vitesse ont été déterminés selon Les modèles cinétiques de Kissinger,
Kissinger-Akahira-Sunose (KAS), Coats Redfern, DAEM et NLSM.
Nous avons également utilisé un réacteur à pyrolyse semi-continu dans l’objectif d’étudier
l’effet de la température sur la pyrolyse des différentes biomasses utilisées et optimiser le
rendement en biohuile. Dans cette partie, La température a été variée entre 400 et 550 °C.
Les résultats de l’étude de la pyrolyse des différentes biomasses montrent que :
Globalement, l'énergie d'activation reste essentiellement comprise entre 150 et 200
[Link]-1. Sauf la méthode Coats-Redfern, qui donne une valeur proche de celle de
la lignine déterminée par la méthode NLSM, elle est d'environ 70 [Link]-1.
Les rendements maximaux en bio-huile à la température optimale de différentes
biomasses sont compris entre 58.68 et 67.23%. Les composés chimiques présents
dans les différents échantillons de la biohuile sont les mêmes pour les différentes
132
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES
133
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES
rendement en CH4 obtenu à partir de la lignine est inférieur à ceux obtenus à partir
de la cellulose et l'hémicellulose.
La température et la fraction d'air jouent un rôle significatif dans l'amélioration des
réactions de reformage du goudron durant le processus de pyrolyse et
gazéification, ce qui se traduit par une évolution importante dans la composition
des produits goudronneux. Les Composés aromatiques AC, les composés
aromatiques hétérogènes HAC, les hydrocarbures aromatiques polycycliques
légers LAPH, les naphtalènes et les phénols sont les produits prédominants., leur
distribution dans le goudron est influencée par l'augmentation de la température et
la fraction d'air.
134
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES
esters, alcools. En revanche, pour les familles aldéhydes, gaïacols et amides, le taux
de conversion n’atteint que 50.51, 70.42 et 52.32 % à la température la plus élevée
(500 °C) pour les aldéhydes, les gaïacols et les amides, respectivement.
En plus de la réduction de la teneur en oxygène des molécules modèles, la
formation d’aromatiques est obtenue, ce qui montre que ces molécules peuvent être
converties à l’aide d’un catalyseur en molécules intéressantes pour des applications
énergétiques comme des biocarburants.
La conversion catalytique de la biohuile résulte une réduction de pourcentage des
familles chimiques indésirables tels que les acides carboxyliques, les aldéhydes, les
cétones et les sucres et d’accroitre la formation de composés phénoliques et des
hydrocarbures aromatiques.
Perspectives :
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RÉFERENCES
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150
RÉFERENCES
151
RÉFERENCES
152
RÉFERENCES
153
Annexe A
Annexe A
Cette annexe est liée au chapitre I et présente les différentes technologies des réacteurs de
pyrolyse et de gazéifications
154
Annexe A
Type de réacteur
155
Annexe A
système
- Procédé compact
156
Annexe A
157
Annexe A
Avantages Inconvénients
-Sensible à la répartition
granulométrique.
158
Annexe A
goudrons.
159
Annexe B
Annexe B
Cette partie présente les différents tableaux et graphiques qui sont liés aux différents
résultats discutés dans le chapitre III et qui n'ont pu pas être inclus :
Les profils TG-DTG obtenus par les différentes expériences thermogravimétriques des
cinq biomasses à différentes vitesses de chauffe :
100 £
n
l
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150 200 250 300 350 400 450 500 550 600
Temperature (°C) Universal V4.5A TA Instruments
a) Biomasse CM
l
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150 200 250 300 350 400 450 500 550 600
Temperature (°C) Universal V4.5A TA Instruments
b) Biomasse DK
160
Annexe B
p
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n
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150 200 250 300 350 400 450 500 550 600
Temperature (°C) Universal V4.5A TA Instruments
c) Biomasse APH
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150 200 250 300 350 400 450 500 550 600
Temperature (°C) Universal V4.5A TA Instruments
d) Biomasse WS
²
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150 200 250 300 350 400 450 500 550 600
Temperature (°C) Universal V4.5A TA Instruments
d) Biomasse OK
Figure B.1 : (a, b, c, d, e) : Les profils TG -DTG des cinq biomasses à différentes
vitesses de chauffe.
161
Annexe B
Β Ti Tmax Tf Rmax
162
Annexe B
Ea A
Biomasse R²
(kJ mol-1) (s-1)
163
Annexe B
Tableau B.3 : L'énergie d'activation et le facteur pré-exponentiel de différentes biomasses selon la méthode KAS.
CM OK APH WS DK
Ea A Ea A Ea A Ea A Ea A
α (-) (kJ mol-1) (s-1) R² (kJ mol-1) (s-1) R² (kJ mol-1) (s-1) R² (kJ mol-1) (s-1) R² (kJ mol-1) (s-1) R²
0.05 193.03 1.31E+22 0.960 1.75E+02 2.39E+20 0.999 183.7 3.23E+21 0.987 164.2 4.17E+20 0.995 142.67 4.04E+17 0.876
0.1 187.28 8.19E+20 0.971 1.77E+02 1.21E+20 1.000 190.02 1.98E+21 0.978 187.64 1.98E+22 0.986 173.25 5.33E+19 0.973
0.15 183.93 1.67E+20 0.984 1.81E+02 1.59E+20 0.999 197.02 2.95E+21 0.981 191.9 1.15E+22 0.988 181.92 1.37E+20 0.989
0.2 189.38 2.61E+20 0.987 1.89E+02 5.01E+20 0.999 199.45 2.04E+21 0.985 194.19 6.16E+21 0.991 191.44 5.84E+20 0.995
0.25 190.88 1.85E+20 0.989 1.97E+02 1.35E+21 0.999 202.92 1.99E+21 0.986 200.11 8.45E+21 0.991 193.02 5.46E+20 0.997
0.3 194.31 1.93E+20 0.991 2.02E+02 2.48E+21 0.999 205.42 1.78E+21 0.987 201.16 4.64E+21 0.998 198 1.11E+21 0.996
0.35 196.31 1.57E+20 0.991 2.02E+02 1.37E+21 1.000 203.64 7.05E+20 0.984 196.76 9.08E+20 0.996 200.82 1.49E+21 0.996
0.4 196.98 9.82E+19 0.990 2.05E+02 1.45E+21 1.000 201.86 2.97E+20 0.988 190.21 1.33E+20 0.999 197.72 6.13E+20 0.996
0.45 200.95 1.24E+20 0.993 1.98E+02 2.29E+20 1.000 202.6 2.21E+20 0.995 191.22 1.05E+20 0.999 198.63 5.55E+20 0.997
164
Annexe B
0.5 199.68 6.01E+19 0.995 1.98E+02 1.66E+20 1.000 200.35 9.63E+19 0.997 187.85 3.67E+19 0.999 198.74 4.28E+20 0.995
0.55 197.2 2.46E+19 0.996 1.98E+02 1.08E+20 1.000 200.64 7.21E+19 0.998 185.63 1.75E+19 0.998 206.48 1.37E+21 0.995
0.6 198.81 1.61E+19 0.997 2.01E+02 1.17E+20 1.000 202.15 5.01E+19 0.997 187.46 1.37E+19 0.999 215.24 2.94E+21 0.991
0.65 195 5.78E+18 0.999 2.02E+02 9.97E+19 1.000 205.29 6.68E+19 0.993 186.4 8.59E+18 0.999 211.96 7.48E+20 0.989
0.7 194.59 4.02E+18 0.990 2.10E+02 3.60E+20 1.000 203.14 3.04E+19 0.951 187.65 8.34E+18 0.998 201.95 4.83E+19 0.991
0.75 193.99 1.89E+18 0.997 2.21E+02 1.26E+21 1.000 160.92 5.62E+15 0.681 200.09 4.29E+19 0.991 191.54 2.21E+18 0.996
0.8 187.2 4.92E+17 0.988 2.56E+02 6.31E+23 0.997 122.82 3.23E+12 0.383 190.31 4.24E+18 0.955 198.89 4.77E+18 0.982
0.85 177.14 2.26E+16 0.933 3.41E+02 7.59E+29 0.997 135.97 1.05E+13 0.427 163.8 7.26E+15 0.886 211.91 1.09E+19 0.967
0.9 154.34 8.49E+13 0.919 4.95E+02 1.39E+40 0.976 135.14 2.21E+12 0.428 137.33 1.23E+13 0.846 193.91 9.52E+16 0.908
0.95 134.05 4.47E+11 0.869 7.14E+02 1.34E+53 0.981 120.7 3.85E+10 0.465 101.22 5.57E+9 0.823 121.98 1.20E+11 0.811
165
Annexe B
Β Ea logA
R²
(°C .min-1) ([Link]-1) (s-1)
166
Annexe B
L'erreur sur Ea et A selon la méthode de Coats Redfern rapportée dans le tableau A.4 a été
calculée par rapport aux différentes vitesses de chauffe.
Tableau B.5 : résumé des paramètres cinétiques selon la méthode Coats Redfern
167
Annexe B
Tableau B.6 : L'énergie d'activation et le facteur pré-exponentiel de différentes biomasses selon la méthode DAEM.
CM OK APH WS DK
Ea A Ea A Ea A Ea A Ea A
α
([Link]-1) (s-1) ([Link]-1) (s-1) ([Link]-1) (s-1) ([Link]-1) (s-1) ([Link]-1) (s-1)
0.1 212.62 5.65E+18 163.45 1.24E+14 186.63 2.59E+16 254.79 6.17E+24 179.81 5.10E+15
0.2 221.50 6.63E+18 173.04 3.28E+14 186.63 2.59E+16 229.45 6.17E+20 187.11 5.74E+15
0.3 240.79 9.06E+19 184.26 1.29E+15 186.63 2.59E+16 226.62 4.21E+19 191.67 7.60E+15
0.4 261.99 1.64E+21 187.01 8.39E+14 186.63 2.59E+16 208.31 1.80E+17 194.43 8.06E+15
0.5 273.82 4.10E+21 186.67 3.39E+14 186.63 2.59E+16 195.87 4.86E+15 194.42 4.73E+15
0.6 273.80 1.22E+21 181.94 7.03E+13 186.63 2.59E+16 183.93 2.10E+14 215.45 1.94E+17
0.7 265.36 9.16E+19 186.42 1.03E+14 186.63 2.59E+16 189.11 3.60E+14 259.01 3.70E+20
0.8 266.52 5.04E+19 216.01 1.84E+16 186.63 2.59E+16 223.05 1.75E+17 244.63 2.88E+18
0.9 372.25 4.68E+27 448.80 2.40E+34 186.63 2.59E+16 631.07 1.06E+50 463.38 7.65E+34
168
Annexe B
Tableau B.7 : Les Composés les plus abondants dans chaque famille chimique dans les biohuiles pyrolytiques dans cette étude.
Familles chimiques Les Composé les plus abondants dans les familles chimiques
Cétones C4H4O2 C5H6O2 C6H6O3 C6H16O3 C7H10O2 C7H12O C8H16O3 C11H12O C14H18O8
Acids
C2H4O2 C3H6O2
carboxyliques
Alcanes C12H26
Alcènes C8H14
Amides C8H17NO
169
Annexe B
Température
400 450 500 550 400 450 500 550 400 450 500 550 400 450 500 550 400 450 500 550
(°C)
Acides
32.46 34.78 30.91 26.58 27.94 35.32 30.04 33.74 34.18 38.21 39.96 27.93 28.55 36.56 35.82 35.46 37.16 37.91 39.94 31.12
Carboxyliques
Alcanes 0.41 0.00 0.00 0.49 0.00 0.00 0.00 0.00 0.26 0.34 0.36 0.84 0.00 0.00 0.57 0.75 0.00 0.00 0.91 0.44
Alcènes 0.73 0.91 0.62 1.10 0.72 0.37 0.59 1.48 0.97 0.45 0.22 0.88 0.94 0.33 0.38 1.73 0.63 0.40 0.25 1.24
Alcools 6.85 6.77 5.05 9.83 5.80 5.16 7.35 7.24 5.87 4.09 4.22 7.91 6.65 5.90 6.24 6.33 4.97 5.58 4.98 5.66
Aldéhydes 5.24 5.25 3.77 4.83 3.63 2.69 3.27 4.10 5.31 3.94 4.29 7.78 3.55 3.22 2.90 3.37 4.23 2.73 1.95 2.18
Amides 2.02 1.76 2.44 4.42 0.68 0.68 0.59 0.46 0.62 1.18 1.20 3.57 1.13 0.57 0.57 2.69 1.98 1.44 1.59 1.23
Cétones 16.46 21.44 17.66 14.27 19.49 20.53 20.66 18.50 16.82 19.74 15.75 13.32 24.14 24.94 23.32 12.01 20.17 21.14 22.71 15.92
Esters 8.18 8.34 9.47 15.94 9.19 6.62 6.27 7.52 9.57 10.10 8.21 9.83 10.72 7.34 9.52 10.19 9.17 8.47 7.53 9.61
Furanes 2.33 2.49 0.53 1.96 4.84 4.46 4.39 3.88 1.78 1.69 2.14 2.59 2.99 4.13 4.74 2.31 4.73 5.03 4.76 4.38
Guaiacols 0.00 0.00 0.00 0.00 2.46 2.51 2.18 2.10 0.00 0.00 0.00 0.73 0.71 0.00 0.00 0.63 0.00 0.00 0.00 0.82
Phénols 18.77 15.48 28.24 19.50 21.80 19.36 21.66 18.24 21.04 18.24 20.22 21.88 16.97 15.03 14.08 23.03 14.33 14.57 13.34 26.61
Sucres 6.55 2.77 1.32 1.08 3.45 2.29 3.00 2.74 3.58 2.02 3.43 2.73 3.64 1.97 1.87 1.50 2.62 2.72 2.04 0.78
170
Annexe B
CM DK OK APH WS
Temperature
400 450 500 550 400 450 500 550 400 450 500 550 400 450 500 550 400 450 500 550
(°C)
CO 29.08 32.88 38.92 41.86 24.93 27.38 32.03 35.52 30.65 33.6 31.83 34.27 33.94 34.35 36.63 39.15 30.89 30.98 30.82 46.1
CO2 66.98 57.88 46.49 38.46 72.56 66.93 55.72 44.66 64.9 56.38 51.42 45.35 60.99 57.23 49.98 40.48 66.5 63.21 54.35 34.67
CH4 2.67 6.89 10.2 11.92 1.43 3.36 7.02 9.42 3.1 7.33 10.87 8.99 3.29 6.88 10.19 13.2 1.48 3.44 6.85 12.45
C2H4 0.26 0.35 1.38 2.45 0.31 0.77 1.59 3.88 0.28 0.66 1.5 3.72 0.28 0.6 1.05 1.97 0.22 0.54 1.02 2.47
C2H6 0.24 0.87 0.97 1.16 0.32 1.08 1.66 1.86 0.34 0.89 1.49 1.96 0.24 0.74 1.03 1.2 0.26 0.79 1.33 1.02
C3H4 0.21 0.52 1.61 2.86 0.42 0.47 1.25 2.49 0.01 0.01 0.05 0 0.06 0.01 0.01 0 0 0 0.01 0
H2 0 0.13 0.02 0 0.01 0 0.09 0 0.34 0.72 1.59 2.95 0.21 0.52 1 3.08 0.37 0.41 1.23 2.06
171
Annexe B
172
Annexe C
Annexe C
Tableau C.1 : Compositions des gaz produits par la gazéification de la biomasse Ciste de Montpelier CM
La biomasse CM
0% air 4% air 12% air
T (°C) 750 800 850 900 750 800 850 900 750 800 850 900 750 800 850 900
CO 30.11 39.63 41.77 42.35 36.13 41.39 43.21 48.91 34.51 37.38 41.88 48.79 36.39 32.62 35.16 42.65
CH4 18.93 14.36 13.41 10.44 13.22 10.84 9.28 8.75 11.54 13.08 11.59 7.68 13.10 12.59 11.17 9.35
CO2 22.48 19.31 16.19 14.97 28.75 21.01 19.51 10.75 31.56 27.92 23.52 18.10 34.04 33.28 29.38 23.57
C2H2 0.21 0.23 0.29 0.22 0.09 0.07 0.27 1.20 0.09 0.13 0.25 0.13 0.10 0.11 0.03 0.18
C2H4 5.70 3.84 1.09 0.51 3.69 1.49 2.14 0.00 3.22 3.03 2.30 0.39 3.41 2.67 0.89 0.64
C2H6 0.93 0.20 0.17 0.01 0.51 0.09 0.07 0.00 0.21 0.29 0.09 0.01 0.22 0.18 0.10 0.02
C3H4 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.36 0.00 0.00 0.00
C3H6 0.52 0.06 0.05 0.00 0.24 0.02 0.02 0.00 0.21 0.21 0.09 0.00 0.81 0.03 0.03 0.01
C3H8 0.03 0.00 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.01 0.00 0.00 0.00 0.81 0.03 0.03 0.01
H2 21.09 22.37 27.03 31.49 17.27 25.09 25.50 30.39 18.65 17.96 20.27 24.91 0.03 0.00 0.00 0.00
173
Annexe C
Biomasse CM
T
900
(°C)
Air (%) 24 48
CO 36.46 30.58
CH4 7.40 5.26
CO2 33.97 45.27
C2H2 0.21 0.15
C2H4 0.21 0.37
C2H6 0.86 0.01
C3H4 0.00 0.00
C3H6 0.02 0.00
C3H8 0.00 0.00
H2 20.88 18.36
Cellulose
0% air 4% air
T (°C) 750 800 850 900 750 800 850 900
CO 48.04 48.34 51.79 51.26 47.79 44.44 45.09 47.62
CH4 12.59 12.90 9.56 12.82 12.93 13.28 11.96 10.74
CO2 12.63 11.92 9.06 8.21 17.26 20.06 18.61 17.88
C2H2 0.20 0.61 0.20 0.57 0.19 0.26 0.32 0.38
C2H4 4.95 1.68 2.29 2.24 5.16 5.04 4.13 1.58
C2H6 1.22 0.16 0.11 0.07 1.16 0.57 0.09 0.05
C3H4 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
C3H6 0.65 0.03 0.04 0.02 0.41 0.07 0.05 0.02
C3H8 0.12 0.00 0.01 0.00 0.09 0.00 0.00 0.00
H2 19.59 24.36 26.95 24.82 15.02 16.27 19.24 21.73
174
Annexe C
Hémicellulose
0% air 4% air
T (°C) 750 800 850 900 750 800 850 900
CO 42.40 43.17 48.26 42.79 40.07 39.52 36.28 46.49
CH4 11.94 9.98 11.46 8.19 10.83 10.71 10.98 5.83
CO2 16.37 17.94 12.84 14.81 25.65 27.76 27.25 19.14
C2H2 0.17 0.17 0.35 0.00 0.00 0.00 0.40 0.19
C2H4 4.70 3.66 4.00 0.11 4.40 3.94 2.38 0.56
C2H6 0.91 0.35 0.33 0.00 0.85 0.46 0.09 0.02
C3H4 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
C3H6 0.36 0.07 0.10 0.00 0.36 0.16 0.02 0.04
C3H8 0.05 0.00 0.00 0.00 0.04 0.01 0.00 0.00
H2 23.10 24.67 22.68 34.09 17.79 17.43 22.62 27.73
Lignine
0% air 4% air
T (°C) 750 800 850 900 750 800 850 900
CO 32.64 38.15 42.79 45.34 38.87 45.70 48.74 50.43
CH4 6.84 5.59 4.90 3.33 4.19 3.08 2.87 2.66
CO2 16.69 13.69 15.40 11.32 30.44 24.85 22.68 14.67
C2H2 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
C2H4 0.33 0.37 0.27 0.09 0.21 0.16 0.09 0.00
C2H6 0.16 0.05 0.02 0.00 2.03 0.02 0.01 0.00
C3H4 0.00 0.00 0.00 0.00 0.04 0.00 0.00 0.00
C3H6 0.00 0.01 0.01 0.01 0.02 0.00 0.00 0.00
C3H8 0.00 0.04 0.01 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
H2 43.34 42.10 33.60 39.91 24.21 26.20 27.91 32.24
175
Annexe C
Tableau C.5 : Compositions des goudrons produits par la gazéification la biomasse Ciste de Montpelier CM
La biomasse CM
0% air 4% air 8% air 12% air 24% air
T (°C) 750 800 850 900 750 800 850 900 750 800 850 900 750 800 850 900 900°C
AC 15.46 32.04 24.07 24.41 28.20 26.41 26.30 33.61 37.64 47.04 17.09 55.79 21.52 16.11 8.69 45.52 36.38
LPAH 39.55 16.88 39.27 0.00 38.00 0.00 46.09 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 10.83 0.00 15.93 0.00 0.00
Naphtalènes 35.73 51.08 23.71 32.71 33.81 14.05 16.25 14.73 12.44 15.27 50.14 44.21 21.24 18.18 11.42 16.02 17.75
HAC 9.26 0.00 0.00 28.47 0.00 15.97 11.37 51.66 0.00 37.69 32.77 0.00 6.04 18.41 10.11 7.13 45.87
Phénols 0.00 0.00 12.95 14.40 0.00 43.57 0.00 0.00 49.92 0.00 0.00 0.00 40.37 47.30 53.84 31.34 0.00
Cellulose
0% air 4% air
T (°C) 750 800 850 900 750 800 850 900
AC 43.97 47.55 30.32 0.00 22.05 48.93 27.36 0.00
LPAH 29.80 0.00 32.02 23.37 49.02 23.63 51.26 30.77
Naphtalènes 26.24 30.29 37.66 0.00 12.44 0.00 21.37 0.00
HAC 0.00 22.15 0.00 76.63 16.49 27.44 0.00 69.23
Phénols 0.00 0.00 0.00 0.00 16.49 0.00 0.00 0.00
Acides 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
176
Annexe C
Hémicellulose
0% air 4% air
T (°C) 750 800 850 900 750 800 850 900
AC 19.61 21.83 23.61 21.44 42.81 38.70 29.85 20.13
LPAH 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 19.26 0.00
Naphtalènes 10.63 25.28 17.26 25.10 22.52 23.49 13.47 22.58
HAC 21.95 52.88 59.13 53.46 34.67 37.81 37.42 57.29
Phénols 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Acides 47.81 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Lignine
0% air 4% air
T (°C) 750 800 850 900 750 800 850 900
AC 25.07 18.02 0.00 0.00 21.62 0.00 0.00 0.00
LPAH 37.23 25.32 57.13 57.73 0.00 0.00 0.00 0.00
Naphtalènes 20.96 27.67 21.75 21.49 27.05 0.00 0.00 0.00
HAC 16.73 0.00 21.12 20.79 0.00 0.00 0.00 0.00
Phénols 0.00 28.99 0.00 0.00 51.33 0.00 0.00 0.00
Acides 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
177
Annexe D
Annexe D
L'évolution des paramètres thermiques en fonction de la vitesse de chauffe obtenue à partir des courbes DTG de la combustion des matériaux
bruts et des biocharbons est résumée dans les Tableaux (D.1) et (D.2). La déviation est évaluée en se basant sur la reproductibilité des
expériences et s'est révélée entre 2.68 et 5.53%. Une déviation nette a été constatée aux températures élevées, ceci qui est probablement dû à
la très faible masse d’échantillon (5-10 mg) introduite dans le creuset.
Tableau D.1 : Résultats expérimentaux détaillés pour la combustion des matières premières
Première étape Deuxième étape tR (min)
Ti Tf Tmax Rmax Ti Tf Tmax Rmax
β (°[Link]-1)
(°C) (°C) (°C) (%.s-1) (°C) (°C) (°C) (%.s-1)
10 213 344 324 0. 187 389 483 419 0.087 13.80
Biomasse 20 233 364 341 0.378 410 504 420 0.032 9.40
CM 30 241 378 360 0.519 424 531 463 0.185 5.87
40 244 390 363 0.516 419 554 440 0.187 4.58
10 207 314 291 0.132 448 561 515 0.046 35.40
Hémicellulos 20 216 329 305 0.317 464 585 531 0.081 18.45
e 30 225 337 311 0.492 475 600 549 0.108 12.50
40 231 345 316 0.682 483 614 557 0.124 9.58
10 297 335 323 0.491 3.80
20 312 352 337 0.734 2.00
Cellulose
30 317 364 345 0.87 1.57
40 318 372 350 0.915 1.35
10 227 346 314 0.043 806 837 823 0.389 61.00
20 247 368 324 0.079 801 851 831 0.413 30.20
Lignine
30 248 374 325 0.113 798 859 833 0.556 20.37
40 253 384 330 0.138 797 868 835 0.585 15.38
178
Annexe D
β Ti Tf Tmax Rmax tR
(°[Link]-1) (°C) (°C) (°C) (%.s-1) (min)
10 374 562 533 0.208 18.48
Biocharbon/ 20 393 521 572 0.274 10.83
Biomass CM 30 411 705 648 0.338 9.23
40 419 754 661 0.267 8.38
10 532 620 587 0.208 8.800
Biocharbon/ 20 548 655 636 0.303 5.350
Hemicellulose 30 532 688 643 0.347 5.200
40 548 702 674 0.399 3.850
10 513 627 587 0.235 11.400
Biocharbon/ 20 541 680 608 0.325 6.950
Cellulose 30 535 711 619 0.389 5.867
40 541 763 634 0.433 5.550
10 748 801 784 0.279 5.300
Biocharbon/ 20 754 841 801 0.331 4.350
Lignine 30 752 877 815 0.362 4.167
40 767 956 828 0.296 4.725
Un tableau détaillé des paramètres cinétiques pour les matières premières et les biocharbons est présenté dans le tableau (D.3).
La déviation de la régression de l’énergie d’activation E a et le facteur pré-exponentiel A rapportée dans le tableau (D.3) a été estimé par
rapport aux différentes vitesses de chauffe. Par conséquent, la variation de la valeur d’Ea avec les différentes vitesses de chauffe peut être
expliquée par l’erreur expérimentale d'une part, et d'autre part, par les limitations du transfert de chaleur, qui tendent à augmenter avec les
vitesses de chauffe élevées.
179
Annexe D
Matériaux bruts
Biocharbons
Première étape Deuxième étape
β Ea logA Ea logA Ea logA
R² R² R²
(°[Link]-1) ([Link]-1) (s-1) ([Link]-1) (s-1) ([Link]-1) (s-1)
10 83.28 10.92 0.990 64.69 2.54 0.994 94.82 3.80E+03 0.997
20 79.65 11.47 0.988 59.47 2.83 0.982 95.69 4.54E+03 0.997
Biomasse CM
30 79.28 11.76 0.986 41.98 2.87 0.954 82.07 3.62E+02 1.000
40 73.19 11.86 0.981 32.32 2.90 0.964 78.40 1.70E+02 0.999
10 156.92 23.04 0.931 63.08 1.59 0.941 195.58 30.39 0.995
20 165.02 23.19 0.946 64.49 1.74 0.907 192.41 29.69 0.995
Hémicellulose
30 185.24 26.63 0.947 68.34 1.75 0.963 165.25 31.34 0.961
40 182.14 25.33 0.957 68.40 1.60 0.949 168.02 29.36 0.967
10 206.92 34.93 0.997 224.20 23.15 0.999
20 220.44 34.41 0.998 221.81 21.32 0.998
Cellulose
30 216.44 33.25 0.998 216.19 19.57 0.998
40 205.04 31.14 1.000 211.25 18.14 0.997
10 45.15 1.31 0.998 364.00 27.00 0.986 296.41 23.44 0.998
20 46.10 1.30 0.896 354.11 29.15 0.984 243.10 22.95 0.998
Lignine
30 46.72 1.37 0.919 336.44 26.84 0.955 263.91 19.14 0.964
40 45.92 1.48 0.922 339.16 17.38 0.955 252.24 16.61 0.967
180
Annexe D
181
Annexe D
182
Annexe E
Annexe E
183
Annexe E
184
Annexe E
185
Annexe E
186
Références des annexes
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187
Références des annexes
188
Références des annexes
189
Comptes Rendus
Chimie
Nourelhouda Boukaous, Lokmane Abdelouahed, Mustapha Chikhi,
Chetna Mohabeer, Abdeslam Hassen Meniai and Bechara Taouk
Investigations on Mediterranean biomass pyrolysis ability by
thermogravimetric analyses: thermal behaviour and sensitivity of
kinetic parameters
Volume 23, issue 11-12 (2020), p. 623-634.
<[Link]
Constantine, Algérie
E-mails: [Link]@[Link] (N. Boukaous),
[Link]@[Link] (L. Abdelouahed), chikhi_mustapha@[Link]
(M. Chikhi), [Link]@[Link] (C. Mohabeer), meniai@[Link]
(A. H. Hassen), [Link]@[Link] (B. Taouk)
∗ Corresponding author.
the NLSM method. For all biomasses, the activation energy remains between 150 and 200 kJ·mol−1
except for the Coats–Redfern method, where this value is in the range of 50–100 kJ·mol−1 . Therefore,
it is important to have a means of recommending the most appropriate method for the determination
of kinetic parameters.
Keywords. Biomass, Pyrolysis, Thermogravimetric analysis, Kinetic parameters, Bio-oil.
products of switchgrass and found that an increase mountainous areas of Mediterranean coun-
in the pyrolysis temperature led to an increase in tries.
the bio-oil and gas yields and a decrease in the the • Wheat straw (WS): This is one of the
biochar yield. The optimization of this process there- most abundant agricultural residues in the
fore requires a better knowledge of the thermal and Mediterranean region.
kinetic behaviour of biomass pyrolysis on the one
hand and the characteristics of pyrolysis products 2.2. Sample preparation and characterization
on the other [22,35–37]. The chemical valorization
of bio-oil as a source of acids and sugars has been After drying and crushing, the samples were sieved
applied in the chemical industry. Acetic acid can be to an average size of 200 µm to avoid any con-
used in various industrial applications for the pro- straints in heat and mass transfer according to the
duction of drugs, dyes and textures, while levoglu- recommendations of Van de Velden et al. [39]. The
cosan finds application in the pharmaceutical field characterization of the different biomass samples
such as in the synthesis of antibiotics. Phenol has based on proximate and ultimate composition. For
various useful applications as an important chemi- all of the samples, humidity was evaluated to 4%. The
cal compound. Phenolic resins and caprolactam, for TGA was also used to conduct the proximate analy-
example, are used in nylon and synthetic fibres, and sis following the process given by Garcia et al. [40].
in the production of adhesives [38]. This process involved carrying out pyrolysis and then
Several methods of biomass valorization can be a combustion of the sample (see Supporting Infor-
found in the literature. The present work aims to mation for protocol details). The ultimate analysis
study the production of a second-generation biofuel was conducted using a CHNS analyser. A Parr bomb
that can replace a conventional fuel such as gasoline calorimeter (model 1356) was used for the determi-
or diesel by the pyrolysis of different biomasses. nation of the calorific values of biomasses (HHV).
The main objective of this study is to present a de-
tailed characterization of some important parame-
ters of pyrolysis reaction such as temperature, kinet- 2.3. Experimental methods and modelling
ics and product composition, which are required for
The TGA is a useful tool for a wide variety of studies,
the design of processes for thermochemical valoriza-
including kinetic and thermal degradation of com-
tion. The pyrolysis of five biomasses of different ori-
plex chemicals [41,42]. An SDT/Q6000-TA analyser
gin (C. monspeliensis, olive and date kernels, Aleppo
was used for thermogravimetric experiments, which
pine husks and wheat straw) was carried out in a ther-
were carried out at different heating rates ranging
mogravimetric analyser.
from 2 to 40 °C·min−1 under a nitrogen flowrate of
50 mL·min−1 and at atmospheric pressure. This gas
2. Materials and methods flowrate allows a similar residence time of vapour py-
rolysis in the laboratory-scale reactor (approximately
2.1. Biomasses 10 min). The weight of the initial samples was in the
range of 5±0.5 mg. The samples were introduced into
Five different biomasses were used in this work:
the analyser at ambient temperature and then heated
• C. monspeliensis (CM): This wild shrub is of- to 600 °C.
ten found in Mediterranean forests and espe-
cially in southern Europe and North Africa.
This plant can be a potential source of energy 2.4. Thermal and kinetic study
in mountainous and remote areas.
• Olive and date kernels (OK and DK, respec- The thermal pyrolysis of the biomass is usually ex-
tively): Olives are a typical Mediterranean pressed by the general equation
product. They grow especially in the south of dα
= k(t ) f (α), (1)
Europe and the north of Africa. dt
• Aleppo pine husks (APH) or Pinus halepensis: where k is the kinetic rate constant and f is the kinetic
This is a type of woody biomass available in model function.
Table 1. Ultimate and proximate analysis and HHV of the studied biomasses
Sample C (%) H (%) O (%)(1) VM (%)(2) FC (%)(3) Ash (%) HHV (MJ·kg−1 )(4)
CM 46.46 5.87 47.67 72.38 26.17 1.45 19.20
OK 45.56 5.8 48.64 75.42 23.79 0.79 20.86
APH 47.6 5.75 46.65 72.10 26.90 1.00 20.34
WS 47.35 5.74 46.91 70.44 28.83 0.74 19.10
DK 45.22 6.47 48.31 70.22 28.64 1.13 20.64
(1) (2) (3)
Oxygen content was calculated by difference; volatile matter fraction; fixed
carbon; (4) high heating value.
(relation (7)), the Kissinger relation is combined with based on the optimization of the following numeri-
the KAS method to determine the pre-exponential cal system:
factor A α .
dα j = A · exp − E α j (1 − α )n j , j = 1, 2 and 3
µ ¶
j j
dt RT
3
2.4.3. Coats–Redfern method dαtot X dα j
xj ,
=
This is a fitting method that is based on opti- dt j =1 dt
t = 0, αtot = 0, α j = 0,
mization of the order of the reaction, pre-exponential
3
factor and activation energy. This method is well
X
x j = 1.
described in the literature [50,51]. However, in the
j =1
present case, the first order was already assumed (10)
for biomass pyrolysis as discussed above. The Coats– Here, x j represents the evolution of the mass fraction
Redfern relation [52] is: of three biopolymers.
¯ ln(1 − α) ¯
¯ ¯ The convergence criterion is defined as
¯ = ln AR 1 − 2RT − E a .
· µ ¶¸
ln ¯¯ (8) T f µµ ¶ ¶2
T2 ¯ βE a
¶ µ
Ea RT a X dαtot dαtot
S= − . (11)
T =T0 dt exp dt sim
The ln | ln(1 − α)/T 2 | plot of (8) versus the inverse
of temperature gives a straight line whose slope is
−E a /R. Equation (8) is applied in the temperature 3. Results and discussion
range [Ti , T f ] for different heating rates. In the liter-
ature, the term 2RT /E a is usually neglected in rela- 3.1. Characterization of biomass products
tion (8) [53]. The parameters E a and A are calculated
as average values based on different heating rates. Despite the different origins of biomasses, their ulti-
mate and proximate analyses and HHVs show close
values (Table 1). The analysis of mineral content in
2.4.4. Distributed activation energy model (DAEM)
each sample is carried out using inductively coupled
DAEM is the most recent method. It is based on plasma atomic emission spectroscopy. According to
the same principle as the KAS method: the distribu- these analyses, the major minerals in biomasses are
tion of activation energies. In general, a Gaussian- K, Ca, Al, Na and Mg in different amounts (see Table
type distribution function is considered. Miura [54] S.1, Supporting Information).
developed a derivative equation that is simple to use
and gives the same results as the real DAEM. The re- 3.2. Evaluation of thermal degradation and ki-
lation used by Miura is the following: netic parameters
¯ β ¯
¯ ¯ µ
AR
¶
Ea 3.2.1. Evaluation of thermal degradation parameters
ln ¯¯ 2 ¯¯ = ln + 0.6075 − . (9)
T Ea RT a The kinetic derivative (dα/dt ) for the five samples,
As described for the KAS method, this method re- at a heating rate of 10 °C·min−1 is shown in Figure 1.
quires plotting a straight line and then calculating the During pyrolysis, the weight loss associated with
kinetic parameters. moisture evaporation occurs between room temper-
ature and approximately 150 °C [56]. Above this tem-
perature, the thermal degradation of the biomass
2.4.5. Fitting method based on nonlinear least-
samples shows three successive stages representing
squares minimization (NLSM)
the decomposition of three biopolymers: hemicellu-
This method is based on the minimization of er- lose, cellulose and lignin [57]. The temperature and
ror between the differential thermogravimetry (DTG) the intensity of each of these steps (the shoulder or
curves from the experiment and the curves estimated peak of the dα/dt curve) depend on the biomass and
and optimized from the kinetic parameters (E a and its biopolymer composition.
A). This method has also been compared to a method At a medium heating rate of 10 °C·min−1 , the de-
based on genetic algorithms [55], which in turn is volatilization of CM, DK, APH, WS and OK starts at
Table 2. Temperatures and maximum pyrolysis conversion rates of the studied biomasses at a heating
rate of 10 °C·min−1
Figure 2. Behaviours of different characteristic temperatures and the maximum conversion rates of the
studied biomasses according to PCA.
0.926 and 0.990. sional method, can yield almost the same results as
For the KAS method, the coefficient of correlation the KAS method. Table 4 summarizes all kinetic pa-
varies between 0.955 and 0.986 for conversion rates rameters for the different biomasses using the four
between 0.05 and 0.8. Above this conversion rate, lin- methods mentioned above.
earization cannot be ensured in the KAS method, and For the DAEM method, the biomasses have a close
the correlation coefficient drops to values between distribution. Furthermore, the curve trend of this dis-
0.4 and 0.8. Figure 5(a) shows a plot of the CM sample tribution is very similar to that of the one estimated
according to the KAS relation. by the KAS method (Figure 6). However, the values of
The plot of the different biomass samples accord- the corresponding activation energies were different.
ing to the Coats–Redfern and KAS methods for differ- Moreover, at a high conversion rate, this method gen-
ent heating rates are given in Supporting Information erates aberrant activation energy values similarly to
(Figures S.1 and S.2 and Table S.4). those calculated by the KAS method.
As reported in previous works, the Flynn–Wall– For the NLSM method, the determination of the
Ozawa (FWO) approach, which is another isoconver- kinetics of the pyrolysis reaction is based on the eval-
Table 3. Cellulose, hemicellulose and lignin kinetic parameters for the studied biomasses according to
the NLSM method
Figure 7. Experimental and modelling DTG curves of the studied biomasses according to the NLSM
method at heating rate of 2 °C·min−1 .
Table 4. Comparison of the assessed kinetic parameters of the studied biomasses with the literature
(E a in kJ·mol−1 and A in s−1 )
WS 159.10 8.64 × 108 197.27 1.03 × 1021 54.81 4.57 × 103 213.89 7.71 × 1023 130–175 N.A. FWO [24]
(α = 0.15–0.85)
close to that of cellulose by the NLSM method. remains essentially between 150 and 200 kJ·mol−1 ex-
This may be reasonable because the Kissinger cept for the Coats–Redfern method, where a value of
method is dependent on the Tmax of the DTG curve. 70 kJ·mol−1 is obtained. This value is close to that
of lignin determined by the NLSM method. Further-
In general, this temperature corresponds to cellulose more, hemicellulose generates an average activation
because it is the major component and the most re- energy of 118 kJ·mol−1 .
active biopolymer of the biomass. Moreover, this fig-
ure shows that at a global scale, the activation energy
Supplementary data
Supporting information for this article is available on
the journal’s website under [Link]
crchim.56 or from the author.
Nomenclature
A pre-exponential factor (s−1 )
APH Aleppo pine husk biomass
Aα pre-exponential factor at a given con-
Figure 8. Activation energy distribution versus version rate (s−1 )
the conversion rate of the studied biomasses CM Ciste of Montpellier biomass
according to the methods used in this work. DAEM distributed activation energy model
DK date kernel biomass
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1. Introduction
Biomass is one of the most environment-friendly renewable sources of energy being used for
human needs. Usually, its conversion is considered to be a carbon-free process, because the resulting
CO2 was previously captured by plants. Based on life-cycle assessment comparisons, net carbon
emissions from biomass per unit of electricity are below 10% of those from the emissions from fossil
fuels [1]. Furthermore, the use of biomass and char as alternative energy carriers in the industry
is growing as a result of the depletion of fossil energy. Biomass can be converted into heat and
electrical power through several methods, where the easiest one is the direct combustion via a steam
turbine dedicated to power production. At present, biomass is already used in several processes for
heat and power production [2]. Different criteria have been used in the literature to compare the
performance of biomass combustion power generation. Among these criteria, the more important are:
The capacity of power production [3], the technology used [4], and the composition of biomass [2].
Also, other classifications can be addressed when comparing pollution generated by the combustion
of biomass. Indeed, this last one is becoming more important due to global warming [5].
The contribution of biomass sources in global electricity generation from renewable energy in 2014
was about 7.24% [1]. This contribution can be made directly by the combustion of biomass or one of its
derivatives. There are three main pseudo-components that constitute biomass, namely hemicellulose,
cellulose, and lignin. Hemicellulose constitutes 16 to 23 wt%, cellulose between 42 and 49 wt%,
while lignin represents 21 to 39 wt% of the biomass [6]. These last three can be thermochemically
valorized in several ways. Indeed, the pyrolysis of pseudo-components has already been studied in
the literature [7], and the interaction between these three polymers during pyrolysis has also been
investigated [8]. Moreover, the gasification of these pseudo-components has been examined at different
temperatures [9] and using supercritical water conditions [10]. The effect of cellulose and lignin content
on the combustion has also been highlighted in the literature [11].
Lignin, which is generally considered as a chemically non-recoverable residue, is usually burned to
generate the power and heat required for biomass treatment operations in simultaneous saccharification
and co-fermentation processes [12]. According to life-cycle assessments conducted by Daylan and
Ciliz [13], the heat generated by the combustion of the residual lignin satisfied and ensured the
necessary heat and power needed during the process of ethanol production from lignocellulosic
biomass. On the other hand, in the gasification process of biomass, it is the char produced by the
process which is burned to provide the heat needed by the pyrolysis and the gasification processes [14].
In the fast internally circulating fluidized bed used for biomass gasification, the residual char from the
pyrolysis and gasification processes is burnt in a separate reactor to ensure a major part of the heat
required for the pyrolysis and the gasification reactions [15].
Now, the design and the scale-up of combustors require several details concerning the reactivity
of the solid fuel to be used [16]. Guizani et al. [17] showed that the pyrolysis temperature of
biomass, during the production of char, affected the structure and the reactivity of produced char
in a considerable manner. Also, the behavior of biomass cannot be condensed to that of one single
pseudo-component because of the chemical and physical alterations caused by the use of acids and
bases during the separation of the different pseudo-components [18]. Indeed, the knowledge of the
reaction kinetics of the solid fuel is essential to correctly design the reactor for the combustion reaction.
Also, the more the solid fuel is burnt at a low temperature and a high conversion rate, the shorter
the burnout time is; in other words, the reactivity of the substance is higher [19]. Hence, the most
reactive substance is the one which shows the highest rate of consumption at the lowest temperature
on one hand, and the lowest activation energy on the other. In literature, several authors evaluated the
reactivity of substances from thermogravimetric (TG) curves based on; (i) the ignition temperature [20];
(ii) the maximum rate of mass loss [21]; (iii) the activation energy [22]; or (iv) a combination of different
parameters from the TG curves [19]. Indeed, El may et al. [19] estimated the reactivity of different
substances as the ratio of the maximum rate of mass loss to maximum temperature. In their case,
they did not distinguish between the different stages of the reaction. Haykırı-Açma et al. [23] reported
that the most important characteristic temperatures of the combustion reaction were the ignition
temperature and the maximum temperature, which corresponded to the maximum consumption rate.
Other researchers have compared the TG combustion profiles of different chars obtained from biomass
pyrolysis and coal [22] and found that biomass chars, based essentially on the maximum temperature,
were more reactive than coal and lignite. According to the latter paper, it seemed that the activation
energy had less influence on the reactivity compared to the maximum temperature. In this context,
a deeper analysis appears to be necessary to better understand the relationship between the different
parameters cited above.
Solid fuel combustion has widely been studied in the literature. However, to the best of our
knowledge, the combustion characteristics of cellulose, hemicellulose, lignin, and their chars have
not been deeply examined. In addition, the synergistic effect of the pseudo-components during the
combustion reaction has not been previously discussed. Consequently, the effect of the heating rates
Energies 2018, 11, 2146 3 of 16
and the sample structure may affect not only the rate of combustion, but also important characteristics
such as ignition and final temperatures.
The aim of this work is to determine various parameters associated with the combustion reaction
(kinetic parameters, burnout time, ignition temperature, final temperature, and maximum rate of
consumption) using thermogravimetric analysis (TGA). The raw materials considered in this study are
beech wood, flax shives, cellulose, hemicellulose, lignin, and their respective chars. Also, in this paper,
the relationship between the different determined parameters of the combustion reaction of biomasses
and the pure pseudo-components has been discussed in order to better compare the reactivity of the
substances with each other. The availability of such data for kinetic and thermal parameters allows an
appropriate design of biomass and char combustor.
2.2. Char
A fixed-bed reactor was used to prepare the char of the five raw materials by pyrolysis.
The pyrolysis was ensured at 850 ◦ C during 2 h under a pure nitrogen flow of 500 mL·min−1 . Afterward,
the samples were cooled down under nitrogen to room temperature. The device was already described
in a previous work [26]. Experiments were carried out at atmospheric pressure. The proximate and
ultimate analyses of the raw material before and after pyrolysis are given in Tables 1 and 2, respectively.
The ultimate composition of different raw materials was performed using the CHN elemental analyzer,
while the proximate composition was determined based on TG analysis [27]. Low heating value (LHV)
of different raw materials were calculated according to Channiwala’s correlation [28].
Component C (%) H (%) O (%) N (%) VM * (%) FC ** (%) Ash (%) LHV (MJ·kg−1 )
Flax shives 45.7 5.77 48.12 0.41 75.47 21.77 2.76 17.71
Beech wood 47.38 6.11 46.51 0 80.15 18.92 0.92 18.91
Cellulose 41.74 6.08 52.18 0 96.26 3.74 0 16.34
Hemicellulose 41.47 6.48 52.05 0 80.18 19.57 0.25 16.72
Lignin 57.04 4.76 38.21 0 68.42 24.86 6.72 21.42
* Volatile matter, ** Fixed carbon.
Component C (%) H (%) O (%) N (%) VM * (%) FC ** (%) Ash (%) LHV (MJ·kg−1 )
Flax shives char 75.87 3.2 19.73 1.21 1.67 81.61 16.72 27.84
Beech wood char 78.24 3.13 18.63 0 1.59 93.83 4.58 28.97
Cellulose char 81.4 3.25 15.35 0 0.39 99.25 0.37 30.64
Hemicellulose char 71.19 3.2 25.61 0 0.74 98.83 0.43 25.96
Lignin char 58.04 2.65 39.3 0 2.75 71.67 25.58 18.78
* Volatile matter, ** Fixed carbon.
Energies 2018, 11, 2146 4 of 16
dX
= k(T ) f (X ) (2)
dt
where k(T) is the rate constant and is defined as:
Ea
k ( T ) = A· exp − (3)
RT
where A is the pre-exponential factor, Ea the apparent activation energy, R the ideal gas constant and
f (X) is the kinetic model used for solids conversion.
The final form of the decomposition kinetics of biomass was written as follows:
dX Ea
= A· exp − f (X) (4)
dt RT
The rearrangement of the relation (4) gave rise to the Equation (5), as follows:
dX k
= dT (5)
f (X) β
dT
β= (6)
dt
Energies 2018, 11, 2146 5 of 16
where g is the integral function of conversion [21,37]. By using the Coats-Redfern method [38],
the relation (7) became:
g( X ) AR 2RT Ea
ln = ln 1 − − (8)
T2 βEa Ea RT
The analytic integration of this relation is essentially governed by the form of the function “g” and
the order of the reaction considered, as already detailed in articles of interest in the literature [21,39].
cellulose and hemicellulose. Also, significant interactions have been reported in the literature between
cellulose
Energies and
2018, 11, lignin during
x FOR PEER their pyrolysis [8,9], which can modify the global structure of char. 6 of 17
REVIEW
Figure
Figure 1.
1. Mass
Mass loss
loss and
and conversion
conversion rate
rate of
of different
different raw
raw materials combustion.
materials combustion.
[Link]
Char lignin combustion showed a different behavior compared to those previously, as shown in
Combustion
Figure 1e. Indeed, the combustion of lignin showed the existence of two independent stages. The first
stageDTG curves of
was located the different
at low temperature, bio-char samples
between demonstrated
200 and 450 °C, whileonly
theone single
second wasstage, as at
located shown
high
in Figure 2. This was explained by the existence of only one uniform structure
temperature, between 800 and 900 °C. Also, the second stage of the combustion reaction might in each char used.
be
However, every char (from cellulose, hemicellulose, lignin, and biomasses)
accompanied by the decomposition of calcium carbonates, which happens at high temperatureshowed different behaviors
when
[22,40].compared
Zhou et [Link][41]
oneobserved
another,the as same
shown in Figure
behavior for 2.
the Indeed,
pyrolysisthe chars produced
of lignin. from
Surprisingly, wepure
did
not see this behavior with both biomasses, although some experiments have been carried out uphas
pseudo-components did not have the same properties as the ones produced from biomass. This to
already been observed in the literature, where some DTG curves of biomass samples
1200 °C. Indeed, after 500 °C, the mass loss of the sample was almost negligible. This could probably showed one or
twoexplained
be stages [22].
by Probably,
the fact thatthisthe
cancombustion
be explainedof by the
char importance
(the of lignin
second stage in the1e)
in Figure biomass samples.
from pure lignin
In some works in the literature, two DTG peaks can be observed during
was different from the behavior of char from biomass. Pure lignin has a complex and branched the combustion of char
from biomass, more particularly in cases where the pyrolysis temperature of the biomass
structure compared to cellulose and hemicellulose. Also, significant interactions have been reported is less than
◦ C. This can be explained by the combustion of residual unconverted biomass [17].
600the
in literature between cellulose and lignin during their pyrolysis [8,9], which can modify the global
structure of char.
Energies 2018, 11, 2146 7 of 16
Energies 2018, 11, x FOR PEER REVIEW 7 of 17
[Link]
Figure Massloss
lossand
andconversion
conversion rate
rate of
of different
differentchar
charsamples.
samples.
has already been observed in the literature, where some DTG curves of biomass samples showed one
or two stages [22]. Probably, this can be explained by the importance of lignin in the biomass samples.
In some works in the literature, two DTG peaks can be observed during the combustion of char
from biomass, more particularly in cases where the pyrolysis temperature of the biomass is less than
600 °C. This can be explained by the combustion of residual unconverted biomass [17].
Figure 3. [Link]
Figure Exampleofofthe
thegraphical
graphical determination thermal parameters
determination of thermal parameters(for
(forFlax
Flaxshives
shiveswith
with
β =β10 ◦ C·min−1−1).
= 10 °C·min ).
According to Table 3, hemicellulose was the most reactive substance. The Tmax for flax shives,
beech wood, hemicellulose, and cellulose were very similar. As for the char samples, the ones
produced from biomass pyrolysis remained the most reactive, while the lignin char proved to be the
least reactive, as shown in Table 4. Also, the chars of cellulose and hemicellulose showed almost the
same behavior.
As shown in Figure 4b, flax shives and beech wood exhibited behavior closest to the hemicellulose
(overlapped segments), out of the three pseudo-components. Lignin was less reactive and took more
time to be completely consumed. The Figure 5b shows that the chars produced from beech wood
and flax shives were more reactive than the chars from pseudo-components. Also, the char from
holocellulose was more reactive than that from lignin. This analysis also showed that the cellulose,
hemicellulose, and lignin contents can modify the co-combustion of pseudo-component/biomass or
pseudo-component/char blend. Indeed, in the case of a cellulose/biomass blend, an increase in Tmax
rmax 2018,
andEnergies can 11,
bexexpected; while increasing the lignin content can reduce Tmax and rm . 11 of 17
FOR PEER REVIEW
Figure4. 4. Principal
Figure Principal component
componentanalysis (PCA)
analysis for for
(PCA) rawraw
materials: (a,b) (a,b)
materials: represent the first
represent thestage
first stage
combustion; (c,d) represent the second stage combustion.
combustion; (c,d) represent the second stage combustion.
Figure
Energies 4. 2146
2018, 11, Principal component analysis (PCA) for raw materials: (a,b) represent the first stage
11 of 16
combustion; (c,d) represent the second stage combustion.
Figure 5.
Figure Principalcomponent
5. Principal componentanalysis
analysis(PCA)
(PCA)
forfor char
char samples:
samples: (a) (a) Correlation
Correlation between
between variables;
variables; (b)
(b) Effect
Effect of heating
of heating raterate on different
on different variables.
variables.
3.4. Mechanism
Mechanism and
and Kinetic
Kinetic Parameters
Parameters of Combustion
3.4.1. Mechanism
Mechanism
biomass combustion
Usually, the mechanism of biomass combustion is is composed
composed of
of two
two stages,
stages,as
asshown
shownin inFigure
Figure1.1.
authors reported
Some authors reported that
that the
the first
first stage
stage illustrated
illustrated the
the combustion
combustion ofof the
theholocellulose
holocellulosecomponent,
component,
while the second stage concerned the combustion of lignin according to to mechanism
mechanism 11 [20,34].
[20,34].
Mechanism 1
Holocellulose + O2 → Ash + CO2 + H2 O
Holocellulose + O2 → Ash + CO2 + H2O
Lignin + O2 → Ash + CO2 + H2 O
Other authors reported that the mechanism of combustion followed the combustion of volatile
matter (1st stage) and then fixed carbon (2nd stage), according to mechanism 2 [21,51,52].
Mechanism 2
Volatiles + O2 → Ash + CO2 + H2 O
In light of the results shown above, it seems that both hemicellulose and lignin showed two
independent stages. Therefore, the first stage is explained by the combustion of volatile matter derived
from the pyrolysis of biomass, while the second stage can be explained by the combustion of residual
char produced in the first stage. Cellulose showed only one stage given its low fixed carbon content,
as shown in Table 1 (3.75 wt%). Moreover, the second stage of combustion of hemicellulose and lignin
corresponded approximately to the same stage of combustion of char produced by hemicellulose
and lignin pyrolyzed in the fixed-bed reactor. This observation favored the plausibility of the
second mechanism.
In some works in the literature, the reactivity of substances was classified according to the
activation energy of their combustion reaction [20]. Therefore, in our case, the activation energy for
the combustion reaction was determined for different materials. The combustion of different raw
materials was successfully modeled by using two independent reactions (Mechanism 2), with the
exception of cellulose (which was modeled using one single reaction, given its low fixed carbon content,
as discussed above). The combustion of char samples was modeled assuming one single reaction,
according to the DTG curves, see Figure 2.
for different heating rates. The term 2RT/Ea can be neglected (compared to 1 in this case) [37]. The Ea
was calculated from the slope of relation (8), while A was calculated from the y-intercept. Since this
relation was supposed to be independent of the heating rate, the Ea and A were calculated as average
values based on the four heating rates.
Several models that take into account the effect of boundary and diffusion control have been tested
in order to establish the linearity of relation (8) [21,53,54]. Indeed, flax shives, beech wood, cellulose,
lignin, and their char samples followed the first-order kinetics model according to model 1 (relation (9)).
The first order is usually considered for combustion reactions [55–58]. The latter model has been
the most frequently used in literature and takes into account only the chemical reaction. However,
the best fit for hemicellulose combustion was model 2 (relation (10)). In this model, the kinetics of the
combustion reaction were fully controlled by the diffusion of oxygen inside the hemicellulose particles.
The diffusion limitation has already been observed in the combustion of the pine samples as reported
by [52].
Kinetic model function 1:
g ( X ) = (1 − X ) (9)
The activation energy and the pre-exponential factor for different raw materials are shown in
Table 5. A detailed table of kinetic parameters for the raw materials and the char samples has also
been provided in Table S6 of the supplementary materials. The deviation of the regression on Ea
and A reported in Table 5 has been calculated with respect to the different heating rates. Therefore,
the variation in the value of Ea with the different heating rates can be explained by the experimental
error on one hand, and, on the other, by the limitations of heat transfer, which tended to increase with
high heating rates, as shown in Table S6.
The values of the activation energies shown in Table 5 were globally close to those found in the
literature, see Table S7. However, some authors have found much lower values of activation energies
for biomass combustion reactions, such as Senneca [59], Sahu et al. [60], and Kumar et al. [61]. For the
activation energy of the char combustion, they were globally close to those found in the literature,
as shown in Table S8.
Despite the different nature of flax shives and beech wood, their Ea remained similar to each
other in the first stage (82.54 ± 2.49 and 99.26 ± 3.10 kJ·mol−1 , respectively). Also, hemicellulose and
cellulose showed Ea in the same range, with a slight elevation for cellulose (172.33 ± 15.14 and
212.21 ± 8.23 kJ·mol−1 , respectively). However, cellulose and hemicellulose showed high Ea compared
to the biomasses. Lignin had the lowest Ea in this stage (45.97 ± 0.82 kJ·mol−1 ). In the second
stage, the Ea of both biomasses and those of the holocellulose components were mostly the same
(between 66.08 ± 3.00 and 79.51 ± 1.90 kJ·mol−1 ); unlike lignin, which showed a high Ea in this stage
(348.43 ± 15.57 kJ·mol−1 ) and reacted only at high temperatures.
The flax shives and beech wood char samples showed almost the same range of Ea (134.90 ± 22.32
and 151.68 ± 26.3 kJ·mol−1 , respectively). The same remark for hemicellulose and cellulose can be
made with respect to their Ea (180.32 ± 15.26 and 218.37 ± 7.11 kJ·mol−1 , respectively). Lignin char
showed the highest Ea (263.91 ± 32.49 kJ·mol−1 ) compared to other chars. This observation coincides
with the PCA, shown in Figure 5. As reported by several authors, this can be explained by a porous
and highly disordered carbon structure of lignin [22,62].
4. Conclusions
In this study, the combustion of flax shives, beech wood, pure pseudo-components, and their
chars has been investigated based on TGA. During the combustion reaction, biomass (despite
being essentially comprised of cellulose, hemicellulose, and lignin) exhibited a different behavior
compared to its pure pseudo-components. This means that the physical interactions between the
pure pseudo-components present in biomass cannot be neglected. It also demonstrated that biomass
with a higher cellulose content showed faster conversion rates, higher hemicellulose contents in the
biomass led to a lower Ti , and higher lignin content implied a higher Ea and a higher Tf . This study
also confirmed that the combustion reaction of biomass could be modeled as two independent
reactions. Indeed, the first reaction concerned the combustion of the volatile content, while the
second corresponded to the combustion of the fixed carbon component. It is therefore important for
the design of the combustor to take into account the substance limiting the process.
As this study showed, char produced from flax shives and beech wood had the same behavior both
thermally and kinetically. Also, the same remark can be made for char produced from hemicellulose
and cellulose. However, the char from lignin behaved differently from those from biomass and the
holocellulosic pseudo-components.
Nomenclature
A Pre-exponential factor (s−1 )
dX/dt The first derivative of conversion rate with respect to time
DTG Differential thermogravimetry
Ea Activation energy (kJ·mol−1 )
mf Final mass (kg)
mi Initial mass (kg)
mt Mass at temperature T (kg)
n Reaction order (-)
R Gas constant (8.314 J·K−1 ·mol−1 )
R2 Correlation coefficient (-)
T Temperature (K)
Tf Final temperature (K)
TG Thermogravimetry
TGA Thermogravimetry analysis
Ti Ignition temperature (K)
X Conversion degree (-)
Greek symbols
β Heating rate (K·min−1 )
Energies 2018, 11, 2146 14 of 16
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© 2018 by the authors. Licensee MDPI, Basel, Switzerland. This article is an open access
article distributed under the terms and conditions of the Creative Commons Attribution
(CC BY) license ([Link]
Nom et Prénom : Nourelhouda BOUKAOUS
RÉSUMÉ
La conversion de la biomasse et des déchets en alternative aux ressources fossiles constitue aujourd’hui un défi majeur pour
la communauté scientifique. Les procédés thermochimiques présentent un potentiel considérable qui vise à augmenter de
manière significative la part de l’utilisation des sources renouvelables. Dans cette thèse, nous nous intéressons aux procédés
de conversion de la biomasse par pyrolyse, gazéification et combustion. .
Cinq biomasses méditerranéennes, Ciste de Montpelier, noyaux des dattes, noyaux d'olive, coques de pin d'Alep et paille de
blé, ont été choisies dans ce travail en tenant compte de leur disponibilité dans le temps et du fait que leur valorisation
n’interfère pas avec l’alimentaire.
Une étude comparative de la pyrolyse des différentes biomasses a été réalisée à l’aide de l’analyse thermogravimétrie (ATG).
Les paramètres cinétiques (énergie d'activation et facteur pré-exponentiel) des réactions de décomposition par pyrolyse, de
ces biomasses, ont été déterminés en utilisant cinq modèles cinétiques (Kissinger, Kissinger-Akahira-Sunose (KAS), Coats
Redfern, DAEM et NLSM).
Des expériences de pyrolyse ont également été réalisées à l’aide d’une installation instrumentée et équipée d’un réacteur semi-
continue à différentes températures (400, 450, 500, 550 °C) et pour un temps de séjour de 11 minutes. Les résultats obtenus
montrent que les composés chimiques présents dans les différents échantillons de la bio-huile produite sont les mêmes pour
les différentes biomasses. Cependant, la composition change d'une biomasse à une autre. La principale famille est celle des
acides carboxyliques 26.58-39.96%) suivis par les phénols (13.34-28.24%), puis les cétones (12.01-24.94%) et les esters
(6.62-15.94%). Globalement, la différence de pourcentage des familles d'une biomasse à l'autre est inférieure à 5%.
À l’issue de l’étude de la pyrolyse, la biomasse de Ciste de Montpellier a été sélectionnée parmi les cinq biomasses pour la
réalisation d’une étude de gazéification comparée à celle des constituants majeurs de la biomasse lignocellulosique : la
cellulose, l’hémicellulose et la lignine. L’étude de la gazéification de ces échantillons a été effectuée dans le même dispositif
expérimental que la pyrolyse en utilisant l’air comme agent de gazéification. La température de gazéification est variée entre
750 à 900 °C et temps de séjour a été fixé à 10 minutes. L'augmentation de la température et de la fraction d'air augmente de
manière significative le rendement des produits gazeux et réduit considérablement les rendements de goudron et de charbon
pour les différents échantillons étudiés. Dans chaque expérience, les principaux composés de la phase gazeuse (gaz de
synthèse) sont le CO, CO2, H2 et CH4.
L’analyse thermogravimétrique ATG a été également utilisée pour étudier la combustion de la biomasse Ciste de Montpellier
(CM), la cellulose, l’hémicellulose, la lignine et de leurs charbons. Les paramètres cinétiques de la combustion des différents
matériaux ont été déterminés sur la base de l’approche de Coats-Redfern.
A cause de leur teneur élevée en oxygène, les biohuiles de pyrolyse possèdent des propriétés (acidité, viscosité, instabilité…)
inadaptées à une utilisation comme carburant. Dans l’optique d’améliorer leurs propriétés, nous avons réalisé une étude de la
désoxygénation catalytique des molécules oxygénées représentatives de la composition des biohuiles. La désoxygénation a
été faite dans un réacteur à lit fluidisé sur un catalyseur à base de zéolithe modifiée avec du fer (Fe-ZSM5).
La majorité des molécules modèles examinées ont présenté un taux de conversion élevée atteignant 99% environ dès la
température 400 °C, à l’exception des aldéhydes, gaïacols et amides. Le taux de conversion de ces dernières augmente avec
la température et s’élève à 50.51%, 70.42% et 52.32% à 500°C pour les aldéhydes, les gaïacols et les amides, respectivement
Mots clés : pyrolyse, gazéification, combustion, biomasse, analyse thermogravimétrique ATG, désoxygénation, lit fluidisé.