CHAPITRE II
Architecture des réseaux caractéristiques
et normalisation
Introduction
Après avoir présenté l’information et sa transformation en signal pour pouvoir la transmettre
sur un réseau ; nous présentons l’architecture des réseaux utilisés dans les communications. La
section 1 aborde les caractéristiques des réseaux, du moins les plus en communs. La section 2
dans sa première partie présente les deux modèles OSI et TCP/IP. La deuxième partie aborde la
normalisation et son intérêt. La section 3 présente quelques protocoles afin de mieux cerner la
notion de couche.
II-I- Caractéristiques des réseaux
Classer les différents réseaux en fonction de leurs caractéristiques est une tache difficile vue
la diversité des caractéristiques et leurs types. Par contre, il est nécessaire d’énumérer les plus
en commun entre les réseaux.
I-1- Portée des réseaux
La portée des réseaux est schématisée comme suit :
19
Chapitre II
Portée Type de réseau Enceinte
10m Réseau local Une salle
100 m « Immeuble
1 Km métropolitain Campus
10Km « Ville
100 -1000Km Grande distance Région – continent
10000 Km « continents
- Les bus : représentent la connexion des entités fonctionnelles d’un système
programmable. Ils portent sur quelques mètres.
Exemple : Micro-ordinateur et les unités E/S
- Les réseaux locaux : Les RL sont des réseaux à caractère privé et
géographiquement restreint. Leur portée est de quelques kilomètres. Ils peuvent
appartenir à une entreprise, une université, un groupe d’usagers, …
Exemple : ETHERNET, TOKEN RING, …
- Les réseaux télématiques : Les réseaux télématiques peuvent être nationaux ou
internationaux. Ils portent sur des milliers de kilomètres et desservent plusieurs
catégories d’usagers.
Exemple : DZPAC Algérie
TRANSPAC France
TYMNET USA
DATAPAC Canada
20
Chapitre II
II-I-2- Le débit
Le débit est le nombre de bits par seconde transportés par le réseau via le support de
transmission. Il varie suivant la nature du réseau et ses composants.
D’une manière générale et en fonction de la portée nous avons les débits suivants :
- RL 500Kbit/s 10Mbits/s 100Mbits/s
- R. télématiques 10Kbits/s 500Kbits/s
- RLD G Bits/s
Les débits des réseaux cités ci-dessus sont actuellement de l’ordre des Mbits/s.
Cette amélioration du débit est due aux nouvelles technologies qui sont appliquées aux
différents types de supports. Une des raisons aussi est le fait que le jeu de supports utilisés dans
les RL est élargi ( fibre optique, paire torsadée de qualité supérieure,…).
II-I-3- La fiabilité de transmission
Elle représente la qualité de transmission sur le réseau. En d’autres termes le nombre de
bits qui arrivent à destination en bon état (non erronés). Cette caractéristique dépend de la
portée et de la qualité du support entre autres.
II-I-4- Le temps d’accès
Il représente la durée pour une station d’avoir la main pour verser ses informations sur le
support. Le temps d’accès est fonction de plusieurs paramètres. Le temps d’accès au réseau
télématique est entre 100 ms et 1s. Le temps d’accès pour les réseaux locaux est de l’ordre de
10 ms à 100 ms.
21
Chapitre II
II-I-5- La structure des réseaux
La structure des réseaux est basée sur les notions de graphes car une fois le réseau installé
physiquement il représente une forme géométrique ( un ensemble de sommets reliés par des
arcs. Les stations représentent les sommets et le câble qui les relie représente les arcs. La
structure est nommée suivant le graphe qu’elle dessine. Ainsi les réseaux RLD ont une structure
dite maillée. Ils se composent de plusieurs nœuds reliés entre eux.
Les réseaux locaux ont une structure multi- point ayant une topologie du type : BUS, étoile,
anneau.
II- II- Architecture des réseaux et normalisation
II-II-1 Architecture des réseaux
L’architecture des réseaux est basée sur différents modèles qui organisent le
fonctionnement des réseaux. Nous citons deux modèles : Le modèle OSI et le modèle TCP/IP.
II-II-1-1-Le modèle OSI(Open System Interconnetion)
Le modèle définit L’architecture des réseaux en sept couches adoptées par l’ISO ( International
Standard Organisation). L’architecture en couches a l’avantage de simplifier la compréhension
globale de la communication et sa mise en œuvre. Les interfaces entre les couches sont simples
et toute modification sur une couche donnée n’affecte pas les autres couches. Une explication
plus en détails sera présentée dans la section II-II-1-2. L’architecture est présentée dans la
figure suivante.
22
Chapitre II
Application
Présentation
Session
Transport
Réseau
Liaison
Physique
Les couches OSI
II-II-I-2-Le modèle TCP/IP
Le modèle TCP/IP définit une architecture de réseau basée sur cinq couches. L’architecture est
présentée dans la figure suivante.
APPLICATION
TRANSPORT
RESEAU (IP)
LIAISON
PHYSIQUE
Les couches TCP/IP
23
Chapitre II
Indèpendement du modèle adopté pour construire l’architecture des réseaux, la structuration en
couches permet aux ‘ protocoles de la couche N du destinataire de recevoir exactement le même
objet que celui qui est émis par la couche N de l’émetteur’.
Définition d’un protocole : Un protocole est un ensemble de procédures qui permet à deux
entités (stations) de communiquer suivant un certain nombre de règles bien définies.
Précision : Une interface contrôle la communication alors qu’un protocole définit les étapes
que peut suivre un dialogue entre deux stations.
En conclusion l’architecture des réseaux est un ensemble hiérarchisé de protocole de
communication permettant à divers équipements informatiques d’échanger des informations via
un réseau.
II-II-2 La normalisation
II-II-2-1 Intérêt de la normalisation
La télécommunication constitue un secteur qui ne cesse de se développer. La
télécommunication s’impose dans tous les domaines : le domaine professionnel et
domestique…. La normalisation dans les télécommunication s’impose car on voudrait :
- assurer une communication et une interconnexion entre différents utilisateurs
- assurer une communication d’un équipement A d’un constructeur avec un
équipement B d’un autre constructeur.
- Assurer la portabilité des équipements dans des applications hétérogènes et des
sites différents.
La normalisation n’est pas une tâche facile. Plusieurs organismes ont vu le jour mais les
organismes officiels internationaux sont :
- L’ISO ( International of Standard Organisation)
24
Chapitre II
- L’CEI ( Comité Electrotechnique Internationnal)
- L’UIT ( Union Internationnal des télécommunications)
Le processus d’élaboration d’une norme est long. Il est de cinq ans en moyenne et passe par
plusieurs étapes avant d’aboutir à un document définitif.
Définition de l’ISO
International Standard Organisation est un organisme qui propose un modèle
d’interconnexion de réseaux. Un système OSI (Open System Interconnection) a une
architecture en 7 couches chacune prenant en charge une partie du fonctionnement du réseau.
Définition d’un système ouvert
Un système est dit ouvert dans le cas oú des équipements hétérogènes sont
interconnectés et forment un système de communication.
II-II-1-2- Le principe des couches OSI
Les concepts de bases
Le modèle OSI est composée de 7 couches. Chaque couche représente un sous
ensemble des activités de la communication. Les couches possèdent deux types d’échanges
HORIZONTAL et VERTICAL
25
Chapitre II
Station Emettrice Station réceptrice
SDU SDU
N+1 Echange N+1 logique
SDU PDU SDU
N Horizontal N
SDU SDU
N-1 N-1
Echange physique
Principe des couches OSI
L’échange vertical
Les informations et les données résultantes de la couche N+1 vont être pris en charge par la
couche N qui va leur ajouter d’autres informations suivant le protocole qu’elle possède
(informations de contrôle) PCI puis elles seront prises en charge par la couche N-1, N-2, …
jusqu’à ce qu’elles forment une unité appelée un paquet complet contenant toutes les
informations nécessaires pour arriver à destination transportées physiquement sur le support de
transmission. En fait la couche N offre des services à la couche N+1.
26
Chapitre II
L’échange horizontal
Il existe un protocole d’échange de données (PDU) qui assure la communication logique
entre deux couches de même niveau appartenant à deux stations différentes mises en relation de
communication. Car dans la station réceptrice il doit avoir un paquet dans la couche N qui est
théoriquement identique à celui de la couche N de la station émettrice.
Nous allons étudier les couches OSI en commençant par le haut :
1- La couche application
Elle contient les interfaces constituantes les points d’entrées sur le réseau à partir des
systèmes d’exploitation ou à partir des programmes utilisateurs. Elle contient des
protocoles normalisés par application tels que :
- FTAM ( file transfert access and management)
Il permet l’accès à distance aux enregistrements et la gestion de 7 fichiers.
- MMS ( Manufactury Message Service)
Il assure un service de messagerie pour la conduite des processus industriels. Il
est utilisé dans les ateliers de fabrication qui comportent des robots, des
machines, automates, …
Il existe des protocoles utilisés dans les organismes ayant une activité
administrative tels que :
TELNET, FTR, SMTP ( messagerie)
W3 ( http), NNTP (forum)
La couche application offre d’autres services tel que l’authentification et l’identification
des partenaires de la communication.
27
Chapitre II
2- La couche présentation
Elle s’occupe de la présentation des données : conversions, structuration des données en
fonctions des applications qui s’échangent ces informations. Elle permet à des stations
possèdants des applications différentes de communiquer entre elles. Elle ne traite que de
la syntaxe des données et non de leur sémantique.
Exemples:
- codage des données
- compression des données surtout en imagerie pour réduire le nombre de bits.
- Formater un terminal en terminal virtuel pour utiliser un périphérique distant.
Ceci assure une indépendance terminal-programme application.
- dessiner un état sur un terminal distant
- créer des fichiers virtuels qui assurent un traitement des données par des SGF
diffèrents.
Ex : traiter des informations D’un SGBD par un SGF classique
Les protocoles instaurés et normalisés sont : X3, X28, X29 (terminal virtuel pour transpac,
fichier virtuel pour transpac)
3- La couche session
Elle permet d’établir une liaison logique et travaille avec la couche transport. Si la
réponse est positive et la station réceptrice est prête, elle envoie les données à la couche
transport. Sa fonction se résume-en :
- ouvrir une session
- synchronise le flot des données
- assure la reprise du dialogue lors d’une interruption
- fermer la session
28
Chapitre II
Les protocoles utilisés sont : NETBIOS, ISO8327 ou CCITT X225
4- La couche transport
Elle représente la transition entre les couches de traitement (couches hautes)et les
couches de transmission (couches basses). Elle assure plusieurs fonctions :
1- Elle découpe les données trop longues en paquets au niveau de la station
émettrice et les réorganise en une seule donnée dans la station réceptrice
2- Elle assure le transport des données d’un bout à l’autre càd elle exploite le
chemin désigné par la couche réseau sans se soucier des sous réseaux par lesquels
passent les données.
3- Elle contrôle le flux
Les protocoles utilisés sont : ISO 8073 ou CCITT X224, TCP, TP4
5- La couche réseau
La couche réseau est responsable du transfert des données indépendamment du médium
et de la topologie du réseau ou des sous- réseaux empruntés. Elle assure les fonctions
suivantes :
- l’adressage des sous réseaux et les stations
- calculer le chemin le plus court entre deux stations
- appliquer les méthodes de routage dans les RLD
- régule le flux en cas de transfert inter nœuds pour éviter les engorgements dans
le réseau.
Les protocoles utilisés sont : ISO 8473 : protocole pour les réseaux locaux
ISO 8208 : protocole pour les RLD à commutation de
Paquets
Le protocole internet (IP)
29
Chapitre II
6- La couche liaison
La couche liaison fournit les moyens nécessaires à l’établissement, au maintien et à la
libération des connexions de liaison de données. Les informations au niveau de la couche
liaison prennent la forme de trame comportant les informations utiles à la transmission.
Elle permet la détection des erreurs de transmission en appliquant des méthodes bien
précises.
Les protocoles utilisés :
- BSC ( binary synchronous communication)
- SDLC ( sybchronous data link control)
- HDLC ( high level data link control)
- Les diffèrent méthodes d’accès
7- La couche physique
La fonction essentielle est de transporter des bits de la trame entre les stations
communicantes. Elle informe la couche liaison de toute anomalie. Le transport des bits
doit être conforme au traitement qu’a subi le signal ( LB, BDB).
L’influence des couches OSI sur les données :
Les informations transmises sont traitées par les couches OSI. A chaque couche un ensemble
d’informations est ajouté sous forme d’en-tête. Le traitement de chaque couche prépare les
données à transmettre sans altérer les informations ajoutées par la couche supérieure. Arrivées
à la couche physique l’ensemble informations + données prend la forme de bits. On
remarquera la paquétisation au niveau transport et réseau ainsi que la formation des trames au
niveau liaison. Le processus décrit ci-dessus est une construction au niveau de l’émetteur. Le
processus inverse appelé réduction est lancée au niveau du récepteur afin de livrer les données
seulement au recepteur.
30
Chapitre II
Précision : Le processus d’encapsulation des informations ajoutées à chaque niveau est bien
respecté au niveau de la station émettrice.
Les deux processus sont assurés par les différents protocoles de communication incorporés dans
chaque couches.
Construction Réduction
Application Application
Données Station B
Station A
AH Données
Application Application
PH Données Présentation
Présentation
SH Données Session
Session
T Don T Don
Paquet Transport H H Transport
R Don
Réseau H Réseau
Trame F Inf + Données FC Liaison
Liaison C
Physique Physique
Les protocoles de communication
31
Chapitre II
II- III- Les protocoles de communication
Un protocole de communication est un ensemble de règles gérant l’échange d’informations
entre les stations dans un réseau. Elles se résument dans les points suivants et varient suivant le
type du protocole et son appartenance à une couche OSI.
- organiser et délimiter les informations (normaliser en trame)
- identifie l’origine et la destination du message
- protège la trame contre les erreurs
- assure la reprise du dialogue entre l’émetteur et le récepteur
- synchronise l’émetteur et le récepteur
II-III-1 Le protocole HDLC
Le protocole normalise la trame et possède des principes d’échange d’informations. Il
a été normalisé en 1976 par ISO.
Format de la trame
fanion ADR controle CRC fanion
information
8bits 8 bits 8 bits N bits 16 bits 8 bits
La trame vide comporte 32 bits entre les fanions.
32
Chapitre II
1- Le fanion
Il possède la configuration 01111110 et représente le point de repère pour les autres
champs. Le fanion de fin de trame peut être le début d’une 2ème trame.
2- L’adresse
Le champ contient l’adresse destination ou la valeur (11111111) dans le cas d’une
diffusion à toutes les stations.
3- Commande
Le contenu de la commande ou champ contrôle indique le type de la trame et les
principes des échanges. Il est à noter qu’il existe 03 types de trames :
I - format information
S - format supervision
U - format numéroté
4- Information
Dans le cas ou la trame est de type I, le champ contient des données. Il est utilisé
Aussi dans les autres types de trames pour envoyer des données de service. Il est de
taille illimitée et en fonction des buffets des réceptions.
5- Contrôle
Le champ contrôle détecte les erreurs lors de la réception grâce au CRC16 pour les
trames de taille acceptable et au CRC32 pour les trames de longueur importante.
33
Chapitre II
Le principe de la détection d’erreur
L’information binaire est un polynôme de forme :
P = An 2 n + ..... + A0 2 0
Soit G un polynôme de même forme (ces polynômes sont normalisés).
Nous avons P / G = V et le reste R (CRC : code redondance cyclique)
Le contrôle des erreurs se fait de la manière suivante :
1- A l’émission
- L’information est divisée par G
- On obtient le reste de la division CRC
- On ajoute le reste au message(information)
2- A la réception
- L’information est divisée par G
- On obtient le reste
- Si le reste est égal à zéro alors il n’existe pas d’erreurs sinon il y a erreurs
Les polynômes G sont :
CRC16 = 216 + 215 + 2 2 + 2 0
CRC12 = 212 + 211 + 2 3 + 2 0
Le contrôle se fait sur tous les champs sauf les fanions
34
Chapitre II
6- Le champ commande
Les 8 bits du champ commande sont définis en fonction du type de la trame.
- Le format I
< > < N(S) > < > < N(R >
P/F
Bit 1 : contient un zéro indiquant le format I
Bit N(S) : compteur de trames sans erreurs reçues utilisé par la station émettrice
Bit N (R) : compteur de trames sans erreurs reçues (utilisées par la station réceptrice
Bit P/F : la valeur 1 invite la station réceptrice à répondre. La valeur 0 n’attend
pas de réponse de la station réceptrice
- Le format S
< > < N(S)>< > < N(R) >
P/F
Bit 1,2 : contient 10 indiquant le format S
Bit S : contient les commandes et les réponses de la station réceptrice
00 : réception prête
35
Chapitre II
01 : rejet (retransmission des trames)
10 : réception pas prête
11 : rejet sélectif (retransmission de la dernière trame)
Bit P/F : même rôle
Bits (R) : compteur de trames reçues sans erreurs
- Le Format U
1 1 M M M M M
< >< N(S)>< > < N(R)>
P/F
Bit 1,2 : indique le format U en prenant la valeur 11. Ce type de trames sont
des trames non numérotées.
Bits 3,4,6,7,8 : indiquent les commandes
Exemple :
00001 indique que N(S)=0
N(R)=0
00010 enlève à une station la possibilité d’envoyer des trames I, S
Bit P/F : idem
Précision: Le protocole HDLC permet une utilisation des lignes en FULL DUPLEX. Il est très
utilisé en réseaux locaux et réseaux télématiques.
36
Chapitre II
II-III-2- Le protocole NETBIOS
Le terme BIOS indique Basic Input/Output System qui signifie accéder aux ressources d’une
machine. Le NETBIOS permet d’accéder aux ressources distantes à travers le réseau. Le
protocole est déclenché par un module installé dans la couche présentation. Il est utilisé dans les
applications BDD et SQL ou le dialogue est basé sur NETBIOS.
requête Application
Présentation NETBIOS
Session
- Les principales fonctions de NETBIOS
Il permet le dialogue de deux stations sans passer par le serveur :
- reconnaître les stations indépendamment du serveur
- ouvrir des sessions entre deux stations dites session de travail net bios. Ceci
permet à deux stations de réaliser un travail défini.
- Allouer un circuit virtuel entre les stations
- Transférer les données sur ce circuit pendant la durée de la session.
37
Chapitre II
- Les phases de NETBIOS
1- identifier le netbios (station) grâce à la liste locale
2- appeler ce nom avec une requête (call)
3- s’il est disponible il est en (LISTEN) ; il envoie le numéro de session
4- ils s’échangent des informations avec des commandes ex : SEND
5- l’une des stations demande la fermeture de la session avec (HANG UP) ou raccrocher.
II-3-3- Le protocole de transport TCP/IP
Le protocole TCP/IP est conçu dans les années 70 aux états unis pour un ensemble de
réseaux formant le réseau ARPANET. En fait ce couple de protocoles se compose du protocole
TCP(Transfert Control Protocol) qui couvre la couche session et transport du modèle OSI et le
protocole IP(Internet Protocol) qui couvre une partie de la couche réseau du modèle OSI.
- Le protocole TCP
Le TCP est orienté connexion et comporte tous les mécanismes nécessaires à un transfert de
données fiable, sans erreurs, sans perte et sans duplication. Le protocole assure les fonctions de
la couche transport :
- fragmentation des données en paquets
- ré-assemblage des paquets
- réinsertion des paquets manquants ou avec erreurs
- Fiabilité ; ordre….
Les services offerts part le protocole TCP sont nombreux. On cite les suivants :
- émission FULL duplex
- ordonner les données à la réception
38
Chapitre II
- contrôle le flux
- corrige les erreurs
Afin d’assurer ces fonctions il faut garder la trace des paquets en mémorisant plusieurs
informations pour chaque paquet :
- numéro du port source
- numéro du port destination
- numéro de séquence du paquet
- CRC qui contrôle l’en-tête
Le format de l’en-tête utilisé par le protocole TCP est :
Port source 16 bits Port destination 16 bits
Numéro de séquence 32 bits
Numéro d’acquittement 32 bits
Offset réservé U A P R S F Fenêtre 16 bits
Donneès 6 bits R C S S Y I
4 bits G KH T N N
Checksum 16 bits Pointeur urgent
16bits
Options
39
Chapitre II
1- Le port source : Il représente l’adresse ou l’identificateur d’une application activée des
couches supérieures
2- Le port destination : identifie le port récepteur
3- Numéro de séquence : indique le numéro du bloc dans le message
4- Numéro d’acquittement : indique le numéro du bloc suivant ( bloc attendu)
5- Offset données : Il identifie le début des données
6- Réservé : champ à zéro sans utilité pour le moment
7- Flag VRG : signale l’urgence des informations
8- Flag ACK: s’il est activé alors un acquittement est attendu
9- Flag RST : S’il est activé alors il faut réinitialiser la connexion
10-Flag SYN : Il est utilisé lors de l’établissement de la connexion. Il synchronise les
numéros de séquences.
11- Flag FIN : indique que l’émetteur n’a plus de données à envoyer. C’est la fin de la
transmission
12- Fenêtre : indique le nombre de bloc que peut recevoir la machine réceptrice
13- Checksum : contrôle des erreurs
14- Pointeur urgent : Il est utilisé si le Flag URG est activé afin d’indiquer à l’application
réceptrice des données urgentes
15- Options : indique les options du TCP qui sont très limitées pour l’instant
16- Après l’en-tête se trouvent les données
- Le protocole TCP et la connexion
1 – Etablir la connexion
Soit deux machines A, B voulant établir une connexion. Le processus commence lorsque
le TCP de la machine A reçoit une requête :
40
Chapitre II
Active Passive
Ouverture
de
connexion
Machine B
Ouverture
de
connexion
Machine A
· L’émetteur
Envoie un bloc contenant le bit SYN activé et le numéro de séquence
· Le récepteur
- reçoit le bloc qui contient SYNSEQ 50 ( à titre d’exemple)
- Renvoie un acquittement avec un numéro de séquence 51. Le champ SYN est
activé avec N°SEQ= 200
· L’émetteur
Renvoie le message d’acquittement ACK201
Le numéro qui suit le ACK indique que les blocs jusqu’à ce numéro ont été reçus. La
connexion étant établie les deux machines peuvent s’échanger des informations à destination
d’applications.
41
Chapitre II
2-Transfert des données
recevoir
Envoyer
données
Machine
A
Envoyer
Recevoir
Machine
B
- l’émetteur envoie des données avec SEQ100 et reçoit l’ACK
- Le récepteur répond avec envoie des données de SEQ 260 et
reçoit l’ACK 261
3-Fermer la connexion
Fermer Connexion Requête Connexion
Fermée de fermeture fermée
Machine
A
Machine
B
La connexion est fermée lorsqu'une des deux machines active le Flag Fin mais dans un système
bien élevé, il faut informer l’autre du changement donc une des deux machines avertie l’autre.
42
Chapitre II
Le protocole IP
Le protocole Internet a été conçu par le DoD ( Departement of defense, USA) afin
d’interconnecter de nombreux réseaux. Il assure un service sans connexion et traite chaque
paquet comme une entité indépendante des autres. Sa fonction principale est l’adressage. Les
adresses Internet sont hiérarchisées. L’adresse se compose de deux champs : le champ adresse
réseau qui identifie le réseau et le champ adresse de l'hôte qui identifie l’hôte connecté au
réseau. Un hôte ou station peut être connecté à deux réseaux et par voie de conséquence il/elle
possèdera deux adresses internet. Cette classification permet de couvrir les réseaux locaux et
les réseaux grande distance.
Classe A : grands réseaux
31 24 0
Classe B : réseaux moyens
31 16 0
Classes C : réseaux petits
31 8 0
43
Chapitre II
Le protocole IP a subi des modifications qui ont donné naissance au protocole IPv6.
l’amélioration est portée notamment sur la taille du champ adresse. Le protocole IPv6 est la
dernière génération du protocole IP Le format de l’en-tête du paquet est le suivant :
Version6 Priorité Etiquette
de flot
Longueur En-tête Nombre
des suivant de
données nœuds
ADR E
ADR R
OPTIONS
1- La version du protocole IP utilisé
2- Priorité : Indique le niveau de priorité afin de traiter les paquets plus ou moins
rapidement dans les nœuds.
0- pas de priorité
1- trafic de base(news)
2- transfert des données sans contraintes temporelles(e-mail)
3- réservé pour le futur
4- transfert de fichiers(transfert avec attente du récepteur)
5- réservé pour le futur
6- trafic interactif ( tel net)
7- trafic de contrôle (routage,….)
3- Etiquette de flux : C’est un champ qui va accélérer le traitement des paquets en terme de
routage afin de ne pas recalculer le chemin pour chaque paquet.
4- Longueur des données : Indique la longueur des données sans l’en-tête.
5- En-tête suivant : Indique l’en-tête qui va être rencontrée dans le champ des données.
Exemple la valeur 6 pour le TCP.
44
Chapitre II
6- Nombre de nœuds traversés : au-dessus d’un certain nombre le paquet est détruit.
7- Adresse émetteur : de 32 bits elle est passée à 128 bits.
8- Adresse récepteur : de 32 bits elle est passée à 128 bits.
9- Les options
45
Chapitre II