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LA RADIOPROTECTION
INTRODUCTION
La radioactivité et les rayonnements sont omniprésents dans notre vie quotidienne. Nous ne soupçonnons pas sa
présence, mais nous la rencontrons constamment : en escaladant les sommets, en descendant à la cave, en
prenant l'avion. Nous sommes nous-mêmes radioactifs du fait de la présence de certains éléments dans notre
corps, comme le potassium.
A côté de ces expositions naturelles, la radioactivité et les rayons sont utilisés pour des applications dans notre
vie de tous les jours. Nous y sommes principalement exposés lors d’examens radiologiques. Les sources
radioactives sont utilisées dans les laboratoires et l'industrie. Elles servent également à stériliser les aliments, à
améliorer leur conservation ou à détecter les risques d'incendie dans les lieux publics…
Toutefois, ces expositions aux rayonnements, naturels ou d’origine humaine, restent modestes.
En médecine, les rayons X permettent de prendre des radiographies qui servent à diagnostiquer des maladies et
des lésions internes. Les spécialistes de la médecine nucléaire se servent de produits radioactifs comme traceurs
pour former des images détaillées de structures internes et pour étudier le métabolisme. Il existe des produits
radiopharmaceutique permettant de traiter des maladies telles que l’hyperthyroïdie et le cancer. Les
radiothérapeutes ont recours aux rayons gamma, aux faisceaux de pions (particules) et d’électrons, aux neutrons
et à d’autres types de rayonnement pour traiter les tumeurs cancéreuses.
DEFINITION
La radioprotection est un ensemble de mesures destinées à assurer la protection de l’homme et de son
environnement contre les effets néfastes des rayonnements ionisants tout en permettant de les utiliser.
Des normes sont établies à l'échelon national et international pour protéger les personnes contre les radiations.
Ces normes ont trait notamment aux sources de radiations ionisantes, aux installations (locaux, appareillages,
périmètres interdits), au transport de substances radioactives, à la limitation de l'irradiation de la population
dans son ensemble et à la surveillance des personnes professionnellement exposées. (D’après LAROUSSE).
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HISTORIQUE
La radioprotection est une discipline qui est imposée naturellement par rapport à l’utilisation croissante des
radiations ionisantes et au risque associé. Au cours du siècle dernier elle a profité régulièrement de l’évolution
des connaissances scientifiques (physique des radiations, radiobiologie, dosimétrie) et des moyens
technologiques, pour permettre aux autorités de continuellement adapter la réglementation.
Naissance du principe de radioprotection
Au début du XXe siècle, les médecins radiologistes ont compris la nécessité de « mesurer » les radiations
ionisantes et de « rationaliser » leur utilisation. A leur initiative, différents débats et congrès ont été organisées
en Europe afin de confronter les pratiques.
Au premier congrès international de radiologie (Londres 1925), sur proposition d’Antoine Béclère (1856 –
1939), le « Rœntgen » est défini comme unité internationale et la création d’une commission internationale des
unités de mesures est proposée.
Le deuxième congrès (Stockholm, 1928) a vu naître la commission exécutive des congrès internationaux de
radiologie, la commission des unités de mesures et le concept d’un comité de protection qui deviendra la
commission internationale de protection radiologique (CIPR).
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LES MODES D’EXPOSITIONS AUX RAYONNEMENTS IONISANTS
L'exposition aux rayonnements ionisants peut intervenir de plusieurs façons et il est important de connaître au
mieux les conditions dans lesquelles elle se produit pour en apprécier les éventuelles conséquences. On
distingue trois modes d'exposition : l'exposition externe, l'exposition interne et l'exposition cutanée.
Exposition externe
L'exposition est dite « externe » lorsque la source émettrice de rayonnements est située à l'extérieur de
l'organisme soumis à l'action des rayonnements ionisants, c'est le cas le plus fréquent en milieu professionnel.
Cette exposition peut être globale si le rayonnement est émis dans toutes les directions de l'espace ou localisée
si le faisceau est limité par un collimateur, elle peut être aussi continue, isolée ou intermittente.
En outre, l'exposition peut provenir du faisceau primaire ou plus fréquemment du rayonnement diffusé par
l'objet irradié.
Exposition interne
On parle de contamination pour une exposition interne aux particules radioactives, c’est-à-dire quand des
éléments radioactifs ont pénétré à l’intérieur de l’organisme. Ceci peut se produire par inhalation des particules
radioactives présentes dans l’air, par ingestion d’aliments contaminés par des particules radioactives, ou via
contact direct avec la peau ou une plaie (on parle dans ce cas de « contamination externe »). Lors d’une
contamination, l’exposition aux particules radioactives se poursuit tant que la source est à l’intérieur ou au
contact du corps.
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GRANDEURS ET UNITÉS UTILISÉS EN RADIOPROTECTION
Pour bien comprendre les différents niveaux de mesures ou de calculs on peut reprendre le schéma décrivant
l’enchainement des événements suite à une exposition aux radiations ionisantes, avec les transferts d’énergie
entre le rayonnement incident et la matière.
Les grandeurs dosimétriques sont définies par la CIPR.
L’énergie du rayonnement
L’énergie qualifie le rayonnement ionisant ; elle est liée à la vitesse de l’onde ou des particules qui le
constituent. Dans le système international d’unité, une énergie cinétique s’exprime en joules (J), mais pour les
phénomènes qui se déroulent à l’échelle atomique on retient l’électron volt.
L’électron volt correspond à l’énergie cinétique d’un électron accéléré par un potentiel de 1 volt,
ce qui représente une énergie de 1,6. 10-19J
La dose absorbée
La dose absorbée est définie comme étant le rapport entre l’énergie communiquée par le rayonnement incident
à la matière par unité de masse :
𝐷 = 𝑑𝑑𝑚
Où d est l’énergie moyenne communiquée par le rayonnement ionisant à la matière dans un élément de volume et dm est
la masse de la matière contenue dans cet élément de volume.
La définition de la dose absorbée est générale ; elle ne prend pas en compte la nature du rayonnement
(directement ou indirectement ionisant), ni la nature du matériau.
L’unité de la dose absorbée dans le système international est notée J/kg (joules/kilogramme).
Le nom spécifique choisi est le « gray » noté Gy. Un gray correspond à une énergie déposée de 1 joule dans 1
kilogramme.
La dose équivalente
Les phénomènes physiques et la densité de dépôt d’énergie sont directement liés à la nature du rayonnement.
C’est pourquoi la CIPR a introduit des facteurs de pondération de la dose. L’objectif est de pouvoir prévoir les
effets biologiques, plus ou moins gravissimes selon le rayonnement. (Par exemple, l’irradiation à une dose de 1
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gray n’a pas les mêmes conséquences, ou ne présente pas les mêmes risques, selon qu’il s’agisse de particules
alpha ou de rayon X.)
Anciennement noté Q (comme facteur de qualité), le facteur de pondération qui tient compte du rayonnement
est noté WR depuis 1990 (CIPR 60)
La dose équivalente est définie comme étant le produit de la dose absorbée et du facteur de correction WR
qui prend en compte le rayonnement incident et sa capacité à produire des effets néfastes :
H = D x WR
La dose équivalente s’exprime toujours en joules par kilogramme ; mais le nom spécifique qui a intégré le
système international est le sievert en mémoire du physicien suédois Rolf Maximilian Sievert (1896 – 1966),
qui a énormément œuvré pour la radioprotection et la dosimétrie clinique.
Les valeurs de WR sont attribuées en prenant en compte la nocivité du rayonnement en question et le risque
d’effet stochastique induit par de faibles doses.
WR = 1 WR = 5 WR = 10 WR = 20
Neutrons :
énergie
Photons : Neutrons :
10 keV Particules
Toutes énergies énergie
énergie
10 keV
20 MeV
100 keV
Noyaux lourds
énergie
Protons : Neutrons :
Électrons : 2 MeV
énergie énergie
toutes énergies 20 MeV
2 MeV 100 keV
2 MeV
A noter le cas particulier des neutrons pour lesquels les facteurs de pondération WR ont été revus en 1990.
Énergie 10 keV 100 keV 2 MeV 20 MeV 20 MeV
WR 5 10 20 10 5
La dose efficace
La dose efficace est une grandeur physique mesurant l’impact d’une exposition à un rayonnement ionisant sur
les tissus biologiques.
La radioprotection concernant essentiellement l’organisme humain, et sachant que chaque tissu à sa propre
radiosensibilité, l’intérêt d’un facteur de pondération prenant en compte la nature du tissu irradié s’est
également imposé.
La dose efficace est définie comme étant la somme des doses équivalentes délivrée à chaque organe
pondérée du facteur WT qui tient compte de la vulnérabilité des tissus :
E = H x WT
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L’unité de la dose efficace est également le Sievert, et peut s’exprimer en Joules/kilogramme.
Valeur WT WT = 0,12 WT = 0,08 WT = 0,04 WT = 0,01 WT = 0,012 WT = 1
Tissus et organes Moelle osseuse Gonades Vessie Peau Autres tissus Corps entier
Colon Foie Surface des os
Poumons Œsophage Glandes salivaires
Estomac Thyroïde Cerveau
Sein
Bilan (0,12 x 5) + (0,08 x 1) + (0,04 x 4) + (0,01 x 4) + (0,12 x 1) + =1
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LES PRINCIPES DE BASES DE LA RADIOPROTECTION
Le but de la radioprotection est d’empêcher ou de réduire les risques liés aux rayonnements ionisants. Afin
d’éviter ou réduire ces risques, la radioprotection s’appuie sur trois grands principes : justification,
optimisation et limitation des doses de rayonnements.
Le principe de justification :
« Une activité nucléaire ou une intervention ne peut être entreprise ou exercée que si elle est justifiée par les
avantages qu'elle procure, notamment en matière sanitaire, sociale, économique ou scientifique, rapportés aux
risques inhérents à l'exposition aux rayonnements ionisants auxquels elle est susceptible de soumettre les
personnes »
Le respect de ce principe s’avère en pratique être une balance complexe de type « avantages / détriments »
mêlant des arguments très variés dans leur nature. Il faut retenir que le respect de ce principe n’est pas
uniquement fonction du niveau de dose auquel peut conduire la pratique. Ainsi, des doses très importantes (et
bien supérieures aux niveaux de référence) peuvent être administrées à un patient dans l’objectif de guérir une
maladie grave.
Le principe de justification s’apprécie à partir des balances en avantages et en inconvénients, soit entre deux
techniques mettant en jeu des rayonnements ionisants, soit entre techniques avec et sans rayonnements
ionisants. Les écarts sont à considérer sur un large domaine (impact sanitaire, efficacité du dispositif, facilité de
mise en œuvre, éléments de coûts, etc.).
Le principe d’optimisation :
Lorsque l’exposition est justifiée, il faut maintenir les doses aussi basses que raisonnablement possible.
Principe ALARA : As Low As Reasonably Achievable.
Toute exposition aux radiations doit être maintenue au niveau le plus bas qu’il est possible d’atteindre.
Exemple d’une radiographie : la dose ne doit pas être trop basse sinon l’examen serait ininterprétable.
Le principe de limitation :
Il y a des limites de dose, établies par la loi, qu’il ne faut pas dépasser.
Ces limites changent selon qu’il s’agisse d’un travailleur “exposé” ou du public.
Travailleur Public
Dose efficace 20 mSv/an 1 mSv/an
Lorsque l’exposition est à finalité médicale, le principe de limitation des doses ne s’applique pas pour les
patients : seuls sont pris en compte les principes de justification et d’optimisation.
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Pour appliquer ces principes, la radioprotection met en œuvre des moyens réglementaires et techniques
spécifiquement adaptés à trois catégories de population : le public, les patients et les travailleurs.
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LES RÈGLES DE BASE EN RADIOPROTECTION
Le manipulateur dans sa pratique professionnelle est en permanence confronté au problème de la
radioprotection. Il doit appliquer les mesures afin de limiter l’exposition des personnels et des patients, mais il
ne doit pas perdre de vue les règles de base incontournables.
DISTANCE : La quantité de rayonnements reçus est d’autant plus faible qu’on se trouve à distance de la
source, Cette quantité de rayonnements diminue très rapidement selon une loi physique en 1/d 2.
TEMPS : La dose de rayonnements reçus est d’autant plus importante qu’on est exposé longtemps => analogie
avec l’exposition aux rayons du soleil.
Par conséquent il convient de limiter le temps de présence près des sources de rayonnements.
ECRAN : La quantité de rayonnements reçus est d’autant plus faible qu’on se protège par des écrans qui
freinent et arrêtent les rayons. Le plomb est le constituent principale permettant de stopper le rayonnement
ionisant. Dès que possible, on positionne entre soi et la source des écrans atténuateurs : Ces « boucliers » sont
choisis en fonction des rayonnements et des lieux de travail.
Mesures complémentaires
- La formation continue du personnel doit être envisagée par l’employeur au rythme de 3 ans.
- La réglementation prévoit également pour chaque établissement la présence d’une PCR (personne
compétente en radioprotection).
- Contrôle de qualité portant sur l’environnement (contrôle d’ambiance, contrôle des locaux).
- La conformité des installations et le fonctionnement des appareillages
- L’efficacité et la performance des protections.
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MOYENS DE PROTECTION
La protection collective
Elle passe par une signalisation spécifique ;
Les différentes zones
L’état des machines
En radiologie sont installés des voyants rouges ou « rayons X » au-dessus des portes des salles.
allumé = appareil sous tension = en cours d’utilisation = éventuellement émission de rayons : demander
l’autorisation d’accès aux utilisateurs.
éteint = appareil hors tension = aucun risque : accès sans danger
Protection individuelle
Au-delà des protections collectives qui bénéficient à chacun, chaque travailleur est tenu d’utiliser les moyens de
protection individuelle :
- Contre l’exposition externe il y a des accessoires écrans.
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Tabliers plombé Paravent plombé Lunette plombée Gants plombés
Le dosimètre est : INDIVIDUEL, NOMINATIF, NON CESSIBLE
Conduite à tenir
Le dosimètre doit être porté en permanence
Il ne doit pas être perdu
Il doit être toujours porté au travail
Dosimètre
Différent type de surveillance:
Surveillance passive
-Le dosimètre
Dosimètre
Les premiers dosimètres, les plus utilisés jusqu’à ces dernières années étaient des films, développés tous les
mois. Ces films étaient entourés de« filtres » en plomb et cuivre et laissaient une plage sans absorbant. Ces
filtres permettaient de voir le type de rayonnement ayant exposé le porteur.
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- haute énergie s’il arrivait à traverser le filtre de plomb
- moyenne énergie s’il n’impressionnait que la plage sous filtre de cuivre et la plage sans filtre
- basse énergie s’il n’impressionnait que la plage nue.
Très fiable, le film a cependant un grand défaut, celui d’être trop peu sensible. C’est ce qui explique que
l’organisme chargé de les lire ne donnait pas de résultat (ou plutôt répondait « zéro ») pour des doses reçues de
moins de100 μSv. Or on sait maintenant que près de 99 % du personnel médical reçoit beaucoup moins par
mois…
Leur manque de sensibilité les rend peu intéressants surtout maintenant avec une DMA (dose maximale
admissible) de 20 mSv.
-Dosimètre luminescents :
Dosimètre luminescent
Dosimètre luminescent vue éclatée
Il fallait passer à des dosimètres plus sensibles que les 5% de la Dose Maximale Admissible (DMA). C’est ce
que sont les nouveaux dosimètres comme celui que l’on voit sur le schéma ci-dessus sa sensibilité est de l’ordre
de 10μS.
La partie sensible est faite de plusieurs disques (3 ou 4) thermo luminescents ou en OSL… Ils se comportent
comme des plaques phosphore en piégeant une partie de l’énergie reçue des rayons X.
En les lisant avec un laser, on récupère cette énergie sous forme d’une quantité de photons lumineux
proportionnelle à la dose reçue par le disque Ils sont également lus tous les mois ou tous les trois mois.
Comme les Dosifilms, ces dosimètres sont dits passifs parce qu’ils ne font qu’enregistrer les doses,
contrairement aux dosimètres « actifs » ou« Opérationnels ».
SURVEILLANCE OPERATIONNEL
-Dosimètre actifs
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Dosimètre actif
Ces nouveaux détecteurs sont des détecteurs électroniques contrôlés par un micro-processeur. Ils sont ultra-
sensibles puisqu’ils permettent d’enregistrer des doses de l’ordre du μSv. Ils sont dits «actifs» ou
«opérationnels» parce que la dose reçue est affichée au fur et à mesure sur un mini-écran LCD.
L’écran affiche la dose totale enregistrée depuis la remise à zéro du compteur interne, ainsi qu’un débit de dose
maximum moyen (le temps pris pour faire la moyenne dépendant de la dose enregistrée). Et surtout il dispose
d’alarmes sur la dose reçue ainsi que sur le débit de dose pour alerter immédiatement le porteur qu’il travaille
dans une zone où les doses dépassent un seuil fixé. Il est alors possible de changer rapidement de méthode de
travail, de positionnement de façon à minimiser cette dose reçue.
Tout cela permet à la personne compétente en radioprotection (PCR, dont le nom est affiché sur le règlement
intérieur de la salle ou de l’équipement) de suivre vos enregistrements et d’en discuter si les doses reçues sont
importantes.
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SUIVI MEDICAL ET TRAÇABILITE
Le personnel exposé aux rayonnements ionisants est soumis à une surveillance médicale particulière. Elle a
pour but de déceler toute contre-indication à l’affectation ou au maintien à un poste exposant aux
rayonnements ionisants, et de prévenir et dépister toute affection susceptible d’être en relation avec cette
exposition. La surveillance médicale s'effectue :
• avant l'affectation au poste de travail,
• périodiquement : au moins une fois par an pour les travailleurs de catégories A et B,
• occasionnellement, en cas d’exposition à des doses équivalentes supérieures aux limites d'expositions
externe, interne ou associée. Ceci peut se produire lors :
d’exposition exceptionnelle sans autorisation spéciale : il s’agit du dépassement, en un an, du double
des limites annuelles d’exposition, et au cours de la vie, du quintuple (5 fois) de ces limites,
d’exposition d’urgence : la limite supérieure d’exposition est fixée par le médecin de prévention,
d’accident d’exposition : il s’agit du dépassement d’au moins dix fois des limites annuelles
d’exposition*,
après une absence pour cause de maladie professionnelle ou d’accident de service, un congé de maternité,
une absence d’au moins 21 jours pour cause de maladie ou d’accident non professionnel, en cas d’absences
répétées pour raison de santé…,
à la demande de l'agent, notamment en cas de grossesse,
après la fin de l’exposition au risque, pour les travailleurs de catégorie A (surveillance médicale post-
professionnelle).
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Conditions d’utilisation des dispositifs de surveillance dosimétrique individuels conformément à la
législation en vigueur.
Arrêté interministériel du 15 Safar 1432 correspondant au 20 janvier 2011 fixant les conditions d’utilisation des
dosimètres individuels.
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