BESOINS EDUCATIONNELS SUR LES FACTEURS DE RISQUE ET LES MESURES PREVE
CAS DES HABITANTS DE
NDOGPASSI II
SOMMAIRE
Rédigé par : TANKOUA NANA LINDSAY KEVINE
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DEDICACE
A
LA FAMILLE
NANA
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REMERCIEMENTS
Nous exprimons notre profonde gratitude à l’endroit de tous ceux qui nous ont apporté
leurs assistances multiformes durant notre formation. Il s’agit plus particulièrement
de :
- Dieu pour le souffle de vie, la santé, son amour inconditionnel et la protection
qu’il m’a accordé durant cette formation ;
- [Link] Steve Cédric, actuel président de l’IUG pour sa relève dans la
bonne continuité de notre formation ;
- Dr. FOYET Angel, directrice de l’institut supérieur des sciences appliquées
pour le sommet de l’institution ;
- Mme KAMDOM Nadine Mélaine, notre encadreur pour avoir accepté diriger ce
travail, pour son aide, sa disponibilité, ses encouragements, ses précieux
conseils, et sa patience tout au long de la réalisation de ce travail ;
- A tous nos enseignants et personnels de ISA pour nous avoir transmis toutes les
connaissances durant ce cursus ;
- A mes parents [Link] Mme NANA qui ont sur me montrer le bon chemin, leurs
soutiens moral et financier, les encouragements ardant ;
- Mes frères et sœurs pour leurs soutiens, affection, financement et réconfort à
mon égard ;
- A tous mes amis camarades promotionnels en particulier : TANKWA,
NGAKO, BAKAM, NABOU, NJIKI, NGAMO, YAW pour leurs solidarités et
leurs entraides ;
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- A tous ceux qui de près ou e loin ont contribués à la production de ce travail,
trouvez ici l’aboutissement de vos efforts conjugués.
LISTE DES FIGURES
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LISTE DES TABLEAUX
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LISTE DES ABREVIATIONS
V. cholerae : Vibrion cholérique
TCBS: Thiosulfate Citrate Bile Saccharose
TCP: Toxin Coregulated Pili
LPS : Lipopolysaccharide Antigénique
VCO : Vaccin Anticholériques Oraux
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
SRL : Solution de Ringer Lactate
SRO : Solution de Réhydratation Orale
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RESUME
Problématique : Le choléra, une maladie diarrhéique grave causée par Vibrio cholerae, reste
un problème de santé publique au Cameroun, notamment à Douala, où des épidémies
récurrentes sont enregistrées. Cette étude vise à évaluer le niveau de connaissance des
habitants de Ndogpassi II sur les mesures préventives et les facteurs de risque associés au
choléra, en partant de l'hypothèse que ces connaissances sont insuffisantes.
Méthodologie : Une étude descriptive transversale a été menée auprès de 400 participants à
Ndogpassi II, sélectionnés selon un échantillonnage aléatoire. Les données ont été collectées
via un questionnaire, analysées manuellement et avec des logiciels comme Excel. Les critères
d'inclusion concernaient tous les habitants volontaires du quartier.
Résultats : Notre étude était majoritairement constituée des femmes (59%), âgés de 28 à
32 ans, et ayant un niveau d'étude secondaire (51%). Les résultats montrent que 100%
des participants avaient déjà entendu parler du choléra, principalement via les médias
(28,2%) et internet (38,4%). La majorité des répondants associaient le choléra à une
maladie causée par le Vibrio cholerae (42,5%) et identifiaient la déshydratation
(25,5%) et la diarrhée sévère (34,7%) comme principaux symptômes. Les facteurs de
risque les plus cités étaient le manque d'hygiène (32,5%) et l'accès limité à l'eau
potable (33,7%). Concernant les mesures préventives, 37,2% des participants
mentionnaient la consommation d'eau potable et 28,5% le lavage régulier des mains.
En cas de contamination, 98% des répondants déclaraient se rendre à l'hôpital, et
45,7% considéraient la réhydratation orale ou intraveineuse comme traitement
essentiel. Enfin, 58,5% des participants avaient un bon niveau de connaissance sur les
mesures préventives et les facteurs de risque du choléra.
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ABSTRACT
Cholera is a severe diarrheal infectious disease, primarily caused by the consumption
of water or food contaminated with the bacterium Vibrio cholerae. It remains
prevalent in several African countries, including Cameroon, where recurrent outbreaks
are recorded. Our study was conducted among the population of Ndogpassi II in
Douala, Cameroon, aiming to assess the level of knowledge among residents about
preventive measures and risk factors associated with cholera. The study, a cross-
sectional descriptive type, was carried out with 400 participants, mostly women (59%),
aged 28 to 32 years, and with a secondary education level (51%). The results show that
100% of the participants had already heard of cholera, primarily through the media
(28.2%) and the internet (38.4%). The majority of respondents associated cholera with
a disease caused by Vibrio cholerae (42.5%) and identified dehydration (25.5%) and
severe diarrhea (34.7%) as the main symptoms. The most cited risk factors were poor
hygiene (32.5%) and limited access to clean water (33.7%). Regarding preventive
measures, 37.2% of participants mentioned the consumption of clean water, and 28.5%
cited regular handwashing. In case of contamination, 98% of respondents stated they
would go to the hospital, and 45.7% considered oral or intravenous rehydration as
essential treatment. Finally, 58.5% of participants had a good level of knowledge
about preventive measures and risk factors for cholera.
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INTRODUCTION
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1-1) - Généralités
Le choléra est une maladie diarrhéique causée par des sera - groupes
toxinogènes de la bactérie Vibrio- cholérique ; sans traitement, peut causer une
déshydratation rapide et la mort. Le choléra est étroitement associé à un mauvais
assainissement et l’absence d'eau potable. C'est une maladie infectieuse diarrhéique à
épidémique, d'origine bactérienne transmise par voie digestive. Il est la première
maladie à faire l’objet d'une surveillance international dès le 19eme siècle et reste
d'actualité dans le monde (Bompangue, 2009)
Âpres avoir été ravagé par les six premières pandémies, les pays du nord
(Europe et USA) ont réussi dans un contexte de développement et d'amélioration de la
situation de vie globale des populations, à éliminer cette maladie comme un problème
de santé publique ceci pas les actions d’assainissement d’amélioration de l'accès à l'eau
potable qui empêchent aujourd'hui son explosion en occident (Heyerdhal ,2019 ;
Mudekereza et Al ,2019 ; Bourdelais ,2003). Sauf encore quelques cas importés, dans
les pays occidentaux, le choléra ne trouve plus l’environnement adéquat pour se
transmettre et crée des problèmes sérieux (pedrini et tonasini ,2014). Mais il constitue
dans le sud global un phénomène persistant avec en 2018, 120652 cas dont 2436 décès
en Afrique, soit un taux de létalité de 2,0% (Aubry et Gauziere, 2019) et 55087 cas de
choléra et 872 décès associés, soit une létalité de 1,6% en 2019(OMS ,2020).
1-2) - Problématiques
Le choléra est une maladie complexe. La compréhension étiologie ne peut se
passer d'une analyse sur ces connaissances, attitudes et se caractérise par une multi
sectorialité. Ainsi, les mesures mises en œuvre en cas de choléra sont généralement
axées sur les aspects médicaux important pour la réduction de la mortalité. Toutes fois,
des mesures plus complètes sont nécessaires pour limiter la propagation de la dite
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maladie. Les opérations étant souvent dirigées par les médecins, d'autres aspects liés à
l’environnement et à la communication peuvent se trouver négliger. Le Cameroun, un
pays d'Afrique centrale avec une population de près de 26134495 habitants en 2019
(MINSANTE ,2020) comme la plupart des pays en voie de développement n’échappe
pas à ce fléau. Le pays a connu une nette recrudescence de la Maladie au fil des
périodes épidémique : 2000 cas en 1971, 4000 cas en 1991, 5786 cas en 1996, 8000
cas en 2004, 10759 cas en 2010, 23152 cas et 843 décès en 2011 avec une létalité de
3,6% (MINSANTE ,2018). EN 2012, on a enregistré 125 cas soit une létalité de 3,2% ;
29 cas en 2013 ; 3355 et 184 en 2014 soit une létalité de 5,5% et 228 cas et 10 décès
en 2015 soit une létalité de 4,4% ; 993 cas et 58 décès en 2018 soit une létalité de
5,8% ; 1168 cas en 2019 , 14 décès pour une létalité de 9,8% ; 1885 cas et 80 décès
pour une létalité de 4, 2 % à la 50eme semaine épidémiologique 2020( MINSANTE
2020). Le choléra est endémique dans la ville de Douala depuis 1971, date
d’apparition des premiers cas de choléra au Cameroun (Akoachere et Al, 2013).
1-3) - Question de recherche
Quel sont les besoins éducationnels sur les mesures préventives et facteurs de
risques associés au cholera ?
1-4) - Hypothèse
Le niveau de connaissance des populations de Ndogpassi II sur les mesures
préventives du choléra et les facteurs de risque seraient insuffisants.
1-5) - But
Contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population de Ndogpassi
II par la réduction de la prévalence du choléra.
1-6) - Objectif général
Déterminer le niveau de connaissance de la population de Ndogpassi II sur les
mesures préventives et les facteurs de risque associé au choléra.
1-7) - Objectifs spécifiques
- Identifier les caractéristiques socio-démographiques de la population d’étude.
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- Evaluer le niveau de connaissance des facteurs de risque du choléra au sein de
la population de Ndogpassi II
- Evaluer le niveau de connaissance de la population de Ndogpassi II sur les
mesures préventives du choléra.
CHAPITRE I : REVUE DE
LITTERATURE
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I)- GENERALITE
Etymologiquement, le mot choléra vient du terme grec « cholé » qui signifie
bile.
Le choléra est une maladie très contagieuse provoquée par l’ingestion d’aliment ou
d’eau contaminées par une bactérie, vibrio cholé[Link] bactérie produit une
entérotoxine entrainant des diarrhées et pouvant aboutir à une déshydratation sévère et
à la mort en l’absence de traitement (Moreno et al.,2015 ). Ce sont des bacilles
généralement isolés, Gram négatif, droits ou incurvés, majoritairement mobile (Bueno
et al., 2020). Ils sont chimio-organotrophes, aérobies – anaérobies facultatifs et
possèdent un métabolisme respiratoire et fermentatif ainsi que, pour la plupart des
espèces, une oxydase. Ce sont les bactéries halophiles, isolées d’environnement
aquatiques et généralement capable de croitre sur milieu Thiosulfate Citrate Bile
Saccharose (TCBS ; CDC,2013). Le Vibrio cholerae (appelé vibrion cholérique ou
bacille virgule, figure 1) a été initialement observé en 1854 par Filippo Pacini mais a
été isolé plus tard par Robert Koch en 1883 (Koch, 1884). C’est une protéobactérie
gram négative, appartenant à la famille des Vibrionaceae. Elle mesure environ 1,3
microns, a une forme de bâtonnet incurvé et possède une flagelle polaire unique qui lui
confère une grande mobilité (Dunoyer, 2013).
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Figure1 : Vibrio cholérique. SOURCE : ([Link]
Actuellement, près de 200 séro-groupes ont été recensés et classifiés selon la
structure du lipopolysaccharide antigénique O (LPS). Seuls les séro-groupes O1 et
O139 sont pathogènes pour l’homme et responsables des épidémies de choléra (Dan-
Nwafor et al.,2019). En effet, ces deux séro-groupes sécrètent la toxine cholérique qui
est à l’origine des manifestations cliniques du choléra (Qadri et al., 1999).
Les souches qui sont pas agglutinées par les sérums anti-O1 et anti-O139, et qui
présentent les caractères biochimiques propres à l’espèce Vibrio cholerae, mais ne sont
pas impliquées dans les épidémies des choléras sont appelés Vibrio cholerae non 01 et
non [Link] effet, Ces souches sont impliquées dans la survenue des diarrhées non
cholériques chez l’homme, mais peuvent provoquer des diarrhées sanglantes, des
gastro-entérites et des infections extra-intestinales (Bag et al., 2008 ; Dalsgaard et
al.,1995). Cependant, Les souches du séro- groupe O1 de Vibrio cholerae
comprennent deux biotypes principaux, classique et El Tor, qui se distinguent par des
traits phénotypiques, biochimiques et génétiques majeurs (Safa et al.,2010). Le biotype
classique Vibrio cholerae O1 a causé les six premières pandémies de choléra et le
biotype El Tor est responsable de la septième pandémie, en cours depuis 1961(Calia et
al.,1998). Au sein de chaque biotype, les souches O1 de Vibrio cholerae comportent
trois séro- types : Ogawa, Inaba, et Hikojima (Stroeher et al.,1992). Le sero-groupe
O139 est probablement issu de la souche El Tor du V. cholerae O1 qui a été le siège de
recombinaisons ayant entrainé la substitution du groupe de gènes codant pour le
sérogroupe O1 par le groupe de gène codant pour le séro-groupe O139 (Calia et
al.,1998). Ainsi, Les souches de Vibrio cholerae appartenant à un même biotype et
même séro-type peuvent être différenciées par leur susceptibilité aux bactériophages
qui induisent les ilots de pathogénicités dans le matériel génétique de la bactérie
(Faruque et al. ,2005).
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Figure 2. Classification des types de souches de Vibrio (Calia et al.,1998)
II)- HISTORIQUE DU CHOLERA
La façade orientale de l’Afrique sub-saharienne a été touchée par la première
pandémie du choléra. Cette introduction dans les iles Maurice, la réunion et à
zanzibar a potentiellement été facilité par la traite négrière (Hertwig., 1979). La
somalie et l’Ethiopie ont connu une vague de choléra en 1831-1836 lors de la
seconde pandémie du choléra (Rémy &Dejours.,2018).
Au cours de la troisième pandémie, l’épidémie affectera l’Ethiopie (1853,
1855, 1858), l’ile de la réunion (1859) et l’ile Maurice (1854-1862). Des graves
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pousser épidémiques ont été de 1858-1859 à Zanzibar, au Mozambique, à
Madagascar, aux Comores ainsi qu’a Ouganda (OMS,1960).
La quatrième pandémie du choléra sera marquée en Afrique par l’atteinte
de la Somalie et de l’Ethiopie en 1865. Cette vague va diffuser à Zanzibar, et
atteindre le lac Tanganyika, la cour supérieure du Congo, le Mozambique, les
Comores et les Seychelles (Remy & Déjours., 2018).
La partie occidentale de l’Afrique ne connaitra les premières épidémies qu’en
1869. L’introduction du choléra était facilitée par des caravanes venues du
Maroc et passant par le fleuve Sénégal. La diffusion le long des côtes était
facilitée par la navigation maritime, relayée à l’intérieur du continent par les
activités de commerce (Hartwig.,1978).
Pour la suite, en dehors de l’Ethiopie qui connaitra quelques vagues
épidémiques, et surtout celle de 1889-1892, le choléra sera absent du reste du
continent African. Il se retirera presque totalement de l’Afrique sub-saharienne
jusqu’en 1970(Rémy & Déjours.,2018).
Les cinquième et sixième pandémies auraient été causées par le biotype
classique du séro-type O1. De plus on soupçonne que ce dernier est également
responsable des précédents pandémies (Osei et al.,2012).
A partir de 1970, le choléra pénètre l’Afrique continentale en empruntant
trois voies. Le premier pays touché fut la Guinée Conakry (aout 1970). Le
choléra s’est ensuite propagé sur toute la façade occidentale de l’Afrique grâce
aux mouvements de populations, parmi lesquelles certains pécheurs, les
commerçants et les pèlerins (Felix.,1971). La deuxième porte d’entrée
correspond à l’Afrique de Nord ou le choléra s’est introduit, en septembre1970,
par le Lybie. Enfin, la troisième porte est celle de l’Ethiopie. Venu de la
péninsule arabique (touchée par une épidémie en aout 1970), le choléra touche
les provinces orientales de l’Ethiopie en novembre 1970, au sein de populations
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pastorales nomades. La maladie gagne le sud du pays, et s’étend dans la
république de Djibouti, la Somalie, l’extrémité sud-est du soudan ainsi que sur
les marges orientales de l’Ouganda (Hall & al.,1975). A partir de ces trois portes
d’entrée, l’épidémie s’est étendue peu à peu à d’autres pays (Bompangue.,2009).
Vibrio cholerae El Tor impliqué dans la septième pandémie est doté de plusieurs
mécanismes d’adaptation (plus résistant dans l’eau, chaine épidémiologique se
rompant moins facilement et pourrait même être renouvelée à partir du réservoir
aquatique), traits qui ont facilités sa dissémination à travers les continents, plus
particulièrement dans les écosystèmes aquatiques de l’Afrique continentale
(Rémy &Dejours.,2018).
III)- EPIDEMIOLOGIE DU CHOLERA
De 2010 à 2019, dans les 36 des 54 pays d’Afrique qui ont connu des épidémies
de choléra, le nombre de cas suspects notifiés de 1156767 avec 19760 décès soit
une létalité globale de 1,71%. Près de 40% de ces cas prévenaient des pays de
Rift Africain.
Plus de 60% de ces cas du Rift étaient notifiés en république
démocratique du Congo.
Durant la période de 2010 à 2016, sur un total de 1268 épisodes
épidémiques de choléra rapportée, 13,04% se sont produits au Nigeria suivi du
Burundi avec 4,35%. L’Afrique de l’Est et du Sud- est ont également montrée
des concentrations élevées, ainsi que certaines parties de l’Afrique de l’Ouest.
En Afrique du sud, les foyers rapportés ont été limités aux provinces de l’Ouest,
près de la frontière avec le Mozambique (Lessler et al.,2018).
Le choléra ré émerge sous forme d’épidémie locale et devient endémique
dans de nombreuses régions du monde. Après avoir causé sept pandémies depuis
1817, le choléra demeure un problème majeur de la santé publique dans le
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monde. Chaque année, 1,3 à 4 millions de cas de choléra et 21000 à 143000
décès sont rapportés (Ali et al., 2015).
En 2011, le Cameroun a connu sa pire épidémie de choléra (22762 cas
suspects et 786 décès), depuis l’apparition du premier cas du choléra le 4 février
1971(Tassi et al.,2011). Le rythme global montre une augmentation marquée
des taux annuels de létalité bien au-delà de 1%, soit un seuil acceptable établir
pour cette maladie par l’organisation mondiale de la santé(OMS) ; ces deux
dernières années, les principales épidémies ont été enregistrées dans la région du
Nord, et de l’Extrême nord en 2019(nombre de cas 574, nombre de décès 80.
Pour un taux de létalité de 4,2%), et par la suite, dans la région du littorale et du
sud en 2020 (nombre de cas :1848, nombre de décès :24 pour un taux de létalité
de 4,3%).
IV)- MODE DE TRANSMISION DU CHOLERA
Le choléra est une maladie résultant de l’ingestion du vibrion cholérique.
Le bacille peut être présent dans l’eau ou dans les aliments (Recault et al.,2019).
Les aliments contaminés peuvent avoir été souillés pas les selles des malades ou
de porteurs sains, mais peuvent également être naturellement contaminé
(exemple contamination des crustacés ou mollusques ; Rabbani &
Greenough.,1999). La contamination peut également avoir lieu de personne à
personne à partir des selles, vomissements (Rafique et al.,2016). On parle de la
contamination primaire lorsque l’origine de la transmission est
environnementale, et la transmission secondaire lorsque le choléra se propage
dans la population d’homme à homme par contact entre les individus sains
sensible, et ceux déjà infectés(Ruiz-Moreno.,2009).
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En effet, Vibrio cholerae appartient à la classe des pathogènes
environnementaux qui passent normalement une partie importante de leur cycle
de vie en dehors de l’hôte humain mais qui, lorsqu’ils sont introduits chez
l’homme, provoquent des maladies avec une fréquence mesurable.
Dans les zones ou le réservoir aquatique est fortement salé, la
transmission primaire du réservoir à l’homme ne se fait majoritairement pas la
faune (exemple crustacés, poissons), car l’eau est impropre à la consommation.
Par exemple, la consommation de poissons diversement préparés (salés, frais,
séché) peut conduite à la contamination humaine, car leurs tubes digestifs sont
colonisés par plusieurs espèces de vibrions (Senderovich et al.,2010), qui
peuvent être transmis aux humains lors de la consommation de ces poissons sans
cuisson sérieuse (Halpern & Izhaki., 2017).
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Figure 3 : cycle de la transition du choléra dans l’environnement (Tiré de
Morillon et Garnotel, 2004)
V) – PHYSIOPATHOLOGIE
Figure 4 : mécanisme d’action du choléra (Tiré de Fournier et Quilici,2007)
Les vibrions sont absorbés par voie orale avec l’eau de boisson ou les
aliments après contact direct avec les patients ou les porteurs sains. L’acidité
gastrique protège partiellement de la contamination. La dose infectieuse,
déterminée au cours d’expérimentation sur les volontaires, est relativement
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élevée, de l’ordre 10^7 à 10^11 bactéries, du fait de la sensibilité du vibrion
cholérique à l’acidité gastrique. Il a été montré que la neutralisation de l’acide
gastrique par une solution de bicarbonate de sodium permettait d’abaisser la
dose infectieuse à 10^4 – 10^6 bactéries(Quilici.,2011). Les germes qui
survivent à l’acidité gastrique arrivent au niveau de l’intestin grêle et se fixent
dans sa partie proximale. Ils colonisent ainsi l’intestin grêle grâce à différents
facteurs de pathogénicité comme la Toxin Coregulated Pili (TCP), les
différentes hémagglutinines, les facteurs accessoires de colonisation. La toxine
cholérique est produite lorsque la bactérie adhère à l’épithélium intestinal par
des pili. Les bactéries adhèrent intiment à la bordure en brosse des entérocytes
par des pili de type IV constitués de la protéine TCP qui interagissent à des
récepteurs inconnus. Les pili sont codés par une quinzaines de gênes formant un
ilot de pathogénicité porté par le phage VPI. Les bactéries se multiplient alors
dans la lumière de l’intestin grêle et traversent la couche de mucus tapissant la
muqueuse intestinale. La conséquence est le passage de l’eau et des électrolytes,
des cellules vers la lumière intestinale, pouvant atteindre jusqu’à 15litre pas jour
qui entraine une déshydratation sévère et mortelle. Les selles ne sont jamais
sanglantes sauf en cas d’association avec d’autre pathologie comme la
shigellose, ce qui sous entendra que les agents responsables ne sont pas invasifs
(Dutta et al.,2013).
VI)- FACTEURS DE RISQUE DU CHOLERA
Les facteurs de risque du choléra sont liés à la contamination par la bactérie
Vibrio cholerea, principalement par l’ingestion d’eau et d’aliments contaminé.
Voici les principaux facteurs de risque associés au choléra :
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VI-1) - Les facteurs de risque environnementaux
Les eaux contaminées : la principale voir de transmission, cela inclut
l’eau de boisson non traité, l’eau utilisée pour la préparation des aliments,
l’eau utilisée pour l’hygiène personnelle. Les systèmes inadéquats
contribuent fortement a la contamination des eaux l’accès et l’utilisation
impropre de l’eau et/ou la surveillance et l’entretien de la qualité de l’eau
(Diop et al.,2012).
Défécation à l’air libre, manque d’accès à un système d’assainissement
adéquat et mauvaise utilisation de ce système. L’absence de latrine et de
système d’évacuation des eaux usées favorise la propagation de la bactérie
dans l’environnement.
Les aliments contaminés : les aliments crus ou mal cuits, notamment les
fruits de mer, peuvent être contaminés par les bactéries. Une mauvaise
hygiène alimentaire (lavage insuffisant des alimentes et des mains et la
préparation des aliments dans les conditions insalubre) augmente le
risque.
L’hygiène insuffisante : le lavage des mains régulière et approprié après
l’utilisation des toilettes et avant la préparation des aliments est crucial
pour prévenir la contamination.
Les poussées saisonnières : propagation accrue pendant la saison sèche en
raison de la pénurie d’eau ou pendant la saison humide en raison des crues
et de la contamination des sources d’eau. La vibrio cholérea se développe
mieux dans les eaux chaudes, les conditions climatiques, notamment les
pluies torrentielles et les inondations peuvent favoriser la contamination
des sources d’eau et la propagation du choléra (Colweel RR., 2002).
Lieux surpeuplés : camps de réfugiés ou des personnes déplacées,
institution (école, prison), rassemblements des populations (mariage,
enterrement) facilitent la contamination.
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VI-2) - Les facteurs de risque socio-démographiques
Immunisation au choléra (enfants et environnements non endémiques).
Sous-jacentes : malnutrition (les personnes malnutries sont plus
susceptibles de développer une forme sévère de choléra) ; la vieillesse,
jeune Age, grossesse (les femmes enceintes), les maladies chronique,
faible acidité gastrique (personnes âgées, nourrisson, personnes prenant
les antiacides ou inhibiteur de l’acide gastrique), le groupe sanguin o.
Absence d’accès à une détection rapide et à un traitement adapté (y
compris lié à des connaissances de convictions individuelle).
VI-3) - les facteurs de risque socio-économique.
Pauvreté : A travers les conditions de vie précaires, l’accès limité à l’eau
potable et à des installations sanitaires adéquates, ainsi que le manque
d’éducation sur les pratiques d’hygiène, augmentent la vulnérabilité des
populations pauvres à cette maladie.
Conditions sanitaires insuffisantes : un environnement avec de mauvaise
conditions sanitaires, comme l’absence de système d’égouts ou de gérer
les déchets, favorise la contamination de l’eau et la transmission de la
maladie.
VII) – LES SYMPTOMES DU CHOLERA
Après une courte période d’incubation de quelques heures en période
d’épidémique, à quelque jours (3- 7 jour), accroit le risque de flambées
explosives car le nombre de cas peut augmenter très
rapidement(Kemenkes.,2010). En période endémique, l’expression de la maladie
est variable. Elle peut être inapparente ou aller d’une diarrhée banale qui touche
environ 10% des personnes exposées à une forme foudroyante concernant 1% de
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personnes exposées. La diarrhée due au choléra apparait soudainement et
provoque une perte rapide, environ 1litre par heure, ce qui peut être dangereux.
L’une des façons de distinguer la diarrhée due au choléra est qu’elle a une
apparence pale et laiteuse semblable à celle de l’eau de riz rincée
(Ghouth.,2020).
S’en suivent des vomissements ayant les mêmes caractéristiques que la
diarrhée mais dure des heures ; Un état sévère de déshydratation est rapidement
atteint avec une asthénie massive, soif intense, langue rôtie, crampes musculaire
et perte d’élasticité cutanée, yeux enfoncé, pression artérielle faible, peau sèche
et ratatinée qui rebondit lentement lorsqu’elle est pincée dans un pli, peu ou pas
de miction, un rythme cardiaque irrégulier sont tous les signes de
déshydratation(Finkelstein.,1996). Dès que les pertes hydriques sont supérieures
à 10% du poids corporel, le patient est gravement déshydraté. De plus, la
déshydratation entraine la perte de minéraux responsable du maintien de
l’équilibre des niveaux de liquide dans l’organisme. Ce déséquilibre est appelé
déséquilibre électrolytique (Finkelstein., 1996).
Les enfants infectés pas le choléra présentent des symptômes similaires à
ceux des adultes, mais peuvent également présenter d’autres symptômes tels que
la fièvre, les convulsions, la somnolence sévère.
VIII)- DIAGNOSTIC DU CHOLERA
VII-1) - Diagnostic clinique
Basé sur les signes et symptômes tels que décrit plus haut mais surtout de
l’aspect des selles. Une diarrhée sévère et aigue suivie des vomissements qui
tuent les adultes en quelques heures est presque toujours un choléra.
(Quilici.,2011).
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VII-2) - Diagnostic biologique
Il se fait par confirmation bactériologique. La recherche et l’isolement de
Vibrio cholerae se fait habituellement à partir des échantillons d’eaux, des selles
des malades ou des porteurs asymptomatiques et des produits de pèche (poisson,
crevettes). Toutefois l’échantillon le plus commun reste les selles des personnes
malades (Quilici.,2011).
VII-3) -Diagnostic différentiel
Enfin d’épidémie, le diagnostic du choléra risque de poser un problème car
on peut méconnaitre Shigellose, une Salmonellose, des toxine infections
alimentaire, un accès palustre et une quelconque affection bactrienne ou virale
avec trouble digestifs. (Quilici,2011).
Tableau : Illustration du diagnostic différentiels du choléra
Maladies Symptômes Para clinique
Tourista : trouble Diarrhée aigue , nausées
digestif causé par la , vomissement , crampes
consommation abdominales.
d’aliments et d’eau
contaminée par les
matières fécales.
Salmonellose : infection Diarrhée Sérodiagnostic du test
bactérienne due à la aigue ,vomissement ,dou de Widal et Félix
salmonelle. leur abdominale. Culture bactérienne sur
Shigellose : infection milieu SS : recherche de
bactérienne causé par la Salmonella thyphi,
shigella. paratyphi et shigella.
Parasitose(infection Diarrhée aigue, douleur Recherche de kystes,
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causée par des parasites) abdominales, œufs, amibes ou
vomissements, perte de parasites par
poids. microscopie
IX)- LES COMPLICATIONS DU CHOLERA
Le choc hypovolémique peut intervenir en 4 à 12 heures. Au total, les
pertes liquidiennes peuvent en 4 à 7 Jours atteindre 10% corporel.
En absence de la réhydratation rapide, 50% de forme grave sont létales en
18 heures en quelques jours.
En cas d’administration d’une grande quantité de liquide en intraveineuse,
le malade peut développer un œdème pulmonaire ; il peut développer une
insuffisance rénale en cas d’administration d’une quantité insuffisante de liquide
intraveineuse. Le risque est accru chez les patients diabétiques, hypertendus ou
âgés.
Une surcharge hydrique donc les complications intraveineuses résultent
en général d’une erreur d’administration (volume trop important où administrer
trop rapidement) ; ne se caractérisant pas des œdèmes périphérique, œdème
aigue du poumon.
Une hypoglycémie et une hypokaliémie peuvent se développer chez les
enfants de moins de 5 ans et les malnutris, réhydratés uniquement au moyen de
la solution de Ringer lactate. (Sack DA.,2004)
X) -TRAITEMENT DU CHOLERA
Le choléra est une maladie facile à traiter. On peut guérir jusqu’à 80% des
sujets atteints en leur administrant rapidement les sels de réhydratation orale
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(sachet standard de SRO OMS / UNICEF). En cas de déshydratation très sévère,
la perfusion de liquide par voie intraveineuse s’impose.
Ces patients nécessitent également des antibiotiques adaptés pour
raccourcir la durée de la diarrhée, diminuer les quantités de liquide de
réhydratation nécessaires et écourter la durée de l’excrétion des bacilles. On ne
recommande pas l’administration de masse des antibiotiques, car elle n’a aucun
effet sur la propagation de la maladie et contribue à renforcer les résistances
(Sack RB, et al.,2007). Le traitement du choléra est basé sur la réhydratation
d’urgence, par voie veineuse, pour compenser les pertes hydro électriques
massives observées chez certains patients.
Elle s’effectue en deux phases :
1)- l’apport de liquide pour remplacer le volume déjà perdu,
2)- le maintien de l’hydratation pour remplacer les pertes de fluides en cours.
Le soluté de Ringer lactate (SRL) est préféré à une solution de chlorure de
sodium isotonique parce que le soluté comprend une base (lactate) pour
corriger l’acidose métabolique ainsi que les pertes de potassium pendant
le choléra.
Le débit de la perfusion intraveineuse recommandé chez les patients
sévèrement déshydratés est de 100ml/ kg en 3 heures, 30ml/kg pendant
les 30 premières minutes et 70ml/kg pendant les 2 heures suivantes.
La durée de la réhydratation est doublée chez les patients de moins d’un
an ou en cas de malnutrition.
Les pertes continues, qui peuvent être surveillée au mieux en utilisant un
lit de cholérique, doivent être également remplacées, préférablement avec
des SRO.
L’objectif de la phase de maintien est de préserver le statut de l’hydratation
normal en remplaçant les pertes continues. Pour cette phase du traitement,
l’administration par voie orale est privilégiée avec des volumes correspondant
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aux pertes. L’état d’hydratation du patient doit être surveillé parce que certains
patients ayant des pertes excessives ne peuvent suivre le rythme avec le SRO
seulement. S’ils deviennent à nouveau déshydratés, il leur faudra des
intraveineuses avec les mêmes méthodes que celles donnée à l’origine. Ensuite,
ils peuvent continuer avec les SRO.
Solutions intraveineuses :
Meilleure : Liquide de Ringer lactate
Acceptable : solution saline normale
Non acceptable : solution de glucose simple(dextrose)
Acceptable dans l’urgence, mais ne corrige pas l’acidose et peut faire aggraver
le déséquilibre électrolytique.
Tableau 2 : Classification des différents médicaments des patients atteints
du cholera
Classification des patients Premier choix Second choix
Adultes( sauf femmes Doxycycline 300 mg Azithromycine 1g en
enceinte) oralement en une dose une seule dose
Tétracycline 500mg ,4
fois pas jours pendant
3jours
Erythromycine 500mg ,
4 fois par jour pendant 3
jours
Femmes enceintes Azithromycine 1g en Erythromycine 500mg 4
une seule dose fois par jour pendant 3
jours
Enfants supérieur ou égale à Azithromycine 20g/kg Tétracycline 12 ,5mg
12mois et capable d’avaler les en une seule dose /kg 4 fois par jour
pilules et /ou les comprimés Erythromycine 12,5 pendant 3jours
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Enfants inferieur à 12mois et mg/kg 4 fois par jours
autres patients incapables d’ pendant 3jours
avaler Doxycycline de 2à
4g/kg en une seule dose
La supplémentation en Zinc réduit de manière significative la sévérité et
la durée du choléra chez les enfants malnutris ainsi que des autres maladies
diarrhéiques de l’enfance.
La supplémentation en Zinc (de 10 à 20 mg de zinc par voie orale pas
jours) devrait être initiée immédiatement si disponible et continuée aussi
longtemps que la diarrhée dure.
X)-Moyens de prévention du choléra
Le principe le plus important pour prévenir la transmission du choléra est de
maintenir les matières fécales à distance de l’eau et des denrées alimentaires et
éliminer les bactéries cholériques qui ont contaminé les aliments ou l’eau avant
leur consommation ([Link]
Accès à de l’eau potable : l’eau potable est une eau qui provient d’une
bouteille scellée, encore jamais ouverte, ou qui a été bouillie ou traitée
avec un produit chloré. Utilisez des méthodes de filtration, de purification
ou de traitement de l’eau comme l’ébullition (Guenou, et al.,2021).
Hygiènes des mains : le lavage des mains avec de l’eau potable et du
savon est une façon de prévenir la propagation du choléra ; le savon
contribue à éliminer la saleté et les germes du choléra des mains, et les
gens peuvent ainsi aider à se protéger et protéger leur famille en se lavant
les mains fréquemment. Les mains non lavées ou mal lavées peuvent
disséminer les germes du choléra aux aliments, à l’eau et à des surfaces
domestiques pouvant être touchées par d’autres.
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Figure5 : les différentes étapes pour éviter le cholera
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Si vous n’avez
pas accès au
savon,
frottez-vous
les mains avec
des cendres
ou du sable
Figure 6 : les différentes étapes de lavage des mains ([Link])
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Vaccination : il existe actuellement 3 vaccin anticholériques oraux(VCO)
pré qualifiés par l’OMS : Dukoral, Shanchol, et Euvichol. Pour les 3
vaccins, 2 doses sont nécessaires pour conférer une protection complète
([Link])
Shanchol et Euvichol : leur administration ne requiert pas de solution
tampon, ce qui les rend plus facile à administrer à un grand nombre de
personnes dans des situations d’urgence. Il convient de respecter un
délai minimum de 2 semaines entre les doses st ces 2 vaccins.
Toutefois, 1 dose du vaccin conférera déjà une certaine protection
avant l’administration ultérieure de la seconde dose. Les personnes
vaccinées avec Shanchol et Euvichol bénéficient d’une protection
d’environ 65% pendant les 5 années qui suivent la vaccination dans les
zones endémiques (Ali M, Nelson AR, et Al .2015).
Dukoral : est administré avec une solution tampon qui nécessite, pour
les adultes, 150ml d’eau potable. L’accès à l’eau potable étant souvent
limité dans les zones touchées par une épidémie de choléra, Dukoral
est principalement utilisé chez les voyageurs. Il confère une protection
d’environ 65% pendant 2ans.
- Assainissement : un système efficace d’évacuation des eaux usées
empêche la contamination des sources d’eau. Des latrines et des systèmes
de gestion des déchets appropriés sont nécessaires (Ali M, et al.,2015)
- Sensibilisation de la population : éduquer la population sur les modes de
transmission, les mesures de prévention et les signes de la maladie est
crucial pour une lutte efficace contre le choléra.
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CHAPITRE II : METHODOLOGIE
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2-1) - Lieu d'étude
Le lieu d'étude est la ville de Douala 3e précisément la population de Ndogpassi II
2-2) - Type d'étude
Il s'agit d'une étude descriptive transversale.
- Descriptive : ce type d'étude permet de décrire les caractéristiques d'une population ou
d'un phénomène. Elle est utile pour recueillir des informations sur les connaissances
attitudes et pratiques sans influencer les variables observées.
- Transversale : l'étude est réalisée à un moment donné ou sur une période très courte.
Elle donne une photographie instantanée de la population étudiée.
2-3) - Durée d'étude
Notre étude s’est déroulée sur une période de neuf mois allant d’Août 2024 jusqu'en
Avril 2025, et la collecte des données s’est faite en deux semaines.
2-4) - Échantillonnage
2-4-1) - Population d'étude
La population d'étude est constituée de tous les habitants de Ndogpassi II
2-4-2) - Critères de sélections
a) - Les critères d'inclusions
Ont été inclus tous les individus du quartier Ndogpassi II.
b) - Les critères exclusions
Ont été exclus tous ceux qui n’ont pas voulu participer à l’étude.
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2-4-3) - Types d'échantillonnage
Notre échantillonnage a été représentatif qui s'appuie sur un échantillon aléatoire qui
est représentatif d'un groupe donné.
2-5) - Collecte des données
2-5-1) - Outils de collecte des données
Pour mener à bien notre étude, nous avons procédé à une collecte de données à l'aide
d'un questionnaire.
2-5-2) - Validations des outils de collecte des données et pré-test
Notre questionnaire a été soumis à l’appréciation de notre encadreur qui nous a
apporté des modifications puis nous avons fait répondre à cent personnes n'entrant pas dans
l'étude dans le but de savoir si les questions qui sont posées dans le questionnaire sont
compréhensibles de tous.
2-5-3) - Méthodologie de la collecte des données
Après avoir expliqué à chaque répondant le but de notre étude, nous avons remis un
exemplaire de notre questionnaire dans lequel figure une note explicative anonyme et
confidentielle qu'ils ont rempli et remis immédiatement.
2-5-5) - Taille de l'échantillon
Pour déterminer la taille de l’échantillon, nous nous sommes servis de la formule de
LORENTZ.
2
1 , 96 ∗0.08(1−0.08) N= Z2 X P (1-P) /D2
N= =114
0.05²
N : Taille de l'échantillon
Z : niveau de confiance : 1,96
P : prévalence du choléra (8% en 2023)
D : marge d'erreur (5% soit 0,05)
A partir de la formule de Lorentz nous avons eu une taille d’échantillon égale à 114.
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2-6) - Traitement et Analyse des données
2-6-1) _ Traitement des données
Le traitement des données s’est fait manuellement
2-6-2) - Analyse et statistique des données
La saisie et l’analyse des données ont été faites à l'aide d'un ordinateur par un logiciel
Word et un logiciel Excel.
2-7) - Résultats attendu
Les résultats obtenus sont présentés sous forme textuelle, tabulaire et graphique.
2-8) - Considérations éthiques et Déontologique
Après approbation du protocole de recherche par le comité d'éthique en santé du
Cameroun, toutes les données ont été obtenues avec autorisation des directeurs des différents
hôpitaux et le consentement éclairé des praticiens.
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CHAPITRE III : RESULTATS ET
INTERPRETATION
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1) Paramètres socio-démographiques
Répartition des participants en fonction de l’âge
30
25
20
Pourcentage
15 27%
21.2% 21.7%
19%
10
11%
5
0
18-22 ans 23-27 ans 28-32 ans 33-37 ans 38 ans et plus
AGE
Figure : Tranche d’âge
Il découle de la figure ci-dessus que la plupart des participants étaient âgés entre 23 à 27 ans
(21,7%) et 28 à 32 ans (27%).
Répartition des participants en fonction du sexe
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41%
Féminin
Masculin
59%
Il découle du camembert ci-dessus que la plupart des participants étaient du sexe féminin
(59%).
Répartition des participants en fonction du statut matrimonial
48% 52%
Célibataire Marié
Figure : Statut matrimonial
Il découle du camembert ci-dessus que la plupart des participants étaient des célibataires
(52%).
Répartition des participants en fonction du niveau d’étude
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5%
13%
32%
51%
Non scolarisé Primaire Secondaire Supérieur
Figure : Niveau d’étude
Il découle du camembert ci-dessus que la plupart des participants avaient le niveau secondaire
(51%) et supérieur (32%).
Répartition des participants en fonction de la profession
Tableau : Professions
Professions Effectifs Pourcentage (%)
Ménagère 93 23,2
Commerçant 130 32,5
Etudiant 101 25,2
Travailleur 65 16,2
Enseignant 11 2,7
Total 400 100
Il ressort du tableau ci-dessus que la plupart des participants étaient des étudiants (25,2%) et
des commerçants (32,5%).
Répartition des participants en fonction du lieu de résidence
40
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Tableau : Lieu de résidence
Résidence Effectifs Pourcentage (%)
Ndopassi 400 100
Total 400 100
Il ressort du tableau ci-dessus que la totalité des participants résidaient à Ndopassi (100%).
Répartition des participants en fonction de l’ethnie
Tableau : Ethnie
Ethnie Effectifs Pourcentage (%)
Bamenda 33 8,2
Bamiléké 163 40,7
Bamoun 15 3,7
Bassa 81 20,2
Bulu 28 07
Douala 60 15
Yaoundé 20 05
Total 400 100
Il ressort du tableau ci-dessus que la plupart des participants étaient des Bamilékés (40,7%).
2) Connaissance sur cholera
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Répartition des participants en fonction de ceux qui ont déjà entendu parler du
cholera
Tableau : Participants ayant déjà entendu parler du cholera
Variables Modalités Effectifs Pourcentage
Avez-vous déjà Oui 400 100
entendu parler du
cholera ? Non 00 00
(N=400)
Si oui par quel Média 113 28,2
moyen ? École 64 16
(N=400) Internet 154 38,4
Population 69 17,2
Quel est la définition Maladie causée par une mauvaise hygiène 126 31,5
du cholera ? alimentaire
(N=400) Maladie causée par des blessures 51 12,7
Maladie causée par le Vibrio cholerae 170 42,5
Maladie causée par des vomissements 53 13,2
Il ressort du tableau ci-dessus que la totalité des participants avaient déjà entendu parler du
cholera (100%) à travers les médias (28,2%) et internet (38,4%). Ces derniers définissaient le
cholera comme une maladie causée par le Vibrio cholera (42,5%).
Répartition des participants en fonction de la connaissance des symptômes,
causes et complications du cholera
Tableau : Connaissance des symptômes et causes du cholera
Variables Modalités Effectifs Pourcentage
Quels sont les Diarrhée sévère ou aigue 139 34,7
symptômes du Vomissements 01 2,5
42
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cholera ? Rougeur 50 12,5
(N=400) Douleurs abdominales 108 27
Déshydratation 102 25,5
Quels sont les La mort 108 27
complications du Le coma 63 15,7
choléra ? L’AVC 84 21
(N=400) Déshydratation sévère 145 36,2
Quelles sont les Mauvaise hygiène alimentaire 112 28
principales causes de Contact avec les chiens 158 39,5
transmission du Contact avec les selles infectées 64 16
cholera ? Eau contaminé 66 16,5
(N=400)
Il ressort du tableau ci-dessus que la plupart des participants avaient évoquaient comme
symptômes du cholera la déshydratation (25,5%) et la diarrhée sévère ou aigue (34,7%).
S’agissant des principales causes de transmissions du cholera ils évoquaient le contact avec
les chiens (39,5%). Comme complications du choléra ils énuméraient comme complication du
cholera la déshydratation sévère (36,2%).
3) Facteurs de risques du cholera
Répartition des participants en fonction de leur connaissance sur le fait que
l’hygiène et assainissement sont les facteurs qui prédispose du cholera
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37%
Oui
64% Non
Figure : Hygiène et assainissement, facteurs de risques du cholera
Il découle du camembert ci-dessus que la plupart des participants affirmaient que l’hygiène et
l’assainissement sont des facteurs qui prédispose au cholera (63%).
Répartition des participants en fonction de leur connaissance sur les pratiques
qui augmentent le risque de contracter le cholera
40
35
33.7%
32.5%
30
Pourcentage
25
20
16.5% 17.2%
15
10
0
Manque d'hygiene Aller à l'hopital Mauvaise cuisson des Manque d'acces à
aliments l'eau potable
Modalités
Figure : Pratiques qui augmentent le risque de contracter le cholera
44
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Il découle de la figure ci-dessus que la plupart des participants évoquaient comme pratiques
qui augmentent le risque de contracter le cholera le manque d’hygiène (32,5%) et le manque
d’accès à l’eau potable (33,7%).
Répartition des participants en fonction du rôle que joue la gestion des déchets
dans la propagation du cholera
Tableau : Rôle de la gestion des déchets dans la propagation du cholera
Variables Modalités Effectifs Pourcentage
Quel rôle joue la Attire les vecteurs de maladie 156 39
mauvaise gestion des Conduit à la consommation des 148 37
déchets dans la sources d’eaux
propagation du cholera ? Accumule les bactéries 96 24
(N=400)
Comment le manque Augmentation de la probabilité 190 47,5
d’accès à de l’eau de contamination
contribue au cholera ? Empêcher de maintenir une 210 52,5
(N=400) bonne hygiène
Il en ressort du tableau ci-dessus que les participants affirmaient que la mauvaise gestion des
déchets attire les vecteurs de maladie (39%) et évoquaient que le manque d’accès à de l’eau
contribue au cholera en empêchant de maintenir une bonne hygiène (52,5%).
4) Mesures préventives du cholera
Répartition des participants en fonction de la connaissance des mesures
préventives du cholera connues par participants
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Se laver regulierement les mains 28.5%
Eviter la consommation des aliments cru 16.5%
Modamités
Cuisiner les aliments correctement 17.7%
Boire une eau potable 37.2%
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Pourcentage
Figure : Mesures pour éviter le cholera
Il découle de la figure ci-dessus que la plupart des participants évoquaient comme mesures
pour prévenir le cholera la consommation de d’eau potable (37,2%) et le lavage des mains
régulier des mains (28,5%).
A la question de savoir savez vous comment vous protéger contre le choléra ?
34%
66%
Oui Non
Figure : Protection contre le cholera
Il découle du camembert ci-dessus que la plupart affirmaient savoir comment se protéger
contre le choléra (66%).
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A la question de savoir que l’accès à l’eau potable est propre dans votre
communauté ?
49% 51%
Oui Non
Figure : Eau potable dans la communauté
Il découle du camembert ci-dessus que la plupart des participants affirmaient avoir accès à
l’eau propre dans leur communauté (51%). Néanmoins 49% des participants n’avaient pas
accès à l’eau potable (49%).
Répartition des participants en fonction de ceux qui ont déjà reçu des
informations sur comment prévenir le cholera
Tableau : Informations sur la prévention du cholera
Variables Modalités Effectifs Pourcentage
Avez-vous reçu des informations Oui 249 62,2
pour prévenir le cholera ? Non 151 37,8
Cuisson des aliments à haute Tue les bactéries 161 40,5
température contribue à la Rend les aliments plus 145 38,5
prévention du cholera par quel sûrs à consommer
mécanisme ? Prévient les infections 85 21,2
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Il ressort du tableau ci-dessus que la plupart des participants avaient déjà reçu des
informations pour prévenir le cholera (62,2%). Les participants affirmaient que cuisson des
aliments à haute température contribue à prévenir le cholera en tuant les bactéries (40,5%).
A question de savoir si vous êtes victime du cholera que feriez-vous ?
Tableau : Attitudes face au cholera
Variables Modalités Effectifs Pourcentage
Que feriez-vous si Restez à la maison 04 01
vous êtes victime du Se rendre directement à l’hôpital 392 98
choléra ? Boire une solution de réhydratation 04 01
Quelle mesure est Antibiotiques 146 36,5
cruciale pour traiter Réhydratation orale ou intraveineuse 183 45,7
le cholera ? Chirurgie 42 10,5
Repos au lit 29 7,2
Existe-t-il un vaccin Oui 233 58,2
pour se protéger
contre le choléra ? Non 167 41,8
Il ressort du tableau ci-dessus que la majorité des participants affirmaient qu’ils devaient se
rendre à l’hôpital s’ils sont victime du cholera (98%) et la mesure qui doit être prise pour
traiter le cholera ils évoquaient la réhydratation orale ou intraveineuse (45,7%). S’agissant du
vaccin, les participants affirmaient qu’il existe un vaccin pour se protéger contre le choléra
(58,2%).
Répartition des participants en fonction de leur niveau de connaissance sur les
moyens de préventions et les facteurs de risques du cholera
Tableau : Niveau de connaissance
Niveau Effectifs Pourcentage (%)
Bon 234 58,5
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Moyen 55 13,7
Faible 111 27,7
Total 400 100
Il ressort du tableau ci-dessus que la plupart des participants avaient un bon niveau de
connaissance sur les moyens de prévention du choléra et les facteurs de risques du cholera
(58,5%).
CHAPITRE IV : DISCUSSION
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Nous avons mené une étude de type quantitatif et transversale a visée descriptif ayant
pour objectif principal de déterminer le niveau de connaissance sur de la population sur les
mesures préventives et les facteurs de risques du choléra. Dans ce chapitre, nous interprétons
les résultats de notre enquête en les confrontant au déroulement des concepts en vue de
décider sur la validité de notre enquête.
1) Paramètres socio-démographiques
Au terme de cette étude réalisée sur la population de l’aire de santé de Ndopassi, nous
avons enquêté sur 400 participants qui répondaient à nos critères d’inclusion. La tranche
d’âge la plus représentée était celle de 28 à 32 ans. Ce résultat est contraire avec celui de
Amina MK dans son étude menée en 2016 sur la problématique du cholera en milieu urbano-
rural de Goma qui dans son étude la majorité de ces répondants avaient un âge compris entre
20 à 25 ans.
Concernant le sexe des répondants, l’enquête a révélé que 237/400 soit 59,2% étaient des
femmes et 163/400 soit 40,7% étaient des hommes. Ces résultats sont très proches de ceux
obtenus par Magne Clotilde, 2015 dans son étude sur les facteurs entravant la prévention du
cholera où 58% des répondants étaient des femmes contre 42% des hommes.
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De cette étude, la plupart des participants étaient des célibataires (52%). Ce résultat est
contraire avec celui mené en province du Congo central par Dr Mozart sur les connaissances
des conséquences du cholera où la plupart de ces répondants étaient des mariés.
Pour ce qui est du niveau d’étude, la plupart des participants avaient le niveau secondaire
(50,7%) suivie du niveau supérieur (31,7%). Ce résultat peut se justifier par une forte
scolarisation des populations de Ndopassi.
Concernant la profession, la plupart des participants étaient des commerçants (32,5%)
suivi des étudiants (25,2%). Ce résultat se rapproche de celui de Karamoko Dédéou ,2017
dont la plupart de ces répondants avaient le niveau secondaire.
2) Connaissance sur le cholera
De cette étude, la totalité des participants avaient déjà entendu parler du cholera à travers
les médias (28,2%) et internet (38,4%) et la définissaient comme une maladie causée par le
vibro cholera (42,5%). Ce résultat peut se justifier par le niveau d’étude des participants.
Parlant des symptômes et les causes du choléra, les participants évoquaient comme
symptômes la déshydratation (25,5%) et la diarrhée sévère ou aigue (34,7%) et comme causes
ils évoquaient les contacts avec les chiens (39,5%). Ce résultat est contraire à ceux de Dine et
al, 2018 qui dans leur études les participants évoquaient comme symptômes du cholera les
vomissements et la diarrhée sévère et comme causes la consommation des aliments souillés.
3) Facteurs de risques du cholera
De cette étude les participants affirmaient que l’hygiène et l’assainissement sont les
facteurs qui prédispose au cholera (64%). Mais ces derniers évoquent comme pratique qui
augmentent le risque de contracter le cholera le manque d’hygiène (32,5%) et le manque
d’accès à l’eau potable (33,7%).
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Concernant la gestion des déchets, les participants affirmaient qu’une mauvaise hygiène
attire les vecteurs de la maladie (39%) et évoquaient que le manque d’accès à de l’eau
contribue au cholera en empêchant à maintenir une bonne hygiène (52,5%).
4) Mesures préventives du cholera
De cette étude, les participants affirmaient que pour prévenir le cholera il consommer de
l’eau potable (37,2%) et effectué le lavage régulier des mains. Ce résultat est similaire à ceux
de Saha et al, 2020 qui dans leur étude les répondants affirmaient que pour prévenir le cholera
il faut consommer de l’eau potable et effectué le lavage régulier des mains.
Les participants à cette étude affirmaient que s’ils sont victime du cholera ils se rendront
directement à l’hôpital (98%) et comme traitement il faut la réhydratation orale ou
intraveineuse (45,7%).
Concernant le niveau de connaissance sur les mesures préventives et les facteurs de
risques du choléra, les participant à cette étude avaient un bon niveau de connaissance
(58,5%). Ceci peut se justifier par le niveau d’étude des participants.
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CONCLUSION ET SUGGESTION
Parvenu au terme de notre étude dont le but était de contribuer à réduire la prévalence
du choléra en améliorant les conditions de vie, et l'objectif général était d'évaluer le
niveau de connaissance des habitants, il en ressort que la population de Ndogpassi II a
une bonne connaissance générale du choléra, mais des lacunes persistent, notamment
sur les facteurs environnementaux et socio-économiques. Les résultats suggèrent la
nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation et d'améliorer l'accès à l'eau
potable et à l'assainissement pour une prévention efficace.
Cependant le choléra reste une menace majeure pour la santé publique dans les
régions à faible revenu, en particulier au Cameroun, où les conditions d'assainissement
et d'hygiène sont souvent inadéquates. La persistance de la maladie est exacerbée par
un manque de sensibilisation et d'infrastructures sanitaires.
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Suggestions
1. Améliorer l'accès à l'eau potable : Investir dans des infrastructures pour garantir un
approvisionnement en eau propre et sécurisée.
2. Renforcer la sensibilisation : Mener des campagnes éducatives ciblées sur l'hygiène
personnelle et alimentaire.
3. Développer la surveillance épidémiologique : Mettre en place des systèmes de
détection précoce pour intervenir rapidement en cas d'épidémie.
4. Promouvoir la collaboration multisectorielle : Associer les secteurs de la santé, de
l'éducation et des infrastructures pour une réponse coordonnée.
5. Former les leaders communautaires : Encadrer les acteurs locaux pour diffuser
efficacement les messages préventifs et mobiliser les communautés.
6. Formation sur les pratiques d'hygiène : Organiser des ateliers sur le lavage
des mains et la gestion des déchets pour réduire les risques de contamination.
REFERENCES
1. African journal online. << Épidémie du choléra à Douala en 2011; épidémiologie clinique
et bactériologie>>. URL : www. ABP info, publié le 19 février 2011
2. Édouard.G, Armand Ekambi Jüergen N, Antoine.M 2007 supervision formative:
l'expérience des unités de traitement du choléra au cours de l’épidémie de Douala,
Cameroun vol 20-N• 1
3. Organisation Mondial de la Santé, bulletin d'informations sur les flambées épidémiques du
choléra au Cameroun : [Link], publie 16 décembre 2021
4. G-E .Nuking .J .Martel, [Link], J C . Fotto Fotso, S .Doheft Kehbum , G . Foko Dzudjo
(2019) : Évaluation des indicateurs de pollution et impact de l'assainissement non collectif
dans quelques localités du Cameroun, Cameroon Journal of Biological and Biochimical
Sciences, Vol 27, série 2, 12-19
5. Elisabeth DORIER (2009), << l'eau à Brazzaville, pénurie pour tous et risque, partages ?
>>. L'Association d'Ecologie Humaine d'Afrique (AEHA) ; 89p Sofiane Bouhdiba (2009)
<<eau et santé en milieu urbain : le choléra à Harare>>. L'Association d'Ecologie Humaine
d'Afrique (AEHA), 210p.
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6. Rogers, E.M. (2003). Diffusion of Innovations .5th es .Free presse. Ce livre oborde
comment les connaissances et les pratiques se diffusent dans les populations, ce qui peut
être pertinent pour comprendre les perceptions à propos de la prévention du choléra.
7. Baker, M, et Al. (2020) knowledge, attitudes and pratices regarding choléra prévention in
urban slums of Bangladesh. BMC public Heath ,20(1), 974. Une étude sur les kAP
concernant la prévention du choléra dans un environnement urbain, utile pour comparaison
avec d'autres populations.
8. Amin, M, et Al. (2018). Assessing cholera knowledge attitudes, and pratices in refuge
camps eastern Susan. International journal of Infections Diseuses, 70, 121-128. Cette étude
examine les connaissances et pratiques liées à la prévention du choléra dans des camps de
réfugiés avec des implications sur des populations vulnérables.
9. Piarraux, R, et Al. (2011). Choléra: A New History. Oxford University Press. Ce livre
propose un aperçu historique et contemporain de l'épidémie du choléra, incluant des
aspects de prévention et de gestion des connaissances.
10. WHO (World Health Organization) (2017). Choléra Fact sheet. Lien vers le site de l'OMS.
Fournit des informations de base sur le choléra, ses causes, ses symptômes, et les mesures
de prévention.
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ANNEXE
Investigateur : Mlle TANKOUA NANA LINDSAY KEVINE.
Ce questionnaire est rédigé dans le but d'étudier les besoins éducationnels sur les
mesures préventives et les facteurs de risque au choléra des habitant de Ndogpassi II. Veuillez
répondre à toutes les questions s'il vous plaît.
Cochez la lettre corresponde à votre réponse et remplissez les pointillés.
I)- Données socio- démographiques.
1)- quel âge avez-vous ?
a) 20-25
b) 25-30
c) 30-35
d) 35-40
2)- quel est votre sexe
a) féminin
b) masculin
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3)- votre statut matrimonial
a) Marié
b) célibataire
c) divorcé
d) autres
4)- quel est votre niveau d'études
a) primaire
b) secondaire
c) supérieur
d) non scolarisée
5)- que faites-vous dans la vie ?
a) commerçante
b) étudiante
c) fonctionnaire
d) autres
6)- où résidez-vous ?
-------------------------------------
7)- A quelle ethnie appartenez-vous ?
---------------------------------------------
II)- connaissances sur le choléra
8)- Avez - vous déjà entendu parler du choléra ?
a) Oui
b) Non
Si oui par quel moyen ?
a) média
b) école
c) internet
d) population
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9)- D'après vous, quel peut être la définition du choléra ?
a) maladie causée pas une mauvaise hygiène alimentaire
b) maladie qui a pour complications une déshydratation Sévère
c) maladie qui se caractérise par des vomissements et une diarrhée
d) maladie causée par le vibrio choléra
10)- Quelles peuvent être les causes du choléra
Quelles peuvent être les causes du choléra
a) la mauvaise hygiène alimentaire
b) le contact avec les selles infectés
c) l'ingestion d'eau et aliments infectés par le vibrio cholérae
11)- quels sont les symptômes du choléra
a) diarrhée
b) fatigue
c) vomissements
d) déshydratation
12)- quels sont les facteurs qui peuvent prédisposer au choléra
a) l'hygiène et l'assainissement
b) difficulté d'avoir accès à l'eau potable
c) l'hérédité
13)- connaissez - vous les complications du choléra ?
a) la mort
b) l'anémie
c) déshydratation
d) asthénie
III)- Maîtrise des attitudes et pratiques de la prévention du choléra.
14)- pensez- vous qu'on peut prévenir le choléra ?
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a) oui
b) non
15)- si oui, pas quel moyen
a) respect des règles d'hygiène et bien laver les aliments
b) prendre un vaccin pour lutter contre le choléra
c) dormir sous une moustiquaire imprégnée
16)- si vous êtes victime du choléra, que feriez-vous ?
a) rester à la maison
b) se rendre chez un dermatologue
c) bois une solution de réhydratation : eau + sel + sucre + citron
d) se rendre dans un centre hospitalier le plus proche.
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