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Impact de la séparation parentale sur la réussite scolaire

Ce mémoire de fin de formation examine l'impact de la séparation des parents sur la réussite scolaire des enfants, en utilisant une méthodologie mixte pour collecter des données à l'école primaire publique FINAFA. Les résultats indiquent que la séparation parentale a des effets négatifs sur la performance scolaire, mais que la qualité des relations post-séparation et la fréquence des contacts avec le parent non-résident jouent également un rôle significatif. Des recommandations sont proposées pour atténuer ces influences négatives sur les enfants concernés.

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Impact de la séparation parentale sur la réussite scolaire

Ce mémoire de fin de formation examine l'impact de la séparation des parents sur la réussite scolaire des enfants, en utilisant une méthodologie mixte pour collecter des données à l'école primaire publique FINAFA. Les résultats indiquent que la séparation parentale a des effets négatifs sur la performance scolaire, mais que la qualité des relations post-séparation et la fréquence des contacts avec le parent non-résident jouent également un rôle significatif. Des recommandations sont proposées pour atténuer ces influences négatives sur les enfants concernés.

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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI (UAC)

*****
FACULTE DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES (FASHS)
*****
DEPARTEMENT DES SCIENCES D’EDUCATION ET DE LA FORMATON (DSEF)
*****
MEMOIRE DE FIN DE FORMATION DE LICENCE
*******************************
*********************************
*********************************
Option : Education et Formation
*********************************
*********************************
*********************************
*********************************
*********************************
SEPARATION DES PARENTS*********************************
: INFLUENCES SUR LA REUSSITE
*********************************
SCOLAIRE DES ENFANFS
*********************************
*********************************
*********************************
*********************************
*********************************
*********************************
*********************************
*********************************
*********************************
Réalisé et soutenu par : Sous la direction de :
*********************************
Fleutus M.G. AHISSOU *********************************
Dr. Clarisse NAPPORN,
****************
Maitre de Conférences des universités
du CAMES

ANNEE ACADEMIQUE : 2023-2024


SOMMAIRE

DÉDICACE .................................................................................................................................... 3
REMERCIEMENTS .................................................................................................................... 4
LISTES DES TABLEAUX .......................................................................................................... 5
RESUME ........................................................................................................................................ 6
ABSTRACT ................................................................................................................................... 6
INTRODUCTION......................................................................................................................... 7
Chapitre I : CADRE THÉORIQUE MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE ................... 9
1.1. Cadre théorique ........................................................................................................................ 9
1.2. Méthodologie de recherche ................................................................................................... 27
Chapitre II : RÉSULTATS-DISCUSSION ET PERSPECTIVES....................................... 29
2.1. Résultats ................................................................................................................................. 29
2.2. Discussion .............................................................................................................................. 33
2.3. Limites .................................................................................................................................... 36
2.4. Perspectives ............................................................................................................................ 37
CONCLUSION ............................................................................................................................ 39
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................ 41
Table des matières ......................................................................................................................... 43

Page 2
DÉDICACE

À
Mon père Albert AHISSOU et ma mère Victorine DANSOU, pour le soutien et les
prières

Page 3
REMERCIEMENTS
La réalisation de ce travail a été un succès grâce aux remarquables contributions de
certaines personnes. Nous adressons nos sincères remerciements à :
- Madame Clarisse NAPPORN, pour avoir accepté de diriger ce mémoire ;
- Nos aînés Générose AHISSOU, Arlette VODOUNON, Daniel HOUNGA, pour
leur amour fraternel ;
- Tous les enseignants du département des Sciences de l’Education et de la
Formation, pour avoir toujours accompli l’impossible en s’assurant de la qualité
de la formation ;
- Tous les directeurs et institutrices de l’école primaire publique de FINAFA pour
l’acceptation lors mon stage ;
- Tous mes camarades du département des Sciences de l’Education et de la
Formation ;
- Tous ceux qui, de près ou de loin, ont œuvré pour ce résultat auquel nous
parvenons .

Page 4
LISTES DES TABLEAUX

Tableau 1 : Moyenne des résultats scolaires par matière pour les enfants de parents
séparés et enfants de familles intactes

Tableau 2 : Fréquence des contacts avec le parent non-résident et performance scolaire

Tableau 3 : Impact de la qualité de la relation entre les parents après la séparation

Page 5
RESUME
Cette recherche porte sur « Séparation des parents : influences sur la réussite des
enfants ». Elle a pour objectif d’analyser l'influence de la séparation sur la réussite
scolaire des enfants. La méthodologie utilisée pour la collecte des informations a été
réalisée selon une démarche mixte prenant en compte des données quantitatives et
qualitatives. Ainsi, elle a consisté à l’élaboration d’un questionnaire à l’endroit des
élèves en situation de séparation parentale à l’école primaire publique FINAFA dans la
commune d’Abomey-Calavi et d’un guide d’entretien à l’endroit des enseignants de
cette école. Comme présagé, les résultats ont montré que la séparation des parents a des
influences négatives sur la réussite scolaire. Par contre, la recherche a aussi montré que
la fréquence et la qualité du contact des enfants au parent non-résident ainsi que la
qualité de la relation entre les parents après la séparation impactent aussi la réussite
scolaire. Quelques perspectives ont été formulées au terme de cette recherche pour
atténuer les influences négatives de la séparation parentale sur la réussite scolaire des
enfants.

ABSTRACT
This research focuses on « Parental Separation : Influences on Children’s Academic
Success. » Its objective is to analyze the influence of parental separation on children’s
academic achievement. The methodology used for data collection followed a mixed
approach, incorporating both quantitative and qualitative data. It involved developing a
questionnaire for students experiencing parental separation at the public primary school
FINAFA in the municipality of Abomey-Calavi, as well as an interview guide for
teachers at this school. As anticipated, the results showed that parental separation has
negative impacts on academic success. However, the research also revealed that the
frequency and quality of contact between children and the non-resident parent, as well
as the quality of the relationship between the parents after separation, also affect
academic achievement. Some recommendations were proposed at the end of this
research to mitigate the negative influences of parental separation on children’s
academic success.

Page 6
INTRODUCTION
Cette recherche est partie d’un cas spécifique. Le cas spécifique concerne une fille que
nous avons observée à l’école primaire publique de FINAFA (ex Zogbadjè), lors de notre
stage (mars en juin 2023). Cette fille présentait plusieurs problèmes liés à l’inadaptation
scolaire, parmi lesquels figuraient des difficultés de concentration, des difficultés
d’attention et des comportements perturbateurs. Des entretiens avec le Directeur de
l’école révèlent qu’il lui le suivi des parents à domicile car, ses parents se sont séparés,
elle avait grandi dans une situation de monoparentalité et que le parent gardien (le père)
est souvent occupé par son travail. Cet état de choses nous amène à nous demander, s’il
existe un lien entre l’inadaptation scolaire de cette fille et la séparation de ses parents.
Ainsi, la question sur la réussite scolaire des enfants et la séparation parentale mérite
une attention particulière.

Par ailleurs, des études ont déjà été mené sur ce problème dans plusieurs domaines des
sciences sociales. Nous avons celles de P. Amato (1994) et de P. Archambault (2002) qui
ont montré que la séparation parentale a des conséquences néfastes sur la scolarité des
enfants. Cependant, d’autres études montrent que ces conséquences dépendent des
facteurs liés au contexte de la séparation. Il s’agit entre autres du niveau conflit entre les
parents avant et après la séparation, du degré de contact entre l’enfant et le parent non-
résident (J. Dronkers, 1999, p.195) et de la situation économique du parent qui assure la
garde de l’enfant après la séparation. (P. Archambault, 2002, p.205)
La séparation des parents est un phénomène de plus en plus fréquent dans nos sociétés,
affectant le développement social et personnel des enfants. Ce phénomène social peut
avoir des répercussions sur divers aspects de la vie des enfants, et la réussite scolaire
n’échappe pas à cette influence. La question de savoir comment la séparation parentale
influence la réussite scolaire des enfants est essentielle pour comprendre les défis
auxquels ils sont confrontés et pour développer des stratégies de soutien appropriées
Le présent travail est subdivisé en deux chapitres à savoir :
- le premier chapitre est consacré au cadre théorique, la problématique de recherche et
la clarification conceptuelle et la description de la méthodologie de recherche utilisée ;

Page 7
- enfin, le deuxième chapitre présente les résultats obtenus ainsi que les discussions et
perspectives pour modérer les influences négatives de la séparation parentale sur la
réussite scolaire des enfants.

Page 8
Chapitre I : CADRE THÉORIQUE MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE
Dans ce chapitre, il a été question de présenter le cadre théorique et la méthodologie de
recherche
1.1. Cadre théorique
Le cadre théorique présente la problématique de recherche et les hypothèses et les
objectifs
1.1.1. Problématique de recherche
Dans cette section notre travail, nous suivrons le canevas suivant : contexte, formulation
du problème, intérêt de l’étude, délimitation de l’étude.
➢ Contexte
Notre sujet de travail est une thématique qui peut internationale, sous régionale,
nationale ou locale : La réussite scolaire des enfants en situation de séparation de leurs
parents. Étant donné, l’enfant/élève reste la principale cible dans l’éducation et de tout
processus d’apprentissage dans le but d’éduquer.
L’éducation définit d’après Philippe Meirieu (2007), comme un processus de « mise en
tension de l’accompagnement et de la contrainte pour favoriser l’apprentissage
autonome de l’individu. » Pour lui, l’éducation doit être un équilibre entre soutien et
défi, permettant à l’élève de construire son propre savoir tout en étant guidé. D’après
Sillamy (1998), comme l’art de développer les aptitudes intellectuelles, physiques et
morales chez l’individu. Son but étant de socialiser l’être humain en lui apprenant les
savoirs, les savoir-vivre et le savoir-faire afin de favoriser son plein épanouissement
dans la société.
Pour reprendre Durkheim (1925), l’éducation est l’action exercée par un adulte sur un
jeune ou par une génération adulte sur une génération jeune en vue de son
développement physique, intellectuel, moral et son intégration sociale. L’éducation est
au service de la socialisation de l’être humain et elle se fait par trois principaux agents
qui jouent chacun un rôle très capital : la famille, l’école et la société toute entière.

L’élève fait partie à la fois de l’école et de la famille. Si les éducateurs font bonne
collaboration, c’est dans le souci de la réussite de ce dernier. L’enfant en tant qu’élève
a besoin d’un environnement sain et agréable pour son plein épanouissement. Certes, la

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situation actuelle des systèmes éducatifs relève des problèmes qui peuvent affecter à la
fois tous les élèves sans aucune distinction. Les facteurs perturbateurs sont un ensemble
des évènements dont le divorce ou la séparation des parents, un des facteurs cruciaux
qui peut perturber l’environnement stable dont un enfant a besoin pour s’épanouir
académiquement et cette perturbation se manifeste souvent par une baisse de
concentration, des difficultés d’organisation, et des problèmes émotionnels tels que
l’anxiété et la tristesse. La transition vers une nouvelle structure familiale et les
changements dans routines quotidiennes peuvent avoir une corrélation avec les
difficultés scolaires des enfants.
Selon Ajuriaguerra (2001), les réactions à long terme de l’enfant au divorce dépendraient
en grande partie du mode de réorganisation familiale. Par mode de réorganisation
familiale, Ajuriaguerra (2001) veut signifier les interventions plus ou moins adroites de
chacun de ses parents dans sa vie : les choix du parent qui a la garde de l’enfant et les
attitudes de l’autre qui, trop souvent, délaisse ou néglige ses responsabilités.
Il semble donc évident que le divorce présente une menace particulière pour le
développement de l’enfant. Cette menace est d’autant plus sérieuse qu’elle se répercute
sur de nombreuses années après l’événement comme tel. C’est tout un défi à relever
pour un enfant car il marque pendant plusieurs années toutes les phases traditionnelles
de développement en ajoutant continuellement de nouvelles tâches additionnelles,
spécifiques à sa condition de vie d’enfant de parents séparés.
Amato et Kelly (1999) affirment que pour les enfants aussi bien que pour les parents, la
présence de systèmes de support est d’une importance majeure au moment de la
séparation. Certaines études soutiennent que les enfants semblent être plus en mesure de
composer avec la détresse engendrée par la séparation de leurs parents lorsque d’autres
relations significatives dans leur entourage demeurent intactes. Il semble en effet que
lorsque les grands-parents ou d’autres membres de la parenté sont disponibles, ils jouent
souvent un rôle important parce que plusieurs enfants ont alors un besoin profond de
substituts parentaux (Francke, 1998 ; Gardner, 1991 ; Tessman, 2001). Chez les enfants
d’âge préscolaire, les relations familiales demeurent prédominantes pour leur adaptation
â cette nouvelle situation â cause principalement de leur dépendance encore très grande
envers le milieu et de l’accès limité qu’ils ont aux ressources extra-familiales

Page 10
(Wallerstein et Kelly, 1995). Chez les préadolescents, la présence de frères et de sœurs
représente souvent un support important (Kelly et Wallerstein, 1997).
➢ Formulation du problème
La réussite scolaire des enfants constitue un enjeu majeur pour le développement
personnel et social ; qu’est souvent mesurée par les performances académiques,
l’engagement en classe et le développement des compétences. En revanche, dans un
contexte de séparation des parents, ce défi devient encore plus complexe. On comprend
alors Amato et Gilbreth (1999), suggérant que les enfants issus de familles séparées ont,
en moyenne des résultats scolaires inférieurs à ceux des enfants vivant dans des familles
intactes, en partie à cause de la réduction du soutien parental.
De même, nous constatons souvent dans nos sociétés que lorsque les parents se séparent
ou divorcent, les enfants sont souvent confrontés à des bouleversements émotionnels,
familiaux et environnementaux qui peuvent influencer leur réussite scolaire. La
transition vers une nouvelle structure familiale, la résolution de conflits entre les parents,
et parfois même des changements de domicile ou d’école peuvent perturber la stabilité
émotionnelle et la concentration des enfants.
Sur le plan émotionnel, on observe la tristesse, l’anxiété, voire la colère liée à la
séparation de leurs parents chez les enfants. Ces émotions peuvent affecter leur bien-
être psychologique et émotionnel, ce qui peut se traduire par une diminution de leur
motivation scolaire et de leur capacité à se concentrer en classe.
En termes de structure familiale, on note les changements importants qui accompagnent
une séparation ou un divorce qui peuvent également perturber les routines quotidiennes
des enfants. Les conflits entre les parents peuvent créer un environnement familial tendu
qui peut nuire à l’équilibre émotionnel des enfants et à leur disponibilité mentale pour
l’apprentissage.
De plus, nous pouvons aussi souligner que les ressources financières disponibles pour
soutenir l’éducation des enfants peuvent être affectées par une séparation ou un divorce,
ce qui peut limiter l’accès à des ressources éducatives supplémentaires ou à des activités
parascolaires bénéfiques pour la réussite scolaire.
Par ailleurs, plusieurs études ont montré que la séparation ou le divorce est associé à un
éventail de problèmes dans des domaines variés pour les enfants. La séparation parentale
est associée à des difficultés académiques (baisse des résultats scolaires et abandon

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prématuré de l’école) et à un taux plus élevé de comportements perturbateurs (par
exemple, l’opposition envers les figures d’autorité, la participation à des bagarres, …).
(Amato, 1999 ; Amato, 2000 ; Hetherington 1999)
Ainsi, bon nombre d’études menées depuis 1990 ont rapporté que les enfants des
familles touchées par un divorce obtenaient des scores inférieurs aux enfants des
familles intactes à bien des égards (par exemple : résultats scolaires, comportement
social, adaptation psychologique, image de soi et adaptation sociale) à la suite de la
séparation de leurs parents (Amato, 2000 ; Juby et Farrington, 2001).
Une étude réalisée par Paul Archambault en mai 2002 a ainsi trouvé un écho conséquent
dans les médias, dans la mesure où ses conclusions pouvaient conforter le sens commun,
qui veut que le divorce porte un préjudice sérieux aux enfants, avec des conséquences
supposées en termes de trajectoires d’insertion socioprofessionnelle et, plus
globalement, d’insertion sociale. Pour autant, cet auteur a pris à de nombreuses reprises
des précautions sur les liens trop mécaniques et des causalités trop simples entre les
phénomènes. Il y a une importante différence entre les constats ci-dessous énoncés et le
fait que le divorce provoque des difficultés ou un échec scolaire.
« Quel que soit le milieu social, la rupture du couple parental est associée à
une réussite scolaire plus faible chez l’enfant. La séparation des parents avant
la majorité de l’enfant réduit la durée de ses études de six mois à plus d’un
an en moyenne. L’avantage scolaire lié à une enfance passée dans une famille
favorisée du point de vue culturel et social semble fortement amoindri en cas
de désunion familiale. Les jeunes confrontés à la séparation et au divorce
sortent plus précocement du domicile parental, de à un à deux ans plus tôt, et
forment des couples plus précocement. Les conflits intergénérationnels
jouent un rôle très important dans ces sorties plus précoces du ménage
parental (surtout dans les cas de recomposition familiale). » (Archambault,
2002).
Selon l’article de Jeanblanc en 2011, le divorce a des conséquences sur la réussite
scolaire des enfants et donc sur leur future vie professionnelle. Cette même enquête
révèle que « 56 % regrettent d’avoir écourté leurs études, disent avoir souffert de
conditions matérielles peu propices à la course aux diplômes ou encore de difficultés de
concentration. Pour 41 % d’entre eux, cela a eu des répercussions sur leur carrière,
notamment ceux qui ont accepté le premier travail venu pour quitter au plus vite le
milieu familial.

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De toute évidence, les séparations ou les divorces des parents entrainent une perte de
temps alloués aux tâches au quotidien. Par exemple, avant la séparation, lorsque l’un
des parents faisait le ménage, l’autre pouvait s’occuper des devoirs des enfants. Or après
une séparation, le parent gardien doit effectuer à lui seul les tâches quotidiennes, ce qui
va voir pour conséquence une diminution de la disponibilité du parent pour ses enfants.
Ainsi, comme l’a théorisé l’économiste Gary Becker en développant le concept du
capital humain, plus les parents vont investir de ressources en temps et en argent pour
l’éducation de leurs enfants, plus ils augmentent les chances de réussite sociale. Si nous
nous fions à cette théorie, on constate qu’un enfant issu d’une famille monoparentale va
recevoir moins d’attention, d’aide de la part de son parent gardien, celui-ci étant moins
disponible réduisant par conséquence ses réussites sociales et aussi scolaires. C’est dans
cette optique Paul Archambault (2002) affirme : « ce qui est sûr, c’est que les
dysfonctionnements familiaux pénalisent à des degrés divers la réussite scolaire des
enfants. Le divorce marque moins les enfants que les origines sociales et culturelles,
mais il les marque quand-même. »

De même, lors d’un divorce, l’enfant rencontre des difficultés spécifiques, explicitées
par Christine Falchetti :

- Des manques affectifs : le sentiment de sécurité affective s’efface car il est


éloigné de l’un des parents dû à la séparation.
- Des manques éducatifs : Souvent, lors des gardes alternées, il peut y avoir des
écarts entre les deux démarches éducatives des parents. « L’enfant ne sait plus
quoi faire et il ne donne plus de sens aux règles de l’école ; il ne peut plus se les
approprier, pour lui tout vole en éclat et il a un retour négatif de la part de
l’enseignant qui ne peut l’accepter ».

Ainsi, au Bénin, force est de constater que bon nombre d’élèves vivent dans un
environnement familial précaire et conflictuel les soumettant ainsi aux difficultés
scolaires et qu’il existe très peu de travaux scientifiques sur la séparation parentale.
Pourtant, les acteurs de l’éducation eux-mêmes témoignent de la souffrance que ce
phénomène entraine dans la vie scolaire des enfants.

Page 13
Toutes ces choses, qui ayant suscité notre curiosité, posent à notre rédaction le problème
des inadaptations scolaires des enfants en situation de séparation de leurs parents. Ce
qui nous a amené à l’intituler : La séparation ou divorce des parents : influences sur
la réussite scolaire des enfants.
➢ Questions de recherche
Les questions de recherche sont des énoncés interrogatifs qui formulent et explicitent le
problème identifié. On a une question principale et des questions secondaires.
✓ Question principale
La question principale nous permet de cerner notre étude, de l’orienter et d’organiser
nos idées afin de réaliser nos objectifs. Son but est d’opérationnaliser le thème de notre
recherche en vue d’une meilleure compréhension. Relativement au problème formulé,
nous nous sommes posé la question de recherche suivante : Comment la séparation ou
le divorce des parents influence-t-elle la réussite scolaire des enfants ?
Toutefois, cette question ne pouvant être directement vérifiée il importe de voir quelles
questions secondaires elle peut générer.
✓ Questions secondaires
- La réussite scolaire des enfants en situation de séparation parentale dépend-t-elle de la
fréquence de ses contacts au parent non-résident ?
- La réussite scolaire des enfants en situation de séparation parentale dépend-t-elle de la
qualité de la relation entre ses parents après leur séparation ?
➢ Intérêts de l’étude
Notre travail renferme un triplet intérêt : un intérêt psychopédagogique, un intérêt
familial et un intérêt académique.
- Sur le plan psychopédagogique, nous voulons attirer l’attention de la
communauté éducative sur le déterminant que celle-ci a à jouer dans le processus
d’éducation des enfants en situation de séparation de leurs parents.
- Sur le plan familial, nous voulons attirer l’attention des parents sur leurs
responsabilités et leurs implications dans le processus d’apprentissage des
enfants, même après la séparation.
- Quant à l’aspect académique de notre étude, notre travail de recherche répond
à l’une des exigences de formation au département des Sciences de l’éducation
et de la formation, Faculté des Sciences Humaines et Sociales, Université

Page 14
d’Abomey-Calavi, qui veut qu’au terme de celle-ci, chaque étudiant rédige un
mémoire sur un sujet de recherche.
➢ Délimitation de l’étude
La délimitation nous permet de déterminer la cadre dans lequel s’étend ce travail de
recherche ; elle est théorique, temporel et spatial.
• Au plan théorique
Touchant aux différents liens qui existeraient entre la séparation ou le divorce des
parents et la réussite scolaire des enfants dans cette situation, notre étude s’inscrit dans
le sillage de toutes celles qui sont menés dans le vaste domaine des sciences de
l’éducation, l’économie de l’éducation, la démographie de l’éducation, psychologie,
sociologie de l’éducation, psychopédagogie, psychologie scolaire, etc. En effet, nous
n’avons pas l’ambition de faire une étude exhaustive de tous les déterminants de la
séparation ou du divorce des parents associés à l’adaptation scolaire des enfants, nous
nous intéressons spécifiquement à la manière dont la séparation ou le divorce des parents
peut influencer négativement la réussite scolaire des enfants. Nous proposons
d’examiner l’effet de la fréquence du contact des enfants aux parents non-résidents
(c’est-à-dire le parent qui a quitté le foyer), celui de la qualité de la relation entre l’enfant
et ses parents après la séparation.
• Au plan temporel
Cette étude qui couvre l’année académique 2023-2024 marque la fin de nos études pour
ce qui est du cycle LICENCE qui s’étale sur trois ans.
• Au plan spatial
Cette étude se délimite au Bénin, dans la commune d’Abomey-Calavi, département
d’Atlantique, précisément dans l’école primaire publique de FINAFA (ex Zogbadjè)
1.1.2. Objectifs de recherche
On entend par objectif, le but que l’on se propose d’atteindre à la fin d’une action. Nous
avons dans notre étude, deux types objectifs : un objectif général et des objectifs
spécifiques.
[Link]. Objectif général
L’objectif général à travers ce travail est de comprendre les influences de la séparation
des parents sur la réussite scolaire des enfants.

Page 15
[Link]. Objectifs spécifiques
De façon spécifique, notre étude a pour objectifs spécifiques de :
- analyser l’influence négative de la séparation des parents sur la réussite scolaire des
enfants ;
- mesurer l’effet de la fréquence du contact des enfants aux parents non-résidents sur la
réussite des enfants ;
- examiner l’impact de la qualité de la relation entre les parents après la séparation sur
les performances scolaires des enfants.
1.1.3. Hypothèses du travail
[Link]. Hypothèse principale
La séparation des parents a des influences la réussite scolaire des enfants.
[Link] Hypothèses secondaires
Hypothèse 1
Quand il y a un contact fréquent entre l’enfant et le parent non-résident après la
séparation des parents, l’enfant réussit mieux à l’école.
Hypothèse 2
Autant il y a une relation bienveillante entre les parents après la séparation, autant
l’enfant réussit mieux à l’école.
1.1.4. Clarification conceptuelle
Réussite scolaire : la réussite est, selon le Petit Larousse, le succès, le résultat favorable
d’une entreprise, d’une action ou d’une œuvre. Ainsi, la réussite scolaire est
communément définie comme l’atteinte des objectifs éducatifs, qui peut inclure des
performances académiques élevées, l’acquisition de compétences, la progression dans
le système éducatif, et le développement personnel et social des élèves. Elle se mesure
souvent par des indicateurs tels que les notes, les diplômes obtenus, ou encore la
satisfaction des étudiants et des enseignants.

1. Pierre Bourdieu a souligné l’importance du capital culturel et social, affirmant


que la réussite scolaire est souvent liée au milieu social d’origine et aux
ressources disponibles pour les élèves.

Page 16
2. Jean Piaget, en se concentrant sur le développement cognitif, Piaget a argumenté
que la réussite scolaire dépend aussi des stades de développement de l’enfant et
de la manière dont il interagit avec son environnement.
3. Vygotsky a mis en avant le rôle du contexte social et culturel, affirmant que
l’apprentissage et la réussite scolaire sont influencés par l’interaction avec les
pairs et les enseignants.
Ces perspectives montrent que la réussite scolaire ne se limite pas uniquement aux
résultats académiques, mais englobe également des dimensions sociales, culturelles et
personnelles.
Famille monoparentale : comprend un parent seul vivant avec ses enfants.
Famille intacte : est, selon la terminologie utilisée par Statistique Canada (2018),
formée de deux conjoints mariés ou union libre vivant avec leurs enfants biologiques ou
adoptés.
Famille recomposée : implique quant à elle, un couple marié ou union libre résidant
avec des enfants dont au moins un est issu d’une union précédente de l’un ou l’autre des
conjoints. (Statistique Canada, 2018)
Divorce : c’est la dissolution du mariage du vivant des époux. Le divorce intervient pour
interrompre une union que les époux ou l’un d’entre eux ne veulent plus poursuivre.
Selon la définition de Wikipédia, le divorce est la rupture officielle d’un mariage civil
ou religieux liant précédemment deux personnes ou plusieurs en cas de polygamie. En
droit il se distingue de la séparation de fait, sans conséquence juridique, et de la
séparation de corps qui est reconnue juridiquement mais qui laisse subsister le mariage.
Plus qu’un phénomène strictement conjugal et social, le divorce touche des familles
impliquant des enfants. Il se définit comme la fin d’une union entraînée par des facteurs
autres que le décès. En fait, cette fin entraîne des enjeux juridiques. Le terme séparation
s’apparente au divorce à la différence qu’il n’a aucune connotation juridique
(Statistique, Canada 2002). En ce sens, aucune distinction ne sera faite entre divorce et
séparation au cours de cette étude. Également, différents termes sont utilisés au même
titre que le divorce ou la séparation des parents à l’intérieur du présent travail : rupture
parentale, rupture conjugale, séparation conjugale, rupture familiale.
Par ailleurs, la structure familiale joue un rôle crucial dans le développement de l’enfant.
Une famille unie offre un cadre de stabilité et de soutien nécessaire pour

Page 17
l’épanouissement émotionnel et académique de l’enfant. Cependant, la réalité de
nombreuses familles aujourd’hui est marquée par des séparations ou des divorces, qui
modifient cette dynamique et peuvent engendrer des perturbations chez les enfants. Le
nombre croissant de familles monoparentales et recomposées soulève des questions sur
l’impact de ces transitions familiales sur la vie sociale des enfants.

1.1.5. Effets du divorce ou de la séparation parentale


La séparation qui se traduit concrètement par le départ physique et souvent aussi par le
départ émotif d’un des parents a pour conséquence de briser l’équilibre qui s’était
construit. Le déséquilibre qui en résulte affecte tous les membres de l’unité familiale,
tant ceux qui « restent » que le parent « parti ». Nous pouvons donc dire que l’une des
premières conséquences d’une séparation est un déséquilibre de la structure familiale.
Cette déstructuration aura des répercussions sur les rôles, les responsabilités, les
divisions de tâches, et les relations qui s’étaient établis auparavant.
L’enfant doit faire face à une réorganisation interne des schèmes auxquels il était
familier. Pendant longtemps ceci peut constituer un casse-tête compliqué où formes et
couleurs risquent d’être déformées et décolorées par l’intensité des émotions qui
prévalent. De plus, bien souvent, le manque d’information relatif à la prise de décision
des parents risque de le laisser encore plus perplexe et confus. Nombreux sont les adultes
qui, pour minimiser la peine de leurs enfants, choisissent le silence, silence qui n’aboutit
pas au résultat recherché, car il est plus souhaitable d’encourager et de permettre les
questions, les commentaires et les réactions face à la séparation, que de laisser planer
doutes et fantaisies.
Un autre effet immédiat et crucial dans la perspective des enfants, est celui de la brisure
d’une relation, d’un lien affectif qui dans bien des cas était positif et gratifiant. Pour ces
enfants, il s’agit d’une véritable perte, même si le contact est maintenu avec le parent
qui quitte le foyer. Les réactions à cette perte émotive ressemblent à celles qui ont été
décrites dans les cas de deuil notamment :

- négation de la perte, « Ce n’est pas grave que mon père ne vit plus avec nous,
cela ne change rien, de toute façon avant il n’était jamais à la maison »,
- dépression et tristesse,
- colère, « Pourquoi cela devait arriver à notre famille »,

Page 18
- marchandage qui traduit un désir de réconciliation, « Si je me conduis bien, papa
reviendra» et finalement,
- acceptation et intégration de la situation.
Sauf exception, il est difficile de croire que les enfants impliqués dans un divorce vont
vivre cette expérience sans peine ni douleur. Les observations obtenues de populations
cliniques et non cliniques concourent pour montrer qu’à la suite d’un divorce, les enfants
risquent de manifester des difficultés de comportement de nature agressive ou
antisociale, particulièrement chez les garçons.
Si la perte d’une relation significative constitue un facteur de stress dans la vie de
l’enfant, un autre élément vient ajouter une note anxiogène : le sentiment d’instabilité
dû à l’interruption d’une permanence qui s’était établie dans sa vie. Ce sentiment
d’instabilité est souvent accru par les nombreux changements qui entourent la
séparation. Un des changements presque inévitables est la baisse du niveau socio-
économique. Cette baisse frappe essentiellement les foyers où la mère demeure à la tête
de la famille. Ces difficultés financières occasionnent des déménagements fréquents,
source de déracinement et viennent ajouter au bouleversement émotif.
En dépit d’une plus grande acceptation du divorce en tant que phénomène social, on
observe encore fréquemment une baisse du statut social chez ces familles. On rencontre
encore souvent des familles récemment « divorcées » où parents et enfants risquent
d’éprouver un sentiment de gêne ou même de honte à reconnaître publiquement leur
nouvelle situation. On est donc en droit de dire que la dissolution d’un mariage est
accompagnée à ses débuts d’une augmentation considérable de stress dans la vie
affective, sociale et financière. Ces stress amènent avec eux des exigences inappropriées
auprès des enfants qui y sont soumis et les efforts qu’ils investissent afin d’y faire face
risquent de saper l’énergie qu’ils devraient normalement consacrer à leur
développement. Soulignons que le processus normal de développement peut courir
autant de risques dans des familles intactes, mais conflictuelles.

1.1.6. Influences de la séparation parentale sur la vie des enfants


Lorsque les parents séparent ou divorcent, les enfants sont aux premières loges. Cet
événement, loin d’être anodin pour eux, peut entraîner de nombreuses conséquences
négatives : anxiété, stress, sentiment d’abandon, troubles comportementaux.

Page 19
• L’Anxiété
La séparation peut provoquer rapidement de l’anxiété chez les enfants, particulièrement
chez les plus jeunes qui sont très dépendants des parents. Les petits sont de vraies
éponges qui absorbent tous les sentiments négatifs observés dans leur entourage. Si les
parents sont anxieux à l’occasion du divorce, les petits le seront aussi.
• Le stress constant
De nombreux enfants se considèrent à tort comme la raison du divorce de leurs parents
et assument la responsabilité de réparer leur relation. Cela peut conduire à un stress et à
une pression considérable sur le jeune esprit, ce qui peut avoir plusieurs répercussions,
comme des pensées négatives et des cauchemars.
• La désillusion
Lorsque les parents se séparent, la désillusion est un sentiment souvent ressenti. Les
enfants idéalisent en effet la relation entre leurs parents et peuvent se sentir totalement
désemparés quand ces derniers décident de divorcer. Cela remet en question leur schéma
familial et toutes leurs habitudes au quotidien. La désillusion est encore plus forte
lorsque les parents se déchirent et sont en conflit.
• Les sautes d’humeur et l’irritabilité
Les jeunes enfants peuvent souffrir de sautes d’humeur et devenir irritables même
lorsqu’ils interagissent avec des personnes familières. Certains enfants iront en mode de
retrait, où ils cesseront de parler à quiconque et s’enfermeront. L’enfant deviendra
silencieux et préférera passer du temps seul.
Les enfants des couples divorcés peuvent se sentir désespérés et désillusionnés parce
qu’ils ne bénéficient pas du soutien émotionnel complet de leurs parents. Cette situation
peut s’aggraver si l’enfant est pris en charge par un parent célibataire n’ayant pas contact
avec l’autre parent.
• Un sentiment d’abandon
Après la séparation, l’un des deux parents quitte le foyer : une nouvelle situation difficile
à accepter pour l’enfant. Ce départ est souvent perçu comme un abandon. Le petit doit
alors apprendre à vivre loin de son père ou de sa mère, et à ne plus partager les moments
du quotidien. C’est au parent gardien de le rassurer à ce niveau, et de bien lui expliquer
qu’il continuera à voir ses deux parents.

Page 20
• Plus de risques de tomber malade
Lors d’un divorce, les enfants souffrent moralement, mais leur santé peut aussi se
retrouver mise à mal. Une étude réalisée aux États-Unis à l’université Carnegie Mellon
met en évidence que les enfants de divorcés sont susceptibles de tomber malades plus
souvent. Les expériences stressantes et angoissantes peuvent en effet avoir des
conséquences néfastes sur la physiologie et sur les processus inflammatoires.
• Le développement des troubles comportementaux et sociaux
Sur le long terme, le divorce ou la séparation peut être à l’origine de comportements
violents et/ou turbulents de la part de l’enfant, ou d’une tendance à la rébellion. Ces
troubles surviennent fréquemment lorsque le divorce a été une source de conflits et
d’hostilités, avec l’enfant pris en otage au milieu.
• La dépression
Il est fréquent que cette situation rende les enfants tristes, et que ces derniers aient la
sensation que plus rien ne va dans leur vie. Mais si la tristesse s’installe de manière
durable, elle peut se transformer en véritable dépression. Malgré la séparation, il est
essentiel de rester attentif à tous les symptômes (sautes d’humeur, stress, angoisse, perte
d’appétit, fatigue intense…) pour agir au plus vite.
• L’échec scolaire
Au cœur de cette situation conflictuelle, l’élève peut avoir du mal à se concentrer à
l’école, et finir par se désintéresser de ses cours. Travailler à la maison et faire ses
devoirs peuvent aussi se révéler compliqués lorsque les parents se querellent.
Stress, anxiété, dépression, manque de confiance en soi : toutes ces conséquences
directes du divorce, à plus ou moins long terme, peuvent ensuite entraîner un échec
scolaire de l’enfant.

1.1.7. Les effets de la séparation parentale sur les enfants/élèves au plan scolaire
Quels sont les effets de la séparation sur l’élève ? Ces élèves risquent-ils plus que
d’autres de manifester des difficultés d’adaptation psychologique ou scolaire ? Cette
interrogation a suscité une abondante littérature scientifique. En général, la plupart des
études rapportent que la séparation entraine diverses conséquences négatives sur
l’enfant et qu’elle soit associée a davantage difficultés scolaires et d’adaptation sociale
(Hetherington, 1981 ; Jenkins, 2000 ; Gutmann & Lazar, 1998). Pour Cloutier (1998, p.

Page 21
29) : « la liste des désavantages de la séparation pour l’enfant au regard de ses
opportunités futures est plus longue que celle des avantages ». Dans le même sens,
Archambault (1998, p. 215) rapporte que : « la dissociation intentionnelle (hors décès)
du couple parental avant 18 ans est systématiquement un facteur de réduction des
chances scolaires et de la durée des études ». D’autres résultats de recherche (Gardner,
1978 ; Hetherington, Cox & Cox, 1985 ; Hetherington, 1981), aussi bien que les
observations cliniques (Tsala Tsala, 1989 ; Nguimfack & Kombou, 2019) s’accordent
pour considérer la séparation comme une crise du système familial. « L’influence de la
structure familiale est sensible à presque tous les niveaux de la hiérarchie de cette
pyramide de la sélection et de la réussite scolaire. Pour chaque strate de diplômes, le
pouvoir explicatif de la structure familiale est pratiquement toujours important
nonobstant les effets des autres facteurs d’explication que l’on a pris soin de neutraliser.
» (Archambault, 1998, p. 222).
Wallerstein et Kelly (1980) dans une étude portant sur des enfants du divorce ont retracé
le déroulement des réactions dans le temps. Leur étude comprenait 60 familles et 136
enfants âgés de 01 à 22 ans. Parmi les 136 enfants étudiés, deux tiers, soit 87, ont
manifesté des changements de comportement à l’école suite à la séparation. Les
problèmes le plus souvent rapportés sont les suivants :
- baisse du rendement académique ;
- manifestations d’anxiété et d’agitation psychomotrice ;
- difficultés de concentration ;
- augmentation des rêveries ;
- signes de tristesse et de dépression ;
- recherche de marque d’attention du professeur.
Un an plus tard, les auteurs observent que 55% des enfants manifestent un progrès sur
le plan des performances académiques, tandis que pour 25% des enfants on note une
détérioration. Cinq ans plus tard, le fonctionnement académique de ce groupe ne le
distingue plus du groupe total : environ 60% ont un rendement au-dessus de la moyenne,
25% au-dessous et 16% fonctionne mal. Ces résultats montrent la complexité des
réponses de l’enfant à la séparation parentale ou aux situations d’adversité en général,
la constellation de variables qu’il faut prendre en compte et appellent au final à

Page 22
considérer avec prudence certaines hypothèses explicatives avancées (Carobène et Cyr,
2007).
Ainsi, la première influence notable du divorce des parents sur les enfants concerne leur
bien-être émotionnel et psychologique. Selon une étude réalisée par Amato (2001), les
enfants issus de familles séparées ou divorcées présentent souvent des niveaux plus
élevés de stress, d’anxiété et de dépression, ce qui peut perturber leur concentration et
leur motivation scolaire. Les troubles émotionnels peuvent également se traduire par des
comportements problématiques à l’école, tels que l’agressivité ou le repli sur soi, qui
entravent l’apprentissage.
De plus, la littérature sur le sujet montre que les enfants de parents divorcés ont souvent
une perception altérée de leur propre valeur, ce qui peut affecter leur engagement
scolaire. Une étude de Lansford (2009) souligne que ces enfants développent parfois
une forme de résignation apprise, croyant que leurs efforts scolaires n’auront pas de
conséquences positives, ce qui les conduit à une baisse de performance académique.
De toute évidence, le divorce modifie profondément la structure familiale, et ces
changements peuvent influencer la réussite scolaire des enfants. L’une des conséquences
les plus marquantes est la diminution du soutien parental. Les études montrent que dans
les familles monoparentales, les parents sont souvent plus stressés et ont moins de temps
à consacrer à leurs enfants, ce qui peut affecter la supervision des devoirs et la
participation aux activités scolaires (Thomson, Hanson, & McLanahan, 1994).
Le manque de communication entre les parents divorcés concernant les questions
éducatives est également un facteur contributif. Une étude de McLanahan et Sandefur
(1994) révèle que les enfants de parents séparés sont souvent pris entre deux foyers avec
des attentes et des règles différentes, ce qui crée de la confusion et peut mener à des
difficultés scolaires.
De même, La séparation parentale entraîne souvent une baisse significative du revenu
familial, ce qui peut avoir des effets directs et indirects sur la réussite scolaire des
enfants. Une étude de Duncan et Brooks-Gunn (1997) montre que les enfants vivant
dans des familles monoparentales sont plus susceptibles de vivre dans des conditions
économiques précaires, ce qui limite leur accès aux ressources éducatives telles que les
livres, les ordinateurs ou les cours de soutien.

Page 23
Les enfants de familles divorcées sont également plus susceptibles de changer de
domicile, ce qui peut entraîner des changements fréquents d’école et perturber leur
apprentissage. Les recherches de Hagan, MacMillan, et Wheaton (1996) montrent que
ces transitions scolaires peuvent entraîner une désorientation, une perte de repères et un
déclin des performances académiques.
1.1.8. Réaction et adaptation des enfants à la séparation et au divorce des parents
Les comptes rendus de recherche sur les répercussions de la séparation et du divorce sur
l’adaptation des enfants, de même que sur la réaction des enfants à ces événements,
révèlent que les besoins des enfants au moment où la famille éclate varient selon leur
âge et leur situation. De surcroît, on y apprend que de nombreux parents sont incapables
de répondre aux besoins de leurs enfants, surtout pendant la période qui suit
immédiatement la séparation.
En règle générale, l’éclatement de la famille est une situation qui est source de stress
tant pour les parents que pour les enfants. Les chercheurs reconnaissent que, pendant
cette période, la plupart des enfants et des parents sont très perturbés tant sur le plan
émotionnel que psychologique (Lamb et al. 1997). Chez les enfants, cette phase dure
environ un an après la séparation (Lamb et al. 1997). Certains chercheurs ont constaté
que des enfants continuaient d’être très perturbés et stressés deux ans après la séparation
de leurs parents (citations dans Lamb et al. 1997) et une étude a révélé que les enfants
et les parents étaient moins perturbés deux mois après la séparation qu’une année plus
tard (Hetherington et al. 1992, cité dans Grych et Fincham 1992).
Néanmoins, un résumé récent de plus de 200 rapports de recherche (principalement du
Royaume-Uni) a conclu qu’habituellement, le stress des enfants dure peu de temps et
finit par s’estomper (Rodgers et Pryor 1998). De même, un groupe d’experts américains
a conclu récemment qu’après une période initiale de souffrance et de problèmes, la
plupart des enfants de parents séparés ou divorcés deviennent des adultes qui n’ont pas
de séquelles identifiables, que ce soit sur le plan social ou psychologique, ni aucune
autre répercussion négative dans leur vie (p. ex. : Lamb et al. 1997 ; Kelly 2000 ; Kelly
1993 ; Amato 1994)
Il existe une abondante recherche sur les répercussions du divorce et de la séparation sur
l’adaptation des enfants. Habituellement, il s’agit de recherches transversales qui ont
pour objet de comparer les niveaux d’adaptation des enfants à la séparation et au divorce

Page 24
et de déterminer les facteurs liés aux résultats négatifs. Les mesures standardisées de
l’adaptation des jeunes enfants comprennent le comportement antisocial, une diminution
de la performance à l’école, de même que l’anxiété, la dépression et la baisse de l’estime
de soi. À long terme, l’adaptation se mesure selon des facteurs qui sont principalement
d’ordre social et économique, notamment le niveau d’instruction, la capacité de
conserver un emploi et les taux de divorce. Puisque la plus grande partie de la recherche
transversale est fondée sur les catégories fondamentales que sont le divorce et l’absence
de divorce, les effets à court terme sont souvent combinés aux effets à long terme.
Les premières études ont démontré que les enfants du divorce étaient plus susceptibles
d’avoir un comportement agressif, impulsif et antisocial, d’avoir de la difficulté dans
leurs rapports avec les autres, de moins respecter l’autorité et de présenter des problèmes
de comportement à l’école (p. ex. : Camera et Resnick 1988 ; Emery 1988 ;
Hetherington et al. 1982 ; Kurdek et Berg 1983 ; Warshak et Santrock 1983 ; Zill 1983 ;
cités dans Kelly 1993). Ces études ont également montré que les enfants avaient de
moins bons résultats scolaires, une image de soi plus négative, de même que des rapports
plus difficiles avec tant leur mère que leur père (Amato et Keith 1991, cité dans Amato
1994). À l’âge adulte, ces enfants étaient moins bien portants sur le plan psychologique,
avaient un niveau d’instruction moins élevé, étaient moins heureux en ménage, avaient
plus de problèmes de comportement, étaient plus susceptibles de divorcer et avaient une
moins bonne santé (Amato 1994). Une récente étude longitudinale effectuée en
Angleterre a révélé que ces personnes avaient un risque d’incidence de problèmes de
santé mentale au-dessus du niveau clinique de 1,70 à 23 ans et de 1,85 à 33 ans (Rodgers
et al. 1997, cité dans Wolchik et al. 2000).
Des examens récents de la documentation révèlent que, dans l’ensemble, les enfants de
familles éclatées ont un risque plus élevé de problèmes à long terme et que ces résultats
perdurent plusieurs années après la séparation, voire jusqu’à l’âge adulte (Rodgers et
Pryor 1998 ; Kelly 2000 ; Amato 1994). Toutefois, des études plus récentes, de même
que des études fondées sur une méthodologie plus perfectionnée révèlent moins d’écarts
entre ces deux groupes que des études antérieures et précisent que ces écarts sont minces
(Kelly 2000 ; Amato 1994). En ce qui concerne des critères comme l’estime de soi, la
plupart des études n’indiquent aucune différence entre les enfants et les adolescents des
familles divorcées et les enfants dont les parents vivent encore ensemble, après une

Page 25
diminution temporaire au moment de la séparation (Kelly 1993). Le niveau d’adaptation
de la plupart des enfants de parents divorcés se situe dans la courbe normale selon des
mesures standardisées (Amato 1994). Même quelques‑uns des effets qui persistent
jusqu’à l’âge adulte semblent finir par disparaître. Les risques en matière de santé
mentale des enfants britanniques de parents divorcés ont augmenté jusqu’à
l’adolescence et au début de l’âge adulte, mais à l’âge de 33 ans, la plupart des personnes
dont les parents avaient divorcé lorsqu’elles étaient enfants avaient le même niveau de
risque que les enfants provenant de familles dont les parents n'avaient jamais divorcé.
(Chase-Lansdale et al. 1995, cité dans Rodgers et Pryor 1998).
Cela étant dit, les chercheurs estiment qu’il est clair que certains aspects du divorce
augmentent le risque de problèmes à long terme pour de nombreux enfants, notamment
ceux qui sont le plus à risque quand leurs parents se séparent et divorcent (Emery 1999 ;
Hetherington 1999 ; McLanahan 1999 ; cités dans Kelly 2000).
De plus, des études qualitatives ont permis de constater que des enfants du divorce et de
la séparation sont aux prises sur le plan émotionnel avec des problèmes persistants qui
perdurent jusqu’à l’âge adulte. Par exemple, une importante étude menée en Californie
a révélé que 40% des enfants étaient toujours déprimés cinq ans après le divorce
(Wallerstein et Kelly 1980, cité dans DiBias 1996). Dix ans après la séparation, les
enfants se sentaient encore tristes, pleins de regrets ou « différents » et s’inquiétaient des
risques que comporterait leur propre mariage futur (Wallerstein et Kelly 1980, cité dans
Pedro-Carroll et Cowen 1985). À l’âge adulte, seulement 60% d’entre eux étaient
mariés, comparativement à 80% des jeunes provenant de familles intactes et 38%
avaient des enfants, par rapport à 61% des enfants provenant de familles intactes
(Wallerstein et al. 2000, cité dans Anon 2000). Une autre étude récente a révélé que des
étudiants du niveau universitaire dont les parents avaient divorcé avant leur adolescence
disaient qu’ils avaient eu une enfance plus difficile que les enfants de familles intactes.
Cependant, ils n'étaient pas plus déprimés et leur niveau d'anxiété était le même
(Laumann-Billings et Emery, sous presse, cité dans Kelly 2000).
En résumé, bien qu’elle puisse dans certaines circonstances constituer le seul choix
possible, la séparation parentale constitue un événement marquant pour l’enfant quel
que soit son âge. Les parents constituent, pour ce dernier, une unité indissociable tant
biologique qu’affective. C’est pour cette raison que leur séparation est toujours une

Page 26
épreuve à surmonter. L’enfant éprouve un état psychique proche du deuil pendant lequel
il traverse une première phase où l’angoisse prédomine (colère, déni, agressivité,
tristesse, impuissance) et une deuxième phase où il tente de contrôler son angoisse et
d’accepter sa nouvelle vie (Lansford, 2009 ; Berger, 1997). Ainsi, pour un enfant, la
séparation ou le divorce de ses parents n’est jamais simple, quelle que soit l’attention
que son entourage lui porte et même si cesse ainsi une situation antérieure pénible et
conflictuelle. C’est souvent une épreuve cruelle et traumatisante dont les effets
pathogènes sont fonction de l’âge de l’enfant, de son stade de développement, de la
nature et du mode d’expression du conflit conjugal et des circonstances socio-
économiques.

1.2. Méthodologie de recherche

1.2.1. Nature de recherche


La recherche s’inscrit dans une démarche mixte, combinant des méthodes qualitatives
et quantitatives pour offrir une compréhension holistique des impacts de la séparation
parentale sur la réussite scolaire des enfants. L’approche qualitative permet d’explorer
les perceptions subjectives des enfants, des parents et des enseignants, tandis que
l’analyse quantitative fournit des données objectives sur les performances académiques
des enfants concernés. Ce choix méthodologique vise à enrichir l’interprétation des
résultats en croisant des données numériques et narratives.
1.2.2. Population et échantillonnage
La population cible de notre travail comprend des enfants/élèves issus de familles
séparées ainsi que leurs enseignants. Un échantillonnage intentionnel a été utilisé pour
sélectionner 16 élèves dont les parents sont séparés et 6 enseignants ayant des
interactions directes avec ces enfants. Les élèves ont été choisis en fonction de critères
précis (durée depuis la séparation parentale, stabilité des contacts avec le parent non-
résident), de manière à garantir une diversité d’expériences et de perceptions.
1.2.3. Techniques et instruments de collecte de données
La méthodologie adoptée pour la rédaction de ce document a accordé une place à une
phase théorique et une phase empirique.
La phase théorique inclut la recherche documentaire, la lecture des ouvrages et
recherche sur le net.

Page 27
Dans la phase empirique, nous avons utilisé pour la collecte des informations :
- des entretiens semi-directifs avec des enseignants ;
- un questionnaire administré aux élèves ;
- l’analyse de documents ayant abordé la question ;
- les résultats scolaires des élèves (les notes et progrès scolaires).
Outils de collecte
Pour la collecte des données, deux instruments ont été utilisés :
- Des entretiens semi-directifs à l’endroit de six (06) enseignants pour savoir
comment ils perçoivent le soutien parental, quels types de comportements ou
changements ils ont observés chez les enfants concernés et quelles stratégies ils
utilisent pour les aider.
- Un questionnaire administré à l’endroit de 16 élèves pour recueillir et collecter
des informations sur les résultats scolaires des élèves.
Analyse et traitement des données

Les données recueillies ont été traitées selon des méthodes quantitatives et qualitatives.
Les informations issues des questionnaires ont fait l’objet d’une analyse statistique pour
examiner les différences de performances scolaires des enfants concernés à ceux de
familles intactes (moyenne, progrès scolaire, etc.). Ainsi, celles obtenues dans les
entretiens ont fait l’objet d’une analyse de contenu pour nous permettre de mettre en
évidence les perceptions des enfants, les témoignages et les observations des enseignants
concernant les enfants de parents séparés et d’enrichir la compréhension sur les effets
subjectifs de la séparation parentale sur la réussite scolaire des enfants.

Pour ce fait, les logiciels WORD et EXCEL nous ont été d’une grande utilité. Nous
avons utilisé WORD pour la saisie et EXCEL pour les analyses statistiques et la
réalisation des tableaux.

Page 28
Chapitre II : RÉSULTATS-DISCUSSION ET PERSPECTIVES
2.1. Résultats
Les résultats de cette recherche sont présentés en deux sections : les données
quantitatives, qui se concentrent sur la différence des résultats scolaires, et les données
qualitatives, basées sur les témoignages et perceptions recueillies lors des entretiens.

2.1.1. Présentation des résultats quantitatifs


Dans cette section, nous avons utilisé plusieurs tableaux afin de présenter une
comparaison des moyennes des performances scolaires entre les enfants de parents
séparés et ceux de familles intactes dans les matières (lecture et mathématiques), ainsi
qu’examiner l’influence de la fréquence du contact avec le parent non-résident et la
qualité de la relation entre les parents.
• L’impact de la séparation parentale sur les résultats scolaires des enfants
L’analyse des bulletins scolaires des élèves permet de comparer les moyennes des
performances scolaires entre les enfants de parents séparés et ceux de familles intactes
dans les matières (lecture et mathématiques). Le tableau 1 illustre donc le cas

Tableau 1 : Moyenne des résultats scolaires par matière pour les enfants de parents
séparés et enfants de familles intactes

Matière Enfants de Enfants de Différence de


parents séparés familles moyenne
(Moyenne) intactes
(Moyenne)
Lecture 10/20 12,5/20 -2,5
Mathématiques 7/20 11/20 -4

Source : Enquête de terrain, Mai 2023


Page 29
Ce tableau montre que les enfants de parents séparés ont des moyennes plus faibles dans
les matières comparées aux enfants de familles intactes. Les différences sont plus
marquées en mathématiques. Cela signifie que la séparation parentale est associée à des
résultats scolaires inférieurs des enfants en situation de séparation de leurs parents et
ceux de familles intactes. Ce qui suggère une corrélation entre la séparation parentale et
une baisse de la performance.
• La fréquence du contact de l’enfant avec le parent non-résident
Après la séparation des parents, le contact de l’enfant au parent non-résident s’est avéré
un facteur déterminant pour l’adaptation des enfants. Le tableau n°2 offre une
description du lien entre la moyenne des notes et le contact au parent non-résident.

Tableau 2 : Fréquence des contacts avec le parent non-résident et performance


scolaire

Fréquence du contact Moyenne des notes Nombre d’enfants


avec le parent non-
résident (sur 20)
Moins d’une fois par
11,5 10
mois
Une fois par mois 13,0 4

Une fois par semaine 15,0 2


Plus d’une fois par 0 0
semaine
Source : Enquête de terrain, Mai 2023
Ce tableau suggère une tendance à l’amélioration des performances scolaires avec une
fréquence accrue de contacts avec le parent non-parent. Les enfants ayant un contact
régulier (au moins une fois par semaine) avec le parent non-résident ont une moyenne
des notes plus élevée comparés à ceux ayant des contacts moins fréquents (moins d’une
fois par mois et une fois par mois).

Ces données tendent également à confirmer qu’autant la fréquence des contacts entre
les enfants et le parent non-résident est élevée, autant l’enfant réussit mieux à l’école.
Cela signifie qu’il y’a une relation de dépendance entre la réussite scolaire des enfants
et la fréquence de leur contact avec le parent non-résident.

Page 30
• La qualité de la relation entre les parents après leur séparation
Les conflits conjugaux à l’origine des séparations se poursuivent souvent plusieurs
années. Ces conflits influencent la réussite scolaire des enfants (tableau n°3).

Tableau 3 : Impact de la qualité de la relation entre les parents après la séparation

Relation entre parents Moyenne des notes Nombre d’enfants


(sur 20)
Relation cordiale 15,5 4
Relation conflictuelle 12,5 12
Source : Enquête de terrain, Mai 2023
Ce tableau montre que les enfants dont les parents maintiennent des relations cordiales
obtiennent en moyenne des résultats plus élevés (15,5) que ceux dont les parents sont en
conflit (12,5). Cette différence est statistiquement significative, soulignant que la qualité
des relations entre parents après la séparation peut influencer la réussite scolaire des
enfants.
Les enfants bénéficient d’une relation parentale bienveillante semblent moins affectés
par la séparation et montrent de bonnes performances scolaires. Une relation parentale
conflictuelle, en revanche, pourrait être source d’anxiété et de stress pour l’enfant,
réduisant ainsi sa capacité et de réussite en classe.
Ces résultats nous ont permis de retenir que la séparation parentale influence
négativement l’adaptation scolaire des enfants. Cela s’explique par le fait qu’après la
séparation des parents, l’enfant est enclin à des pensées récurrentes qui le font souffrir
et l’empêchent de se concentrer sur les apprentissages scolaires. Cependant, la variation
de La réussite scolaire des enfants concernés par cette situation dépend significativement
de la fréquence et la qualité du contact de l’enfant au parent non-résident, ainsi que de
la qualité de la relation entre les parents après leurs séparations.

2.1.2. Présentation des résultats qualitatifs


Pour cette section, nous avons fait un développement approfondi avec des analyses de
contenu, basées sur les témoignages des enfants et des enseignants, afin de fournir une

Page 31
compréhension détaillée des perceptions et des ressentis liés à l’influence de la
séparation parentale sur la réussite scolaire des enfants.
Par ailleurs, les témoignages recueillis auprès des enfants et des enseignants ont révélé
qu’en milieu scolaire, l’effet de la séparation parentale s’observe à travers ses
conséquences sur le changement de comportement des élèves. Les enseignants ont
affirmé que fréquemment, les élèves dans cette situation « aiment s’isoler et pleurer »,
d’autres commencent par s’absenter et finissent par ne plus venir à l’école tout le reste
de l’année scolaire. En plus, ils soulignent que « la séparation des parents travaille les
enfants », c’est-à-dire les fait penser à des situations traumatisantes et les révoltent
contre les adultes. Ainsi ils constatent que les enfants de parents séparés présentent
souvent une baisse d’attention et des comportements agités. De même, les enfants ont
exprimé une variété de sentiments et de perceptions concernant l’impact de la séparation
de leurs parents sur leur quotidien scolaire. Certains enfants mentionnent une diminution
de leur motivation et une difficulté à se concentrer en classe, surtout lorsqu’ils ressentent
du stress lié à la situation familiale. Ils ont aussi affirmé que ne pas pouvoir bien étudier,
parce qu’ils ne bénéficient pas d’assez de soutien de leurs pères ou encore parce qu’ils
sont plus absorbés par les tâches ménagères depuis le départ de leur mère, etc. Toutes
ces données contribuent à démontrer que la séparation parentale influence négativement
la réussite scolaire.
Cependant la variation de la réussite scolaire des enfants concernés par cette situation
dépend significativement de la fréquence et la qualité de leur contact au parent non-
résident, ainsi que la qualité de la relation entre les parents après la séparation. Car, les
impacts de séparation des parents peuvent être atténués par des contacts réguliers avec
le parent non-résident et par une bonne qualité de la relation entre les parents après la
séparation. C’est ainsi que certains enfants ont affirmé dans les entretiens que leurs
situations se sont améliorées lorsqu’ils ont commencé à fréquenter leurs parents qui
avaient quitté la cour familiale après la séparation. Ces fréquentations sont des occasions
où le parent non-résident console l’enfant et lui donne des conseils relatifs à la réussite
scolaire.
Ainsi, les enseignants estiment que le contact de l’enfant au parent non-résident favorise
sa réussite, à la seule condition que ce contact soit de bonne qualité, c’est-à-dire
caractérisé par des conseils, un soutien psychologique et un accompagnement dans son

Page 32
processus d’apprentissage. Dans le cas contraire, ce contact aggrave la souffrance de
l’enfant. Ils notent que les enfants dont les parents entretiennent de bonnes relations
après la séparation peuvent être plus stables émotionnellement et engagés dans leurs
études. À l’inverse, ceux dont les parents se disputent fréquemment semblent plus
distraits et montrant moins de concentration en classe.
Ces résultats qualitatifs renforcent les données quantitatives à travers les témoignages
et perceptions des enfants et enseignants pour l’ampleur des facteurs de la séparation
des parents qui influencent la réussite scolaire des enfants.

En résumé, ces données quantitatives et qualitatives permettent d’affirmer que la


séparation parentale influence négativement l’adaptation scolaire des enfants. Cela
s’explique par le fait qu’après la séparation des parents, l’enfant est enclin à des pensées
récurrentes qui le font souffrir et l’empêchent de se concentrer sur les apprentissages
scolaires. Cependant, la variation de La réussite scolaire des enfants concernés par cette
situation dépend significativement de la fréquence et la qualité du contact de l’enfant au
parent non-résident, ainsi que de la qualité de la relation entre les parents après leurs
séparations.
2.2. Discussion
La séparation des parents est un phénomène social très fréquent de nos jours et constitue
un évènement majeur dans la vie d’un enfant, susceptible de bouleverser son équilibre
émotionnel et psychologique. Or l’opinion générale voudrait que tout enfant naisse et
grandisse dans une « famille normale » où les deux parents vivent ensemble. Elle est
très négativement appréciée tant dans la culture traditionnelle ainsi que dans les
religions. L’union conjugale dans les sociétés traditionnelles comme le Bénin est sacrée
et prend en témoin la Puissance divine. Certes, au-delà de ces considérations culturelles,
la séparation parentale est un phénomène international, national et régional et local qui
n’ait sans des répercussions sur des personnes qui sont touchées et donc plusieurs
travaux et chercheurs en démontrent. Parmi ceux-ci, nous avons Amato (2010) ;
Archambault (2002) ; Thiombiano (2011) et Kelly, 1998, etc. Ainsi, il en résulte de
même que la principale victime d’une séparation parentale est l’enfant. A ce sujet, de
nombreuses théories ont longtemps postulé un désavantage scolaire des enfants de
parents séparés. Hetherington (1977, 1981) ; Maccoby (1992) ; Amato (2001). Dans une

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étude de Thiombiano (2011, p. 8-9), il ressort que les enfants de parents divorcés ont
moins de chance de fréquenter l’école que ceux dont les parents sont toujours mariés.
Ils sont souvent brutalement séparés de leurs mères et confiés à des parents qui ne les
accueillent parfois que par obligation sociale, ce qui explique leurs mauvaises
conditions. Ces données sont certes pertinentes et présentent d’une manière générale,
les difficultés sociales liées au divorce, qui peuvent constituer une entrave à la scolarité
des enfants. Mais, elles ne permettent pas d’analyser l’influence de la séparation des
parents sur les comportements et les performances des enfants à l’école. Ainsi, les
résultats de la présente étude viennent élucider celle de G.B. Thiombiano (2011) en
montrant que les enfants en situation de séparation parentale vivent des difficultés
cognitives et affectives qui les indisposent aux apprentissages scolaires. Contrairement
à ce à quoi l’on pourrait s’attendre au regard des résultats précédent, l’étude de I. Koutou
(2014, p. 58) a montré que les élèves en situation monoparentale ont plus de notes
excellentes que leurs pairs en situation biparentale, soit 11,11% contre 9,26%. Toutefois,
les enfants en situation monoparentale ne sont pas uniquement des enfants en situation
de séparation parentale. Donc, ces résultats ne peuvent pas être transposés dans la
comparaison entre les enfants en situation de séparation parentale et les enfants dont les
parents sont unis, car, 56,66% de son échantillon de parent étaient des veuves. Pourtant,
le contexte d’une séparation parentale est différent du deuil d’un parent décédé. De
même, d’autres études menées dans le contexte occidental permettent d’analyser
l’impact de la séparation parentale sur la réussite scolaire, telles que l’étude menée par
P. R. Amato (1994) et celle menée par P. Archambault (2002). Selon P. R. Amato (1994,
p.143), les enfants ayant connu le divorce de leurs parents éprouvent plus de problèmes
psychologiques et sociaux, manifestent plus de symptômes et de difficultés
psychologiques, ont de moins bonnes performances scolaires, une moins bonne image
d’eux-mêmes que les enfants élevés dans des familles biparentales « intactes ».
Cependant, il souligne que les différences entre le groupe des enfants issus de familles
divorcées et ceux issus de familles intactes sont faibles, avec une diversité considérable
de réactions des enfants aux divorces. Ces réactions dépendent de plusieurs facteurs,
comme la quantité et la qualité des contacts avec le parent non-résident, les compétences
parentales, l’adaptation psychologique du parent gardien, le niveau de conflit entre les
parents avant et après le divorce, le degré des difficultés économiques et le nombre des

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événements stressants qui ont accompagné ou suivi le divorce. P. Archambault (2002, p.
1) quant à lui, a démontré que, quel que soit le milieu social, la rupture du couple parental
est associée à une réussite scolaire plus faible chez l’enfant.

Néanmoins, il admet que le facteur économique pèse lourdement sur l’adaptation de ces
enfants. Ces résultats corroborent ceux de la présente étude, qui montre que la moyenne
scolaire des enfants est significativement plus faible après la séparation de leurs parents
qu’avant la séparation. Cela peut être expliqué par la théorie de l’attachement, car la
séparation parentale altère inévitablement L’attachement entre l’enfant et ses parents.
Selon J. Bowlby (1969), l’attachement est la recherche et le maintien de la proximité
d’une personne spécifique (Cité par N. Savard et S. Pinel Jacquemin, A. Oui Et S.
Euillet, 2010, p. 10). Grâce à sa fonction, la mère et le père, ou leurs substituts
représentent une base de sécurité pour leur enfant. Cette fonction est une fonction
adaptative, de protection et d’exploration. Ainsi, le développement social et cognitif de
l’enfant dépend fortement de sa qualité. L’enfant, dès les premiers moments après la
naissance, dispose d’un répertoire de comportements instinctifs, tels que s’accrocher,
Sucer, pleurer, sourire, qui sont utilisés au profit de l’attachement à ses parents. Pourtant,
il y a un lien étroit entre l’attachement et la réussite à l’école, en termes d’attitude
positive face au travail, de comportement adapté et souple en classe, ainsi que de
compétences d’apprentissage, de participation, de motivation et d’intérêt (P. Humbert,
2004, p. 38). Puisque la séparation bouleverse les fonctions de l’attachement, il va de
soi que l’enfant exprime des difficultés scolaires. Toujours dans la perspective de
l’attachement, la présente étude permet de dire que si les parents parvenaient à
sauvegarder leur attachement avec l’enfant après la séparation, cela amoindrirait ses
difficultés scolaires. En effet, les résultats montrent qu’après la séparation des parents,
autant il y a un contact fréquent de bonne qualité entre l’enfant et le parent non résident,
autant l’enfant réussit mieux. Le contact de bonne qualité renvoie à des rencontres au
cours desquelles le parent non-résident console l’enfant, l’assure toujours de sa présence
et lui donne des conseils dans le sens de l’aider à surmonter ses difficultés personnelles
et scolaires. Toutefois, la théorie de l’attachement n’évoque pas explicitement les
mécanismes internes qui font le lien entre la séparation des parents et les difficultés
scolaires. À cet effet, en convoquant l’approche cognitive de l’attention, nous pouvons

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percevoir à quel degré le contexte social est déterminant pour les mécanismes internes
du processus d’apprentissage. Selon cette approche, le contexte social de l’individu
module et oriente son attention. Pourtant, l’attention est une fonction cognitive très
sollicitée dans les apprentissages. En milieu scolaire, les enfants en situation de
séparation parentale ont fréquemment une attention sélective focalisée sur les faits et les
problèmes liés à la séparation de leurs parents. Dans cette dynamique, ils sont moins
disposés aux interactions d’apprentissage et aux évaluations ; ce qui entraine une baisse
considérable de leurs performances scolaires. À cet effet, l’objectif de ces contacts est
de contribuer à décharger la mémoire de travail de l’enfant, des équations difficiles liées
à la séparation parentale. Dès que sa mémoire est déchargée de ces préoccupations, son
attention sera susceptible de s’orienter vers les apprentissages scolaires. Cependant dans
d’autres circonstances, les contacts avec le parent non-résident peuvent le nuire. En
effet, lorsque les rencontres de l’enfant avec le parent non-résident sont marquées par
des tentatives de dévalorisation du parent résident, exprimant toujours l’existence d’une
rivalité conflictuelle entre les parents, l’enfant est enclin au Syndrome d’Aliénation
Parental (SAP) et à la désorientation quant à la perception qu’il doit se faire de ses
parents. Pris dans cet élan, l’enfant devient moins attentif en classe et sera peu enclin
aux apprentissages extrascolaires. Cela permet de comprendre la dépendance entre la
qualité de la relation entre les parents et la moyenne scolaire des Enfants. Dans le SAP,
l’enfant se trouve dans une Situation où ses parents sont en conflit entre eux. Chacun
l’incite à devenir son confident et son consolateur, l’impliquant ainsi dans une relation
privilégiée qui annule les différences générationnelles (D. Drory, 2009, p. 47). Par
Contre, lorsqu’il y a une relation bienveillante entre Les parents, le SAP n’a plus lieu. À
cet effet, la qualité de la relation entre les parents est donc une variable déterminante
dans la façon dont les enfants vivent la séparation.

2.3. Limites
Nous sommes tout à fait conscients que notre étude comporte certaines limites en ce qui
concerne le phénomène de difficulté scolaire des enfants en situation de séparation de
leurs parents ainsi que la population étudiée.

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L’analyse et la description de difficulté scolaire au des enfants/élèves se centrent
exclusivement sur le contenu détaillé des caractéristiques scolaires, étant donné qu’il
aurait été trop difficile dans une recherche comme celle-ci, d’étudier tous les facteurs.
De plus, cette recherche est limitée par rapport au contexte territorial ; l’étude n’a été
réalisée qu’à Abomey-Calavi, dans l’école primaire publique de FINAFA.
Les résultats ne pourront donc être généralisés à l’ensemble de la population des élèves
en situation de séparation parentale et ne permettront pas d’effectuer une analyse
complète du phénomène. L’analyse de plusieurs zones aurait pu être significative et
intéressante afin de mettre à jour les disparités des influences possibles sur la réussite
scolaire des enfants.

2.4. Perspectives
Quelques perspectives pour atténuer les influences négatives de la séparation parentale
sur la réussite scolaire des enfants :
1. Maintenir une communication ouverte et positive entre les parents : Une bonne
relation entre les parents, même après la séparation, est essentielle pour le bien-
être de l’enfant. Les enfants qui voient leurs parents coopérer et communiquer
respectueusement sont plus susceptibles de réussir à l’école.
2. Assurer une présence régulière du parent non-résident : des contacts fréquents et
réguliers avec le parent non-résident peuvent aider l’enfant à se sentir soutenu et
à s’adapter plus facilement aux changements. Cela peut réduire l’anxiété et
favoriser une meilleure concentration sur les études.
3. Mettre en place une routine stable : la stabilité et la prévisibilité aident l’enfant à
se sentir en sécurité. Maintenir une routine régulière, y compris des horaires de
coucher, des temps d’étude, et des activités extrascolaires, peut aider l’enfant à
rester concentré sur ses études malgré les bouleversements émotionnels.
4. Soutenir l’enfant sur le plan émotionnel : il est crucial que les parents soient
attentifs aux besoins émotionnels de l’enfant et qu’ils lui offrent un espace pour
exprimer ses sentiments. Un soutien émotionnel adéquat peut diminuer le stress
lié à la séparation et améliorer l’engagement scolaire.
5. Collaborer avec l’école : informer les enseignants et le personnel scolaire de la
situation familiale peut leur permettre de mieux comprendre et soutenir l’enfant.

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Cela peut inclure des adaptations ou un soutien supplémentaire si l’enfant
rencontre des difficultés scolaires ou émotionnelles.
6. Encourager l’implication des deux parents dans l’éducation : les deux parents
devraient s’impliquer activement dans les études de l’enfant, en participant aux
réunions parents-professeurs, en aidant avec les devoirs, et en s’intéressant aux
progrès scolaires. Cela montre à l’enfant que ses études sont importantes pour les
deux parents.
7. Éviter les conflits devant l’enfant : les disputes ou les tensions entre les parents
devant l’enfant peuvent exacerber le stress et nuire à sa concentration scolaire. Il
est important de gérer les désaccords de manière privée et de protéger l’enfant
des conflits.
Ces perspectives peuvent aider à réduire l’impact négatif de la séparation parentale sur
la réussite scolaire des enfants en favorisant un environnement stable et soutenant pour
leur développement académique et émotionnel.

Page 38
CONCLUSION
En somme, la présente recherche portait sur : la séparation ou le divorce des parents :
influences sur la réussite scolaire des enfants. Le but de ce travail était d’établir
l’interrelation qui existe la séparation parentale et inadaptation scolaire des enfants
touchés par ce phénomène.
Au demeurant, cette étude est partie d’un cas spécifique concernant une fille qui
présentait plusieurs problèmes liés à l’inadaptation scolaire, parmi lesquels figuraient
des difficultés de concentration, des difficultés d’attention et des comportements
perturbateurs, etc. Ainsi, d’un constat selon lequel plusieurs enfants/élèves vivent dans
un environnement familial précaire et conflictuel les soumettant aux difficultés
scolaires.
C’est ce qui a suscité une question principale sur l’état de cette situation et qui a conduit
à une interrogation de savoir : la séparation ou le divorce des parents influence-t-elle la
réussite scolaire des enfants ?
C’est à cet effet, cette étude a été menée dans l’objectif de vérifier si la séparation
parentale a une influence négative sur la réussite scolaire des enfants, de mesurer l’effet
de la fréquence du contact des enfants aux parents non-résidents et d’examiner
l’influence de la qualité de la relation entre les parents après la séparation sur les
performances scolaires des enfants.
Ainsi, en utilisant une méthode quantitative matérialisée par l’utilisation du
questionnaire et l’analyse statistique et une méthode qualitative matérialisée par
l’entretien de recherche et l’analyse de contenu, nous avons découvert que la séparation
parentale influence négativement la réussite scolaire des enfants. Cela s’explique par le

Page 39
fait qu’après la séparation des parents, l’enfant est enclin à des pensées récurrentes qui
le font souffrir et l’empêchent de se concentrer et d’être attentif sur les apprentissages
scolaires. Cependant la variation de la réussite scolaire des enfants concernés par cette
situation dépend significativement de la fréquence et la qualité de leur contact au parent
non-résident, ainsi que la qualité de la relation entre les parents après la séparation. Car,
les impacts de séparation des parents peuvent être atténués par des contacts réguliers
avec le parent non-résident et par une bonne qualité de la relation entre les parents après
la séparation.
En revanche, loin d’épuiser la recherche dans ce vaste domaine des sciences sociales, le
manque de suivi parental des enfants à domicile n’influence-t-il pas la réussite scolaire
des enfants ?

Page 40
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
➢ Ouvrages et articles

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séparation conjugale », in Couple conjugal, couple parental : vers de nouveaux modèles,
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réussite Scolaire ? », in Population et société, no379, pp. 1-4.

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[Link]
souffrance-des-enfants-02-02-2011-1290604_57.php
[Link]
[Link]

Page 42
Table des matières
SOMMAIRE ................................................................................................................................... 2
DÉDICACE .................................................................................................................................... 3
REMERCIEMENTS .................................................................................................................... 4
LISTES DES TABLEAUX .......................................................................................................... 5
RESUME ........................................................................................................................................ 6
ABSTRACT ................................................................................................................................... 6
INTRODUCTION......................................................................................................................... 7
Chapitre I : CADRE THÉORIQUE MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE ............................ 9
1.1. Cadre théorique ........................................................................................................................ 9
1.1.1. Problématique de recherche....................................................................................... 9
1.1.2. Objectifs de recherche.............................................................................................. 15
1.1.3. Hypothèses du travail ............................................................................................... 16
1.1.4. Clarification conceptuelle ........................................................................................ 16
1.1.5. Effets du divorce ou de la séparation parentale ...................................................... 18
1.1.6. Influences de la séparation parentale sur la vie des enfants .................................. 19
1.1.7. Les effets de la séparation parentale sur les enfants/élèves au plan scolaire ........ 21
1.1.8. Réaction et adaptation des enfants à la séparation et au divorce des parents ....... 24
1.2. Méthodologie de recherche ................................................................................................... 27
1.2.1. Nature de recherche..................................................................................................... 27
1.2.2. Population et échantillonnage ..................................................................................... 27
1.2.3. Techniques et instruments de collecte de données .................................................... 27
Chapitre II : RÉSULTATS-DISCUSSION ET PERSPECTIVES .............................................. 29
2.1. Résultats ................................................................................................................................. 29

Page 43
2.1.1. Présentation des résultats quantitatifs ...................................................................... 29
2.1.2. Présentation des résultats qualitatifs ........................................................................ 31
2.2. Discussion .............................................................................................................................. 33
2.3. Limites .................................................................................................................................... 36
2.4. Perspectives ............................................................................................................................ 37
CONCLUSION ............................................................................................................................ 39
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................ 41
Table des matières ......................................................................................................................... 43

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