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Outils pour accompagner les troubles DYS

La présentation aborde les troubles DYS liés à la lecture, notamment la dyslexie, la dyspraxie visuo-spatiale et la dysphasie, en soulignant les difficultés qu'ils engendrent pour les élèves. Elle met en avant l'importance de détecter ces troubles et d'adapter les méthodes pédagogiques pour compenser les obstacles rencontrés par les enfants DYS. Enfin, le parcours de soin et les différentes aides nécessaires pour ces élèves sont également discutés.

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Outils pour accompagner les troubles DYS

La présentation aborde les troubles DYS liés à la lecture, notamment la dyslexie, la dyspraxie visuo-spatiale et la dysphasie, en soulignant les difficultés qu'ils engendrent pour les élèves. Elle met en avant l'importance de détecter ces troubles et d'adapter les méthodes pédagogiques pour compenser les obstacles rencontrés par les enfants DYS. Enfin, le parcours de soin et les différentes aides nécessaires pour ces élèves sont également discutés.

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Les troubles DYS et la lecture.

Les détecter, les compenser.

Animation coordonnée par Jean-baptiste Martin,


Conseiller pédagogique, Circonscription Cherbourg-Ouest

Aujourd’hui, nous allons vous parler des troubles DYS liés à la lecture.
Notre objectif ce soir est de vous donner des pistes concrètes pour détecter et compenser ces troubles.
Présentation des intervenants
Amandine Vastel, orthophoniste

Association régionale de Prévention


en orthophonie, créée en 1997
12, rue Henri Besnard 61300 L’AIGLE

Elen Legendre, directrice du réseau

Améliorer la prise en charge des enfants et adolescents de


0 à 18 ans présentant des troubles du langage et des
apprentissages dans la Basse Normandie.
CHU Clemenceau CS 30001 14033 CAEN Cedex 9
Présentation des intervenants

Severine Jarde
Professeur des écoles
Présentation des intervenants

Elisabeth Lecarpentier
Professeur des écoles, Maître Formateur
Spécialiste de l’apprentissage de la lecture.
Sommaire

1. Définition des troubles

2. Difficultés visibles et parcours de


soin

3. Adaptations possibles en classe


Sur cette infographie nous pouvons voir les différents troubles DYS.
Le préfixe -DYS provient du Grec et signifie « difficile ».
Nous allons en effet voir combien la vie des personnes atteintes de ces troubles est rendue difficile. Pour nos élèves les répercussions sur
l’apprentissage scolaire sont plus ou moins importants suivant la sévérité des troubles.
DYSCALCULIE - DYSPHASIE - DYSPRAXIE - DYSORTHOGRAPHIE - DYSLEXIE - DYSGRAPHIE
Les troubles de l’attention, qui n’apparaissent pas ici, se retrouvent généralement dans toutes les formes de troubles DYS puisque ceux-ci
apparaissent avec la surcharge cognitive.
En effet à cause de l’effort qu’ils produisent pour compenser leur difficultés, les enfants DYS ont peinent à se concentrer et à soutenir leur
attention lors d’une tâche ou d’une activité particulière, ceci en dépit de leur bonne volonté. Ce trouble de l’attention conduit à de nombreuses
erreurs d’inattention, à un travail inabouti, au non respect des consignes et à une mauvaise organisation.
LECTURE

DYSLEXIE DYSPRAXIE
Troubles du langage VISUO-SPATIALE
écrit Troubles du geste
=> Difficulté à => Difficulté à
décoder localiser les mots

DYSPHASIE
Troubles du langage oral
=> Difficulté à lire à voix
haute

Le temps limité de formation nous a incité à centrer l’animation que sur la lecture et donc à restreindre fortement le discours sur les troubles
DYS.
Ici nous avons dégagé les troubles qui peuvent perturber la lecture : DYSLEXIE, DYSPHASIE, DYSPRAXIE VISUO-SPATIALE
Quand on parle de troubles liés à la lecture, la dyslexie est souvent citée mais nous tenions également à parler de la Dyspraxie car au delà des
gestes, elle provoque des difficultés à localiser les mots.
Les pistes, les aménagements pédagogiques que nous vous proposerons en troisième partie répondront aux besoins d’aides en lecture des
élèves ayant des troubles comme la dyslexie et la dyspraxie visuo-spatiale
DYSPRAXIE VISUO-SPATIALE
La lecture requiert un calibrage des saccades oculaires très
élaboré pour pouvoir localiser les mots et progresser le long de la
ligne.
Les enregistrements des
mouvements des yeux des enfants
dyspraxiques montrent qu’ils ne
peuvent pas fixer longtemps un
stimulus et que leur regard à
tendance à errer sur la feuille ou
l’écran.

=> Prise d’informations visuelles extrêmement coûteuse et


fatigante qui limite considérablement la longueur des textes
que les enfants peuvent lire.
=> Les enfants se perdent dans les textes et ont donc des
difficultés à repérer les informations pertinentes.

La lecture requiert un calibrage des saccades oculaires très élaboré pour pouvoir localiser les mots et progresser le long de la ligne. Les
enregistrements des mouvements des yeux des enfants dyspraxiques montrent qu’ils ne peuvent pas fixer longtemps un stimulus et que leur
regard à tendance à errer sur la feuille ou l’écran.
L’absence d’automatisation des stratégies de regard rend la prise d’informations visuelles extrêmement coûteuse et fatigante. Cela limite
considérablement la longueur des textes que les enfants peuvent lire.
Les troubles d’organisation du regard gênent la prise d’informations lorsqu’elles sont présentées visuellement. Les enfants se perdent dans les
textes, leurs yeux errent sur la page sans qu’ils puissent repérer les informations pertinentes. L’exploration visuelle de l’environnement ou de
figures et dessins est compromise.
Voici quelques célébrités dans des domaines divers (science, chanson, cinéma, informatique…) qui sont DYS, ou qui ont été DYS toute leur
vie. La dyslexie n’a aucun lien avec les capacités intellectuelles.
y s » est
f a n t D
n
Un « e onté à une
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Il est important de retenir que :


- Généralement un « enfant Dys » est confronté à une association de troubles, à plusieurs difficultés. Les noms des troubles renvoient à des symptômes, à des
manifestations physiques, à des difficultés. Chaque enfant est unique et ne peut être défini par une seul trouble. Par exemple la dyslexie ou la dyscalculie sont
fréquemment associées à des troubles de la coordination motrice (dyspraxie) ou de l’attention. En outre, un problème de langage oral (dysphasie) est associé à un risque
de dyslexie dans 50 % des cas.
- Un « enfant Dys » n’a aucun déficit : Comme le présenté l’exemple des célébrités de la diapositive précédente, l’enfant puis ensuite l’adulte ne présente pas de déficit
intellectuel, de trouble sensoriel ou perceptif (surdité, cécité…), de troubles psychologiques, de carence affective, d’un manque de stimulation.
- Un « enfant Dys » le sera toujours : les troubles persistent dans le temps et se compensent plus ou moins selon la sévérité initiale.
Un « enfant Dys »
doit toujours faire
plus que les autres

Un « enfant Dys »
aura toujours
besoin d’une aide

En tant qu’enseignant ces éléments nous amène à une constatation importante :


Nos élèves présentant des troubles Dys sont des enfants normaux qui auront toute leur vie des obstacles à franchir pour faire ce que les élèves
non atteints réaliseront sans aide et plus rapidement.
Autrement dit les élèves présentant des troubles Dys auront toujours besoin d’aide pour avancer dans les apprentissages. Il devient
alors important au risque de perdre ces élèves de déployer les adaptations nécessaires qui permettront à l’enfant d’avoir les mêmes chances
que les autres de réussir leur parcours scolaire.
Les notions d’effort et de lenteur sont au coeur des
troubles des apprentissages.

Lecture de la fable Le corbeau et le renard


Lien pour écouter la lecture : le_corbeau_lecture_dys.mp3

Pour les personnes DYS certaines tâches sont plus difficiles. Pour les réaliser elles doivent mettre en oeuvre des stratégies alternatives et
utiliser des aides. Sans ces stratégies ou aides, chaque tâches est synonyme d’efforts et de lenteur. Il est alors vite arrivé de penser que les
personnes DYS se découragent facilement, surtout quand le trouble n’est pas détecté, qu’elles sont peu motivées. Alors qu’au contraire ce
sont des personnes qui doivent faire plus d’efforts, et qui utilisent des stratégies compensatoires pour réaliser une tâche. Ce sont des
personnes motivées qui perdent leur motivation face aux tâches proposées
Dans ce sens elles font alors preuve d’autant de persévérance et d’intelligence que les autres.
Nous allons entendre un élève DYS en train de lire la fable Le corbeau et le renard. Vous noterez combien l’effort produit est perceptible.
Lien pour écouter la lecture : le_corbeau_lecture_dys.mp3
La situation de double tâche
Gérer en même temps deux actes volontaires non
automatisés

DYS = absence d’automatisation des apprentissages, de


savoir-faire concernant un domaine spécifique.

L’élève dyslexique devra toujours se concentrer pour


déchiffrer un texte.

La double tâche est souvent évoquée pour expliquer la fatigabilité des enfants dys, leurs échecs dans la compréhension de la lecture, leur
impossibilité à retenir un cours.
Notre cerveau se trouve en situation de double tâche dès qu’il doit gérer en même temps deux actes volontaires non automatisés.
Dans les troubles DYS il y a absence d’automatisation des apprentissages, de savoir-faire concernant un domaine spécifique.
Par exemple un enfant dyslexique n’automatisera pas la lecture, il devra toujours se concentrer pour déchiffrer un texte.
Une personne DYS n’automatisera jamais certaines procédures. De façon souvent inconsciente, elle sera concentrée sur cette tâche non
automatisée. Ceci l’empêchera d’être libérée pour en réaliser une autre en parallèle. Une fois qu’on a compris ce mécanisme, c’est une
évidence que lors des apprentissages scolaires un cerveau "dys" se trouve sans cesse en situation de double tâche.
Répartition de l’énergie chez un enfant « lambda » :

décodage
compréhension

Répartition de l’énergie chez un enfant Dys :

décodage compréhension

Chez un enfant « Lambda » le décodage est de plus en plus automatisé il peut donc se concentrer sur la compréhension.
Chez l’enfant Dys le décodage pompe toute l’énergie et l’attention. L’énoncé n’est pas long mais il galère pour le lire, il tente de différencier les
lettres, de repérer des mots. Il déchiffre, décode au point de ne plus comprendre le sens de ce qu’il lit. Il est en double tâche comme le
débutant en lecture.
La poésie au tableau à copier n’est pas longue mais en plus, il souffre d’un trouble oculomoteur qui l’empêche de fixer correctement son
regard après chaque saccade pour accommoder, voir tout au loin sans sauter des mots ou une ligne. Et idem, ses yeux doivent ensuite rendre
nettes les lignes proches sur son cahier ! Il doit tant se concentrer pour parvenir à retranscrire, qu’il s’épuise et zappe la fin du texte. Sans
aménagements, il essayera au prix d’un tel effort qu’il risque de décrocher et de perdre toute estime de lui.
L’objectif de la lecture est de comprendre le
message que l’on a déchiffré.

Le but des adaptations en classe en partie 3 sera donc


de compenser, d’équilibrer les charges pour que l’enfant
puisse consacrer plus d’énergie à la compréhension.

Décodage compréhension

En adaptant les leçons et cours, en outillant ces élèves avec l’ordinateur, nous pouvons soulager les élèves DYS de la lecture en leur
permettant d’entendre, d’écouter l’énoncé qui est distribué. Mais aussi en limitant les textes, en modifiant leur présentation. Ainsi nous
équilibrons les charges pour que l’enfant puisse consacrer plus d’énergie à la compréhension.
Sommaire

1. Définition des troubles

2. Difficultés visibles et parcours de


soin

3. Adaptations possibles en classe

Passons à présent à la deuxième partie avec des éléments pour savoir à la vue de quelles difficultés nous devons lancer les démarches de dépistage et de diagnostique
médical.
Difficultés visibles
• L’enfant lit vite mais mal, ou au contraire lecture très lente et laborieuse

• Épuisement rapide au décodage

• Lenteur pour retrouver une information

• Confusions lettres / sons

• Eparpillement face à une multiplicité d’informations

• Consignes données en collectif ne sont pas écoutées.

• Décalage entre compétences logico-mathématiques et la lecture.

Le caractère permanent de ces troubles au cours du cycle 2 est un


signal important.

Les signaux d’alerte sont liés notamment à une fatigabilité à la lecture.


L’enfant a les compétences pour apprendre à lire seulement il ne sait pas organiser son regard et s’épuise vite au décodage.
Il se fatigue vite, se rapproche de plus en plus de sa feuille, se perd dans le texte et finit par de décourager. Il risque de perdre le goût de la
lecture.
L’enfant s’éparpille lorsqu’il y a une multiplicité d’informations sur un même support.
Pour répondre aux questions posées et consignes à l’écrit, il peut donner l’impression qu’il ne comprend pas ce qu’il lit, il est très lent pour
retrouver une information dont il a besoin car
- il se perd dans le texte, dans les changements de plans (cahier, tableau)
- une fois qu’il a rassemblé et organisé les informations s’il attend trop longtemps pour les exprimer, il les perd.
Très souvent une consigne donnée en collectif n’est pas écoutée, il ne l’intègre vraiment que lorsqu’elle lui a été répétée individuellement.
Il y a lieu de s’inquiéter quand ces difficultés sont systématiques, qu’elles sont présentes en permanence.
Paroles d’une enseignante
et de parents
LIEN VERS L’EXTRAIT VIDEO

Arrêter la lecture à 3’14

En 2007, l’INSERM a publié un ouvrage nommé Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie : Bilan des données scientifiques. Il fut
accompagné d’une vidéo d’une vingtaine de minutes dont j’ai sélectionné deux extraits. Dans le premier nous entendons une enseignante
évoquait les troubles des apprentissages en lecture puis des parents qui expliquent comment ils ont pris connaissance des troubles de leurs
enfants.
Nous pouvons retenir la différenciation faite par l’enseignante entre les retards dans l’apprentissage de la lecture liés à une maturation plus
lente et et ceux liés à des troubles DYS.
Et puis le début de parcours de soin évoqué par les parents qui va être au coeur de notre deuxième partie.
LIEN VERS
Paroles de chercheurs
LIEN VERS L’EXTRAIT VIDEO

Arrêter la lecture à 16’01

Voici le second extrait où des chercheurs prennent la parole aux côtés de l’enseignante et des parents du premier extrait.
Retenons :
La période de fin de printemps de CP évoqué par un chercheur. Même si rappelons le l’apprentissage de la lecture s’étend sur tout le cycle 2 et
3.
L’importance de l’oral pour faciliter la lecture et la compréhension.
L’importance du temps consacré à lire pour espérer des évolutions.
Le rôles des aides qui n’effaceront pas le trouble mais le compensent en apprenant d’autres stratégies.
Les élèves DYS pour être pris en charge doivent suivre un parcours de soin qui peut se résumer rapidement par une évaluation auprès d’un
médecin, le diagnostic posé par un orthophoniste puis la rédaction d’un Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP).
La prise en charge s’adapte aux troubles :
- Orthophoniste agit sur les troubles de la prononciation, les fonctions associées à la compréhension, à la réalisation et à l'expression du
langage oral et écrit.
- Psychomotricien qui aide ses patients à maîtriser leur corps, à rééduquer des fonctions physiques perturbées.
- Ergothérapeute trouve des solutions pratiques aux difficultés que les personnes rencontrent au quotidien, afin de favoriser leur autonomie
- L’orthoptiste, véritable kiné des yeux, qui prend en charge des problèmes oculaires qui ne peuvent être traités ni à l’aide de lunettes, ni par la
chirurgie.
- Le psychologue, c'est un spécialiste de l'esprit, de tout ce qui est psychique et qui aide à soutenir et apaiser les difficultés individuelles.
Parcours de soin
REPÉRAGE

DES ACTEURS
DÉPISTAGE

DIAGNOSTIC

INTERVENTION DES OUTILS

ACCOMPAGNEMENT

Corinne LEBRESNE psychomotricienne - Céline GIOT-FLEURY orthophoniste - Amandine VASTEL orthophoniste


REPÉRAGE

familles médecins enseignants

Corinne LEBRESNE psychomotricienne - Céline GIOT-FLEURY orthophoniste - Amandine VASTEL orthophoniste


DÉPISTAGE

Psychologue
Psychologue scolaire

familles
médecins psychologues

Médecin généraliste
Pédiatre
Médecin spécialiste : ORL,
ophtalmologiste,
psychiatre, pédopsychiatre,…
Médecin de PMI, médecin
scolaire

Corinne LEBRESNE psychomotricienne - Céline GIOT-FLEURY orthophoniste - Amandine VASTEL orthophoniste


DIAGNOSTIC MÉDICAL

familles
Examens complémentaires,
Bilans orthophoniques,
médecins orthoptiques, psychomoteurs,..

Corinne LEBRESNE psychomotricienne - Céline GIOT-FLEURY orthophoniste - Amandine VASTEL orthophoniste


Nous avons évoqué le dispositif PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) pour les élèves DYS.
Le site ministériel Eduscol propose un dossier sur les différents dispositifs proposés en réponse aux besoins éducatifs particuliers des élèves.
Nous pouvons voir sur cette infographie que le PAP concerne les élèves ayant des troubles des apprentissages.
Les élèves en situation de handicap sont quant à eux concernés par le PPS (Projet personnalisé de scolarisation).
Bien entendu un élève ayant des troubles des apprentissages peut être également en situation de handicap et donc disposer d’un PPS.
Sommaire

1. Définition des troubles

2. Difficultés visibles et parcours de


soin

3. Adaptations possibles en classe


Dans le bulletin officiel de janvier 2015 qui définit le contenu d’un PAP, nous pouvons saluer le bel effort fait par la DGESCO (Direction générale
de l'enseignement scolaire, au Ministère de l'EN) pour recenser et fournir des listes (non exhaustives) d'adaptations et d'aménagements
possibles.
Exemple d’items pour l’école élémentaire :
- Proposer à l’élève une lecture oralisée (enseignant ou autre élève) ou une écoute audio des textes supports de la séance
- Surligner des mots clés / passages importants pour faciliter la lecture de l’élève.
Etc..
L’un des intérêts de ces documents est que les items qu’ils proposent sont d’ordre pratique et qu’ils s’adressent prioritairement aux
enseignants qui doivent mettre en place les aménagements pédagogiques. La circulaire souligne avec raison qu’il sera plus judicieux de se
fixer sur quelques items dont on suivra avec attention la mise en œuvre tout au long de l’année pour s’assurer qu’ils atteignent les objectifs
escomptés plutôt que de se fixer un trop grande nombre d’items.
Nous pouvons voir ici des propositions d’adaptations transversales.
Puis ici celles plus spécifiques à la lecture et au langage oral. Nous en retrouvons certaines dans les adaptations qui vont suivre.
Adaptations possibles en classe

I LI TÉ
B
VISI LISIBILITÉ

DÉCODAGE
COMPRÉ
HENSION

Nous avons décidé d’organiser les adaptations en 4 parties :


VISIBILITE
LISIBILITE DES DOCUMENTS
LE MOMENT DU DÉCODAGE
LA COMPREHENSION DES TEXTES LUS
Certaines adaptations listées ci-après vous paraîtront évidentes. Toutefois nous avons préféré les placer tout de même ici afin d’obtenir un
recensement le plus exhaustif possible.
N’hésitez pas à partager avec nous des aides ou adaptations pour que nous les rajoutions au document.
L IT É
VIS IBI
Enfant placé
devant et au
centre du tableau.

Attention au soleil

Bon éclairage

- Veillons pour le bien-être de l’enfant qu’il soit placé devant et au centre du tableau. Ce qui lui permettra d’avoir une meilleure visibilité des
écrits ou des leçons.
- Soyons attentif aux reflets du soleil sur le tableau et sur sa table qui peuvent rendre difficile sa lecture et le fatiguer.
- Assurons nous qu’il y ait un bon éclairage dans la pièce pour la lecture (ni trop intense ni trop sombre).
L I T É
LIS IBI

Objectifs

Rechercher une organisation claire et attrayante

Privilégier les écrits dactylographiés aux écrits


manuels

Une des adaptations essentielles est de veiller à la mise en page du document sur lequel l’enfant doit travailler : l’organisation doit être claire et
attrayante.

Privilégier les écrits dactylographiés aux écrits manuels


L I T É Police de caractères
LIS IBI

Arial

Verdana

Tahoma

Calibri ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ
abcdefghijklmnopqrstuvwxyz

Il est préférable de choisir une police de caractères non fantaisiste qui empêche les confusions de graphèmes.
Choisir avec l’enfant la police de caractères qui lui semble la plus lisible.
Notez par exemple l’intérêt de Calibri avec le g qui se distingue du q et du p.
L I T É Police de caractères
LIS IBI
Comic Sans MS

Une police comme Comic Sans MS est à évité. Par exemple la a et o sont trop ressemblants. Ce qui n’était pas le cas dans les polices de la
page précédente.
Une police pour les DYS a été crée en 2012: OPENDYSLEXIC. L’épaisseur des traits a été choisi pour éviter les confusions.
I L I TÉ Police de caractères
LISIB
Lien vers le reportage sur OpenDyslexic

Voici un court reportage diffusé à la télévision sur l’utilisation de OPENDYSLEXIC.


LIEN VERS LA VIDEO
Aujourd’hui, il n’y pas de consensus des experts sur son utilisation. Les seuls juges de son efficacité restent l’enfant et l’enseignant qui l’utilise.
A noter que cette police a été intégrée dernièrement sur la plupart des liseuses dont notamment la Kindle d’Amazon.
L I T É Format des caractères
LIS IBI

Gros caractères (taille 12 minimum)


Augmenter les interlignes (1,5 ou 2)
Surligner une ligne sur deux
Alterner les couleurs des lignes

- Utiliser de gros caractères (taille 12 minimum).


- Augmenter les interlignes (interligne 1,5 ou 2).
- Si l'enfant a des difficultés à se repérer dans les lignes, surligner une ligne sur deux.
- Pour aider les enfants à soutenir leur regard le long d’une ligne, on peut leur proposer une alternance de lignes de couleur bleue, rouge, et
verte. Il est aussi possible à partir du texte en noir de surligner les lignes avec des feutres de différentes couleurs.
Un petit rappel concernant l’empan visuel. L’empan visuel est le nombre de lettres que l’œil voit en une fixation. Lorsque les caractères sont
trop gros, notre empan visuel diminue. Nous ne voyons plus, en moyenne 12 lettres, mais bien moins. Il est alors important de penser à réduire
petit à petit la taille des caractères quand l’enfant a progressé.
L I T É Présentation des textes
LIS IBI
Placer des illustrations utiles

Espacer les informations

Ne pas surcharger la feuille

Surligner ou mettre en gras les mots


importants

Évitons les présentations en colonne.

Le principe conducteur est d’aérer le document. Évitons de tasser les textes pour les faire entrer dans une seule page.
Il faut trouver un bon équilibre et ne placer que des éléments utiles. Les illustrations doivent par exemple être présentes si elle permettent de
favoriser la compréhension des textes ou du vocabulaire.
Espacer les informations, en les répartissant sur la page entière mais ne surcharger pas la feuille et les écrits. Sinon l’enfant lira tout et ses
difficultés de lecture l’empêcheront de faire le tri entre l’essentiel et l’accessoire.
Utiliser de la couleur pour surligner les mots importants ou les mettre en gras.
L I T É Présentation des textes
LIS IBI
Moins d’exercice par page et agrandi.

Aurélie Clérembaux, Ergothérapeute à Granville suggère pour les élèves dyspraxiques de mettre 1 exercice par page et agrandi.
Si cela n’est pas possible elle propose de placer un cache et de dévoiler les exercices progressivement.
L I T É L’espacement des caractères et des mots

LI SIBI D'après une étude scientifique de 2012,


l’augmentation de l'espacement des lettres d'un
mot et des mots améliore la vitesse et la qualité de
la lecture chez les enfants souffrant de dyslexie.

D'après une étude scientifique ( [Link] ), l'augmentation de l'espacement des lettres d'un mot et
des mots améliore la vitesse et la qualité de la lecture chez les enfants souffrant de dyslexie, et ce sans aucun entrainement préalable. Ils lisent
en moyenne 20 % plus vite et font deux fois moins d'erreurs.
Cette amélioration pourrait être due au fait que les enfants souffrant de dyslexie ( ou de dyspraxie visuo-spatiale ) sont particulièrement
sensibles à « l'encombrement perceptif », c'est-à-dire au masquage visuel de chaque lettre par celles qui l’entourent.
[LIEN VERS LA VIDEO TUTORIEL]
L I T É
LIS IBI

Adaptations définies
avec l’enfant
Il n’existe toujours pas de recommandations « type »

Ces adaptations sont à définir avec l’enfant. Certains enfants ont besoin d’une police très grosse, d’autres sont désarçonnés quand le texte est
trop gros et préfère une petite police avec un grand interligne. Certains sont très aidés par les couleurs, d’autres sont au contraire, gênés par la
multiplicité des couleurs. Enfin, un enfant peut être plus à l’aise avec une police 24 à 8 ans et préférer une police 16 à 12 ans. Il est donc
essentiel de pouvoir lui proposer plusieurs exemples d’adaptations et de choisir avec lui celle qui lui convient le mieux.
Ainsi il n’existe toujours pas de recommandations « type », il n’existe que des suggestions qui sont, comme d’habitude, à essayer avec l’enfant
lui-même pour savoir réellement celles qui lui conviennent le mieux. C’est pour cela que par exemple la police Opendyslexic ne fait pas
forcément l’unanimité.
I L I TÉ L’aide numérique
LISI B
Édition de Extraire les textes à partir de
documents fichiers PDF ou images
(manuels, livres scannés)

Édition de Adapter rapidement des


textes textes dactylographiés au
format décidés avec l’enfant

Lis pour les élèves des textes


Lecture vocale
dactylographiés
L I TÉ L’aide numérique Retravailler un document

LISI BI scanné au format PDF.


Il permet entre autres de
souligner, de surligner du
texte.
Ce logiciel possède un système OCR (Optical character recognition) permet
de convertir un fichier image, PDF ou un document scanné en fichier texte
modifiable et de l'ouvrir directement dans un éditeur de texte.

Intérêt du système OCR (Optical Character Recognition) qui permet de convertir un fichier image, un fichier PDF ou un document scanné en
fichier texte modifiable et de l'ouvrir directement dans un éditeur de texte.
[LIEN POUR TÉLÉCHARGER PDF X CHANGE]
I L I TÉ L’aide numérique

L I S I B Dys-Vocal est un logiciel d'aide à


la lecture et à l’écriture

Dys-Vocal est un logiciel d'aide à la lecture et à l’écriture pour personnes souffrant de troubles Dys ( dyslexie, dyspraxie visuo-spatiale).
modification d'interlignes
barres de début et fin de ligne
espacement des caractères,
espacement de mot
police Open-Dyslexic
système OCR
La fonction "Profil" du logiciel Dys-Vocal permet de transformer entièrement un texte d'un seul clic à partir d'une liste d'adaptations
sélectionnées par l'utilisateur.
Les profils sont automatiquement enregistrés et peuvent être rappelés et modifiés à tout moment .
I L I TÉ L’aide numérique

L I S I B Coupe-Mots intégré dans Dys-Vocal simplifie le


découpage visuel des syllabes.

Dys-vocal inclut le module CoupeMots ainsi qu'un module de lecture et de reconnaissance vocale
Coupe-Mots intégré dans Dys-Vocal est conçu pour aider les enfants Dys ( dyslexiques et/ou dyspraxiques visio-spatiaux ) dans
l’apprentissage de la lecture, en simplifiant pour eux le découpage visuel des syllabes.
Coupe-Mots traite les finales muettes et permet d'isoler des sons complexes ou de traiter des lettres particulières.
Dus-Vocal propose également SDVocal, un logiciel de lecture par synthèse vocale capable de lire à l'aide d'une voix de synthèse un texte dans
toute application ( éditeur, page web , mail ) . Ce logiciel dispose également d'un module de reconnaissance vocale permettant de dicter un
texte, celui-ci s'écrivant alors directement dans l'application choisie.
L I T É Le ruban Word et Open Office du

LIS IBI Cartable Fantastique pour adapter


des textes, leçons et exercices.
Source : Ruban Cartable Fantastique Video

Le Cartable Fantastique est une association qui propose des ressources permettant de faciliter la scolarité des enfants en situation de
handicap, et plus particulièrement dyspraxiques. Ces ressources naissent du croisement des regards de chercheurs en sciences cognitives et
d’enseignants.
Dans cette vidéo [LIEN] on nous présente les possibilités d’une barre d’outils qui peut s’ajouter à Word ou Open Office.
I L I TÉ L’aide numérique
LISIB

Ce logiciel en ligne payant permet d’adapter en quelques


clics, leçons, problèmes, textes de littératures…
Les document est adapté afin de le rendre lisible suivant les
profils définis pour chaque élève.

Son utilisation est gratuite les 30 premiers jours, idéal pour se


faire son avis.

Une première vidéo de présentation globale du logiciel : [LIEN]


Une deuxième vidéo qui présente plus en détail les fonctionnalités : [LIEN]
Une troisième vidéo où nous pouvons voir l’adaptation d’un document : [LIEN]
DÉCODAGE Avant le décodage
Présenter les nouveaux mots.

Possibilité de numéroter les lignes

Alterner la couleur des syllabes (en rouge et bleu)

Les lettres muettes en gris

Les petits mots fonctionnels en noir.

Ex : Rémi et Léa ramassent des champignons.

Pour préparer la lecture, nous pouvons présenter d’abord à l’élève les nouveaux mots qu’il va rencontrer.
Possibilité de numéroter les lignes si cela aide l’enfant à ne pas en sauter. Il peut ainsi barrer les numéros une fois la ligne lue.
Alterner la couleur des syllabes (en rouge et bleu) peut aider certains enfants dans leur lecture. Les lettres muettes peuvent être mises en gris et
les petits mots fonctionnels en noir. Ex : Rémi et Léa ramassent des champignons.
DÉCODAGE Pendant le décodage
Oraliser les consignes

Lecture alternée

Pas d’obligation de lire

Gérer un débit trop rapide

Aider à lire les mots et les passages difficiles

Accepter la subvocalisation à voix basse

Utilisation d’une aide (doigt, règle,cache)

Oraliser les consignes écrites et les énoncés, les lire ou les faire lire par un autre élève.
Ne pas obliger l’enfant à lire à voix haute, sauf s’il le demande.
Pour alléger la charge du décodage lors de la lecture d’un texte, il est possible de faire de la lecture alternée. L’adulte et l’enfant lisent chacun à
tour de rôle. En respectant le rythme de l’enfant.
Accepter le suivi de ligne par un doigt, une règle, un cache qui l’aideront à ne pas sauter de mots ou de lignes.
Si l’enfant souhaite lire à voix haute et s’il a un débit trop rapide le faire ralentir. Un débit trop rapide limite l’accès au sens et entraîne une
augmentation des erreurs.
Aider à lire les mots et les passages difficiles.
Accepter la subvocalisation à voix basse
DÉCODAGE Pendant le décodage

Voici un exemple de règle de lecture. C’est 16 euros les 10 règles.


DÉCODAGE Pendant le décodage

Voici d’autres outils.


DÉCODAGE Pendant le décodage

Deux photos d’utilisation des règles de lecture.


UG
LEOCDTA
DAÉC
L RE Lecture vocale

En ligne ou installé sur l’ordinateur.

Nous avons tout à l’heure que Dys-Vocal proposait un système de lecture vocale.
Il existe d’autres logiciels gratuit.
Natural reader ([Link] permet une lecture vocale en ligne ou via une application installé sur l’ordinateur.
UG
LEOCDTA
DAÉC
L RE Lecture vocale

Un autre logiciel de lecture vocale


UG
LEOCDTA
DAÉC
L RE Lecture vocale

Sur la tablette iPad il est possible de configurer l’accessibilité de l’application iBooks qui est une liseuse.
Dans les réglages ils suffit d’activer « Enoncer la sélection » puis de choisir la vitesse de la lecture et l’activation ou non du sur-lignage des
mots.
UG
LEOCDTA
DAÉC
L RE Lecture vocale

En sélectionnant le texte un bouton prononcer apparait et lance la lecture où les mots lus sont surlignés.
Possibilité de supprimer le son pour juste utiliser le surlignage qui aide à suivre les lignes avec les yeux.
L’enfant peut lire seul puis décider de lui même ce qu’il sélectionne pour que la voix lui lise.
Possibilité de faire grossir les caractères et de choisir la police.
Par contre impossible de varier la taille de l’interligne.
L’offre numérique en littérature jeunesse reste malheureusement insuffisante.
UG
LEOCDTA
DAÉC
L RE Lecture vocale

Proposer si possible des livres-audio pour la lecture d’œuvres.


Autre possibilité : l’école peut constituer une bibliothèque de livres enregistrés (livres lus par un professeur, des élèves, des parents).
Un premier site qui propose des livres audio : [Link]
Adresse et contact vers la bibliothèque sonore de CHERBOURG OCTEVILLE qui peut enregistrer des livres :
MAISON Françoise GIROUD 1, Rue du Neufbourg - CHERBOURG OCTEVILLE [Link].44 - adresse mail : 50C@[Link]
lundi & jeudi de 8H30 à 12H
UG
LEOCDTA
DAÉC
L RE Lecture vocale

Un autre site qui propose de télécharger des versions audios de livres.


[Link]
UG
LEOCDTA
DAÉC
L RE Lecture vocale

Un autre site qui propose de télécharger des versions audios de livres


[Link]
UG
LEOCDTA
DAÉC
L RE Les lettres
Une bonne connaissance des lettres (le nom, le son et
la graphie) favorise la lecture.

Larousse

Pour certains élèves il est nécessaire de recourir au toucher pour mémoriser.


L’association du geste et du son permet également la mémorisation.
Le coffret Larousse Montessori comprend notamment : 104 lettres rugueuses, 52 majuscules et 52 minuscules.
Les fiches Borel Maisonny est facilement récupérable sur internet.
RE Continuer l’apprentissage
DAÉC
L UG
LEOCDTA
Travail phonologique régulier

La connaissance consciente que les mots du langage


oral sont composés d'unités plus petites :
syllabes, phonèmes.
Augmente les compétences en :

- décodage
- en orthographe
- en écriture (production écrite).

Les compétences en compréhension s'améliorent car


moins d'énergie en décodage.

Le travail de la phonologie permet la connaissance consciente que les mots du langage oral sont composés d'unités plus petites : syllabes,
phonèmes.
L’entrainement à la conscience phonologique augmentent les compétences en décodage, en orthographe et en écriture (production écrite).
Les compétences en compréhension s'améliorent car moins d'énergie en décodage.
Continuer
UG
LEOCDTA RE l’apprentissage
DAÉC
L
Travail phonologique régulier

Dénombrer Fusionner les syllabes


Segmenter en mots
Segmenter Comparer et trier selon les
les syllabes attaques et les rimes
Transformer les syllabes
en modifiant les phonèmes
Manipuler les phonèmes

Selon les chercheurs il a été noté que les élèves en difficultés dont les DYS savent scander les syllabes mais ne maîtrisent pas la notion de
mots, les rimes, la fusion, et la localisation de syllabes et de phonèmes, et qu’ils confondent phonèmes et syllabes.
Les résultats des recherches montrent que les progrès apparaissent à partir de la 17 ème séance. Cela nécessite donc un travail régulier et sur
la durée. Nécessité de continuer l’apprentissage de la lecture. De travailler régulièrement la phonologie au delà du CP. Cela passe notamment
par un entrainement pour diminuer la confusion des sons. La prolongation du cycle 2 doit permettre ce travail. Et que le cycle 3 qu’on nomme
d’approfondissement ne doit faire l’impasse sur cet apprentissage pour certains élèves. Il semble incontournable aujourd’hui de continuer la
lecture des syllabes tout au long de ces cycles.
Continuer l’apprentissage
DAÉC
L UG
LEOCDTA RE Travail phonologique régulier

[Link]
Le prince des mots tordus [Link]/
UG
LEOCDTA RE Ressources
DAÉC
L
Exercices et textes déjà adaptés

Le site Cartable Fantastique met à disposition des enseignants une base de données importante de leçons et exercices pour le cycle 2, 3 et 4.
UG
LEOCDTA RE Ressources
DAÉC
L
Exercices et textes déjà adaptés
UG
LEOCDTA RE Ressources
DAÉC
L
Exercices et textes déjà adaptés

Les textes existent en version pour la classe et en version adaptée.


UG
LEOCDTA RE Ressources
DAÉC
L
Exercices et textes déjà adaptés

Les exercices sont aussi adaptés pour être remplis et imprimés à partir d’un ordinateur.
C O MP R É H ENSIO N Obstacles

mots /
la lenteur univers
du sauts de
inconnus
décodage lignes

confusions
de sons ou phrases
de mots complexes

Elle peut être entravée entre autres par les obstacles suivant :
- la lenteur du décodage
- d’éventuels sauts de lignes
- des confusions de sons ou de mots
- la présence d’un mot inconnu ou qui n’a pas de sens pour l’enfant dans un nouveau contexte
- la présence de phrases vagues, ambiguës, complexes
C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture
Lecture anticipée la veille

Images en lien avec le texte

Parler de l’univers de référence.

Travailler le vocabulaire

Lecture à haute voix avant de donner le texte écrit

Lire les questions avant

- Mettre le texte à disposition de l’élève pour une lecture anticipée (APC) ou de parler de lieux des personnages, du sujet principal, de raconter
un résumé de l’histoire, de lui montrer des images.
- Éclaircir tout ce qui pourrait ne pas être compris: vocabulaire ou concepts nouveaux, abstraits, structures de phrase complexes. Il serait
bénéfique de les accompagner de supports visuels pour aider l’élève à en extraire le sens.
- Si sa compréhension écrite est très déficitaire, ne pas d’emblée donner le texte écrit. Le lire à voix haute pour privilégier la compréhension ;
puis donner l’écrit en support.
- Dans un exercice où il s’agit de répondre à des questions sur un texte, l’inciter par commencer à lire les questions pour savoir ce qu'il
cherche. Éventuellement il peut utiliser un système de code couleurs pour chaque question il soulignera la réponse de la même couleur dans le
texte
C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture
La lecture des groupes de sens
par le groupe de recherche de l’Académie de Strasbourg (Fluence 06)

La forme, la taille des caractères utilisés et leur police, le


contraste de l’encre sur le papier, l’interligne….

+
un pré-découpage d’unités brèves de sens
On entend par unité de sens le regroupement de mots
signifiants (Dans la forêt / un nouveau lutin / vient de naître).

Un groupe de recherche de l’Académie de Strasbourg (Fluence 06) proposé une piste intéressante pour faciliter la compréhension des élèves
dyslexiques.
Selon ce groupe la présentation d’un document texte, sa forme, la taille des caractères utilisés et leur police, le contraste de l’encre sur le
papier, l’interligne, bref tous les éléments reconnus pour favoriser le déchiffrage peuvent être complétés par la mise en évidence d’unités de
sens inférieures à la phrase et à la proposition.
L’aide à la lecture serait donc un pré-découpage d’unités brèves qui guideraient les élèves dyslexiques dans la construction du sens. On
entend par unité de sens le regroupement de mots signifiants (Dans la forêt / un nouveau lutin / vient de naître).
C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture
La lecture des groupes de sens

texte en bloc des groupes de mots

Effet psychologique

Effet sur le rythme de la lecture

Les élèves ne seraient plus face à un texte en bloc à parcourir des yeux, sans savoir à l’avance quels mots vont ensemble mais face à des
groupes de mots.
Effet psychologique : la difficulté de lire serait répartie, l’effort à allouer se ferait petit groupe par petit groupe, ce serait moins stressant.
Effet sur le rythme de la lecture : les pauses, les arrêts de la lecture ne seraient pas conditionnés par un choix aléatoire ou une
fatigue du lecteur ou son incapacité à traiter plus de mots mais par un choix préalable du professeur fondé sur le sémantique, autrement dit
un vrai guidage de sens.
C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture
La lecture des groupes de sens
Test de 2 présentations :
version alternance gras / non gras

Le groupe de recherche a présenté deux présentations d’un texte à des élèves DYS de 6ème.

Une première version séparait les unités de sens par une alternance gras / non gras
C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture
La lecture des groupes de sens
Test de 2 présentations :
version espacée

Une deuxième version séparait les unités de sens par une espacement important.
C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture
La lecture des groupes de sens
Réaction à ces deux présentations

Les réactions des élèves ont été recensées.


Nous notons l’absence de consensus :
Laurent et Dolorès ont beaucoup aimé l’alternance gras/non gras.
Contrairement à Irène et Carla qui ont préféré largement la version avec les espaces blancs.
C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture
La lecture des groupes de sens

Test d’une troisième


présentation :
version colonne

Une troisième présentation en colonne a ensuite été testé.


Les unités de sens sont les unes en dessous des autres. L’effet texte bloc est ici totalement absent.
C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture
La lecture des groupes de sens
Réaction à la version colonne

La présentation a convaincu 3 élèves sur les 4.


Cette recherche n’a pas de valeur scientifique mais nous pouvons poser l’hypothèse qu’utiliser le découpage en ligne d’un énoncé peut alléger
la mémoire de travail : le stockage devient moins important. Cela permettrait également à l’élève d’identifier plus aisément les unités de sens.
Le traitement de l’information contenue dans le texte est donc facilité.
C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture
La lecture des groupes de sens
Site Instit 90 réalisé par Sylvain Obholtz

Sylvain Obholtz s’est inspiré de ce travail pour proposer des séquences de lecture pour ses élèves qui n'anticipe pas suffisamment pour
identifier les groupes de sens et/ou de ponctuation.

Il reprend la séparation des groupe de sens avec cette fois des drapeaux.
C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture
La lecture des groupes de sens
Site Instit 90 réalisé par Sylvain Obholtz

Ou une alternance de couleur.


C O MP R É H ENSIO N Avant la lecture

La lecture des groupes de sens

Il met à disposition ses textes au format word ce qui nous a permis de créer rapidement une troisième présentation en colonnes.
Nous pensons que cette présentation mériterait d’être proposer aux élèves DYS afin d’observer ses effets sur la fluidité de la lecture et la
compréhension des textes.
C O MP R É H ENSIO N Pendant la lecture

Travailler sur la lecture du titre

Alterner lecture à voix haute de l’enseignant et lecture


seule.

Surligner les mots / phrases pouvant répondre aux


questions.

Travailler la perception des petits mots essentiels

Oraliser les consignes écrites et les énoncés.

Une fois la lecture lancé. Nous pouvons tout d’abord nous arrêter sur le titre qui, avant même celle du texte, renseigne sur le sujet qui sera
abordé : « que comprends-tu du titre ? à ton avis de quoi cela va parler ? ». Ce questionnement permet une préparation à la lecture et à sa
compréhension.
Alterner lecture à voix haute de l’enseignant et lecture seule. Pratiquer la lecture alternée peut aider l’enfant à se concentrer davantage sur le
sens de ce qui est lu.
Surligner les mots / phrases pouvant répondre aux questions.
Aider à leur compréhension en travaillant la perception des petits mots essentiels et en attirant l’attention de l’enfant sur leur importance (ex de
consigne : souligne les éléments qui ne sont pas bleus).
Et bien sûr oraliser les consignes écrites et les énoncés, les lire ou les faire lire par un autre élève permettra aux élèves d’éviter la double tache :
décoder et comprendre la consigne.
C O MP R É H ENSIO N Après la lecture
Parler avec l’élève.

L’encourager à reformuler, à déterminer l’idée maîtresse, à


s’interroger sur le sens.

Identifier les incompréhensions, les passages problématiques.

Extraire les éléments importants, récapituler les personnages.

L’aider à hiérarchiser les informations.

L’aider à déterminer le type de texte.

Après la lecture d’un texte, parler avec l’élève de ce qu’il a lu, de ce qu’il a compris ou non.
L’encourager :
- à reformuler avec ses propres mots, gestes ou schémas
- à déterminer l’idée maîtresse du texte
- à s’interroger sur le sens qu’il en a retiré : est-ce que cela est possible? Est-ce une erreur? L’aider à identifier ce qu’il n’a éventuellement pas
compris et quel passage lui pose problème dans le texte.
- Signaler les éléments et détails importants. Extraire les mots clés et terminer en récapitulant avec lui les personnages principaux et les points
clés du texte.
- L’aider à hiérarchiser les informations, certaines sont importantes à retenir pour le sens du texte, d’autres ne le sont pas.
- Aider l’élève à déterminer s’il s’agit d’un texte fictif, documentaire, autobiographique, narratif, argumentatif, informatique... Cela pourra l’aider
dans sa réflexion et recherche de sens.
BONUS Les cartes mentales

Au delà de la lecture, la prise de note / trace écrite doit être réduite car pour les enfants dyslexiques et dyspraxiques c’est un charge cognitive
importante.
La réduction de la prise de notes peut passer par des photocopies des notes de cours, une utilisation de textes à trous.
Nous pouvons leur laisser plus de temps ou réduire en quantité, tout en restant exigeant sur la qualité.
Les cartes mentales constituent un outil très pertinent qui répond aux dispositifs d’aide défini dans le BO pour le PAP.
Ici une carte mentale réalisé à la main à l’aide de feutre et de crayon de couleurs.
Toute une séquence sur les polygones y est résumée.
Une des grandes difficultés pour les élèves DYS est le suivi d'une procédure, le séquençage du raisonnement, mettre en petits morceaux ce
qui est compris dans la globalité.
Les cartes heuristiques ou mentales retranscrivent améliorent la compréhension et la mémorisation d'un cours. Ici, pas de lecture académique
de leçon mais une perception globale sur laquelle il est possible de « zoomer » pour assimiler l'articulation du raisonnement.
C’est une présentation plus lisible pour un nombre important d’élèves DYS et qui limite la double tâche, ou s'adapte mieux à leur mode de
fonctionnement.
Une carte mentale réalisée à l’aide d’un logiciel, elle est disponible avec d’autres sur le site Fantadys.
[Link]
Une autre carte mentale résumant toute une séquence sur les grand nombres.
La plupart sur le net sont souvent trop denses pour des élèves DYS, elles doivent être succinctes.
Voici deux logiciels pour réaliser des cartes mentales.
Lien vers les logiciels de cartes mentales
FreeMind
Xmind
BONUS L’évaluation

Continuer à adapter les textes

Tenter une évaluation à l’oral ou avec une part d’oral

Utilisation de supports adaptés : QCM, textes à trous,


schémas ou tableaux à compléter.

Donner plus de temps

Continuer à adapter les supports.


Tenter de faire une évaluation orale ou avec une part d’oral.
Ou encore faire l’évaluation sur l’ordinateur, ou utiliser des supports plus adaptés comme des QCM, textes à trous, schémas ou tableaux à
compléter plutôt que de demander la rédaction d’une réponse.
Vous pouvez également donner plus de temps aux élèves porteurs de troubles DYS.
BONUS Et l’orthographe?
Des ressources pour l’orthographe avec deux
références pour les mots illustrés :

Dico visuo-sémantique

Orthographe illustrée de
Malanie Brunelle
S SO U R C ES Les données sur les
NO troubles:
[Link]
[Link]
Ecole Inclusive - Le PAP
dyscussions
[Link]
[Link] Les pistes pour la
classe :
Guides des pratiques
Les logiciels Le cartable fantastique
Pdf X Change [Link]
Dysvocal Unités de sens
Le ruban du cartable fantastique
Aidodys Les cartes mentales
FreeMind
Xmind

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