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Évaluation de la Performance Financière EPB

Ce mémoire de fin de cycle présente une évaluation de la performance financière de l'Entreprise Portuaire de Bejaïa (EPB) en utilisant diverses méthodes et outils. Il est structuré en trois chapitres, abordant d'abord les notions générales de performance, puis les outils d'évaluation, et enfin une analyse pratique de la performance de l'EPB. L'objectif principal est de déterminer comment évaluer et piloter la performance financière de cette entreprise dans un contexte économique complexe.

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Billah Abdallah
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Évaluation de la Performance Financière EPB

Ce mémoire de fin de cycle présente une évaluation de la performance financière de l'Entreprise Portuaire de Bejaïa (EPB) en utilisant diverses méthodes et outils. Il est structuré en trois chapitres, abordant d'abord les notions générales de performance, puis les outils d'évaluation, et enfin une analyse pratique de la performance de l'EPB. L'objectif principal est de déterminer comment évaluer et piloter la performance financière de cette entreprise dans un contexte économique complexe.

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Université Abderrahmane Mira de Bejaïa

Faculté des Sciences Economiques, Commerciales et de Gestion


Département des Sciences Financières et Comptabilité

Mémoire de Fin de Cycle


En vue de l’obtention du diplôme de
Master en Sciences Financières et Comptabilité
Spécialité : Comptabilité, Contrôle et Audit

THEME :

Evaluation de la Performance Financière d’une Entreprise :


Méthodes et Outils
Cas : Entreprise Portuaire de Bejaïa « E.P.B »

Réalisé par : Sous la direction de :


Mr. HATTAYE Mohamed Elmoustapha Ag Mr. ARAB Zoubir
Mr. HAIDARA Mohamed Alhassane

Soutenue devant le Jury composé de :


Président : Mr. AOUDIA Lounis
Examinateur : Mr. MOURAD Amalou
Rapporteur : Mr. ARAB Zoubir
Promotion : 2021/2022
Dédicaces

A l’homme de ma vie, mon exemple éternel, mon soutien moral et source de joie et de

bonheur, celui qui s’est toujours sacrifié pour me voir réussir, que Dieu te garde dans son

vaste paradis, à toi mon père HATTAYE AG TOUTTA.

A la lumière de mes jours, la source de mes efforts, la flamme de mon cœur, ma vie et mon

bonheur ; maman que j’adore FADIMATA WALET ALY.

Aux personnes que j’ai bien aimé la présence dans ce jour, à tous mes frères et mes sœurs,

mes nièces et mes neveux. Je dédie ce travail dont le grand plaisir leurs revient en premier

lieu pour leurs conseils, aides, et encouragements.

Aux personnes qui m’ont toujours aidé et encouragé, qui étaient toujours à mes côtés, et qui

m’ont accompagné durant mon chemin d’études supérieures, mes aimables amis, collègues

d’étude, et sœur de cœur Fadimata Walet HATTAYE

HATTAYE Mohamed Elmoustapha Ag


Dédicaces

C’est avec une joie immense et le cœur ému que je dédie ce mémoire à mon exemple éternel,

mon père « Emad », qui a su m’inculquer le sens de la responsabilité, de l’optimise et de la

confiance en soi face aux difficultés de la vie.

A la femme de ma vie, ma bien aimé mère « Aïcha », pour son amour inconditionnel, qui n’a

épargné aucun effort pour me rendre heureux.

A ma deuxième figure maternelle, ma tante « Fidiga », pour son affection, sa bienveillance et

au soutien qu’elle m’a toujours apporté.

Aucune dédicace ne saurait exprimer mes sentiments, que Dieu vous préserve et vous procure

la santé et une longue vie.

A toutes ma famille, mes proches et à ceux qui me donnent de l’amour et de la vivacité.

A tous mes amis qui m’ont toujours encouragé, et à qui je souhaite plus de succès.

HAIDARA Mohamed Alhassane


Remerciement

Nous remercions Dieu le tout puissant de nous avoir donnés la santé et la volonté d’entamer et

de terminer ce mémoire. Tout d’abord, ce travail ne serait pas aussi riche et n’aurait pas pu voir

le jour sans l’aide et l’encadrement de Mr ARAB Zoubir, on le remercie pour la qualité de son

encadrement exceptionnel, pour sa patience, sa rigueur et sa disponibilité durant la préparation

de ce mémoire.

Nos remerciements s’adressent également à notre maître de stage Mr MEHDI Toufik Chef de

département Comptabilité Générale au sein de l’entreprise Portuaire de Bejaïa, pour son accueil,

le temps passé ensemble et le partage de son expertise au quotidien. Il fut d’une aide précieuse

dans les moments les plus délicats.

Nos remerciements s’adressent également à tous nos professeurs pour leurs générosités et la

grande patience dont ils ont su faire preuve malgré leurs charges académiques et

professionnelles. Nos profonds remerciements vont également à toutes les personnes qui nous

ont aidés et soutenue de près ou de loin.


Sommaire
Sommaire

Dédicaces ................................................................................................................................
Remerciement .........................................................................................................................
Sommaire ...............................................................................................................................0
Introduction Générale ..........................................................................................................1
Chapitre I : Généralités sur la Performance Financière .....................................................4
Introduction : ......................................................................................................................4
Section 1 : Notion de performance ..........................................................................................5
Section 2 : Concept de performance financière ..................................................................... 17
Section 3 : Les Indicateurs de la performance financière ....................................................... 23
Conclusion : ...................................................................................................................... 32
Chapitre II : Méthodes et Outils d’Evaluation de la Performance Financière ................ 33
Introduction : .................................................................................................................... 33
Section 1 : Les Outils d’analyse de la performance financière .............................................. 34
Section 2 : Contrôle de gestion et pilotage de la performance financière :............................. 60
Section 3 : Les Modèles d’évaluation de la performance financière ...................................... 77
Conclusion : ...................................................................................................................... 82
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de Bejaïa
(EPB) ...................................................................................................................................83
Introduction : .................................................................................................................... 83
Section 1 : Présentation de l’Organisme d’accueil : .............................................................. 84
Section 2 : Analyse de la structure financière de l’Entreprise Portuaire de Bejaia (EPB) : .... 93
Section 3 : Evaluation de la performance financière à partir des modèles : ......................... 111
Conclusion : .................................................................................................................... 115
Conclusion Générale : ...................................................................................................... 116
Bibliographie : .................................................................................................................... 119
Annexes ............................................................................................................................. 123
Liste des Abréviations ........................................................................................................ 128
Liste des figures et tableaux ................................................................................................ 130
Table des matières ............................................................................................................ 131

0
Introduction Générale
Introduction Générale

De nos jours le monde des entreprises est confronté à divers défis majeurs. Du défi de la
rude concurrence aux importantes mutations économiques du secteur, sans oublier la
mondialisation des marchés, les entreprises sont soumises à rudes épreuves auxquelles il faut
répondre de manière positive. Cela passe par le niveau de la performance de l’entreprise qui
n’est pas insensible à tous ces défis.

L’évaluation de la performance est donc très importante, car seules les entreprises qui sauront
se montrer à la hauteur pourront s’en sortir et profiter des opportunités. L’évaluation et le suivi
de la performance des entreprises sont des activités qui ont pris beaucoup d’ampleur ces
dernières années, et sont devenues primordiales étant donnée la marge de manœuvre
significativement réduite que possède les dirigeants.

Le nouvel ordre économique mondial oblige de plus en plus les entreprises à faire « plus » et
avec « moins » puisque de nos jours les entreprises sont contraintes à augmenter leur production
avec moins de ressources.

D’une manière générale la performance constitue un résultat sous forme de chiffres réalisés
dans le domaine d’une activité. Pour ce qui est de la performance d’une entreprise, elle
représente le niveau avec lequel les objectifs poursuivis sont accomplis. Lorsqu’une entreprise
est performante, elle doit être en même temps efficace et efficiente. Lorsqu’une entreprise
parvient à atteindre les objectifs poursuivis, on dit qu’elle est efficace. Elle est efficiente si les
moyens mis en place pour l’atteinte de ces objectifs sont minimisés. Une entreprise doit donc
performer pour pouvoir garantir sa survie et sa pérennité et par ailleurs mettre en avant son
avantage concurrentiel.

Toutefois, de nombreuses entreprises ont des difficultés quant à l’élaboration d’un système
d’évaluation de performance efficace. Le fait que ces entreprises ne reconnaissent que les
mesures traditionnelles adoptée peuvent leurs engendrées certaines difficultés, car ces mesures
ne prennent pas en compte tous les facteurs économiques et environnementaux pouvant affecter
la performance. Ces mesures sont généralement d’ordre financier, elles sont donc focalisées en
l’occurrence sur le profit ou le rendement.

Tandis que les nouvelles réalités économiques obligent les entreprises à considérer plusieurs
facteurs externes (fournisseurs, clients, bayer de fonds…) et non uniquement ces acteurs
internes (manager, actionnaires, salariées…), autrement dit, elles doivent considérer l’ensemble

1
Introduction Générale

de leurs parties prenantes, car ces derniers ont certainement un impact considérable sur la
pérennité et la performance de l’entreprise.

La performance est par ailleurs, relative à la vision de l’entreprise, sa stratégie et ses


objectifs. C’est dans ce sens que la performance d’une entreprise peut se mesurer sous différents
angles, on parle de performance commerciale, financière, organisationnelle, environnementale
… etc.

Pour notre part, nous avons choisis de centrer notre étude sur la dimension financière, et ça
après avoir présenté la performance d’une manière générale.

En effet tous les acteurs de l’entreprise sont intéressés par la bonne performance financière
de cette dernière : les salariés soucieux de leur emploi et rémunération, les gestionnaires qui
œuvrent pour la pérennité de l’entreprise, les apporteurs de capitaux qui espèrent des
dividendes…etc. Cependant, les parties prenantes ont des aspirations différentes parfois
contradictoires, source de contrainte dans la recherche de la performance.

En fin pour mesurer leur performance financière, les dirigeants peuvent faire appel à des
outils et des systèmes présentant des degrés variables de précisions et de complexités, ce qui
leur permettra ainsi de prendre des décisions basées sur des données significatives et précises
pour améliorer d’une part, leur planification et d’autres parts pour mesurer l’atteinte des
objectifs stratégiques poursuivis.

Le présent travail porte sur l’étude de la performance financière. En choisissant ce thème,


nous voulons donner une appréciation de la performance financière de cette entreprise.

Ce qui nous amène à poser notre question principale : « Comment évaluer et piloter la
performance financière de l’entreprise portuaire de Bejaia (EPB) » ?

Une telle problématique soulève un certain nombre d’interrogation qui constituent autant
de préoccupations dans le cadre de ce travail à savoir :

 Quel est l’intérêt pour l’EPB d’évaluer sa performance financière ?


 Dispose-t-on d’outils ou méthodes pour réaliser cette appréciation de l’EPB ?

2
Introduction Générale

Les Hypothèses :

H1 : L’évaluation de la performance financière est primordiale pour une entreprise, permettant


à cette dernière de bien mener sa gestion et d’atteindre ces objectifs stratégiques.

H2 : Les indicateurs et outils actuellement utilisés par l’EPB sont pertinents et permettent de
mésuser et piloter efficacement la performance.

Afin de répondre correctement à notre problématique, notre travail sera structuré en trois
(3) chapitres comme suit :

Le premier chapitre sera consacré à la présentation des notions de performance, la


performance financière en particulier, ainsi que ces dimensions et indicateurs de mesures.

Le deuxième chapitre traitera les outils de pilotage et méthodes d’évaluation de la


performance financière.

En fin dans le dernier chapitre nous évaluerons sous forme de cas pratique la performance
financière de l’entreprise portuaire de Bejaia (EPB).

3
Chapitre I : Généralités sur la Performance
Financière
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Introduction :

Depuis quelques années, ce qui constitue la performance d’une entreprise semble s’être
complexifié. Avec l’apparition de nouveaux acteurs (qualifiés de parties prenantes), le concept
de performance a connu un regain d’intérêt et s’est élargi, ne se limitant plus à la seule
dimension financière.

Pendant longtemps en effet, « être performante a consisté pour l’entreprise, à réaliser les
objectifs de rentabilité fixés par les actionnaires, en termes de chiffre d’affaires et de parts de
marché »1 (Dohou et Berland).

Désormais, d’autres dimensions de la performance (environnementale et sociale) ont vu le


jour et la responsabilité des entreprises s’est élargie à celles-ci.

C’est ainsi que dans un environnement en perpétuelle évolution, les entreprises doivent
s’adapter aux changements de comportement des consommateurs, à l’intensification de la
concurrence, à l’accélération du rythme de l’innovation pour être performante et créer de la
valeur pour son profit ainsi que pour ces parties prenantes : actionnaires, clients, salariés…

Dans ce chapitre nous allons présenter la performance d’une manière générale et par la suite
nous mettrons l’accent sur la notion de performance financière, ces déterminants ainsi que ces
indicateurs de mesure.

1
DOHOU A. et BERLAND N, Mesure de la performance globale des entreprises, Actes du congrès Annuel de l’Association
Francophone de Comptabilité, Poitiers, France, Mai 2007, p.86.

4
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Section 1 : Notion de performance

La performance est une notion multidimensionnelle, elle diffère d’une entreprise à une autre.
Durant cette section nous allons présenter la performance d’une manière générale ainsi que ces
différentes dimensions (performance stratégique, organisationnelle, économique, humaine et
sociale…), et la performance financière en particulier, ces notions voisines ainsi que ces
différents déterminants.

1. Définition de la performance :

Le concept de la performance est couramment utilisé tant dans la littérature que dans les
milieux organisationnels pour désigner un certain niveau d’excellence. Il est largement utilisé
sans que sa définition fasse l’unanimité.

Etymologiquement, le mot performance remonte au XII siècle. Il vient de l’ancien français


performer qui signifie « accomplir, exécuté » (petit Robert). « Il apparait en anglais, au XV
siècle, avec le verbe to perform dont vient le mot performance qui signifiait à la fois
l’accomplissement d’un processus, d’une tache avec les résultats qui en découlent et le succès
qui peut y attribuer » (Y. pesqueux) 2.

Le concept de performance de l'entreprise demeure complexe à cerner. Au sens strict du


terme, une performance est un résultat chiffré dans une perspective de classement par rapport à
soi (améliorer ces performances) et/ou par rapport aux autres. A ce sujet, Steers (1975) « note
que ce concept est rencontré constamment dans la littérature sur les organisations, mais qu'il y
a un manque de compréhension fondamentale sur ce qu'il implique en réalité »3. En effet, bien
que la performance soit considérée généralement comme un attribut désirable, peu de tentatives
ont été faites pour expliquer le construit empiriquement ou théoriquement.

Plusieurs notions sont liées à la performance : le rendement, la productivité, l'économie et


l'efficience sont probablement les plus connues. D'autres termes lui sont aussi associés tels que
la santé, la réussite, le succès et l'excellence. Cela signifie que le choix des critères de
performance est lié au statut et aux rôles des individus ou des groupes dans l'organisation. À
titre d'exemple : un dirigeant pourra définir l’efficacité comme étant la rentabilité ou la

2
PESQUEUX Y, la notion de performance globale, Forum International ETHICS, Décembre 2004, Tunis, p.36.
3
STEERS, R.M. « Problems in the measurement of organisational effectiveness », Administrative Science Quarterly,
December 1975, Volume 20, p. 546-558

5
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

compétitive de son organisation ; Un employé, comme la qualité de la prise de décision et le


climat de travail ; un consommateur, comme la qualité du produit et du service à la clientèle.
C'est dans ce sens qu'on peut affirmer que le concept de performance organisationnelle est à la
fois surdéterminé à cause de la spécificité et du particularisme des différentes définitions, et
indéterminé en raison de la diversité des individus et des groupes détenteurs d'enjeux de la
performance. Dans ce sens, Voyer (1999) « pense que la performance est un concept englobant
et intégrateur, donc difficile à définir de façon précise »4. Le même auteur a noté que la
performance est multidimensionnelle ; pour bien la cerner, on doit combiner ou faire référence
à un ensemble de perspectives (utilisateurs internes, clients,) et de dimensions (humaines,
politiques, économiques, opérationnelles).

Dans ce sens, Bergeron (1999) « définit la performance comme étant la réalisation d'une
action et sa mise en œuvre. Cet auteur a distingué deux axes de définition : la performance
comme résultat action et la performance comme mesure d'un processus de réalisation »5.

La performance est attribuée alors à tout ce qui, contribue à améliorer le couple coût-valeur.
Dans ce contexte, Bergeron a signalé qu'à l'interne, la performance dépend de la perception
qu’en font les dirigeants, les salariés de l'entreprise et les autres personnes concernées. En
externe, la performance est déterminable selon la perception qu'en font les partenaires d'affaires
et selon leurs propres rapports et objectifs vis-à-vis de l'entreprise. Cependant, la performance
reste un sujet extrêmement vaste puisque l'on peut définir selon une variété de critères
dépendants de la perspective d'analyse choisie. D’ailleurs, chaque auteur a ses propres critères
de mesure de la performance ; elle peut être entendue au sens du rendement, de l'efficacité, de
la productivité (totale ou partielle) ou de la profitabilité.

Certains auteurs reconnaissent que « la performance d'une entreprise recouvre de multiples


dimensions notamment la flexibilité, la productivité, la qualité et la satisfaction de la clientèle »6
(Georgopoulous et Tannenbaum, 1957). Pour d’autres, la performance est perçue comme un
concept unidimensionnel et elle est mesurée par un seul indicateur comme la profitabilité, la
productivité ou la stabilité. Pour sa part, Sink (1985) « définit la performance organisationnelle
par rapport à sept critères : l'efficacité, l'efficience, la qualité, la satisfaction, la profitabilité, la

4 VOYER P, Tableau de bord de gestion et indicateurs de performance, Presses de l'Université de Québec, 1999, p.446.
5
BERGERON, H. « Les indicateurs de performance en contexte PME, quel modèle appliquer ? », Notes de Cours. 1999.
6
GEORGOPOULOUS, B.S. et Tannenbaum, A.S (1957), « The study of organisational effectiveness », American Sociology
Review, 1957, volume 16, p.534 - 540.

6
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

qualité de vie au travail et l'innovation »7. Bergeron (1999) a noté que la notion de la
performance, sans vouloir même y intégrer les dimensions humaines, sociales et culturelles,
ouvre d’autres aspects que les seules transactions comptabilisées (les mesures financières).

Ceci nous amène à affirmer que la performance n'est pas absolue, donc il n'y a pas une
définition universelle de la performance. Elle peut être définie de différentes façons ; par
conséquent, ce concept peut n'avoir des significations que pour ceux et celles qui y réfèrent
dans leur rapport avec les organisations. Il ne faut donc pas s'étonner de trouver une multitude
de significations attribuées à ce concept.

2. Performance et notions voisines :

« En matière de gestion, la performance est la réalisation des objectifs organisationnels »


(Bourguignon A) 8. Elle se traduit par une réalisation (ou un résultat). La performance est le
résultat d'actions coordonnées, cohérentes entre elles, qui ont mobilisé des moyens (personnels,
investissements), ce qui suppose que l'organisation dispose d'un potentiel de réalisation
(compétences du personnel, technologie, organisation, fournisseurs...).

La performance peut être exprimée principalement en termes comptables et financiers : on


parle à cet effet de performance financière et elle dépend de la capacité à :

 Se procurer des ressources à moindre coûts ;


 Les préserver ainsi que le patrimoine ;
 Les utilisées de la manière la plus productive possible.

Elle peut également être en termes de stratégie et on parlera de performance stratégique.

La performance stratégique a un caractère plus général : c'est la capacité à déterminer et à


mettre en œuvre de bonnes stratégies dans le cadre des finalités qu'elle poursuit. Ces finalités
sont variées : il peut s'agir de devenir la plus grande entreprise du monde, ou bien de rester une

7
SINK, S. Productivity management : planning, measurement and evaluation, control and improvement, John Wiley & Sons
inc., New York, 1985.p.95.

8
BOURGUIGNON, « La performance, essais de définition », Revue Française de Comptabilité, Juillet-Août 1995, N°269,
p.15.

7
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

entreprise prospère dans une spécialité, ou même d'être la plus apte à atteindre les buts qu'elle
s'est fixés.

La réalisation est comparée aux objectifs, grâce à un ensemble d'indicateurs, chiffrés ou non.
La comparaison suppose une forme de compétition : faire mieux que lors de la période
précédente, rejoindre ou dépasser les concurrents. Elle donne lieu à une interprétation, jugement
de valeur qui peut différer en fonction des acteurs concernés (actionnaires, dirigeants.)

Pour MACHESNAY, « la performance de l’entreprise se définit comme le degré de


réalisation du but recherché »9. L’analyse des buts fait apparaitre trois mesures de la
performance, à savoir : l’efficacité, l’efficience et l’effectivité.

En matière de gestion, la performance est la réalisation des objectifs organisationnels.


Cependant, il n’existe pas de façon intrinsèque.

Elle est définie par les utilisateurs de l’information par rapport à un contexte décisionnel
caractérisé par un domaine et un horizon de temps. Elle permet à l’entreprise d’estimer son
efficacité, mais aussi son efficience.

L'efficacité : est le résultat obtenu par rapport au niveau du but recherché. Elle décrit la
capacité d'une personne, d'un groupe ou d'un système à arriver à ses buts ou aux buts qu'on lui
a fixés. Être efficace serait donc produire des résultats escomptés et réaliser des objectifs fixés.

En d'autres mots, ce serait faire les bonnes choses quand il faut et là où il faut ou tout
simplement obtenir de bons résultats. L’efficacité est mesurée par rapport au ratio de rotation
du capital utilisé.

L'efficience : est le résultat obtenu par rapport aux moyens mis en œuvre. L'efficience
désigne le fait pour une entreprise de réaliser ses objectifs avec le minimum de moyens engagés
possibles. Elle traduit donc la productivité d'une entité, car elle met en rapport les résultats
obtenus et les ressources consommées. L'efficience peut également être exprimée par plusieurs
autres notions telles que :

 La productivité : Elle représente le rapport entre une production et un volume de


facteurs consommés ;

9
MACHESNEY, Economie d’entreprise, Ed Eyrolles, Paris,1991, P.38.

8
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

 La profitabilité : C'est le rapport d'un profit aux coûts qui lui sont associés.
 L'économie : L'économie consiste à se procurer les ressources nécessaires à moindre
coût.
 Rentabilité : La rentabilité est un concept très proche de la performance et désigne
l'aptitude pour une entreprise à sécréter un résultat exprimé en unités monétaires.

« Elle représente le rapport d'un bénéfice à des capitaux investis. La rentabilité de manière
globale regorge deux notions distinctes : la rentabilité économique et la rentabilité
financières »10.

Ces deux (2) rentabilités constituent la rentabilité dite rétrospective, permet d’évaluer le
modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF) pouvant permettre de calculer un taux
d’actualisation par le coût moyen pondérer du capital ; par opposition à la rentabilité
prévisionnel qui, elle, permet d’utiliser des flux de trésorerie pour assurer une évaluation
prenant en compte les décalages temporaires de l’entreprises.

 La rentabilité économique

Elle est une mesure de la performance économique de l'entreprise dans l'utilisation de


l'ensemble de son capital « employé », c'est-à-dire de l'ensemble de son actif financé par les
capitaux permanents.

 La rentabilité financière

Elle est encore appelée rentabilité des capitaux propres ou rentabilité des actionnaires, elle
est l'expression du résultat net rapporté aux capitaux propres investis par les actionnaires.

10
COHEN Elie, Dictionnaire de gestion, 3ème édition la découverte, Paris 2001, P.313.

9
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

C'est pour cette raison que contrairement à la rentabilité économique non significative pour
les apporteurs de capitaux, la rentabilité financière est suivie de plus près par ceux-ci.

La rentabilité financière correspond à ce que la comptabilité anglo-saxonne appelle le «


Return on Equity » ou encore « ROE » et exprime la capacité des capitaux investis par les
actionnaires et associés à dégager un certain niveau de profit.

3. Les dimensions de la performance 11:

La performance est un concept multidimensionnel « performance globale » difficile à


mesurer techniquement. La performance globale est « l’agrégation des performances
économiques, sociales et environnementales » (Baret, 2006)12.

Dans la pratique on constate que la performance est un mot-valise, un concept flou et


multidimensionnel qui en définitive ne prend de sens que dans le contexte dans lequel il est
employé. En fonction du contexte, l’évaluation sur un aspect de la performance (par exemple
la performance financière), pourra être suffisante, alors que dans d’autres cas il sera préférable
de travailler sur une notion de performance multicritères qui inclut la performance économique,
performance financière, performance des processus, etc.

Selon l’auteur Yvon Pesqueux, la performance peut être considérée comme un « attracteur
étrange »13 dans sa capacité à absorber plusieurs traductions : économique (compétitivité),
financière (rentabilité), juridique (solvabilité), organisationnelle (efficience) ou encore sociale.

3.1. La Performance stratégique :

Appelée aussi la performance à long terme, est garante de la pérennité, intègre le maintien
de la distance avec les concurrents et utilise un système d’excellence comme indicateur de
mesure. Les facteurs nécessaires pour sa réalisation sont entre autres : la croissance des
activités, une stratégie bien pensée, une culture d’entreprise dynamique, une forte motivation
des membres de l’organisation ou un système de volonté visant le long terme, la capacité de
l’organisation à créer de la valeur pour ses clients, la qualité du management et du produit pour

11
ZINEB Isor « La performance de l’entreprise : un concept complexe aux multiples dimensions » Dans Projectique
2017/2(n°17), pp.93-103.
12
BARET P, l’évaluation contingente de la performance globale des entreprises : une méthode pour fonder un management
sociétalement responsable ? 2ème journée de recherche du CEROS, PP.1-24.
13
PESQUEUX Y, op-cit, p.18.

10
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

les clients, la maîtrise de l’environnement. Elle peut être même en première instance appréciée
par la capacité de l’entreprise à atteindre les buts qu’elle s’est assignés, et ceci en fonction de
ressources dont elle dispose, et des compétences qu’elle a acquises.

C’est ainsi que cette dernière est associée à : la capacité à remettre en cause les avantages
stratégiques acquis ; la définition d’un système de volontés visant le long terme ; la capacité de
l’entreprise à développer un avantages compétitives durable ; la capacité de l’entreprise à
trouver des sources de valeur créatrices de marges ; l’excellence à tous les niveaux de
l’entreprise.

Si l’application systématique d’une logique solide basée sur ce système d’excellence est une
garantie de succès pour les entreprises, R. Dixon et al. (1990) « feront remarquer que ces
différents facteurs qui déterminent l’excellence, donc le succès, peuvent aussi conduire à
l’échec lorsqu’ils sont poussés à l’extrême »14.

3.2. La performance concurrentielle :

Liée au milieu concurrentiel de l’organisation, intègre le développement de nouvelles formes


d’avantages concurrentiels par anticipation/construction des règles du jeu qui prévaudront dans
l’avenir. Elle matérialise le succès qui résulte non seulement des seules actions de
l’organisation, mais aussi de ses capacités à s’adapter, et même à s’approprier les règles du jeu
concurrentiel dans son secteur d’activités.

Cette performance repose sur la logique, selon laquelle l’atteinte d’un résultat donné dépend
de la nature des systèmes concurrentiels et surtout des modes de compétition et de l’intensité
de la lutte concurrentielle entre les forces en présence. Dans cette logique, les entreprises ne
peuvent valablement saisir des opportunités de performance que si elles sont capables de
déceler de façon claire les caractéristiques changeantes des systèmes concurrentiels et des
forces concurrentielles liées à chacune de leurs activités, d’anticiper les changements du jeu
concurrentiel par la politique de différenciation, de construire si possible les règles du jeu qui
prévaudront dans l’avenir. L. Guéret-Talon et J. Lebraty (2006) « font remarquer que cette
anticipation doit être permanente pour garantir la performance durable de l’entreprise »15.

14
DIXON J.R., NANNI A.J et VOLLMANN T.E, The new performance challenge : mesuring manufacturing for world class
competition, Dow-Jones-Irwin,1990, p.91.
15
GUERET T. L, LEBRATY J., pérennité de la PME et stratégie de rupture, Revue sciences de gestion n°52,2006, P.10.

11
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

3.3. La performance organisationnelle :

La performance organisationnelle représente la capacité d’une entreprise à s’organiser et à


se structuré de manière optimale dans l’optique d’améliorer sa performance opérationnelle sur
une période donnée. Relative à l’efficacité de la structure organisationnelle, elle est la manière
dont l’entreprise est organisée pour atteindre ses objectifs et la façon dont elle parvient à les
atteindre. Elle intègre des indicateurs variés tels que la qualité du produit et du service, la
mobilisation des employés, le climat de travail, la productivité, la satisfaction de la clientèle.

M. Kalika (1989) « considère la performance organisationnelle comme une performance


portant directement sur l’efficacité de la structure organisationnelle et non pas sur ses
éventuelles conséquences de nature sociale ou économique »16.

Les facteurs qui permettent d’apprécier cette efficacité organisationnelle sont : le respect de
la structure formelle, les relations entre les composantes de l’organisation, la qualité de la
circulation de l’information, la flexibilité de la structure.

On pourra traduire autrement les propos de Kalika en disant que la performance pour
l’entreprise c’est le bon fonctionnement qui engendre le facto de la réalisation des objectifs
poursuivis.

3.4. La performance économique et financière :

« Soutenable à long terme, elle est attribuable à des facteurs non financiers comme la loyauté
des clients, la satisfaction des employés, les processus internes et le degré d’innovation de
l’entreprise »17 Cumby et Conrod (2001).

Elle est relative à la survie de l’entreprise et mesurée par la rentabilité des investissements et
des ventes, la profitabilité, la productivité, le rendement des actifs, l’efficacité, etc. Elle intègre
la création de valeur pour le client, l’actionnaire et la satisfaction des investisseurs.

16
KALIKA M, « Structure organisationnelle et environnement de l’entreprise », in les petites, Affiches, n°88 du 24 juillet
1989, p.52.
17
CUMBY J., J. CONORD, Non financial performance measures in the Canadien biotechnology industry, Journal of
Intellectual capital,2001, PP261-272.

12
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Ayant trait aux coûts, cette performance est mesurée par des indicateurs quantitatifs. Cet
aspect économique et financier de la performance est resté pendant longtemps, la référence en
matière de performance et d’évaluation d’entreprise.

Même si elle facilite une lecture simple du pilotage de l’entreprise, cette dimension financière
à elle seule, n’assure plus la compétitivité de l’entreprise.

3.5. La performance commerciale :

La performance commerciale peut être définie comme la capacité de l’entreprise à satisfaire


sa clientèle en offrant des produits et des services de qualité répondant aux attentes des
consommateurs. Appelée aussi la performance marketing, elle est liée à la satisfaction des
clients de l’entreprise. Il apparaît difficile de séparer nettement la performance commerciale
des différents types de performance déjà développés. La raison est que ces différents types de
performance s’inscrivent d’une manière ou d’une autre dans la raison d’être de toute entreprise,
c’est-à-dire la satisfaction des clients.

Même si les priorités d’objectifs et d’actions diffèrent selon le type de performance


privilégié, le but généralement visé par toute entreprise, est de donner satisfaction aux besoins
des clients en vue d’en tirer des profits. La satisfaction doit être même une préoccupation
permanente des dirigeants du fait qu’elle constitue un pilier de la pérennité financière de
l’entreprise.

« Cette performance peut être mesurée par les critères quantitatifs tels que la part de marché,
le profit, le chiffre d’affaires ou qualitatifs tels que la capacité à innover pour le client, la
satisfaction des consommateurs, leur fidélité, leur perception de la qualité et de la réputation de
l’entreprise »18 (O. Furrer et D. Sudharshan, 2003).

Les entreprises visant une bonne performance commerciale doivent avant tout se soucier des
besoins de leur clientèle, prendre en compte la stratégie de leurs concurrents mais aussi faire
une analyse de leurs performance actuelle.

18
FURRER O. et D. SULDHARSHAN, Coûts des opportunités liés à la maximisation de la performance marketing, Revue
Française de Markéting, 2003, P.39-52.

13
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Pour que cette performance commerciale soit durable, les entreprises doivent développer la
qualité et les moyens mis en œuvre pour l’assurer, la satisfaction des clients, le service aux
clients et les conseils qui leur sont donnés.

V. Tsapi (1999) « y ajoute des critères tels que la commercialisation des produits de qualité
et adaptés au contexte, l’offre de services après-vente, l’agressivité commerciale, la stimulation
de la demande, l’offre des prix compétitifs, l’impartialité dans le référencement et l’échange
d’information avec les fournisseurs »19.

En ce qui concerne particulièrement l’innovation, l’énorme mobilisation de connaissances


qu’elle engendre en tant que processus créatif apparait comme étant un facteur clé de succès
pour les entreprises en quêtes de performance. Toutes ces actions permettent aux entreprises
d’offrir de la valeur aux clients surtout dans un environnement à forte concurrence.

3.6. La performance humaine et sociale :

Elle représente les relations sociales ou humaines dans l’entreprise. Elle résulte du
rassemblement de Collaborateurs : motivés, compétents et communiquant bien entre eux par le
moyen d’une langue et de valeurs communes (culture). Elle dépend des politiques de gestion
du personnel, concerne l’état des relations sociales ou humaines dans l’entreprise et traduit la
capacité d’attention de l’entreprise au domaine social.

Elle est un facteur déterminant du bon fonctionnement des organisations modernes, cette
performance est mesurée selon C. Marmuse (1997), « Par la nature des relations sociales qui
interagit sur la qualité des prises de décision collectives, l’importance des conflits et des crises
sociales (nombre, gravité, dureté…).

Le niveau de satisfaction des salariés, le turn over, qui est un indicateur de la fidélisation des
salariés de l’entreprise, l’absentéisme et les retards au travail (signes de démotivation ou de
travail ennuyeux, dangereux ou difficile).

Le climat social de l’entreprise qui est une appréciation subjective de l’ambiance au sein de
l’entreprise et des groupes qui la composent, le fonctionnement des institutions représentatives

19
TSAPI V, « la performance des relais commerciaux en équipements industriels dans les PVD : une analyse au regard de la
théorie de l’agence », revue française de marketing, n°173-174, pp.169-190.

14
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

du personnel (comité d’entreprise ou d’établissement), le fonctionnement des cercles de qualité


(le nombre et les résultats des actions) et la participation aux décisions »20.

Il convient de souligner que la prise de conscience croissante de l’importance des ressources


humaines dans le pilotage de l’entreprise est à l’origine de l’intérêt de l’analyse de l’effet des
pratiques de GRH sur la performance des entreprises. À cet effet, V. Barraud-Didier et al.
(2003) « soulignent que la compétitivité de l’entreprise et la recherche de l’excellence passent
par la création de structures et de systèmes de gestion favorisant l’initiative et la créativité des
ressources humaines »21.

20
MARMUSE C., Performance, Economica, France 1997, pp.2194-2208.
21
BARRAUD-Didier et Al, l’effet des pratiques de GRH sur la performance des entreprises : le cas des pratiques de
mobilisation, Revue de gestion des ressources humaines n°47,2003, pp.2-13.

15
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Tableau n°01 : Différentes dimensions de la performance selon Coben (1994)

Dimension Caractéristique et Indicateur Acteur


concernés

Stratégique - Orientation globales de l’entreprise - Dirigeants


- Adéquation des structures aux orientations - Concurrents

Organisationnelle - Dirigeants
- Adéquation des structures, de la répartition des tâches, des - Concurrents
procédures, du fonctionnement par rapport aux missions
dévouées à l’entreprise

Sociale - Appréciation des relations professionnelles et de travail dans - Dirigeants


l’entreprise -Salariés et
- évaluation de l’aptitude des dirigeants et de l’encadrement à représentant
réguler les relations entre groupes sociaux, à anticiper ou des salariés
traiter les conflits, à susciter une adhésion aux objectifs et -Pouvoirs
projets de l’entreprise et de ces composantes. publics.

Technico-économique - Efficacité des processus productifs - Dirigeants


- Appréciation de la capacité d’adaptation à court et
moyen terme face à une évolution de
l’environnement, des marchés et des technologies.
- Appréciation de la capacité à percevoir les besoins et
les pressions du marché.
Marketing - Appréciation de l’efficacité des méthodes d’études et
d’actions commerciales.
- Dirigeants

Financières - Appréciation de la capacité de l’entreprise à maintenir - Dirigeants


un niveau de rémunération satisfaisant sur sa production - Bailleurs de
et ses ventes. fonds
- Appréciation de la capacité de l’entreprise à assurer la - Propriétaires,
Rémunération des capitaux mis à sa disposition. actionnaires et
prêteurs.

Source : COBEN F, Analyse Financières, Économica, 3ème édition, Paris 1994, p.63.

16
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Section 2 : Concept de performance financière

Dans un environnement économique caractérisé par la complexité et l’incertitude, les


dirigeants d’entreprises ont besoin d’informations comptables et financières fiables afin de
pouvoir mesurer le niveau de l’activité et pouvoir prendre des décisions adéquates pour faire
face aux nouveaux défis.

1. Définition de la performance financière :

La performance financière est la capacité d’une organisation à faire du profit, à être rentable
en créant de la valeur ajoutée et en atteignant ses objectifs stratégiques, autrement dit elle est
pour une entreprise l’atteinte des résultats fixés sur une période en utilisant ces finances de
manière optimales (trésorerie, fonds propres, dettes bancaires…).

Ayant un trait de couts, cette performance est mesurée par des indicateurs quantitatifs tels
que la rentabilité des investissements et des ventes, la profitabilité, la productivité, le rendement
des actifs ou encore l’efficacité et l’efficience…

Selon P. Paucher « la firme performante est celle qui investit de façon régulière, c’est-à-dire
des dépenses immédiates réalisées en vue de recettes futures, à fin d’assurer sa croissance et sa
survie »22 . Elle peut également être définit comme la capacité d’une entreprise à créer de la
valeur pour ces actionnaires, c’est-à-dire sa capacité à générer suffisamment de revenu pour ces
parties prenantes qui se traduit en d’autres termes par sa capacité à rentabiliser les capitaux
investis.

C’est ainsi que selon Alfred Sloan (1963) « la performance financière se mesure
principalement à l’aide des indicateurs ROI (Return On Investment), ROE (Return On Equity)
et l’EVA (Economic Value Added) »23, le premier mesure la rentabilité du capital utilisé par
l’entreprise, le deuxième mesure la rentabilité financière des capitaux investis par les
propriétaires de l’entreprise et en fin le dernier mesure la création de valeur pour les
actionnaires. Tous ces indicateurs aident au pilotage de la performance financière de
l’entreprise, à la prise de décision et à l’orientation des objectifs stratégiques.

22
PAUCHER P., mesure de la performance financière de l’entreprise, collection de gestion en plus : Office des publications
universitaire, Algérie 1993.p.20.
23
SLOAN A., My years with General Motors, Doubledy, New-York 1963, p.18.

17
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

2. Critères de performance financière

2.1. L’efficience :

Auparavant, l'identification des meilleures entreprises se fondait sur leurs performances


passées, à l'aide de quelques ratios classiques.

Avec les nouvelles méthodes d’efficience, elle s'effectue en comparant les résultats d'une
entreprise à ceux qu'elle obtiendrait si elle adoptait le choix des autres. On trouve ainsi les
entreprises qui ne peuvent améliorer leurs performances en se comportant comme les autres :
ceux sont les meilleures.

Ces nouvelles méthodes permettent de mesurer la distance qui sépare toute entreprise de ces
dernières. Ainsi, dans cette approche, les unités les plus performantes servent de modèle aux
autres. Les mesures d’efficience fournissent donc les instruments nécessaires au Benchmarking.
Aharoni (1986) distingue trois types d’efficience : « l’efficience allocative qui consiste à
mesurer, en termes relatifs, du degré d'exploitation des gains potentiels effectivement réalisés
par le système d'échanges. Elle est considérée comme étant le ratio des outputs sur les inputs.

Quant à l’efficience dynamique (dynamic efficiency), elle mesure la croissance de la


productivité dans le temps grâce à l’innovation dans la technologie et l’organisation. Elle
mesure le taux de changement d’output par unité d’inputs. Enfin, le troisième type d’efficience
proposé par Aharoni est celui de l’efficience-x. En théorie, l’efficience-x s’appuie sur cinq
éléments : (1) la rationalité sélective, (2) l’individu comme unité de base de l’analyse, (3)
l’effort discrétionnaire, (4) la zone d’inertie, et enfin, (5) l’entropie organisationnelle »24.

La rationalité sélective exprime l’idée que les individus choisissent en fonction de leurs
valeurs propres et de la contrainte exercée par l’environnement, l’écart par rapport au
comportement de maximisation. La notion d’effort discrétionnaire est liée au caractère
incomplet des contrats souscrits par les membres d’une entreprise, ce qui permet par exemple
à un membre de l’organisation de mesurer son effort personnel. La zone d’inertie permet de
rendre compte des phénomènes d’inertie dans l’effort fourni par un individu.

24
AHARONI Y, The evolution and Management of state-owned Entreprises, Cambridge, Harper and Row Publisher, 1986,
p.453.

18
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Enfin, la notion d’entropie organisationnelle rend compte de la tendance vers la


désorganisation entraînée par le fait qu’à terme, l’individu va ajuster son effort au détriment des
intérêts de l’organisation.

Outre les trois types d’efficience distingués un peu plus tôt par Aharoni (1986), on distingue
également l’efficience opérationnelle, qui fait référence aux économies réalisées dans les
ressources limitées des participants au système en ce qui concerne le temps et les coûts, grâce
à l'existence de techniques, de marchés et d'informations appropriées.

Le concept de l’efficience en tant que telle amène d'abord à une différenciation entre
l'efficacité et l’efficience. En effet, si l'efficacité mesure le résultat obtenu avec les moyens
disponibles, dans l'immédiateté, alors l’efficience constitue son dépassement, par une autre
forme d'intégration de l'environnement qui l'inscrit de facto dans le moyen, voire le long terme.

2.2. L’efficacité :

« Lorsqu'on veut mesurer l’efficacité d’une entreprise ou d’une organisation, on court le


risque d'enfermer la dynamique de celle-ci dans une perspective classique et sommative, et de
croire que des catégories préfabriquées peuvent saisir une réalité constamment en mouvement,
qui n'existe que dans l'espace d'interaction des acteurs concernés »25 (Le Mouel,1991). Mais la
problématique de l’efficacité a subi une évolution. On se distancie aujourd'hui de l'approche
initiale, techniciste et quantificatrice, pour mettre en relation différents effets avec des
caractéristiques qualitatives, telles que le climat de l’entreprise, sa culture ou son éthique.

On peut faire un pas de plus sur le plan opérationnel et considérer que l’efficacité qui compte,
en dernière instance, résulte d'une représentation des objectifs et des effets des actions
communes des acteurs concernés. L’efficacité n'est plus définie de l’extérieur : ce sont les
membres de l'établissement qui, par étapes successives, définissent et affinent leur contrat, leurs
finalités, leurs exigences, leurs critères d’efficacité et, en fin de compte, organisent leur propre
contrôle continu des progrès accomplis, négocient et mettent en œuvre les régulations
nécessaires.

De nombreux auteurs nous ont révélé l’existence de plusieurs types d’efficacité : l’efficacité
technique qui se définit généralement au niveau de l’entreprise, l’efficacité d’échelle qui se

25
JACQUES Le Mouel, critique de l’efficacité, Seuil, France 1991, p.159.

19
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

réduit à la moyenne des performances exacte et post constatées par l’entreprise, l’efficacité
allocative qui mesure le coût de production consenti pour x facteur de production. Aharoni
(1986) définit le concept d’efficacité en le comparant à celui d’efficience. Pour l’auteur, les
indicateurs d’efficience permettent de mesurer si les choses sont faites convenablement au sein
de l’entreprise, alors que l’efficacité quant à elle, consiste à mesurer si les bonnes choses sont
faites.

2.3. La rentabilité :

Le concept de rentabilité fait souvent référence à l’atteinte par l’organisation, de ses objectifs
de maximisation des profits. Selon Morin & al. (1996), « lorsque le moment vient de mesurer
la rentabilité d’une organisation, un seul ratio transcende tous les autres : il s’agit du rendement
sur le capital investi »26. Divers chercheurs ont identifié au cours des dernières décennies au
travers de nombreuses études empiriques, divers indicateurs servant à mesurer la rentabilité
d’une entreprise. Selon Duval (2000), « les gestionnaires utilisent couramment trois indicateurs
clés afin d’évaluer la rentabilité d’une entreprise : la valeur ajoutée par l’entreprise, la masse
des salaires dépensés pour créer cette valeur nouvelle, et, enfin, la quantité de capital à avancer
pour fonctionner »27. Pour l’auteur, une entreprise rentable n’est rien d’autre en effet qu’une
entreprise qui crée plus de richesses nouvelles qu’elle ne dépense de salaires, et cela en quantité
suffisante par rapport à la quantité de capital qu’elle immobilise.

Mais en réalité, la rentabilité est une question de point de vue, ce qui expliquerait la
multiplicité des critères utilisés pour l’évaluer. En effet, les syndicats, les gestionnaires, les
gouvernements etc. n’ont pas la même manière d’évaluer la rentabilité de la firme.

Selon Lauzel & Teller (1986) « […] le terme rentabilité dérive de rente et évoque les thèses
lointaines des physiocrates et de Ricardo sur la rente du sol. Par extension, on l’a appliqué aux
revenus provenant d’autres biens »28. La rentabilité est aujourd’hui associée à toute action
économique mettant en œuvre des moyens matériels, humains et financiers.

26
MORIN E., GUIDON M. et BOULIANNE E., « mesurer la performance de l’entreprise », Gestion, vol 21, n°3, septembre
1996, pp.61-66.
27
DUVAL J., « Concessions et conversion à l’économie », in Actes de la recherche en sciences sociales, Vol.131-132, mars
2000, pp.56-75.
28
LAUZEL, R. & TELLER, R. (1986), Contrôle de gestion et de budgets. Editions Sirey, Paris, p. 34.

20
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

On peut plus précisément pour ce qui concerne l’entreprise définir la rentabilité comme
l’aptitude de cette dernière à dégager des résultats en rapport avec les moyens mis à sa
disposition.

2.4. La productivité :

La productivité est la quantité de produits (ce qui est créé) par unité de facteur de production
utilisée. D’après le dictionnaire Larousse, la productivité est « […] le caractère de ce qui est
productif », et est productif, ce qui produit ou rapporte. Évidemment, une telle définition ne
nous renseigne pas vraiment sur ce concept. « La productivité de l’entreprise en tant que
système, faute de pouvoir être définie avec précision, apparaît clairement comme étant le
rapport entre une production valorisée, les extrants et l’ensemble des facteurs mis en œuvre qui
sont les intrants »29 (Coulaud, Croce & Dervaux, 1986). Il y a trois familles d’indicateurs de la
productivité : les ratios classiques, le niveau de qualité et le professionnalisme. Ils permettent
de contrôler le fonctionnement et le développement de l’entreprise à tous les stades de
responsabilité en fonction des moyens qui y sont mis en œuvre. « L’analyse de ces ratios
permet généralement de constater : un bon rythme de croisière, un sous-emploi des ressources
et une saturation des moyens »30 (Establier, 1988). Mais l’appréciation donnée par les ratios
classiques de productivité n’est pas suffisante pour savoir si une entreprise est productive ou
pas. Il faut ajouter à cette démarche, l’appréciation du niveau de qualité de l’entreprise et de ses
produits. La qualité est ou n’est pas dans l’entreprise ; elle s’apprécie à contrario par les indices
et défauts révélés et afférents dans chacune des divisions de l’entreprise. Le dernier indicateur
de productivité a trait au professionnalisme, que l’auteur définit comme la qualité de tout mettre
en œuvre pour exercer parfaitement son métier. C’est en fait, avoir un haut niveau de conscience
professionnelle ; c’est la recherche de la perfection dans son savoir-faire.

3. Les déterminants de performance financière

Les déterminants de la performance constituent la base de la performance d’une organisation.

Selon PINTO « la performance de l’entreprise est directement impactée par l’effort que les
dirigeants consacrent à maintenir leur entreprise au niveau des meilleures pratiques sur chacun

29
COULAUD, A., CROCE, C. & DERVAUX, B. (1986). Les ratios de productivité. Paris, Les éditions d’organisation, p.48
30
ESTABLIER, A. (1988). Et si on parlait de la performance dans votre entreprise. Paris, éditions Eyrolles, p. 72

21
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

de ses territoires »31. En effet, l’auteur indique que la performance repose sur quatre piliers qui
entretiennent des relations synergiques très fortes : les valeurs, les marchés, les hommes et les
métiers.

3.1. La compétitivité comme pilier du marché :

La compétitivité d’une entreprise est d’abord sa maîtrise et sa capacité à apporter des réponses
nouvelles, et adéquates aux besoins des consommateurs.

3.2. La vitalité comme le pilier des valeurs :

La vitalité est en rapport avec ses valeurs. Car ce dernier constitue un système de protection
contre les menaces qui pèsent sur l’entreprise. Selon PINTO le système des valeurs maintient
l’entreprise dans un lien fort et positif avec son environnement.

3.3. La productivité comme le pilier du personnel :

Les hommes constituent la principale ressource des entreprises et sans doute un des derniers
éléments de différenciation et d’avantage concurrentiel. Pour que le personnel soit productif, il
suffit de le motiver en instaurant un système de communication permanent avec les
collaborateurs. Les dirigeants doivent fournir à leurs collaborateurs une vision stratégique claire
qui exprime à la fois l’ambition de l’entreprise sa politique et ses objectifs.

3.4. La rentabilité comme piliers du métier :

Le territoire métier est un sujet majeur de la performance stratégique, la rentabilité. C’est le


domaine de l’excellence stratégique et opérationnelle dans lequel l’entreprise va puiser une
grande partie de sa performance. Les exigences en terme, de création de valeur conduit à
s’interroger si l’entreprise utilise de façon rationnelle ses ressources. Il convient cependant
d’étudier la performance financière qui traduit la santé financière de l’entreprise.

31
PINTO, Analyse des déterminants de la performance d’une entreprise commerciale, éd. Economica, Paris 2003, p10.

22
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Section 3 : Les Indicateurs de la performance financière

Les indicateurs sont des outils qui permettent d’évaluer le fonctionnement d’une organisation
ou d’une entreprise. Ce sont des outils de contrôle de gestion permettant d’apprécier le niveau
de réalisation des objectifs stratégiques et le niveau de performance atteint selon des critères
d’appréciation précédemment définis.

En fin ce sont des « outils de pilotage de l’entreprise, qui permettent d’évaluer sa santé
financière, sa capacité de développement et à détecter les dysfonctionnements à temps »32.

1. Utilité des indicateurs de la performance financière :

Représentation chiffrée qui mesure la réalisation d’un objectif et permet d’apprécier le plus
objectivement possible l’atteinte d’une performance, c’est un outil d’appréciation et d’aide à la
décision (évaluation, pilotage, ajustement). Souvent regroupé dans un tableau de bord, ils
peuvent avoir des fonctions assez diverses dans l’entreprise, d’une manière générale ils aident :

 Au pilotage de l’entreprise en permettant de surveiller l’activité et le fonctionnement de


l’entreprise, d’évaluer sa performance (taux de rentabilité, point mort, BFR,
performance d’une activité…), leur nature synthétique est souvent factuelle facilite la
communication interne et externe ;
 A concilier des intérêts divergents entre un technicien et un contrôleur de gestion pour
décider d’affecter un budget de maintenance de prévention ;
 A évaluer l’avancée de la mise en œuvre d’une stratégie, ou l’efficacité d’une démarche
précise ;
 A évaluer les conséquences et/ou la performance, d’une action interne ou externe à
l’entreprise (commerciale, marketing, stratégique, concurrentielle…) et sur ces parties
prenantes.

En particulier les indicateurs de performance financière permettent à une entreprise de bien


évaluer sa structure financière, la rentabilité dégagée par son activité et son besoin en trésorerie
indépassable pour assurer sa pérennité. Ils permettent également de gérer les ressources

32
POUILLARD Nathalie, 7 indicateurs financiers à tracker pour assurer à votre entreprise une bonne santé, octobre 2020.
Disponible sur : [Link] consulter le 02/O4/2022.

23
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

financières de manière optimale, d’anticiper et maitriser les risques financiers potentiels et


d’envisager des investissements ou au contraire des restrictions budgétaires.

2. Les caractéristiques d’un bon indicateur :

Un des problèmes posés par la mesure de la performance financière survient lorsque plusieurs
entités concourent à la réalisation d’un même résultat. Il est alors nécessaire qu’elles partagent
les mêmes indicateurs et la part de chacune soit évaluée. Un bon indicateur de performance doit
être pertinents, quantifiable, éviter les effets pervers, attribuables, bien défini, disponible en
temps utile, fiable, comparable et vérifiable.

 Pertinent : Un indicateur doit être pertinent au regard des objectifs de l’organisation. La


facilité de collecte peut conduire à passer à côté de la mesure de la réalisation d’un
objectif. Les indicateurs retenus doivent rendre compte de l’ensemble des objectifs
assignés au programme. Ils doivent être complémentaires et rendre compte de l’action
de l’ensemble des services participant au programme.
 Quantifiable : De préférence, doit être chiffré, fiable et vérifiable. Il peut parfois être
souhaitable de définir des indicateurs permettant d’apprécier non seulement la quantité
mais aussi la qualité des prestations fournies.
 Eviter les effets pervers : L’indicateur doit éviter d’encourager des comportements non
désirés ou du gaspillage. Un indicateur peut conduire à des comportements cohérents
avec l’indicateur, mais non avec l’objectifs. Les indicateurs qui portent directement qui
portent directement sur l’objectifs sont les mieux à même d’éviter les effets pervers.
L’indicateur doit capturer pleinement un objectif et ne pas capturer des activités non
souhaitées.
 Attribuable : L’indicateur doit dépendre des actions de l’organisation ou de l’entreprise.
Idéalement, la mesure devrait permettre d’indiquer quelle part de la variation de
l’indicateur est attribuable à l’organisation. Exemple : le nombre de peinte reçus peut
refléter la qualité d’un service, mais aussi la confiance des plaignants quant à la suite
qui sera donnée à leur peinte.
 Bien défini : L’indicateur doit être défini clairement, sans ambiguïté, de telle sorte qu’il
soit facile à comprendre et à utiliser par les parties intéressées, et que les données
nécessaires à son calcul soient collectées de façon cohérente avec l’indicateur.

24
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

 Mesurable : Un indicateur conceptuellement parfait mais défilement mesurable est de


peu d’utilité.
 Disponible en temps utile : Les données qui entrent dans le calcul de l’indicateur doivent
être produites avec une fréquence suffisante et rapidement. La fréquence souhaitable
dépend de la rapidité avec laquelle les politiques peuvent êtres infléchis. Elle dépend
aussi de la substitution qui existe entre les qualités des données et leur rapidité, ainsi
que du cout de la collecte.
 Fiable : L’indicateur doit être adapté à son usage et réactif aux évolutions. Il doit refléter
fidèlement ce qu’il a pour but de représenter. Il doit être statistiquement significatif.
 Comparable : L’indicateur doit permettre des comparaisons dans le temps ou avec
d’autres programmes similaires. Pour être comparable dans le temps, il est nécessaire
qu’un indicateur ne soit pas trop sensible à l’évolution du contexte.
 Vérifiables : La construction d’un indicateur doit clairement être documentée. Les
caractéristiques souhaitables d’un bon indicateur sont souvent rassemblées sous
l’acronyme anglais SMART : spécifique, mesurable, accessible, pertinent et disponible
en temps utile.

3. Les différents types d’indicateurs :

Les indicateurs délivrent une information quantifiée pertinente à destination des décideurs
pour mesurer et évaluer les résultats d’une ou plusieurs actions. Ils permettent également de
suivre l’évolution de la performance et analyser une situation présente.

Il existe plusieurs types d’indicateurs, Mendoza et al. (2002) « distinguent quant à eux les
indicateurs de résultats des indicateurs de moyen »33.

 Les indicateurs de résultat : Sont relatifs aux objectifs et variable d’action. Ils mesurent
le niveau d’atteinte des objectifs ou le degré de maitrises des variables d’actions.
 Les indicateurs de moyen : mesurent en revanche les résultats obtenues comptes tenu
des moyens engagés. Ils se présentent sous forme de ratios.

33
MENDOZA et Al, Tableau de bord et balanced scorecard, Groupe revue fudiciaire,2002, pp.65-67.

25
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Burlaud et al. (2004) ajoute à ces deux types d’indicateurs (de résultats et de moyens),
les « indicateurs de convergence et de l’environnement »34.

 Les indicateurs de convergences : expriment la cohérence interne des différents


services, cohérence qui se trouve à termes les objectifs poursuivis par les différents
centres de responsabilités.
 Les indicateurs d’environnement : mesurent la sensibilité d’un produit relative à
l’influence de l’environnement (inflation, climat social, branche d’activité).

On distingue également d’autres indicateurs tels que : les indicateurs d’activité et de contexte…

 Les indicateurs d’activité : Sont chargés de rendre compte du volume des opérations
produites par l’organisation.
 Les indicateurs de contexte : Sont des indicateurs externes à l’entreprise. Ils peuvent
indiquer une cause de baisse ou de hausse des indicateurs de moyens ou de résultats.

Les indicateurs de performances financières sont nombreux. Ils permettent de comparer les
résultats dégagés par l’activité d’une entreprise ou d’une organisation selon les moyens
financiers mise à disposition. Parmi ces derniers on a principalement : la rentabilité, la
profitabilité, l’autofinancement, la capacité de remboursement et d’endettement…

3.1. La rentabilité :

La rentabilité mesure la performance générale de l’entreprise, elle est la capacité d’une


entreprise à obtenir un résultat à partir des capitaux engagés. La rentabilité représente le rapport
entre les revenus d’une société et les sommes qu’elle a investi pour les obtenir.

Selon Alain Beitone et Ali, « Cette dernière mesure l’aptitude d’une opération économique
à produire un flux de revenus actualisés supérieurs aux dépenses engagées. Elle s’exprime,
d’une part un taux de rentabilité économique qui est une évaluation de la rentabilité qui ne tient
pas compte de l’origine des capitaux engagés dans l’opération (on parle alors de rentabilité
économique), et d’autre part, par le taux de rentabilité tenant compte seulement des capitaux
propres de l’entreprise (on parle alors de rentabilité financière) »35.

34
BURLAUD A., R. TELLER, S. CHATELAIN-Ponroy, S. MIGNON et E. WALLISER, Contrôle de gestion, Vuibert, Paris
2004, p.361.
35
Alain BEITONE et Ali, Dictionnaires des sciences économiques, Armand Collin, Paris, 2001, p.44.

26
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

3.1.1. La rentabilité économique (RE) :

La rentabilité économique mesure la rentabilité d’exploitation (activité) de l’entreprise


indépendamment de son mode de financement, appelé en anglais return on capital empoyed,
cette dernière est un ratio financier dont le but est d’estimer la capacité d’une entreprise a
générée des bénéfices grâce aux capitaux investis. De manière plus précise, elle mesure la
capacité d’une entreprise à tirer profit des capitaux apporté par tous ses investisseurs en fonds
propres (actionnaires) que les investisseurs en dettes (créanciers bancaires). Ils se calcul en
faisant le rapport entre le résultat net d’exploitation et les capitaux investis.

Formule : 𝐑𝐄 = (𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 ⁄ 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬) ∗ 𝟏𝟎𝟎

Cet indicateur mesure la façon dont l’entreprise utilise les capitaux mis à sa disposition sans
tenir compte de la façon dont ils sont financés.

3.1.2. La rentabilité financière (RF) :

La rentabilité financière mesure la capacité des capitaux investis par les actionnaires et
associés (capitaux propres) à dégager un certain niveau de profit. Cet indicateur permet de
savoir si l’entreprise est rentable à partir de ses fonds propres. Elle se calcule en divisant le
résultat net de l’entreprise par les fonds propres.

Formule : 𝐑𝐅 = (𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 ⁄ 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬) ∗ 𝟏𝟎𝟎

Cet indicateur permet également aux associés de vérifier la rentabilité de leur investissement
dans l’entreprise.

3.2. La profitabilité :

Le taux de profitabilité (TP) est un ratio établi entre le résultat net comptable et le chiffre
d’affaires hors taxes (CAHT). Cet indicateur permet de mesure la profitabilité d’une entreprise
en fonction de son volume d’activité. Elle exprime la capacité d’une entreprise à dégager un
revenu à partir des ressources financières qu’elle emploie.

Formule : 𝐓𝐏 = (𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 ⁄ 𝐂𝐀𝐇𝐓) ∗ 𝟏𝟎𝟎

27
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Cet indicateur permet de mesurer l’efficacité de l’outil économique qu’une entreprise utilise
pour son exploitation courante.

3.3. L’autofinancement :

L’autofinancement est la seule ressource qui soit générée par l’entreprise elle–même et
contribue à l’amélioration du fonds de roulement de manière continue. Selon HUBERT ; «
L’autofinancement est le flux de fonds correspondant aux ressources internes dégagées par
l’entreprise au cours d’un exercice. Le compte de résultat mesure des coûts. L’autofinancement
est un flux de fonds qui représente le surplus monétaire potentiel dégagé par l’entreprise au
cours de l’exercice »36.

Dans la finance dite classique, l’autofinancement constitue le mode de financement privilégié


pour assurer :

* d’une part, le renouvellement des moyens et donc le maintien du potentiel de


l’entreprise ;

* d’autre part, le financement (intégral ou partiel) des moyens nouveaux à mettre en


place tant au niveau des investissements proprement dits qu’à celui de l’exploitation (en
besoins en fonds de roulement), pour répondre aux besoins de financement engendrés
par la croissance.

Précisions que le maintien du potentiel de l’entreprise nécessaire pour assurer sa pérennité


n’est pas seulement assuré par le maintien du potentiel de production, Il exige, en outre, le
maintien de la part du marché de l’entreprise, ce qui suppose, si le marché est en expansion,
que le taux d’évolution du chiffre d’affaires soit au moins égal au taux de croissance du marché
considéré, ainsi que la couverture des risques encourus par l’entreprise. L’autofinancement
correspond au reste de capacité d’autofinancement après avoir distribué les dividendes aux
associés :

Formule : 𝐀𝐮𝐭𝐨𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 = 𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭 + 𝐃𝐨𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐦𝐨𝐫𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬

36
HUBERT de la Bruslerie, information financière et diagnostic, DUNOT 4ème Ed, Paris, 2010, p.165.

28
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

En résumé, l’autofinancement apparait nécessaire tant pour assurer la pérennité de


l’entreprise que pour lui permettre de s’enrichir et de contribuer ainsi au financement de son
développement.

3.4. Capacité d’autofinancement financement :

La capacité d’autofinancement (CAF) reflète la trésorerie potentielle dégagée par l’activité


de l’entreprise. Elle est égale à la différence entre les produits encaissables et les charges
décaissables liés à l’activité de l’entreprise.

3.4.1. Définition CAF :

« La capacité d’autofinancement représente pour l’entreprise l’excédent des ressources internes


ou le surplus monétaire potentiel dégagé durant l’exercice, par l’ensemble de son activité et
quelle peut destiner à son autofinancement ».37

Elle est égale à la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables liés à
l’activité de l’entreprise. Les produits encaissables sont les produits du compte de résultat qui
ont été encaissés ou qui vont l’être. De même les charges décaissables sont les charges du
compte de résultat qui ont été décaissées ou qui vont l’être. Sont ainsi exclus de la CAF les
charges et les produits « calculés » qui ne donneront pas lieu à un encaissement ou un
décaissement (dotations et reprises aux amortissements et aux provisions). Sont également
exclus les charges et les produits liés au cycle d’investissement (plus et moins-values sur
cession d’immobilisations) cet indicateur est observé avec une attention particulière par les
investisseurs car il s’agit du montant disponible pour l’entreprise pour :
- investir : achat d’immobilisations ou financement de l’augmentation du besoin en fonds de
roulement
- rembourses ses dettes financières
- verser des dividendes à ses actionnaires

3.4.2. Calcul de la CAF

La CAF peut se calculer de deux façons :

37
GRANGUILLOT Béatrice, Francis « L’essentiel de l’analyse financière »12eme édition, Paris2014/2015, p.71.

29
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

a. Méthode additive :

La CAF est obtenue par addition des produits encaissables (à l’exception de ceux liés au
cycle d’investissement) et par soustraction des charges décaissables (à l’exception de celles
liées au cycle d’investissement). Pour simplifier les calculs, il est possible (et recommandé) de
démarrer ce calcul à partir de l’EBE qui ne contient lui-même que des charges et produits
décaissables et encaissables.

Capacité d’autofinancement =
Résultat de l’exercice
+ Dotation aux amortissements et provision
- Reprise sur amortissement et provision
+ Valeur comptable des éléments d’actif cédés
- Produits des cessions des éléments d’actif
- Reprise de subventions d’investissement
- Quotes-parts de résultat sur opération faites en commun

b. Méthode soustractive :

On peut également retrouver la CAF en partant du résultat net et en retirant les éléments
exclus de la CAF :
- on ajoute ainsi les charges exclues de la CAF : dotations aux amortissements et provisions et
valeur nette comptable des immobilisations cédées,
- on soustrait ainsi les produits exclus de la CAF : reprises sur provisions et produits de cession
d’immobilisations.

Capacité d’autofinancement =
Excédent brut d’exploitation
+Transfert de charges
+/-Autres produits et autres charges
+Produit financier (sauf reprise)
-Charges financière (sauf dotation)
+Produit exceptionnel (sauf reprise)
-Charge exceptionnel (sauf dotation)
-Participation des salariés
-Impôt sur le bénéficie

30
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

3.4.3. Interprétation de la CAF :

La CAF indique les possibilités de financement de l’entreprise. L’autofinancement, c’est la


CAF diminuée des dividendes versées (autofinancement (n)= CAF(n) - dividende payé en n
(mais relatif à l’exercice n-1)).

Les possibilités financières de l’entreprise sont d’autant plus grandes (remboursement des
emprunts, financement des investissements) quand la CAF est élevée.

A contrario, une CAF négative, reflète une situation dangereuse. Mais, il ne faut pas perdre
de vue que la CAF n’est qu’un flux de trésorerie potentielle, c'est-à-dire dont on ne connaît pas
la date d’encaissement.

3.5. Capacité de remboursement (CR) :

La capité d’autofinancement permettre d’apprécier la capacité de remboursement (CR) de


l’entreprise à l’aide de ce ratio :

𝐂𝐑 = 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢è𝐫𝐞𝐬 / 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭é 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐨𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

Ce ratio indique nombre d’années de CAF nécessaire à l’entreprise pour rembourser


intégralement les dettes à long terme. Sa norme doit être inférieur à 3, si non risque d’incapacité
à rembourser ses emprunts. L’étude de ces ratios sur une longue période permet d’apprécier
l’évolution de la structure financière résultant de la mise en place des moyens de production,
de leur financement et des résultats obtenus.

3.6. La capacité d’endettement (CE) :

Le financement par endettement représente une nécessité du financement avec les capitaux
propres. L’endettement peut être sous forme d’emprunts bancaires en recourant aux
établissements de crédit, ou sous forme des emprunts obligataires à travers l’émission des titres
obligataires au marché financier. Il se calcule à l’aide de ce ratio :

𝐂𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭é 𝐝’𝐞𝐧𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭(𝐂𝐄) = 𝐂𝐀𝐅 𝐗 𝟑, 𝟓

Le niveau d’endettement ne doit pas dépasser trois ou quatre fois la capacité


d’autofinancement. La capacité d’endettement doit être rapprochée du taux de rentabilité
financière afin d’affiner l’analyse de l’effet de levier.

31
Chapitre I : Généralités sur la performance financière

Conclusion :

Nous pouvons en résumer dire, que dans ce chapitre nous avons pu définir et cerner
l'ensemble des aspects de la performance financière de l'entreprise. La performance de
l'entreprise étant vue comme la réalisation du couple efficience et efficacité, en fait d’être
performant c'est d'abord être efficace et efficient car performance =𝐞𝐟𝐟𝐢𝐜𝐚𝐜𝐢𝐭é + 𝐞𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞.
Donc, après avoir maîtrisé la notion de performance, le suivi et l'évaluation sont nécessaires car
le nouvel ordre économique mondial pousse les entreprises de plus en plus à faire "Plus" et avec
"moins".

32
Chapitre II : Méthodes et Outils d’Evaluation de la
Performance Financière
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Introduction :

L’évaluation de la performance financière est devenue indispensable pour les entreprises,


dans un environnement économique plus globalisé avec la mondialisation des marchés et
l’intensification de la concurrence, où seules les entreprises les plus performantes arrivent à
assurer leurs pérennités et répondent aux attentes de leurs parties prenantes.

Après avoir présenté les notions de performance d’une manière générale, et la performance
financière en particulier dans le chapitre précédent, il est important pour une entreprise de
connaître son niveau de performance afin de connaître la qualité de décisions de ses dirigeants,
la rentabilité de son activité et son efficience.

Pour effectuer cette appréciation les dirigeants disposent de plusieurs méthodes et outils pour
évaluer et piloter la performance financière et atteindre les objectifs stratégiques.

Dans ce chapitre nous allons présenter les différents méthodes et outils d’analyse et
d’évaluation de la performance financière, ainsi que les modèles d’évaluations tels que
le score Z d’Altman qui permet de prédire la probabilité de défaillance d’une entreprise dans
les deux (2) prochaines années.

33
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Section 1 : Les Outils d’analyse de la performance financière

L'analyse financière identifie les forces et les faiblesses d'une entreprise et les exploite pour
maintenir sa stabilité et évaluer ses performances et sa solidité financière. Le but de cette section
est de déterminer les informations requises pour l'analyse financière. Nous subdivisons cette
section en trois sous-sections, la première traite l’analyse des Etats financiers, ensuite la
deuxième traite l’analyse par la méthode des indicateurs d’équilibres financiers, enfin la
troisième par la méthode des ratios.

1. Les Etats financiers :

Les états financiers reflètent les actifs et les activités d'une entité au moyen de données
numériques et structurées présentées principalement sous forme de tableaux et de notes.

Les utilisateurs et destinataires de l'information financière sont principalement les


propriétaires, créanciers et investisseurs actuels et futurs de l'entité, qui prennent des décisions
importantes sur la base de l'interprétation des données et des instructions contenues dans les
états financiers périodiques.

Une bonne interprétation et compréhension des états financiers signifie que ceux-ci sont
préparés et présentés de manière à fournir une information pertinente et utile en mettant en
évidence tous les éléments jugés importants pour la prise de décision.

1.1. Bilan :

Le bilan représente la situation patrimoniale de l’entreprise à une date précise.

1.1.1. Définitions du bilan :

Selon PIGER Patrick : « Le bilan se présente comme un résumé de la situation financière


ou patrimoniale d’une entreprise qui comprend à l’actif, tous les biens et créances dont elle est
38
propriétaire, et au passif, ses dettes ». Selon LOTMANI N : « Le bilan comptable est un
document établi à la fin d’une période d’un an (exercice comptable).

38
PIGET P., « Gestion financière de l’entreprise », Edition Economica, Paris 1998, p.22

34
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Il représente une photographie à un moment donné et renseigne sur la situation du patrimoine


de l’entreprise. » 39

NB : Nous pouvons en conclure que le bilan représente une photographie de la situation


financière de l’entreprise à un instant donné, ou l’actif enregistre tout ce que possède
l’entreprise et le passif registre tout ce que doit l’entreprise.

1.1.2. La structure du bilan :

Le bilan comptable est composé de cinq classes représentées en deux parties à savoir les
emplois et les ressources.

1.1.3. Les emplois du bilan (Actifs) :

L’actif représente l’ensemble des emplois qui sont classés d’après leur fonction et par ordre
de liquidité croissante. On distingue deux parties : l’actif non courant et l’actif courant

A. L’actif non courant :

Cette rubrique comprend l’ensemble des biens destinés à servir de façon durable à l’activité de
l’entreprise. En langage comptable, ce sont des « immobilisations ». Il en existe trois types :

a. Les immobilisations incorporelles : ce sont des actifs non monétaires sans substance
physique. Il s’agit, par exemple, de brevets, logiciels, fonds de commerce, frais
d’établissement, du droit au bail, de frais de recherche et de développement ;
b. Les immobilisations corporelles : ce sont des actifs physiques détenus pour être
utilisés dans la production, ou la fourniture de biens et de services ou pour être loués à
des tiers. Il peut s’agir de matériel industriel, de matériel de transport, de mobilier, de
matériel informatique, d’un terrain, d’un bâtiment 40 ;
c. Les immobilisations financières : il s’agit de titres de participation (permettant
d’exercer une influence sur une société ou de la contrôler), de prêt accordé, de versement
de dépôt de garantie.

39
LOTMANI N., « Analyse financière », Edition pages-blues, Alger 2003, p.03.
40
CABANE Pierre, « L’essentielle de Finance », Edition Eyrolles, 2eme édition, Paris 2004, p.16.

35
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

NB :

- Immobilisations incorporelles et corporelles : perdent de la valeur lorsqu'elles sont utilisées


par l'entité. C'est pourquoi ce dernier doit comptabiliser annuellement un amortissement
comptable reflétant la "consommation des avantages économiques futurs" du bien.

- Les immobilisations financières (fonds propres, avances et prêts) ne sont pas


amortissables, mais des réserves peuvent être constituées sous certaines conditions

B. L’actif courant :

Certains éléments de l’actif n’ont pas vocation à être utilisés de façon durable (les stocks par
exemple). Ils composent l’actif circulant du bilan. 41

L’actif circulant du bilan comptable est composé de cinq rubriques :

a. Les stocks et les en-cours : ce sont l’ensemble des biens et services intervenant dans le
cycle d’exploitation de l’entreprise pour être vendus ou consommés dans le processus
de production ;
b. Les avances et acomptes versés sur commandes lorsqu’une entreprise passe une
commande à ses fournisseurs, ces derniers peuvent demander le versement d’une avance
ou d’un acompte à titre d’avance ;
c. Les créances : il s’agit de créances que l’entité détient envers des tiers (par exemple,
des clients, le trésor public, les organismes sociaux) ;
d. Les valeurs mobilières de placement couramment appelés VMP, ce sont des titres
acquis en vue de réaliser un gain à court terme (achat en vue de la revente). Ils ne seront
pas conservés durablement par l’entité ;
e. Les disponibilités : cette catégorie englobe l’ensemble des sommes figurant en caisse
et des soldes positifs des comptes bancaires ;
f. Les charges constatées d’avance : cette rubrique permet de neutraliser l’impact de
charges qui ont été comptabilisées au titre d’une période mais qui concernent une
période ultérieure.

41
[Link] consulté le 22/04/2022

36
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

C. Les comptes de régularisation à l’actif :

Fait inhabituel chez les PME, cette catégorie de "comptes de régularisation" comprend les
dépenses étalées sur plusieurs exercices, les charges constatées d'avance et les actifs d'écart de
conversion (lorsqu'une entreprise effectue des transactions en devises avec d'autres entités, une
comptabilité spéciale doit être effectuée lors de son écriture de fin d'exercice) fiscal année, sauf
cas particuliers).

1.1.4. Les ressources du bilan (Passifs) :

Le passif du bilan nous informe sur l’origine des capitaux de l’entreprise. Il est composé de
cinq parties qui sont comme suit 42 :

A. Les capitaux propres :

Les capitaux propres contiennent les ressources stables à long terme que l’entreprise doit à
ses associés. Ces capitaux font partie du passif du bilan et correspondent à 3 ressources clés :

a. Capital social :

Il correspond à l’argent apporté par les actionnaires lors de la création de l’entreprise. On


peut ainsi dire qu’il est composé des apports des créateurs de la société.

b. Les réserves de l’entreprise :

Les réserves de l’entreprise sont les résultats des années précédentes non-distribués aux
actionnaires. Autrement dit, il s’agit de la partie des bénéfices non distribués à l’entreprise ou
au créateur. Elles servent ainsi à développer l’entreprise.

42
[Link] consulté le 08/05/2022

37
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

c. Le résultat net :

Enfin, le résultat net, correspond à la différence entre les produits et les charges de l’exercice.
Il permet à l’entreprise d’équilibrer son bilan et donc de faire en sorte que le total de son actif
soit égal au total de son passif. Notons cependant que le résultat peut ainsi être un bénéfice ou
une perte.

Le résultat net se calcule de la façon suivante au bilan :

𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 = 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 − 𝐏𝐚𝐬𝐬𝐢𝐟

Par ailleurs, nous pouvons également souligner que peu importe qu’il s’agisse d’un bénéfice
ou d’une perte, le résultat s’inscrit toujours au passif du bilan comptable. Cela s’explique par le
fait que le résultat est une dette de l’entreprise envers ses associés.

Remarque :

Les comptes du bilan ne sont jamais remis à zéro d’une année sur l’autre car le patrimoine
ne disparaît pas de la sorte.

Nous pouvons également noter que les capitaux propres d’une société ne peuvent être
inférieurs à la moitié du capital social.

B. Les provisions pour risques et charges

Les réserves pour risques et dépenses sont utilisées pour la comptabilisation, c'est-à-dire pour
montrer des faits futurs, tels que des dépenses, dans les comptes. Mais attention, ce fait ne
surviendra que si son nombre peut être estimé de manière précise et fiable, mais aussi en
fonction de la (forte) probabilité que l'événement se produise.

Par ailleurs, il est important de souligner que lors de l'établissement d'un bilan, une entreprise
doit refléter le plus fidèlement possible ses comptes annuels de ses provisions pour risques et
provisions pour charges :

38
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

a. Les provisions pour risques :

Il s’agit de prendre en considération l’ensemble des clients douteux qui ne régleront pas leurs
créances… Cette information doit donc apparaître dans le passif du bilan.

Il est ainsi indispensable, tout au long de la vie de l’entreprise de porter une attention
constante sur vos partenaires de travail afin d’éviter de trop grandes pertes pécuniaires.

b. Les provisions pour charges :

Ces dernières correspondent aux provisions établies au moment de la clôture du bilan (si vous
avez par exemple prévu de réaliser des travaux).

C. Les dettes de l’entreprise :

Pour finir, la dernière partie du bilan comptable concerne pour sa part l’argent que
l’entreprise doit à ses divers partenaires, c’est-à-dire ses dettes. Elles peuvent être soit de natures
financières et correspondre ainsi par exemple à un emprunt par exemple, soit être
d’exploitation. Les dettes constituent les ressources de l’entreprise. Le passif du bilan distingue
les dettes à court terme (moins d’un an), les dettes à moyen long termes (emprunt auprès d’un
banquier), ou encore les dettes d’exploitation (fournisseurs, TVA, salaires …). Par ailleurs,
notons également qu’il existe quatre types de dettes d’exploitation : les dettes fournisseurs, les
dettes sociales, les dettes fiscales ainsi que les dettes sur immobilisation.

a. Les dettes fournisseurs :

Elles correspondent à l’argent que la société doit à ses fournisseurs (services, marchandises,
matières premières, …).

b. Les dettes sociales :

Les dettes sociales peuvent correspondre à deux éléments distincts. Elles peuvent soit être :

De l’argent que l’entreprise doit à la sécurité sociale, telles que des cotisations sociales qui
doivent encore être réglées ; soit être une somme qu’elle doit à son personnel.

39
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

c. Les dettes fiscales :

Elles correspondent à de l’argent que l’entreprise doit à l’État (dans le cadre des impôts par
exemple).

d. Les dettes sur immobilisation :

Enfin, il peut également s’agir des dettes sur immobilisations. Ces dernières correspondent à
de l’argent dû par une société à ses fournisseurs d’immobilisations.

D. Les comptes de régularisation :

Ils comprennent les produits constatés d’avance, produits perçus avant que les biens n’aient
été livrés et les écarts de conversion de passif qui constituent le compte symétrique de celui de
l’actif. 43

1.1.5. Représentation du bilan comptable

Le bilan comptable est décomposé en deux parties. L’actif de bilan peut être présenté comme
une liste de ce qui détient l’entreprise. Les éléments de l’actif se présentent par ordre de liquidité
croissante. Il se situe dans la colonne gauche du bilan. Et pour le passif de bilan regroupe
diverses ressources dont dispose l’entreprise pour financer ses emplois. Il se situe dans la
colonne droite de bilan.

43
CABANE Pierre, op-cit, p.23-28.

40
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Tableau n°02 : Présentation de l’actif du bilan comptable


Actif Note N N N N-1
Brut Amort/PDV Net Net
ACTIF NON COURANTS
Ecart d’acquisition
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
Terrain
Bâtiments
Installations, machines et outillage
Matériel de transport
Autres immobilisations corporelles
Immobilisations en concession
Immobilisations en cours
Immobilisations financières
Titre mis en équivalence
Autres participations et créances rattachées
Autre
Titres immobilisés
Prêts et autres actifs financiers non courant
TOTAL ACTIF NON COURANT
ACTIF COURANT
Stocks et en-cours
Marchandises, Matières premières et fournitures
Produits finis et encours
Autres stocks
Créances et emplois assimilés
Clients
Autres débiteurs
Groupes et associés
Autres créances et emplois assimilés
Disponibilités et assimilés
Placements et autres actifs financiers courants
Trésorerie
TOTAL ACTIF COURANT
TOTAL GENERAL ACTIF

Source : Présentation des états financiers dans le Nouveau Système Financier et Comptable Algérien
2009.

41
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Tableau n°03 : Présentation du passif du bilan comptable


Passif Note N N N N-1
Brut Amort/PDV Net Net
CAPITAUX PROPRES
Capital émis
Prime d’émission/ (réserve consolidées)
Ecart de réévaluation
Ecart d’équivalence (1)
Résultat net/ résultat
Net part de groupe (1)
Autres capitaux propres - Report à nouveau
Part de la société consolidant (1)
Part des minoritaires (1)
TOTAL I
PASSIF NON COURANTS
Emprunts et dettes financières
Impôts
Autres dettes non courantes
Provision et produit constaté d’avance
TOTAL PASSIF NON COURANT II
PASSIF COURANTS
Fournisseur et comptes rattachés
Impôts
Autres dettes
Trésorerie passive
TOTAL PASSIF COURANT III
TOTAL GENERAL PASSIF
(1) à l’utiliser uniquement pour la présentation
d’états financiers consolidés

Source : Présentation des états financiers dans le Nouveau Système Financier et Comptable Algérien
2009.

42
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

1.2. Compte de résultat :

Le compte de produits et charges permet de mesurer sur un exercice (en général 1 an)
l’enrichissement (ou l’appauvrissement) généré par l’entreprise.

1.2.1. Définitions du compte de résultat :

Selon LAHILLE Jean-Pierre, « Le compte de résultat récapitule les produits et les charges
de l’entreprise, sans qu’il soit tenu compte de leur date d’encaissement ou de paiement. Il fait
apparaitre par différence, après déduction des amortissements et des provisions, le bénéfice ou
la perte de l’exercice ». 44

Selon BRIQUET Ferri : « Le compte de résultat représente une synthèse de l’activité de


l’entreprise au cours de l’exercice (entre deux bilans). Il est structuré en trois parties qui
reprennent les éléments liés à l’exploitation, les éléments lies aux aspects financiers et ceux
provenant des phénomènes qui ne correspondent pas à l’activité normale de l’entreprise (les
éléments exceptionnels). Tout comme dans le bilan, ces éléments sont dissociés en deux
groupes, ceux ayant un caractère de ressources, que l’on nomme les produits et ceux qui ayant
un caractère d’emplois que l’on nomme charges ». 45

Le compte de résultat détermine le résultat de l’exercice (bénéfice ou perte) par différence


entre les produits et les charges.

1.2.2. La Structure du compte de résultat (CR) :

Les charges et les produits du compte de résultat sont classés par nature des différentes
catégories qui sont :

 Les charges et les produits d’exploitations ;


 Les charges et les produits financiers ;
 Les charges et les produits exceptionnels

44
LAHILLE Jean-Pierre, Analyse financière, 3 éd Dunod, Paris,2007, p.17.
45
BRIQUET Ferri, Les plans de financement, édition Economica, Paris 1997, p.8-9

43
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

A. Les charges :

C’est l’ensemble des coûts supportés par l’entreprise durant son activité. Nous avons parmi celle-ci :

a. Les charges d’exploitation :

Correspondent aux dépenses réalisées par l’entreprise qui peuvent être comptabilisées en
charges et qui se rattachent à ce que l’entreprise dépense couramment dans le cadre de son
exploitation afin de réaliser son chiffre d’affaires.

b. Les charges financières :

Ce sont les coûts supportés par l’entreprise pour financer son fonctionnement.

c. Les charges exceptionnelles :

Sont les charges qui ne correspondent pas à la gestion courante ou financière de l’entreprise.

d. La participation des salariés aux résultats de l’exercice :

Ce sont des charges obligatoires pour toute entreprise ayant au moins 50 salariés.

e. L’impôt sur les bénéfices :

Ce sont des charges supportées par les entités soumises à l’impôt sur les sociétés.

B. Les produits :

« C’est l’accroissement d’avantages économiques au cours de l’exercice, sous forme


d’entrées ou d’accroissements d’actif, ou de diminution du passif qui ont pour résultat
l’augmentation des capitaux propres autre que l’augmentation provenant des participants aux
capitaux propres ».46

Les produits sont des revenus générés par l’activité de l’entreprise.

Nous avons parmi celle-ci :

46
TAZDAIT A., Maitrise du système comptable financier, 1er édition, Alger : ACG 2009, p.81.

44
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

a. Les produits d’exploitation :

Correspondent aux produits liés à la gestion normale et courante de l’entreprise (Vente,


Subvention d’exploitation…).

b. Les produits financiers :

Ce sont des produits liés à la gestion financière de l’entreprise (Dividende reçus par l’entreprise,
produits liés aux placements effectués, escomptes obtenus …).

c. Les produits exceptionnels :

Correspondent à tous les produits non liés à la gestion courante ou financière de l’entreprise (il
s’agit des produits de cessions d’éléments immobilisés, subventions d’équilibre, pénalités
perçues…).

d. Le résultat :

Il est obtenu par la différence entre les produits et les charges.

45
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Tableau n°04 : Présentation du Compte de résultat


Actif Note N N-1

Chiffre d’affaires
Ventes de marchandises
Ventes de produits finis
Ventes de travaux
Prestations de services
Autres ventes
Variation stocks produits finis et en cours
Production immobilisée
Subventions d’exploitation
I – Production de l’exercice
Achats consommés
Services extérieurs et autres consommations
II – Consommation de l’exercice
III VALEUR AJOUTEE D’EXPLOITATION (I - II)
Charges de personnel
Impôts, taxes et versements assimilés
IV EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION
Autres produits opérationnels
Autres charges opérationnelles
Dotations aux amortissements
Dotations aux provisions et pertes de valeur
Reprise sur pertes de valeur et provisions
V RESULTAT OPERATIONNEL
Produits financiers
Charges financières
VI RESULTAT FINANCIER
VII RESULTAT AVANT IMPOTS (V + VI)
Impôts exigibles
Impôts différés (variations)
VII RESULTAT NET DE L’EXERCICE
Source : Adapté selon le système comptable et financier, édition Pages Bleues, Alger 2008.

46
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

1.3. Tableau de variation des capitaux propres :

Le tableau de variation des capitaux propres est un document présenté sous forme de tableau et
qui fait état des divergences constatées entre la variation des capitaux propres au cours de
l’exercice et le résultat même de cette période. IL permet également d’isoler les variations
constituant la résultante d’opération de structure (augmentation ou diminution de capital,
constituions de provisions réglementées, subvention d’investissement, changements de
méthodes comptables, etc.) et reconstituer le résultat de la période considérée à partir des
variations de postes de capitaux propres47.

Le Tableau de variation des capitaux propres est un tableau destiné à informer les actionnaires
d'un groupe des différents éléments qui ont contribué à la variation de ses capitaux propres
(richesse ou appauvrissement) d'une année à l'autre (entre l'ouverture et la clôture de l'exercice).

1.4. Tableau des flux de trésorerie :

Le tableau de flux de trésorerie a pour but d’apporter aux utilisateurs des états financiers Une
base d’évaluation de la capacité de l’entité à générer de la trésorerie et des équivalents de
trésorerie, ainsi que des informations sur l’utilisation de ces flux de trésorerie. En faisant
apparaitre la variation de la trésorerie entre le début et la fin de l’exercice, il constitue un moyen
de vérifier la cohérence des comptes.

Exemple : le tableau des flux explique la variation entre le solde initial de trésorerie et le solde
final, en même temps qu’il décompose cette variation entre flux d’exploitation, flux
d’investissement et flux de financement. C’est pourquoi c’est un document extrêmement utile
pour l’analyse par l’utilisateur.

Les types de flux : Un tableau des flux de trésorerie présente les entrées et les sorties de
disponibilités intervenues pendant l’exercice selon leur origine :

• flux générés par les activités opérationnelles (activités qui génèrent des produits et autres
activités non liées à l’investissement et au financement)

47
Le tableau de variation des capitaux propres ([Link]), consulté 25/05/2022.

47
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

• flux générés par les activités d’investissement (décaissements sur acquisition et encaissements
sur cession d’actifs à long terme),

• flux générés par les activités de financement (activités ayant pour conséquence de modifier
la taille et la structure des fonds propres ou des emprunts).

• flux de trésorerie provenant des intérêts des dividendes, présentés séparément et classés de
façon permanente d’un exercice à l’autre dans les activités opérationnelles, d’investissement ou
de financement.

1.5. Annexe :

L’annexe comptable est un élément constitutif des états financiers d'une société. Son objectif
est d'apporter des informations et d’aider à la compréhension du compte de résultat et du bilan.

Les annexes contiennent des informations obligatoires dont le nombre varie selon la taille, la
forme de l'entreprise et toutes les informations pertinentes afin de refléter l'image fidèle de
l'entreprise.

L’annexe précise aussi les règles et méthodes comptables ayant présidé à l’arrêté des
comptes et donne des informations quantitatives sur la dynamique industrielle de l’entreprise.
Sont ainsi notamment détaillés 48:

 Les investissements /désinvestissements en immobilisations ;


 Les amortissements et les provisions ;
 L’exigibilité des créances et des dettes (les échéances des dettes montrent la structure
de l’endettement et les sorties de trésorerie déjà prévisibles au titre des
remboursements) ;
 Les calculs fiscaux ;
 La répartition du résultat de l’année précédente (le résultat ne devient certain qu’après
l’assemblée générale des actionnaires, réunie quelques mois après l’arrêté des comptes,
qui décide de ce qui sera laissé en réserves dans l’entreprise pour son financement et de
ce qui doit leur être versé sous forme de dividendes) ;

48
L’Annexe - La pour tous, consulté le 30/05/2022.

48
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

 Le montant « des effets portés à l’escompte et non échus ». Les sommes


correspondantes sont des créances dues par les clients à une certaine échéance et que
l’entreprise a échangées à sa banque contre des liquidités immédiates (moyennant le
paiement de frais, les agios). Autrement dit ces montants améliorent la situation de
trésorerie et diminuent au bilan le total des sommes encore dues par les clients ;
 L’effectif moyen.

49
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

2. L’analyse par la méthode des indicateurs d’équilibre financier :

L’équilibre financier est étudié en articulant entre le fonds de roulement, le besoin en fonds de
roulement et la trésorerie calculés à partir du bilan financier.

2.1. Le fonds de roulement (FR) :

Nous allons présenter la définition, le mode de calcul et l’interprétation du fonds de roulement.

2.1.1. Définition :

Le fonds de roulement correspond à la différence entre les capitaux permanents et les actifs
immobilisés. Il permet de vérifier que les actifs immobilisés sont financés par des ressources
de long terme.

Selon PEYRARD Josette : « Le fonds de roulement constitue une marge de sécurité pour
l’entreprise ; c’est la partie des fonds à long terme qui financent des actifs circulants » 49.

NB : Le FRN nous pouvons la définir comme étant la part des ressources stables consacrées au
financement de l’actif circulant, après financement total des emplois durables.

2.1.2. Calcul du fonds de roulement :

Nous pouvons le calculer de (2) manière pour à savoir : par le haut du bilan et par le bas du bilan.

1ère manière : Par le haut du bilan

Le fonds de roulement se calcule par le haut du bilan (long terme).

𝐅𝐑𝐍 = 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐚𝐧𝐞𝐧𝐭𝐬 − 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐈𝐦𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬é

𝐅𝐑𝐍 = (𝐅𝐏 + 𝐃𝐋𝐌𝐓) − 𝐕𝐈

49
PEYRARD. Josette, Gestion Financière ,1er édition Gestion, France 1990.p44.

50
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

2ème manière : Par le bas du bilan

Il existe une autre approche, moins utilisée et pourtant plus fidèle à ses enjeux, qui consiste
à passer par le bas de bilan (le court terme) :

𝐅𝐑𝐍 = 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭 − 𝐏𝐚𝐬𝐬𝐢𝐟 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭

𝐅𝐑𝐍 = (𝐕𝐄 + 𝐕𝐑 + 𝐕𝐃) − 𝐃𝐂𝐓

Cette approche dite par le bas du bilan permet de calculer la part de l’actif circulant qui n’est
pas financée par le passif circulant.

Nous observons que les deux formulations proposées sont strictement équivalentes et
conduisent au même résultat chiffré.

2.1.3. L’interprétation du fonds de roulement :

1er Situation : FRN > 0 : Quand le fonds de roulement est positif, il constitue un excédent de
ressources permettant de financer une partie de l’activité court terme de l’entreprise.

2eme Situation : FRN < 0 : Quand le fonds de roulement est négatif, il peut révéler un
déséquilibre financier préjudiciable, notamment si l’entreprise est en phase de croissance.

3eme Situation : FRN = 0 : Quand le fonds de roulement est nul, lorsque les ressources stables
et les emplois durables sont égaux. Ici, les ressources couvrent les emplois sans qu’un excédent
ne soit généré.

2.2. Le besoin en fonds de roulement (BFR) :

Le besoin en fonds de roulement, est composé de deux parties : le BFRE et le BFRHE

2.2.1. Définition :

« Les opérations d’exploitation entrainent la formation de besoins de financement, mais elles


permettent aussi la constitution de moyens de financement. La confrontation globale de ces

51
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

besoins et de ces moyens de financement permet de dégager un besoin de financement induit


par le cycle d’exploitation ou besoin en fonds de roulement ». 50

NB : On peut définir le BFR comme le niveau de ressources financières nécessaire au


financement du cycle d’exploitation de l’entreprise.

2.2.2. Calcul de besoin en fonds de roulement :

Nous pouvons procéder par deux méthodes de calcul de BFR comme suite :

1ère méthode : selon le besoin en fonds de roulement d’exploitation

𝐁𝐅𝐑𝐄 = (𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧) − 𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐝′𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

2ème méthode : selon le besoin en fonds de roulement hors exploitation

𝐁𝐅𝐑 = (𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧) − (𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧)

Le BFR s’obtient en cumulant BFRE et BFRHE. Le BFR permet de savoir combien de fonds
de roulement l’entreprise a besoin pour financer l’excès d’actifs circulants sur dettes court terme
(c’est-à-dire pour financer son activité quotidienne).

𝐁𝐅𝐑 = 𝐁𝐅𝐑𝐄 + 𝐁𝐅𝐑𝐇𝐄

𝐁𝐅𝐑 = (𝐕𝐑 + 𝐕𝐄) − 𝐃𝐂𝐓 Ou si y a - CBT

2.2.3. L’interprétation du besoin en fonds de roulement :

1ère Situation : BFR > 0 : Nous remarquons qu’il y a un manque de ressources cycliques vis-
à-vis des besoins cycliques. Nous parlons alors d’un équilibre financier à court terme.

2ème Situation : BFR < 0 : Nous remarquons que le passif circulant finance largement les actifs
circulants. Nous parlons alors d’un déséquilibre financier à court terme.

50
COHEN Elie, « Gestion financière de l’entreprise et développement financier », Edition Edicef, Vanves, France 1991, p131.

52
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

3ème Situation : BFR = 0 : Nous remarquons que, le passif circulant est suffisant pour financer
l’actif circulant. Nous parlons alors d’un juste équilibre à court terme.

2.3. L’équilibre immédiat (TN) :

L’indicateur principal est la trésorerie nette (TN)

2.3.1. Définition :

« La trésorerie de l`entreprise est la différence entre la somme des ressources dont dispose
l’entreprise et la somme des besoins à couvrir ». 51

La trésorerie nette est la résultante de la comparaison, à une date donnée, du FRNG et BFR

2.3.2. Calcul de la trésorerie :

On peut calculer la trésorerie par (2) méthodes comme suite :

1ère méthode :

Quand on analyse le bilan financier, on se rend compte du lien existant entre le FR, le BFR et
la trésorerie. La trésorerie apparait en bas de bilan comme un reliquat :

𝐓𝐍 = 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 − 𝐁𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐞𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

NB : Cette méthode met en évidence la nécessité d’avoir un fonds de roulement suffisant pour
pouvoir couvrir le BFR.

2ème méthode : « La trésorerie est la différence entre les valeurs disponibles et les dettes
financières à court terme ». 52

𝐓𝐍 = 𝐋𝐢𝐪𝐮𝐢𝐝𝐢𝐭é𝐬 − 𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢è𝐫𝐞𝐬 à 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞

51
BOUYAKOUB, L’entreprise et le financement bancaire, éd Casbah, Algérie, 2000, p185.
52
LOTMANI N, « Analyse financière », Edition pages-blues, Alger, 2003, p03.

53
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

2.3.3. Interprétation de la trésorerie :

La relation de la trésorerie permet d’apprécier les conditions de l’équilibre financier. Puisque


l’état de la trésorerie résulte de la confrontation entre le Fonds de Roulement et le Besoin en
Fonds de Roulement ; trois situations sont possibles.

1ère Situation : Trésorerie positive :

BFRN > BFR « Une trésorerie positive correspond à la situation dans laquelle le fonds de
roulement net est suffisamment élevé pour assurer, non seulement le financement stable du
cycle d’exploitation, mais également une aisance de trésorerie (liquidité) qui permet de détenir
des valeurs disponibles ou d’effectuer des placements auprès de partenaires financiers ». 53

2ème Situation : Trésorerie négative :

FR< BFR « Une trésorerie négative signifie que le besoin en fonds de roulement ne peut être
entièrement financé par des ressources à long et moyen terme. L’entreprise est donc dépendante
des ressources financières à court terme ». 54

Cette situation de dépendance ou de tension sur la trésorerie traduit un ajustement dans lequel
la liquidité ou quasi-liquidité s’avèrent insuffisantes pour permettre le remboursement des
dettes financières à court terme, même si l’entreprise le souhaite. Le maintien des ressources
apparait alors comme une contrainte qui s’impose à l’entreprise et limite son autonomie
financière à court terme.

3ème Situation : Trésorerie nulle :

FR = BFR « Si l’on tient au cas d’une égalité arithmétique stricte entre le FRN et le BFR, une
telle hypothèse ne peut pas être mentionnée. En effet cette situation ne peut être que passagère.
En revanche, le maintien d’une trésorerie voisine à zéro, même si elle subit les fluctuations à la
hausse ou à la baisse, pour apparaitre comme l’expression d’une logique de gestion financière
autrement comme significative ».55

53
COHEN Elie, « Analyse Financière », Edition Economica, 4eme édition, Paris 2004, P.133.
54
BOUKHELIF Ahmed, « Analyse financière », Edition Houma, Alger 2000, p48.
55
COREN Elie, Op-cit, Page280.

54
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

3. L’analyse par la méthode des ratios :

La méthode des ratios constitue un outil traditionnel et largement diffusé de l’analyse


financière. La solvabilité ou la liquidité est définie comme l’aptitude de l’entreprise à
rembourser ses dettes à l’échéance, peut être évaluée au moyen de ratios, ceux-ci se répartissent
en moment donné, une idée claire sur la situation de l’entreprise quant à sa gestion, à sa structure
et à sa rentabilité, facilitant ainsi le contrôle et la prise de décision.

3.1. Définition :

« Un ratio est un rapport entre deux quantités variables entre lesquelles existe une relation
logique de nature économique ou financière. Sans ce lien logique, un ratio est un simple chiffre
inexploitable dans le diagnostic financier ». 56

3.2. Intérêt de la méthode des ratios :

Cette méthode fondée sur une série de rapprochements de deux grandeurs se prête
particulièrement bien à l’analyse des performances, des politiques et des structures de
l’entreprise. Un ensemble de ratios bien choisi peut constituer une synthèse très intéressante de
l’entreprise en tant que système. En effet, les ratios mettent en évidence certains aspects qui ne
sont pas toujours visibles lors d’un examen en valeurs absolues. En fin, cette méthode permet
de très utiles comparaisons dans le temps et dans l’espace ; surtout s’il existe pour certains ratios
des références bancaires ou sectorielles.

3.3. Construction d’un ensemble de ratios :

Il importe de bien définir le nombre est surtout la nature des ratios à utiliser. Ils doivent se
rattacher à de réelles préoccupations de l’entreprise ; et c’est pourquoi outre les ratios standards,
il existe aussi de nombreux ratios spécifiques. On peut répartir les rations en Cinq (5) catégories
- Les ratios de gestion

- Les ratios de structures

- Les ratios de liquidités

- Les ratios de rentabilités

56
Herbert de la Bruslerie, « Analyse financière », Edition DUNOD, 4eme édition, Paris, 2010, p190.

55
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

- Les ratios de solvabilités

« Tout ratio doit être analysé et accompagné d’un commentaire. Les ratios peuvent se
calculer à partir de bilans comptables ou fonctionnels ; mais aussi ce qui est plus juste à partir
du bilan financier, permettant de porter un jugement sur la structure financière de l’entreprise à
un moment donnée, et d’apprécier la solvabilité et les équilibres financiers de l’entreprise »57.

 Les ratios de gestion :

Est un indicateur intéressant afin de donner une appréciation sur la performance financière
d’une activité selon les standards du secteur.

- Ratios de recouvrement des créances clients :

𝐍𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬⁄
𝑹= 𝐂𝐀 à 𝐫𝐞𝐜𝐞𝐯𝐨𝐢𝐫

Ce ratio mesure la durée moyenne en jours du crédit consenti par l’entreprise à ses clients.

- Ratios de rotation des stocks :

R = 𝐂𝐌𝐕⁄𝐒𝐭𝐨𝐜𝐤𝐬 ∗ 𝟏𝟎𝟎

Cet indicateur montre le nombre de fois que l’entreprise a renouvelé ses stocks au cours de
l’exercice.

- Ratios de rotation de l’actif total :

R = 𝐕𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬⁄𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 ∗ 𝟏𝟎𝟎

Ratio permettant d’apprécier l’ampleur des ventes réalisées par l’entreprise par rapport aux
actifs sous gestion.

- Ratios des frais de personnel :

𝐑 = 𝐅𝐏⁄𝐕𝐀 ∗ 𝟏𝟎𝟎

57
DELAHAYE Jacqueline, « Finance d’entreprise », Edition Dunod ,5eme édition, 2016, p46-47.

56
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Permet de calculer la part de la marge qui est redistribuée aux salariés mais également de
mesurer la participation des salariés à la création de la richesse de l’entreprise

 Ratios de structures :

Les ratios de structure financière visent à mesurer l’importance des dettes par rapport aux autres
sources de financement des activités de l’entreprise.

- Ratio de financement permanent :

𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐏𝐞𝐫𝐦𝐚𝐧𝐞𝐧𝐭𝐞⁄
𝐑= 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐈𝐦𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬é

Rapport des ressources sur les emplois à long terme ; il mesure le niveau de couverture des
investissements, si < 1, il y a recours au crédit à court terme

- Ratio d’autonomie financière :

𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬⁄
𝐑= 𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬

Il mesure le poids des fonds propres par rapport aux capitaux étrangers. Il doit être supérieur à
1 pour donner une image saine.

- Ratio de capacité de remboursement :

𝐑 = 𝐃𝐋𝐌𝐓⁄𝐂𝐀𝐅

Ce ratio mesure l’endettement, c'est-à-dire la capacité d’une entreprise à rembourser ses dettes
financières au moyen de sa capacité d’autofinancement.

- Ratio d’indépendance financière :

𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬
𝐑= ⁄𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐚𝐧𝐞𝐧𝐭

Il indique le poids des fonds propres dans les ressources à long terme, plus il est important,
plus la capacité d’emprunt est grande.

57
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

- Ratio d’endettement :

𝐑 = 𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞 ⁄𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 * 100

Il permet d’analyser de façon précise la structure des capitaux permanents, grâce à la


comparaison entre le montant des capitaux permanents et celui des capitaux empruntés. Ce ratio
doit être < à 0,5.

 Ratio de liquidités :

Ces ratios permettent de vérifier que l’entreprise dispose de suffisamment d’actifs à court terme
pour assurer le paiement des dettes à court terme.

- Ratios de liquidité générale :

𝐑 = 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭 ⁄𝐃𝐂𝐓 ∗ 𝟏𝟎𝟎

Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à payer ses dettes à court terme en utilisant ses actifs
à court terme. Ce ratio doit être supérieur à 1.

- Ratios de liquidité réduite :

𝐑 = 𝐕𝐑 + 𝐕𝐃⁄𝐃𝐂𝐓 ∗ 𝟏𝟎𝟎

Il mesure la capacité de l’entreprise à payer ses dettes à court terme à l’aide de l’encaissement
des créances et de la trésorerie disponible. Ce ratio doit être compris entre 0,5 et 1.

- Ratios de liquidité immédiate :

𝐑 = 𝐕𝐃⁄𝐃𝐂𝐓 ∗ 𝟏𝟎𝟎

Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à payer ses dettes à court terme en utilisant ses
disponibilités. Ce ratio doit être compris entre 0,3 et 0,5.

 Ratio de rentabilités :

58
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Les ratios de rentabilité mesurent la performance générale de l’entreprise et, par conséquent,
les résultats de différentes décisions prises par les gestionnaires.

- Ratios de rentabilité économique :

𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐨𝐩é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥⁄
𝐑= 𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 ∗ 𝟏𝟎𝟎

Est un indicateur pour mesurer la performance d’une entreprise à créer de la valeur.


Pour cela, elle compare les revenus des impôts issus de l’exploitation de l’entreprise
(RE) aux moyens mis en œuvre pour générer ses revenus.

- Ratios de rentabilité financière :

𝐑 = 𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭⁄𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 ∗ 𝟏𝟎𝟎

Mesure la rentabilité des capitaux propres, c’est-à-dire la capacité de l’entreprise à


rémunérer les associés.

- Ratios de rentabilité commerciale nette :

𝐑 = 𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭⁄𝐂𝐀𝐇𝐓 ∗ 𝟏𝟎𝟎

Est un ratio financier permettant de mesurer la rentabilité d’une entreprise selon son
volume d’affaires. En d’autres termes combien gagne une entreprise sur la vente de ses
produits/services.

 Ratio de solvabilités :

Est un indicateur de la santé financière de l’entreprise. Il permet d’estimer sa capacité de


remboursement à terme.

- Ratios de solvabilité générale :

𝐑 = 𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐟⁄𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 ∗ 𝟏𝟎𝟎

Ce ratio doit être supérieur à 1 pour que l’entreprise soit jugée capable de payer ses dettes.

59
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Section 2 : Contrôle de gestion et pilotage de la performance financière :

Le contrôle de gestion est un poste clé pour l’entreprise, car il sert à analyser son modèle
économique, à anticiper sa rentabilité et à mener des bonnes actions pour optimiser ses
performances globales. Le contrôle de gestion est alors indispensable pour le bon pilotage de la
performance d’une entreprise. Celui-ci est l’un des principaux outils d’évaluation de la
performance de l’entreprise, vue son importance, nous avons donc décidé de lui consacrer une
section entière.

1. Définition du contrôle de gestion :

Le contrôle de gestion est un concept très ancien qui a connu une mutation au fil du temps
avec le développement économique et les changements environnementaux. Selon Anthony
(1965) « le contrôle de gestion est le processus par lequel les managers obtiennent l’assurance
que les ressources sont obtenues et utilisées de manière efficace et efficiente pour la réalisation
des objectifs de l’organisation »58. Selon ce dernier le contrôle de gestion est un processus c’est-
à-dire est ensemble d’étapes tels que : la fixation des objectifs, la planification et l’élaboration
des budgets, la mise en œuvre et le suivit des réalisations, analyse et le suivit des résultats et
enfin la prise d’action corrective.

Selon A. Khemakhem, « le contrôle de gestion est le processus mis en œuvre au sein d’une
entité économique pour s’assurer d’une mobilité efficace et permanente des énergies et des
ressources en vue d’atteindre l’objectifs que vise cette entité »59, c’est un système de pilotage
mise en œuvre dans une entreprise ou une organisation ayant pour objectifs d’optimiser la
performance de ces services et d’améliorer le rapport entre les moyens engagés et les résultats
obtenus.

Le contrôle de gestion est ainsi défini comme « le pilotage de la performance d’une


entreprise. Il vise à atteindre les objectifs que l’entreprise s’est fixé d’après une stratégie
déterminée, tout en recherchant à optimiser les moyennes mises en œuvre. Une analyse des
écarts entre les réalisations et les prévisions permet de prendre des actions correctives, de
s’adapter aux évolutions imprévues. Il constitue donc une aide à la prise de décision »60.

58
ANTHONY, Planing and control systems : a Framework for Analys, Harvard University, 1965.p.75.
59
Hervé ARNOUD, Le contrôle de gestion…en action, éd Liaisons, France 2001, p.9.
60
BEATRICE et Francis GRANDGUILLOT, l’essentiel du contrôle de gestion, Gualino 9ed, France 2015-2016, p.15.

60
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Un système de contrôle de gestion performant doit donc s’adapter aux spécificités de


l’entreprise : activité, structure, culture, environnement économique et technique, et nécessite
l’implication des responsables quel que soit leurs niveaux hiérarchiques qui vont mobiliser des
ressources (moyens) pour obtenir des résultats qui vont dans le sens de la réalisation des
objectifs.

2. Mission et rôle du contrôle de gestion :

Le contrôle de gestion a pour mission de définir les finalités et les objectifs généraux de
l’entreprise à long terme d’une part, et d’autre part la stratégie à adopter pour orienter les
objectifs fixés dans les meilleurs délais et aux moindres coûts.

« Le contrôle de gestion est avant tout un processus, au service des dirigeants de l’entreprise,
dont la responsabilité incombe à l’ensemble de la ligne managériale qui doit s’approprier ses
outils et les utiliser. Le contrôle de gestion permet de :

• S’assurer de l’atteinte de la performance et de la bonne utilisation des ressources;


• S’assurer de la déclinaison de la stratégie et évaluer sa pertinence ;
• Accompagner le pilotage et le développement de l’organisation.

Le contrôle de gestion, en mettant en place les outils qui permettent d’éclairer et de faciliter
les prises de décision, est au service de la performance de l’entreprise »61.

Les missions du contrôle de gestion consistent donc :

 Maîtrise de la gestion : Le contrôle de gestion a pour vocation d’aider les opérationnels


et la direction générale à obtenir cette maîtrise en mettant en œuvre les outils nécessaires
à la définition des objectifs, à l’élaboration des plans d’actions et aux suivis des
réalisations ; autrement dit, le contrôle de gestion fournit aux responsables les moyens
de piloter, de prendre des décisions à fin d’assurer le devenir de l’entreprise.
 Projections dans le futur : Le contrôle de gestion élabore des normes et des prévisions
en fonction des objectifs fixés à priori.
 Fonction d’aide à la direction et aux responsables : Il les aide à fixer les objectifs, à
définir les moyens et les méthodes à fin d’atteindre ces objectifs Compte-tenu des

61
Caroline SELMER, Boite à outils du Contrôle de Gestion, Dunod, Paris, 2013, p.12.

61
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

contraintes de l’entreprise, et à suivre la mise en œuvre pour s’assurer que les objectifs
sont atteints.
 Réponse aux objectifs économiques : Le contrôle de gestion vise à atteindre les
objectifs de l’entreprise liées à la rentabilité, la pérennité et à la survie.

En résumé le contrôle de gestion a pour mission de mettre en place les processus et méthodes
nécessaires au pilotage de l’entreprise, garantir l’interaction et la cohérence entre la stratégie de
l’organisation et son fonctionnement quotidien (suivi de l’action et évaluation des résultats),
participer à la gestion des objectifs économiques et des ressources nécessaires pour les atteindre.

3. Outils de contrôle de gestion au service de la performance de l’entreprise :

Pour être performante et atteindre ces objectifs stratégiques et opérationnels, l’entreprise


dispose de plusieurs outils de contrôle de gestion qui en s’assurant d’une utilisation efficace et
efficiente des ressources et d’une maîtrise des coûts, pilote et accompagne la performance à
tous les niveaux de l’organisation.

Parmi ces outils, on a principalement : la comptabilité générale, la comptabilité analytique,


le système d’information, la gestion budgétaire, le tableau de bord, le reporting et le
Benchmarking.

3.1. La comptabilité générale :

« La comptabilité générale est un système d’organisation de l’information financière


permettant de saisir, classer, enregistrer des données de base chiffré et de fournir, après
traitement approprié, un ensemble d’information destiné aux différents utilisateurs »62.

La comptabilité générale est une obligation légale pour les entreprises, elle constitue la
première source d’information pour la gestion de l’entreprise. Elle permet d'avoir une vision
globale de l'ensemble du trafic en provenance ou à destination d'une entreprise et de le traduire
en termes financiers. Elle analyse le patrimoine d'une entreprise, c'est-à-dire les actifs et les
passifs, et mesure la performance de l'entreprise en analysant ses résultats.

62
Said YOUSSEF, Ismaïl KABBAJ, Comptabilité générale, EDISOFT 8 Ed, Casablanca2013, p.7.

62
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Outre que la comptabilité générale est une source d'information pour les associés, les
actionnaires, les banques ou l'administration fiscale, elle vise à :

 Constater les produits et les charges que l’entreprise génère au cours d’un exercice et de
déterminer le résultat qui en découle.
 Evaluer l’entreprise.
 Comparer les performances de l’entreprise à celles des concurrents du même domaine
d’activité.
 Contribuer à l’équilibre financier d’une entreprise.

Si de plus en plus d'attention est portée à la comptabilité comme outil d'information conçue
pour inspirer les différents partenaires de l'entreprise, il est encore nécessaire de ne pas oublier
qu’elle a d’abord été et demeure un outil de gestion destiné à clarifier les dirigeants d'entreprise.

A cet égard, la comptabilité est une sorte de tableau de bord, qui se compose d'une gamme
complète d'instruments de mesure sur lesquels les dirigeants peuvent compter pour gérer
l'entreprise et mesurer sa performance. Par exemple, nous verrons la comptabilité générale peut
identifier divers soldes intermédiaires de gestion (bénéfices commerciaux, valeur ajoutée, etc.)
pour calculer différents ratios et élaborer des tableaux de financement.

La comptabilité générale est donc un outil de gestion, certes précieux, mais pas suffisant.

C’est pourquoi les entreprises tiennent parallèlement une Comptabilité analytique, dont la
mission essentielle est de déterminer le coût des différents centres d’activité

3.2. La comptabilité analytique :

La Comptabilité Analytique est une technique de collecte, de traitement, d’analyse et


d’interprétation, elle vise la résolution des problèmes de gestion courants par l’orientation des
décideurs, l’information doit être rapide, pertinente et significative. La Comptabilité Analytique
est un mode de traitement de données dont l’objectif est de connaître des coûts et différentes
fonctions assurées à l’entreprise.

63
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Pour une analyse des résultats par rapprochement entre le prix de revient et le prix de vente,
la Comptabilité Analytique part soit d’une approche complète qui vise la détermination des
coûts de revient complètes, soit d’une approche partielle, afin de déterminer le coût de revient
partiel. La Comptabilité Analytique à établit la nécessité de lier la comptabilité à la production
et ceci à travers l’analyse des coûts, par stade de production, gamme de produit ou activité
extraordinaire de production.

Contrairement à la comptabilité générale, la comptabilité analytique n'est pas une obligation


légale mais un outil fortement recommandé pour la gestion de l'entreprise. Il fournit une vue
détaillée de toutes les activités de l'entreprise en identifiant tous les coûts supportés par chaque
service.

Elle permet également de tenir compte de certains éléments du bilan comptable de gestion,
comme les valorisations de stocks. Les principales méthodes d'évaluation utilisées en
comptabilité analytique sont les suivantes : les méthodes du système des couts complets et les
méthodes du système des couts partiels.

a. Système des coûts complets :

Repose sur la différente entre charges directes et charges indirectes. Elle permet aux
dirigeants de connaitre les zones de performance et de non performance de leurs activités et
d’apprécier les marges réalisées par famille de produits ou de clients. Il se compose des
méthodes suivantes : la méthode ABC, la méthode des section homogènes....

b. Système des coûts partiels :

Utilise la distinction entre charges variables et charges non variables. Elle permet l’analyse
de la contribution de chaque produit à couvrir les coûts fixes et à former le résultat. Il se
compose principalement des méthodes suivantes : la méthode du cout variable (direct costing),
la méthode de l’imputation rationnelle des frais fixes (IRFF)…

64
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

3.3. Système d’information :

Un système est un ensemble d’éléments liés logiquement entre eux, qui réunis, tendent à la
réalisation d’un objectif commun. L’entreprise est composée d’un ensemble d’éléments
organisés, ayant une interaction les uns sur les autres et poursuivant une même finalité : c’est
un système ouvert, finalisé, et dirigé.

De ce fait, selon J.L le Moigne « un système est un objet qui, situé dans un environnement,
exerce une activité et voit sa structure interne évoluer au fil du temps, sans qu’il perde pour
autant son identité unique »63

3.3.1. Définition :

Un Système d'Information (SI) est un ensemble de ressources d'entreprise qui permettent la


gestion de l'information. Le SI est souvent associé aux technologies (matériel, logiciel et
communications), aux processus qui les accompagnent et aux personnes qui les soutiennent.

Selon Robert Reix, Le système d'information64 « est un ensemble organisé de ressources :


matériel, logiciel, personnel, données, procédures permettant d'acquérir, traiter, stocker,
communiquer des informations (sous forme de données, textes, images, sons, etc…) dans une
organisation ».

3.3.2. Rôle du système d’information :

Les systèmes d'information jouent un rôle central dans le fonctionnement d'une entreprise.
En pratique, cela augmente l'efficacité du fonctionnement interne d'une entreprise. Grâce au
système d'information, l'information circule simplement au sein de l'entreprise. Par exemple,
un système d'information peut permettre65 :

 D’améliorer la communication entre les différentes équipes de l’entreprise ;

 D’éliminer les tâches répétitives ;

 D’optimiser la coordination des tâches au sein de l'entreprise.

63
J.L Le MOIGNE (1977), d’après Grenier.C et Bonnebouche. J (1998). Système d’information comptable, Editions Foucher,
Paris, p.21
64
Robert REIX, Système d’information et management des organisations, Ed Vuibert, Paris 1995.p.82.
65
Système d’information : définitions, règles et exemples ([Link]), consulté le 30/05/2022.

65
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Le système d'information est un élément important de la communication externe de


l'entreprise. Les partenaires externes, tels que les banques, les fournisseurs, la direction, jouent
un rôle important dans la vie de l'entreprise. Lorsqu'un système d'information est efficace, il
améliore la communication entre ces différents acteurs.

Enfin, le système d’information permet de faciliter la prise de décision. Grâce au système


d’information, le décideur possède toutes les données nécessaires pour prendre une décision.

3.3.2. Caractéristiques :

On peut déduire de la définition de la notion du système que le système d’information de


l’entreprise est aussi caractérisé par sa structure, son activité et finalité. Caractérisé par :

- Les systèmes d’information sont des systèmes d’aide à la décision des systèmes de pilotage et
représentent des systèmes de communication entre les systèmes opérationnels et les systèmes
de pilotage d’une part et entre l’entreprise et l’extérieur d’autre part ;

- Pour remplir cette fonction de communication les systèmes d’information ont comme
fonctions principales la collecte, la mémorisation, le traitement, et la diffusion d’informations ;
- Leur finalité est de procurer le personnel d’activités opérationnels et le personnel des activités
de gestion ou toute autre partie externe, d’informations nécessaires à accomplir leurs activités
respectivement ;

- Le caractère répétitif de certaines opérations et le volume des informations ont permis le


développement de l’automatisation du traitement comptable, l’introduction d’applications
opérationnelles et d’applications d’aide à la décision : rapidité de traitement et de mise à
disposition de l’information ; fiabilité de conservation et de d’obtention des données comptables
; précision accrue des données.

66
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

3.3.3. Typologie des systèmes d’information :

En fonction de leurs objectifs, on distingue deux types de systèmes d’information :

a. Les Systèmes d’Information supports d’opérations :

Ils ont pour objectif d’assister le traitement des opérations quotidiennes liées à l’exercice de
l’activité de l’entreprise. Il s’agit des systèmes de traitement des transactions (ventes, achats,
règlements, encaissements, etc.), des systèmes permettant de supporter et de contrôler les
processus industriels et des systèmes support des opérations de bureau et de communication
(systèmes de messagerie internes et externes ou collecticiels par exemple).

b. Les Systèmes d’Information supports de gestion :

Qui ont pour objectif la fourniture d’information pour les décideurs dans le but de les assister
dans leurs processus de décisions. Dans la pratique, les entreprises disposent d’applications
informatiques qui couvrent différents domaines et qui incluent donc, de fait, un support pour
les transactions, et/ou des possibilités en termes de bureautique et de communication et/ou une
assistance pour la prise de décision, etc.

3.4. Gestion budgétaire :

La gestion budgétaire est un mode de gestion prévisionnel qui consiste en la traduction des
objectifs de l’entreprise en un ensemble de programmes et de budgets. Elle consiste à partir
d’une prévision objective des conditions internes et externes d’exploitation, de fixer à
l’entreprise pour une période définie un objectif, ainsi que les moyens nécessaires pour
l’atteindre.

3.4.1. Définition et objectifs de la gestion budgétaire :

Selon ALAZARD et SEPARI, définie la gestion budgétaire, « comme un mode de gestion


consistant à réduire en programmes d’action chiffrés appelés (budget) les décisions prises par
la direction avec la participation des responsables ».66

66
ALAZARD.C et SEPARI.S, « contrôle de gestion », DCG11, édition DUNOD, Paris 2007, P341.

67
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

L’ensemble des méthodes permettant de définir les objectifs chiffrés de l’entreprise, de fixer
aux différentes fonctions des objectifs cohérents, d’établir des budgets et tout au long de
l’année, de détecter au plus tôt les risques de déviation afin de déclencher les mesures
appropriées

L’objectif ultime de la gestion budgétaire et du contrôle budgétaire est l’amélioration de la


performance économique de l’entreprise. En effet, le contrôle budgétaire permet aux
responsables d’agir plus vite et mieux sur les variables contrôlables.

Le contrôle budgétaire permet de gérer à l’avance et par anticipation les écarts constatés, et de
comprendre comment les résultats sont-ils générés. Le budget est alors considéré comme
instrument de coordination et de communication.

Enfin, la mise en œuvre du contrôle de gestion (et plus particulièrement le contrôle


budgétaire) suppose une structuration de l’organisation, une délimitation des responsabilités et
surtout :

- de repérer et distinguer entre systèmes de contrôle et systèmes contrôlés ;

- de faire vivre le processus de contrôle comme une pratique utile, acceptable et compréhensible
par tous.

La gestion budgétaire implique, Eclatement des objectifs de l’entreprise, constitution des


programmes d’action pour atteindre ces objectifs, attribution des moyens nécessaires à la
réalisation de ces programmes, l’expression des programmes en budgets

3.4.2. Budget et contrôle budgétaire :

Le budget est l’expression quantitative et financière d’un programme d’action envisagé pour
une période donnée. La gestion budgétaire va fonctionner selon le schéma suivant :

68
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Figure 1 : Démarche de la gestion budgétaire

Budgétisation (mise en place de Réalisation (connaissance des


budget) résultats réels)

Confrontation périodique

Action corrective (Qui tendent à


Contrôle budgétaire (mise en rapprocher le réel des prévisions
évidence des écarts) assimilées souhaitables)

Source : Alazard C, Sépari S, Contrôle de gestion, manuel et applications, Dunod, Paris 2010, p.43.

Le rapprochement des données prévues et des données réelles, ainsi que l’analyse des écarts
qui en résultent constituent ce qu’on appelle le contrôle budgétaire. Le contrôle budgétaire est
la confrontation à postériori entre prévisions et réalisations, qui permet de calculer les écarts
afin de :

- Chercher la, ou les causes des écarts.

- D’informer les différents niveaux hiérarchiques.

- Prendre des mesures correctives.

- D’apprécier l’activité des responsables

3.4.3. Les étapes de la gestion budgétaire :

 La prévision : grâce à l'utilisation de méthodes statistiques et de recherche


opérationnelle. Les prévisions s'appuient sur des données historiques pour fournir un
plan directeur pour les budgets futurs.
 La budgétisation : Il s'agit des données résultant de l'inclusion de la prévision dans le
budget. Les budgets sont établis pour une période d'un an, cependant, ces budgets
annuels sont ventilés soit mensuellement, soit trimestriellement.

69
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

 Le contrôle budgétaire : il s’agit de la confrontation à postériori entre prévisions et


réalisations. Cette confrontation permet de calculer les écarts.

3.4.4. L’importance de la gestion budgétaire :

La gestion budgétaire permet de préparer l'avenir de l'entreprise par :

- L'implication de tous les responsables opérationnels qu'elle engage.

- Meilleure connaissance de son potentiel et de son environnement.

- Désir d'identifier le poste qui sera occupé dans les années à venir en définissant des objectifs
et diverses façons de les atteindre.

- Planifier et coordonner les actions pour atteindre ces objectifs.

3.5. Le Tableau de bord :

Le Tableau de bord est outil de pilotage d’une entreprise constitué de plusieurs indicateurs de
performance et qui a pour principales vocations d’anticiper les évolutions prévisibles et
d’inciter le chef d’entreprise à prendre des décisions.

3.5.1. Définition :

Le tableau de bord est un outil de gestion opérationnelle ou stratégique qui regroupe


différents types d’informations, tant quantitatives que qualitatives, nécessaires à la prise de
décision d’un décideur (dirigeant, manager opérationnel, administrateur, actionnaire ou
associé…). « Le tableau de bord rassemble des indicateurs significatifs à caractère commercial,
financier, technique, humain utiles au pilotage de la performance à court terme. Il y a lieu
d’établir un tableau de bord par centre de responsabilité ou par niveau hiérarchique avec ses
propres spécificités ou encore par activité ou processus »67

3.5.2. Objectif du tableau de bord :

L’un des intérêts majeurs d’un tableau de bord est avant tout « d’éclairer » et de « rassurer »
son destinataire, à l’aide d’une présentation visuelle synthétique et équilibrée. Non pas en ne
lui donnant volontairement que des informations et commentaires positifs et partiaux sur la

67
BEATRICE et Francis GRANGUILLOT, L’essentiel du contrôle de gestion, Gualino 9 Ed, France 2015-2016, p.123.

70
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

situation de l’entreprise et/ou de son activité. Mais simplement en lui donnant une information
fiable, claire, précise, vérifiée et commentée avec pertinence et objectivité.

Le tableau de bord a également pour objectif : 68

 D’obtenir rapidement des indicateurs de gestion essentiels qui intéressent le


responsable concerné pour guider sa gestion et en apprécier les résultats ;
 D’analyser l’évolution, en temps réel, des indicateurs de gestion à l’aide d’écarts, de
ratios, de clignotants… ;
 De réagir efficacement dans un court délai aux évolutions environnementales et aux
écarts traduisant des dysfonctionnements ;
 De mesurer les effets des actions correctives ;
 De favoriser la communication interne transversale et par voie hiérarchique

3.5.3. Différents types de Tableau de bord :

On a principalement de types de tableau de bord, à savoir : le tableau de bord stratégique (ou


la balanced scorecard) et le tableau de bord opérationnel.

a. Tableau de bord stratégique ou la balanced scorecard :

La balanced scorecard (ou le tableau de bord stratégique) développée en 1992 par Roberts
Kaplan et David Norton, est un outil de mesure de performance et de gestion stratégique utilisée
pour identifier et améliorer diverses fonctions internes de l’entreprise et les résultats externes
qui en découlent.

Kaplan et Norton le défini comme étant « un système de mesure de performance équilibré :


entre indicateurs financiers et non financiers ; entre court terme et long terme ; entre indicateurs
intermédiaires et mesure des résultats »69. Il traduit la mission et la stratégie de l’entreprise en
un ensemble d’indicateurs de performance constituant la base d’un système de pilotage de la
stratégie. Il mesure la performance de l’entreprise selon 4 axes équilibrés : résultats financiers,
performance envers les clients, processus interne et apprentissage organisationnel. L’intérêt de
ce dernier, c’est qu’il s’attarde non seulement aux résultats financiers, mais également aux

68
BEARICE et Francis GRANGUILLOT, op-cit, p.124.
69
R. KAPLAN et D.P. NORTON, Le Tableau de Bord Prospectif, 3Ed Eyrolles, Paris 2003, p.71.

71
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

personnes qui amènent ces résultats afin que l’entreprise déploie une stratégie efficace et
performante sur le long terme.

Elle a pour avantage :

 Centrer l’entreprise entière sur les quelques éléments clés nécessaires pour améliorer
la performance.
 Aide à intégrer les divers programmes d’entreprise, comme : qualité, réingénierie, et
initiatives de à la clientèle.
 Décomposer les mesures stratégiques à des niveaux inférieurs, de sorte que les
directeurs de départements, les chefs de services, opérateurs et employés puissent voir
quelles sont les exigences à leur niveau pour atteindre exactement la performance
générale.
Figure 2 : Principe de la Balanced Scorecard

Source : SADC Bellechasse-Etchemins, Le tableau de bord prospectif, p.5, disponible sur : Guide
Marketing ([Link]), consulté le 18/05/2022.

72
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

b. Le tableau de bord opérationnel :

Le tableau de bord opérationnel « est un ensemble d’indicateurs et d’informations essentiels


permettant à un responsable d’avoir une vue d’ensemble, de déceler les perturbations, et de
prendre des décisions d’orientation de la gestion, afin d’atteindre les objectifs issus de la
stratégie »70.

Le tableau de bord est conçu pour fournir une vision claire et immédiate des performances
de la journée. Il doit donner une vue d'ensemble sans rentrer dans les détails pour ne pas perdre
en lisibilité. Il ne doit pas non plus fournir trop d'informations, sinon il pourrait devenir illisible.
Lors de la conception d'un tableau, il est important de choisir les données à afficher en fonction
du public cible. Le tableau de bord opérationnel ne peut être établi qu’après que la stratégie de
l’entreprise ait été clairement définie et déclinée en différents plans d’actions. Ses principaux
objectifs consistent :

 D’une part à mesurer le degré d’avancement de chacun de ces plans d’actions.


 Et d’autre part à évaluer le niveau de la performance atteint quotidiennement.

3.6. Le réporting :

Le réporting est un ensemble d’indicateurs de résultat, construit a posteriori, de façon


périodique, afin d’informer la hiérarchie des performances de l’entreprise. Dans le cadre d'une
gestion décentralisée, le reporting permet de vérifier que les centres de responsabilité respectent
leurs engagements contractuels.

3.6.1. Définition :

« Pour faire simple, le reporting est un moyen efficace pour dresser le bilan général des
activités d’une entreprise. La grille reste un outil d’aide à la décision. Elle effectue une
présentation périodique des résultats des activités de chaque département »71.

Le reporting est un outil que les entreprises utilisent pour assurer la cohérence des chiffres et
des données internes.

70
Caroline SELMER, op-cit, p.97.
71
Le reporting: L'essentiel à savoir | ISTASE, consulté le 28/05/2022.

73
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

C'est une méthode d'analyse des activités et de contrôle de l'organisation financière d'une
entreprise, ainsi qu'un moyen de mieux comprendre les opérations et d'analyser les données
pour faire avancer l'entreprise.

3.6.2. Objectifs du reporting :

« Le reporting permet de fournir à la hiérarchie un compte rendu périodique des actions


accomplies et des résultats obtenus par une unité de gestion (centre de responsabilités, filiale,
usine…). C’est un outil de contrôle a posteriori, primordial pour les entreprises dont la gestion
est décentralisée. Il permet au supérieur hiérarchique direct ou à la direction générale
d’effectuer un suivi soutenu du pilotage de la performance confié au responsable de chacune
des unités de gestion :

 En vérifiant la réalisation des objectifs ;


 En mesurant le poids des écarts ;
 En appréciant la pertinence des actions correctives et leurs résultats. Le reporting ne doit
comporter que des données synthétiques pertinentes afin de faciliter leur interprétation,
leur comparaison et les prises de décisions »72

Le reporting facilite la communication du résultat pour un meilleur suivit de la


performance de l’entreprise, et permet d’avoir une vision d’ensemble de l’entreprise et de
rendre compte périodiquement de ses performances à l’égard de la direction.

3.6.3. Types de reporting :

a. Reporting de Gestion :

Le reporting de gestion permet aux chefs d'entreprise d'aller au-delà de la vision interne
de leurs activités. Chaque jour, des faits peuvent lui échapper. Pour l'aider à élargir ses
horizons et à planifier l'avenir de l'entreprise, il a besoin de mesures précises. Cela lui
permettra de prévoir l'évolution du marché, de gérer les grands projets qu'il met en œuvre
et d'augmenter ses profits.

72
BEATRICE et Francis GRANGUILLOT, op-cit, p.128.

74
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

En tant que tel, il nécessite des tableaux de bord, une gestion et des mesures de
performance efficaces. Les rapports de gestion peuvent fournir aux gestionnaires des outils
analytiques et prédictifs qui améliorent leur capacité à faire croître leur entreprise.

b. Reporting financier :

L'objectif du reporting financier est de décrire avec précision la situation financière d'une
entreprise. Utilisé par la direction de l'entreprise, le reporting financier est également un outil
très apprécié des investisseurs. Quels qu'ils soient, ils doivent évaluer objectivement la santé
financière des entreprises dans lesquelles ils ont investi ou dans lesquelles ils cherchent à
investir. « Le reporting présente également des avantages plus spécifiques à la mesure de
performance locale. En premier lieu, les informations financières offrent à la direction générale
une vision synthétique de la performance des activités. Ceci est un avantage important, car il
existe un risque réel de surcharge d’information pour les dirigeants, qui bride alors la prise de
décision. Par ailleurs, ce caractère synthétique permet de préserver un espace d’autonomie pour
les responsables d’entités, et évite donc les risques de sur contrôle »73

3.7. Benchmarking :

Le Benchmarking est une technique de marketing ou de gestion de la qualité qui consiste à


étudier et analyser les techniques de gestion, les modes d’organisations des autres entreprises
afin de s’en inspirer et d’en retirer le meilleur.

3.7.1. Définition :

« Le benchmarking est une technique de marketing développée dès le début des années 1980
par la société Xerox. Cette dernière cherchait alors à baisser ses coûts de
production. Concrètement, le benchmarking est une méthode qui consiste à étudier et analyser
les techniques de gestion ainsi que les modes d'organisation des autres entreprises ayant une
activité sensiblement identique à celle qui réalise le benchmark. Le benchmarking est un
ensemble de procédures de recherches et d'analyses comparatives de la concurrence. Il permet

73
Françoise GIRAUD, Olivier SAULPIC, Gérard NAULLEAU, Marie-Hélène DELMOND et pierre-Lauterant BESCOS,
Contrôle de gestion et pilotage de la performance, GUALINO 2 Ed, Paris 2004, p.144.

75
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

d'améliorer les performances d'une entreprise grâce à l'élaboration d'un plan d'action, rédigé
grâce aux conclusions tirées de cette analyse »74.

3.7.2. Intérêt du banchmarking :

Une bonne analyse comparative peut réduire les écarts de performance et permet d’avoir un
effet bénéfique sur l'organisation. Nous pouvons énumérer par exemple :

• Innovations dans les processus de production ou de prestation de services ;

• Améliorer la qualité de service et la productivité ;

• Améliorer la mesure des performances.

De plus, le benchmarking a un impact positif sur la structure, au sein de laquelle elle est mise
en œuvre. Elle permet de mieux comprendre les forces et les faiblesses de l'organisation et,
d’impliquer plus fortement les agents aux nécessités de changement, d’obtenir un consensus
autour des évolutions souhaitables pour améliorer la performance. L’analyse comparative se
décline en quatre étapes : comprendre et connaître en détail son propre fonctionnement et sa
propre structure (ce premier point étant essentiel), analyser le fonctionnement et la structure des
autres organisations, comparer sur ces bases ses performances à celles des autres organisations,
mettre en œuvre les changements nécessaires pour réduire les écarts de performance constatés.

74
Benchmarking : définition simple, traduction et synonymes ([Link]), consulté le 28/05/2022.

76
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Section 3 : Les Modèles d’évaluation de la performance financière

Au cours des années avec les crises économiques, le développement technologique et


l’intensification de la concurrence, plusieurs modèles d’évaluation de la performance des
entreprises sont apparus, permettant de mesurer et de se faire idée de la performance financière
de l’entreprise et parfois même du risque de sa faillite ou de son insolvabilité.

Parmi ces modèles, on en a choisi deux pour illustrer notre travail, il s’agit : du Z-score
d’Altman et du modèle EVA.

1. Le modèle D’Altman :

1.1. Définition :

« Le Z-score d’Altman est une mesure numérique utilisé pour prédire la probabilité de faillite
au cours des deux prochaines années et de mesurer la stabilité financière des entreprises. Cette
méthode est très intéressante dans la mesure où elle considère des mesures financières jumelées
et non séparées. C’est le modèle le plus célèbre car il porte sur une analyse multidimensionnelle
des sociétés Américaines ». 75

Le modèle de score Z d'Altman est considéré comme une méthode efficace de prédiction de
l'état de détresse financière de toute organisation en utilisant plusieurs valeurs de bilan et
revenus d'entreprise.

1.2. Présentation :

Méthode de prédiction de la faillite des entreprises, le Z-score à été développé en 1968 par
Edward Altman qui était à l’époque, professeur adjoint de finance à l’université de New-york.
C’est un outil de scoring d’entreprise établissant la probabilité de défaillance d’une entreprise
sur deux ans, en utilisant des techniques statistiques provenant des états financiers de cette
dernière. « En effet Altman était le premier à utiliser plus qu’un ratio pour prévoir la défaillance.
Son étude a porté sur un échantillon de 33 entreprises tombées en faillites sur la période 1946-
1965 auxquelles ont été associées 33 saines de même taille et de même secteur. A partir d’une

75
MARC GAUGAIN Roselyne SAUVEE-CRAMBERT «Gestion de la trésorerie », 2em Edition ECONOMICA, Paris, 2007,
p198.

77
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

batterie de 22 ratios extraits des états financiers, Altman a sélectionné 5 ratios au terme d’une
analyse discriminante »76.

La formule de Z-score d’Altman s’écrit comme suit :

Z= 1.2 X1 + 1.4 X2 + 3.3 X3 + 0.6 X4+ 1.0 X5 où,

 X1, est le ratio fonds de roulement / actif total


 X2, est le ratio bénéfice non répartis / actif total
 X3 : est le ratio bénéfice avant intérêts et impôts / actif total
 X4 : est le ratio valeur marchande des capitaux propres / total dettes
 X5 : est le ratio ventes totales / actif total

1.3. Interprétation du score Z d’Altman :

Habituellement, plus le score Z est bas, plus les chances qu'une entreprise se dirige vers la
faillite soient élevées. Un score Z inférieur à 1,8 signifie que l'entreprise est en difficulté
financière et avec une forte probabilité de faire faillite. D'un autre côté, un score de 3 et plus
signifie que l'entreprise se trouve dans une zone de sécurité et qu'il est peu probable qu'elle
déclare faillite. Un score compris entre 1,8 et 3 signifie que l'entreprise est dans une zone grise
et avec une chance modérée de déposer son bilan77.

2. Le modèle Economic Value Added (EVA) :

2.1. Définition :

« L’EVA ou la valeur ajoutée économique mesure la performance interne de l’entreprise. Elle


correspond à l’enrichissement des actionnaires au-delà de la rémunération qu’ils ont exigée »78.

L'EVA se définit de manière assez simple : il s'agit du résultat économique de l'entreprise


après rémunération de l'ensemble des capitaux investis, endettement et fonds propres.

76
Hamadi MATOUSSI et Rim MOUELHI, « La prediction de faillite des entreprise tunisiennes par la régression logistiques »,
20èmes Congrès de l’AFC, 1990, p.6.
77
[Link] consulté le 10/05/2022.
78
K.J. SNOUSSI et M.J. RIGOBERT, Finance d’entreprise, Dunod 3éd, Paris, 2016, p.58.

78
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

En d’autres termes la valeur ajoutée économique (EVA, economic value added) est une
mesure qui révèle la performance financière d’une entreprise en fonction du revenu résiduel.
Elle vise à définir la valeur qu’une entreprise génère avec les fonds investis.

2.2. Principe de Calcul :

Popularisé au milieu des années 1990 par le cabinet de conseil Stern et Steward, l’Economie
value added ou valeur économique ajoutée est une mesure annuelle de la création de valeur de
l’entreprise établi par comparaison du coût du capital investit à sa rentabilité soit :

EVA= (RF – CMPC) * CI Avec,

 FR : La rentabilité financière
 CMPC : coût moyen pondérée du capital investit
 CI : Capitaux investi
 RF = (RNAO / CP) *100
 CI = Actif immobilisé net + BFR
 CMPC= (FP/ KP) *RRA + (DF/ KP) * CDF (1-t)

Un EVA positive, signifie que l’entreprise est créatrice de richesse pour ces actionnaires,
c’est-à-dire qu’elle dégage une rentabilité en excès par rapport aux coûts des mis à sa
disposition. Par contre un EVA négative indique que la performance de l’entreprise est
insuffisante pour couvrir le coût de financement, autrement dit-elle destructrice de valeur.

2.3. Avantage de l’EVA :

La notoriété croissante de la méthode EVA reflète la reconnaissance que les outils de mesure
passés, notamment le rendement des capitaux propres et d’autres basés uniquement sur des
données comptables, laissaient beaucoup à désirer dans la mesure de la création de valeur.

« L’avantage indéniable de l’EVA est qu’elle ne limite pas le coût des capitaux investis au
coût de la dette, mais qu’elle intègre également le coût des fonds propres en rapport avec le
risque que prend l’actionnaire. Autre avantage : son calcul au niveau opérationnel offre

79
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

d’éliminer l’incidence des écritures exceptionnelles ou financières sur le bénéfice, suite aux
provisions pour restructuration ou suite à la revente de valeurs mobilières de placement »79.

Le premier avantage d’EVA80 est sa simplicité conceptuelle. En fait, le concept d’EVA est
facile à comprendre et à appliquer. Si nous disposons de suffisamment de données financières,
nous pouvons identifier, parmi les facteurs que nous contrôlons, ceux qui augmentent ou
diminuent la valeur économique d’une entreprise. Nous en déduisons qu’il s’agit là d’un des
avantages de l’EVA par rapport à une approche par la valeur actualisée nette (DCF ou
discounted cash-flow). Ceux-ci déterminent la valeur actuelle de tous les flux de trésorerie de
l’entreprise et sont souvent lourds à mettre en œuvre.

L’EVA n’est pas seulement un outil de mesure de la performance de l’entreprise, mais aussi
un moyen de motiver les managers et de promouvoir l’activité économique à tous les niveaux
de l’entreprise. En effet, EVA constitue un outil de gestion financière décentralisée, car il
permet à tous les niveaux de l’entreprise de mesurer la performance d’une unité en appliquant
le taux de rendement exigé par les individus.

On peut noter la compétence du positionnement stratégique d’EVA, qui se construit à


l’intersection de la finance et de l’économie, à la fois pour les actionnaires, leurs opinions et
leurs revenus, plutôt que sur des critères entrepreneuriaux de performance.

Les investisseurs institutionnels s’intéressent progressivement à l’entreprise, mais en partant


de l’intérieur, et non plus comme la seule composante « ponctuelle » d’un portefeuille
diversifié, EVA vient à point nommé pour répondre au besoin de métriques internes de
Performance économique et financière.

EVA supprime les distorsions économiques et se concentre sur les décisions qui affectent les
résultats économiques réels.

Selon Stern et Stewart, l’EVA est la base de la rémunération des dirigeants d’entreprise avec
des objectifs à deux dimensions :

79
Grégory DENGHOS, « Le modèle de création de valeur EVA-MVA », Dans la revue des sciences de gestion 2005/3(n°213),
pp.43-60.
80
[Link] consulté le
12/05/2022.

80
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

- Motiver les managers au sein de l’organisation

- Veiller à ce que les intérêts des dirigeants soient alignés sur ceux des actionnaires.

En fait, si la rémunération est basée sur d’autres mesures, comme le profit, et est faiblement
liée à l’objectif ultime de l’entreprise, qui est de créer de la valeur pour les actionnaires, alors
le comportement du dirigeant sera dirigé dans un sens. Ceci assure la maximisation de sa propre
fonction d’utilité au détriment des actionnaires.

EVA coordonne et accélère la prise de décision, améliorant la communication, la


collaboration et la coopération entre les différents départements et départements.

2.4. Les limites de L’EVA :

L’une des limites de cette méthode est liée au risque « de dictature de l’actionnaire » en
privilégiant l’intérêt du seul actionnaire au détriment des autres parties prenantes de
l’entreprise : salariés, mais aussi clients et fournisseurs. Elle est également basée sur des
méthodes de comptabilité qui peuvent être manipulés par les dirigeants.

Autre limite de l’EVA81 est, quelle s’améliore parfois, alors que les « actifs » stratégiques se
détériorent. Une EVA attrayante est parfois due à une politique de sous-investissement : une
réduction sensible des services apportés au client mènera rapidement à une amélioration de
l’EVA sous l’effet d’une réduction des charges d’exploitation, avec toutefois des conséquences
inquiétantes pour le futur. Au contraire, une EVA négative peut naître d’investissements
massifs, dont la valeur actuelle est positive, qui servent à maintenir l’avance sur les concurrents,
mais qui obèrent la marge opérationnelle à court terme. Autre inconvénient : l’EVA n’offre pas
toujours de faire clairement la distinction entre création de valeur stratégique et création de
valeur financière.

En fin La valeur ajoutée économique présente un autre défaut qui empêche toute comparaison
: elle n’est pas fondée sur des règles édictées par le plan comptable. Chaque direction pratique
ses propres arbitrages sans qu’aucune réglementation ne vienne imposer ce qu’il convient
d’ajuster ou non.

81
Grégory DENGHOS, op-cit, pp.43-60.

81
Chapitre II : Outils et Méthodes d’évaluation de la performance financière

Conclusion :

Dans ce chapitre, nous avons pu cerner l’importance, pour une entreprise de mettre en place
un ensemble outils d’analyse des informations comptables et financières produits par ses états
financiers tels que les indicateurs d’équilibre financiers, les soldes intermédiaires de gestion ou
encore les ratios d’activités afin d’évaluer ses performances futures et actuelles, ainsi que sa
performance par rapport à celles de ces concurrentes du même secteur d’activités.

Toutefois pour piloter sa performance, mener à bien sa gestion et atteindre ses objectifs
stratégiques et opérationnels, il important qu’elle utilise des outils de contrôle de gestion tels
que la gestion budgétaire ou le tableau de bord qui permettent les calculs des budgets, une
analyse des coûts, et des écarts entre ces prévisions et réalisations qui sont un guide
indispensable pour les managers pour la conduite de leur activité.

Ainsi que l’utilisation des modèles d’évaluations comme la valeur ajoutée économique
(EVA) ou le score z d’Altman qui permettent de mesurer sa capacité, Par exemple à créer de la
richesse pour ces actionnaires, ou encore de prédire sa probabilité de faire faillite dans un avenir
proches, de tels modèles permettent aux dirigeants de prendre des actions correctives si besoin
et d’orienter les objectifs stratégiques de l’entreprise.

82
Chapitre III : Analyse de la performance financière
de l’Entreprise Portuaire de Bejaïa
Chapitre III : Analyse de la performance financières de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa

Introduction :

Après avoir vue théoriquement les notions de performance, la performance financières en


particulier, ces indicateurs de mesure, ainsi que les différents méthodes et outils d’évaluation et
de pilotage de la performance d’une entreprise dans les chapitres précédents, dans ce chapitre
nous allons essayer de rapprocher l’aspect théorique de l’empirique.

Pour réaliser notre étude, nous avons fait un stage d’une durée de (2) mois (du 02 février au
05 avril 20222) sein « l’entreprise portuaire de Bejaïa (EPB) ».

Dans ce chapitre, nous allons tout abord présenter cette dernière, son historique et ces
domaines d’activités, par la suite nous essayerons d’évaluer la performance financière de cette
entreprise à partir de différents documents comptables des exercices 2019 et 2020 octroyés par
celle-ci, qui nous fournissent à une période donnée la situation active et passive de l’entreprise.

A partir des documents cités ci-dessus, nous allons donner une appréciation de la
performance financière de l’entreprise en question, en mettant en pratique les différentes
méthodes et outils abordés dans la partie théorique.

83
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Section 1 : Présentation de l’Organisme d’accueil :

Dans cette section nous allons présenter de manière globale l’entreprise portuaire de Bejaia
(EPB), son historique, sa situation géographique, sa forme juridique, son capital social, ses
actionnaires ainsi que ses différentes missions et activités.

1. Historique :

Le décret n°82-285 du 14 Août 1982 publié dans le journal officiel n° 33 porta la création
de l’Entreprise Portuaire de Bejaia ; entreprise socialiste à caractère économique ;
conformément aux principes de la charte de l’organisation des entreprises, aux dispositions de
l’ordonnance n° 71-74 du 16 Novembre 1971 relative à la gestion socialiste des entreprises.

L’entreprise, réputée commerçante dans ses relations avec les tiers, fut régie par la
législation en vigueur et soumise aux règles édictées par le susmentionné décret.

Pour accomplir ses missions, l’entreprise est substituée à l’Office National des Ports (ONP),
à la Société Nationale de Manutention ([Link]) et pour partie à la Compagnie Nationale
Algérienne de Navigation (CNAN).

Elle fut dotée par l’Etat, du patrimoine, des activités, des structures et des moyens détenus
par l’ONP, la [Link] et de l’activité Remorquage, précédemment dévolue à la CNAN,
ainsi que des personnels liés à la gestion et au fonctionnement de celles-ci.

En exécution des lois n° 88.01, 88.03 et 88.04 du 02 Janvier 1988 s’inscrivant dans le cadre
des réformes économiques et portant sur l’autonomie des entreprises, et suivant les
prescriptions des décrets n°88.101 du 16 Mai 1988, n°88.199 du 21 Juin 1988 et n°88.177 du
28 Septembre 1988.

L’Entreprise Portuaire de Bejaia ; entreprise socialiste ; est transformée en Entreprise


Publique Economique, Société par Actions (EPE-SPA) depuis le 15 Février 1989, son capital
social fut fixé à Dix millions (10.000.000) de dinars algériens par décision du conseil de la
planification n°191/SP/DP du 09 Novembre 1988.

84
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

L’assemblée générale extraordinaire du 22 Juin 2002 décida de l’augmentation du capital


social qui fut fixé à un montant de Soixante millions (60.000.000) de dinars algériens.

En date du 30 Juin 2003, la même assemblée augmenta le capital social de l’Entreprise


Portuaire de Bejaia à hauteur de Six cent millions (600.000.000) de dinars algériens. Il est divisé
en Six mille (6.000) Actions de Cent mille (100.000) dinars de valeur nominale entièrement
libérées et souscrites pour le compte de l’Etat, détenues à 100% par la Société de Gestion des
Participations de l’Etat «Ports », par abréviation « SOGEPORTS ». En 2006 l’assemblée
générale extraordinaire a augmenté le capital social de l’Entreprise Portuaire par l’incorporation
des réserves facultatives, et qui fut fixé à un montant de Un milliard deux cent millions de dinars
([Link] DA).

En 2007 l’assemblée générale extraordinaire a augmenté le capital social de l’Entreprise


Portuaire par l’incorporation des réserves facultatives, et qui fut fixé à un montant de Un
milliard sept cent millions de dinars ([Link] DA).

En 2014 l’assemblée générale extraordinaire a augmenté le capital social de l’Entreprise


Portuaire par l’incorporation des réserves facultatives, et qui fut fixé à un montant de trois
milliard cinq cent millions de dinars ([Link] DA).

L’aménagement moderne des superstructures, le développement des infrastructures,


l’utilisation de moyens de manutention et de techniques adaptés à l’évolution de la technologie
des navires et enfin ses outils de gestion moderne, ont fait évoluer le Port de Bejaia depuis le
milieu des années 1990 pour être classé aujourd’hui second port d’Algérie.

 Situation Géographique :

Le port de Bejaia est aujourd’hui réputé mixte : hydrocarbures et marchandises générales y


sont traités.

Son positionnement au cœur de la méditerranée occidentale et au centre de la cote algérienne


présente une originalité économique et une place de choix sur les routes maritimes. Le port de
Bejaia jouit d’une situation géographique privilégiée.

85
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Bien protégé naturellement, sa rade est l’une des plus sures. Sa zone d’influence couvre de
larges territoires du centre-Est et du Sud, irrigués d’un vaste réseau de distribution comportant
un important tissu industriel et ou réside 20% de la population Algérienne.

Le port est situé dans la baie de la ville de Bejaia, le domaine public artificiel maritime et
portuaire est délimité suite à l’arrêt n°93/1015/DRAG, de Monsieur le Wali de Bejaia, ainsi :

 Au nord par la route nationale n°9.


 Au sud par les jetées de fermeture et du large sur une longueur de 2 750m.
 A l’est par la jetée Est.
 A l’ouest par la zone industrielle de Bejaia.

2. Présentation :

2. 1. Dénomination :

Entreprise portuaire de Bejaia – EPB –

2.2 Capital social :

3 500 000 000 DA

2.3 Forme juridique :

Société Par Action – SPA

2.4 Siège social :

13, Avenue des frères Amrani. Bejaia.

2.5. Date de constitution et durée de vie de l’entreprise :

2.5.1. Date de constitution :

L’Entreprise Portuaire de Bejaia ; entreprise socialiste ; est transformée en Entreprise


Publique Economique, Société par Actions (EPE-SPA) depuis le 15 Février 1989, son capital

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Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

social fut fixé à Dix millions (10 000 000) de dinars algériens par décision du conseil de la
planification n°191/SP/DP du 09 Novembre 1988.

2.5.2. La durée de vie de l’entreprise :

La durée de la société est de quatre-vingt-dix-neuf années, sauf les cas de dissolution anticipée
ou de prorogation prévus aux statuts.

2.6. Actionnaires :

- SERPORT SPA - : 100 %

2.7. Exercice social :

L’exercice social débute du 1er janvier au 31 décembre.

3. Missions et activités de l’entreprise :

3.1 Missions de l’entreprise :

Elle a pour missions :

- Organisation de l’accueil des navires

- Aide à la navigation (Pilotage des navires)

- Activité d’acconage (entreposage et livraison des marchandises à l’import et l’export).

- Transit des passagers et de leurs véhicules.

- Gestion et développement du domaine portuaire.

- Prise en charge des cargaisons à l’embarquement / débarquement et pré- évacuation.

- Assurer une disponibilité permanente des moyens humains et matériels.

- Améliorer en continu les performances (humaines, matérielles et budgétaires)

- Rentabiliser au maximum les infrastructures et superstructures portuaires

87
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

- Gérer les systèmes de management de la qualité, de l’environnement, de la santé et sécurité.

3.2 Activités de l’entreprise :

Les principales activités de l’entreprise sont :

- L’acheminement des navires de la rade vers le quai : Dans certains cas exceptionnels,
d’arrivée massive en rade, les navires restent en attente dans la zone de mouillage (rade) jusqu’à
obtention de l’autorisation de rejoindre un poste à quai. Cette dernière est délivrée après une
conférence de placement qui se tient quotidiennement au niveau de la Direction Capitainerie.

- Le remorquage : Il consiste à tirer ou à pousser le navire, pour effectuer les manœuvres


d’accostage, de déhalage ou d’appareillage du navire. Il consiste également à effectuer les
opérations de convoyage et d’aide dans l’exécution d’autres manœuvres.

- Le pilotage : Il est assuré de jour comme de nuit par la Direction Capitainerie et est obligatoire
à l’entrée et à la sortie du navire. Il consiste à assister le commandant dans la conduite de son
navire à l’intérieur du port.

- Le lamanage : Il consiste à amarrer ou désamarrer le navire de son poste d’accostage.

- Les opérations de manutention et d’acconage pour les marchandises : elles consistent en :

 Les opérations d’embarquement et de débarquement des marchandises.

 La réception des marchandises.

 Le transfert vers les aires d’entreposage, hangars et terre-pleins, ports secs.

 La préservation ou la garde des marchandises sur terre-pleins ou hangar et hors port.

 Pointage des marchandises.

D’autres prestations sont également fournies aux navires et aux clients tels :

 Enlèvement des déchets des navires et assainissement des postes à quai.

 Pesage des marchandises (ponts bascules).

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Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

 Location de remorqueurs ou vedettes (pour avitaillement des navires, transport de


l’assistance médicale, assistance et sauvetage en haute mer).

4. Structures Organisationnelle de l’EPB :

Un projet de réorganisation de l’entreprise a été présenté au Conseil d’administration en date


du 17 février 2020, qui s’est soldé par une validation (résolution n°04).

Des ajustements ont été apportés à l’organisation actuelle par la fusion, la suppression ainsi
que la création de certaines directions.

Vu la mise en place de cette nouvelle organisation, des décisions de mobilité ont été établies
au profit du personnel concerné ; d’où la nécessité d’actualiser les fiches emplois avant de
procéder à leur diffusion.

Direction Générale :

 Le transfert du Département Affaires Juridiques à la Direction Générale ;


 Le rehaussement du Département Audit interne et Contrôle de Gestion en
« Direction du Système de Contrôle Interne » ;
Direction Générale Adjointe Fonctionnelle :

 La dissolution de la Direction du Management Intégré et le transfert du Département


Mangement Intégré à la « Direction des Ressources Humaines » ;
 Le changement de dénomination de la Direction des Systèmes d’information en
« Direction Digitalisation et Numérique » ;
Direction des Ressources Humaines :

La Direction des Ressources Humaines, rattachée à la Direction Générale Adjointe


Fonctionnelle, comporte trois (03) départements ; à savoir :

1. Département Ressources Humaines et Développement,


2. Département Administration du Personnel et Moyens,
3. Département Qualité de Vie au Travail.

89
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Direction Digitalisation et Numérique :


La Direction des Systèmes d’information est, désormais, dénommée Direction
Digitalisation et Numérique, rattachée à la Direction Générale Adjointe Fonctionnelle.

La Direction comportera trois (03) départements :

1. Département Numérique,
2. Département Génie Logiciel,
3. Département Infrastructures et Systèmes.
Direction des Finances et Comptabilité :
La Direction des Finances et comptabilité comprend deux (02) départements :

1. Département Finances,
2. Département Comptabilité générale.
Direction du Système de Contrôle Interne :

La Direction du Système de Contrôle Interne comprend trois (03) services :

1. Service Audit Interne,


2. Service Management des Risques,
3. Service Contrôle de Gestion.
Direction Achats :

La Direction Achats comprend trois (03) départements :

1. Département Passations de Commandes,


2. Département Passation de Marchés,
3. Département Approvisionnements,
Et la cellule Planification et Performance.

Direction Générale Adjointe Opérationnelle :


1- La création du « Service Gestion du Patrimoine », rattaché à la Direction Générale
Adjointe Opérationnelle,
2- Le rattachement du Bureau de Sûreté Portuaire B.S.P au DGAO,

90
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

3- La création de la « Direction Exploitation » par la fusion des directions de la


Manutention et Acconage, les Zones Logistiques Extra portuaires, le Département
Exploitation des Engins de la Direction Logistique,
4- La fusion des Directions : Remorquage et Capitainerie en « Direction Capitainerie»,
5- La fusion de la Direction du Domaine et Développement et la Direction de la Gare
Maritime en « Direction Domaine et Développement »,
6- La centralisation des achats /approvisionnements et maintenances des différentes
structures en une seule « Direction Achats et Maintenances » : Un groupe de travail
a été mis en place ayant pour missions la proposition d’une organisation
opérationnelle.

Direction Exploitation :

La direction est composée de cinq (05) départements :

1. Département Manutention et Acconage,


2. Département Affectation de Moyens,
3. Département Statistiques et Commercial,
4. Département Logistique d’IGHIL OUBEROUAK,
5. Département Logistique de TIXTER.
Direction Domaine et Développement :

Cette Direction comporte quatre (04) départements et un (01) service ; à savoir :

1. Département Domaine,
2. Département Entretien et Assainissement,
3. Département Projets,
4. Département Gestion du Transit des Passagers,
5. Service Commercial.
Direction Maintenance :

Cette Direction comporte deux (02) départements ; à savoir :


1. Département Maintenance Engins.
2. Département Maintenance Navale.

91
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

- Figure n°03 : Organigramme de l’entreprise :

Source : Document interne de l’entreprise

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Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Section 2 : Analyse de la structure financière de l’Entreprise Portuaire de Bejaia (EPB) :

Dans cette section nous allons essayer de donner une appréciation de la performance
financière de l’entreprise portuaire de Bejaia (EPB) durant les exercices 2019 et 2020 à partir
des différents documents comptables des états financiers (Bilan, Comptes de résultat…),
fournies par celle-ci durant notre période de stage (à savoir deux mois). En mettant en pratique
les différents outils et méthodes d’évaluation de la performance financière abordés
précédemment dans la partie théorique de notre étude.

1. Analyse de la structure financière :


1.1. Analyse du bilan :
1.1.1 Actif du bilan :
L’actif de bilan est composé de l’actif non courant et l’actif courant comme suit :

Tableau n°5 : Actifs du bilan de l’EPB pour l’exercice 2019 et 2020


UM : KDA
Libellé Brut 2020 Amort/ Prov 2020 Net Net
2020 2019
Actifs non courants
Ecarts d’acquisitions - - - -
(Goodwill)
Immobilisations 58 549 46 824 11 725 23 492
incorporelles
Immobilisations 22 480 440 8 286 725 14 193 715 8 657 774
corporelles
Immobilisations en 1 147 897 - 1 147 897 7 321 751
cours
Immobilisations 4 806 533 130 096 4 676 437 4 676 764
financières
Impôts différés actif 384 258 - 384 258 374 152

Total actif non courant 28 877 677 8 463 645 20 414 032 21 053 933
Actifs courants
Stocks et encours 336 317 1 271 335 046 319 427
Créances et emplois 1 147 550 118 456 1 029 094 1 345 746
assimilés
Disponibilités et 633 240 - 633 240 689 876
assimilés

Total actifs courants 2 117 107 119 727 1 997 380 2 355 050

Total général actif 30 994 784 8 583 372 22 411 412 23 408 983

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Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Tableau N°06 : Comparaison de la situation de l’actif net de l’EPB : UM : KDA


Année 2020 Année 2019
22 411 412 23 408 983

NB : L’EPB clôture l’exercice 2020 avec un total net du bilan de 22 411 412 KDA contre 23
408 983 KDA pour l’exercice 2019, soit une baisse de 997 571 KDA.

Nous entamons les explications de cette baisse de la situation de l’entreprise en étudiant chaque
rubrique de l’actif du bilan :

Actif non courant :


a. Les immobilisations nettes
Tableau n°7 : Analyse des Immobilisations nettes UM : KDA
Libellé 2019 (1) 2020 (2) Ecart (2) – (1) % Ecart
Immobilisations 23 492 11 725 -11 767 -50
incorporelles
Immobilisations 8 657 774 14 193 715 5 535 941 +64
corporelles
Immobilisations 7 321 751 1 147 897 -6 173 854 -84
en cours
Immobilisations 4 676 764 4 676 437 -327 -
financières
Total 20 679 781 20 029 774 -650 007 -03
Source : Elaboré par nous même à partir du bilan de l’EPB
Commentaire : La part des immobilisations nettes a atteint au 31.12. 2020 un niveau de 20 029
774 KDA contre 20 679 781 KDA en 2019, soit une légère baisse de -03 %, induite par la
baisse des postes ci-après :

- Immobilisations incorporelles, qui passent de 23 492 KDA en 2019 à 11 725 KDA en 2020
soit, une baisse de 50 %, qui représente l’amortissement annuel de l’exercice.

- Immobilisations en cours : passant de 7 321 751 KDA en 2019 à 1 147 897 KDA en 2020,
soit une baisse de 84 %. Cette baisse est due essentiellement à la réception des projets ci-après
et qui constituent l’augmentation des immobilisations corporelles :

Parking Gare Maritime 673 375 KDA


Escale voyageurs 1 537 112 KDA
Bloc administratif 431 398 KDA
Poste à Quai n° 25 2 991 029 KDA
Un poste RO/RO 576 484 KDA

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Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

- Immobilisations financières : la valeur brute reste inchangée, et sont composées ;

Les participations et créances rattachées : le montant total s’élève à 391 625 KDA est sont
constituées de ;

 Titres de filiale BMT : 255 000 KDA,


 Créance sur l’EGPP : 113 096 KDA,
 Créance sur BMT : 6 529 KDA,
 Créance sur la CNAN : 17 000 KDA,
Les autres immobilisations financières : d’un montant de 4 414 906 KDA et composées de ;

 Les Dépôt à terme : 3 900 000 KDA,


 Les obligations : 500 000 KDA,
 Les actions SAIDAL : 7 030 KDA,
 Les dépôts & cautionnements versés : 7 876 KDA.

Impôts différés actif : UM : KDA


En KDA Libellé 2019 (1) 2020 (2) Var (2) – (1) % Var
Impôts différés actif 374 152 384 258 +10 106 +03
Source : Elaboré par nous même à partir du bilan de l’EPB

Commentaire : D’après les résultats de ce tableau, on remarque une hausse des impôts différés
actifs, qui est due au réajustement de la provision des indemnités de départ en retraite au
31.12.2020, ils sont détaillés comme suit :
 Impôts différés actifs sur indemnités de départ à la retraite 346 951 KDA
 Impôts différés actifs sur charges à payer 37 307 KDA

Actif courant :
a. Stocks et en cours :
Tableau n°8 : Analyse des stocks et en cours UM : KDA
Rubriques 2019 (1) 2020 (2) Var (2) – (1) % Var
Matières et 320 698 336 317 15 619 +05
fournitures
Stocks à - - - -
l’extérieur
Pertes de valeurs -1 271 -1 271 - -
Total 319 427 335 046 15 619 +05
Source : Elaboré par nous même à partir du bilan de l’EPB

95
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Commentaire : La valeur des stocks et encours au 31.12.2020 s’élève à 335 046 KDA, soit
une hausse de 05 % par rapport à l’exercice 2019, due essentiellement à l’approvisionnement
en pièce de rechange matériel exploitation pour la maintenance, ce qui se traduira par une
amélioration de la capacité de l’entreprise à faire face aux risques de rupture de stock.

b. Créances et emplois assimilés nettes :


Tableau n°9 : Analyse des créances et emplois assimilés UM : KDA
Libellé 2019 (1) 2020 (2) Var (2) – (1) % Var
Clients et 844 474 683 308 -161 166 -19
comptes rattachés
Autres débiteurs 85 815 81 312 -4 503 -5
Impôts et 415 456 264 473 -150 983 -36
assimilés
Total 1 345 745 1 029 093 -316 652 -23
Source : Elaboré par nous même à partir du bilan de l’EPB
Commentaire : On constate qu’au 31.12.2020, le montant net des créances et emplois assimilés
s’élève à 1 029 093 KDA contre 1 345 745 KDA en 2019, soit une baisse de 23%, détaillée
comme suite :
- Clients et comptes rattachés :
Libellé 2019 2020
Clients 822 423 679 769
Clients douteux 108 217 118 456
Produits non 22 051 3 539
encore facturés
Pertes de valeurs -108 217 -118 456
Total 844 474 683 308

- Autres débiteurs :

Ce poste comprend les rubriques ci-après :


 Avances et acomptes fournisseurs 3 405 KDA
 Avances et acomptes accordés au personnel 18 389 KDA
 Créances EP Alger 530 KDA
 Créances EGPP 204 KDA
 Créances sur SONATRACH (réhabilitation port pétrolier) 1 960 KDA
 Produits à recevoir (intérêts sur DAT & obligations) 54 878 KDA
 Services constatés d’avance (Divers fournisseurs) 1 946 KDA

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Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

- Impôts et assimilés :
 Acomptes provisionnels IBS – Exercice 2020 228 363 KDA
 Autres avances sur impôts (IRG sur DAT) 15 792 KDA
 TVA déductible sur investissements 8 595 KDA
 TVA déductible sur matières & fournitures 138 KDA
 TVA déductible sur prestation de services 11 585 KDA

c. Disponibilités et assimilés :
Tableau n°10 : Analyse des disponibilités et assimilés UM : KDA
Libellé 2019 (1) 2020 (2) Var (2) – (1) % Var
Placements & actifs financiers courants - - -
Trésorerie 689 876 633 240 -56 636 -08
Total 689 876 633 240 -56 636 -08
Source : Elaboré par nous même à partir du bilan de l’EPB
Commentaire : on constate qu’au 31 Décembre 2020, les disponibilités et assimilés de
l’entreprise d’un montant de 633 240 KDA ont connu une baisse de -56 636 KDA, soit (-
08%) par rapport à l’exercice 2019.
Cette variation s’explique par :

 La baisse des encaissements sur le chiffre d’Affaires, d’une part ;


 Les sommes importantes versées au personnel dans le cadre de l’attribution d’une prime
exceptionnelle d’encouragement, parallèlement aux salaires versés soit un total annuel
décaissé de 1 907 277 KDA,
 Le remboursement des emprunts a enregistré quant à lui, une hausse de (+318 228
KDA) étant donné que la totalité des crédits sont mobilisés.

97
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

1.1.2. Passif du bilan :


Passif de bilan est composé de l’ensemble des éléments représenté dans ce tableau :

 Bilan au 31 Décembre - Passif


Tableau n°11 : Passif du bilan de l’EPB pour l’exercice 2019 et 2020 UK/DA
En milliers de Dinars Libellé 2019 2020
Capitaux propres
Capital émis 3 500 000 3 500 000
Primes et réserves 9 395 315 9 394 959
Résultat net 572 579 567 283
Autres capitaux propres –Report à nouveau 539 426
Total capitaux propres 13 467 894 14 001 668
Passifs non courants
Emprunts et dettes financières 6 288 948 5 089 534
Impôts (différés et provisionnés) 14 366 4 495
Autres dettes non courantes 139 204 139 204
Provisions et produits constatés d'avance 1 355 454 1 409 929
Total passif non courant 7 797 972 6 643 162
Passifs courants
Fournisseurs et comptes rattachés 667 822 475 596
Impôts 519 795 356 245
Autres dettes courantes 955 499 934 742
Total passif courant 2 143 116 1 766 582
Total général passif 23 408 983 22 411 412

Les ressources permanentes constituées des capitaux propres et dettes à long moyen terme d’un
montant de 20 644 830 KDA, soit 92 % du total passif.

Les dettes à court terme d’un montant de 1 766 582 KDA, soit 8 % du total passif représentant
ce que l’entreprise doit aux fournisseurs, aux organismes sociaux et fiscaux.

Tableau n°12 : Comparaison de la situation du passif net de l’EPB : UM : KDA


Année 2019
Année 2020
23 408 983 KDA
22 411 412 KDA

98
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

NB : L’EPB clôture l’exercice 2020 avec un total net du passif de 22 411 412 KDA contre 23
408 983 KDA pour l’exercice 2019, soit une baisse de 997 571 KDA.

Nous entamons les explications de cette baisse de la situation de l’entreprise en étudiant chaque
rubrique du passif du bilan :

Capitaux propres :
Tableau n°13 : Analyse des capitaux propres de l’EPB UM : KDA
Libellé 2019 (1) 2020 (2) Var (2) – (1) % Var
Capital émis 3 500 000 3 500 000 - -
Primes et réserves 9 395 315 9 394 959 -356 -
Résultat net 572 579 567 283 -5 296 -0.009
Report à nouveau - 539 426 - -
Total capitaux propres 13 467 894 14 001 668 533 774 +03
Source : Elaboré par nous même à partir du bilan de l’EPB
Commentaire :
On constate que les capitaux propres qui représentent 62 % du total du bilan, ont connu
une hausse de 533 774 KDA, soit (+031%), par rapport à 2019, cette progression
constitue la résultante du résultat net de l’exercice 2019, mis en report à nouveau et non
encore distribué au 31/12/2020, ce qui traduit une hausse de la capacité de l’entreprise à
financer ses besoins d’exploitations et à couvrir ses obligations financières.

Passifs non courants :


Tableau n°14 : Analyse du Passifs non courants UM : KDA
Libellé 2019 (1) 2020 (2) Var (2) – (1) % Var
Emprunts et dettes financières 6 288 947 5 089 534 -1 199 413 -19
Impôts (différés et provisionnés) 14 366 4 495 -9 871 -69
Autres dettes non courantes 139 204 139 204 - -
Prov. et produits constatés d’avance 1 355 455 1 409 929 54 474 +04
Total 7 797 972 6 643 162 -1 154 810 -15
Source : Elaboré par nous même à partir du bilan de l’EPB

99
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Le passif non courant concerne les emprunts et les provisions, dont le remboursement
Ne se fait pas dans les douze prochains mois. Ainsi, les dettes à long terme contractées auprès
de la banque sont incluses.
Commentaire : À partir du tableau nous observons qu’en 2020, le passif non courant a connu
une baisse de 15%, qui s’expliquent comme suite :
- Emprunts et les dettes financières valorisés à 5 089 534 KDA, ont connu une
contraction de - 1 199 413 KDA, soit (-19 %) par rapport à 2019, qui représente la
quote-part de crédits remboursée durant l’exercice, qui se résume ainsi :

 Bétonnage de la zone extra-portuaire de TIXTER, le montant s’élève à 336 457 KDA ;
 Acquisition des grues portuaires, le montant s’élève à 425 000 KDA ;
 Bétonnage de la zone extra-portuaire de TIXTER « Partie A » le montant s’élève à

215 657 KDA ;

 Réalisation de la nouvelle gare maritime, le montant s’élève à 1 596 000 KDA ;


 Acquisition d’un remorqueur, le montant s’élève à 720 508 KDA
 Réalisation d’un poste à quai, le montant s’élève à 1 777 778 KDA
 Les dépôts et cautionnements reçus : dont le montant s’élève au 31/12/2020 à

18 134 KDA.

- Impôts (différés et provisionnés) : d’un montant de 4 495 KDA concernent l’impôt


différé passif sur les intérêts non échus des DAT.
- Les autres dettes non courantes : d’un montant de 139 204 KDA représentent la
concession du terrain TIXTER BBA.
- Provisions et produits constatés d’avance : d’un montant de 1 409 929 KDA
regroupent :
 Provision pour départ à la retraite :
La dotation de l’exercice 2020 est de (96 981 KDA) compte tenu du réajustement par rapport
aux départs effectifs des travailleurs durant l’exercice 2020, qui sont au nombre de (06) départs
en retraite et (05) décès, cumulant un total de 42 507 KDA.

100
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

 Provision pour Impôts :


D’un montant de (75 500 KDA) relatives à un contentieux fiscal concernant l’exercice 2007,
dont l’entreprise a obtenu un dégrèvement, exécuté partiellement par l’administration fiscale.

Passifs courants :
Tableau n°15 : Analyse du passifs courants UM : KDA
Libellé 2019 (1) 2020 (2) Var (2) – (1) % Var
Fournisseurs et 667 822 475 596 -192 226 -29
comptes rattachés
Impôts 519 795 356 244 -163 551 -31
Autres dettes courantes 955 499 934 742 -20 757 -02
Total 2 143 116 1 766 582 -376 534 -18
Source : Elaboré par nous même à partir du bilan de l’EPB
Commentaire :
Nous constatons qu’en 2020, le passif courant a connu une baisse de 18%, soit -376 534
KDA par rapport à l’exercice 2019. Cette baisse s’explique par :
- Fournisseurs et comptes rattachés :
Les fournisseurs et comptes rattachés d’un montant de 475 596 KDA ont connu une baisse
d’un montant de 376 534 KDA, soit (-29 %).
Au 31 Décembre 2020, les fournisseurs sont détaillés comme suit :
 Fournisseur de stocks 65 909 KDA
 Fournisseurs de Services 62 466 KDA
 Fournisseurs d’Energie 1 008 KDA
 Fournisseurs d’eau 637 KDA
 Fournisseurs d’immobilisations 69 758 KDA
 Retenues de Garanties 272 376 KDA
 Factures à recevoir 2 000 KDA
- Impôts :
Le montant du poste impôts arrêté au 31/12/2020 s’élève à 356 244 KDA, il a connu une
baisse importante de -31 % comparativement à l’exercice précédent, et réparti ainsi :
 IBS 129 830 KDA
 TVA collectée sur prestations de services 121 638 KDA
 TVA exigible à payer 71 103 KDA

101
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

 Taxe sur l’activité professionnelle 20 434 KDA


 Redevances dues sur occupations domaines publics 11 838 KDA
 Autres impôts d'exploitation dus 1 401 KDA
- Autres dettes courantes :
S’élèvent au 31/12/2020 à 934 742 KDA contre 955 499 KDA en 2019, soit une baisse
de 02 %.
Ce poste comprend :
 Clients créditeurs (avances reçues) 2 984 KDA
 Personnel, rémunérations dues 136 373 KDA
 Retenues sur salaire pour compte œuvres sociales 13 845 KDA
 Reliquat sur bénéfice à distribuer 604 KDA
 Personnel, charges à payer congé annuel 89 755 KDA
 Personnel, charges à payer CNAS 23 336 KDA
 Créditeurs de frais de mission 346 KDA
 Sécurité sociale 113 552 KDA
 Etat, IRG à payer 57 004 KDA
 Compte courant des associés 298 328 KDA
 Autres créditeurs divers 62 KDA
 BMT 8 747 KDA
 EGPP 89 KDA
 TVA contrat Réhabilitation (SONATRACH) 103 703 KDA
 Débours 241 KDA
 Provisions, passifs courants (Provisions pour pertes probables) 40 377 KDA
 Diverses charges à payer (intérêts courus à payer, taxe formation) 15 000 KDA
 Intérêts sur emprunts courus, à payer 30 396 KDA

102
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Tableau n°16 : Bilan net en grandes masses UM : KDA

Actif (Besoins de 2019 2020 Passif (Ressources de 2019 2020


financement) financement)

Actif fixe 21 053 933 20 414 032 K. P 21 265 866 20 644 830

Actifs circulants 2 355 050 1997 380 Capitaux propres 13 467 894 14 001 668

Valeur d’exploitation 319 427 335 046 DLMT 7 797 972 6 643 162
Valeur Réalisable 1 345 746 1 029 094
Valeur Disponible 689 876 633 240 DCT 2 143 116 1 766 582
TOTAL ACTIF 23 408 983 22 411 412 TOTAL PASSIF 23 408 983 22 411 412

Source : Elaboré par nous même à partir du bilan de l’EPB


1.2 Analyse du compte de résultat à travers les soldes intermédiaire de gestion
- Tableau n°17 : formule de calcul des SIG
Différents Soldes Formule
Chiffre d’affaires (CA) Ensemble des ventes et prestations de service

Production de l’exercice CA + Subvention d’exploitation

Consommation de l’exercice Achat consommé + Services extérieur + Autres consommations

Valeur ajoutée (VA) Production de l’exercice – consommation de l’exercice

E.B. E VA – Charges de personnel – Impôts, Taxes et Versement Assimilées

R.O E.B.E + Autres produits opérationnel – Autres charges opérationnel –


Dotations aux amortissements et provision +Reprise sur pertes de
valeur de provisions
R. F Produits financiers – Charges financières

R.O.A. I R.O + R. F

R.N.A. O R.O.A.I – Impôts exigibles sur résultat ordinaire et impôts différés

R. N R.O.A.I + Produits extraordinaires – Charges extraordinaires

103
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

 Tableau n°18 : Calcul des principaux soldes intermédiaires de gestions.

UM : KDA
Libellé 2019 (1) 2020 (2) % Var (2) – (1)

Chiffre d’affaires 6 332 318 5 954 353 -06


Consommations intermédiaires 719 293 621 970 -14
Valeur ajoutée 5 620 825 5 332 383 -05
Excédent brut d’exploitation 1 778 681 1 525 428 -14
Résultat opérationnel 846 594 656 490 -22
Résultat financier -39 847 20 646 +200
Résultat ordinaire avant impôts 806 747 677 136 -16
Résultat net de l’exercice 572 579 567 283 -01
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB

Le total des prestations fournies en 2020 par cette entreprise s’élève à 5 954 353 KDA, soit
une baisse (06 %) par rapport à l’exercice précédent, cette régression est due essentiellement
aux facteurs suivants :
- La baisse des exportations du pétrole brut (effondrement des prix) tout au long de l’année
2020 ;

- L’arrêt de l’activité au niveau du port sec de TIXTER depuis le 2ème semestre 2020 ;

- La crise sanitaire ayant perturbé le rythme d’exploitation ;

- Une grève subie ayant impacté sensiblement le chiffre d’Affaires.


La valeur ajoutée s’est contractée de (-05 %) rapportée à l’exercice 2019, cette baisse est due
à la diminution du chiffre d’affaires de l’entreprise d’un montant de 377 965 KDA.
L’excédent brut d’exploitation de l’exercice 2020 a diminué de (-253 253 KDA) comparé à
l’exercice 2019, cette baisse reste toujours une conséquence directe de la baisse du chiffre
d’affaires.
Le résultat opérationnel a également régressé de (-22 %) par rapport à 2019 bien que les
produits opérationnels ainsi qu’une relative diminution des dotations aux amortissement &
provisions, ont diminués l’impact de la baisse du chiffre d’affaires.

104
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Le résultat financier, redevient positif en 2020 suite à l’encaissement de dividendes de la


filiale BMT.
L’Entreprise Portuaire de Bejaia clôture l’exercice 2020 avec un résultat net positif de 567
283 KDA

Commentaire : malgré une baisse de son niveau d’activité due entre autres à l’arrêt sec de ses
activités durant le deuxième semestre 2020 à cause de la crise sanitaire du covid-19, l’entreprise
portuaire de Bejaia reste tout de même rentable avec un résultat net positif de 567 283 KDA, et
cela malgré une baisse de son niveau de performance qui a connu une contraction par rapport à
l’exercice 2019.

1.3. Capacité d’autofinancement :


Ce tableau représente le calcul de la CAF de l’EPB par la méthode additive :
Tableau n°19 : Calcul de la CAF UM : KDA
Libellé Formules 2019 2020
Capacité 𝐑𝐍 + 𝐃𝐨𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐚𝐦𝐨𝐫𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 1 618 321 1 599 801
d’autofinanc − 𝐑𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 + 𝐕𝐍𝐂
ement de − 𝐏𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜é𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝′ é𝐥é𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝′𝐚𝐜𝐭𝐢f
l’exercice
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Commentaire :
La capacité d’autofinancement de l’exercice 2020 a connu une baisse de 18 520 KDA par
rapport à l’exercice 2019, justifiée par la diminution du résultat de l’exercice.
Il y a lieu de souligner que la capacité d’autofinancement est positive durant les 02 derniers
exercices, elle permettra à l’entreprise de renouveler ses investissements, payer ses dettes et
rémunérer les actionnaires.

1.4. Analyse de la performance de l’entreprise par la méthode des indicateurs


d’équilibre financier :
Faire une analyse à l’aide des indicateurs d’équilibres financiers permet à l’entreprise de
Savoir si elle a une situation financière stable. A l’aide des montants figurant dans le bilan
On peut déterminer ces indicateurs qui sont : fonds de roulement, besoin en fond de
Roulement, trésorerie nette.

105
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

1.4.1 Fonds de roulement :


Il se détermine par deux méthodes soit par le haut du bilan ou bien par le bas du bilan
a. Par le haut du bilan :
Il est calculé comme suite :
𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 = 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐚𝐧𝐞𝐧𝐭 − 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐟𝐢𝐱𝐞
Avec capitaux permanent (KP)= CP+ passifs non courants

Tableau n°20 : Calcul du fonds de roulement par le haut du bilan UM : KDA


Désignation 2019 2020
Capitaux permanents 21 265 866 20 644 830
Actifs fixes 21 053 933 20 414 032
Fonds de roulement 211 933 230 798
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB

a. Par le bas du bilan :


𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 = 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭𝐬 − 𝐏𝐚𝐬𝐬𝐢𝐟𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭𝐬(𝐃𝐂𝐓)

Tableau n°21 : Calcul du fonds de roulement par le bas du bilan UM : KDA


Désignation 2019 2020
Actifs circulants 2 355 050 1997 380
DCT 2 143 116 1 766 582
Fonds de roulement 211 933 230 798
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Commentaire :
L’entreprise portuaire de Bejaia est en situation d’équilibre pour les deux années (2019,
2020). Le fonds de roulement passe de 211 933 KDA en 2019 à 230 788 KDA en 2020 soit une
augmentation de 18 865 KDA (+09 %) par rapport à l’exercice 2019. Cette amélioration est
relative à l’achèvement des investissements productifs engagés par l’entreprise pour le
développement de ses infrastructures et la modernisation de ses équipements.
Il y a lieu de noter que l’entreprise a pu préserver le financement de l’intégralité de ses
immobilisations aux moyens des ressources stables et dispose d’une petite marge de sécurité.
1.4.2. Besoin en fonds de roulement :
𝐁𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐞𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 = (𝐕𝐄 + 𝐕𝐑) − 𝐃𝐂𝐓

106
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Tableau n°22 : Calcul du besoin en fonds de roulement UM : KDA


Désignation 2019 2020
Valeur d’exploitions 319 427 335 046
Valeur réalisable 1 345 746 1 029 094
DCT 2 143 116 1 766 582
Besoin en fonds de roulement -477 943 -402 442
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Commentaire :
Les Besoin en fonds de roulement pour les 02 derniers exercices 2019 & 2020 sont
négatifs. Cela signifie que Les besoins d’exploitation de l’entreprise sont moins
importants que les ressources d’exploitations, autrement elle dispose suffisamment de
ressources pour financer ces besoins d’exploitation, ce qui est bon signe de performance.
1.4.3 Trésorerie nette :

La trésorerie nette est le résultat qui est issue soit de la différence entre le fonds de roulement
et le besoin en fonds de roulement.
𝐓𝐫é𝐬𝐨𝐫𝐞𝐫𝐢𝐞 𝐧𝐞𝐭𝐭𝐞 = 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 − 𝐁𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐞𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬

Tableau n°23 : Calcul de la trésorerie nette UM : KDA


Désignation 2019 202O
Fonds de roulement 211 933 230 798
Besoin en fonds de roulement -477 943 -402 442
Trésorerie net 689 876 633 240
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Commentaire : L’entreprise affiche au 31.12.2020 une trésorerie positive d’un montant
de 633 240 KDA soit une baisse de 56 636 KDA par rapport à l’exercice 2019.
- Cette baisse est due essentiellement :

 Les sommes importantes versées au personnel dans le cadre de l’attribution d’une prime
exceptionnelle d’encouragement, parallèlement aux salaires de l’exercice 2020 versés ;
 A La hausse conséquente des dépenses sociales et fiscales ;
 Au financement des investissements par les fonds propres de l’entreprise.

107
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

2. Analyse par la méthode les rations :


Cette méthode fondée sur une série de rapprochements de deux grandeurs se prête
particulièrement bien à l’analyse des performances, des politiques et des structures de
l’entreprise.

2.1. Ratios de gestion :

Ce tableau comporte les résultats des ratios suivant :


Tableau n°24 : Calculs des ratios de gestion
Libellé 2019 2020
Ratio de recouvrement des créances clients 40 j 35 j
Ratio des frais de personnel (FP/CA) 58 % 61 %
Ratio des frais de personnel (FP/VA) 65 % 68 %
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Commentaire :
- Le délai de recouvrement des créances de l’exercice 2020 a connu une baisse de 05
jours par rapport à l’exercice 2019. Cette amélioration est due essentiellement à la baisse
du chiffre d’affaires et à l’optimisation de la gestion du processus de recouvrement.
- Hausse du ratio des frais de personnel / chiffre d’affaires de 03 points, en raison de montant
très important des frais de personnel qui représente 62 % du total charges, et ce, suite à la
comptabilisation de la participation exceptionnelle d’encouragement sur les comptes de
l’exercice 2020.

- Le ratio de frais de personnel / valeur ajoutée a connu lui aussi une augmentation de 03 points,
en raison de la hausse conséquente des frais de personnel en dépit de la progression de la valeur
ajoutée. On peut conclure que l’entreprise à des frais de personnels trop élevés ce qui est une
contrainte à l’amélioration de niveau de performance, ceci se traduit par une mauvaise politique
de gestion.

108
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

2.2. Ratios de structure financière :


Ce tableau comporte l’ensemble des ratios de structure de l’EPB :

Tableau n°25 : Calculs des ratios de structures financière


Libellé Formules 2019 2020
Ratio de financement 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐚𝐧𝐞𝐧𝐭𝐬 ⁄𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐢𝐦𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬é 1,01 1,01
permanent
Ratio d’autonomie 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 ⁄𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 1,35 1,66
financière
Ratio de capacité de 𝐃𝐋𝐌𝐓 ⁄𝐂𝐀𝐅 4,82 4,15
remboursement
Ratio d’indépendance 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 ⁄𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐚𝐧𝐞𝐧𝐭 0,63 0,68
financière
Ratio d’endettement 𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 ⁄𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 0,42 0,38
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Commentaire :
Le ratio de financement permanent est supérieur à 1, ce qui explique arrive à financer ces actifs
immobilisés. Le ratio d’autonomie financière est supérieur à 1, ce qui signifie que l’entreprise
dispose d’une très bonne autonomie financière et elle peut facilement faire face à ces dettes.
Ratio d’endettement est inférieur à 50 %, ce qui indique que l’endettement de l’entreprise est
faible.
2.3. Ratios de liquidités :
Ces ratios mesurent la capacité de l’entreprise à convertir ses actifs en espèce pour payer son
passif courant.
Tableau n°26 : Calculs des ratios de liquidités
Libellé Formules 2019 2020
Ratio de liquidité 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭𝐬 ⁄𝐃𝐂𝐓 1,10 1,13
générale
Ratio de liquidité réduite (𝐕𝐑 + 𝐕𝐃)⁄𝐃𝐂𝐓 0,95 0,94
Ratio de liquidité 𝐕𝐃⁄𝐃𝐂𝐓 0,32 0,36
immédiate
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Commentaire :

109
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

- Ratio de liquidité générale est supérieur à 1, cela signifie que l’entreprise est très bonne grâce
à son actif d’échange et qu’elle est capable de faire face à ses engagements à court terme.
- Ratio de liquidité réduite est inférieur à 1, ce qui signifie que l’entreprise peut se trouver en
difficultés si ses créanciers demandent à être payés attendre.
- Ratio de liquidité immédiate pour les deux (02) exercices 2019 & 2020 est inférieur à 0,50,
donc la trésorerie de l’entreprise est tendue. Cette situation est due essentiellement aux sommes
importantes décaissées pour faire face aux frais de personnel notamment la prime
exceptionnelle d’encouragement, les charges fiscales et sociales et le remboursement des
emprunts bancaires.
2.4. Ratios de rentabilité :
Ces ratios fournissent l’information sur la rentabilité de l’entreprise, on mesure les bénéfices en
fonction des ventes et en fonction de l’investissement des actionnaires.
Tableau n°27 : Calculs des ratios de rentabilités

Libellé Formules 2019 2020


Ratio de rentabilité 𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐨𝐩é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 ⁄𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 0,04 0,03
économique
Ratio de rentabilité 𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭⁄𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 0,04 0,04
financière
Ratio de rentabilité 𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭 ⁄𝐂𝐀𝐇𝐓 0,09 0,10
Commerciale nette
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Commentaire :
- Ratio de rentabilité économique a connu une légère baisse en raison de la régression du résultat
opérationnel de l’entreprise de 22 %.
- Ratio de rentabilité financière reste stable durant les deux (02) exercices 2019 & 2020 due
essentiellement à la baisse du résultat de l’entreprise.
- Ratio de rentabilité commerciale nette a légèrement progressé d’un (01) point.

110
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

2.5. Ratios de solvabilité :


Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à rembourser ses obligations financières.
Tableau n°28 : Calcul du ratio de solvabilité
Libellé Formules 2019 2020
Ratio de solvabilité 𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐟 ⁄𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 2,35 2,66
générale
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Commentaire : Ce ratio est supérieur à 1, il a connu une légère augmentation, cela
signifié que l’entreprise est en mesure de rembourser rapidement ses dettes si elle devrait
cessée brutalement toute activité.
Section 3 : Evaluation de la performance financière à partir des modèles :
Pour mieux apprécier la performance financière de l’entreprise portuaire de Bejaia (EPB).
Nous allons apprécier d’autres modèles à savoir le seuil de rentabilité économique, le
modèle Z-score d’Altman et le modèle EVA (economic value Added).

1. Le modèle Z-score d’Altman :


Le modèle d’Altman est une mesure numérique utilisé pour prédire la chance de faillite.
L’Américain Edward Altman a publié le Z-score en 1968 comme mesure de la probabilité
qu’une entreprise fasse faillite. Ce modèle combine cinq (5) ratios financiers pour prédire la
probabilité qu’une entreprise devienne insolvable au cours des deux prochaines années.

Il est défini par la fonction suivante :

Z = 1.2X1+1.4X2+3.3X3+0.6X4+1.0X5
Où :
 X1 : est le ratio fonds de roulement / actif total
 X2 : est le ratio bénéfices non répartis / actif total
 X3 : est le ratio bénéfice avant intérêts et impôts / actif total
 X4 : est le ratio valeur marchande des capitaux propres / total dettes
 X5 : est le ratio ventes totales / actif total
On doit d’abord présenter les éléments de la fonction Z-score, pour ensuite calculer les
différents ratios de ce modèle sur les deux périodes (2019 et 2020) pour pouvoir évaluer la
performance financière de l’entreprise portuaire de Bejaia (EPB).

111
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Tableau n°29 : Présentation des éléments de la fonction du modèle d’Altman UM : KDA


Désignation 2019 2020
Fonds de roulement 211 933 230 798
Total actif 23 408 983 22 411 412
Prime et réserves 9 395 315 9 394 959
EBE 1 525 427.58 1 788 681.34
Capitaux propres 13 467 894 14 001 668
Chiffre d’affaires 5 954 353.21 6 332 318.24
Total dettes 9 941 088 8 409 744
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
A partir de ce tableau nous allons calculer chaque élément de la fonction Z score pour les deux
années.
Tableau n°30 : Détermination de chaque élément de la fonction Z score
Eléments Formules 2019 2020
X1 FR / TA 0.009 0.010
X2 R / TA 0.401 0.419
X3 EBE / TA 0.065 0.080
X4 CP / TD 1.355 1.665
X5 CA / TA 0.254 0.282
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Ceci nous permettra d’apprécier la fonction du modèle Z-score d’Altman et d’évaluer la
performance de cette entreprise.

Tableau n°31 : Evaluation de la performance à partir du modèle Z-score :

Formule Z = 1.2X1+1.4X2+3.3X3+0.6X4+1.0X5

Coefficients 2019 2020


1.2 0.011 0.012
1.4 0.561 0.587
3.3 0.215 0.264
0.6 0.813 0.999
1 0.254 0.282
La fonction Z= 1.854 2.144
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB

112
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Selon cette norme : plus le score Z est bas, plus la probabilité qu'une entreprise se
dirige vers la faillite est élevée. Un score Z inférieur à 1,8 signifie que l'entreprise est en
difficulté financière et avec une forte probabilité de faire faillite. D'un autre côté, un score
de 3 et plus signifie que l'entreprise se trouve dans une zone de sécurité et qu'il est peu
probable qu'elle déclare faillite. Un score compris entre 1,8 et 3 signifie que l'entreprise
est dans une zone grise et avec une probabilité modérée de déposer son bilan
Commentaire :
Nous constatons que durant ces deux années, ce ratio est compris entre 1.8 et 3. Cela
signifie que l’entreprise est dans une zone grise, autrement dit que sa situation financière
est équilibrée, mais avec toutes fois un risque de faillite modéré. Cela est dû à son faible
fonds de roulement bien que celui-ci soit positive et aux montants élevés de ces
obligations financières (Dettes).
Donc l’entreprise doit chercher à améliorer davantage sa situation financière pour rentrer dans
la zone verte (zone idéale). Pour cela, elle se doit d’essayer d’augmenter ses ressources en
augmentant ses investissements par exemple, tout en limitant ses dettes financières.

1.1. Le modèle EVA (Economic value Added) :


La valeur économique ajoutée (EVA, economic value added) est une mesure qui révèle la
performance financière d’une entreprise en fonction du revenu résiduel. Elle vise à définir la
valeur qu’une entreprise génère avec les fonds investis.

Ce modèle nous permet ainsi de connaitre la capacité de l’entreprise à créer de la valeur


économique.

Formules de calcule = (RF – CMPC) * CI

Avec RF = (RNAO / CP) *100 et CI = Actif immobilisé net + BFR RF= RNAO / CP

CMPC= (FP/ KP) *RRA + (DF/ KP) * CDF (1-t)

113
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Tableau n°32 : Calcul du coût moyen pondéré du capital

Eléments 2019 2020


Fonds propres (FP) 13 467 894 14 001 668
Capitaux permanents (KP) 21 265 866 20 644 830
Rentabilité recherchée par les actionnaires (RRA) 5% 5%
Dettes financières (DF) 6 288 948 5 089 534
Coûts dettes financières (CDF) 4,25% 4,25%
1-t 0,74 0,74
CMPC 4,13% 4,16%
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB

Tableau n°33 : Evaluation de la performance financière à partir du modèle EVA UM : KDA


Eléments 2019 2020
Actifs immobilisé net 20 414 032 21 053 933
BFR -477 943 -402 442
Capital investi 19 936 089 20 651 442
RF 4,25% 4,05%
CMPC 4,13% 4,16%
EVA en % 0,12% -0,11%
EVA en Valeur 23 923 -22 716
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers de l’EPB
Commentaire :
Nous constatons que la valeur ajoutée économique (EVA) est positive en 2019, cela est due
au fait que la rentabilité financière excède les couts des fonds investis, autrement dit l’entreprise
est créatrice de richesse pour ces actionnaires, c’est-à-dire que sa rentabilité financière est
supérieure est aux coûts moyens pondérés des capitaux investis.

Contrairement en 2020, la rentabilité financière de l’entreprise n’excède pas le cout des


fonds investis, autrement qu’en 2020 il y’ a eu une destruction de valeur pour les actionnaires
qui se traduit par une performance relativement faible de l’entreprise durant cette période.

Cela est due principalement à la baisse du niveau d’activité de l’entreprise qui a connu un arrêt
sec durant le deuxième semestre 2020 à cause de la crise sanitaire (Covid-19) et aux importantes
sommes versées au personnel dans le cadre d’attribution d’une prime d’encouragement
parallèlement aux salaires versés pendant cette période ; mais toutefois d’une manière de
générale la performance financière de cette dernière reste saine.

114
Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de
Bejaïa (EPB)

Conclusion :
Ce chapitre pratique nous a permis de mettre en application toutes les notions théoriques
abordées dans les chapitres précédents à savoir l’évaluation proprement dite de la performance
financière l’entreprise portuaire de Bejaia (EPB).

A la fin de notre étude empirique, nous pouvons dire que l’analyse des bilans comptables
nous a permis de constater que les postes actif et passif de l’entreprise ont connus une baisse
durant l’exercice 2020 par rapport à l’exercice 2019.

Mais toutefois l’analyse par la méthode des indicateurs d’équilibre financiers nous a permis
de voir que la structure financière de l’entreprise portuaire de Bejaïa (EPB) est équilibrée durant
les 2 exercices, car son fonds de roulement est positif ce qui est un bon signe de performance.
Par ce que cela signifie qu’elle dispose suffisamment de ressources pour financer ces besoins
d’exploitations tout en réalisant un excédent de trésorerie due aux faits que son besoin en fonds
de roulement est négatif.

L’analyse du compte de résultat par les soldes intermédiaire de gestion, nous montre que
malgré une baisse de son niveau d’activité durant l’exercice 2020, celle-ci reste tout de même
performante avec résultat net positif durant les 2 exercices.

L’analyse par la méthode des ratios conforte notre idée quant au niveau de performance de
l’EPB, avec un taux de rentabilité inférieur à 5 durant l’exercice 2019 et 2020, et cela malgré
une très bonne solvabilité, cette entreprise est performante, mais toutefois son niveau de
performance est relativement faible.

En fin L’évaluation par le score Z d’Altman, nous permet de constater que la performance
financière de l’EPB est équilibrée durant les 2 exercices, mais toutefois avec des risques de
faillite modérée, car elle est dans une zone grise (qui n’est pas la zone idéale). Quant à
l’évaluation par le modèle EVA, celui-ci indique un niveau de performance relativement faible
de l’EPB durant l’exercice 2020, car durant cette période il y a eu une destruction de richesse
pour les actionnaires, et ce contrairement à l’exercice 2019.

D’une manière générale nous pouvons dire que malgré une baisse de niveau de
performance en 2020, la situation financière de l’EPB reste tout de même relativement saine
durant ces 2 exercices.

115
Conclusion Générale
Conclusion Générale

Conclusion Générale :

Aujourd’hui dans un environnement économique concurrentiel et instable, caractérisé par la


complexité et l’incertitude, les dirigeants d’entreprises ont besoins d’informations comptables
financières fiables et pertinentes, afin mesurer le niveau de performance de l’activité de leur
entreprise et de faire face aux niveaux défis, d’où la nécessité de la mise en place d’un système
d’évaluation de performance efficace. Qui passe par le traitement de ces informations
financières aussi bien internes, qu’externes en vue de porter un éclairage sur la santé financière
de l’entreprise et sa capacité à déployer efficacement sa vision et d’atteindre ses objectifs
stratégiques.

Comme nous l’avons pu constater durant la partie théorique, une entreprise est dite
performante lorsqu’elle est efficace et efficiente en même temps, autrement dit lorsqu’elle
atteint ses objectifs tout en utilisant ses ressources de manière optimale.

Nous avons également pu constater durant notre étude et stage, qu’une analyse de différentes
informations comptables et financières produits par les états financiers, permettent à l’entreprise
d’apprécier son niveau de performance. Mais toutefois pour piloter sa performance, mener à
bien sa gestion et atteindre ses objectifs stratégiques, on a vue qu’il est important qu’elle utilise
des outils de contrôle de gestion tels que la gestion budgétaire ou le tableau de bord qui
permettent les calculs des budgets, une analyse des coûts, et des écarts entre ses prévisions et
réalisations qui sont un guide indispensable pour les managers pour la conduite de leur activité.

Ce pendant pour répondre à la problématique posée dans notre introduction générale, nous
avons structuré notre étude de façons à apporter un éclairage sur le concept de performance
financière, ainsi que ces outils, méthodes et indicateurs de mesure, tout en rapprochant l’aspect
théorique de l’empirique.

Tout au long de notre travail de recherche au sein de l’entreprise portuaire de Bejaia (EPB),
nous avons pu analyser et apprécier les différents indicateurs et outils de mesure de la
performance financière et leurs importances dans la gestion de cette entreprise, améliorant sa
performance, ainsi que sa capacité à réagir et à faires faces aux différents risques d’exploitation
et de gestion. Nous pouvons alors dire que l’évaluation de la performance financière est une
pièce maitresse pour l’évolution et l’aide à la prise de décision des dirigeants, car cette

116
Conclusion Générale
évaluation se matérialise par une vision très claire de la solvabilité et de la rentabilité de
l’entreprise, ce qui a nous amène à dire que notre première hypothèse est confirmée.

Nous avons également pu constater durant notre stage, que l’EPB utilise une multitude
d’indicateurs et outils tels que le bilan, le comptes de résultats, les soldes intermédiaires de
gestion, la CAF et les différents ratios financiers (FRN, BFR, TN, les ratios de rentabilités et
de solvabilités …), ainsi que des outils de contrôle de gestion tels que la comptabilité générale,
analytique et les Tableaux de bord…, qui lui permettent d’évaluer et de piloter sa performance
financière et d’orienter ses objectifs stratégiques. Dès lors nous pouvons, donc dire que notre
deuxième hypothèse est également confirmée.

A l’issu de l’analyse effectuée tout au long de la parie empirique de notre étude, nous sommes
arrivées à conclure que la situation financière de l’entreprise portuaire de Bejaia est saine
malgré un niveau de performance relativement faible, et ça à partir d’une analyse des différents
documents comptables de ses états financiers (bilan, compte de résultat…) durant les exercices
2019 et 2020.

Pour arriver à cette appréciation ci-dessus, nous avons :

 Premièrement analysé les bilans comptables de l’exercice 2019 et 2020, à partir


desquels nous constatons que les postes actif et passif de l’EPB ont subis une baisse
durant l’exercice 2020, mais toutefois l’analyse de la situation financière montre que
l’entreprise portuaire de Bejaia est en situation d’équilibre, car son fonds de
roulement est supérieur au besoin de fonds de roulement tout au long des deux exercices.
Ce qui a permis d’avoir une trésorerie nette positive et cela montre que L’EPB dispose
d’un surplus de liquidité.
 Deuxièmement nous avons effectués une analyse du compte de résultat par les soldes
intermédiaire de gestion, qui nous montre que malgré une baisse de son niveau d’activité
durant l’exercice 2020, celle-ci reste tout de même performante avec résultat net positif
et une CAF positive durant les 2 exercices.
 Troisièmement nous avons effectués une analyse de l’état de la rentabilité et de la
solvabilité de l’EPB à partir des ratios d’activités, à l’issu duquel nous avons pu
constater que l’entreprise portuaire de Bejaia est rentable et solvables, autrement dit
elle arrive à générer des revenus à partir des capitaux investis et elle peut facilement
faire face à ces obligations financières.

117
Conclusion Générale
 Enfin nous avons mesurés la probabilité de défaillance de l’EPB durant les deux
prochaines années et sa capacité à créer de la richesse pour ces actionnaires, et cela
respectivement à partir du score Z d’Altman et du modèle EVA (qui sont 2 modèles que
nous avons proposés d’utiliser, qui n’étaient pas encore utilisés au sein de cette
entreprise). A l’issu de cette analyse, ces 2 modèles d’évaluation indiquent également
que l’entreprise portuaire de Bejaia est en situation d’équilibre avec un score Z comprise
entre 1.8 et 3 durant les 2 exercices, et cela malgré une destruction de richesses pour les
actionnaires en 2020.

118
Bibliographie
Bibliographie

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122
Annexes
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
Exercice 2020

Annexes 1 : COMPTES DE RESULTAT


(Par Nature)
Arrêté au : 31/12/2020
Libellé Note Exercice Exercice précédent
Chiffre d’affaires 5 954 353 212,01 6 332 318 236,22
Variation stocks produits et en cours
Production immobilisée - 7 800 000,00
Subventions d’exploitation
I. PRODUCTION DE L’EXERCICE 5 954 353 212,01 6 340 118 236,22
Achats consommés - 244 538 047,88 - 258 020 525,06
Services extérieurs et autres consommations - 377 432 283,98 - 461 272 677,39
II. CONSOMMATION DE L’EXERCICE - 621 970 331,86 - 719 293 202,45
III. VALEUR AJOUTEE D’EXPLOITATION (I-II) 5 332 382 880,15 5 620 825 033,77
Charges de personnel - 3 639 858 101,66 - 3 656 966 495,56
Impôts, taxes et versements assimilés - 167 097 200,86 - 185 177 200,75
[Link] BRUT D’EXPLOITATION 1 525 427 577,63 1 778 681 337,46
Autres produits opérationnels 161 124 011,59 111 795 198,88
Autres charges opérationnelles - 14 095 610,79 - 3 096 638,68
Dotations aux amortissements et aux provisions - 1 032 518 211,39 - 1 045 741 794,73
Reprise sur pertes de valeur et provisions 16 552 658,14 4 956 278,82
V. RESULTAT OPERATIONNEL 656 490 425,18 846 594 381,75
Produits financiers 261 007 154,73 171 964 121,34
Charges financières - 240 361 205,86 - 211 811 137,53
VI. RESULTAT FINANCIER 20 645 948,87 - 39 847 016,19
VII. RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS (V+VI) 677 136 374,05 806 747 365,56
Impôts exigibles sur résultats ordinaires - 129 830 528,37 - 253 736 610,55
Impôts différés (Variations) sur résultats ordinaires 19 977 220,06 19 568 262,70
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES 6 393 037 036,47 6 628 833 835,26
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES - 5 825 753 970,73 - 6 056 254 817,55
VIII. RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES 567 283 065,74 572 579 017,71
Eléments extraordinaires (produits) (à préciser)
Eléments extraordinaires (charge) (à préciser)
IX. RESULTAT EXTRAORDINAIRE
X. RESULTAT NET DE L’EXERCICE 567 283 065,74 572 579 017,71
Part dans les résultats nets des sociétés mises en équivalence (1)
XI. RESULTAT NET DE L’ENSEMBLE CONSOLIDE (1)
Dont part des minoritaires (1)
Part du groupe (1)

(1) à utiliser uniquement pour la présentation d’états financiers consolidés

123
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
Exercice 2020
Annexes 2 : BILAN ACTIF
Arrêté au : 31/12/2020
Libellé Note Montant brut Amort. / Prov. Net Net (N-1)

ACTIFS NON COURANTS

Ecarts d'acquisitions (Goodwill)

Immobilisations incorporelles 58 549 114,78 46 824 693,90 11 724 420,88 23 492 130,10

Immobilisations corporelles 22 480 439 658,62 8 286 724 642,31 14 193 715 016,31 8 657 773 876,15

Terrains 69 440 800,00 69 440 800,00 69 440 800,00

Bâtiments 3 606 742 844,76 661 974 153,80 2 944 768 690,96 404 628 389,10

Autres immobilisations corporelles 18 665 052 013,86 7 624 750 488,51 11 040 301 525,35 8 044 500 687,05

Immobilisations en concession 139 204 000,00 - 139 204 000,00 139 204 000,00

Immobilisations en cours 1 147 897 095,69 1 147 897 095,69 7 321 750 817,02

Immobilisations financières 4 806 532 875,83 130 095 809,96 4 676 437 065,87 4 676 763 673,87

Titres mis en équivalence - -


Autres participations et créances
391 625 650,63 130 095 809,96 261 529 840,67 261 529 840,67
rattachées
Autres titres immobilisés 4 407 030 272,00 4 407 030 272,00 4 407 386 880,00
Prêts et autres actifs financiers non
7 876 953,20 7 876 953,20 7 846 953,20
courants
Impôts différés actif 384 258 331,22 384 258 331,22 374 152 420,74

TOTAL ACTIF NON COURANT 28 877 677 076,14 8 463 645 146,17 20 414 031 929,97 21 053 932 917,88

ACTIFS COURANTS

Stocks et encours 336 317 047,39 1 271 038,60 335 046 008,79 319 427 465,43

Créances et emplois assimilés 1 147 550 105,99 118 456 134,85 1 029 093 971,14 1 345 746 469,55

Clients 801 764 541,77 118 456 134,85 683 308 406,92 844 474 492,96

Autres débiteurs 81 311 943,73 81 311 943,73 85 815 482,11

Impôts et assimilés 264 473 620,49 264 473 620,49 415 456 494,48

Autres créances et emplois assimilés

Disponibilités et assimilés 633 240 098,72 - 633 240 098,72 689 875 656,98
Placements et autres actifs financiers
- - -
courants
Trésorerie 633 240 098,72 633 240 098,72 689 875 656,98

Total actif courant 2 117 107 252,10 119 727 173,45 1 997 380 078,65 2 355 049 591,96

TOTAL GENERAL ACTIF 30 994 784 328,24 8 583 372 319,62 22 411 412 008,62 23 408 982 509,84

124
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
Exercice 2020
Annexes 3 : BILAN PASSIF
Arrêté au : 31/12/2020
Libellé Note Exercice Exercice précédent
CAPITAUX PROPRES
Capital émis 3 500 000 000,00 3 500 000 000,00
Capital non appelé
Primes et réserves (Réserves consolidées) (1) 9 394 958 558,49 9 395 315 166,49
Ecart de réévaluation
Ecart d'équivalence (1)
Résultat net (Résultat net part du groupe) (1) 567 283 065,74 572 579 017,71
Autres capitaux propres - Report à nouveau - 539 426 410,84 -
Part de la société consolidante (1)
Part des minoritaires (1)
TOTAL CAPITAUX PROPRES I 14 001 668 035,07 13 467 894 184,20
PASSIFS NON COURANTS
Emprunts et dettes financières 5 089 534 266,32 6 288 947 958,32
Impôts (différés et provisionnés) 4 494 830,14 14 366 139,72
Autres dettes non courantes 139 204 000,00 139 204 000,00
Provisions et produits constatés d'avance 1 409 928 470,75 1 355 454 227,96
TOTAL PASSIFS NON-COURANTS II 6 643 161 567,21 7 797 972 326,00
PASSIFS COURANTS
Fournisseurs et comptes rattachés 475 595 811,14 667 821 788,36
Impôts 356 244 169,90 519 795 031,13
Autres dettes courantes 934 742 425,30 955 499 180,15
Trésorerie passif
TOTAL PASSIFS COURANTS III 1 766 582 406,34 2 143 115 999,64
TOTAL GENERAL PASSIF 22 411 412 008,62 23 408 982 509,84

(1) à utiliser uniquement pour la présentation d'états financiers consolidés

125
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
Exercice 2020

Annexes 4 : TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE


(Méthode directe)
Arrêté au : 31/12/2020
Intitulé Note Exercice Exercice Précédent
Flux de trésorerie provenant de l’activité opérationnelle (A) :
Encaissements reçus des clients. 7 214 282 454,82 7 362 729 159,56
Autres encaissements. 200 631 778,65 212 190 107,12
Accréditifs, provisions - 30 014 756,43 - 11 813 904,57
Accréditifs, restitution des provisions 30 014 756,43 52 965 769,12
Sommes versées aux fournisseurs. - 705 399 388,03 - 912 205 388,56
Sommes versées aux personnels. - 1 907 277 555,08 - 2 140 927 387,65
Sommes versées pour frais de missions - 3 391 050,00 - 5 418 201,95
Sommes versées aux œuvres sociales - 123 992 017,53 - 219 241 464,25
sommes versées aux organismes sociaux - 950 882 260,33 - 996 367 396,27
Intérêts et autres frais financiers payés. - 322 889 378,01 - 209 555 500,31
Impôts sur résultats payés. - 103 285 745,00 - 499 033 708,00
Autres impôts et taxes. - 1 732 819 881,73 - 1 557 727 135,61
Sommes versées aux filiales - -
Autres dépenses - 37 640 736,04 - 42 039 022,23
Flux de trésorerie avant éléments extraordinaires 1 527 336 221,72 1 033 555 926,40
Flux de trésorerie lié à des éléments extraordinaires (à préciser)
Flux de trésorerie provenant de l’activité opérationnelle (A) 1 527 336 221,72 1 033 555 926,40
Flux de trésorerie provenant de l’activité d’investissement (B) :
Décaissement sur acquisition d’immobilisations corporelles ou incorporelles. - 557 035 802,91 - 1 383 766 760,58
Encaissements sur cessions d’immobilisations corporelles ou incorporelles. - 11 435 775,00
Décaissements sur acquisition d’immobilisations financières. - 500 000 000,00 - 1 000 000 000,00
Encaissements sur cessions d’immobilisations financières. 500 000 000,00 1 400 000 000,00
Intérêts encaissés sur placements financiers. 182 175 000,00 171 375 000,00
Dividendes et quote-part de résultats reçus. 81 382 900,00 515 808,00
Flux de trésorerie net provenant de l’activité d’investissement (B) - 293 477 902,91 - 800 440 177,58
Flux de trésorerie provenant des activités de financement (C) :
Encaissement suite à l’émission d’actions.
Dividendes et autres distributions effectués. - 120 000 000,00 - 130 000 000,00
Encaissements provenant d’emprunts. - 172 106 150,15
Remboursements d’emprunts ou d’autres dettes assimilées. - 1 201 188 657,24 - 882 960 747,27
Flux de trésorerie provenant des activités de financement(C) - 1 321 188 657,24 - 840 854 597,12
Incidences des variations des taux de change sur liquidités et quasi-liquidités. 298 569,81 - 20 714,38
Variation de trésorerie de la période (A+B+C) - 87 031 768,62 - 607 759 562,68
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture de l’exercice 688 341 748,36 1 296 101 311,04
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture de l’exercice 601 309 979,74 688 341 748,36

126
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
ENTREPRISE PORTUAIRE DE BEJAIA
Exercice 2020
Annexes 5 : ETAT DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES
Arrêté au : 31/12/2020
Capital Prime Ecart Ecart de
Note Réserves et résultat
social d’émission d’évaluation réévaluation

Solde au 31 décembre 2018 3 500 000 000,00 -318 400,00 10 003 934 046,49

Changement de méthode comptable -

Correction d’erreurs significatives


-
Réévaluation des immobilisations -700 480,00 -
Profits ou pertes non comptabilisés dans
-
le compte de résultat
Dividendes payés -250 000 000,00

Autres distributions -357 600 000,00

Réserves Distribuées
-
Augmentation de capital -

Résultat net de l’exercice 572 579 017,71

Solde au 31 décembre 2019 3 500 000 000,00 -1 018 880,00 9 968 913 064,20

Changement de méthode comptable

Correction d’erreurs significatives -33 152 606,87

Réévaluation des immobilisations -356 608,00


-
Profits ou pertes non comptabilisés dans
-
le compte de résultat

Dividendes payés
-

Autres distributions
-

Réserves Distribuées
-
Augmentation de capital -

Résultat net de l’exercice 567 283 065,74

Solde au 31 décembre 2020 3 500 000 000,00 -1 375 488,00 10 503 043 523,07

127
Liste des Abréviations
Liste des abréviations
Abréviation Signification
AC Actifs Circulants
AF Autonomie Financière
AI Actif Immobilisés
BFR Besoin En Fonds de Roulement
BFRE Besoin en Fonds de Roulement d’Exploitation
BFRHE Besoin en Fonds de Roulement Hors d’Exploitation
BSC Balanced Scorecard
CAF Capacité d’Autofinancement
CAHT Chiffres d’Affaires Hors Taxes
CB Concourt Bancaire
CDF Coût de la Dettes Financières
CE Capacité d’Endettements
CI Capitaux investis
CMPC Coût Moyen Pondéré du Capital Investis
(CNAN) La Compagnie Nationale Algérienne de Navigation
CP Capitaux Propres
CR Capacité de Remboursement
CR Compte de résultat
CS Capital Social
CT Court Terme
DCT Dettes à Court Terme
DF Dettes Financières
DL Degré de Liquidité
DLMT Dettes à Long Moyen Terme
DLT Dettes à Long Terme
EBE Excédent Brut Exploitation
EG Endettement Global
EPB Entreprise Portuaire de Bejaïa
(EPE-SPA) Entreprise Publique Economique, Société par Actions
EVA Economic Value Added
FCS Facteurs Clés de Succès
FI Financement des investissements
FP Fonds Propres
FR Fonds de Roulement
FRN Fonds de Roulement Nette
II Immobilisation Incorporelles
IC Immobilisation Corporelles
IF Immobilisations Financières
KP Capitaux Permanent
LG Liquidité Générale
LI Liquidité Immédiat
LR Liquidité Réduite
MEDAF Modèle d’évaluation des actifs financiers
ONP L’Office National des Ports
PC Passif Circulant
PM Point Mort

128
PME Petite, et Moyenne Entreprise
RE Rentabilité Economique
RF Rentabilité Financière
RN Résultat Net
RNC Rentabilité Nette Comptable
RNE Rentabilité Nette d’Exploitation
RNOAI Résultat Nette Opérationnel Avant Impôts
RO Résultat Opérationnel
ROAI Résultat Opérationnel Avant Impôts
ROE Return On Equity
ROI Return On Investment
RRA Rentabilité Recherché par les Actionnaires
SG Solvabilité Générale
SMART Spécifique, Mesurable, Accessible, Pertinent et Disponible en Temps utile.
SOGEPORTS Société de Gestion des Participations de l’Etat « Ports », par abréviation
([Link]) La Société Nationale de Manutention
t taux d’imposition de la société
TBP Tableau de Bord Prospectif
TN Trésorerie Nette
TP Taux de Profitabilité
TVA Taxes sur la Valeur Ajoutée
VA Valeur Ajoutée
VD Valeur Disponibles
VE Valeur d’Exploitation
VMP Valeur Mobilières de Placement
VNC Valeur Nette Comptable
VR Valeur Réalisables
VI Valeur Immobilisées

129
Liste des figures et tableaux
Liste des figures et tableaux
Figures Titres des figures et tableaux Pages
Tableaux
Figure n°01 Démarches de la gestion budgétaire 69
Figure n°02 Principe de la Balanced Scorecard 72
Figure n°03 Organigramme de L’EPB 92
Tableau n°1 Différentes dimensions de la performance selon Coben (1994) 16
Tableau n°2 Présentation de l’actif du Bilan 41
Tableau n°3 Présentation du passif du Bilan 42
Tableau n°4 Présentation du compte de résultat 46
Tableau N°5 Actifs du bilan de l’EPB pour l’exercice 2019 et 2020 93
Tableau n°6 Comparaison de la situation de l’actif net de l’EPB 94
Tableau n°7 Analyse des immobilisations nettes 94
Tableau n°8 Analyse des stocks et en cours 95
Tableau n°9 Analyse des créances et emplois assimilés 96
Tableau n°10 Analyse des disponibilités et assimilés 97
Tableau n°11 Passifs du bilan de l’EPB pour l’exercice 2019 et 2020 98
Tableau n°12 Comparaison de la situation de passif net de l’EPB 98
Tableau n°13 Analyse des capitaux propres de l’EPB 99
Tableau n°14 Analyse du passif non courant 99
Tableau n°15 Analyse du passif courant 101
Tableau n°16 Bilan net en grande masse 103
Tableau n°17 Formule de calcul des SIG 103
Tableau n°18 Calculs des soldes intermédiaires de gestion (SIG) 104
Tableau n°19 Calcul de la CAF 105
Tableau n°20 Calcul du fonds de roulement par le haut du bilan 106
Tableau n°21 Calcul du fonds de roulement par le bas du bilan 106
Tableau n°22 Calcul du besoin en fonds de roulement 107
Tableau n°23 Calcul de la trésorerie nette 107
Tableau n°24 Calculs des ratios de gestion 108
Tableau n°25 Calculs des ratios de structures financières 109
Tableau n°26 Calculs des ratios de liquidités 109
Tableau n°27 Calculs des ratios de rentabilités 110
Tableau n°28 Calcul du ratio de solvabilité 111
Tableau n°29 Présentation des éléments de la fonction du modèle d’Altman 112
Tableau n°30 Détermination de chaque élément de la fonction Z-score 112
Tableau n°31 Evaluation de la performance à partir du modèle Z-score 112
Tableau n°32 Calculs du coût moyen pondéré du capital 114
Tableau n°33 Evaluation de la performance financière à partir du modèle EVA 114

130
Table des matières
Dédicaces ................................................................................................................................

Remerciement .........................................................................................................................

Sommaire ...............................................................................................................................0

Introduction Générale .............................................................................................................1

Chapitre I : Généralités sur la Performance Financière .....................................................4

Introduction : ......................................................................................................................4

Section 1 : Notion de performance ..........................................................................................5

1. Définition de la performance : ......................................................................................5

2. Performance et notions voisines : .................................................................................7

3. Les dimensions de la performance : ........................................................................... 10

3.1. La Performance stratégique : ...................................................................................... 10

3.2. La performance concurrentielle : ................................................................................ 11

3.3. La performance organisationnelle : ............................................................................. 12

3.4. La performance économique et financière : ................................................................ 12

3.5. La performance commerciale : ................................................................................... 13

3.6. La performance humaine et sociale :........................................................................... 14

Section 2 : Concept de performance financière ..................................................................... 17

1. Définition de la performance financière : ...................................................................17

2. Critères de performance financière ............................................................................. 18

2.1. L’efficience : ............................................................................................................. 18

2.2. L’efficacité : .............................................................................................................. 19

2.3. La rentabilité :............................................................................................................ 20

2.4. La productivité :......................................................................................................... 21

3. Les déterminants de performance financière............................................................... 21

3.1. La compétitivité comme pilier du marché : ................................................................ 22

3.2. La vitalité comme le pilier des valeurs : ..................................................................... 22

131
3.3. La productivité comme le pilier du personnel : ........................................................... 22

3.4. La rentabilité comme piliers du métier : ..................................................................... 22

Section 3 : Les Indicateurs de la performance financière ....................................................... 23

1. Utilité des indicateurs de la performance financière : ................................................. 23

2. Les caractéristiques d’un bon indicateur :...................................................................24

3. Les différents types d’indicateurs : ............................................................................. 25

3.1. La rentabilité :............................................................................................................ 26

3.1.1. La rentabilité économique (RE) : ........................................................................ 27

3.1.2. La rentabilité financière (RF) : ............................................................................ 27

3.2. La profitabilité : ......................................................................................................... 27

3.3. L’autofinancement : ...................................................................................................28

3.4. Capacité d’autofinancement financement : ................................................................. 29

3.4.1. Définition CAF : ..................................................................................................... 29

3.4.2. Calcul de la CAF ..................................................................................................... 29

a. Méthode additive : ..................................................................................................... 30

b. Méthode soustractive : ............................................................................................... 30

3.4.3. Interprétation de la CAF : ........................................................................................ 31

3.5. Capacité de remboursement (CR) : ............................................................................. 31

3.6. La capacité d’endettement (CE) :................................................................................ 31

Conclusion : ...................................................................................................................... 32

Chapitre II : Méthodes et Outils d’Evaluation de la Performance Financière ................ 33

Introduction : .................................................................................................................... 33

Section 1 : Les Outils d’analyse de la performance financière ............................................... 34

1. Les Etats financiers : ..................................................................................................... 34

1.1. Bilan : ........................................................................................................................ 34

1.1.1. Définitions du bilan : ............................................................................................... 34

132
1.1.2. La structure du bilan : .............................................................................................. 35

1.1.3. Les emplois du bilan (Actifs) :................................................................................. 35

A. L’actif non courant :...................................................................................................35

B. L’actif courant : ......................................................................................................... 36

C. Les comptes de régularisation à l’actif : ..................................................................... 37

1.1.4. Les ressources du bilan (Passifs) : ........................................................................... 37

A. Les capitaux propres : ................................................................................................ 37

B. Les provisions pour risques et charges ....................................................................... 38

C. Les dettes de l’entreprise : .......................................................................................... 39

D. Les comptes de régularisation :..................................................................................... 40

1.1.5. Représentation du bilan comptable .......................................................................... 40

1.2. Compte de résultat : ...................................................................................................43

1.2.1. Définitions du compte de résultat : .......................................................................... 43

1.2.2. La Structure du compte de résultat (CR) : ................................................................ 43

A. Les charges : .............................................................................................................. 44

a. Les charges d’exploitation : ....................................................................................... 44

b. Les charges financières : ............................................................................................ 44

c. Les charges exceptionnelles : ..................................................................................... 44

d. La participation des salariés aux résultats de l’exercice : ............................................ 44

e. L’impôt sur les bénéfices : ......................................................................................... 44

B. Les produits : ............................................................................................................. 44

a. Les produits d’exploitation :....................................................................................... 45

b. Les produits financiers : ............................................................................................. 45

c. Les produits exceptionnels : ....................................................................................... 45

d. Le résultat : ................................................................................................................ 45

1.3. Tableau de variation des capitaux propres : ................................................................ 47

133
1.4. Tableau des flux de trésorerie : ................................................................................... 47

1.5. Annexe :..................................................................................................................... 48

2. L’analyse par la méthode des indicateurs d’équilibre financier : .................................... 50

2.1. Le fonds de roulement (FR) :...................................................................................... 50

2.1.1. Définition : .............................................................................................................. 50

2.1.2. Calcul du fonds de roulement : ................................................................................ 50

2.1.3. L’interprétation du fonds de roulement : ..................................................................51

2.2. Le besoin en fonds de roulement (BFR) : ...................................................................51

2.2.1. Définition : .............................................................................................................. 51

2.2.2. Calcul de besoin en fonds de roulement : ................................................................. 52

2.2.3. L’interprétation du besoin en fonds de roulement : .................................................. 52

2.3. L’équilibre immédiat (TN) : ....................................................................................... 53

2.3.1. Définition : .............................................................................................................. 53

2.3.2. Calcul de la trésorerie : ............................................................................................ 53

2.3.3. Interprétation de la trésorerie : ................................................................................. 54

3. L’analyse par la méthode des ratios : ............................................................................. 55

3.1. Définition : ................................................................................................................. 55

3.2. Intérêt de la méthode des ratios : ................................................................................ 55

3.3. Construction d’un ensemble de ratios : ....................................................................... 55

Section 2 : Contrôle de gestion et pilotage de la performance financière : ............................. 60

1. Définition du contrôle de gestion :................................................................................. 60

2. Mission et rôle du contrôle de gestion : ......................................................................... 61

3. Outils de contrôle de gestion au service de la performance de l’entreprise : ................... 62

3.1. La comptabilité générale : .......................................................................................... 62

3.2. La comptabilité analytique : ....................................................................................... 63

a. Système des coûts complets : ..................................................................................... 64

134
b. Système des coûts partiels : ........................................................................................ 64

3.3. Système d’information : ............................................................................................. 65

3.3.1. Définition : .............................................................................................................. 65

3.3.2. Rôle du système d’information : .............................................................................. 65

3.3.2. Caractéristiques : ..................................................................................................... 66

3.3.3. Typologie des systèmes d’information :...................................................................67

a. Les Systèmes d’Information supports d’opérations : .................................................. 67

b. Les Systèmes d’Information supports de gestion : ...................................................... 67

3.4. Gestion budgétaire : ...................................................................................................67

3.4.1. Définition et objectifs de la gestion budgétaire : ...................................................... 67

3.4.2. Budget et contrôle budgétaire : ................................................................................ 68

3.4.3. Les étapes de la gestion budgétaire : ........................................................................ 69

3.4.4. L’importance de la gestion budgétaire : ...................................................................70

3.5. Le Tableau de bord :...................................................................................................70

3.5.1. Définition : .............................................................................................................. 70

3.5.2. Objectif du tableau de bord :.................................................................................... 70

3.5.3. Différents types de Tableau de bord : ...................................................................... 71

a. Tableau de bord stratégique ou la balanced scorecard :............................................... 71

b. Le tableau de bord opérationnel : ............................................................................... 73

3.6. Le réporting : ............................................................................................................. 73

3.6.1. Définition : .............................................................................................................. 73

3.6.2. Objectifs du reporting : ............................................................................................ 74

3.6.3. Types de reporting :................................................................................................. 74

3.7. Benchmarking : .......................................................................................................... 75

3.7.1. Définition : .............................................................................................................. 75

3.7.2. Intérêt du banchmarking : ........................................................................................ 76

135
Section 3 : Les Modèles d’évaluation de la performance financière ...................................... 77

1. Le modèle D’Altman :...................................................................................................77

1.1. Définition : ................................................................................................................. 77

1.2. Présentation :.............................................................................................................. 77

1.3. Interprétation du score Z d’Altman : ........................................................................... 78

2. Le modèle Economic Value Added (EVA) : ..................................................................78

2.1. Définition : ................................................................................................................. 78

2.2. Principe de Calcul : .................................................................................................... 79

2.3. Avantage de l’EVA : ..................................................................................................79

2.4. Les limites de L’EVA : .............................................................................................. 81

Conclusion : ...................................................................................................................... 82

Chapitre III : Analyse de la performance financière de l’Entreprise Portuaire de Bejaïa


(EPB) ...................................................................................................................................83

Introduction : .................................................................................................................... 83

Section 1 : Présentation de l’Organisme d’accueil :............................................................... 84

1. Historique : ................................................................................................................ 84

2. Présentation : ................................................................................................................ 86

2. 1. Dénomination :.......................................................................................................... 86

2.2 Capital social : ............................................................................................................ 86

2.3 Forme juridique : ......................................................................................................... 86

2.4 Siège social : ............................................................................................................... 86

2.5. Date de constitution et durée de vie de l’entreprise : ................................................... 86

2.5.1. Date de constitution : ............................................................................................... 86

2.5.2. La durée de vie de l’entreprise : ............................................................................... 87

2.6. Actionnaires : ............................................................................................................. 87

2.7. Exercice social : ......................................................................................................... 87

136
3. Missions et activités de l’entreprise : ............................................................................. 87

3.1 Missions de l’entreprise :............................................................................................. 87

3.2 Activités de l’entreprise :............................................................................................. 88

4. Structures Organisationnelle de l’EPB :......................................................................... 89

Section 2 : Analyse de la structure financière de l’Entreprise Portuaire de Bejaia (EPB) : ..... 93

1. Analyse de la structure financière : ................................................................................ 93

1.1. Analyse du bilan : ...................................................................................................... 93

1.1.1 Actif du bilan : ......................................................................................................... 93

1.1.2. Passif du bilan : ....................................................................................................... 98

1.2 Analyse du compte de résultat à travers les soldes intermédiaire de gestion ............... 103

1.3. Capacité d’autofinancement : ................................................................................... 105

1.4. Analyse de la performance de l’entreprise par la méthode des indicateurs d’équilibre


financier :........................................................................................................................ 105

1.4.1 Fonds de roulement : .............................................................................................. 106

1.4.2. Besoin en fonds de roulement : .............................................................................. 106

1.4.3 Trésorerie nette : .................................................................................................... 107

2. Analyse par la méthode les rations : ............................................................................ 108

2.1. Ratios de gestion : .................................................................................................... 108

2.2. Ratios de structure financière : ................................................................................. 109

2.3. Ratios de liquidités : ................................................................................................. 109

2.4. Ratios de rentabilité :................................................................................................ 110

2.5. Ratios de solvabilité : ............................................................................................... 111

Section 3 : Evaluation de la performance financière à partir des modèles : ...................... 111

1. Le modèle Z-score d’Altman : ..................................................................................... 111

1.1. Le modèle EVA (Economic value Added) : .............................................................. 113

Conclusion : .................................................................................................................... 115

137
Conclusion Générale : ................................................................................................... 116

Bibliographie : ................................................................................................................ 119

Annexes .......................................................................................................................... 123

Liste des Abréviations ..................................................................................................... 128

Liste des figures et tableaux ............................................................................................ 130

Table des matières......................................................................................................... 131

RESUME :...........................................................................................................................

138
RESUME :
Aujourd’hui dans un environnement économique concurrentiel et instable, caractérisé par la complexité et
l’incertitude, les dirigeants d’entreprises ont besoins d’informations comptables financières fiables et
pertinents, afin d’évaluer le niveau de performance de l’activité de leur entreprise et de faire face aux niveaux
défis. L’évaluation de la performance financière, est dès lors une pièce maitresse pour le pilotage de la gestion
de l’entreprise et l’aide à la prise de décision des dirigeants, car cette évaluation se matérialise par une vision
très claire de la solvabilité et de la rentabilité de l’entreprise.
L’évaluation de la performance financière permet donc d’apprécier la santé financière d’une entreprise à
partir d’une analyse de ses états financiers (Bilan, Compte de résultats…), et ce en utilisant différents
d’indicateurs et outils tels que les soldes intermédiaires de gestion, la CAF et les différents ratios financiers
(FRN, BFR, TN, les ratios de rentabilités et de solvabilités …), ainsi que les outils de contrôle de gestion et
les modèles d’évaluation comme le Z-score d’Altman et le modèle EVA, qui permettent d’évaluer et de piloter
la performance financière et d’orienter les objectifs stratégiques. En utilisant toutes ces différentes méthodes
et outils au sein de l’entreprise portuaire de Bejaia (EPB) durant notre stage pratique, nous avons pu conclure
que cette dernière a été performante durant les exercices 2019 et 2020.
Mots clés : Evaluation, Performance, Bilan, compte de résultats, FRN, BFR, TN, CAF, Rentabilité,
Solvabilité, Z-score, EVA…
ABSTRACT :
Today, in a competitive and unstable economic environment, characterized by complexity and uncertainty,
business leaders need reliable and relevant financial accounting information, in order to assess the level of
activity performance of their company and to cope with challenging levels. The evaluation of financial
performance is therefore a key piece for the management of the company and the support for the decision-
making of the managers, because this evaluation is materialized by a very clear vision of the solvency and
profitability of the company.
The evaluation of financial performance therefore makes it possible to assess the financial health of a
company from an analysis of its financial statements (Balance sheet, income statement, etc.), using different
indicators and tools such as interim management balances, self-financing capacity and the various financial
ratios (net working capital, working capital requirements, net cash, profitability and solvency ratios, etc.), as
well as management control tools and evaluation models such as Altman's Z-score and the EVA model, which
make it possible to evaluate and manage financial performance and guide strategic objectives.
By using all these different methods and tools within the Bejaia Port Company (EPB) during our practical
internship, we were able to conclude that the latter was successful during the 2019 and 2020 financial years.
Key words : Evaluation, Performance, Balance sheet, income statement, net working capital, working capital
requirements, net cash, self-financing capacity, Profitability, Solvency, Z-score, EVA...

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