Aérodynamique et systèmes avioniques
Aérodynamique et systèmes avioniques
Aérodynamique des
Avions à turbine,
structures et systèmes
MODULE 11A
Janvier 2009
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Module 11.5
Cette documentation est un document d’instruction, elle ne sera pas remise à jour,
elle ne doit pas être considérée comme une référence technique.
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Module 11.5
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Module 11.5
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Module 11.5
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Module 11.5
Glossaire
ANGLAIS FRANCAIS
ACP Audio Control Panel Boîte de commande audio
ADF Automatic Direction Finder Radio compas
AIMS Airplane Information Management Unit Système de gestion des données avion
AM Amplitude Modulation Modulation d’amplitude
AMU Audio Management Unit Boîte de jonction
APP Approach Approche
APU Auxiliary Power Unit Unité de puissance auxiliaire
CAB Cabin Cabine
CAPT Captain Commandant de bord
CVR Cockpit Voice Recorder Enregistreur audio (boîte noire)
DFDR Digital Flight Data Recorder Enregistreur de données avion
ème
(2 boîte noire)
FLT Flight Vol
F/O First Officer Co-pilote
er
F/OBS First Observer 1 observateur
GSHLD Glareshield Casquette
HF High Frequency Haute fréquence
LRU Line Replaceable Unit Pièce, élément remplaçable en ligne
MEC Main Equipment Center Soute avionique
MIC Mike Micro
MKR Marker Marker
PA Passenger Adress Système d’annonce aux passagers
PNL Panel Panneau
PTT Push To Talk Alternat radio
RTP Radio Tuning Panel Boîte de commande radio
SATCOM Satellite Communication Communication par satellite
SELCAL Selective Calling Appel sélectif
ème
S/OBS Second Observer 2 observateur
SPKR Speaker Haut-parleur
SSCVR Solid State Cockpit Voice Recorder Enregistreur audio équipé d’une mémoire
statique
VHF Very High Frequency Très haute fréquence
Radiophare omnidirectionnel à portée
VOR Visual (ou VHF) Omni Range visuelle ou VHF ce qui revient au même
puisque la VHF n’a qu’une portée visuelle
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Module 11.5
Bibliographie
ARMEE DE L’AIR
INSTRUMENTS DE BORD - DU PAYS DE GOYNE ET AL
AVIONIQUE DE LA NAVIGATION AERIENNE - COMBES
NOTA : Les termes en anglais illustrant les images, schémas et photos utilisées dans ce
document sont à but pédagogique et reflètent l’utilisation de la documentation de maintenance
des aéronefs.
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Module 11.5
1.1. Généralités
Les instruments du circuit anémo-barométrique indiquent:
l'altitude de l'aéronef: ALTIMÈTRE
la vitesse relative de l'aéronef par rapport à l'air: ANEMOMETRE
la vitesse verticale de l'aéronef: VARIOMETRE
La pression statique est mesurée par un manomètre absolu à capsule anéroïde de Vidi. La
pression admise dans un boîtier étanche s'exerce à l'extérieur de la capsule dont les
déformations axiales sont transmises par un mécanisme à l'aiguille indicatrice.
La capsule anéroïde de Vidi (ou capsule barométrique) est une capacité déformable dans
laquelle on a fait un vide assez poussé. Elle est constituée par deux flasques métalliques
ondulés et soudés, de 1 à 2/10 mm d'épaisseur et de 40 à 60 mm de diamètre. Un ressort
maintient écarté les deux flasques et équilibre la pression atmosphérique. La capsule a la
propriété de présenter des déformations axiales sensiblement proportionnelles aux variations
de pression subies. La déformation maximum est de l'ordre de 4 à 5 mm.
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Module 11.5
La variation des propriétés physiques du métal, due à la température, est atténuée par
l'emploi du maillechort.
Les capsules sont d'un emploi courant dans l'aéronautique, outre les instruments, on en
trouve dans les moteurs et dans les régulateurs d'oxygène et de pressurisation.
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Module 11.5
1.1.3 Mécanismes
Les mécanismes sont chargés de transmettre à l'aiguille indicatrice les déformations de la
capsule. Ils doivent transformer un déplacement axial en rotation de l'aiguille, c'est le rôle
des systèmes «bielle-manivelle». Ils doivent amplifier le mouvement très faible des capsules,
c'est le rôle des systèmes «rateau-pignon».
Les mécanismes doivent élaborer les lois d'étalonnage à l'aide de ressorts et d'engrenages.
Les mécanismes sont équilibrés par des contrepoids qui les rendent peu sensibles aux
accélérations. Des «bilames» corrigent l'influence des variations de température ; ces
languettes sont formées de deux lames métalliques de coefficients de dilatation différents,
sous l'action des variations de température, elles s'incurvent et déplacent les organes à
compenser.
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Module 11.5
Des purgeurs des bols de décantation des circuits pilote et copilote de pression statique et
totale sont accessibles dans des logements.
Nota : il existe aussi des antennes doubles : elles détectent la pression totale et la pression
statique.
1.1.6 Conclusion
Les instruments anémométriques sont très simples dans leur principe et leur fonctionnement.
Ils permettent d'obtenir facilement à partir d'une mesure de Pt et de Ps, les valeurs de
l'altitude, de la vitesse verticale. Cependant la variation de la masse spécifique de l'air due à
l'altitude, la température ou la compressibilité nécessite d'abord un étalonnage en fonction
de l'atmosphère «standard», puis un certain nombre de calculs pour corriger les indications
en fonction de l'atmosphère réelle.
Sur les appareils de la nouvelle génération les mêmes principes sont respectés, toutefois le
schéma simple «antenne circuit de pression, capsule, instrument» sera remplacé par un
circuit plus complexe faisant appel aux centrales aérodynamiques.
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Module 11.5
1.2. Altimètres
1.2.1 Généralités
L'altimètre, à partir d'une mesure de pression, va fournir une «altitude pression» par
rapport à une surface isobarique de référence, il mesure la différence entre la
pression à l'altitude de vol et la pression de référence choisie par l'utilisateur.
Ensuite, il transforme celle-ci en une distance à l'aide de l'équivalence fournie par
l'étalonnage de l'appareil.
1.2.2 L'altimètre
L'altimètre est l'instrument qui donne au pilote l'altitude pression en fonction du calage
utilisé.
L'instrument est fixé au tableau de bord et comprend essentiellement, un boîtier
contenant des capsules de vide et un mécanisme, un indicateur à aiguilles constituant
une des f aces du boîtier, un s ystè me d'aff ichage du calage altimét r ique et
éventuellement, une commande d'index mobile.
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Module 11.5
L'
Le mécanisme doit donner un mouvement de l'aiguille qui soit linéaire, et de plus, conforme à
l'équivalence pression altitude des lois de l'atmosphère standard. Ce mécanisme va en
fonction de ces lois, amplifier le mouvement de la capsule et le rendre linéaire grâce à un
système bielle, manivelle et étrier.
La décroissance de la pression n'est pas proportionnelle à l'altitude, mais varie d'une façon
logarithmique.
Les indicateurs sont de conception différente avec 1, 2 ou 3 aiguilles, avec aussi certaines
lectures chiffrées qui apparaissent dans des fenêtres.
L'étude des erreurs de l'altimètre est très importante car elles montrent bien les limitations du
principe de la mesure d'altitude par la pression.
Les erreurs de principe sont dues au fait que l'altimètre est étalonné suivant les lois de
l'atmosphère standard, alors que les caractéristiques de l'atmosphère réelle sont différentes.
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Module 11.5
Si la pression diminue, par exemple dans le cas d'un vol vers une dépression atmosphérique,
l'avion descend alors que le pilote maintient une altitude constante à l'altimètre. En effet, à
une pression donnée, l'altimètre fait correspondre une altitude qui est toujours la même (à
calage altimétrique constant), si la pression est faible, l'altitude vraie où règne la pression est
inférieure à l'altitude indiquée.
Ceci est bien figuré si l'on trace la surface isobarique correspondant à la pression calage
affichée, celle-ci descend vers une dépression et l'avion suit une trajectoire parallèle. Le
raisonnement est semblable dans le cas d'un vol vers des hautes pressions.
Contrairement aux cas des variations des conditions de pression, cette erreur n'est pas corrigée
par l'usage des calages altimétriques locaux. Cependant, cette erreur reste à l'intérieur des
marges de sécurité réglementaires.
La valeur approchée de l'erreur d'altitude due aux variations de température, est de 0,4 % de
l'altitude indiquée pour 1° d'écart par rapport au standard. Nous aurons par exemple pour une
altitude indiquée de 18 000 ft et une température inférieure de 10° au standard, une altitude
vraie de 18 000 ft - 4 % soit 17 280 ft. Cette erreur diminue lorsque l'altitude de vol diminue, et
pour une altitude vraie de 2000 ft, l'altitude réelle est alors 2000 ft - 4 %, soit 1920 ft.
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Module 11.5
Lorsqu'il existe une erreur instrumentale résiduelle, elle peut être mesurée par comparaison
entre le QFE donné par la tour de contrôle et la pression qu'il faut afficher pour avoir
l'altimètre à zéro sur la piste. Cette erreur ne doit pas dépasser ± 3 hectopascals. Elle doit
être notée pour corriger ensuite les différents calages altimétriques utilisés.
[Link] Conclusion
Suivant la phase du vol, l'utilisateur fait appel à des pressions de référence ou calages différents
qui lui donnent des altitudes pression proches des hauteurs et altitudes réelles. On distingue
un calage standard valable pour les avions du monde entier, et des calages régionaux ou locaux
permettant de se rapprocher davantage des conditions réelles du lieu (en particulier pour
l'atterrissage).
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Module 11.5
La pression de référence affichée est égale à Po soit 1013,2 millibars ; si les conditions
atmosphériques étaient égales aux conditions standard, l'altitude pression lue serait égale à
l'altitude vraie de vol. Ce n'est en général pas le cas, mais ce type de calage utilisé pour
l'ensemble des mouvements aériens en altitude, permet la séparation verticale du trafic. Compte
tenu de la route suivie. Les appareils sont astreints à maintenir certaines altitudes par rapport au
calage 1013,2. Ces altitudes, sont transformées en niveaux de vol : 5500' pieds correspondant
par exemple au niveau 55. (FL = niveau de vol exprimé en centaine de pieds).
Le QFE est la pression qui règne au niveau de la piste de l'aérodrome. Il est donné par la tour
de contrôle et permet d'obtenir en vol la hauteur de l'avion au-dessus de la piste, et au sol, les
aiguilles de l'altimètre à zéro (si l'instrument est juste).
Le réglage QFE est utilisé pour les phases d'atterrissage et de décollage, chaque terrain se voit
attribuer une altitude ou niveau de transition au-dessous duquel ce réglage est affiché.
NOTA : Si l'altitude du terrain est très élevée empêchant par construction l'affichage d'un QFE
très petit, l'utilisateur peut se poser en utilisant le calage standard. Dans ce cas, la tour donne le
QNE ou altitude pression du terrain par rapport à 1013,2, ce sera l'altitude lue sur
l'instrument au moment du toucher des roues. Le QNE n'est pas un calage, mais une altitude
pression. Certains altimètres possèdent des index qui, placés face à l'altitude QNE permettent
de lire zéro au toucher des roues.
Le QNH est la pression de référence qu'il faut afficher pour qu'à l'atterrissage l'altimètre indique
l'altitude topographique du terrain. Ce calage est donné toutes les heures pour une certaine
région, il permet de comparer l'altitude de l'avion et l'altitude topographique du relief qui est
mentionnée sur les cartes aéronautiques.
Si l'atmosphère était parfaitement standard, le QNH serait égal au calage standard 1013,2. Le
QNH peut être trouvé en affichant sur l'altimètre au sol, l'altitude topographique du terrain
donnée par les documents aéronautiques.
Certains utilisateurs se posent ou décollent au QNH, c'est pourquoi l'on voit sur certains
terrains, des pancartes donnant l'altitude topographique exacte de l'entrée de piste.
[Link] Résumé
Le principe de mesure de l'altitude par une pression, nécessite l'emploi de trois calages
altimétriques différents dont le choix est fonction de la phase de vol. Le premier ou
calage standard est immuable, il ne tient pas compte des conditions locales ou
instantanées, et permet de donner à tous les appareils en altitude, une même référence.
Les deux autres calages dit «QNH» et «QFE» tiennent compte des variations de
pression géographiques ou instantanées, ils permettent ainsi d'obtenir des indications
plus précises à proximité du sol.
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Module 11.5
ATMOSPHERE STANDARD
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Z en km T en ° C P en Hpa ρ en kg/cm
0 15 1013,2 1,22
1 8,5 893,7 1,11
2 2 794,8 1,01
3 -4,5 700,9 0,91
4 -11 616,3 0,81
5 -17,5 540 0,73
6 -24 471,5 0,65
7 -30,5 410,4 0,58
8 -37 355,8 0,52
9 -43,5 307,1 0,46
10 -50 264,2 0,41
11 -56,5 226 0,36
12 X 193,1 0,30
13 X 164,9 0,26
14 X 140,8 0,22
15 X 120,3 0,19
16 X 102,7 0,16
17 X 87,8 0,14
18 X 74,9 0,11
19 X 63,9 0,10
20 X 54,6 0,08
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Module 11.5
1.3. Anémomètres
L'anémomètre est l'instrument qui donne au pilote la vitesse indiquée. L'instrument est fixé
au tableau de bord, il comporte principalement un boîtier dont l'une des faces comporte
l'indicateur gradué en nœuds de 60 à 600 ou de 80 à 700 kts. Certains anémomètres sont
gradués en kilomètre/heure.
L'indication de vitesse est dilatée vers les basses vitesses pour améliorer la précision.
Le principe est basé sur l'utilisation d'une capsule manométrique à l'intérieur de laquelle est
admise la pression totale. Cette capsule «baigne» dans la pression statique admise
directement dans le boîtier étanche. La différence des pressions actionne l'aiguille par
l'intermédiaire d'un mécanisme. Un ressort réglé en usine par une came augmente la
sensibilité à basse vitesse. Deux bilames corrigent les variations d'élasticité de la capsule
soumise à des variations de température. Une vis de réglage permet la remise à zéro de
l'appareil.
Sauf dans les cas où l'incidence est grande ou que l'avion est en vol dissymétrique (antenne
non parallèle au déplacement), l'anémomètre donne une vitesse pratiquement exacte utilisée
pour le pilotage. Les vitesses d'emploi de l'avion (décrochage, atterrissage, décollage
«limites») données en vitesse indiquée sont applicables sans correction.
Par contre, si nous voulons connaître la vitesse de déplacement de l'avion, il faudra effectuer
toutes les corrections Vi, Vp, Vs rappelées précédemment.
La présentation du renseignement est très simple, le cadran peut comporter un repère fixe
de vitesse limite (résistance de la structure).
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Module 11.5
INDICATEUR ANEMOMETRIQUE
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Module 11.5
L’anémomètre doit être capable de fournir une indication de vitesse sur l’ensemble du
domaine de vol de l’appareil.
Ainsi, il est gradué de 0 à une vitesse supérieure à celle qu’il ne pourra jamais atteindre.
Il existe également une VLE (Velocity landing gear extended), correspondant à la vitesse maxi
en configuration train sorti, et également une vitesse maxi d’utilisation des essuies glaces.
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Module 11.5
1.4. Machmètres
Le mach ou nombre de Mach est le rapport entre la vitesse d'un objet dans un certain milieu
et la vitesse du son dans ce milieu. Dans l'air, en atmosphère normale et à 0 °C, mach 1
correspond environ à 1 190 km/h.
Cette vitesse est celle à laquelle se propage tout ébranlement de l'air, qu'il soit périodique
(son musical) ou non périodique (bruit). Elle n'est pas fonction de la pression atmosphérique,
mais, comme elle est liée à l'agitation moléculaire, elle dépend de la température : 340 m/s
(soit 1224 km/h) à 15°C et 1270 km/h à 40°C, mais 1 190 km/h à 0°C et seulement 1060
km/h à - 56°C, température qui règne dans la strato sphère à 11 000m.
T en °C T en Kelvin Mach 1 (m/s) Mach 1 (Km/h) Mach 1(kt) Mach 0,82 (Kt)
-55 218,15 296,88 1069 577 473
-50 223,15 300,26 1081 584 479
-45 228,15 303,60 1093 590 484
-40 233,15 306,91 1105 597 489
-35 238,15 310,19 1117 603 494
-30 243,15 313,42 1128 609 500
-25 248,15 316,63 1140 615 505
-20 253,15 319,80 1151 622 510
-15 258,15 322,95 1163 628 515
-10 263,15 326,06 1174 634 520
-5 268,15 329,14 1185 640 525
0 273,15 332,20 1196 646 530
5 278,15 335,22 1207 652 534
10 283,15 338,22 1218 657 539
15 288,15 341,20 1228 663 544
20 293,15 344,14 1239 669 549
25 298,15 347,07 1249 675 553
30 303,15 349,97 1260 680 558
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Module 11.5
Supposons un avion avec limitation structurale de M 0.82 volant en mode vitesse constante
(SPEED) de 490 kt dans de l'air à -20 °C, soit M 0. 78.
Le milieu du vol évolue très rapidement vers une température de -55°C, l'avion va donc, tout
en restant à 490 kt, se retrouver à M 0.85, c'est à dire en dehors des limites du domaine de
vol avec tous les risques de destruction que cela comporte.
Il est donc nécessaire, lorsque l'on approche des limites, de choisir le mode MACH afin de
ne pas dépasser ces limites.
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Module 11.5
Par exemple pour un avion limité à M0, 8, cette aiguille indiquera une Vi limite de 520 kts au
sol, à l'altitude de 30 000', elle s'est déplacée et indique une Vi limite de 300 kts.
C'est une capsule altimétrique qui transforme, pour chaque altitude, le mach limite pré
affiché dans l'instrument en une indication de vitesse indiquée.
[Link] L'anémomètre-machmètre
Cet instrument réunit les indications de l'anémomètre et du machmètre. Une même aiguille
indique la vitesse indiquée sur un cadran fixe et le mach sur une seconde échelle mobile en
fonction de l'altitude.
L'instrument comprend un montage anémométrique, une capsule barométrique et deux
cadrans dont un mobile.
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Module 11.5
1.5. Variomètres
1.5.1 Généralités
Le variomètre donne à l'utilisateur une indication de sa vitesse verticale ou taux de montée et
de descente; ce paramètre est utile dans certaines phases de vol, et particulièrement à
l'atterrissage guidé par radar ou moyen radioélectrique. En effet, dans ce dernier cas, l'avion
doit suivre ; une pente imposée.
Le taux de montée ou de descente est la distance verticale parcourue par unité de temps, il
s'exprime en mètres par seconde ou en pieds par minute.
Pour une pente donnée γ, le taux vertical varie avec la vitesse sol de l'avion
P1 –P2= ρg (Z 1, -Z 2)
1.5.3 Réalisation - fonctionnement
On utilise une capsule manométrique placée dans un boîtier étanche, la capsule est munie
d'un dispositif de fuite calibrée.
La pression statique actuelle est admise à l'intérieur de la capsule ; à l'intérieur du boîtier
règne la pression statique d'un instant antérieur dû au retard qu'apporte la fuite calibrée. Le
déplacement de l'aiguille est proportionnel à la différence des pressions.
A chaque instant, l'aiguille indique la différence entre la pression régnant dans la capsule et
celle qui existait un instant auparavant dans cette même capsule, cette pression ayant été
«mise en mémoire» dans le boîtier grâce au retard introduit par la fuite calibrée.
Si l'on appelle Pc la pression régnant dans le boîtier (ou capacité), nous aurons le
fonctionnement suivant.
En palier Ps = Pc, la capsule n'est pas déformée et l'aiguille de l'instrument reste à zéro.
En montée Ps diminue, Pc aussi, mais avec du retard nous avons donc Pc > Ps et la
capsule s'écrase indiquant une montée.
En descente : Ps augmente, Pc augmente aussi mais moins vite, nous avons donc Pc < Ps
et la capsule se dilate indiquant une descente.
L'étude du principe du variomètre fait entrevoir déjà les difficultés qu'éprouve l'instrument à
suivre avec exactitude, des variations rapides d'altitude puisque ce principe même est basé
sur l'introduction d'un retard volontaire ; l'indication ne peut être valable que si le vol est
stabilisé.
24
Module 11.5
25
Module 11.5
1.5.6 Conclusion
Le variomètre est un instrument qui donne une indication de taux vertical en montée ou
descente, à ce taux peut être associée une pente de la trajectoire en fonction de la vitesse
de l'avion.
Le principe très simple de cet appareil, est basé sur l'emploi d'une capsule manométrique
associée à une fuite calculée. La simplicité de ce principe limite l'emploi de l'instrument à la
mesure d'une pente déjà établie par d'autres moyens.
[Link] But
Dans presque tous les cas, le pilotage de l'avion consiste à imposer une trajectoire. Il est
donc intéressant de fournir au pilote des informations qui lui permettront d'apprécier
directement l'évolution de cette trajectoire.
Le V.E.T. est un système destiné à présenter au pilote, à tout moment du vol, la trajectoire
de l'avion dans le plan vertical, ainsi que le bilan instantané des énergies disponibles sur
cette trajectoire.
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Module 11.5
Un avion en vol est un mobile ayant une masse m qui se déplace avec une vitesse V à
l'altitude Z. On désigne ici par V le module de la vitesse de l'avion par rapport au sol. Cette
vitesse étant orientée suivant la tangente à la trajectoire. Par convention, on appelle énergie
totale de l'avion, la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle,
soit :
E = 1/2 m V2 + m*g*Z
Exemple : Un avion volant à 1 000 m d'altitude à 200 m/s «peut» théoriquement monter en
plané a.
1000+200/ 2*9,81 = 1 000 + 2 000 = 3 000 m
On voit que cette «hauteur totale» varie si :
– La vitesse varie,
– L'altitude varie.
On appelle «pente totale», le potentiel d'accélération et/ou de Pente Air (γ). C'est-à-dire la
pente disponible à vitesse constante ou l'accélération possible sur une pente donnée.
[Link] Présentations
L'instrument présente les 2 informations (pente air et pente totale) à l'aide d'une aiguille et
d'un index ou de 2 aiguilles. La comparaison de l'aiguille pente totale avec l'aiguille pente air
permet de connaître l'évolution immédiate de la vitesse.
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Module 11.5
1.5.8 Conclusion
L'utilisation typique du V.E.T. est donc la tenue d'une configuration stabilisée, mais il peut
avoir beaucoup d'applications particulières pour les différentes phases de vol et
spécialement dans les phases critiques.
Pour l'intérêt qu'il apporte en tant qu'aide au pilotage, pour l'amélioration de la sécurité et la
précision des essais en vol, il devrait constituer un complément précieux sur les planches de
bord à côté des instruments classiques.
28
Module 11.5
2. Gyroscopique
2.1.1 Principe
L'horizon artificiel est un instrument de bord qui donne à partir de la verticale du lieu, la
valeur de l'assiette longitudinale et de l'assiette latérale de l'avion.
En pilotage à vue, ces paramètres sont visualisés par la hauteur du nez sur l'horizon et
l'inclinaison des ailes par rapport à l'horizon. L'utilisation de l'horizon artificiel permet de les
obtenir au degré près et en l'absence de repères visuels, d'où possibilité de voler dans les
nuages avec une très grande précision. Nous retrouvons dans la figuration de chaque type
d'horizon artificiel, une maquette représentant l'avion et qui semble monter, descendre ou
s'incliner par rapport à une ligne d'horizon (en réalité, nous verrons que la maquette est fixe
et que c'est la barre d'horizon qui se déplace).
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Module 11.5
Le réglage vertical de la maquette permet de tenir compte des variations d'incidence pour
obtenir une pente exacte aux différentes vitesses (donc incidences) de vol. Il permet
également d'annuler les erreurs de parallaxe dues aux différences de taille des utilisateurs
qui ne voient pas l'horizon artificiel sous le même angle.
ATTENTION
Un calage mécanique permet le recalage rapide du gyroscope, en bloquant les cadres (dans
ce cas, le vol doit être rectiligne et horizontal).
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Module 11.5
31
Module 11.5
Indicateur sphérique :
32
Module 11.5
Erection mécanique :
Sur un chemin de
roulement solidaire du
carter du gyroscope,
une bille est entraînée
par un plateau mobile
muni d'un taquet. Le
plateau est entraîné
par le gyroscope grâce
à un réducteur à
engrenages ou à
courants de Foucauld.
Si l'axe du gyroscope
n'est pas vertical, la
bille reste plus
longtemps dans la
partie montante créant
ainsi un balourd qui redresse le gyroscope par précession.
Erection électrique :
Le système est utilisé sur les horizons artificiels modernes ; il permet d'inclure des dispositifs
de coupure d'érection ou de faire varier la vitesse d'érection.
Deux contacteurs à mercure sont disposés orthogonalement à la base du carter du
gyroscope, ils sont reliés à deux moteurs couples agissant sur les cadres.
Si le carter n'a pas son axe vertical, une des deux billes de mercure soumise à la pesanteur,
établit le contact et fait tourner le moteur dans un sens ou dans un autre créant un couple qui
redresse le gyroscope par précession.
Le contacteur suivant l'axe longitudinal est relié au cadre extérieur, le contacteur suivant
l'axe de tangage est relié au cadre intérieur.
La coupure d'érection est obtenue par des accéléromètres placés sur les cadres (sensibles à
des accélérations supérieures à une valeur donnée) ; elle peut aussi être coupée par des
interrupteurs placés sur les suspensions lorsque les inclinaisons sont très importantes.
La vitesse de redressement (ou d'érection) doit être suffisamment grande pour annuler les
erreurs permanentes, mais ne pas être trop importante pour limiter les erreurs accidentelles
que nous allons étudier. Elle est de l'ordre de 2 à 6°/minute.
33
Module 11.5
[Link] Causes
L'indication de l'horizon artificiel sera exacte si l'axe du gyroscope est confondu avec la
verticale du lieu.
Les erreurs introduites sont les erreurs permanentes communes à tous les gyroscopes
(rotation de la terre, déplacement de l'avion, imperfections mécaniques) et corrigées par le
dispositif redresseur, mais surtout les erreurs dues aux accélérations conséquence même du
principe du dispositif de redressement.
Si l'avion est soumis à des accélérations longitudinales (décollage) ou normales (virage), le
dispositif érecteur aligne le gyroscope non pas sur la verticale vraie, mais sur la verticale
apparente.
Erreur de virage
En virage, la verticale apparente perpendiculaire au plan de l'avion décrit un cône d'axe
vertical et de demi-angle au sommet égal à 90° Φ (Φ inclinaison du virage). La trace au sol
de la verticale apparente est un cercle de centre 0.
L'axe du gyroscope court après la verticale apparente en fonction de sa vitesse d'érection et
son extrémité décrit à peu près un cercle dont le rayon est fonction du rapport entre la
vitesse angulaire de redressement du gyroscope et la vitesse angulaire de rotation de
l'avion.
L'erreur en virage de l'horizon artificiel provoque une indication de faux cabré, qui tend à faire
descendre l'avion si le pilote maintient le point de la maquette sur la barre d'horizon ; cette
erreur est maximum après 180° de virage, elle est d 'autant plus grande que la vitesse de
redressement du gyroscope est grande et que la cadence de virage de l'avion est faible.
Cependant, elle ne dépasse pas une valeur de l'ordre de 4°. L'erreur introduite sur
l'inclinaison présente peu d'importance.
34
Module 11.5
Le blocage manuel immobilise les cadres perpendiculairement l'un à l'autre. On évite ainsi
les chocs internes lors du démarrage et l'on peut pratiquer un recalage rapide à la suite
d'une évolution, recalage qui sera ensuite amélioré par l'érecteur.
2.1.11 Conclusion
L'horizon artificiel qui fournit au pilote l'assiette longitudinale et l'assiette latérale constitue à
bord des avions modernes, le principal instrument de pilotage. Utilisant un gyroscope à trois
degrés de liberté aligné en permanence sur la verticale locale grâce à un système de
redressement, ses indications sont très précises et fidèles. Cependant, le système érecteur
introduit certaines erreurs lorsque l'avion est soumis à des accélérations, erreurs corrigées
en virage sur les équipements modernes par coupure de l'érection ou utilisation d'un
gyromètre annexe.
35
Module 11.5
Le système possède :
- Un sélecteur de modes
- Un indicateur de tendances
- Un indicateur de mode
- Un système de surveillance
- Un calculateur
- Des capteurs avions
36
Module 11.5
37
Module 11.5
38
Module 11.5
Descente
● Mode IAS ou V/S
● Mode HDG : maintien du cap magnétique
● Mode HDG SEL : Ralliement d’un cap magnétique sélectionné
● Mode VOR ou V/L : Ralliement d’un radial VOR
Phase ARME
Phase CAPTURE
Phase MAINTIEN
39
Module 11.5
40
Module 11.5
Les modes engagés sont figurés en VERT sur la première ligne de la colonne
Les modes armés sont figurés en BLEU ou MAGENTA sur la deuxième ligne de la colonne
2.2.7 Surveillance
Les avions actuels sont équipés de 2 DV, les calculateurs sont indépendants.
La surveillance est assurée pour chacun des DV par des tests intégrés (BITE) au sein de
chaque calculateur
Les 2 calculateurs DV échangent leurs informations pour les comparer et déclencher une
alarme éventuelle, un seul DV pouvant rester opérationnel
Un transfert de calculateur est possible, soit en automatique soit manuellement.
41
Module 11.5
[Link] Principe
Le compas gyromagnétique utilise le principe d'un gyroscope recalé en permanence par un
détecteur de champ magnétique. Cet instrument fait appel à des transmissions électriques,
ce qui permet de placer le détecteur magnétique dans une partie de l'avion soumise à des
perturbations magnétiques réduites, de même il est possible d'avoir plusieurs indicateurs de
cap reliés à un même gyroscope.
Recalage en site
Un détecteur d'écart en site et un moteur maintiennent perpendiculaires les deux cadres.
42
Module 11.5
Les deux rotors se déplacent parallèlement du fait de l'égalité des forces électromotrices
induites.
43
Module 11.5
Le détecteur d'écart est placé sur le compas mère, il compare la direction de l'indicateur de
cap provenant du transmetteur et celle du champ magnétique terrestre provenant du compas
mère (via le gyroscope).
La tension d'écart du détecteur d'erreur est appliquée au moteur de recalage en site qui
entraîne alors directement l'aiguille de cap en un recalage quasi instantané puisque le
moteur n'est plus lié au gyroscope.
44
Module 11.5
2.3.6 Conclusion
Le compas gyromagnétique dont l'emploi est généralisé sur tous les avions modernes,
constitue un progrès considérable. Il permet d'obtenir un cap que l'on peut considérer
comme exact pour les besoins normaux du pilotage.
Le gyrocompas utilise le champ magnétique terrestre allié au principe de fixité des
gyroscopes, il nécessite de l'énergie électrique pour les transmissions et l'alimentation du
gyroscope.
45
Module 11.5
46
Module 11.5
La bille est un pendule formé d'une bille métallique se déplaçant dans un tube de verre
coudé rempli de liquide, elle est soumise uniquement aux forces massiques agissant sur
l'appareil. Que ces forces sortent du plan symétrique de l'avion, la bille accuse une déviation.
Cette déviation mesure la composante latérale des forces massiques, par exemple
composante du poids seul, lorsque l'avion est en vol rectiligne incliné latéralement ; force
centrifuge lorsque l'avion est en virage à plat. Dans les deux cas, c'est la force
aérodynamique latérale, directement opposée à la précédente, qui est ainsi mesurée par
comparaison avec la portance.
Lorsque l'aéronef n'a pas de dissymétrie propre, la force latérale est proportionnelle au
dérapage et l'on peut écrire que la déviation de la bille est proportionnelle au dérapage,
quelle que soit l'évolution de l'avion.
Dans la pratique, la bille permet de constater, si l'on maintient l’horizontale, que l'aéronef est
symétrique ; le dérapage ne peut être produit dans ce cas que par une action sur la
gouverne de direction (ou un tab de direction s'il existe). En cours d'évolution, le pilote
maintient à l'aide de la direction, la bille au milieu pour annuler l'angle de dérapage
dangereux à basse vitesse. On emploie en virage, les termes de virage en glissade ou en
dérapage suivant le sens de l'angle de dérapage.
47
Module 11.5
Compte tenu des interactions entre les mouvements en lacet et en roulis qui se produisent
dans la réalité, certaines des situations présentes ci-après sont théoriques. Il faut retenir que
pour un aéronef symétrique, la bille est au milieu (sauf en cas de mauvais montage ou
d'action sur la direction), dans le cas d'évolutions en virages, la bille doit être maintenue au
centre pour supprimer tout dérapage. Bien noter également que pour un angle de dérapage
identique, le déplacement de la bille est beaucoup plus faible vers les basses vitesses.
La «bille» et «l'aiguille» sont en général associées (sur les avions légers ou anciens) et
forment un seul instrument. L'aiguille indique toute rotation de l'avion en lacet, elle permet
d'effectuer des virages ou de maintenir le vol rectiligne avec une approximation suffisante
dans le cas d'une panne d'horizon artificiel.
La «bille» est un instrument très simple qui permet en évolutions, de maintenir l'avion en vol
symétrique, c'est-à-dire d'annuler le dérapage à l'aide de la direction. Essentielle pour le
pilotage des avions à hélice, dont la traction est souvent dissymétrique, elle garde toute son
importance dans la conduite des avions modernes à réaction, en particulier, lors des
évolutions à basse vitesse.
48
Module 11.5
3. Systèmes de compas
De plus, l'instrument soumis aux champs magnétiques perturbateurs de bord, présente une
erreur appelée déviation d.
Le but du compas magnétique monté à bord d'un aéronef est de fournir une indication de
cap très proche du cap magnétique grâce à l'adjonction d'un système de compensation de la
déviation.
Le cap magnétique sera utilisé directement au cours des procédures ou le long des voies
aériennes, dont l'orientation est donnée directement en route magnétique. Pour l'utilisation
des cartes de: navigation à vue, le pilote devra effectuer la correction de déclinaison
magnétique.
Cependant, cet instrument est pratiquement inutilisable en virage et son emploi sur les
aéronefs modernes, est restreint au cas de la panne des compas utilisés qui font appel à des
principes plus compliqués.
L'instrument placé sur le tableau de bord est composé essentiellement d'une rose de caps
mobile sur un pivot et baignant dans un liquide contenu dans un bol.
La rose, couronne amagnétique légère, graduée de 0 à 360 degrés, est munie d'un flotteur et
d'un contrepoids côté sud pour compenser l'action de la composante verticale du champ
terrestre.
C'est elle qui supporte les barreaux aimantés qui orientent le compas. Le bol étanche rempli
d'eau alcoolisée comprend, une paroi transparente sur laquelle est tracée la ligne de foi de
l'avion, un dispositif appelé «gobe-bulles» et une chambre de dilatation.
49
Module 11.5
3.3. La compensation
3.3.1 But
La compensation du compas est l'opération qui consiste à équilibrer les actions des forces
perturbatrices de manière à essayer de corriger au maximum la déviation, angle compris
entre le nord magnétique et le nord compas.
Cette opération est pratiquée sur tous les types de compas utilisant le champ magnétique
terrestre.
La déviation constante A est simplement corrigée en décalant la rose par rapport aux
aimants, ou la ligne de foi par rapport à la rose (ceci n'est pas possible sur tous les compas).
Ce réglage est fait périodiquement et donne lieu et l'établissement d'une courbe, affichée
dans l'avion, et donnant les valeurs de la déviation résiduelle en fonction du cap affiché.
50
Module 11.5
Fiches de régulation.
51
Module 11.5
52
Module 11.5
La rose du compas est lestée côté Sud des aimants (donc côté Nord de la rose) pour
équilibrer l'action de la composante verticale du champ magnétique terrestre qui tendrait à
incliner l'ensemble. Ainsi le centre de gravité de la rose n'est pas confondu avec le point de
suspension et l'ensemble devient sensible aux accélérations s'exerçant perpendiculairement
à son axe Nord-Sud.
Ceci se produit pour une accélération transversale si on vole au cap Nord ou Sud, et pour
une accélération longitudinale si on vole au cap Est ou Ouest.
Les accélérations transversales sont dues aux rafales rencontrées en air turbulent. Face au
Nord, une rafale venant de la GAUCHE provoque une embardée à droite, le cap DIMINUE.
Face au Sud, la même rafale provoque une augmentation du cap.
3.5. Conclusion
53
Module 11.5
54
Module 11.5
La sonde crayon recueille par des fentes ou orifices 2 pressions (variation d'incidence)
appliquées dans le transmetteur (précision < 0,5°).
55
Module 11.5
●1 Incidencemètre qui transforme le signal électrique fourni en déplacement d'une aiguille
sur un cadran ou d'un ruban vertical sur un repère fixe.
Des repères sur le cadran correspondent à des incidences particulières (approche,
attente....)
Un drapeau d'alarme en cas de panne d'alimentation électrique.
● 1 calculateur recevant :
● le signal d'incidence
● le signal de la configuration "hypersustentateurs"
fournissant :
● le signal de commande aux avertisseurs
● vibreur de manche (stick shaker)
● alarme auditive
● voix synthétique (stall, stall.)
● voyant lumineux
4.5.1 La girouette
La girouette, composée d’une palette et d’un bras, qui s’oriente parallèlement à l’écoulement
des filets d’air. Elle se met dans le « lit du vent ». L’information d’incidence est transmise, par
l’intermédiaire du bras, au rotor d’un synchro transmetteur vers une information angulaire ou
lumineuse.
56
Module 11.5
Chacun des capteurs (ou détecteurs) délivre un signal subissant le traitement général suivant :
● filtrage pour éliminer le bruit ;
● intégration dans le temps ;
● amplification et calibrage (rectification) ;
● comparaison avec un seuil déterminé pour les équipements les plus élaborés ==>
alarme éventuelle.
57
Module 11.5
- piézoélectriques :
Basés sur une masselotte en contact avec une lame de quartz qu'il comprime sous l'effet
d'une accélération
le quartz se charge électriquement en fonction de l'effort subi
émission d'un signal de tension représentatif en amplitude et fréquence
d'une sollicitation vibratoire.
La mesure de la pression s’effectue avec un dispositif lié aux valeurs de pressions qui
peuvent être plus ou moins importantes.
Concernant le fait que la lecture soit directe, tel est le cas si on amène la tuyauterie
contenant le fluide à mesurer jusqu’à l’indicateur. Exemple : manomètre pour vérifier la
pression des pneumatiques, mais aussi pour
mesurer les pressions d’admission, etc…).
Sur des aéronefs assez anciens, on trouve même
des pressions hydrauliques lues sur le tableau de
bord, donc on trouve les tuyauteries et la
présence du fluide derrière le tableau de bord…
Ce qui est potentiellement dangereux.
Sont concernées également les pressions d’air
comme la Ps et la Pt. Là également, si avant on
amenait chaque pression au tableau de bord, on
essaie maintenant de réduire le plus possible les
tuyauteries afin d’éviter les risques de fuite.
58
Module 11.5
59
Module 11.5
FORMULE. R = Ro (1 + a )
APPLICATION
Calculer la résistance ohmique d’une sonde de température type PT 100 au platine, pour une
température de 20°C ?
REPONSE
5.2.5 Evolution
60
Module 11.5
6.1. Définition
Système qui assure, sans l'intervention humaine, la stabilité en vol d'un avion le long d'une
trajectoire déterminée, le pilote automatique se distingue de la centrale de navigation, qui a
pour rôle d'indiquer à l'équipage en quel point se trouve l'avion.
Le pilote automatique a été inventé en 1914 par l'Américain Elmer Sperry. Ce n'est toutefois
qu'à partir de 1930 qu'on commença à équiper les avions d'un pilote automatique, après le
pilotage aveugle d'un avion par l'Américain James Doolittle le 25 septembre 1929. Un
pilotage automatique permet au pilote de l'avion qui en est équipé de lâcher les commandes
et de se reposer. Il agit sur les gouvernes pour stabiliser l'avion le long de sa trajectoire. Il
sert parfois à remplacer le pilote d'un avion dans les manœuvres d'atterrissage sans visibilité
6.2. Principe
Le pilote automatique est un système cybernétique comprenant un indicateur qui fournit les
consignes de vol, un dispositif de détection qui mesure les différents paramètres du vol et qui
les compare aux consignes reçues, et des servomoteurs, commandés à partir des écarts
entre les données du vol et les valeurs de consigne et qui agissent sur les gouvernes.
Certains avions sont équipés d'un pilote automatique qui permet un atterrissage entièrement
automatique. L'avion est guidé dans le plan vertical par un radiophare et le pilote
automatique agit sur les gouvernes suivant l'écart de la trajectoire de l'avion, et selon la
variation dans le temps de cet écart. Le guidage en altitude est assuré par un radioaltimètre
relié à la commande des gaz. Cet asservissement permet, à partir d'une altitude voisine
d'une vingtaine de mètres, de maintenir la vitesse verticale de l'avion proportionnelle à
l'altitude, conduisant ainsi à un «arrondi» final et à une prise de terrain excellente.
6.3. Fonctions
6.3.1 Fonctions assurées
● Assurer la stabilisation de l’avion autour de son centre de gravité afin d’améliorer les
qualités de vol.
● Faciliter les évolutions de l’avion autour de son centre de gravité.
● Assurer le guidage automatique du centre de gravité de l’avion par rapport au trièdre
terrestre
61
Module 11.5
[Link] Surveillance
Il exécute des commandes de routine et de maintien d’attitude, telles que :
● tenue de cap
● tenue d’assiettes de tangage et de roulis
● tenue d’altitude
[Link] Evolution
Il peut effectuer des évolutions, telles que :
● changement de cap
● prise d’un taux de montée ou de descente
● navigation radioélectrique
● atterrissage sans visibilité
Sur certains types d’avion, le PA assure la fonction « amortisseur », améliorant ainsi le confort
de pilotage. (Avions ne comportant pas d’amortisseur sur les chaînes de commande de vol)
Schéma fonctionnel d’une loi de pilotage ou principe général d’un contrôle de paramètre
62
Module 11.5
63
Module 11.5
Leur principe est basé sur un calculateur numérique recevant des informations d'une
interface de commande (mode sélectionné, valeurs de paramètres) et de différents capteurs
pour commander un servo mécanisme de vitesse actionnant simultanément les manettes de
poussée GTR = intégration aux systèmes de contrôle automatique de vol CADV(AFCS).
64
Module 11.5
65
Module 11.5
66
Module 11.5
Les ondes radios désignent les liaisons sans fils utilisées pour transmettre des informations
dans l’air ou dans l’espace entre plusieurs équipements radios capables de les recevoir
et de les transmettre.
En aéronautique, l’avion au sol comme en vol doit pouvoir être en relation avec la tour de
contrôle, doit être capable de se situer dans l’espace où il évolue.
67
Module 11.5
L'onde radio émise par l'antenne isotropique (rayonnant de façon uniforme dans toutes
les directions de l'espace) peut être représentée par une succession de sphères
concentriques.
A la vitesse de la lumière C, très proche de 300 000 km/s. On parle ici de propagation
de l'onde en espace libre.
68
Module 11.5
- LORAN
M.F - A.D.F
- GLIDE
U.H.F - D.M.E
- A.T.C
- RADIO ALTIMETER
S.H.F - WEATHER RADAR
- RADAR DOPPLER
69
Module 11.5
Espacement
L’espacement géographique requis pour le fonctionnement sur voie commune des
installations VHF du service mobile aéronautique est spécifié de façon à ce que la distance
AB représente l’espacement requis pour que les avions a et b volant aux hauteurs de
protection et se trouvant respectivement à la limite de portée utile des stations A et B ne
soient pas gênés par des brouillages nuisibles.
70
Module 11.5
7.6.1 Utilisation
Dans certaines parties du globe (océans, déserts...), il est impossible d'établir une
communication VHF entre un avion et un centre de contrôle. Seules les ondes courtes, par
leur mode de propagation, (réflexion sur les couches de l’ionosphère) permettent d'assurer
un contact. Le réseau aéronautique HF (Hautes Fréquences = Ondes Courtes) de l’ICAO
utilise des stations radio pour guider des avions civils et militaires.
La gamme de fréquence va de 2 à 29,999MHz.
7.6.2 Principe
Il y a deux systèmes HF par avion (gros porteurs).
Les émetteurs HF ont des puissances d’émission qui risque de perturber les
services de contrôle lors d’utilisation trop proches des installations au sol.
Ne pas émettre à la HF lorsque du personnel se trouve à côté de l’antenne. La
puissance du signal est de l’ordre de 400 watt.
71
Module 11.5
72
Module 11.5
7.7.1 Généralités
● communiquer avec la tour de contrôle grâce à l’emploi d’un casque équipé d’un micro et
d’écouteurs.
● permettre à l’équipage de communiquer grâce au casque à cause du bruit ambiant
(conférence).
● permettre l’écoute des systèmes de radio navigation.
● dans des installations plus complexes, permettre une diffusion par haut-parleurs de
consignes du pilote aux passagers.
7.7.2 Principe
Le système présenté est celui d’un avion moderne type gros porteur. Le système
d’interphone de bord est décomposé en 3 fonctions principales qui sont :
● l’interphone de vol,
● l’interphone de service,
● l’interphone cabine.
Le cœur du système est l’AMU (Audio Management Unit) dont le rôle est d’effectuer la
distribution des signaux audio qui vont et qui viennent des membres d’équipage, c’est la
boîte de jonction.
Ce calculateur est commandé par les RMP (Radio Management Panel) ou ACP (Audio
Control Panel) dont le but est de sélectionner l’écoute et l’émission, ainsi que de gérer le
volume sonore. Les RMPs ou ACPs représentent les boites de commande audio.
73
Module 11.5
Pour envoyer un signal audio à l’AMU, l’équipage utilise un interrupteur microphone situé
sur un de ces équipements :
● glareshield (casquette) ;
● control column (manche) ;
● micro à main ;
● ACP ou RMP
74
Module 11.5
A la réception d'un appel Selcal (sonore ou visuel), l'avion répond par son indicatif suivi du
mot "continuez" ou "Go ahead".En l'état actuel des choses, chaque avion est doté d'un
indicatif Selcal immuable, qui demeure associé à sa propre immatriculation sur tous les
documents le concernant. Cet indicatif est composé de 4 lettres correspondant aux 4
tonalités du système. C'est donc aux stations sol de régler leur codeur d'émission en
conséquence. Exemple : B.747 - immatriculation avion FBPVH, indicatif Selcal [Link].
• Avantages
Pas de veille permanente à assurer d'où réduction de fatigue pour l'équipage.
• Inconvénients
Impossibilité pour l'avion en veille Selcal d'être touché par un appel général. Impossibilité
d'intercepter les appels d'autres avions (même ceux de détresse) et de participer au service
d'Assistance du réseau. De plus, la bande de modulation étant plus réduite que celle de la
phonie, l'appel peut être perçu sans qu'il soit possible pour autant d'établir la
communication.
75
Module 11.5
L'alimentation est assurée par une pile interne périodiquement vérifiée par les personnels
de maintenance.
Installation
Généralement disposée dans le plafond, à l'arrière du fuselage, elle n'est pas accessible
mais un boîtier de télécommande permet le contrôle du fonctionnement. Sur certains
appareils, un interrupteur sous cache au poste permet de déclencher le fonctionnement.
Interrupteur : (1)
- AUTO - Position centrale
Le circuit interne de la Balise est en veille. La Balise déclenchera automatiquement
pour un impact l'émission sur les fréquences 121,5 MHz, 243 MHz et 406 MHz.
- TEST RESET - Position inférieure
Emission interrompue. Déclenchement d'un cycle d'autotest de l'émetteur.
- ON - Position supérieure
Commande manuelle pour le déclenchement de l'émission.
- Voyant(2) allumé indique que l'émission est en cours.
76
Module 11.5
Le système a été dérivé du système Argos. Mis en place par les États-Unis, le Canada,
l'URSS et la France entre 1979 et 1988, il fournit une aide précieuse aux opérations de
recherche et de sauvetage (SAR), qu'elles soient maritimes, aéronautiques ou terrestres.
COSPAS-SARSAT est composé de deux systèmes complémentaires : LEOSAR (Low-Earth
Orbiting Search and Rescue) consiste en six satellites méteorologiques à orbite basse
traversant les pôles, et GEOSAR (Geostationary Search and Rescue) avec cinq satellites en
orbite géostationnaire.
La localisation des balises émettant sur 121,5 ou 243 MHz nécessite la présence d'une
station de réception au sol dans le champ de visibilité du satellite au moment précis où celui-
ci reçoit le signal de la balise, tandis que des signaux de 406 MHz peuvent être mémorisés
jusqu'à ce qu'une station de réception sol soit visible.
Les balises à 121,5 MHz et 243 MHz ont plusieurs inconvénients par rapport à ceux de 406
MHz :
77
Module 11.5
78
Module 11.5
Sur certains avions la balise radio « RESCUE 99 » est remplacée par une balise
« CEIS/S06 » d'un type différent.
Cette balise de forme cylindrique jaune et orange émet sur trois fréquences : 121.5, 243 et
406 MHz.
79
Module 11.5
8.2. Définitions
● Le nord géographique (Ng)
C'est l'intersection de tous les méridiens dans l'hémisphère nord.
Sa direction est donnée sur toutes les cartes de navigation
● La déclinaison magnétique ( d )
C'est la déviation angulaire entre le nord géographique et le nord magnétique.
Sa valeur dépend de la date et de la position présente.
80
Module 11.5
● Le cap
C'est la déviation angulaire entre la ligne de foi de l'avion et une ligne de référence qui
peut être soit le nord géographique (Cap vrai), soit le nord magnétique (Cap
magnétique).
● Le gisement et le relèvement
Lorsqu'on vise un point extérieur à l’avion, on peut définir des angles par rapport à des
directions de référence.
Le gisement d'un point se définit par rapport à la ligne de foi de l'avion. Le relèvement
du même point se définit par rapport au Nord.
La relation entre ces deux angles s'exprime par l'équation : Relèvement = Cap +
Gisement
81
Module 11.5
● Le Radial
Le Radial est le relèvement de l'avion défini par une balise
82
Module 11.5
83
Module 11.5
8.3.2 Principe
Chaque station possède sa propre fréquence. L’émetteur VOR émet deux signaux
– Un signal directionnel (variable) qui tourne 30 fois par seconde.
– Un signal de référence non directionnel 30 fois par seconde lors du passage au
Nord du signal directionnel.
– Les signaux de référence et variable sont émis en phase au Nord magnétique
seulement et sont décalés ailleurs.
84
Module 11.5
VOR doppler
Réduit les erreurs de propagation,
utilisable avec l’équipement de bord du
VOR classique.
39 antennes disposées en cercle,
commutation à grande vitesse.
Équipement plus complexe et plus
coûteux.
Erreur de propagation inférieure à 1°.
85
Module 11.5
[Link] Performances
Portée uniquement optique, (VHF) ; à 3000 ft d# 200NM.
Identification:
En morse ou en phonie toutes les trente secondes.
Sources d’erreurs :
– A l’émission : erreurs octantales (erreur due aux imperfections des aériens tous
les 45°) et de site.
– A la réception : instrumentation de la chaîne automatique ou manuelle.
Erreur moyenne :
– Probabilité de 68%.
– +/- 2°en chaîne manuelle.
– +/- 3°en chaîne automatique
86
Module 11.5
8.4.2 Principe
Mesurer la distance par l’intermédiaire du temps de propagation aller et retour d’impulsions
UHF.
L’émetteur avion d’interrogation envoie des paires impulsions dans toutes les directions,
reçues par la station sol elles sont réémises amplifiées avec un retard de 50 µs. Le
récepteur de bord mesure le temps aller - retour et déduit la distance compte tenu du retard
fixe de 50 µs.
Remarque :
La réponse aux impulsions d’interrogation doit arriver toujours avant l’émission suivante.
La capacité d’un DME est de l’ordre de 100 avions, chaque avion reçoit toutes les
émissions de l’émetteur sol correspondant aux réponses à tous les avions utilisant au
même moment le même channel.
A 250 NM le temps aller – retour sera de l’ordre de 3150 µs pour un temps mesuré de 3200
µs.
- La phase « recherche » durant laquelle l'avion émet environ 150 interrogations par
seconde afin de déterminer rapidement un intervalle constant de temps entre
l'émission et le retour du signal (temps aller-retour + temps de traitement de
l'information par la balise au sol égal à 50 µs). Lorsque le récepteur de bord reconnaît
en réponse 50% des paires d'impulsions qu'il a émises, il calcule la distance et passe
en phase « poursuite ».
87
Module 11.5
88
Module 11.5
Une antenne.
Un récepteur/émetteur UHF en fonctionnement + un transpondeur en attente.
Un ensemble de surveillance.
Le transpondeur doit être capable de traiter 2700 paires d’impulsions par seconde
(environ 100 avions=
Il transmet l’indicatif de la balise en A2 modulation 1350 HZ toutes les 30 s, en
synchronisation avec le VOR associé.
– (3 indicatifs VOR / 1 DME)
8.5. Le radio-compas
8.5.1 Généralités
L'ADF détermine à tout moment le gisement d'une source omnidirectionnelle émise à partir
du sol. L'indicateur le plus souvent utilisé est le RMI ("Radio Magnetic Indicator") dans
lequel un détecteur de cap (gyrocompas) est associé, pour permettre la conversion entre le
gisement et le relèvement. L'instrument assure également une réception radio, pour aider
le pilote à identifier les balises et à recevoir des informations météorologiques. L’ADF utilise
une bande de fréquences moyennes comprise entre 190Khz et 2Mhz.
90
Module 11.5
[Link] Performances
Portée : Dépend de la fréquence et de la puissance du radiophare utilisé, du trajet et du
niveau de parasites.
De jour en onde de sol la portée sera de quelques centaines de Km.
De nuit l’onde d’espace a tendance à diminuer la portée, elle sera limitée à moins de
200Km.
91
Module 11.5
92
Module 11.5
8.6.2 Principe
Les ILS définissent une trajectoire idéale d’approche et d’atterrissage, situé dans le plan
vertical de l’axe de piste, passant à 15 m de hauteur au dessus du seuil de piste et
aboutissant à 300m après. La pente est voisine de 3°.
La trajectoire idéale est déterminée par l’intersection du radioalignement LOC en VHF 118 -
112 MHz (plan vertical passant par l’axe de piste) et du radioalignement de descente GLIDE
en UHF 329 -335 MHz. (plan oblique de descente perpendiculaire au premier)
Complétés par 3 radio balises à rayonnement vertical MARKERS sur l’axe de piste à des
distances caractéristiques.
Barre d’écart
Localizer
Barre d’écart
Glide Index d’écart Glide
93
Module 11.5
8.7.2 Principe
● En Azimut ;
– Une émission directive à faisceaux battants, balaye un secteur angulaire d’au moins
40°, de part et d’autre de l’axe de piste.
– L’équipement de bord mesure le temps entre la réception aller et retour du faisceau
et détermine la position angulaire par rapport à l’axe sur une trajectoire rectiligne ou
sur une trajectoire courbe, prédéterminée dans le calculateur de bord.
● En site ;
– Le faisceau balaye un secteur angulaire autour d’un axe de descente dans le plan
vertical. Un guidage grossier jusqu’à 20 Nm et un guidage d’approche final précis de
5 Nm à l’arrondi au seuil de piste.
● En distance ;
– Un DME /P avec des modes W et Z en plus des modes X et Y afin de disposer de
200 canaux.
– La précision répond aux exigences des approches de catégorie II et III (+/- 50 m au
seuil de piste et +/- 85 m à 5 NM.
VOLUME D’APPROCHE
DIRECTE
L’AXE INVERSE
94
Module 11.5
Le système de navigation Oméga, développé puis utilisé par les États-Unis d'Amérique et
six pays partenaires, était le premier système de radionavigation aérienne et maritime
véritablement universel.
8.8.1 L'histoire
Conçu pour la Marine américaine et l'aviation militaire stratégique, le système de
radionavigation Oméga a été sérieusement mis en place à compter de 1968 avec comme
promesse la couverture de tous les océans du globe et la possibilité pour ses utilisateurs de
déterminer une position à quatre miles près. À l'origine, le système devait surtout servir à la
navigation des bombardiers nucléaires par-delà le pôle Nord, jusqu'en Union soviétique.
Une fois les huit stations entrées en communication les unes avec les autres en 1971, de
nombreuses opérations furent menées tous les jours par les garde-côtes des différents
pays partenaires grâce à elles. On découvrit par ailleurs leur utilité pour guider les sous-
marins. Au fil des ans, le système fut surtout de plus en plus employé à des fins civiles.
Dans les années 1990, le succès du Global Positioning System déboucha sur un recul de
son usage, à tel point que l'entretien ne se justifia plus. Le système fut définitivement arrêté
et toutes les stations cessèrent d'émettre le 30 septembre 1997.
Ces deux caractéristiques ont permis d'imaginer un système global n'utilisant que peu de
stations, apte à permettre la navigation militaire et civile.
Dans sa version initiale, chaque station transmettait des impulsions d'une seconde environ
sur les trois fréquences de 10,2kHz 11,33kHz et 13,6kHz. Une séquence Oméga était
constituée de huit impulsions, une par station, séparées de 0,2 seconde pour éviter les
interférences entre stations, et répétée toutes les dix secondes. La position précise de
l'utilisateur pouvait être déterminée par la mesure de phase de chaque émission.
Les trois fréquences permettaient de lever le doute sur les hyperboles jusqu'à un chenal de
neuf hyperboles. Une fréquence supplémentaire fut ajoutée pour élargir encore ce lever de
doute.
95
Module 11.5
Il y a eu huit émetteurs Oméga de par le monde, chacun désigné par une lettre de
l'alphabet :
● A en Norvège.
● B à Paynesville, au
Libéria.
● C à Kanehoe, à Hawaii.
● D à LaMoure, dans le
Dakota du Nord.
● E à Saint-Paul, à La
Réunion.
● F à Trelew, en Argentine.
● G à Woodside, en
Australie.
● H à Shushi-Wan, au
Japon.
Le site de l'Antenne Omega de La Réunion était un disque sans constructions, que l'on
distingue très bien de nos jours
De nombreuses antennes du système ont été détruites à la suite de sa mise hors service.
C'est le cas de celle de l'émetteur Oméga de Chabrier, dans l'ouest de l'île de La Réunion,
constituée d'un mât de 428 mètres de haut. De par sa hauteur, il constituait autrefois un
repère visuel dans tout le nord-ouest de l'île. La zone réservée à son pied est si vaste
qu'elle devrait à terme accueillir une ville nouvelle. Il s'agissait avant sa démolition, le 14
avril 1999, de la plus haute construction humaine en France, la plus haute en France
métropolitaine étant l'émetteur d'Allouis.
En règle générale, les antennes construites dans le cadre du système étaient les plus
grandes constructions humaines des régions dans lesquelles elles étaient implantées.
Ainsi, du haut de ses 366 mètres, l'antenne argentine était la plus haute construction
d'Amérique du Sud jusqu'à sa démolition le 23 juin 1998. Toujours dressée, l'antenne
australienne demeure à l'heure actuelle la plus haute construction de l'hémisphère sud. Elle
mesure 432 mètres de haut. Le système, peu précis, lourd et couteux au sol, a été
abandonné dans les années 1990. Un système similaire fut développé par l'ex-URSS.
96
Module 11.5
8.9.1 Caractéristiques
Le radar doppler est une aide autonome à la navigation. Il a pour but de fournir en
permanence des informations de vitesse sol et dérive. Plusieurs types de radar Doppler
peuvent exister mais à l’heure actuelle on utilise une émission continue dans la gamme
SHF 8800 MHz bande X, les autres fréquences étant 13300 MHz KC et 15800 MHz bande
KU
[Link] Principe
Le trafic aérien, même s’il subit parfois des ralentissements de son taux de croissance, est
un trafic en augmentation constante. Cette augmentation se traduit par une densité accrue
qui, dans certaines zones, conduit à un véritable engorgement.
Différentes solutions peuvent être envisagées :
● On peut, en utilisant des moyens techniques de plus en plus élaborés (radar), diminuer
les espacements entre les avions, dans le plan vertical et horizontal
● On peut envisager de reconsidérer l’organisation de la circulation aérienne, pour
occuper l’ensemble de l’espace au-dessus d’un territoire
Dans la circulation aérienne classique, pour se rendre d’un point A à un point B, tous les
avions doivent suivre une route(AWY) balisée par des moyens radioélectriques
97
Module 11.5
En navigation de zone, un avion peut se rendre de A à B par une route plus directe repérée
par des points 1,2 ,3
Pour suivre une route entre 2 points de survol successifs ainsi définis (Waypoint, WPT), il
est nécessaire de disposer d’un calculateur embarqué capable à la fois de définir cette
route et de permettre à l’avion de la suivre avec la précision requise
8.10.3 Caractéristiques
La navigation de surface est la méthode qui permet des opérations aériennes sur une
trajectoire quelconque :
● à l'intérieur de la couverture des moyens au sol
● à l'intérieur des limites de la capacité des moyens autonomes embarqués
● ou encore d'une combinaison des deux.
Elle permet de voler sur des axes prédéterminés sans nécessité d'être guidé sur l'axe, ni
survoler des installations sol.
Les moyens utilisés pour réaliser ce type de navigation sont choisis parmi :
● les aides radioélectriques : VOR, DME, OMEGA, TACAN C, ILS/MLS et à terme GPS
(navigation par satellites)
● les moyens autonomes : INS.
98
Module 11.5
8.10.4 Principe
Le système R. NAV doit être à même de fournir à l'équipage les informations de situation
de l'avion par rapport à une route sélectée :
- écart par rapport à cette route XTK
- erreur de cap TKE
Ainsi que la position avion. Si l'avion est équipé d'un pilotage automatique, il doit fournir les
signaux nécessaires pour le maintenir sur cette route.
WPT2
WPT1
Dans l'exemple ci-dessus, la position est élaborée à partir de la réception d'une balise
VOR-DME (information azimut distance).
Si l'on a fourni au système les informations suivantes :
- position initiale de l'avion et son altitude
- coordonnées géographiques de WPT 1 et WPT 2
- coordonnées géographiques de la balise altitude et déclinaison du lieu.
Mode DME-DME :
L'avion détermine les distances Dl et D2 ce qui permet d'obtenir une position estimée
délimitée par une zone d'incertitude (pointillés). Le recoupement entre les directions des
deux stations doit être compris entre 30°et 150°. Dans ces conditions, la précision
nominale est de 0,3 NM, pratiquement indépendante de la distance.
C'est le mode radio le plus précis et le plus utilisé.
99
Module 11.5
Mode Mixte :
Le mode mixte combine une position IRS et une position radio ce qui permet notamment de
rattraper la dérive des IRS.
Schéma de principe :
L'erreur de position entre les IRS (barycentre des 3 positions IRS) et la position radio est
pondérée en fonction d'un coefficient qui tient compte de la précision et du temps
d'utilisation du système de radio navigation.
- VOR-DME
- DME-DME modes radio
- LOC-DME
- OMEGA
- IRS-DME mode mixte
- IRS mode autonome
100
Module 11.5
Elle peut également comporter des informations propres à un utilisateur (ex : routes
particulières, origine, destination, niveau de croisière, consignes particulières, etc...)
Ces informations sont régulièrement mises à jour sur un support type disquette. La disquette
mise à jour est placée dans un chargeur, relié au système [Link], qui régénère la base de
données.
101
Module 11.5
Exemples d'écran
[Link] (NAVAID)
102
Module 11.5
DA : DRIFT ANGLE
DIS : GREAT CIRCLE DISTANCE
FROM POS TO NEXT WPT
OR DESTINATION
DTK : DESIRED TRACK ANGLE
GS : GROUND SPEED
HDG : TRUE HEADING
POS : PRESENT POSITION
TAS : TRUE AIR SPEED
TK : GROUND TRACK ANGLE
TKE : TRACK ANGLE ERROR
WA : WIND ANGLE
WPT : WAYPOINT
WS : WIND SPEED
XTK : CROSS TRACK DISTANCE
103
Module 11.5
Vocabulaire :
WPT : Way-point ou « point tournant », ou encore balise fantôme.
La route de l'aéronef est, sauf spécification contraire, une succession d'orthodromies
(arc de grand cercle et chemin le plus court pour aller d'un point à un autre) joignant
deux points tournants consécutifs. Le point tournant d'où vient l'aéronef est dit «FROM»,
le point où il va en suivant l'orthodromie « TO ».
TAS : Time Air Speed = Vitesse-air ou Vitesse propre Vp
Ne pas confondre avec la vitesse conventionnelle ou « vitesse indiquée » lue sur
l'anémomètre de bord et généralement très différente de la vitesse réelle par rapport à
l'air. En effet, l'indication de vitesse de l'anémomètre est fondée sur la surpression
dynamique due au mouvement par rapport à l'air et l'étalonnage de l'instrument est
réalisé en supposant que le vol a lieu au niveau de la mer, dans les conditions standards
de température et de pression (1013,2 millibars ou hectopascals et 15 °C de
température) ; il s'ensuit qu'en altitude, la vitesse réelle (TAS) est toujours supérieure à
la vitesse conventionnelle.
GS : Ground Speed = Vitesse-sol Vs
POS : Présent Position = Position actuelle indiquée par les coordonnées géographiques
(Latitude et Longitude).
WS : Wind Speed = Vitesse du vent
Le calculateur du système R-NAV calcule WS à partir du « triangle des vitesses »,
représentation graphique de la soustraction vectorielle :
WS = GS – TAS
La direction du vent sera caractérisée par la dérive DA ou l'angle au vent WA :
DA : Drift Angle = Dérive X
La dérive est l'angle de la vitesse-sol par rapport à la vitesse-air, comptée positivement
dans le sens horaire.
DIS : Great Circle Distance from POS to next WPT or destination = distance au prochain point
tournant ou à l'arrivée.
XTK : Cross Track Distance = distance métrique par rapport à la route théorique ou « écart
latéral ».
104
Module 11.5
8.11.1 But
Commander la trajectoire « avion » dans les plans vertical et horizontal de façon optimale,
en temps ou en consommation ou en coût d’exploitation par un système de contrôle
automatique de vol :
● A partir d’un plan de vol mémorisé au départ
● A l’aide de modifications introduites en vol
Le rôle du FMS résulte de l’intégration des systèmes et positionne le pilote en donneur
d’ordres, supervisant l’accomplissement automatique de différentes tâches conjointes et
complexes, allégeant la charge de travail.
Le pilote automatique reste « accessible » au pilote pour les actions à court terme.
[Link] Principe
Le système est basé sur un calculateur numérique exploitant :
● Un plan de vol avec des données initiales insérées par le pilote
● Une base de données mémorisée comportant :
- Une partie performances avion+moteurs.
- Une partie navigation
- Une partie infrastructure
● Des valeurs instantanées de paramètres avion+moteurs pour optimiser la trajectoire
en fonction de conditions réelles de vol
CDU :
Interface de commande et de contrôle assurant
les fonctions :
● Insertion initiale et actualisation par un
clavier multiplexé et éclairé
● Visualisation du plan de vol et
d’informations sur plusieurs pages par un
écran polychrome
● Signalisation de message de pannes
105
Module 11.5
FMC :
Calculateur numérique effectuant les calculs de navigation et de performance ainsi que
l’élaboration des ordres de guidage et de gestion de trajectoire
Exemple A380
106
Module 11.5
[Link] Fonctionnalités
Le FMS synthétise 2 fonctionnalités
●Performance Management System : calculateur de performances + base de données
(avion + moteurs) optimisant la trajectoire dans le plan vertical
● Area NAVigation System : calculateur de navigation de zone + base de données
(navigation) optimisant la trajectoire dans le plan horizontal
Pour ces 2 fonctionnalités en commun, elles reçoivent en temps réel des valeurs de
paramètres avion + moteurs fournies par les capteurs
107
Module 11.5
8.12.2 Principe
Le principe est simple mais nécessite une grande précision et stabilité des horloges utilisées
(10-12).
● Composé de trois segments :
- Le segment spatial, SS, Space segment.
- Le segment de contrôle, CS, Control Segment.
- Le segment utilisateur, US, User Segment.
Calcul de la position.
● La position de l’utilisateur est une sphère
centrée sur la position du satellite.
● La mesure simultanée sur 3 satellites donne
la position de l’utilisateur à l’intersection des 3
sphères.
● Le facteur de qualité dépend du nombre de
satellites en réception.
108
Module 11.5
Modèle terrestre
●La terre, n’est pas une sphère parfaite, mais une ellipsoïde.
- D’où la nécessité de modéliser la surface terrestre (géoïde). On associe une
représentation terre centrée, terre fixe, ECEF, Earth Centered, Earth Fixed,
associé au modèle WGS 84, World Geodesic System of 1984.
● Important:
- Vérifier la concordance du modèle géodésique de la carte avec le modèle
utilisé par le GPS.
- L’utilisation de la fonction altitude en GPS simple est à proscrire.
109
Module 11.5
110
Module 11.5
111
Module 11.5
[Link] Fonctionnement
● Le radar secondaire SSR associé au radar primaire (UHF, 1300 MHz à 2900 MHz) émet
sur une fréquence ultra haute UHF (1030 MHz) un signal d'interrogation sous la forme
d'une impulsion codée à laquelle le transpondeur embarqué répond par une autre
impulsion dans la même gamme UHF (1090 MHz).
● La réponse décodée apparaît sur l'écran radar au sol sous la forme d'un écho
comprenant les 4 chiffres affichés par le pilote à la demande du contrôleur (4 séries de 8
chiffres allant de 0 à 7 soit 4096 codes possibles).
● Dans le cas d'un vol IFR (sous plan de vol déposé au préalable), les 4 chiffres du code
sont remplacés sur l'écran radar par l'indicatif de l'avion grâce à un ordinateur.
● Lorsque l'avion est équipé d'un transpondeur mode C (avec alticodeur), une information
d'altitude-pression apparaît également.
● Une fonction IDENT permet de faire apparaître en surbrillance sur l'écran radar, et sur
demande du contrôleur, l'écho associé à l'aéronef en cas de doute sur l'identification de
ce dernier.
112
Module 11.5
113
Module 11.5
Présentation de l’information :
Des longueurs d’ondes faibles en UHF ou SHF permettent de détecter des obstacles plus
petits, avec un angle d’ouverture de 2 à 3°.
L’information de site, azimut et distance est représentée sur un ou plusieurs indicateurs.
La durée de l’impulsion détermine :
- Le pouvoir séparateur en distance, les obstacles trop proches <150m, seront confondus.
- La portée minimum : zone aveugle, liée au duplexeur qui relie l’antenne à l’émetteur
pendant l’émission.
- La fréquence de récurrence détermine la portée maximale, l’écho réfléchit doit être
revenu avant l’émission d’une nouvelle impulsion.
1 µs correspond à une distance de 150 m entre le radar et l’obstacle.
114
Module 11.5
Principe
Émission d’impulsions selon un certain mode dans une direction bien définie, le
transpondeur répond en émettant une information codée contenant des renseignements
codés:
o la position de l’avion
o l’immatriculation de l’avion ou le code SSR (SQUAWK)
o niveau de vol (FL) de l’avion
o la vitesse.
Équipement sol
● Un émetteur.
o Fréquence : 1030 MHz.
o Puissance de crête : 150 KW.
o Fréquence de récurrence : celle du radar primaire associé.
o Modes A, B (civils), C, (altitude).
● Un récepteur.
o 1090 MHz reçoit les impulsions codées des transpondeurs.
o Un décodeur.
o Filtre les différents codes de réponse utilisés.
● Une antenne.
o Ouverture 3°en azimut et 45°en site.
● Un indicateur.
115
Module 11.5
● Un récepteur :
Les impulsions d’interrogation émises par la station sol sont captées chaque fois que le
faisceau radar secondaire atteint l’avion.
● Un décodeur :
Élimine les interrogations parasites.
● Un codeur :
Élabore la réponse.
● Un émetteur :
fréquence 1090 MHz.
Puissance de crête : 500W.
● Une boîte de commande :
Sélecte les codes et différents modes
● Une antenne omnidirectionnelle.
● Mode A.
Limité à 4096 combinaisons de 4 chiffres de 0 à 7.
Identification de l’avion.
● Mode A+ C.
Le mode Charlie informe le contrôle au sol du niveau de vol de l’avion.
● Mode S (Sélectif).
Permet des informations générales ou sélectives et la possibilité de transmission
d’information complémentaires.
Plus de limitation à 4096 combinaisons.
Transmission possible de données.
Gestion plus sûre et plus efficace du trafic.
Permet l’installation d’un système anticollision embarqué.
Performances.
● Portée identique au radar primaire : 200 Nm de 0,5 à 45° en site jusqu’à une altitude
de 10 000 ft.
● Précision : +/- 2°en azimut .
Utilisation
Utilisation plus fine et gestion plus efficace du trafic aérien.
● Autorise la réduction des espacements et l’augmentation du trafic.
● Équipé d’un transpondeur mode S limite et prévient les risques d’abordages.
116
Module 11.5
8.15.1 Principe.
Informer l'équipage sur la position et les évolutions des avions équipés d'un transpondeur
se trouvant dans le volume de surveillance.
Informer l'équipage des risques potentiels de collision.
Directives pour effectuer, dans le plan vertical, des manœuvres d'évitement.
8.15.2 Fonctionnement.
- Le TCAS détecte tous les avions munis de transpondeurs dans un rayon de 30 NM et
+/- 7000 ft.
- Si un autre avion est détecté comme ayant une trajectoire conflictuelle, le TCAS
prévient l'équipage par des messages vocaux ("Traffic! Traffic!") et le fait apparaître
selon une symbologie spécifique sur les écrans de navigation.
Si le TCAS estime qu'une manœuvre doit être effectuée pour éviter la collision, il donne les
directives à l'équipage, par le biais de messages audio ("Climb!, Descend! Etc..") et indique
sur le variomètre la plage dans laquelle le pilote doit maintenir la valeur de vitesse verticale
afin d'éviter la trajectoire de l'autre avion
Ce système affiche le trafic alentours et émet des avis de circulation et des résolutions de
conflit.
117
Module 11.5
8.15.3 TCAS 1.
Le TCAS I est une version simplifiée du TCAS II qui n’émet que des avis de circulation et
ne propose aucune manœuvre.
Proximate Traffic.
T A: Traffic Advisory.
R A: Resolution Advisory.
Alerte TCAS.
- Une résolution de conflit (RA) consiste en une commande vocale et en un guidage
visuel assurés par le TCAS II afin d’éviter une collision potentielle.
- Un avis de circulation (TA) consiste en un avertissement s’adressant au pilote afin de
l’informer de la position d’un autre aéronef à proximité immédiate.
8.15.4 TCAS II
Une antenne directionnelle située sur le dessus de l'appareil émet des impulsions
d'interrogation sur 1 030 MHz, exactement comme un radar secondaire au sol, à différents
niveaux de puissance et sur quatre quadrants successifs de 90°. Les réponses des intrus
équipés de transpondeurs sont reçues sur 1 090 MHz et transmises au calculateur TCAS.
Une deuxième antenne, omnidirectionnelle (éventuellement directionnelle) permet
d'acquérir les intrus situés sous l'avion.
Le calculateur TCAS est en liaison avec un transpondeur mode S remplissant trois
fonctions :
- Réponse aux interrogations des radars secondaires sol du contrôle de la circulation
aérienne.
- Outil de dialogue avec les intrus équipés de TCAS, utilisé pour coordonner les
manœuvres d'évitement au moyen des messages qui peuvent être insérés dans les
interrogations et réponses du mode S.
- Outil de détection des intrus équipés de TCAS ou de transpondeurs mode S ; ceux-ci
émettent spontanément, sans être interrogés, un signal dit « squitter » qui contient le
code unique d'identification de l'intrus. Sur réception d'un squitter, le TCAS interroge
sélectivement l'intrus qui a signalé sa présence ; il acquiert ainsi sa distance, son
gisement, son altitude (paramètre envoyé dans la réponse).
118
Module 11.5
A la présentation visuelle s'ajoute des alarmes sonores sous la forme d'une voix
synthétique.
L’intrus est devant plus haut et a quitté son niveau de vol en descente rapide.
Alarme Vocale
CLIMB, CLIMB NOW
L’équipage doit manœuvrer pour remonter dans un délai de 2,5 secondes avec un taux de montée
supérieur à 1500 ft par minutes
119
Module 11.5
120
Module 11.5
8.16.2 Principe.
Le principe du radar météo est d'utiliser les échos fournis par des obstacles de dimensions
appréciables devant . Ces obstacles sont des particules d'eau d'autant plus denses que
l'on va vers le centre de la perturbation.
121
Module 11.5
8.16.3 Utilisation
● Détection de masses orageuses.
● Détection d’avion ou de bateau.
● Fonction mapping, image du sol.
● Fonction guidage à l’atterrissage par une émission balise sol
122
Module 11.5
8.17.1 But
Fournir à l'équipage (et/ou au PA) la hauteur vraie de
l'avion en approche et à l'atterrissage.
Considéré comme une aide à la navigation basse
altitude. (0 à 2500 ft)
8.17.2 Constituants
- 2 antennes en forme d'assiette situées sous le fuselage (1 émission et l'autre
réception)
- 1 émetteur - récepteur (bande de fréquence SHF de 4200 à 4400 Hz).
- 1 indicateur visualisant l'information de hauteur.
123
Module 11.5
124