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Corrigé DS MPSI 2007-2008

Le document présente la correction d'un devoir surveillé de mathématiques, abordant des problèmes liés aux polynômes et à leurs propriétés. Il détaille des démonstrations par récurrence, des relations de parité, et des calculs de coefficients dominants. Les résultats incluent des expressions pour les polynômes Pn et leurs racines, ainsi que des intégrations et des relations complexes.

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MPSI 2007–2008 DS No 6 (4h): Corrigé

Devoir surveillé n°5 : corrigé


Problème 7 : corrif
Problème 7 : corrif
Problème Problème 1

Q1) a) On a P1 (X) = 2XP0 (X) − (1 + X 2 )P0′ (X) donc P1 (X) = 2X .

P2 (X) = 2XP1 (X) − 21 (1 + X 2 )P1′ (X) donc P2 (X) = 3X 2 − 1 .


b) On a deg(P0 ) = 0 6 0, si deg(Pn ) 6 n pour un entier n alors deg(Pn′ ) 6 n−1 donc deg((1+X 2 )Pn′ ) 6 2+n−
1 = n+1, d’autre part deg(2XPn ) 6 n+1 et par conséquent deg(Pn+1 ) 6 n+1, donc ∀n ∈ N, deg(Pn ) 6 n .
c) Le terme en X n dans Pn est an X n , donc le terme en X n+1 dans 2XPn est 2an X n+1 et le terme en X n+1
1 1 nan n+2
dans − n+1 (1 + X 2 )Pn′ est − n+1 nan , par conséquent an+1 = 2an − n+1 = an . Comme a0 = 1, on
n+1
en déduit par récurrence sur n que ∀n ∈ N, an = n + 1 . deg(Pn ) 6 n et le coefficient de X n est non nul,
donc deg(Pn ) = n et son coefficient dominant est n + 1.
Q2) Par récurrence sur n : pour n = 0 P0 (−X) = 1 = (−1)0 P0 (X). Si l’égalité est vraie pour un entier n :
Pn (−X) = (−1)n Pn (X) alors en dérivant −Pn′ (−X) = (−1)n Pn′ (X) d’où Pn+1 (−X) = 2(−X)Pn (−X) −
1 2 n+1 1

n+1 (1 + (−X) )Pn (−X) = (−1) 2XPn (X) − n+1 (1 + X 2 )(−1)n+1 Pn′ (X) ce qui donne :

Pn+1 (−X) = (−1)n+1 Pn+1 (X) .

Le polynôme Pn a donc la même parité que n.


Q3) a) Par récurrence sur n : pour n = 0 P1′ (X) = 2 = (0 + 2)P0 (X). Si la formule est vraie au rang n

i.e. Pn+1 (X) = (n + 2)Pn (X) alors :
[ ]′
1

Pn+2 (X) = 2XPn+1 (X) − (1 + X 2 )Pn+1

(X)
n+2
[ ]′
1
= 2XPn+1 (X) − (1 + X 2 )(n + 2)Pn (X) avec (HR)
n+2
= ′
2Pn+1 (X) + 2XPn+1 (X) − 2XPn (X) − (1 + X 2 )Pn′ (X)
= 2Pn+1 (X) + 2X(n + 2)Pn (X) − 2XPn (X) − (1 + X 2 )Pn′ (X)
1
= 2Pn+1 (X) + (n + 1)[2XPn (X) − (1 + X 2 )Pn′ (X)]
n+1
= (n + 3)Pn+1 (X).


et donc ∀n ∈ N, Pn+1 (X) = (n + 2)Pn (X) .
1 ′ ′
b) D’après la relation de récurrence, on a Pn+2 (0) = − n+2 Pn+1 (0), mais Pn+1 (0) = (n + 2)Pn (0) donc :

Pn+2 (0) = −Pn (0) .

On a P1 (0) = 0, si P2n+1 (0) = 0 pour un entier n, alors P2n+3 (0) = −P2n+1 (0) = 0 et donc :

∀n ∈ N, P2n+1 (0) = 0 .

On a P0 (0) = 1, supposons que pour un entier n on ait P2n (0) = (−1)n , alors P2n+2 (0) = −P2n (0) =
(−1)n+1 donc ∀n ∈ N, P2n (0) = (−1)n .
∫ x ∫ x
′ ′
c) ∀t ∈ R, Pn+1 (t) = (n + 2)Pn (t) donc si x ∈ R alors Pn+1 (t) dt = (n + 2) Pn (t) dt, ce qui donne
0 0
∫ x ∫ x
Pn+1 (x) − Pn+1 (0) = (n + 2) Pn (t) dt d’où Pn+1 (x) = Pn+1 (0) + (n + 2) Pn (t) dt . En particulier :
0 0
∫ x ∫ x
– P3 (x) = P3 (0) + 4 P2 (t) dt = 4 [3t2 − 1] dt = 4x3 − 4x on en déduit que P3 (X) = 4X 3 − 4X (car
0 0
tout réel est racine du polynôme P3 (X) − [4X 3 − 4X]).

4
∫ x ∫ x
– P4 (x) = P4 (0) + 5 P3 (t) dt = 1 + 5 [4t3 − 4t] dt = 5x4 − 10x2 + 1 on en déduit que :
0 0

P4 (X) = 5X 4 − 10X 2 + 1.

1
Q4) a) Pn+2 (X) = 2XPn+1 (X) − n+2 (1 + X 2 )Pn+1
′ ′
(X) mais Pn+1 (X) = (n + 2)Pn (X) d’où :

Pn+2 (X) − 2XPn+1 (X) + (1 + X 2 )Pn (X) = 0 .

b) On a une suite récurrente linéaire à 2 pas, l’équation caractéristique est λ2 +2xλ+(1+x2 ) = 0, les racines de
cette équation sont r1 = x + i et r2 = x − i, on en déduit qu’il existe deux constantes
{ complexes a et b telles
n n 1 = a+b
que un = a(r1 ) +b(r2 ) . En prenant n = 0 et n = 1 on obtient le système :
{ 2x = (a + b)x + i(a − b)
1 = a+b 1−ix 1+ix
ce qui donne d’où : a = 2 et b = 2 . On obtient alors :
−ix = a − b

1 − ix 1 + ix 1 [
(x + i)n + (x − i)n = (x + i)n+1 − (x − i)n+1 .
]
un =
2 2 2i

1
(X + i)n+1 − (X − i)n+1 alors d’après la relation précédente tout réel x est
[ ]
c) Posons Rn (X) = Pn (X) − 2i
racine du polynôme Rn (X), donc celui-ci est nul, ce qui donne :

1 [
(X + i)n+1 − (X − i)n+1 .
]
Pn (X) =
2i

Q5) a) Soit z ∈ C, Pn (z) = 0 ⇐⇒ (z + i)n+1 = (z − i)n+1 , comme i n’est pas solution, cette équation équivaut
( )n+1 exp(i 2kπ )+1
z+i z+i 2kπ
à z−i = 1 c’est à dire ∃k ∈ [[0..n]], z−i = exp(i n+1 ) ou encore ∃k ∈ [[1..n]], z = i exp(i n+1
2kπ
)−1
ce qui
n+1
donne comme racines du polynôme Pn , les réels :


cos( n+1 ) kπ
zk = kπ
= cotan( ) avec k ∈ [[1..n]] .
sin( n+1 ) n+1

b) Pn est de degré n et admet n racines réelles, ce polynôme est donc scindé sur R, son coefficient dominant
est n + 1, par conséquent :

n ( )
∏ kπ
Pn (X) = (n + 1) X − cotan( ) .
n+1
k=1

c) Notons ak les coefficients du polynôme Pn , alors :


– Le produit des racines est égal à (−1)n aan0 = (−1)n Pnan(0) ce qui donne :

n
{
∏ kπ 0 si n est impair
cotan( )= (−1)n/2 .
n+1 n+1 si n est pair
k=1

– La somme des racines est égale à − an−1


an où an−1 est le coefficient de X
n−1
ce qui donne (compte tenu
de la parité de Pn ) :
n
∑ kπ
cotan( )=0.
n+1
k=1

Q6) a) Soit x > 0 et z = x + i, alors z = x(1 + i x1 ) donc Arg(z) = Arg(x) + Arg(1 + i x1 ) mais x > 0 donc
1
Arg(x) = 0, d’autre part Arg(1 + i x1 ) = arctan( x1 ) donc Arg(z) = arctan( ) .
x
n+1
√ n+1 [ i arctan(1/x) ]n+1 √ n+1 i(n+1) arctan(1/x)
b) soit x > 0 : (x + i) = 1 + x2 e = 1 + x2 e , or Pn (x) = Im[(x +
)n+1 ( )
(√ 1
i)n+1 ] et donc Pn (x) = 1 + x2 sin (n + 1) arctan( ) .
x

5
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