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Gestion des risques en microfinance à Lubumbashi

La microfinance à Lubumbashi est essentielle pour le développement économique, mais les institutions de microfinance (IMF) font face à des défis de gestion des risques de crédit, notamment un taux de défaut pouvant atteindre 15%. Cette étude vise à analyser les stratégies de gestion des risques des IMF et à proposer des approches innovantes pour améliorer leur performance tout en servant une clientèle vulnérable. Les questions centrales portent sur l'efficacité de la gestion des risques et son impact sur la performance des IMF, notamment à travers l'exemple de FINCA.

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Marc Tshimbila
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Gestion des risques en microfinance à Lubumbashi

La microfinance à Lubumbashi est essentielle pour le développement économique, mais les institutions de microfinance (IMF) font face à des défis de gestion des risques de crédit, notamment un taux de défaut pouvant atteindre 15%. Cette étude vise à analyser les stratégies de gestion des risques des IMF et à proposer des approches innovantes pour améliorer leur performance tout en servant une clientèle vulnérable. Les questions centrales portent sur l'efficacité de la gestion des risques et son impact sur la performance des IMF, notamment à travers l'exemple de FINCA.

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Introduction

La microfinance est devenue un levier essentiel pour le développement économique et social,


en particulier dans des régions comme Lubumbashi, où de nombreuses personnes n'ont pas
accès aux services bancaires traditionnels. Les institutions de microfinance (IMF) jouent un
rôle crucial en fournissant des crédits aux entrepreneurs et aux ménages à faible revenu.
Toutefois, la gestion des risques de crédit est un défi majeur pour ces institutions. Le risque de
défaut des emprunteurs, souvent lié à des facteurs économiques instables et à des pratiques de
gestion inadaptées, peut compromettre leur durabilité et leur capacité à servir leur clientèle.

Dans ce contexte, il est impératif d'explorer comment les IMF à Lubumbashi peuvent
améliorer leur gestion des risques de crédit afin de maximiser leur performance. Cette étude
vise non seulement à analyser les stratégies actuelles de gestion des risques, mais aussi à
identifier des approches innovantes qui pourraient renforcer la résilience des IMF tout en
favorisant l'inclusion financière.

Problématique
La question centrale qui se pose est la suivante : Comment les institutions de microfinance
à Lubumbashi peuvent-elles gérer efficacement le risque de crédit pour améliorer leur
performance tout en continuant à servir une clientèle vulnérable ? Quels facteurs
influencent cette gestion et quelles pratiques pourraient être mises en œuvre pour
atténuer les risques associés ?

Cette problématique soulève plusieurs enjeux, notamment l'impact des conditions


économiques locales sur le risque de crédit, l'efficacité des outils de gestion des risques
actuellement utilisés et les stratégies d'accompagnement des emprunteurs. Notre étude
cherchera à apporter des réponses à ces questions, en proposant des recommandations
pratiques pour les IMF de Lubumbashi.

J'espère que cette version répond mieux à vos attentes. N'hésitez pas à me dire ce que vous en
pensez ou si vous avez des aspects spécifiques à inclure.

Les institutions de microfinance (IMF) à Lubumbashi se trouvent à un carrefour délicat. Bien


qu'elles jouent un rôle fondamental dans le financement des populations vulnérables, elles
font face à des défis significatifs liés à la gestion des risques de crédit. En effet, selon des
études récentes, le taux de défaut des emprunteurs dans cette région peut atteindre jusqu'à
15%, ce qui met en péril la viabilité des IMF. Cette situation soulève des questions cruciales
sur les stratégies de gestion des risques adoptées par ces institutions.

La problématique se formule ainsi : Comment les IMF à Lubumbashi peuvent-elles gérer


efficacement le risque de crédit pour améliorer leur performance, qui est mesurée
notamment par des indicateurs tels que le taux de rentabilité des actifs (ROA) et le taux
de croissance des actifs ?

INTRODUCTION
1. PROBLEMATIQUE

Etant donné que l'existence de toute organisation est justifiée par une
mission fondamentale bien déterminée, de même qu'une Institution de
microfinance a comme mission principale la mise d'une gamme des
produits financiers à la disposition des personnes dont les revenus sont
faibles ; la FINCA « The Foundation for International Community assistance
» a pour devoir d'offrir une large gamme des produits bancaires et un
excellent service clientèle. Son activité de crédit se concentre sur l'octroi de
prêts aux très petites, petites et moyennes entreprises.

L'environnement bancaire est devenu très instable et très vulnérable face


aux différentes fluctuations de la sphère monétaire, face à ces différentes
perturbations les institutions de microfinance sont de plus en plus
menacées par une diversité de risques nuisant à leur activité et à leur
position sur le marché financier.

Toute Institution de Microfinance (IMF) est vulnérable aux risques tels que
décrits dans les pages précédentes. Quand bien même les IMF ne peuvent
pas éliminer tous les risques auxquels elles sont exposées, avec un
processus efficace de gestion des risques, elles peuvent et doivent réduire
de façon significative leur vulnérabilité.

Le risque est l'exposition à une forte probabilité de perte. Le risque n'est


pas une mauvaise chose en soi. Parfois, c'est important de prendre des
risques pour atteindre des objectifs louables qui valent vraiment la peine.
Ceci est particulièrement vrai dans les IMF où les Chargés de prêts
prennent chaque jour des risques en prêtant de l'argent aux personnes
sans historique en matière de crédit, ou qui ne tiennent aucune comptabilité
de leurs activités commerciales ou qui n'ont pas de garantie à offrir. Le
risque est indispensable pour la bonne marche des activités de microcrédits
mais il est très important de prendre plutôt des risques calculés.

La gestion du risque, ou la prise de risques calculés, réduit la probabilité de


réaliser des pertes et minimise le degré de la perte au cas où celle-ci
arriverait. La gestion de risque implique la prévention des problèmes
potentiels et la détection anticipée des problèmes réels quand ceux-ci
arrivent.

Donc les risques sont apparaît comme l'un des défis actuels des dirigeants
des instituions de microfinance pour les définir, les mesurer et les gérer
pour améliorer la performance.

Blaise CISUAKA Mémoire de fin de cycle


4

Notre préoccupation majeure dans ce travail consiste à apprécier, tout en


tenant compte du contexte et des outils disponible, l'analyse et la gestion
des risques par les institutions de microfinance.

Dans le souci de bien atteindre l'objectif de cette étude, notre


préoccupation ou problématique s'articulera sur les questions suivantes :

ü Comment les institutions congolaises de microfinance analysent et


gèrent-elles les risques?

ü De quelle manière est analysé et géré les risques à FINCA ? Et quel est
l'impact de cette gestion sur la performance de cette entité.

Voilà les questions auxquelles nous tenteront de répondre tout au long de


ce travail et dont les réponses constitueront, sans doute, la cheville ouvrière
de cette étude qui présente un synopsis résumant la gestion et les
perspectives de microfinance en RD Congo.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, UNIVERSITAIRE ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE

INSTITUT SUPERIEUR DE COMMERCE « I.S.C »

B.P. 16.569
Kinshasa-Gombe

FACULTE DES SCIENCES COMMERCIALES ET FINANCIERES OPTION


MICROFINANCE ET ENTREPRENEURIAT

NKASHAMA CISUAKA Blaise

Directeur de Mémoire Edgard MAKANZA KEKE Professeur Ordinaire

Mémoire présenté et soutenu en vue de l'obtention du Diplôme de licence en


Sciences commerciales et financières Option : Microfinance et entrepreneuriat

Année Académique : 2014 - 2015

Blaise CISUAKA

1
EPIGRAPHIE
« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage
de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre. »

Marc Aurèle

Blaise CISUAKA Mémoire de fin de cycle

BLAISE CISUAKA

Blaise CISUAKA Mémoire de fin de cycle

DEDICACE
L'honneur et la gloire soient rendus à l'Eternel mon Dieu le créateur de tout ce qui
existe, la sagesse des sages et l'espoir des saints, Magnifié soit le nom de Seigneur
Jésus Christ qui est le chemin, la vérité et la vie pour aussi bien la connaissance que
nous détenons. Personne ne se connait sinon son créateur, nous disons « L'Eternel
est grand ».

Ce précieux travail est dédié à mes très chers parents Richard CISUAKA et Angel
KUTEMENYI, qui malgré leurs petits moyens qu'ils détenaient, ont pu privilégier mes
études, pour que je sois aujourd'hui ce que je suis.

A mes oncles Paulin TSHIDINGI et Zacharie MUAMBA sans oublier ma très chère
Tante Christine MPUNGA, qui la mise en oeuvre de leurs conseils a contribuée
fortement à l'édification de ma personnalité présente.

A tous mes frères et soeurs Marie, Grégoire, Franck, Patient, Ledoux, Hubert, Fiston,
Richard et Plamedi, qui ne cessaient plus jamais de me fortifier et de me ragaillardir
pendant toute cette randonnée estudiantine.

A vous tous que je n'ai pas eu à citer.

BLAISE CISUAKA

Blaise CISUAKA Mémoire de fin de cycle

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INTRODUCTION

1. PROBLEMATIQUE

Etant donné que l'existence de toute organisation est justifiée par une mission
fondamentale bien déterminée, de même qu'une Institution de microfinance a comme
mission principale la mise d'une gamme des produits financiers à la disposition des
personnes dont les revenus sont faibles ; la FINCA « The Foundation for
International Community assistance » a pour devoir d'offrir une large gamme des
produits bancaires et un excellent service clientèle. Son activité de crédit se
concentre sur l'octroi de prêts aux très petites, petites et moyennes entreprises.

L'environnement bancaire est devenu très instable et très vulnérable face aux
différentes fluctuations de la sphère monétaire, face à ces différentes perturbations
les institutions de microfinance sont de plus en plus menacées par une diversité de
risques nuisant à leur activité et à leur position sur le marché financier.

Toute Institution de Microfinance (IMF) est vulnérable aux risques tels que décrits
dans les pages précédentes. Quand bien même les IMF ne peuvent pas éliminer
tous les risques auxquels elles sont exposées, avec un processus efficace de
gestion des risques, elles peuvent et doivent réduire de façon significative leur
vulnérabilité.

Le risque est l'exposition à une forte probabilité de perte. Le risque n'est pas une
mauvaise chose en soi. Parfois, c'est important de prendre des risques pour
atteindre des objectifs louables qui valent vraiment la peine. Ceci est particulièrement
vrai dans les IMF où les Chargés de prêts prennent chaque jour des risques en
prêtant de l'argent aux personnes sans historique en matière de crédit, ou qui ne
tiennent aucune comptabilité de leurs activités commerciales ou qui n'ont pas de
garantie à offrir. Le risque est indispensable pour la bonne marche des activités de
microcrédits mais il est très important de prendre plutôt des risques calculés.

La gestion du risque, ou la prise de risques calculés, réduit la probabilité de réaliser


des pertes et minimise le degré de la perte au cas où celle-ci arriverait. La gestion de
risque implique la prévention des problèmes potentiels et la détection anticipée des
problèmes réels quand ceux-ci arrivent.

Donc les risques sont apparaît comme l'un des défis actuels des dirigeants des
instituions de microfinance pour les définir, les mesurer et les gérer pour améliorer la
performance.

Blaise CISUAKA Mémoire de fin de cycle

4
Notre préoccupation majeure dans ce travail consiste à apprécier, tout en tenant
compte du contexte et des outils disponible, l'analyse et la gestion des risques par
les institutions de microfinance.

Dans le souci de bien atteindre l'objectif de cette étude, notre préoccupation ou


problématique s'articulera sur les questions suivantes :

ü Comment les institutions congolaises de microfinance analysent et gèrent-elles les


risques?

ü De quelle manière est analysé et géré les risques à FINCA ? Et quel est l'impact de
cette gestion sur la performance de cette entité.

Voilà les questions auxquelles nous tenteront de répondre tout au long de ce travail
et dont les réponses constitueront, sans doute, la cheville ouvrière de cette étude qui
présente un synopsis résumant la gestion et les perspectives de microfinance en RD
Congo.

2. HYPOTHESES DU TRAVAIL

Définies comme propositions de réponses aux questions que l'on se pose à propos
de l'objet de la recherche, formulées en des termes tels que l'observation et l'analyse
fournissent une réponse, les hypothèses que nous avons retenues sont les suivantes
:

Il est important que les institutions congolaises de microfinance puissent mettre en


place des bonnes mesures de gestions des risques. Car le risque est
quotidiennement présent dans toute institution financière et constituent une très
grande vulnérabilité.

Certes, il est louable d'adapter l'évidence en affirmant que les institutions de


microfinance notamment la FINCA, puisse appliquer une analyse performante dans
sa gestion quotidienne des risques, ceci dans le souci de minimiser leur part
importante.

3. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Le choix du présent réside dans la mesure où nous voulons approfondir notre


connaissance sur la gestion de risque par les institutions congolaises de
microfinance et de discerné toute mauvaise gestion des risques qui pourra nuire à
l'institution et d'apporter des remèdes efficients pour une minimisation de ces risques
afin de réajuster la performance de l'IMF.

Blaise CISUAKA Mémoire de fin de cycle

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En outre, cette étude a un triple intérêt :

D'abord sur le plan personnel, cette étude trouve son intérêt dans le fait qu'elle nous
aidera à mieux appréhender, sur le plan pratique, la notion de microfinance qui paraît
nouvelle et pour la quelle il n'y a pas une abondante documentation actuellement.

Ensuite sur le plan social, cette recherche nous permettra d'essayer d'apprécier
l'analyse et la gestion des risques par les institutions congolaises de microfinance.

Enfin sur le plan scientifique, cette étude est menée pour constituer en définitive un
document de référence pour tout chercheur désireux d'effectuer de recherches
ultérieures en la matière. De ce fait, ce travail porte un intérêt évident et reste
d'actualité.

4. METHODES ET TECHNIQUES UTILISEES

a) Méthodes de recherche

Madeleine GRAWITZ défini la méthode comme l'ensemble d'opérations


intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre la vérité qu'elle
poursuit. (1)

Ainsi, tout travail scientifique doit suivre une certaine démarche, une certaine voie
désignée sous le terme de méthode afin d'arriver à l'acquisition de nouvelles
connaissances.

Dans le cadre de l'élaboration de notre étude, nous avons fait recours à la méthode
comparative qui consiste à confronter deux ou plusieurs choses pour déceler les
ressemblances et les différences qui existent entre elles.

Ensuite la méthode historique qui nous a permis de comprendre l'évolution historique


de l'organisation dans le temps et dans l'espace.

La méthode analytique qui, à sont tour nous a servi de décortiquer et de décrire les
données portant sur notre étude.

b) Techniques de recherche

La technique est l'outil mis à la disposition de la recherche et organisé par la


méthode dans un but prédéfini. Les techniques sont au service de la méthode en tant
qu'outil des travaux nécessaires à l'exploitation et à la récolte des données sur le
terrain.
(1)
Madeleine GRAWITZ, méthode des sciences sociales, éd. Dalloz, Paris 1976. Page 332

Blaise CISUAKA Mémoire de fin de cycle

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Notre étude a nécessité :

Premièrement la technique documentaire, celle-ci nous a permis de mieux dépouiller


les différents rapports, ouvrages, revues, articles et autre documentation cadrant
avec notre travail.

Deuxièmement la technique d l'interview, celle-ci nous a conduits à l'organisation des


débats directs avec nos interlocuteurs à l'occurrence les économistes, les agents et
cadre de FINCA/RDC, les experts et autres personnes ressources tout en les
orientant vers nos objectifs.

Et enfin la technique de l'observation directe, celle-ci nous a permis de faire quelques


analyses en survolant sur les effets visibles au niveau de FINCA/RDC.

5. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

Suite à l'exigence scientifique qui nous recommande de délimiter notre étude dans
l'espace et dans le temps. C'est ainsi que nous avons orienté nos investigations vers
la FINCA/RDC, de Kinshasa-Gombe, comme cadre spatial ; quand à la délimitation
dans le temps, nous avons opté pour une délimitation ponctuelle de 2008 à 2012 la
période de l'exécution du travail.

6. PLAN SOMMAIRE (CANEVAS DU TRAVAIL)

Outre l'introduction et la conclusion, ce travail s'articule autour de trois chapitres.

Le premier chapitre traite les notions d'analyse et de gestion des risques dans les
institutions de microfinance ;

Ensuite le deuxième fait la présentation du champ qui nous a servi pour investigation
« FINCA/RD Congo » ;

Et enfin le troisième chapitre qui apportera l'analyse et la gestion les risques et leur
impact sur la performance de FINCA/RDC.

Blaise CISUAKA Mémoire de fin de cycle

CHAPITRE I : NOTION DE
GESTION DES RISQUES DES
INSTITUTIONS DE
MICROFINANCE
La gestion du risque demeure au coeur des préoccupations des IMF, qu'elles soient
rurales ou urbaines. Or les réflexions à ce sujet sont éparses, et les IMF ne
disposent pas forcément de moyens financiers et humains, ni d'un panel d'outils
techniques pour y faire face.

La gestion du risque réduit la probabilité de réaliser des pertes et minimise le degré


de la perte au cas où celle-ci arriverait. Elle implique la prévention des problèmes
potentiels et la détection anticipée des problèmes réels quand ceux-ci arrivent. En
tant que telle, la gestion des risques est un processus continu à trois étapes2 :

- Identifier les vulnérabilités : Avant de gérer des risques au sein d'une organisation,
Il est important d'identifier au préalable les faiblesses, limites et menaces actuelles et
potentielles de l'organisation. Un aspect important de gestion de risques est de
prévoir les risques probables de l'organisation à court, moyen et long terme.

- Concevoir et mettre en oeuvre des systèmes de contrôles : Une fois que l'IMF a
identifié ces points vulnérables, elle peut concevoir et mettre en exécution des
mesures de contrôles pour amoindrir ces risques. Par exemple, le recours préalable
à une garantie physique peut représenter une solution alternative pour minimiser les
risques sur créances dans un environnement financier particulier alors que la caution
solidaire peut être un recours approprié dans d'autres environnements.

- Suivre l'efficacité des systèmes de contrôle en place : Une fois le système de


contrôle en place, les IMF doivent pouvoir suivre et apprécier son degré de
fonctionnalité et son efficacité. Les outils de suivi consistent avant tout en un tableau
de bord d'indicateurs de performance que les gestionnaires doivent établir et suivre
afin de s'assurer de la bonne gestion de l'IMF.

Cette procédure de gestion de risques à trois niveaux est un processus continu en


raison notamment de la grande variabilité de la vulnérabilité dans le temps.
Egalement, les risques varient sensiblement selon l'étape de développement de
l'institution.

Cependant, une analyse rapide des risques qui peuvent toucher les institutions de
microfinance montre que ces risques sont nombreux et diversifiés.

(2) Professeur Frederick KALALA(2013), Notes de cours de Gestion des risques en


Microfinance, UPC, inédit

8
La gestion de ces risques est rendue d'autant plus difficiles qu'ils sont fortement
dépendants les uns des autres, ce qui oblige les IMF à envisager des compromis qui
ne sont a priori pas évidents à identifier et à gérer, compte-tenu de leurs spécificités.

C'est très important de noter que les IMF ne pourront pas complètement échapper à
l'ensemble des risques auxquels elles sont exposées. Tout effort d'anticipation et de
gestion de l'ensemble des risques potentiels générerait d'importants coûts
d'opportunité et exposerait ainsi l'IMF à d'autres catégories de risques. La gestion de
risques requiert également la recherche d'équilibre approprié entre les coûts
engagés et l'efficacité du système de contrôle, ainsi que leurs effets nets sur la
clientèle et le personnel de l'IMF.

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