Évaluation
CLASSE : Première
VOIE : ☒ Générale ☐ Technologique ☐ Toutes voies (LV)
ENSEIGNEMENT : Enseignement scientifique avec enseignement de mathématiques
spécifique
DURÉE DE L’ÉPREUVE : 2h
Niveaux visés (LV) : ø
Axes de programme : ø
CALCULATRICE AUTORISÉE : ☒Oui ☐ Non
DICTIONNAIRE AUTORISÉ : ☐Oui ☒ Non
☐ Ce sujet contient des parties à rendre par le candidat avec sa copie. De ce fait, il ne peut être
dupliqué et doit être imprimé pour chaque candidat afin d’assurer ensuite sa bonne numérisation.
☐ Ce sujet intègre des éléments en couleur. S’il est choisi par l’équipe pédagogique, il est
nécessaire que chaque élève dispose d’une impression en couleur.
☐ Ce sujet contient des pièces jointes de type audio ou vidéo qu’il faudra télécharger et jouer le
jour de l’épreuve.
Nombre total de pages : 11
Parmi les trois exercices qui composent ce sujet, le candidat en traite
obligatoirement deux.
L’exercice 1, relatif à l’enseignement de mathématiques spécifique,
doit être obligatoirement abordé.
Pour le deuxième exercice, le candidat choisit entre l’exercice 2 et
l’exercice 3 qui sont relatifs à l’enseignement commun de
l’enseignement scientifique. Il indique son choix en début de copie.
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Exercice 1 (obligatoire) – Niveau première (mathématiques)
Organisation d’un marathon
Sur 8 points
En 2020, un marathon a eu lieu, comme tous les ans depuis l’année 2000, dans la ville
de Poumoncity. Un tirage au sort est organisé pour pouvoir courir ce marathon.
Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.
Partie A
En 2020, 90 000 personnes ont participé au tirage au sort, et seulement 40 % d’entre
elles ont été retenues. Sur ces personnes retenues, 85 % se sont présentées le jour
de l’épreuve.
1-a- Vérifier que 30 600 personnes se sont présentées au départ de ce marathon.
1-b- Déterminer le pourcentage des personnes au départ par rapport aux personnes
ayant participé au tirage au sort.
En course à pied, la catégorie « Master » regroupe les personnes de 35 ans ou plus.
Voici la répartition des coureurs par sexe et par catégorie :
Hommes Femmes Total
Masters 18 050 3 800
Autres 6 150 2 600
Total 30 600
2-a- Recopier et compléter ce tableau.
2-b- Calculer le pourcentage de « Masters » parmi l’ensemble des coureurs, puis
parmi les femmes. Arrondir les résultats à 0,1 %.
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Un journaliste interroge une personne au hasard parmi les 30 600 participants. On
note :
- H l’événement : « la personne choisie est un homme » ;
- M l’événement : « la personne choisie appartient à la catégorie Masters » ;
̅ l’événement contraire d’un événement A.
- A
3-a- Reproduire et compléter l’arbre de probabilité suivant, en donnant les valeurs
exactes des probabilités sur chacune des branches :
3-b- On admet que la probabilité, arrondie au millième, que la personne choisie fasse
partie de la catégorie « Master » est égale à 0,714.
On sait maintenant que la personne choisie par le journaliste est une femme.
Donner alors la valeur exacte de la probabilité que cette femme ne fasse pas partie de
la catégorie « Master ».
Partie B
Les organisateurs de l’épreuve ont remarqué que le nombre de personnes inscrites au
marathon augmente en moyenne de 800 chaque année depuis l’an 2000. En 2000, il
y a eu 14 600 participants.
On décide de modéliser ce nombre d’inscrits par une suite.
Pour tout entier naturel 𝑛, on note 𝑢𝑛 le nombre de personnes inscrites à ce marathon
pour l’année 2000 + 𝑛. Ainsi 𝑢0 = 14 600.
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4-a- Donner la nature de la suite (𝑢𝑛 ) et préciser sa raison.
4-b- Si l’évolution se poursuit ainsi, à partir de quelle année, le nombre de participants
dépassera-t-il 40 000 pour la première fois ? Détailler la démarche.
Le vainqueur de ce marathon a couru 3 km pour s’échauffer avant la course, puis a
couru son marathon à une vitesse moyenne de 20 km/h. On admet que la distance
parcourue (exprimée en km) en fonction du temps 𝑡 (exprimé en heures) est donnée
par la fonction 𝑑 définie sur [0 ; +∞[ par 𝑑(𝑡) = 3 + 20𝑡.
5-a- Justifier le choix de modéliser la situation par une fonction plutôt que par une suite.
5-b- Quelle distance ce coureur a-t-il parcourue au bout d’une heure et demie ?
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Exercice 2 (au choix) – Niveau première
Thème « Le Soleil, notre source d’énergie »
La Terre et Vénus : des planètes qui se ressemblent
Sur 12 points
Le Soleil est l'étoile la plus proche de la Terre, l'énergie qu'il rayonne permet le
développement de la vie.
La présence de dioxyde de carbone dans l’atmosphère participe à l’effet de serre
atmosphérique.
Document 1. Caractéristiques de Vénus et de la Terre
Constante Rayon
Température Distance
solaire* Composition de de la
Planète de surface Albédo au soleil
Cplanète l’atmosphère planète
moyenne (K) (U.A.)
(W.m-2) (km)
Diazote (78 %)
Terre 1368 288 0,3 Dioxygène (21 %) 1,0 6371
Autres gaz (1%)
Diazote (3,5 %)
Dioxyde de
Vénus 2639 738 0,78 0,72 6050
carbone (96,5 %)
Autres gaz (traces)
* La notion de « constante solaire » est précisée dans le texte, en question 3.
1- Recopier sur la copie la proposition correcte.
La valeur de l’albédo donne une mesure :
- du pouvoir absorbant d’une surface donnée ;
- de la puissance solaire parvenant sur une surface donnée ;
- de la proportion de puissance lumineuse réfléchie ou diffusée par une surface
éclairée ;
- de la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
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2- Sur le document 2 (visible en fin d’exercice), sont représentées deux courbes,
étiquetées (a) et (b). L’une d’elles représente un modèle de la puissance radiative
émise par la Terre en fonction de la température de la Terre ; l’autre représente un
modèle de la puissance solaire absorbée par la Terre, en tenant compte de l’albédo
terrestre mais sans tenir compte de l’effet de serre.
2-a- Préciser, en justifiant la réponse, ce que représentent les courbes (a) et (b).
2-b- Déterminer graphiquement la température d’équilibre de la Terre prédite par cette
modélisation, en expliquant la méthode employée. Commenter le résultat, sachant que
l’on observe une température moyenne de l’ordre de 288 K (15 °C) à la surface de la
Terre.
3- La constante solaire d’une planète est la puissance solaire parvenant sur une unité
de surface de la planète en incidence normale.
3-a- Expliquer pourquoi la constante solaire de Vénus est plus grande que celle de la
Terre.
3-b- En prenant en compte l’albédo, calculer la puissance solaire PS,Terre effectivement
absorbée par unité de surface Terrestre en incidence normale. Calculer de même la
puissance solaire PS,Vénus effectivement absorbée par unité de surface de Vénus en
incidence normale.
3-c- Proposer une explication au fait que, malgré le résultat précédent, la température
moyenne de Vénus est très supérieure à la température de la Terre.
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Document 2. Puissances absorbées et émises par la Terre en fonction de la
température
5E+17
4,5E+17
4E+17
3,5E+17
PUISSANCE (W)
3E+17
(b)
2,5E+17
2E+17 (a)
1,5E+17
1E+17
5E+16
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400
TEMPÉRATURE (K)
Note - Sur l’axe des ordonnées les valeurs indiquées sont à comprendre ainsi :
5E+17 = 5×1017
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Exercice 3 (au choix) – Niveau première
Thème « La Terre, un astre singulier »
La lumière cendrée de la Lune
Sur 12 points
Périodiquement la Lune nous présente un aspect des plus surprenants. En plus d’une
partie fortement lumineuse correspondante à la phase lunaire, il est possible
d’apercevoir l’autre partie de la Lune. La lumière qui nous parvient de cette partie plus
sombre est appelée « lumière cendrée de la Lune » (voir la photographie).
Document 1. Observations de Galilée
« Je veux noter aussi un fait que j’ai observé, non sans un certain émerveillement :
presque au centre de la Lune se trouve une cavité plus grande que toute autre et
parfaitement circulaire [...] : dans son obscurcissement et dans son illumination, elle
présenterait le même aspect que celui de la Terre dans une région comparable à la
Bohème, si cette région était de tous côtés entourés de hautes montagnes et
disposée en cercle parfait. Dans la lune, en effet, la cavité est entourée de cimes si
élevées que la région extrême, attenante à la partie ténébreuse, se voit illuminée par
les rayons solaires, avant que la ligne de partage entre la lumière et l’ombre atteigne
le diamètre de la figure elle-même [...] ».
Galilée, Sidereus Nuncius, trad. de E. Namer, Paris : Gauthier-Villars, p. 73 sq.
« Chacun peut se rendre compte avec la certitude des sens, que la Lune est dotée
d’une surface non point lisse et polie, mais faite d’aspérités et de rugosités, et que
tout comme la face de la Terre elle-même, elle est toute en gros renflements, gouffres
profonds et courbures. »
Galilée, Sidereus Nuncius , trad. de E. Namer, Paris : Gauthier-Villars, 1964, p. 116
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Figure 1 : dessins de la Lune extraits du livre “Sidereus nuncius” de Galilée.
Situation 1 Situation 2
D’après : [Link]
Document 2. Observations de Léonard de Vinci
Il y a 500 ans de cela, Léonard de Vinci résolut une très ancienne énigme
astronomique : l'origine de la lumière cendrée, cette douce lueur qui baigne la partie
non éclairée de la Lune.
Peu de gens le savent, mais une des plus grandes manifestations du génie de
Léonard de Vinci n'a rien à voir avec la peinture ou l'ingénierie. Il s'agit en fait
d'astronomie : il a compris l'origine de la lumière cendrée.
On peut observer la lumière cendrée chaque nuit où la Lune est en croissant au-
dessus de l'horizon, au coucher du soleil. Entre les pointes du croissant, vous devinez
comme une image fantomatique de la Lune. C'est la lumière cendrée, le reflet sur la
partie non éclairée de la Lune de la lumière renvoyée par la Terre.
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Pendant des milliers d'années, les hommes se sont émerveillés devant cette
splendeur sans en comprendre la cause. Et il fallut attendre le 16e siècle pour que
Léonard de Vinci la comprenne.
Aujourd'hui, la réponse nous paraît évidente. Quand le Soleil se couche sur la Lune,
il se produit exactement la même chose que sur Terre : c'est la nuit. Mais pas une
nuit noire... Même quand le Soleil est couché, il y a encore une source de lumière
dans la nuit lunaire : la Terre bien sûr !
D’après [Link]
Document 3. Calendrier du premier semestre 2021
Les disques noirs représentent les dates de nouvelle Lune et les disques blancs la
pleine Lune. Ces dates ont été effacées pour le mois de juin.
Source : [Link]
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1- Les observations de Galilée (document 1)
1-a- Pour les deux situations (notées Situation 1 et Situation 2) dessinées par Galilée
sur la figure 1, représenter sur un schéma les positions de la Terre, de la Lune et du
Soleil.
1-b- Dessiner ce que Galilée aurait observé dans les deux situations de la figure 1 si
la surface de la Lune était parfaitement lisse.
1-c- Galilée a pu aisément comparer les observations qu’il a réalisées à différents
moments de l’année parce que la Lune présente toujours la même face à la Terre.
Voici plusieurs propositions pour expliquer ce phénomène :
(a) la Lune tourne sur elle-même avec la même période que celle de son
mouvement de rotation autour du Soleil ;
(b) la Lune tourne sur elle-même avec la même période que celle de son
mouvement de rotation autour de la Terre ;
(c) la Lune ne tourne pas sur elle-même tout en tournant autour de la Terre,
(d) la Lune reste fixe dans le ciel pour un observateur terrestre.
Recopier sur votre copie la bonne explication ; justifier votre réponse en vous appuyant
sur un schéma clair.
2- Les observations de Léonard de Vinci
2-a- Schématiser, sans souci d’échelle, les positions relatives de la Lune, du Soleil et
de la Terre dans la situation décrite par Léonard de Vinci dans le document 2.
2-b- À partir du document 2 et du schéma réalisé dans la question précédente,
expliquer comment un individu, sur Terre, peut observer la lumière cendrée de la Lune.
2-c- Expliquer en quoi l’observation de la lumière cendrée montre que l'albedo de la
Terre n’est pas nul.
3- Période favorable à l’observation de la lumière cendrée
3-a- À partir des données figurant sur le calendrier du document 3, calculer la durée
moyenne, en jour, de l’intervalle de temps qui sépare deux pleines lunes successives.
3-b- En décrivant avec précision le raisonnement utilisé, déterminer une période de 10
jours a priori favorables à l’observation de la lumière cendrée pendant le mois de juin
2021.
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