Cours de climatologie et hydrologie
Cours de climatologie et hydrologie
HYDROLOGIE-CLIMATOLOGIE
SUPPORT DE COURS
STC 1302
PARTIE 2: HYDROLOGIE
Introduction à l'hydrologie de surface
Cycle de l’eau
Le bassin versant et son complexe
Bilan de l’eau à l’échelle du bassin versant
Étude des précipitations et des écoulements
EVALUATION
Devoir : 40 % de la note finale
Examen : 60 % de la note finale
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Enseignante : Dr. Oumou DIANCOUMBA Année universitaire 2024-2025
PARTIE 1 : CLIMATOLOGIE
I. INTRODUCTION A LA CLIMATOLOGIE
A. Le climat: qu'est que c'est ?
Le mot climat vient de Klima= Inclinaison.
Cela fait référence au premier facteur explicatif de la géographie des climats: le
rayonnement solaire et notamment son inclinaison (incidence) sur la surface terrestre.
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Ensoleillement…
Ces états dépendent de plusieurs facteurs d'origine cosmique, planétaire ou
géographique.
B. Météorologie et Climatologie
1. Historique
D’Aristote à Montesquieu: Les théories des climats proposées avaient pour seul objectif
d’associer les caractères des peuples à la position de leurs territoires.
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2. Météorologie et climatologie
C. Le temps et le climat
Temps:
Etat dynamique et variable de l’atmosphère dans une zone donnée et à un moment
bien précis. Le temps connait des modifications à court terme (souvent quelques
heures ou jours après).
Climat:
Etat à long terme de l’atmosphère – Synthèse des conditions météorologiques d’une
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région donnée, caractérisée par les statistiques à long terme des variables
(températures, pression atmosphérique, vents, précipitations) de l’état de
l’atmosphère (au moins 30 ans d‘après OMM).
D. Description
En règle générale, le climat varie peu, en un endroit donné du globe, sur une durée de
l'échelle du siècle. Mais sur des temps géologiques, le climat peut changer
considérablement.
Par exemple, la Scandinavie a connu plusieurs périodes glaciaires dans le dernier
million d'années.
Aussi, il a plus de 10 000 ans que le Sahara était une jungle humide. Par la suite, le
climat se réchauffa et on assiste actuellement dans cette région à un désert.
Les observations de la climatologie indiquent que le climat fluctue sans cesse. A une
échelle géographique et temporelle supérieure, les variations climatiques sont si
importantes qu’elles bouleversent la géographie, la répartition des espèces vivantes et
l’activité humaine.
L'étude des climats passés est la paléoclimatologie. Cette étude en fonction de
l'histoire humaine s'appelle climatologie climatique.
D’une façon générale, on peut dire que la climatologie est l'étude du climat et de l'état
moyen de l'atmosphère, c'est-à-dire la succession des conditions météorologiques sur
de longues périodes dans le temps. Elle est une branche combinée de la géographie
physique et de la météorologie, l'étude du temps à court terme étant le domaine de la
météorologie opérationnelle.
Un climatologue, ou climatologiste, est un spécialiste qui fait l'étude des variations
locales et temporelles des climats grâce aux statistiques des données provenant de
plusieurs domaines qui affectent le climat.
E. Domaine d’application de la climatologie
La climatologie est la science du climat mais son domaine d’application n’est pas
restreint au climat. Il s’agit d’une discipline beaucoup plus vaste. Elle emprunte à
d’autres sciences des notions ou des résultats dont elle a besoin en faisant appel à des
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C'est l'addition du savoir de chacune de ces disciplines qui permet d'obtenir une
compréhension globale de l'histoire de notre climat, ainsi que de permettre de faire des
projections pour prédire statistiquement son évolution.
La connaissance de nombreux paramètres, comme la température à différentes
altitudes, l'influence des gaz à effet de serre, l'humidité relative, l'évaporation
océanique, est nécessaire pour produire des modèles climatiques numériques et
anticiper les changements du climat que l'on peut prévoir à plus ou moins long terme
(30 ans).
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Le tour complet de la Terre au tour du soleil est la révolution. La Terre tourne autour
d’elle-même; c’est la rotation. L’orbite est le chemin parcouru par la Terre autour du
soleil. Le plan de l’orbite de la Terre est le plan écliptique
On appelle obliquité de l'écliptique, l’angle que fait l’axe de rotation de la Terre avec la
perpendiculaire au plan de l'écliptique.
Remarque: si l'axe de rotation était perpendiculaire au plan de l'écliptique, le soleil
serait toujours au zénith au-dessus de l'équateur et le bilan radiatif serait constant
localement tout le long de l'année avec une orbite circulaire.
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L’excès de chaleur reçu par la ceinture tropicale est redistribué par l'Océan et
l'atmosphère, créant ainsi des vastes mouvements nuageux à l'échelle du globe. La
rotation de la Terre contribue à rendre cette circulation tourbillonnaire.
Au niveau des océans, la chaleur ainsi accumulée est diffusée par de grands courants
chauds, comme le Gulf Stream par exemple au Nord-Ouest de l’Europe.
II.2. Atmosphère
II.2.1.Définition
L'atmosphère est, au sens large, une couche gazeuse qui enveloppe certains astres.
La Terre ainsi que d'autres planètes ou les étoiles en sont pourvues. Une atmosphère
peut contenir des particules en suspension (poussières, aérosols, etc.) ou atteindre des
températures très élevées, comme c'est le cas pour les étoiles, engendrant alors une
émission de lumière.
L'atmosphère est la fine enveloppe d’air qui entoure la couche terrestre composée de
gaz et se comporte comme un fluide.
L'atmosphère terrestre est l'enveloppe gazeuse entourant la Terre que l'on appelle air.
L'atmosphère protège la vie sur terre en absorbant le rayonnement solaire ultraviolet,
en réchauffant la surface par la rétention de chaleur (effet de serre) et en réduisant les
écarts de température entre le jour et la nuit.
La ligne de Kármán, à 100 km, est considérée comme la frontière entre l'atmosphère et
l'espace par la Fédération aéronautique internationale.
II.2.2. Structure de l'atmosphère
L'atmosphère est divisée en plusieurs couches d'importance variable : leurs limites ont été fixées selon
les discontinuités dans les variations de la température, en fonction de l'altitude.
De bas en haut :
[Link]ère
vapeur d’eau.
Tropos veut dire changement; la troposphère est le siège des phénomènes
météorologiques.
Elle constitue la zone convective de l'atmosphère.
La température au sol est en moyenne de +13°C.
En un point donné, elle est liée à l’ensoleillement et à la quantité de rayonnement
infrarouge IR réémis par la Terre.
[Link]ère
Dans la stratosphère, se loge l’ozone.
Il y a une forte concentration de
température à cause de la couche d’ozone qui absorbe les rayons ultra-violets du soleil.
Couche d’ozone
La couche d’ozone est la couche très mince qui est formée dans la stratosphère
Dès 1930, S. Chapman suppose que l’augmentation de la température dans la
stratosphère est liée à la production de l’ozone par photodissociation de l’oxygène sous
l’effet des UV solaires.
La concentration en ozone est maximum entre 20 et 30 km.
L’épaisseur de la couche d’ozone pur que l’on pourrait former avec ce gaz est de 3mm !
II.2.2.3.Mésosphère
[Link]ère
La température croît avec l'altitude (de 80 km d'altitude à 350-800 km d'altitude)
[Link]ère
Au-delà de la thermosphère se trouve la couche ultime de l’atmosphère, appelée
exosphère.
De 350-800 km d'altitude à 50 000 km d'altitude. Ici aussi, la température croît avec
l’altitude.
C’est dans l’exosphère que gravitent les satellites artificiels.
II.2.3. Composition de l'atmosphère
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La proportion des gaz atmosphériques varie selon la région et la saison. Elle a d’ailleurs
beaucoup varié selon les époques.
Les gaz de l'atmosphère sont continuellement brassés. C’est pourquoi, l'atmosphère
n'est pas homogène, tant par sa composition que par ses caractéristiques physiques.
Les nuages qui sont liquides, parfois solides, ne sont pas considérés comme des
constituants de l'atmosphère. En revanche la vapeur d'eau contenue dans l'air humide
représente en moyenne 0,25 % de masse totale de l'atmosphère.
La vapeur d'eau dispose de la particularité notable d'être le seul gaz de l'atmosphère
susceptible de changer de phase, et dont la concentration est très variable dans le
temps et dans l'espace.
Au niveau de la mer, l'air sec est principalement composé de 78,08 % de diazote,
20,95 % de dioxygène, 0,93 % d'argon et 0,036 % de Dioxyde de carbone et des traces
d'autres gaz.
Il comporte aussi des traces d'autres éléments chimiques, les gaz mineurs, dont la
proportion varie avec l'altitude. Ceux-ci constituent moins de 0,03 % de l'atmosphère.
Ce sont en majorité les gaz rares : néon, hélium, krypton, xénon et radon.
D'autres éléments d'origine naturelle sont présents en plus faible quantité, dont la
poussière, le pollen et les spores ainsi que des virus, bactéries. De très nombreux
aérosols d'origine naturelle ou anthropiques sont aussi présents dans l'air, ainsi que des
polluants.
La Terre reçoit son énergie du Soleil, car les rayons du soleil réchauffent la surface de
la terre.
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Les deux tiers de cette énergie sont absorbés par l’atmosphère, les sols et l’océan. Le
tiers restant est directement renvoyé vers l’espace.
Les nuages, et certains gaz naturellement présents dans l’atmosphère, absorbent une
partie de ces rayonnements infrarouges et les réémettent vers la surface de la Terre.
Ces gaz, que l’on appelle gaz à effet de serre, piègent une partie des rayonnements.
C’est ce que l’on appelle l’effet de serre.
Ainsi, l’effet de serre est un phénomène naturel essentiel à notre planète, puisqu’il
permet de réguler la température sur Terre. En effet, il permet d’avoir une température
moyenne de 15° C au lieu de -18°C.
Un déséquilibre engendré par les activités humaines
Depuis le XIXème siècle, sous l’effet de l’industrialisation, les activités humaines,
émettrices de gaz à effet de serre, ont augmenté considérablement la quantité de gaz à
effet de serre dans l’atmosphère.
On estime qu’entre 1750 et 2011, les concentrations atmosphériques en CO2 ont
augmenté de 40% et celles de CH4 de plus de 150%.
Ces gaz à effet de serre, artificiellement émis par l’Homme, viennent s’ajouter aux gaz à
effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère.
Tous les gaz à effet de serre (GES) n'ont pas le même temps de résidence dans
l'atmosphère, ni le même impact sur le climat pour une quantité de gaz donnée.
Pour pouvoir cependant évaluer l'influence totale de ces GES, on définit pour chacun
d'eux un Pouvoir de Réchauffement Global (PRG) qui caractérise la puissance radiative
que le GES considéré renvoie vers le sol.
III. Circulation générale atmosphérique
La circulation atmosphérique est le mouvement à l'échelle planétaire de la couche d'air
entourant la Terre qui redistribue la chaleur provenant du Soleil en conjonction avec la
circulation océanique.
La radiation réémise par le sol est liée à la quantité d'énergie reçue.
III.1. Premier moteur de la CGA
Le soleil éclaire la surface de la terre. Cette surface va se réchauffer au cours de la
journée. L’air chaud étant moins dense va monter progressivement et a tendance à se
refroidir en altitude. C’est un mouvement de convection.
La densité de l’air chaud est plus faible qui monte au niveau de l'Equateur jusqu’au
sommet de la troposphère, commence à se refroidir et pousser vers les latitudes 30
Nord Sud.
A ce niveau, il va redescendre et se redirige vers l'Equateur de nouveau. Ce qui forme
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la cellule de Hadley.
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La deuxième se situe aux latitudes moyennes et est caractérisée par des systèmes
dépressionnaires transitoires sous une circulation d'altitude généralement d'ouest, c'est
la cellule de Ferrel.
La troisième, les cellules polaires se retrouvent respectivement au Nord et au Sud des
60-ièmes parallèles nord et sud avec une circulation de surface généralement d'est.
Entre ces trois zones, à une altitude variant entre 6 et 15 km, on retrouve les courants-
jets circulant autour de la planète et qui sont un des précurseurs de la frontogénèse.
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III.7. Impacts
En climatologie, la ZCIT correspond à l’équateur météorologique (EM), appelé
également équateur thermique. Ses variations ont un effet important sur les
précipitations pour plusieurs nations équatoriales, produisant les saisons sèches et les
saisons humides (moussons).
Des anomalies prolongées de la ZCIT peuvent produire de graves inondations ou
sécheresses dans les zones intertropicales.
On retrouve des vents calmes ou faibles et de direction variable dans les basses
couches de l'atmosphère au voisinage de la ZCIT.
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Les océans sont parcourus par des courants chauds et froids qui modifient le climat
des côtes qu’ils baignent.
Les courants marins chauds favorisent les précipitations sur les côtes tandis que les
courants marins froids ont plutôt tendance à les assécher.
Par contre le Gulf Stream courant marin chaud qui vient de la zone intertropicale
favorise les précipitations.
V. CLASSIFICATION DES CLIMATS
La classification des climats répond au besoin d'organiser et de synthétiser notre
connaissance des différents types de climats et des données observées, afin de
s'adapter au mieux à notre environnement.
Aussi, plusieurs classifications ont été développées depuis les premières classifications
connues, venant de la Grèce antique, elles décrivent les conditions météorologiques,
selon leurs latitudes.
Chaque classification climatique peut répondre à des attentes différentes selon les
objectifs des personnes les utilisant.
Par exemple, une classification selon des températures météorologiques et
l'ensoleillement permettra un choix efficace pour une installation de chauffage afin
d'estimer au mieux la puissance de chauffe nécessaire, mais également la durée
estimée de chauffage.
La description des différents types de climat permet également de simplifier
l'information disponible, et de la diffuser dans une forme compréhensible.
Une classification répond à un objectif, qu'il soit écologique, économique, touristique...
On peut faire les classifications selon les méthodes et les données qu'elles utilisent et
aussi selon les objectifs qu'elles visent.
Les classifications modernes essaient de se baser sur des mesures objectives de
paramètres mesurables à l'origine du climat :
• la température,
• l'humidité,
• la pluviométrie,
• l'ensoleillement,
• la vitesse des vents, etc.;
• et sur l'analyse statistique.
Ainsi, des indices issus de ces mesures peuvent être créés comme l'indice d’aridité,
l'évapotranspiration.
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À ces mesures objectives, viennent se greffer des appréciations plus empiriques, c'est
par exemple la classification de Köppen qui a été conçue de façon à faire
correspondre les zones climatiques et celles des biomes.
Il existe deux grands types de classification, les classifications établies avec les
uniques données climatiques (température, hygrométrie, pluviométrie, ...) et les
classifications qui prennent en comptes certaines données écologiques comme la
classification de Holdridge
[Link] classification en fonction de l'indice d'aridité
L'Indice d’aridité est une valeur numérique censée représenter le degré de
sécheresse du climat à un endroit donné.
Pour sa détermination, plusieurs méthodes de calcul ont été proposées.
Ces indices ont pour la première fois été calculés au début du XX e siècle par Wladimir
Köppen et Rudolf Geiger, plus tard d'autres scientifiques comme Charles Warren
Thornthwaite ont proposé les leurs.
Les gradients de ces indices peuvent également servir à délimiter des zones en
fonction de leur pluviométrie.
Ces indices peuvent également être utilisés, parmi d'autres, comme facteur pouvant
permettre une classification du climat.
Ces indices peuvent également être utilisés, parmi d'autres, comme facteur pouvant
permettre une classification du climat.
[Link] système de Martonne
Dans la première moitié du XXe siècle, le géographe français Emmanuel de Martonne
élabore un système de classification des climats par une méthode statistique.
Il utilise un indice synthétique regroupant des données hygrométriques et
thermiques.
Cette méthode statistique sera reprise par la suite pour la classification climatique et
perfectionnée grâce au développement des moyens techniques de mesure et
d'information sur le climat.
Dans la première moitié du XXe siècle, le géographe français Emmanuel de Martonne
élabore un système de classification des climats par une méthode statistique.
Il utilise un indice synthétique regroupant des données hygrométriques et
thermiques.
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Cette méthode statistique sera reprise par la suite pour la classification climatique et
perfectionnée grâce au développement des moyens techniques de mesure et
d'information sur le climat.
IV.3. La classification de Thornthwaite
La classification de Charles Warren Thornthwaite, tient compte de paramètres liés au
développement de la végétation, et plus particulièrement du concept
d'évapotranspiration et d'indice d'aridité fondée sur les moyennes de température.
Il tient compte aussi de données empiriques comme le type de végétation.
Le classement selon les taux d'humidité utilise une échelle de valeur associée aux
termes hyperhumide, humide, subhumide, subaride, semi-aride et aride.
Selon la classification de Thornwraite, 33 % de la planète subit un régime aride ou
semi-aride.
Des études suggèrent que l'indice d'efficacité des précipitations (PE) est surestimé
en été et sous-estimé en hiver.
Cet indice peut être utilisé efficacement pour déterminer le nombre d'herbivores et des
espèces de mammifères dans un nombre de zone donnée.
L'indice est également utilisé dans les études du changement climatique.
Le paramètre thermique dans cette classification définit les régimes microthermal,
mésothermal, et mégathermal.
• Un climat microthermal est un climat à moyenne annuelle faible de
températures, généralement entre 0 ° C et 14 ° C qui connaît des étés courts et
un potentiel d'évaporation de 14 cm et 43 cm.
• Un climat mésothermal est un climat qui manque de chaleur ou subit un froid
persistant, avec une évaporation potentielle entre 57 cm et 114 cm.
• Un climat mégathermal est un climat où persistent des températures élevées
et des précipitations abondantes, avec un potentiel d'évaporation au-delà de
114 cm.
IV.4. Le système de Köppen
Dans les années 1920, le climatologue Wladimir Peter Köppen met au point un
système de classification des climats basé uniquement sur les précipitations et les
températures.
Un climat est ainsi repéré par un code de deux ou trois lettres :
C'est la plus courante des classifications climatiques dans sa version présentée par
Rudolf Geiger en 1961.
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Un très grand nombre d'études climatiques et de publications ont adopté une des
versions de ce système.
La carte de Köppen-Geiger reste aujourd'hui une référence, grâce à ces mises à jour
fréquentes, tant dans les domaines de l'hydrologie, de la géographie, de l'agriculture, de
la biologie, la climatologie à travers ses recherches sur l'évolution des climats.
Exemples :
• Le Sahara, ou le désert d’Arabie, sont de type BWh (B = Climat sec ; W = Climat
désertique ; h = Température moyenne annuelle > 18 °C)
• La zone équatoriale est de type Af (A = Climat tropical ; f = Climat humide sans
saison sèche)
• La France du nord est de type Cfb (C = Climat tempéré chaud ; f = Climat
humide sans saison sèche ; b = été tempéré).
IV.5. Classification de Trewartha
La classification de Trewartha est une adaptation de la classification de Köppen. Il tente
de redéfinir les grands groupes climatiques de manière à être plus proche des biomes
de végétaux, en particulier aux États-Unis.
IV.6. La classification des masses d'air de Bergeron
La plupart des classifications tiennent compte des mouvements de masses d'air.
La classification de Tor Bergeron, utilisée à partir des années 1950 pour les prévisions
météorologiques, est celle qui est la plus acceptée parmi celles-ci.
IV.7. Les classifications éco-climatiques
Les paramètres climatiques permettent de prévoir le type de végétation dans une
zone, de la même manière l'examen d'une flore permet d'en déduire le climat.
C'est le cas par exemple de la classification présentée par Leslie Holdridge en 1947, et
qui tient compte à la fois de données climatologiques et écologiques.
VI. TYPES DE CLIMATS
Basée sur la classification des masses d'air de Bergeron, la classification synoptique
spatiale retient six climats différents :
• le climat polaire sec ;
• le climat tempéré sec ;
• le climat tropical sec ;
• le climat tropical humide ;
• le climat tempéré humide et
• le climat polaire humide.
Selon la classification de Köppen, il existe sur le globe terrestre les types suivants de
climats :
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1. Climat équatorial
Le climat équatorial concerne les régions voisines de l'équateur.
Il se caractérisee :
• Une seule saison, Il y a des précipitations toute l'année, c'est-à-dire qu'il n'y a
pas de saison sèche. En outre, l'humidité relative y est très élevée, ce qui rend le
rend difficile à supporter, car on y transpire sans arrêt
• Ainsi qu'une température élevée quasiment constante toute l'année, dont la
moyenne est de 28 °C.
Les pluies sont presque quotidiennes, abondantes et tombant plutôt en soirée.
Ce mélange de chaleur et d'humidité permet l'épanouissement de la forêt équatoriale
qui est le biome le plus riche en biodiversité.
2. Climats tropicaux
Ce climat est présent de part et d’autre de l’équateur, parfois jusqu’à 15 à 25 degrés de
latitude nord et sud.
La température mensuelle moyenne est toute l’année au-dessus de 18 °C.
On distingue une saison sèche et une saison humide.
Dans certains cas, cependant, la saison sèche est de plus longue durée et devient
prédominante. La même chose se produit dans d'autres endroits avec la saison des
pluies. C'est pourquoi on parle de climat tropical sec et aussi de climat tropical
humide. On le connaît également sous le nom de climat tropical de savane.
Plus l’on s’approche de l’équateur et plus la saison humide s’allonge.
3. Climats désertiques
Le climat désertique est caractérisé par une évaporation supérieure aux
précipitations et une température moyenne annuelle supérieure à 18 °C. On distingue
quelques mois où les précipitations peuvent se produire.
La végétation est parfois absente.
Il s'étend entre 10 et 35 degrés de latitude nord et sud.
Ce climat est caractéristique des régions désertiques ou semi-désertiques des
grandes régions continentales souvent entourées de montagnes, à l'ouest et au centre
des continents.
4. Climats subtropicaux
Ce type de climat se rencontre à des latitudes comprises entre 25 et 45°. Ces climats
subissent l'influence de masses d'air tropicales pendant les mois d'été, leur
apportant de fortes chaleurs.
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En revanche, ils connaissent une vraie saison froide, même si celle-ci est modérée,
sous l'influence de masses d'air polaire.
En outre, si le ressenti est agréable (douceur, ensoleillement), ces climats sont aussi
sujet à des phénomènes brutaux (orages, inondations, tempêtes tropicales, cyclones).
On distingue deux sous catégories qui sont le climat subtropical humide et le climat
subtropical sec.
Subtropical sec similaire au climat méditerranéen sur les façades occidentales et le
climat subtropical humide sur les façades orientales (on emploie souvent le terme «
climat chinois »).
Si ces deux climats ont en commun un hiver relativement doux et humide (même si
un coup de froid n'est jamais exclu), les masses d'air tropical en été apportent des
situations bien différentes.
Les climats subtropicaux, par leur saison froide en hiver, peuvent aussi être qualifiés de
"climats tempérés chauds".
5. Climats dits tempérés
Ce climat est en général caractérisé par des températures tempérées (ni très chaud
ni très froid), ainsi que deux saisons : une saison froide (hiver) et une saison chaude
(été).
On le divise en trois grands sous-groupes :
5.1. Climat océanique
Le climat océanique est un climat avec des étés généralement doux et des hivers
généralement frais, humide en toutes saisons et influencé par la proximité des océans.
• Le climat océanique est marqué par une amplitude thermique faible (moins de
18 °C), qui s'accentue au fur et à mesure que l'on pénètre dans l'intérieur des
continents.
• Les précipitations sont en général de l'ordre du mètre et surtout bien réparties.
On le retrouve entre 35 et 65 degrés de latitude dans l’hémisphère nord et sud.
5.2. Climat continental
Le climat continental est un climat qui concerne des régions éloignées du littoral ou
recevant les vents et précipitations de l'intérieur du continent à des latitudes moyennes.
Il se caractérise par une forte amplitude thermique annuelle (plus de 20 °C).
L'influence de l'océan ne pouvant se faire sentir vu la direction générale des vents,
c'est l'humidité due à l'évapotranspiration des terres (forêts et marécages) et des
lacs qui fournit les précipitations.
Certains auteurs parlent de climat hyper continental (amplitude supérieure à 40 °C)
pour les régions intérieures des grands continents où seule la terre influence le climat.
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Les régions présentant une amplitude thermique intermédiaire entre climat océanique
et climat continental (autour des 20 °C) sont appelés climat océanique dégradé ou
climat semi-continental.
5.3. Climat méditerranéen
Le climat méditerranéen est un type de climat appartenant à la famille du climat
tempéré qui se caractérisee par des étés chauds et très secs, d'où de nombreux
incendies de forêts, et des hivers doux et humides avec des précipitations violentes
susceptibles d'entraîner des inondations.
Ce climat doit son nom à la proximité de la Méditerranée mais peut se rencontrer dans
d'autres parties du monde (Afrique du Sud, Chili, etc.), et peut présenter d'assez fortes
influences continentales (Madrid, Ankara etc.).
6. Climats subarctiques
Ce climat est un intermédiaire entre le climat tempéré et le climat polaire. Les étés
sont moins chauds et les hivers plus rigoureux que dans le climat tempéré.
C'est une région peu habitée aux étés courts et frais.
Le climat subarctique correspond à l'appellation « climat tempéré froid sans saison
sèche avec aucun mois chaud (+22 °C) » (Dfc) de Köppen.
On ne retrouve ce type de climat que dans l'hémisphère nord : partie centrale de tout le
Canada, majeure partie de la Russie et nord-est de la Chine
7. Climats polaires
Le climat polaire est caractérisé par des températures froides toute l'année, le mois le
plus chaud étant toujours en dessous de +10 °C. La température moyenne mensuelle
dépasse −50 °C.
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PARTE 2: HYDROLOGIE
I. Introduction à l'hydrologie de surface
I.1. Définitions et objectifs de l'hydrologie:
a. Définitions :
D’après le Glossaire International d'Hydrologie en 2001 :
L’hydrologie est « l’étude de la distribution et de la circulation de l'eau dans la
nature ».
• L'hydrologie de surface est la science de l’eau qui traite essentiellement les
problèmes qualitatifs et quantitatifs des écoulements à la surface des
continents. Ces problèmes se ramènent généralement à des prévisions ou des
prédéterminations de débits ou de volume en un point ou sur une surface.
• De façon très générale, l'hydrologie peut se définir comme l'étude du cycle de
l'eau et l'estimation de ses différents flux.
L'hydrologie au sens large regroupe :
• la climatologie : précipitations, évaporation, etc. ;
• l'hydrologie de surface : le ruissellement, les phénomènes d’érosion, les
écoulements des cours d’eau et les inondations ;
• L’hydrologie urbaine : production et distribution de l’eau potable, collecte et
épuration des eaux usées et pluviales ;
• l'hydrodynamique des milieux non saturés : les échanges entre les eaux de
surface et les eaux souterraines (infiltration, retour à l'atmosphère à partir des
nappes, etc.) ;
• l'hydrodynamique souterraine : les écoulements en milieux saturés.
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Dans le cas d'une région au sous-sol perméable, il se peut qu'une partie des eaux
tombées à l'intérieur du bassin topographique s'infiltre puis sorte souterrainement du
bassin (ou qu'à l'inverse des eaux entrent souterrainement dans le bassin).
Dans ce cas, nous serons amenés à ajouter aux considérations topographiques des
considérations d'ordre géologique pour déterminer les limites du bassin versant.
• Cette distinction entre bassin topographique et hydrogéologique se justifie
surtout pour les petits bassins.
En effet, lorsque la taille du bassin augmente, les apports et les pertes
souterraines ont plus de chance de se compenser.
• De plus, on peut admettre que le débit des cours d'eau est proportionnel à la
surface du bassin, les échanges souterrains se font, eux, aux frontières et varient
donc sensiblement comme le périmètre.
• Lorsque la taille du bassin augmente, la surface croît plus vite que le périmètre et
la valeur relative des échanges souterrains par rapport au débit de surface tend
à devenir négligeable.
• Le bassin versant est alors différent du bassin versant délimité strictement par la
topographie. Il est appelé dans ce cas bassin versant réel.
Distinction entre bassin versant réel et bassin versant topographique
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Avec :
➢ Ig en m/km ; L: Longueur du rectangle équivalent (km) ; DH en m
➢ DH se détermine à partir de la courbe hypsométrique comme étant la déférence
d’altitude des points d’abscisse 5% et 95%.
III.2.2. Couvert végétal
➢ On peut déterminer un indice de couverture forestière par :
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végétaux), une partie est interceptée par des obstacles, notamment la végétation et est
reprise par évapotranspiration, l’autre partie de l’eau arrivant au sol se répartie entre
le ruissellement et l’infiltration et le stockage en surface. Le ruissellement se produit sur
les versants et dans les axes d’écoulement. Lorsque l’infiltration est profonde, on parle
de percolation et elle finit par rejoindre la nappe et contribuer à l’écoulement
souterrain. L’eau stockée en surface, au bout d’un temps donné, finit par être évaporée
et/ou infiltrée.
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Ensemble des pertes en eau par évaporation et transpiration d'une surface de gazon de
hauteur uniforme, couvrant totalement le terrain, en pleine période de croissance,
recouvrant complètement le sol et abondamment pourvue en eau.
Evapotranspiration maximale (ETM) (d'une culture donnée) : est définie à différents
stades de développement végétatif, lorsque l'eau est en quantité suffisante et que les
conditions agronomiques sont optimales (sol fertile, bon état sanitaire, ...).
Evapotranspiration réelle (ETR) : c’est la somme des quantités de vapeur d'eau
évaporées par le sol et par les plantes quand le sol est à son humidité spécifique
actuelle et les plantes à un stade de développement physiologique et sanitaire réel.
Il est difficile, voir impossible de mesurer l’ETR.
Elle se déduit le plus souvent de l’ETP ou de l’ETM.
Pour la culture de référence, en l'occurrence le gazon, on a donc : ETR<ETM<ET0
[Link].1. Bac d’évaporation
Il existe deux types de bac d’évaporation dont les schémas et dimensions sont données
ci dessous.
❖ Le bac classe A:
❖ Diamètre = 121.9 cm
❖ Hauteur = 25.4 cm
❖ Niveau de l'eau maintenu à 5 cm du bord
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• Infiltration : absorption de l’eau par le sol (capacité d’absorption d’un sol). Elle
permet de constituer des réserves d’eau pour les plantes et de recharger les
nappes phréatiques (percolation
3.3.6 Ecoulement de nappe (groundwater flow)
Si le toit de la nappe est plus bas que le fond de la rivière, la nappe draine le cours
d'eau. A l’inverse, si le niveau de la nappe est suffisamment élevé, la rivière draine la
nappe. On a alors une contribution de la nappe au débit de la rivière.
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❖ Interception par les végétaux : part de l’eau captée par la végétation (ensuite
transpirée ou évaporée).
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C’est la fraction des précipitations qui n’atteint pas le sol. Elle est considérée comme
des pertes pour le système bassin versant. L’interception concerne le plus souvent la
canopée et on peut l’estimer par la relation :
❖ I : interception (mm)
❖ Pi : pluie incidente (mm)
❖ Ps : pluie drainée au travers du couvert végétal (mm)
❖ Pt : pluie atteignant le sol par écoulement le long des branches et du tronc (mm)
1. Principes météorologiques
[Link] et rappels de météorologie
Sous le terme de précipitations, on regroupe toutes les eaux météoriques ou
hydrométéores qui tombent à la surface de la terre. Elles sont provoquées par un
changement de température ou de pression. Les précipitations constituent l’unique «
entrée » des principaux systèmes hydrologiques continentaux que sont les bassins
versants.
1.2. Mécanismes de la formation des précipitationsLa pluie provient de l’évaporation
de l’eau qui existe dans la nature (lacs, océans, fleuves…).
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Lorsque le débit du cours est important, le jaugeage au moulinet monté sur une
perche n’est plus possible. Il faut faire appel à un saumon (c’est un gros moulinet).
Il comporte aussi un corps et une hélice.
Le saumon peut être monté sur une embarcation (cas du zodiac). Ce qui facilite
la mobilité des équipes de jaugeage qui peuvent faire des tournées sur plusieurs
rivières.
Le saumon peut également être monté en position fixe sur une potence sur une
section de rivière.
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