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Cours de climatologie et hydrologie

Le document présente un support de cours sur l'hydrologie et la climatologie destiné aux étudiants de géologie à l'Université des Sciences Techniques et Technologiques de Bamako pour l'année universitaire 2024-2025. Il décrit les objectifs d'apprentissage, le contenu du cours, ainsi que les méthodes d'évaluation, en se concentrant sur les concepts fondamentaux de l'hydrologie et de la climatologie, les interactions climatiques et les caractéristiques du milieu hydrologique. Le cours est structuré en deux parties principales : la climatologie et l'hydrologie, abordant divers thèmes tels que le climat, le cycle de l'eau et l'étude des précipitations.

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Cours de climatologie et hydrologie

Le document présente un support de cours sur l'hydrologie et la climatologie destiné aux étudiants de géologie à l'Université des Sciences Techniques et Technologiques de Bamako pour l'année universitaire 2024-2025. Il décrit les objectifs d'apprentissage, le contenu du cours, ainsi que les méthodes d'évaluation, en se concentrant sur les concepts fondamentaux de l'hydrologie et de la climatologie, les interactions climatiques et les caractéristiques du milieu hydrologique. Le cours est structuré en deux parties principales : la climatologie et l'hydrologie, abordant divers thèmes tels que le climat, le cycle de l'eau et l'étude des précipitations.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPUBLIQUE DU MALI

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UN PEUPLE – UN BUT – UNE FOI


*********************
UNIVERSITE DES SCIENCES TECHNIQUES
ET TECHNOLOGIQUES DE BAMAKO
(USTTB)
*********************
FACULTE DES SCIENCES TECHNIQUES
(FST)
*********************
DER DE GEOLOGIE
****************

HYDROLOGIE-CLIMATOLOGIE
SUPPORT DE COURS
STC 1302

Chargé du cours : Dr. Oumou DIANCOUMBA

Année universitaire 2024-2025


UNIVERSITE DES SCIENCES TECHNIQUES ET TECHNOLOGIQUES DE BAMAKO
FACULTE DES SCIENCES TECHNIQUES (FST)/ DER DE GEOLOGIE
Enseignante : Dr. Oumou DIANCOUMBA Année universitaire 2024-2025

Ce cours est destiné aux étudiants de la Géologie de la Faculté des Sciences


Techniques (FST), Cycle de Licence, Semestre 3. Module de 24 heures, Il se
décompose en 18 heures de cours magistral (CM) et 6 heures de travaux diriges (TD).
OBJECTIFS:
A l’issue du cours les étudiants devront être capables de :
• Comprendre les concepts de base de l’hydrologie et de la climatologie.
• Etudier les interactions entre les phénomènes climatiques.
• Caractériser le milieu hydrologique et comprendre les phénomènes
météorologiques.
• Evaluer des paramètres hydro-climatiques appliqués au bassin versant pour
l’aménagement et la gestion de la ressource en eau.
CONTENU DU COURS
PARTIE 1 : CLIMATOLOGIE
Introduction à la climatologie
Climat et astrophysique
Circulation générale atmosphérique
Facteurs du climat
Classifications climatiques
Types de climat

PARTIE 2: HYDROLOGIE
Introduction à l'hydrologie de surface
Cycle de l’eau
Le bassin versant et son complexe
Bilan de l’eau à l’échelle du bassin versant
Étude des précipitations et des écoulements
EVALUATION
Devoir : 40 % de la note finale
Examen : 60 % de la note finale

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PARTIE 1 : CLIMATOLOGIE
I. INTRODUCTION A LA CLIMATOLOGIE
A. Le climat: qu'est que c'est ?
Le mot climat vient de Klima= Inclinaison.
Cela fait référence au premier facteur explicatif de la géographie des climats: le
rayonnement solaire et notamment son inclinaison (incidence) sur la surface terrestre.

Les éléments du système climatique sont en constante interaction et échangent


matière (eau...), chaleur et mouvement (vent...).

Fig.1. Le système climatique


L'unique source d'énergie de départ provient de l'absorption du rayonnement solaire.
Un climat se définit pour une période (au moins 30 ans) et un endroit donnés par
l'ensemble des divers états de l'atmosphère : principalement
Température et humidité de l'air,
Précipitations
Vents

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Ensoleillement…
Ces états dépendent de plusieurs facteurs d'origine cosmique, planétaire ou
géographique.

• Les facteurs cosmiques (rayonnement solaire essentiellement).

• Les facteurs planétaires (circulation atmosphérique, rotation de la Terre

• Les facteurs géographiques (circulation océanique, continentalité, altitude,


nature des sols, etc.)

B. Météorologie et Climatologie

1. Historique

D’Aristote à Montesquieu: Les théories des climats proposées avaient pour seul objectif
d’associer les caractères des peuples à la position de leurs territoires.

A partir du XIXe siècle, on a pu disposer de mesure et de description (t°, pression,


pluviométrie,…) en nombre suffisant pour passer au stade suivant: essayer de saisir les
conditions atmosphériques selon les cycles saisonniers et ce à différentes échelles
spatiales.
A ce stade, la spécificité de l’étude du climat est nettement apparue.
Elle s’attache non pas à quelques éléments plus ou moins durable du milieu (tels que le
relief et la végétation), mais à du « mouvant »: l’atmosphère qui circule au-dessus (nous
ne respirons jamais le même air!).
Avec l’évolution, on s’est aperçu que le climat n’est pas seulement l’atmosphère qui
circule au-dessus de nos têtes, mais l’interaction avec le substrat terrestre est tout aussi
importante.
A cause de cette double liaison à l’atmosphère et au substrat terrestre, l’étude du climat
a donné naissance à deux sciences parallèles et complémentaires: Météorologie et
climatologie.

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2. Météorologie et climatologie

La météorologie (sources d’information issue de mesures et de statistiques de la


pluviométrie, la température, vitesse et direction du vent, humidité relative, etc.) a
d’abord mesuré ces manifestations aérologiques (causes); puis elle a tenté de les
comprendre; ensuite elle a cherché à les prévoir;
La climatologie (étudie les phénomènes atmosphériques à l'échelle d’une région, d’un
pays ou la planète toute entière en utilisant les relevés de précipitations, de
températures, de vent, de pression sur une période d’au moins 30 ans) a commencé
par collecter les relevés; puis elle en a dressé les statistiques; ensuite elle a utilisé ces
résultats pour individualiser les types climats (effets).
1860 début des mesures météorologiques à l'échelle planétaire

1935 date de création de l’Organisation Météorologique Internationale (OMI) qui est


devenue Organisation Météorologique Mondiale (OMM) en 1946.
La climatologie a pris son essor après 1950 et a évolué dans le temps. Elle est passée
de la science de l’état de l'atmosphère à la science du changement climatique
En 1979 la climatologie est officiellement reconnue par l’OMM comme science
autonome par rapport à la météorologie.
1989 l’ONU et l’OMM créent le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur
l’Evolution du Climat).
A l'orée du 20e siècle, les études approfondies sur les connaissances (physique des
gaz, thermodynamique, mécanique des fluides) ont fait de la météorologie une science
à part entière.

C. Le temps et le climat
Temps:
Etat dynamique et variable de l’atmosphère dans une zone donnée et à un moment
bien précis. Le temps connait des modifications à court terme (souvent quelques
heures ou jours après).
Climat:
Etat à long terme de l’atmosphère – Synthèse des conditions météorologiques d’une

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région donnée, caractérisée par les statistiques à long terme des variables
(températures, pression atmosphérique, vents, précipitations) de l’état de
l’atmosphère (au moins 30 ans d‘après OMM).

D. Description

En règle générale, le climat varie peu, en un endroit donné du globe, sur une durée de
l'échelle du siècle. Mais sur des temps géologiques, le climat peut changer
considérablement.
Par exemple, la Scandinavie a connu plusieurs périodes glaciaires dans le dernier
million d'années.
Aussi, il a plus de 10 000 ans que le Sahara était une jungle humide. Par la suite, le
climat se réchauffa et on assiste actuellement dans cette région à un désert.
Les observations de la climatologie indiquent que le climat fluctue sans cesse. A une
échelle géographique et temporelle supérieure, les variations climatiques sont si
importantes qu’elles bouleversent la géographie, la répartition des espèces vivantes et
l’activité humaine.
L'étude des climats passés est la paléoclimatologie. Cette étude en fonction de
l'histoire humaine s'appelle climatologie climatique.
D’une façon générale, on peut dire que la climatologie est l'étude du climat et de l'état
moyen de l'atmosphère, c'est-à-dire la succession des conditions météorologiques sur
de longues périodes dans le temps. Elle est une branche combinée de la géographie
physique et de la météorologie, l'étude du temps à court terme étant le domaine de la
météorologie opérationnelle.
Un climatologue, ou climatologiste, est un spécialiste qui fait l'étude des variations
locales et temporelles des climats grâce aux statistiques des données provenant de
plusieurs domaines qui affectent le climat.
E. Domaine d’application de la climatologie

La climatologie est la science du climat mais son domaine d’application n’est pas
restreint au climat. Il s’agit d’une discipline beaucoup plus vaste. Elle emprunte à
d’autres sciences des notions ou des résultats dont elle a besoin en faisant appel à des

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moyens techniques de plus en plus sophistiqués...


La climatologie est constituée d'une multitude de disciplines scientifiques, parmi
lesquelles on peut citer :
- L'Astrophysique qui s'intéresse à la quantité d'énergie solaire reçue par la terre,
- La dynamique de l'atmosphère qui s'intéresse aux échanges d'énergie entre les
différentes couches de l'atmosphère,
- la chimie de l'atmosphère qui étudie la composition de l'air,

- l’informatique et surtout les statistiques pour le traitement et l’utilisation


rationnelle des données.

- l’ océanographie, vulcanologie, géophysique, biochimie , biologie, géologie,


etc…

C'est l'addition du savoir de chacune de ces disciplines qui permet d'obtenir une
compréhension globale de l'histoire de notre climat, ainsi que de permettre de faire des
projections pour prédire statistiquement son évolution.
La connaissance de nombreux paramètres, comme la température à différentes
altitudes, l'influence des gaz à effet de serre, l'humidité relative, l'évaporation
océanique, est nécessaire pour produire des modèles climatiques numériques et
anticiper les changements du climat que l'on peut prévoir à plus ou moins long terme
(30 ans).

II. LES FONDEMENTS DU SYSTEME CLIMATIQUE

II.1. Climat et astrophysique


II.1.1. Mouvements de la Terre autour du soleil

Le tour complet de la Terre au tour du soleil est la révolution.


La Terre tourne autour d’elle-même; c’est la rotation
L’orbite est le chemin parcouru par la Terre autour du soleil.
Le plan de l’orbite de la Terre est le plan écliptique
La Terre tourne sur elle-même en 23 heures 56 mn et 4 s, selon un axe incline de

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23°27’ sur le plan de l'écliptique, ce qui conduit à une variation considérable de


l’ensoleillement en un endroit donné, définissant les saisons.

Le tour complet de la Terre au tour du soleil est la révolution. La Terre tourne autour
d’elle-même; c’est la rotation. L’orbite est le chemin parcouru par la Terre autour du
soleil. Le plan de l’orbite de la Terre est le plan écliptique

Fig.2 : Schéma montrant la rotation et la révolution de la terre

On appelle obliquité de l'écliptique, l’angle que fait l’axe de rotation de la Terre avec la
perpendiculaire au plan de l'écliptique.
Remarque: si l'axe de rotation était perpendiculaire au plan de l'écliptique, le soleil
serait toujours au zénith au-dessus de l'équateur et le bilan radiatif serait constant
localement tout le long de l'année avec une orbite circulaire.

Fig.3 : Schéma montrant l’obliquité de l'écliptique

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II.1.2. Mouvements de rotation

Le mouvement de rotation fait l'alternance du « jour » et de la nuit.


Autour de l'équateur :
Pendant une moitié de la journée, un point à la surface de la Terre est éclairé par le
Soleil. C'est le jour.
Pendant l'autre période, le point passe derrière et n'est plus éclairé. C'est la nuit, on ne
voit plus le Soleil.
La rotation détermine donc le mouvement apparent du Soleil : l'observateur sur Terre
constate que le Soleil apparait ("le lever") à l'Est, est au plus haut dans le ciel à midi
(heure solaire), puis disparait ("le coucher") à l'Ouest.

La durée du jour et de la nuit varie en fonction de la position par rapport à l'équateur et


aux pôles c'est-à-dire la latitude et à la période de l'année.
Cette variation s'explique par l'obliquité de l'axe de rotation.
II.1.3. Le rayonnement solaire sur la Terre
Plus on se dirige vers les pôles, moins les rayons arrivent perpendiculairement a la
surface. Les rayons sont moins nombreux par unité de surface, ils réchauffent donc
moins. Aux pôles, les rayons solaires ne font que frôler la surface.

A l’équateur, les rayons solaires frappent perpendiculairement la surface de la terre. Il y


a une plus grande concentration de rayons par unité de surface. Le réchauffement de la
surface est donc très grand.

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Fig.4 : Rayonnement solaire sur la terre

II.1.4. zones climatiques et astronomiques


Le soleil émet des rayonnements électromagnétiques à la surface de la [Link]
rayonnements n’arrivent pas à la surface de la Terre de façon uniforme, par conséquent
la réchauffe différemment selon les régions. Cependant les zones tropicales reçoivent
plus d'énergie que les zones polaires où les rayons solaires arrivent très inclinés.

Fig.5. Zones climatiques

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L’excès de chaleur reçu par la ceinture tropicale est redistribué par l'Océan et
l'atmosphère, créant ainsi des vastes mouvements nuageux à l'échelle du globe. La
rotation de la Terre contribue à rendre cette circulation tourbillonnaire.
Au niveau des océans, la chaleur ainsi accumulée est diffusée par de grands courants
chauds, comme le Gulf Stream par exemple au Nord-Ouest de l’Europe.
II.2. Atmosphère

L’atmosphère fait partie des éléments principaux du système climatique.

II.2.1.Définition
L'atmosphère est, au sens large, une couche gazeuse qui enveloppe certains astres.
La Terre ainsi que d'autres planètes ou les étoiles en sont pourvues. Une atmosphère
peut contenir des particules en suspension (poussières, aérosols, etc.) ou atteindre des
températures très élevées, comme c'est le cas pour les étoiles, engendrant alors une
émission de lumière.
L'atmosphère est la fine enveloppe d’air qui entoure la couche terrestre composée de
gaz et se comporte comme un fluide.

L'atmosphère terrestre est l'enveloppe gazeuse entourant la Terre que l'on appelle air.
L'atmosphère protège la vie sur terre en absorbant le rayonnement solaire ultraviolet,
en réchauffant la surface par la rétention de chaleur (effet de serre) et en réduisant les
écarts de température entre le jour et la nuit.
La ligne de Kármán, à 100 km, est considérée comme la frontière entre l'atmosphère et
l'espace par la Fédération aéronautique internationale.
II.2.2. Structure de l'atmosphère
L'atmosphère est divisée en plusieurs couches d'importance variable : leurs limites ont été fixées selon
les discontinuités dans les variations de la température, en fonction de l'altitude.
De bas en haut :

[Link]ère

La température décroît avec l'altitude (de la surface du globe à 8-15 km d'altitude) ;


l'épaisseur de cette couche varie entre 13 et 16 km à l'équateur, mais entre 7 et 8 km
aux pôles. Elle contient 80 à 90 % de la masse totale de l'air et quasi 100% de la
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vapeur d’eau.
Tropos veut dire changement; la troposphère est le siège des phénomènes
météorologiques.
Elle constitue la zone convective de l'atmosphère.
La température au sol est en moyenne de +13°C.
En un point donné, elle est liée à l’ensoleillement et à la quantité de rayonnement
infrarouge IR réémis par la Terre.

[Link]ère
Dans la stratosphère, se loge l’ozone.
Il y a une forte concentration de
température à cause de la couche d’ozone qui absorbe les rayons ultra-violets du soleil.
Couche d’ozone

La couche d’ozone est la couche très mince qui est formée dans la stratosphère
Dès 1930, S. Chapman suppose que l’augmentation de la température dans la
stratosphère est liée à la production de l’ozone par photodissociation de l’oxygène sous
l’effet des UV solaires.
La concentration en ozone est maximum entre 20 et 30 km.
L’épaisseur de la couche d’ozone pur que l’on pourrait former avec ce gaz est de 3mm !
II.2.2.3.Mésosphère

La température décroît avec l'altitude (de 50 km d'altitude à 80 km d'altitude) jusqu'à


−80 °C

[Link]ère
La température croît avec l'altitude (de 80 km d'altitude à 350-800 km d'altitude)
[Link]ère
Au-delà de la thermosphère se trouve la couche ultime de l’atmosphère, appelée
exosphère.
De 350-800 km d'altitude à 50 000 km d'altitude. Ici aussi, la température croît avec
l’altitude.
C’est dans l’exosphère que gravitent les satellites artificiels.
II.2.3. Composition de l'atmosphère

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La proportion des gaz atmosphériques varie selon la région et la saison. Elle a d’ailleurs
beaucoup varié selon les époques.
Les gaz de l'atmosphère sont continuellement brassés. C’est pourquoi, l'atmosphère
n'est pas homogène, tant par sa composition que par ses caractéristiques physiques.

Les nuages qui sont liquides, parfois solides, ne sont pas considérés comme des
constituants de l'atmosphère. En revanche la vapeur d'eau contenue dans l'air humide
représente en moyenne 0,25 % de masse totale de l'atmosphère.
La vapeur d'eau dispose de la particularité notable d'être le seul gaz de l'atmosphère
susceptible de changer de phase, et dont la concentration est très variable dans le
temps et dans l'espace.
Au niveau de la mer, l'air sec est principalement composé de 78,08 % de diazote,
20,95 % de dioxygène, 0,93 % d'argon et 0,036 % de Dioxyde de carbone et des traces
d'autres gaz.
Il comporte aussi des traces d'autres éléments chimiques, les gaz mineurs, dont la
proportion varie avec l'altitude. Ceux-ci constituent moins de 0,03 % de l'atmosphère.
Ce sont en majorité les gaz rares : néon, hélium, krypton, xénon et radon.
D'autres éléments d'origine naturelle sont présents en plus faible quantité, dont la
poussière, le pollen et les spores ainsi que des virus, bactéries. De très nombreux
aérosols d'origine naturelle ou anthropiques sont aussi présents dans l'air, ainsi que des
polluants.

Fig.6. Composition de l’atmosphère


II.3. Effet de serre

La Terre reçoit son énergie du Soleil, car les rayons du soleil réchauffent la surface de
la terre.
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Les deux tiers de cette énergie sont absorbés par l’atmosphère, les sols et l’océan. Le
tiers restant est directement renvoyé vers l’espace.

Les nuages, et certains gaz naturellement présents dans l’atmosphère, absorbent une
partie de ces rayonnements infrarouges et les réémettent vers la surface de la Terre.
Ces gaz, que l’on appelle gaz à effet de serre, piègent une partie des rayonnements.
C’est ce que l’on appelle l’effet de serre.

Ainsi, l’effet de serre est un phénomène naturel essentiel à notre planète, puisqu’il
permet de réguler la température sur Terre. En effet, il permet d’avoir une température
moyenne de 15° C au lieu de -18°C.
Un déséquilibre engendré par les activités humaines
Depuis le XIXème siècle, sous l’effet de l’industrialisation, les activités humaines,
émettrices de gaz à effet de serre, ont augmenté considérablement la quantité de gaz à
effet de serre dans l’atmosphère.
On estime qu’entre 1750 et 2011, les concentrations atmosphériques en CO2 ont
augmenté de 40% et celles de CH4 de plus de 150%.
Ces gaz à effet de serre, artificiellement émis par l’Homme, viennent s’ajouter aux gaz à
effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère.
Tous les gaz à effet de serre (GES) n'ont pas le même temps de résidence dans
l'atmosphère, ni le même impact sur le climat pour une quantité de gaz donnée.
Pour pouvoir cependant évaluer l'influence totale de ces GES, on définit pour chacun
d'eux un Pouvoir de Réchauffement Global (PRG) qui caractérise la puissance radiative
que le GES considéré renvoie vers le sol.
III. Circulation générale atmosphérique
La circulation atmosphérique est le mouvement à l'échelle planétaire de la couche d'air
entourant la Terre qui redistribue la chaleur provenant du Soleil en conjonction avec la
circulation océanique.
La radiation réémise par le sol est liée à la quantité d'énergie reçue.
III.1. Premier moteur de la CGA
Le soleil éclaire la surface de la terre. Cette surface va se réchauffer au cours de la
journée. L’air chaud étant moins dense va monter progressivement et a tendance à se
refroidir en altitude. C’est un mouvement de convection.
La densité de l’air chaud est plus faible qui monte au niveau de l'Equateur jusqu’au
sommet de la troposphère, commence à se refroidir et pousser vers les latitudes 30
Nord Sud.
A ce niveau, il va redescendre et se redirige vers l'Equateur de nouveau. Ce qui forme

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la cellule de Hadley.

Fig.7. Mouvement de convection et cellule de Hadley


Les deux flèches rouges se convergent vers une zone au niveau de l'Equateur
qu’on appelle Zone de Convergence Intertropicale,
ZCIT (ITCZ en anglais)
La localisation de la zone de convergence intertropicale oscille autour de l'équateur,
passant de l'hémisphère nord à l'hémisphère sud et vice-versa selon un rythme annuel,
suivant la déclinaison du Soleil.
A l'équateur, l'air se refroidit en montant et ne peut pas dépasser la [Link] va se
déplacer vers le Nord ou Sud et continuer de se refroidir. Il va redescendre vers 30º
Latitude (Subsidence)
On retrouvera des climats désertiques à ces endroits (secs, pas de nuages).
III.2. Deuxième moteur de la CGA
Aux pôles, l'absence d'apport en énergie du soleil pendant 6 mois va refroidir la
troposphère.
L'air froid aux pôles, plus dense, va avoir tendance à tomber et glisser vers les zones
plus chaudes.
L'air froid des pôles va rencontrer l'air chaud venant des zones subtropicales. Cette
rencontre a lieu à 50 º de latitude et produit une ascendance forcée qui va entrainer
l'apparition des nuages.
III.3. Hautes et basses pressions
Basse pression =l’air converge
Haute pression = air se dissipe
Anticyclone (ou HP) Dépressions (BP)
Mouvement descendant (subsidence) Mouvement ascendant (Ascendance)
Entraine un temps stable ( pas de nuages) Entraine un temps instable (nuages) et de
et dégagé précipitations

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Fig.8. hautes et basses pressions


[Link] forces de Coriolis
L’Effet de Coriolis dévie les objets en mouvements vers la droite dans l’hémisphère
Nord et à gauche dans l’hémisphère Sud
Rencontre de l’air froid et l’air chaud = vent d’ouest

Fig.9. forces de Coriolis et vents d’ouest’


L’effet de Coriolis sera : Nul à l’équateur et maximal aux pôles
III.5 Caractéristiques de la circulation atmosphérique selon la latitude
La circulation atmosphérique change continuellement mais la tendance de base est
relativement constante. On distingue trois zones de circulation des vents entre
l'équateur et les pôles :
La première zone est celle de Hadley qui se situe entre l'équateur et 30 degrés N et S
où l'on retrouve des vents réguliers soufflant du nord-est dans l'hémisphère nord et du
sud-est dans celui du sud : les alizés.

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La deuxième se situe aux latitudes moyennes et est caractérisée par des systèmes
dépressionnaires transitoires sous une circulation d'altitude généralement d'ouest, c'est
la cellule de Ferrel.
La troisième, les cellules polaires se retrouvent respectivement au Nord et au Sud des
60-ièmes parallèles nord et sud avec une circulation de surface généralement d'est.
Entre ces trois zones, à une altitude variant entre 6 et 15 km, on retrouve les courants-
jets circulant autour de la planète et qui sont un des précurseurs de la frontogénèse.

Fig.10. Cellule de Hadley, cellule de Ferrel et cellule polaire


L’unique moteur de la circulation atmosphérique est l’ensoleillement. Sous les
contraintes de la gravité, de la poussée d’Archimède et de la force de Coriolis due à la
rotation de la Terre, les différences de température entre l’équateur et les pôles font
circuler l’air tout autour de la Terre.
La circulation atmosphérique change continuellement mais la tendance de base est
relativement constante.

III. 6. Rôle de la circulation atmosphérique


La circulation générale atmosphérique ainsi définie, assure 70% à 80% du transfert de
l'énergie entre les régions à bilan radiatif positif et celles à bilan radiatif négatif. Elle joue
un rôle considérable dans le cycle de l'eau, assurant le transport d'énormes quantités
de vapeur d'eau. Le déplacement des masses d'air conditionne le climat des diverses
régions de la planète.

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III.7. Impacts
En climatologie, la ZCIT correspond à l’équateur météorologique (EM), appelé
également équateur thermique. Ses variations ont un effet important sur les
précipitations pour plusieurs nations équatoriales, produisant les saisons sèches et les
saisons humides (moussons).
Des anomalies prolongées de la ZCIT peuvent produire de graves inondations ou
sécheresses dans les zones intertropicales.

On retrouve des vents calmes ou faibles et de direction variable dans les basses
couches de l'atmosphère au voisinage de la ZCIT.

En Afrique occidentale, le FIT représente le contact de la masse d’air sec (alizé


continental appelé « harmattan ») et de la « mousson », masse d’air humide, de
structure complexe, alimentée partiellement par l’alizé océanique.

IV. FACTEURS DU CLIMAT


Un climat se définit pour une période et un endroit donnés par l'ensemble des divers
états de l'atmosphère (température et humidité de l'air, précipitations, vents,
ensoleillement...).
Ces états dépendent de plusieurs facteurs d'origine cosmique, planétaire ou
géographique.
Les facteurs du climat influencent la répartition des types de climat sur le globe
terrestre.
Même s’il existe :
- des facteurs cosmiques qui agissent sur toute la planète,
- et des facteurs géographiques qui ont influence locale.
1. Les facteurs cosmiques
Ils agissent sur l’étendue de la terre et traduisent l’organisation des grandes zones
climatiques selon la latitude.
Il s’agit de l’atmosphère et des mouvements de la terre.
a. L’atmosphère
La couche d’ozone filtre les rayons ultraviolets du soleil ce qui évite la destruction
des êtres vivants.
- La vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère est source de précipitation.

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- L’action conjuguée de la vapeur d’eau et du gaz carbonique arrêtent les


rayons infra rouges (qu’elle freine le rayonnement nocturne de la terre
l’empêchant de se refroidir excessivement).
- L’atmosphère freine aussi les vents destructeurs qui vont à une vitesse
supérieure à 1200 km/heure.
b. Les mouvements de la terre : rotation et révolution
Ces mouvements ont pour conséquence l’inégalité des jours et des nuits. Elle est
plus prononcée dans les zones tempérées et polaires que dans les zones
intertropicales où les jours et les nuits ont sensiblement la même durée.
En outre, la hauteur du soleil au-dessus de l’horizon marque une opposition entre ces
différentes régions (voir II.1)
2. LES FACTEURS GÉOGRAPHIQUES
Leur influence est circonscrite à une région où ils modifient parfois les effets des
facteurs cosmiques.
a) Le relief
Il modifie le climat d’une région à travers les effets d’altitude qui sont responsables
aussi bien de la diminution des températures, que de l’accroissement des
précipitations.
Les zones de hautes terres (montagnes) sont généralement plus arrosées et plus
froides que les régions de basse altitude.
b) La végétation
La forêt abaisse la température car elle protège le sol de l’insolation et du
rayonnement solaire.
De plus, elle dégage l’humidité qui contribue à accroitre les précipitations d’où
l’importance de la forêt dense dans le monde.
c) L’orientation des côtes
Les côtes perpendiculaires aux vents humides sont plus arrosées que les côtes
parallèles.
d) La continentalité ou la proximité de l’océan
D’une manière générale, les pluies diminuent de la côte vers l’intérieur.
Pour ce qui est des températures, le phénomène est l’inverse.
e) La répartition des terres et des mers
Les océans et les mers se réchauffent et se refroidissent plus lentement que les
continents.
f) Les courants marins

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Les océans sont parcourus par des courants chauds et froids qui modifient le climat
des côtes qu’ils baignent.
Les courants marins chauds favorisent les précipitations sur les côtes tandis que les
courants marins froids ont plutôt tendance à les assécher.
Par contre le Gulf Stream courant marin chaud qui vient de la zone intertropicale
favorise les précipitations.
V. CLASSIFICATION DES CLIMATS
La classification des climats répond au besoin d'organiser et de synthétiser notre
connaissance des différents types de climats et des données observées, afin de
s'adapter au mieux à notre environnement.
Aussi, plusieurs classifications ont été développées depuis les premières classifications
connues, venant de la Grèce antique, elles décrivent les conditions météorologiques,
selon leurs latitudes.
Chaque classification climatique peut répondre à des attentes différentes selon les
objectifs des personnes les utilisant.
Par exemple, une classification selon des températures météorologiques et
l'ensoleillement permettra un choix efficace pour une installation de chauffage afin
d'estimer au mieux la puissance de chauffe nécessaire, mais également la durée
estimée de chauffage.
La description des différents types de climat permet également de simplifier
l'information disponible, et de la diffuser dans une forme compréhensible.
Une classification répond à un objectif, qu'il soit écologique, économique, touristique...
On peut faire les classifications selon les méthodes et les données qu'elles utilisent et
aussi selon les objectifs qu'elles visent.
Les classifications modernes essaient de se baser sur des mesures objectives de
paramètres mesurables à l'origine du climat :
• la température,
• l'humidité,
• la pluviométrie,
• l'ensoleillement,
• la vitesse des vents, etc.;
• et sur l'analyse statistique.
Ainsi, des indices issus de ces mesures peuvent être créés comme l'indice d’aridité,
l'évapotranspiration.

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À ces mesures objectives, viennent se greffer des appréciations plus empiriques, c'est
par exemple la classification de Köppen qui a été conçue de façon à faire
correspondre les zones climatiques et celles des biomes.
Il existe deux grands types de classification, les classifications établies avec les
uniques données climatiques (température, hygrométrie, pluviométrie, ...) et les
classifications qui prennent en comptes certaines données écologiques comme la
classification de Holdridge
[Link] classification en fonction de l'indice d'aridité
L'Indice d’aridité est une valeur numérique censée représenter le degré de
sécheresse du climat à un endroit donné.
Pour sa détermination, plusieurs méthodes de calcul ont été proposées.
Ces indices ont pour la première fois été calculés au début du XX e siècle par Wladimir
Köppen et Rudolf Geiger, plus tard d'autres scientifiques comme Charles Warren
Thornthwaite ont proposé les leurs.
Les gradients de ces indices peuvent également servir à délimiter des zones en
fonction de leur pluviométrie.
Ces indices peuvent également être utilisés, parmi d'autres, comme facteur pouvant
permettre une classification du climat.
Ces indices peuvent également être utilisés, parmi d'autres, comme facteur pouvant
permettre une classification du climat.
[Link] système de Martonne
Dans la première moitié du XXe siècle, le géographe français Emmanuel de Martonne
élabore un système de classification des climats par une méthode statistique.
Il utilise un indice synthétique regroupant des données hygrométriques et
thermiques.
Cette méthode statistique sera reprise par la suite pour la classification climatique et
perfectionnée grâce au développement des moyens techniques de mesure et
d'information sur le climat.
Dans la première moitié du XXe siècle, le géographe français Emmanuel de Martonne
élabore un système de classification des climats par une méthode statistique.
Il utilise un indice synthétique regroupant des données hygrométriques et
thermiques.

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Cette méthode statistique sera reprise par la suite pour la classification climatique et
perfectionnée grâce au développement des moyens techniques de mesure et
d'information sur le climat.
IV.3. La classification de Thornthwaite
La classification de Charles Warren Thornthwaite, tient compte de paramètres liés au
développement de la végétation, et plus particulièrement du concept
d'évapotranspiration et d'indice d'aridité fondée sur les moyennes de température.
Il tient compte aussi de données empiriques comme le type de végétation.
Le classement selon les taux d'humidité utilise une échelle de valeur associée aux
termes hyperhumide, humide, subhumide, subaride, semi-aride et aride.
Selon la classification de Thornwraite, 33 % de la planète subit un régime aride ou
semi-aride.

Des études suggèrent que l'indice d'efficacité des précipitations (PE) est surestimé
en été et sous-estimé en hiver.
Cet indice peut être utilisé efficacement pour déterminer le nombre d'herbivores et des
espèces de mammifères dans un nombre de zone donnée.
L'indice est également utilisé dans les études du changement climatique.
Le paramètre thermique dans cette classification définit les régimes microthermal,
mésothermal, et mégathermal.
• Un climat microthermal est un climat à moyenne annuelle faible de
températures, généralement entre 0 ° C et 14 ° C qui connaît des étés courts et
un potentiel d'évaporation de 14 cm et 43 cm.
• Un climat mésothermal est un climat qui manque de chaleur ou subit un froid
persistant, avec une évaporation potentielle entre 57 cm et 114 cm.
• Un climat mégathermal est un climat où persistent des températures élevées
et des précipitations abondantes, avec un potentiel d'évaporation au-delà de
114 cm.
IV.4. Le système de Köppen
Dans les années 1920, le climatologue Wladimir Peter Köppen met au point un
système de classification des climats basé uniquement sur les précipitations et les
températures.
Un climat est ainsi repéré par un code de deux ou trois lettres :
C'est la plus courante des classifications climatiques dans sa version présentée par
Rudolf Geiger en 1961.

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Un très grand nombre d'études climatiques et de publications ont adopté une des
versions de ce système.
La carte de Köppen-Geiger reste aujourd'hui une référence, grâce à ces mises à jour
fréquentes, tant dans les domaines de l'hydrologie, de la géographie, de l'agriculture, de
la biologie, la climatologie à travers ses recherches sur l'évolution des climats.
Exemples :
• Le Sahara, ou le désert d’Arabie, sont de type BWh (B = Climat sec ; W = Climat
désertique ; h = Température moyenne annuelle > 18 °C)
• La zone équatoriale est de type Af (A = Climat tropical ; f = Climat humide sans
saison sèche)
• La France du nord est de type Cfb (C = Climat tempéré chaud ; f = Climat
humide sans saison sèche ; b = été tempéré).
IV.5. Classification de Trewartha
La classification de Trewartha est une adaptation de la classification de Köppen. Il tente
de redéfinir les grands groupes climatiques de manière à être plus proche des biomes
de végétaux, en particulier aux États-Unis.
IV.6. La classification des masses d'air de Bergeron
La plupart des classifications tiennent compte des mouvements de masses d'air.
La classification de Tor Bergeron, utilisée à partir des années 1950 pour les prévisions
météorologiques, est celle qui est la plus acceptée parmi celles-ci.
IV.7. Les classifications éco-climatiques
Les paramètres climatiques permettent de prévoir le type de végétation dans une
zone, de la même manière l'examen d'une flore permet d'en déduire le climat.
C'est le cas par exemple de la classification présentée par Leslie Holdridge en 1947, et
qui tient compte à la fois de données climatologiques et écologiques.
VI. TYPES DE CLIMATS
Basée sur la classification des masses d'air de Bergeron, la classification synoptique
spatiale retient six climats différents :
• le climat polaire sec ;
• le climat tempéré sec ;
• le climat tropical sec ;
• le climat tropical humide ;
• le climat tempéré humide et
• le climat polaire humide.
Selon la classification de Köppen, il existe sur le globe terrestre les types suivants de
climats :

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1. Climat équatorial
Le climat équatorial concerne les régions voisines de l'équateur.
Il se caractérisee :
• Une seule saison, Il y a des précipitations toute l'année, c'est-à-dire qu'il n'y a
pas de saison sèche. En outre, l'humidité relative y est très élevée, ce qui rend le
rend difficile à supporter, car on y transpire sans arrêt
• Ainsi qu'une température élevée quasiment constante toute l'année, dont la
moyenne est de 28 °C.
Les pluies sont presque quotidiennes, abondantes et tombant plutôt en soirée.
Ce mélange de chaleur et d'humidité permet l'épanouissement de la forêt équatoriale
qui est le biome le plus riche en biodiversité.
2. Climats tropicaux
Ce climat est présent de part et d’autre de l’équateur, parfois jusqu’à 15 à 25 degrés de
latitude nord et sud.
La température mensuelle moyenne est toute l’année au-dessus de 18 °C.
On distingue une saison sèche et une saison humide.

Dans certains cas, cependant, la saison sèche est de plus longue durée et devient
prédominante. La même chose se produit dans d'autres endroits avec la saison des
pluies. C'est pourquoi on parle de climat tropical sec et aussi de climat tropical
humide. On le connaît également sous le nom de climat tropical de savane.
Plus l’on s’approche de l’équateur et plus la saison humide s’allonge.
3. Climats désertiques
Le climat désertique est caractérisé par une évaporation supérieure aux
précipitations et une température moyenne annuelle supérieure à 18 °C. On distingue
quelques mois où les précipitations peuvent se produire.
La végétation est parfois absente.
Il s'étend entre 10 et 35 degrés de latitude nord et sud.
Ce climat est caractéristique des régions désertiques ou semi-désertiques des
grandes régions continentales souvent entourées de montagnes, à l'ouest et au centre
des continents.
4. Climats subtropicaux
Ce type de climat se rencontre à des latitudes comprises entre 25 et 45°. Ces climats
subissent l'influence de masses d'air tropicales pendant les mois d'été, leur
apportant de fortes chaleurs.

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En revanche, ils connaissent une vraie saison froide, même si celle-ci est modérée,
sous l'influence de masses d'air polaire.
En outre, si le ressenti est agréable (douceur, ensoleillement), ces climats sont aussi
sujet à des phénomènes brutaux (orages, inondations, tempêtes tropicales, cyclones).
On distingue deux sous catégories qui sont le climat subtropical humide et le climat
subtropical sec.
Subtropical sec similaire au climat méditerranéen sur les façades occidentales et le
climat subtropical humide sur les façades orientales (on emploie souvent le terme «
climat chinois »).
Si ces deux climats ont en commun un hiver relativement doux et humide (même si
un coup de froid n'est jamais exclu), les masses d'air tropical en été apportent des
situations bien différentes.
Les climats subtropicaux, par leur saison froide en hiver, peuvent aussi être qualifiés de
"climats tempérés chauds".
5. Climats dits tempérés
Ce climat est en général caractérisé par des températures tempérées (ni très chaud
ni très froid), ainsi que deux saisons : une saison froide (hiver) et une saison chaude
(été).
On le divise en trois grands sous-groupes :
5.1. Climat océanique
Le climat océanique est un climat avec des étés généralement doux et des hivers
généralement frais, humide en toutes saisons et influencé par la proximité des océans.
• Le climat océanique est marqué par une amplitude thermique faible (moins de
18 °C), qui s'accentue au fur et à mesure que l'on pénètre dans l'intérieur des
continents.
• Les précipitations sont en général de l'ordre du mètre et surtout bien réparties.
On le retrouve entre 35 et 65 degrés de latitude dans l’hémisphère nord et sud.
5.2. Climat continental
Le climat continental est un climat qui concerne des régions éloignées du littoral ou
recevant les vents et précipitations de l'intérieur du continent à des latitudes moyennes.
Il se caractérise par une forte amplitude thermique annuelle (plus de 20 °C).
L'influence de l'océan ne pouvant se faire sentir vu la direction générale des vents,
c'est l'humidité due à l'évapotranspiration des terres (forêts et marécages) et des
lacs qui fournit les précipitations.
Certains auteurs parlent de climat hyper continental (amplitude supérieure à 40 °C)
pour les régions intérieures des grands continents où seule la terre influence le climat.

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Les régions présentant une amplitude thermique intermédiaire entre climat océanique
et climat continental (autour des 20 °C) sont appelés climat océanique dégradé ou
climat semi-continental.
5.3. Climat méditerranéen
Le climat méditerranéen est un type de climat appartenant à la famille du climat
tempéré qui se caractérisee par des étés chauds et très secs, d'où de nombreux
incendies de forêts, et des hivers doux et humides avec des précipitations violentes
susceptibles d'entraîner des inondations.
Ce climat doit son nom à la proximité de la Méditerranée mais peut se rencontrer dans
d'autres parties du monde (Afrique du Sud, Chili, etc.), et peut présenter d'assez fortes
influences continentales (Madrid, Ankara etc.).
6. Climats subarctiques
Ce climat est un intermédiaire entre le climat tempéré et le climat polaire. Les étés
sont moins chauds et les hivers plus rigoureux que dans le climat tempéré.
C'est une région peu habitée aux étés courts et frais.
Le climat subarctique correspond à l'appellation « climat tempéré froid sans saison
sèche avec aucun mois chaud (+22 °C) » (Dfc) de Köppen.
On ne retrouve ce type de climat que dans l'hémisphère nord : partie centrale de tout le
Canada, majeure partie de la Russie et nord-est de la Chine
7. Climats polaires
Le climat polaire est caractérisé par des températures froides toute l'année, le mois le
plus chaud étant toujours en dessous de +10 °C. La température moyenne mensuelle
dépasse −50 °C.

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PARTE 2: HYDROLOGIE
I. Introduction à l'hydrologie de surface
I.1. Définitions et objectifs de l'hydrologie:
a. Définitions :
D’après le Glossaire International d'Hydrologie en 2001 :
L’hydrologie est « l’étude de la distribution et de la circulation de l'eau dans la
nature ».
• L'hydrologie de surface est la science de l’eau qui traite essentiellement les
problèmes qualitatifs et quantitatifs des écoulements à la surface des
continents. Ces problèmes se ramènent généralement à des prévisions ou des
prédéterminations de débits ou de volume en un point ou sur une surface.
• De façon très générale, l'hydrologie peut se définir comme l'étude du cycle de
l'eau et l'estimation de ses différents flux.
L'hydrologie au sens large regroupe :
• la climatologie : précipitations, évaporation, etc. ;
• l'hydrologie de surface : le ruissellement, les phénomènes d’érosion, les
écoulements des cours d’eau et les inondations ;
• L’hydrologie urbaine : production et distribution de l’eau potable, collecte et
épuration des eaux usées et pluviales ;
• l'hydrodynamique des milieux non saturés : les échanges entre les eaux de
surface et les eaux souterraines (infiltration, retour à l'atmosphère à partir des
nappes, etc.) ;
• l'hydrodynamique souterraine : les écoulements en milieux saturés.

Fig.1. Cycle de l’eau


• Hydrométrie : L’hydrométrie est la partie de l’hydrologie qui concerne les
mesures d’écoulement de l’eau.
• Piézométrie : La piézométrie est la mesure des niveaux des eaux souterraines.
• Pluviométrie : La pluviométrie est la mesure de la pluie.
b. Objectifs de l’Hydrologie

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Généralement, on peut attribuer trois (3) grands buts à l’hydrologie :


➢ 1. La connaissance et la conceptualisation des phénomènes (ruissellement,
évaporation, infiltration,...) dans un environnement évolutif (sécheresse,
urbanisation, déforestation,…).
➢ 2. La constitution de bases de données (mesures sur de longues années) :
pluie, débit, évaporation
➢ 3. L’attribution d’une valeur (ou d’une fourchette de valeurs) aux paramètres
nécessaires pour la conception, le dimensionnement et la gestion d’un
ouvrage hydraulique. En effet tout projet d'aménagement sur un cours d'eau
nécessite, pour le dimensionnement des ouvrages, la connaissance de données
quantitatives concernant le régime des débits de ce cours d'eau.
2. Sciences utilisées et domaines application
a. Sciences utilisées
L'hydrologie de surface est une science appliquée qui fait appel à des
connaissances dans des domaines très divers :
❖ Météorologie et Climatologie : Etude des pluies et du retour à l’atmosphère.
❖ Géologie, Géographie et Pédologie : Analyse du comportement hydrologique du
bassin
❖ Hydraulique : Mesure et étude des écoulements à surface libre
❖ Statistique : Traitement des données, simulations...
❖ Calcul numérique : Propagation de crue, modélisations et optimisations...
❖ Informatique: Instrument de travail pour les calculs numériques, le stockage des
données...
b. Domaines d'applications
Les domaines d'application de l'hydrologie de surface sont également très variés.
Parmi les plus importants et les plus classiques, on notera :
– l'agriculture : irrigation, drainage ;
– l'étude des ressources en eaux : eau potable, eau pour l'industrie ;
– la lutte contre la pollution : étude des débits d'étiage évacuant les
effluents, les calories ; `
– l'énergie hydraulique ;
– le transport solide (dépôt ou érosion) ; la sécurité des biens et des
personnes : protection contre les crues…
– la sécurité des biens et des personnes : protection contre les crues…
II. Cycle global de l’eau
II.1. Les états de l’eau
L'eau se retrouve, sous ses trois formes (liquide, gazeuse et solide) dans
l'atmosphère terrestre.
Les eaux sont en constante circulation sur la terre et subissent des changements
d'état.

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L'importance de ces modifications fait de l'eau le principal agent de transport


d'éléments physiques, chimiques et biologiques. L'ensemble des processus de
transformation et de transfert de l'eau forme le cycle hydrologique.

Fig.2. Les états de l’eau


II.2. Définition du cycle de l’eau
Le cycle hydrologique est un concept qui englobe les phénomènes du mouvement et
du renouvellement des eaux sur la terre.
C’est une succession des phases par lesquelles l’eau passe de l’atmosphère à la terre
et retourne à l’atmosphère : évaporation à partir des terres, des mers ou des nappes
d’eau continentales, condensation en nuages, précipitations, accumulation dans le sol
ou à sa surface et réévaporation.
Sous l'effet du rayonnement solaire, l'eau évaporée à partir du sol, des océans
et des autres surfaces d'eau, entre dans l'atmosphère.
L'élévation d'une masse d'air humide permet le refroidissement général
nécessaire pour l'amener à saturation et provoquer la condensation de la vapeur d'eau
sous forme de gouttelettes constituant les nuages, en présence de noyaux de
condensation.
Puis la vapeur d'eau, transportée et temporairement emmagasinée dans les
nuages, est restituée par le biais des précipitations aux océans et aux continents
La figure montre le cycle hydrologique : l'eau, de l'atmosphère, tombe sur terre sous
forme de précipitation, pénètre dans les eaux de surface ou percole dans la surface de
saturation et l'eau souterraine avant de remonter dans l'atmosphère par transpiration
et évaporation pour recommencer le cycle (Fig.1).
Le cycle de l'eau, appelé aussi cycle hydrologique, est l'ensemble des
cheminements que peut suivre une particule d'eau.

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Ces mouvements, accompagnés de changements d'état, peuvent s'effectuer dans


l'atmosphère, à la surface du sol et dans le sous-sol. Ceci implique que les mécanismes
régissant le cycle hydrologique ne surviennent pas seulement les uns à la suite des
autres, mais sont aussi concomitants. Le cycle hydrologique n'a donc ni
commencement, ni fin.
Chaque particule n'effectue qu'une partie de ce cycle et avec des durées très variables :
une goutte de pluie peut retourner à l'océan en quelques jours alors que sous forme de
neige, en montagne, elle pourra mettre des dizaines d'années.
II.3. PROPORTION DES EAUX SUR LA PLANETE TERRE
• La répartition des eaux peut se faire d’une manière quantitative et qualitative à
l’échelle du globe, et par rapport aux différentes composantes du cycle
hydrologique.
• La terre apparaît comme une planète recouverte en grande partie d'eau (planète
bleue).
• Mais la répartition de l’eau à la surface de la planète est très inégale. Les océans
occupent une superficie à peu près égale à 70% de la surface du globe et
représentent 97% de la masse totale d'eau dans la biosphère.
Le reste se trouve sur les continents sous forme de neige, de glace, d’eau courante ou
souterraine. Une infime partie est dans l’atmosphère sous forme de vapeur. Sur cette
réserve d’eau douce plus des ¾ sont immobilisées sous forme de glaces polaires.
A l’échelle continentale et selon les zones géographiques, on se doit de noter
d’énormes disparités entre les régions quasiment dépourvues d’eau et celles qui en
bénéficient à l’excès.

Fig. 3. Proportion des eaux sur la planète terre

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II.4. Répartition des eaux par continent


Ce tableau donne les quantités d’eau précipitée, évaporée et ruisselée sur les différents
continents.
Tableau1 : Répartition des eaux par continent

On peut remarquer que le continent africain qui reçoit des quantités de


précipitations comparables à celles de l’Europe, de l’Asie et de l’Australie, connait le
plus faible taux de ruissellement. Cela est dû aux fortes quantités d’eau évaporée sur
ce continent du fait de sa situation intertropicale.
1.5. Quelques données sur le cycle de l’eau
Il existe toute une multitude de données sur les composantes du cycle hydrologique à
l’échelle globale. Cela dépend des modes de calculs et des modèles mis en œuvre. On
peut retenir les ordres de grandeurs suivantes :

Au-dessus des océans : 80% des précipitations

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Au-dessus des continents : 20% des précipitations

Fig.4. % des précipitations au-dessus des océans et des continents


II.6. Le bilan hydrique
On peut schématiser le phénomène continu du cycle de l'eau en trois phases :
• les précipitations,
• le ruissellement de surface et l'écoulement souterrain,
• l'évaporation.
L'équation du bilan hydrique se fonde sur l'équation de continuité et peut s'exprimer
comme suit, pour une période et un bassin donnés :

P : précipitations (liquide et solide) [mm],


S : ressources (accumulation) de la période précédente (eaux souterraines, humidité du
sol, neige, glace) [mm],
R : ruissellement de surface et écoulements souterrains [mm],
E : évaporation (y compris évapotranspiration) [mm],
S + DS : ressources accumulées à la fin de la période [mm].
Sa forme simplifiée est :

E : évaporation [mm] ou [m3],


I : volume entrant [mm] ou [m3],
O : volume sortant [mm] ou [m3],

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DS : variation de stockage [mm] ou [m3].


• Pluie efficace : en hydrologie de manière générale ce terme indique la part de la
pluie qui génère un écoulement (de surface ou souterraine). Il correspond ainsi à
la somme R+I.
• Pour d’autres applications ce terme a un sens différent.
• Déficit d’écoulement : c’est la part de la pluie qui ne génère pas d’écoulement ;
elle correspond à l’évapotranspiration réelle.
• Coefficient de ruissellement : c’est le rapport exprimé en % de la part de la
pluie qui ruisselle par rapport à la pluie tombée.
• Coefficient d’infiltration : c’est le rapport exprimé en % de la part de la pluie qui
s’infiltre par rapport à la pluie tombée.
III. Le bassin versant et son complexe
En tout point d'un cours d'eau, nous serons amenés à définir son bassin versant et à
caractériser son comportement hydrologique.
Le bassin versant en une section d'un cours d'eau est défini comme la surface drainée
par ce cours d'eau et ses affluents en amont de la section. Tout écoulement prenant
naissance à l'intérieur de cette surface doit donc traverser la section considérée,
appelée exutoire, pour poursuivre son trajet vers l'aval.

Fig.5. Bassin versant


Le bassin versant représente l'unité géographique sur laquelle se base l'analyse du
cycle hydrologique et de ses effets.
Selon la nature des terrains, nous serons amenés à considérer deux définitions.
III.1.1. Bassin versant topographique
Si le sous-sol est imperméable, le cheminement de l'eau ne sera déterminé que par
la topographie.
Le bassin versant sera alors limité par des lignes de crêtes et des lignes de plus
grande pente comme le montre la figure ci-jointe.
III.1. 2 - Bassin versant hydrogéologique

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Dans le cas d'une région au sous-sol perméable, il se peut qu'une partie des eaux
tombées à l'intérieur du bassin topographique s'infiltre puis sorte souterrainement du
bassin (ou qu'à l'inverse des eaux entrent souterrainement dans le bassin).
Dans ce cas, nous serons amenés à ajouter aux considérations topographiques des
considérations d'ordre géologique pour déterminer les limites du bassin versant.
• Cette distinction entre bassin topographique et hydrogéologique se justifie
surtout pour les petits bassins.
En effet, lorsque la taille du bassin augmente, les apports et les pertes
souterraines ont plus de chance de se compenser.
• De plus, on peut admettre que le débit des cours d'eau est proportionnel à la
surface du bassin, les échanges souterrains se font, eux, aux frontières et varient
donc sensiblement comme le périmètre.
• Lorsque la taille du bassin augmente, la surface croît plus vite que le périmètre et
la valeur relative des échanges souterrains par rapport au débit de surface tend
à devenir négligeable.
• Le bassin versant est alors différent du bassin versant délimité strictement par la
topographie. Il est appelé dans ce cas bassin versant réel.
Distinction entre bassin versant réel et bassin versant topographique

Fig.6. Bassin versant topographique et hydrogéologique


En effet, l'hydrologie du bassin versant, et notamment la surface drainée, peuvent être
modifiées par la présence d'apports latéraux artificiels (réseaux d'eaux usées ou
potables, drainages, routes, pompages ou dérivations artificielles modifiant le bilan
hydrologique).
Il convient donc également de définir, en plus des délimitations topographiques, les
limites souterraines de ce système. De plus, il est aussi nécessaire de tenir compte des
effets anthropiques relatifs aux eaux du système.

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Construction d'un réservoir de dérivation Construction d'une route

Fig.7. Exemples de modifications de la délimitation du bassin versant suite à la mise en


place d'un réservoir et la construction d'une route.
III.1.3. Bassin et sous-bassin versants
La notion de bassin versant induit donc la notion de sous-bassin versant, et il est
donc possible d’avoir plusieurs bassins versants et sous-bassins versants emboîtés, du
moment que les exutoires sont définis. Dans le cas ci-dessous, le bassin versant B est
composé des sous-bassins B1 et B2.
Dans le cas ci-dessous, le bassin versant B est composé des sous bassins
B1 et B2.

Fig.8. Bassin et sous-bassin versants


III.2. Caractéristiques d’un bassin versant
III.2.1 Caractéristiques géomorphologiques
III.2.1.1 Surface

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❖ Le bassin versant étant l'aire de réception des précipitations et d'alimentation des


cours d'eau, les quantités d’eau vont être fonction de sa surface (S).
❖ La surface du bassin versant peut-être mesurée à l’aide d’un planimètre, d’un
papier millimétré ou par des techniques de digitalisation.
Classification des bassins versants suivant leur surface :
- très petit bassin versant 0 < S < 10 km²
- petit bassin versant 10 < S < 200 km²
- grand bassin versant 200 < S < 2000 km²
- très grand bassin versant S > 2000 km²
III.2.1.2 Périmètre
❖ Le périmètre (P) est mesuré à l'aide d'un curvimètre, une ficelle ou de technique
de digitalisation.
III.2.1.3 Typologie du réseau hydrographique:
On désigne par réseau hydrographique, un ensemble hiérarchisé et structuré de
chenaux qui assurent le drainage superficiel, permanent ou temporaire, d'un bassin
versant ou d'une région donnée.
On distingue différents types de réseaux hydro-graphiques, comme l’illustre la
Figure ci-dessous.

Fig.9. Différents types de réseaux hydrographiques


III.2.1.4. Indice de forme
Il permet de comparer entre eux des bassins de surface identique.
On peut utiliser le coefficient de compacité de GRAVELIUS (KG) pour caractériser la
forme d’un bassin versant:
Avec P le périmètre du bassin (m) et S sa surface (m²)

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• KG = 1 si le bassin est circulaire.


• Sinon KG>1 et d'autant plus élevé que le bassin est allongé.
Quelques valeurs de KG :

Fig.10. Indice de forme


[Link]. Longueur du rectangle équivalent
Le rectangle équivalent est un rectangle ayant la même surface (S) et le même
périmètre (P) que le bassin. On cherche donc sa longueur L et sa largeur l telle que :
On trouve :
Ou encore en éliminant P dans

Ou encore en éliminant P dans

III.2.1.6. Densité de drainage


❖ La densité de drainage (Dd) est définie comme le rapport entre la longueur
totale du réseau hydrographique (somme de toutes les longueurs de cours d’eau
du bassin) et la surface du bassin.

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❖ En pratique, les valeurs de densité de drainage varient de 3 à 4 pour des régions


où l'écoulement n'a atteint qu'un développement très limité et se trouve centralisé
; elles dépassent 1000 pour certaines zones où l'écoulement est très ramifié
avec peu d'infiltration.
La densité hydrographique
• La densité hydrographique représente le nombre de canaux d'écoulement par
unité de surface.

F : densité hydrographique [km-2] ; Ni : nombre de cours d'eau ; A : superficie du bassin


[km2].
Il existe une relation assez stable entre la densité de drainage Dd et la densité
hydrographique F, de la forme :

a est un coefficient d'ajustement


III.2.1.7. Hiérarchisation du réseau hydrographique
❖ L’hiérarchisation du réseau hydrographique permet d’attribuer un ordre aux
cours d'eau. C’est donc une classification qui reflète la ramification du réseau
hydrographique du bassin versant.
❖ Il existe plusieurs types de classifications des tronçons des cours d'eau, dont
celle de Strahler (1957) qui est la plus utilisée. Cette classification permet de
décrire sans ambiguïté le développement du réseau de drainage d'un bassin de
l'amont vers l'aval.
❖ Elle se base sur les règles suivantes :
❖ - Tout cours d'eau dépourvu de tributaires est d'ordre 1.
❖ - Le cours d'eau formé par la confluence de deux cours d'eau d'ordre différent
prend l'ordre du plus élevé des deux.
❖ - L’ordre du cours d'eau formé par la confluence de deux cours d'eau du même
ordre est augmenté de un.
❖ Les deux dernières règles sont appelées règles de la confluence.
Règles de la confluence.
❖ En d’autres termes, les règles de la confluence s’écrivent :
- Si n2 = n1 alors n3= n1+1
- Sinon n3 = Max (n1, n2)
❖ Un exemple est donné dans la Figure ci-dessous :
-Un bassin versant à l'ordre du plus élevé de ses cours d'eau, soit l'ordre du cours d'eau
principal à l'exutoire.
Dans l’exemple précédent, le bassin versant est d’ordre 3 (ordre du cours d’eau
principal).

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Fig.11. Hiérarchisation du réseau hydrographique


III.2.1.8 Les longueurs et les pentes caractéristiques du réseau
La longueur d'un bassin versant (LCA) est la distance curviligne mesurée le long du
cours d'eau principal depuis l'exutoire jusqu'à un point représentant la projection du
centre de gravité du bassin sur un plan.
La longueur du cours d'eau principal (L) est la distance curviligne depuis l'exutoire
jusqu'à la ligne de partage des eaux, en suivant toujours le segment d'ordre le plus
élevé lorsqu'il y a un embranchement et par extension du dernier jusqu'à la limite
topographique du bassin versant. Si les deux segments à l'embranchement sont de
même ordre, on suit celui qui draine la plus grande surface.

LCA : longueur du bassin versant ;


L : longueur du cours d'eau principal

Fig.12. Hiérarchisation du réseau hydrographique


III.2.1.9 Profil en long
Le profil en long d’un bassin versant correspond le plus souvent à la représentation des
dénivelées (altitudes) en fonction de la longueur du cours principal. Ce profil permet de
déterminer la pente longitudinale moyenne du bassin versant.

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Fig.13. Profil en long


La pente longitudinale moyenne (I) s’écrit alors :

I : Pente longitudinale moyenne : (m/km)


- DHmax : Dénivelée maximale entre le plus haut et le point le plus bas (m)
-L cours d’eau : Longueur du cours d’eau principal (km)
[Link] Courbe hypsométrique
❖ C'est la répartition de la superficie du bassin en fonction de l’altitude.
❖ Pour la tracer, il faut déterminer pour chaque courbe de niveau (altitude), la
proportion de surface du bassin ayant une cote supérieure à celle de la courbe
de niveau.
❖ On représente ensuite les altitudes en fonction de ces proportions et on obtient
une courbe semblable à celle-ci-contre:

Fig.14. Courbe hypsométrique

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III.2.1.10 Indice global de pente


L’indice global de pente (Ig) se détermine à partir de la courbe hypsométrique.
Son expression s’écrit :

Avec :
➢ Ig en m/km ; L: Longueur du rectangle équivalent (km) ; DH en m
➢ DH se détermine à partir de la courbe hypsométrique comme étant la déférence
d’altitude des points d’abscisse 5% et 95%.
III.2.2. Couvert végétal
➢ On peut déterminer un indice de couverture forestière par :

➢ On détermine de la même manière l’indice d’autres couvertures telles que les


cultures, l’urbanisation, etc..
III.2.3. Endoréisme
L'endoréisme est un phénomène rencontré dans certains bassins versants pour
lesquels le réseau hydrographique n'est relié à aucun autre réseau. Il n’y a pas
d’exutoire, le ruissellement est stocké puis évaporé et infiltré en fond de cuvette. Ce
phénomène est généralement observé en zones arides (ex : mare d'Oursi au Burkina
Faso, lac Tchad, mer Morte, etc.).
III.2.4. Autres caractéristiques
Il est important de relever d’autres caractéristiques du bassin versant, surtout lors de
visites de terrain. Ces informations peuvent s’avérer très utiles dans le cas d’un projet
de dimensionnement d’ouvrages hydrauliques. On peut noter l’état du réseau
hydrographique, la présence d’une dégradation des sols, la présence d’aménagements
(barrages, ponts…).
IV. Le cycle de l’eau à l’échelle du bassin versant
V. IV. 1 Notion de cycle hydrologique à l'échelle du bassin
L’unité géographique fonctionnelle fondamentale pour l'analyse du cycle hydrologique
est le bassin versant.
A l’échelle du bassin versant, lorsqu’il pleut, une partie de l’eau est reprise par
évapotranspiration (évaporation des plans d’eau et sols, et la transpiration des

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végétaux), une partie est interceptée par des obstacles, notamment la végétation et est
reprise par évapotranspiration, l’autre partie de l’eau arrivant au sol se répartie entre
le ruissellement et l’infiltration et le stockage en surface. Le ruissellement se produit sur
les versants et dans les axes d’écoulement. Lorsque l’infiltration est profonde, on parle
de percolation et elle finit par rejoindre la nappe et contribuer à l’écoulement
souterrain. L’eau stockée en surface, au bout d’un temps donné, finit par être évaporée
et/ou infiltrée.

IV.2. Composantes du cycle hydrologique


❖ Précipitation : liquide ou solide issue de la condensation de la vapeur d’eau.
❖ Évaporation : phénomènes qui transforment l’eau liquide en vapeur d’eau. Elle
se produit sur les surfaces d'eau libre (océans, mers, lacs et cours d'eau), les
sols dépourvus de végétation et des surfaces couvertes par de la neige ou de la
glace.
❖ Transpiration : évaporation de l’eau contenue dans les plantes par les feuilles
❖ Évapotranspiration : combinaison de l'évaporation directe à partir des surfaces
d'eau libre et des sols nus et de la transpiration végétale.

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3.2.3. Évaporation et transpiration


(évapotranspiration)
[Link] Evaporation
❖ Lorsqu’on considère une surface évaporante (qui a une offre en quantité d’eau)
et l’atmosphère (qui a une demande en quantité d’eau), la conjonction entre
l’aptitude de la surface à fournir de l’eau et la capacité d’absorption de
l’atmosphère détermine la quantité d’eau évaporée. On parle dans ce cas
d’évaporation réelle.
❖ Si ces processus d’échanges ne sont pas LIMITES, c'est-à-dire que la
disponibilité en eau à évaporer est toujours assurée, alors l’évaporation réelle est
maximale et égale à l’évaporation potentielle.
En général, Évaporation réelle < Évaporation potentielle.

L’évaporation varie en fonction de plusieurs paramètres dont la température, le vent,


l’hygrométrie, le rayonnement, le type de végétation, l’époque de l’année (vie de la plante),
l’état hydrique du sol, etc…

[Link]. Mesure de l’évaporation potentielle


❖ Plusieurs méthodes servent à la mesure de l’évaporation. Les plus répandues et
les plus utilisées sont les bacs d’évaporation et les évaporomètres. L'évaporation
est généralement exprimée en mm/j.
Dans les régions tropicales, l’évaporation varie entre 1500 à 3000 mm/an
[Link].Evapotranspiration
L’évapotranspiration est la combinaison de l'évaporation directe des plans d’eau libre et
des sols nus et de la transpiration de la végétation. On distingue plusieurs types
d’évapotranspiration.
Evapotranspiration de référence (ET0) ou évapotranspiration potentielle (ETP) :

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Ensemble des pertes en eau par évaporation et transpiration d'une surface de gazon de
hauteur uniforme, couvrant totalement le terrain, en pleine période de croissance,
recouvrant complètement le sol et abondamment pourvue en eau.
Evapotranspiration maximale (ETM) (d'une culture donnée) : est définie à différents
stades de développement végétatif, lorsque l'eau est en quantité suffisante et que les
conditions agronomiques sont optimales (sol fertile, bon état sanitaire, ...).
Evapotranspiration réelle (ETR) : c’est la somme des quantités de vapeur d'eau
évaporées par le sol et par les plantes quand le sol est à son humidité spécifique
actuelle et les plantes à un stade de développement physiologique et sanitaire réel.
Il est difficile, voir impossible de mesurer l’ETR.
Elle se déduit le plus souvent de l’ETP ou de l’ETM.
Pour la culture de référence, en l'occurrence le gazon, on a donc : ETR<ETM<ET0
[Link].1. Bac d’évaporation
Il existe deux types de bac d’évaporation dont les schémas et dimensions sont données
ci dessous.

❖ Le bac classe A:
❖ Diamètre = 121.9 cm
❖ Hauteur = 25.4 cm
❖ Niveau de l'eau maintenu à 5 cm du bord

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[Link]. Estimation de l'évapotranspiration potentielle (ETP)


- Formule de Turc
- Formule de Blaney Criddle
- Formule de Thornthwaite
- Formule de Penman
Ruissellement : part de l’eau qui ne s’infiltre pas (plans et réseaux)
3.2.4. Ruissellement et infiltration
L’infiltration est l’absorption de l’eau par le sol et dépend de la capacité d’absorption du
sol.
On définit la capacité d’absorption d’un sol comme étant la vitesse maximale possible
d’infiltration. D’une manière générale, si la pluie est supérieure à cette capacité, il y a
ruissellement.
Le ruissellement est donc la part de l’eau qui ne s’infiltre pas.
En hydrologie, on considère généralement l’infiltration comme une perte pour le
système bassin versant, et le ruissellement comme un gain.
On peut mesurer l’infiltration par plusieurs techniques :
Méthode Porchet :
on creuse un trou de diamètre D, que l’on remplit d’eau. Ensuite, on note à intervalle de
temps régulier la hauteur d’eau dans le trou
Infiltromètre de Muntz (simple ou double anneaux) :
cylindres creux de 25 cm de haut enfoncés dans le sol d’environ 5 cm. On maintient
une charge d'eau d'environ 3 cm. On note le volume d'eau ajouté à intervalle de temps
régulier.

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3.3. Processus de genèse des écoulements


3.3.1 Ecoulement hortonien (Hortonian overland flow
Selon Horton (1933), dès que l'intensité de la pluie dépasse la capacité d'infiltration du
sol, il y a saturation de la surface « par le haut » et ruissèlement .
La capacité d'infiltration ou in filtrabilité du sol dépend de deux conditions aux limites:
• la capacité d'infiltration initiale, et la capacité d'infiltration à saturation

En connaissant donc la fonction d’infiltration i(t) et la pluie P(t), on peut déterminer à


chaque instant t, le ruissellement Ra(t) par :

le concept hortonien apparaît


essentiellement sur les sols peu organiques, dénudés ou fragilisés par les techniques
culturales ou encore sur des surfaces imperméabilisées (routes, zones urbaines, etc…).

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3.3.2. Ecoulement par saturation


Selon Cappus (1960) dans les zones humides (bas-fonds, zones hydromorphes, …), où
le sol est déjà saturé jusqu'en surface, toute pluie qui tombe sur ces surfaces saturées
par "le bas" ne peut que ruisseler un volume équivalent d'eau déjà présente.

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3.3.5. Ecoulement de subsurface


[Link] Ecoulement hypodermique (lateral flow)
• Lorsqu’il existe dans la couche du sol un horizon imperméable ou peu perméable
alors Kh>>Kv, et il se produit un écoulement hypodermique dans les premiers
centimètres du sol.
• Ce écoulement, le plus souvent trop lent, ne participe pas à l’écoulement rapide
de crue, mais maintient le débit de base du cours d’eau.

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[Link] Ecoulement par effet piston (translatory flow)


• Lorsqu’il pleut, l'eau dite "nouvelle" de pluie qui pénètre dans le sol déjà saturé,
chasse l'eau "pré-existante" contenue dans la matrice poreuse du sol.
• Ce qui libère au ruisseau, un volume d'eau équivalent au volume d'eau infiltrée.
• Cette eau libérée par effet piston a une composition géochimique différente de
celle de l’eau de pluie.

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• Infiltration : absorption de l’eau par le sol (capacité d’absorption d’un sol). Elle
permet de constituer des réserves d’eau pour les plantes et de recharger les
nappes phréatiques (percolation
3.3.6 Ecoulement de nappe (groundwater flow)
Si le toit de la nappe est plus bas que le fond de la rivière, la nappe draine le cours
d'eau. A l’inverse, si le niveau de la nappe est suffisamment élevé, la rivière draine la
nappe. On a alors une contribution de la nappe au débit de la rivière.

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L’ensemble de ces processus d’écoulement montrent qu’a l’exutoire du bassin versant


apparaît donc comme le lieu d’intégration des différents flux d’eau provenant du bassin.
Cela permet d’introduire la notion
- de coefficient de ruissellement d’un bassin versant (Kr):

- et de coefficient d’écoulement d’un bassin versant (Ke) :

❖ Interception par les végétaux : part de l’eau captée par la végétation (ensuite
transpirée ou évaporée).

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C’est la fraction des précipitations qui n’atteint pas le sol. Elle est considérée comme
des pertes pour le système bassin versant. L’interception concerne le plus souvent la
canopée et on peut l’estimer par la relation :

❖ I : interception (mm)
❖ Pi : pluie incidente (mm)
❖ Ps : pluie drainée au travers du couvert végétal (mm)
❖ Pt : pluie atteignant le sol par écoulement le long des branches et du tronc (mm)

❖ Les mesures faites dans les bacs d’évaporation ne correspondent pas à


l’évaporation sur un plan d’eau (exemple la retenue d’eau d’un barrage). Pour
passer de l’évaporation bac à l’évaporation du plan d’eau, on peut procéder de
différentes manières :
❖ Application d’un coefficient correcteur pour passer à l'évaporation d'un plan d'eau
:
❖ Entre 0,5 et 0,68 en conditions sahélienne et tropicale sèche,
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❖ Entre 0,70 et 0,80 en régime tropical.


V. LES PRÉCIPITATIONS

1. Principes météorologiques
[Link] et rappels de météorologie
Sous le terme de précipitations, on regroupe toutes les eaux météoriques ou
hydrométéores qui tombent à la surface de la terre. Elles sont provoquées par un
changement de température ou de pression. Les précipitations constituent l’unique «
entrée » des principaux systèmes hydrologiques continentaux que sont les bassins
versants.
1.2. Mécanismes de la formation des précipitationsLa pluie provient de l’évaporation
de l’eau qui existe dans la nature (lacs, océans, fleuves…).

Cette vapeur d’eau se mélange à l’air, puis s’élève dans l’atmosphère et se


refroidit par détente.
La vapeur d’eau contenue dans l’air se condense autour de noyaux de
condensations (poussières, pollens) et lorsque l’air atteint un niveau de
sursaturation, les gouttelettes forment alors des nuages.
Plus les nuages montent vers des couches d'air plus froid, plus les gouttelettes
grossissent et se rapprochent les unes des autres. Lorsque la taille de la gouttelette
atteint plus ou moins 0,02 mm, son poids commence à devenir notable et celle-ci
commence à descendre lentement, de l'intérieur du nuage vers sa base. La
température de la couche d'air à travers laquelle passent les gouttelettes d'eau doit être
supérieure à 0°C en moyenne pour que les précipitations soient sous forme liquide.
Comme la majeure partie des nuages se trouvent à une altitude relativement élevée où
la température y est basse, il arrive souvent que les gouttelettes passent de l'état solide
à liquide pendant leur chute vers le sol, car l'air se réchauffe et oblige les cristaux de
glace à fondre.
1.4. Caractéristiques des precipitations
Les gouttes de pluie font quant à elles 0,5 mm à 3 mm de diamètre.
Ainsi, les précipitations se mesurent en accumulations par heure sur une surface
donnée. L'unité de mesure des précipitations est le millimètre (1 mm = 1 litre d'eau /
m²).
Pluie faible Intensité inférieure à 2.5 mm/heure
Pluie modérée Intensité inférieure entre 2.5 mm et 7.5 mm/heure

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Pluie forte Intensité supérieure à 7.5 mm/heure


Les gouttes d'eau sont d'autant plus grosses que les courants ascendants sont
puissants, c'est notamment le cas dans des nuages d'orages ou cumulonimbus où la
taille des gouttes d'eau varie en fonction de la puissance de ces courants d'air. Il arrive
parfois que de forts courants descendants soient présents dans les nuages convectifs.
Dans ce cas, on assistera à de fortes averses de pluie avec de puissantes rafales de
vent : ces phénomènes ont pour nom des "grains".
1.5. Différents types de precipitation
Precipitations Cycloniques
Les précipitations cycloniques, également appelées précipitations frontales, se
produisent lorsque de l'air très chaud (généralement tropical) entre en contact
avec de l'air frais.
Les nuages Nimbostratus se forment à partir de ce contact et entraînent des
précipitations.
Precipitations Cycloniques ou frontales
Ce mécanisme peut se présenter sous la forme d’un front chaud, lorsque l’air
chaud monte au-dessus de l’air frais et crée une pluie légère, ou d’un front froid,
lorsque l’air frais déplace une masse d’air chaude et crée une pluie intense.
• Precipitation de Convection
La précipitation par convection est le terme qui décrit ce qui se passe lorsque la
surface de la Terre devient plus chaude que l'air humide qui l'entoure. La
condensation se forme en conséquence, prenant la forme de cumulonimbus et
de cumulus congestus. Les précipitations qui tombent changent d'intensité sur
une courte période de temps; c'est le plus commun dans les zones
tropicales.
V.2. Mesures de la pluie
V.1.1. Pluviomètre
Un pluviomètre recueille la pluie dans un seau (~100 mm) pour mesurer sa
hauteur en mm (ou l/m2). Il est surmonté d’une bague biseautée de surface
connue précisément. Le modèle le plus courant est celui du seau type
"ASSOCIATION" dont la surface réceptrice est un cercle de 400 cm².
Mais il existe d'autres types de pluviomètres de surfaces réceptives différentes
(314 cm², 1000 cm², …).

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La lecture de la pluie s’effectue en mm et dixième de mm, soit à l’aide d’une


éprouvette graduée, soit directement sur le pluviomètre (cas d’une graduation
sur le seau).
Si P< 0,1 mm on dit qu’il y a des traces de pluie

Norme d’implantation des postes de mesures (pluviomètres et pluviographes)


• Le site d’installation des postes de mesures doit être à l’abri de toute perturbation
(obstacles proches, effet de vent).
• On adopte les normes suivantes :
✓ bague parfaitement horizontale,
✓ hauteur par rapport au sol de la bague réceptrice : 1 mètre
✓ distance au premier obstacle supérieure à 2 fois la différence de hauteur entre
l’obstacle et le poste.
4.1.2. Pluviographe
Cet appareil comporte, en dessous de son entonnoir de collecte de l'eau, une
pièce pivotante dont les deux compartiments peuvent recevoir l'eau tour à tour
(augets basculeurs). Quand un poids d'eau déterminé (correspondant en général
à 0,1 ou 0,2 mm de pluie) s'est accumulé dans un des compartiments, la bascule
change de position : le premier auget se vide et le deuxième commence à se
remplir. Les basculements sont comptés soit mécaniquement avec
enregistrement sur papier enroulé autour d'un tambour rotatif, soit
électriquement par comptage d'impulsions (par exemple système MADD) :
appareil permettant
Le radar météorologique
Le radar météorologique émet des ondes électromagnétiques (longueur d'onde
peut varier de quelques millimètres à plusieurs centimètres) et reçoit en écho les
images de certaines cibles (généralement mobiles) (gouttes de pluie, flocons de
neige, grêlons ...) situées au sein de l'atmosphère. Le radar peut non seulement
situer dans l'espace à chaque instant les zones où se regroupent ces particules,
mais aussi évaluer l'intensité et l'évolution des précipitations auxquelles ces
zones correspondent jusqu'à des distances de l'ordre de 200 km. L'intensité des

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précipitations peut y être estimée quantitativement au sein d'une zone plus


restreinte (100 km).
Station de mesure des débits
• Pour avoir une station de mesure des débits, il faut une section de contrôle et
une mesure des débits (journalière ou en continu).
• La mesure des débits s’effectue à partir :
✓ de mesures de vitesses dans une section,
✓ de volumes sur une durée,
de hauteurs d'eau sur une section de contrôle
4.3.2 Mesure des hauteurs d'eau
• La mesure des hauteurs d’eau se fait par:
✓ la lecture directe et ponctuelle à l’aide d’une échelle limnimétrique
• En fonction de la topographie du lit du cours, on pourra installer une batterie de
plusieurs échelles limnimétriques les unes calées par rapport aux autres, afin de
pouvoir lire les cotes quelque soit le niveau d’eau (basses et hautes eaux). Les
échelles sont graduées en E et la lecture se fait de la même manière que sur une
mire topographique, par un lecteur à des intervalles de temps donnés.
4.3.3 Mesure des vitesses
• la distribution des vitesses dans une section de cours d’eau est de forme
parabolique sur une verticale donnée et sur la largeur du cours d’eau. Il faut donc
procéder à des mesures dans toute la section du cours d’eau pour appréhender
cette variabilité du champ de vitesses.

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Jaugeage au moulinet monté sur une perche


Le moulinet comprend un corps de moulinet et une hélice monté sur un arbre
(axe du moulinet). L’ensemble est monté sur une perche graduée.
Un compteur relié au corps du moulinet permet d’enregistrer le nombre de tours
de l’hélice. Pour un même moulinet, il existe plusieurs (souvent trois) hélices de
taille différentes à adapter en fonction de la vitesse de la rivière.
Différents types de moulinets en fonction de la vitesse et de l’importance du
cours d’eau

Le jaugeage se fait à pied dans la section de mesure du cours d’eau. Il consiste


à parcourir la section transversale de la rivière en mesurant le nombre de tours
(généralement en 30 secondes) sur plusieurs profondeurs et sur plusieurs verticales. Le
repérage des verticales est facilité par un câble gradué tendu à travers la section. . Le
nombre de mesures sur une verticale est choisi de façon à obtenir une bonne
description de la répartition des vitesses sur cette verticale. De manière générale, on
fera entre 1, 3 ou 5 mesures suivant la profondeur du lit.
Jaugeage au saumon

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Lorsque le débit du cours est important, le jaugeage au moulinet monté sur une
perche n’est plus possible. Il faut faire appel à un saumon (c’est un gros moulinet).
Il comporte aussi un corps et une hélice.
Le saumon peut être monté sur une embarcation (cas du zodiac). Ce qui facilite
la mobilité des équipes de jaugeage qui peuvent faire des tournées sur plusieurs
rivières.
Le saumon peut également être monté en position fixe sur une potence sur une
section de rivière.

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