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Rapport sur le cabinet CMA Audit

Le document présente un rapport de stage effectué au sein du cabinet CMA d'audit et de conseil, mettant en avant l'importance des connaissances théoriques et pratiques en comptabilité. Il décrit le cabinet, son organisation, ses activités principales, ainsi qu'une analyse SWOT, et aborde également le système fiscal tunisien et les obligations fiscales des entreprises. Enfin, le rapport souligne l'importance de l'expérience pratique pour réussir dans le domaine professionnel.

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Rapport sur le cabinet CMA Audit

Le document présente un rapport de stage effectué au sein du cabinet CMA d'audit et de conseil, mettant en avant l'importance des connaissances théoriques et pratiques en comptabilité. Il décrit le cabinet, son organisation, ses activités principales, ainsi qu'une analyse SWOT, et aborde également le système fiscal tunisien et les obligations fiscales des entreprises. Enfin, le rapport souligne l'importance de l'expérience pratique pour réussir dans le domaine professionnel.

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Sommaire

Remerciement

Introduction Générale

Chapitre1 : Présentation du cabinet


1) Présentation
a- Fiche signalétique
b- Historique du cabinet
2) L’organisation du cabinet
c- L’organigramme
d- Les activités principales
3) Analyse SWOT d'un petit cabinet d'expertise comptable

Chapitre2 : Présentation d’un système tunisien

Chapitre3 ; cas pratique

Conclusion

Bibliographie

Annexes
Introduction Générale

Nul ne peut nier l'importance que revêtent les connaissances théoriques et les informations
acquises en matière comptable et fiscale durant cinq semestres d'études universitaires.

Cependant, si on vise la réussite dans la vie professionnelle, ces connaissances, et malgré leur
importance, demeurent à elles seules insuffisantes. De ce fait, il est essentiel de les compléter
avec des connaissances pratiques afin de développer un esprit opérationnel, pour ce faire, le
meilleur moyen est de passer par un stage. Dans ce cadre et après deux ans et demi d'études
universitaires en comptabilité finance, j'ai eu l'occasion d'effectuer un stage pratique qui s'est
étalé sur une période de quatre mois allant du 03 Février au 30 Mai au sein du cabinet CMA
d'audit et de conseil.

En réalité, j'ai opté pour ce choix pour une raison très importante ; elle concerne les
opportunités que ce cabinet a pu offrir. La première opportunité c’est d'être dans le même
bureau avec l'expert-comptable et qui permet d'observer toutes ses activités ainsi que son
comportement avec la clientèle afin de sortir avec une idée assez claire concernant son métier
et ne pas se limiter aux tâches qui me sont confiées. La deuxième opportunité est relative à la
récence du cabinet, il est important d'apprendre les premiers pas qui permettront le
développement. Ces opportunités ont permis de diviser le rapport en trois parties, sur
lesquelles nous reviendrons avec plus de détails.

Le but de ce rapport n'est pas de faire uniquement une présentation exhaustive de tous les
aspects techniques que j'ai pu apprendre ou approfondir, mais aussi, de manière synthétique et
claire de faire un tour d'horizon sur d'autres aspects spécifiques que ce soit humains ou
comportementales que j'ai pu observer.

Je vous expose dans ce rapport en premier lieu une présentation du cabinet à travers sa fiche
signalétique et son historique tout en décrivant les activités principales qu'il présente (I).
Ensuite, je vous explique les différents aspects de mon travail durant ces quelques mois et qui
porte principalement sur la présentation de système tunisien (II). Dans la troisième partie, je
me suis concentré sur l’audit des déclarations fiscales + problématique
Premier CHAPITRE :
Présentation du cabinet
1- Présentation :
a- La fiche signalétique :
Dans ce chapitre on s'intéressera à la description du cabinet au sein duquel le stage a été
effectué en représentant consécutivement la fiche signalétique, l'historique, l'organisation et
les activités principales. Vu la particularité de cette dernière, on présentera une analyse
SWOT d'un petit cabinet d'expertise comptable.

• Nom du cabinet : Cabinet d’expertise comptable, CMA audit et conseil

• Sigle usuel : Cabinet CMA

• Expert : Mohammed Ammar

• Adresse : Bureau A37 Résidence Tunis Carthage , Ariana Borj


baccouche 2080

• Téléphone : 98383818

• Fax : 71706028

• E-mail : moa_ammar@[Link]

• Forme juridique : Personne physique

• Date de création : Juin 2012

• Activités principales : Commissariat aux comptes

Audit contractuel

Travaux de constitution des sociétés

Tenue et assistance comptable et fiscale

Assistance au recrutement du personnel


b-Historique du cabinet
Cabinet CMA est un cabinet de comptabilité, d'audit et de fiscalité, fondé en 2012 par
Monsieur Mohamed ammar expert-comptable. Le cabinet est situé dans un quartier
résidentiel, ce qui offre à la clientèle un avantage de proximité. Il a été créé en vue de
répondre aux attentes et demandes de chaque type de clients dans tout ce qui se rattache au
monde de l'entreprise en les accompagnant à chaque stade de leur développement. C'est un
cabinet petit de taille mais grand par la qualité de ses services, grâce au sérieux, à l'écoute, à la
disponibilité et à la réactivité du personnel face à une clientèle variée et souvent exigeante. De
ce fait, et malgré sa récence, le cabinet a pu réaliser un développement et une adaptation assez
rapides avec son environnement, en se focalisant sur le facteur humain et en établissant un
fort rapport de confiance avec la clientèle, ce qui demeure la base de tout échange. De ce fait,
c'est le comportement et le professionnalisme de l'expert-comptable qui décideront seuls son
succès.

2- L’organisation du cabinet :
C-L’organigramme

Au niveau de son organisation, le cabinet comporte 2 postes de travail :

Le gérant Remplit quasiment toutes les missions, à savoir: la tenue de la comptabilité. Les
diverses déclarations mensuelles et annuelles, les travaux juridiques, les travaux de
commissariat aux comptes et de conseil, les travaux relatifs à la création des
entreprises, l'étude de faisabilité des projets d'investissement ainsi que la
communication téléphonique et l'entretien avec les clients.

• En absence d'un stagiaire, la totalité des tâches pouvant être exercées au sein du
cabinet sont confiées à la gérante.

• Remplit principalement la mission de saisie comptable des pièces justificatives afin


Le stagiaire de pouvoir les conserver. Garder leur trace. En dégager les états financiers et les
interpréter.

• Cette mission se divise en diverses tâches à savoir: la réception des pièces relatives
aux opérations commerciales des clients, leur classement selon la nature et l'ordre
chronologique et enfin l'enregistrement de ces pièces.
d-Les activités principales
1. Commissariat aux comptes :

Selon l'Article 266 du CSC : « Le ou les commissaires aux comptes ont mandat de vérifier les
livres, la caisse, le portefeuille et les valeurs de la société, de contrôler la régularité et la
sincérité des inventaires, ainsi que l'exactitude des informations données sur les comptes de la
société dans le rapport du conseil d'administration ou du directoire. Le ou les commissaires
aux comptes certifient également la régularité et la sincérité des comptes annuels de la société
conformément à la loi relative au système comptable des entreprises en vigueur.» Ainsi, la
finalité de cette mission est de contribuer à la fiabilité de l'information financière et de
concourir à la sécurité de la vie économique et sociale, tant pour les besoins de gestion et
d'analyse interne à l'entreprise que pour les besoins de l'ensemble des partenaires ou tiers
intéressés par celle-ci.

Chaque année, le Commissaire aux Comptes met à la disposition des tiers un rapport général
des comptes annuels, ces tiers peuvent être les actionnaires, le personnel intéressé par la vie
de l'entreprise, les banquiers et les fournisseurs qui font crédit, et enfin les dirigeants qui sont
responsables de la gestion et des comptes qu'ils publient.

2. Audit contractuel :

La mission d'audit contractuel consiste à demander l'intervention de l'expert-comptable, par


l'entreprise elle-même ou par des tiers. Les modalités de la mission d'audit contractuel sont
identiques à celles d'audit légal, réalisé par un commissaire aux comptes comme évoqué dans
le paragraphe précédent. La révision contractuelle est constituée de contrôles nombreux et
variés. Il est fait appel aux techniques de sondage, aux vérifications matérielles et aux
recoupements externes.

À l'issue de ces travaux, l'expert-comptable délivre une attestation de sincérité. Il certifie que
les comptes audités sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et du résultat des opérations de l'entité, et reflètent donc une image sincère
et fidèle de l'entreprise.

3. Travaux de constitution des sociétés :

L'expert-comptable est un interlocuteur privilégié pour le chef d'entreprise, il l'accompagne,


le conseille sur ses choix déterminants et stratégiques notamment dans la constitution
d'entreprise.

L'expert-comptable se charge de rédiger les statuts juridiques de l'entreprise et conseille


l'entrepreneur dans le choix de la forme juridique de son entreprise ainsi que les autres
procédures permettant à l'entreprise d'exister.
De plus, il a le rôle de rendre viable le projet juridiquement et de remplir les formalités
administratives : statut, agrément API, patente, registre de commerce, code en douane,
affiliation CNSS...

Lors des premières étapes de constitution, l'expert-comptable analyse la faisabilité du projet,


définit les besoins financiers de l'entreprise, recherche des financements et met en place les
différents outils de gestion. L'expert-comptable permet également de remplir les obligations
sociales de l'entreprise : la rédaction des contrats de travail, les déclarations sociales, les
bulletins de paie etc.

En définitive, l'expert-comptable décharge le créateur d'entreprise de toutes les obligations


sociales et administratives et l'accompagne dans toutes ses démarches. Il a également un rôle
de conseiller stratégique pour l'entreprise d'où sa présence demeure indispensable lors de la
création de la nouvelle entité

4. Tenue et assistance comptable et fiscale :

La tenue comptable ou tenue de la comptabilité consiste à enregistrer toutes les pièces


comptables (factures d'achat ou de vente, reçus, quittances, notes de frais...) de l'entreprise,
suivant la norme du plan comptable. Le but de la tenue comptable est double :

• justifier l'utilisation des fonds de l'entreprise et attester les opérations comptables (achat,
paiement des salaires, vente de biens ou services...).

• répondre aux obligations légales de l'administration fiscale : TVA, déclaration des bénéfices,
déclaration sur le revenu et de certaines déclarations relatives aux caisses sociales.

La tenue comptable n'est pas difficile mais elle exige une certaine rigueur et implique la
collecte et l'émission systématique des pièces justificatives. En effet, les pièces comptables
sont les premiers éléments examinés lors d'un contrôle financier (interne ou externe).

Rappelons que la tenue comptable peut être faite au sein de l'entreprise elle-même (par un
comptable, une secrétaire, un dirigeant...) ou confiée à un cabinet d'expertise-comptable.
D'autre part, l'assistance concerne généralement le comptable interne de l'entreprise, et ce par
la résolution des différentes difficultés rencontrées, l'apurement des comptes, l'arrêté des états
financiers, etc.

Qui s'intéresse à la comptabilité ?

• Les salariés : Comprendre les modalités de calcul de l'intéressement, de la participation.

• Le comité d'entreprise : Lire et interpréter les comptes annuels (possibilité de se faire


assister par un expert-comptable).

• Les dirigeants : Optimiser la gestion de l'entreprise.

• Les autres services de l'entreprise :


 Service commercial : suivi des impayés par client, évolution du chiffre d'affaires par
client.

 Direction des ressources humaines : établissement du bilan social

Administration fiscale : veille au respect des déclarations et au paiement des impôts et


taxes. La comptabilité est nécessaire lors des vérifications.

• Les organismes sociaux : Dans le cadre de leur objectif d'encaissement des


cotisations sociales, la comptabilité leur est utile, notamment en cas de difficultés
financières de l'entreprise débitrice.

• Les actionnaires : Surtout dans les grandes entreprises cotées, ont parfois une vision
à court terme focalisée sur la maximisation de leur retour sur investissement.

• Les fournisseurs : En qualité de créanciers commerciaux, ils utilisent la comptabilité


pour rechercher des informations leur permettant de s'assurer que les transactions
engagées ou à venir avec leur client pourront être réglées.

• Les clients : La comptabilité leur permet de mieux négocier les conditions d'achat
avec leurs fournisseurs et de se prémunir contre le risque de rupture
d'approvisionnements.

• Les banquiers : Ils ont recours à la comptabilité pour analyser le risque de crédit lié
au non-recouvrement de leurs créances (prêts). La comptabilité leur permet d'avoir une
image précise du patrimoine de leur débiteur.

5. Assistance au recrutement du personnel :

L'expert-comptable peut aider les recruteurs à rester informés de l'évolution du marché du


travail et de la situation des métiers et des professions. C'est une ressource importante pour les
aider dans les démarches de recrutement.

L'assistance peut se manifester dans la rédaction d'une description des tâches, la


détermination du salaire à offrir, la vérification des exigences liées à l'exercice d'une
profession, le renseignement sur la disponibilité de la main-d'œuvre, la connaissance des
programmes de formation offerts sur le territoire, ainsi que l'obtention de l'information sur le
secteur d'activité de l'entreprise (principales professions, croissance prévue de l'emploi,)
3-Analyse SWOT du cabinet d'expertise comptable CMA :
L'analyse SWOT ou matrice SWOT, de l'anglais Strengths (forces), Weaknesses (faiblesses),
Opportunities (opportunités), Threats (menaces), est un outil de stratégie d'entreprise
permettant de déterminer les options stratégiques envisageables au niveau d'un domaine
d'activité stratégique.

Figure1 : Analyse SWOT du cabinet d'expertise comptable CMA

Source : Étude prospective de la branche professionnelle des Experts comptables et


Commissaires aux comptes réalisée par OMECA.

Pour résumer cette analyse, on remarque que les points forts se relient généralement au
facteur humain et à la bonne relation avec la clientèle, les points faibles concernent le
manque de moyens, les opportunités concernent la possibilité d'expansion et
d'investissement, et les menaces se relient aux nouveaux concurrents qui sont de plus
en plus nombreux.
Deuxième CHAPITRE :
Présentation de système Tunisien
Introduction du chapitre

La fiscalité constitue un pilier fondamental dans le fonctionnement des économies modernes.


Elle permet à l’État d’assurer le financement des services publics tout en régulant l’activité
économique et commerciale. Dans ce cadre, les entreprises et les contribuables sont soumis à
des obligations fiscales strictes, qui évoluent au fil du temps en fonction des réformes
législatives, des impératifs économiques et des exigences administratives. Ces obligations
fiscales, initialement basiques et mensuelles, connaissent une transformation progressive,
entraînant une structuration plus complexe du cadre fiscal. Avant leur évolution, ces
obligations se limitaient principalement à des déclarations et paiements périodiques de taxes
et impôts, permettant un suivi régulier de la situation fiscale des entreprises. Toutefois, avec
les changements réglementaires, ces obligations se sont développées pour mieux encadrer la
collecte des recettes fiscales et garantir une meilleure transparence financière. Ainsi, on
distingue aujourd’hui deux grandes catégories d’obligations fiscales : Les obligations
déclaratives, qui concernent la transmission des informations fiscales aux administrations
compétentes (déclarations de revenus, de TVA, de bénéfices, etc.). Les obligations de
paiement, qui impliquent le règlement des impôts et taxes dus par les entreprises et
contribuables. Parmi ces obligations, la déclaration fiscale demeure l’élément central du
système fiscal. Elle constitue l’outil principal permettant aux administrations de contrôler la
conformité fiscale des entreprises et d’assurer un recouvrement efficace des impôts. Son
importance réside dans le fait qu’elle conditionne non seulement le paiement des taxes et
impôts, mais également l’application de sanctions en cas d’irrégularités ou d’omissions. Ce
rapport de stage vise à analyser l’évolution des obligations fiscales tout au long de l’année, en
mettant en lumière les transformations qu’elles ont subies et leurs implications pour les
entreprises.
I /Définition de la conformité fiscale et ses éléments constitutifs
La conformité fiscale fait référence à l’obligation des contribuables (entreprises et
particuliers) de respecter les dispositions fiscales en vigueur, en matière de déclaration, de
paiement des impôts et de transmission d’informations aux autorités fiscales compétentes.

II/Les obligations fiscales des entreprises


Le système fiscal tunisien repose sur un ensemble de règles et de mécanismes visant à
encadrer l’activité économique et à assurer le financement des dépenses publiques. Il impose
aux entreprises et aux contribuables plusieurs obligations fiscales qui varient en fonction de la
nature de l’activité exercée du régime fiscal applicable et des évolutions législatives. Ces
obligations peuvent être déclaratives (comme la déclaration de l’impôt sur les sociétés, la
TVA ou l’impôt sur le revenu) et de paiement (règlement des impôts et taxes dus).

Outre, les obligations fiscales peuvent être divisées en plusieurs catégories selon leur nature et
leur périodicité.

1• Déclarations fiscales exactes et complètes


Les entreprises doivent soumettre des déclarations fiscales en bonne et due forme, qui
reflètent avec exactitude leur situation financière, leurs revenus et leurs charges. Cela inclut
des déclarations de TVA, des bilans comptables et des déclarations d’impôt sur les sociétés.

Première section : Les Déclarations Annuelles


1.1 Impôt sur le revenue (IRPP)
Selon les dispositions des articles de la Loi N°89-114 du 30 Décembre 1989 portant
promulgation du code de L’IRPP et de L’IS. L’IRPP est dû par toute personne physique ayant
sa résidence habituelle en Tunisie. Les non-résidents sont également soumis à l’impôt sur le
revenu au titre de leurs revenus de source tunisienne.

1.2 Catégories de Revenus Imposables :


Les catégories de revenus imposables sont :

 Les bénéfices industriels et commerciaux;

 Les bénéfices des professions non commerciales;

 Les bénéfices des exploitations agricoles et de pêche;

 Les traitements, salaires, pensions et rentes viagères;

 Les revenus de valeurs mobilières et les revenus de capitaux mobiliers;

 Les revenus fonciers ;


 Les autres revenus : les revenus de source étrangère s'ils n’ont pas subi l’impôt dans le
pays de la source, les revenus réalisés des jeux de pari, de hasard et de loterie, les
revenus déterminés selon les dépenses personnelles ostensibles et notoires et selon
l’accroissement du patrimoine en cas de non réalisation de revenus dans la catégorie
des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices des professions non
commerciales ou des bénéfices de l’exploitation agricole ou de pêche.

1.3 Détermination du revenu net pour les entreprises :


Le bénéfice net est déterminé sur la base d’une comptabilité conforme à la législation
comptable des entreprises et après déduction de toutes les dépenses et charges
professionnelles et notamment :

 Les amortissements à l'exception de l'amortissement des actifs acquis auprès des


personnes résidentes ou établies dans des paradis fiscaux;

 Les provisions pour créances douteuses, les provisions pour dépréciation des stocks
destinés à la vente et les provisions pour dépréciation des actions cotées en bourse, et
ce, dans la limite de 50% du bénéfice imposable;

 Les dons et subventions dans la limite de 2%o du chiffre d'affaires, Cependant, sont
déductibles pour leur totalité :

o Les dons et les subventions accordés à l’Etat, aux collectivités locales et aux
entreprises publiques.

o Le coût d’acquisition ou de construction des logements accordés en donation


au profit des conjoints, ascendants et descendants des martyrs de la nation de
l’armée, des forces de la sécurité intérieure et des douanes.

o Les dons et les subventions accordés aux associations œuvrant dans le domaine
de la promotion des personnes handicapées et qui exercent leur activité
conformément à la législation les régissant.

o Les mécénats accordés aux entreprises, projets, et œuvres à caractère culturel


ayant obtenu l’approbation du ministère chargé de la culture.

1.4 Détermination du revenu net pour certaines catégories de revenus :


Le revenu net est déterminé après une déduction forfaitaire de :

 10% pour les traitements et salaires avec un plafond fixé à 2.000 dinars par an;
 20% pour les revenus fonciers et les bénéfices des professions non commerciales en
absence de comptabilité.

1.5 Exonérations :
 Les dividendes distribués par des sociétés établies en Tunisie si leur montant annuel ne
dépasse pas 10.000D;
 Les intérêts des dépôts et des titres en devises ou en dinars convertibles ;
 Les intérêts des comptes de l’épargne logement ;
 Les intérêts provenant des comptes spéciaux d’épargne ouverts auprès de la caisse
d’Epargne Nationale de Tunisie (CENT) ou des banques ainsi que les revenus des
obligations dans la limite de 5.000 D par an sans que la déduction n'excède 3000 dinars
pour les intérêts au titre des dépôts dans les comptes spéciaux d'épargne ouverts auprès
des banques ou de la Caisse d’Epargne Nationale de Tunisie.

1.6 Déductions communes à toutes les catégories de revenus :


Sont déductibles dans certaines limites :
 Les abattements pour situation et charges de famille (chef de famille, enfants à charge,
parents à charge)
 Les primes afférentes aux contrats d’assurance vie et de capitalisation d’une durée
minimale de 10 ans dans la limite de 10.000 D ;
 Les revenus réinvestis dans la souscription au capital des entreprises dans les
conditions fixées par la législation régissant les avantages fiscaux.

1.7 Tarif de l’IRPP :


Tranches Taux Taux effectif à la limite supérieure
0% 0%
5.000,001 à 20.000 Dinars 26% 19,50%
20.000,001 à 30.000 Dinars 28% 22,33%
30.000,001 à 50.000 Dinars 32% 26,20%
Au-delà de 50.000 Dinars 35% --------

Le minimum d’impôt est dû au taux de 0,2% du chiffre d’affaires local ou des recettes brutes
avec un minimum égal à 300 dinars, exigible même en cas de non réalisation d’un chiffre
d’affaires, ou de 0,1% du chiffre d’affaires ou des recettes provenant de l’exportation ou
réalisé de la commercialisation de produits ou de services soumis au régime de
l’homologation administrative des prix et dont la marge bénéficiaire brute ne dépasse pas 6%
conformément à la législation et aux réglementations en vigueur, avec un minimum égal à 200
dinars exigible même en cas de non réalisation de chiffre d’affaires.

1.8 Régime forfaitaire d’imposition:

Le régime forfaitaire s’applique aux entreprises individuelles qui réalisent des revenus dans la
catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.

1.9 Conditions du bénéfice du régime forfaitaire:


Les entreprises bénéficiaires doivent être :

 Non rémunérées par des commissions, à l’exception des distributeurs agréés des
opérateurs de réseaux des télécommunications,

 Ne fabricant pas de produits à base d'alcool,

 Nexerçant pas l'activité de commerce de gros,

 Ne possédant pas plus d'un véhicule de transport en commun de personnes ou de


transport de marchandises dont la charge utile ne dépasse pas 3 tonnes et demi,

 Dont les exploitants ne réalisent pas des revenus de la catégorie des bénéfices des
professions non commerciales,

 Non soumises à la taxe sur la valeur ajoutée selon le régime réel,

 N’ayant pas été soumises à l'impôt sur le revenu des personnes physiques selon le
régime réel suite à une vérification fiscale,

 Dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 100 mille dinars.

Sont également exclues du bénéfice de ce régime, les entreprises qui exercent dans les zones
communales l'une des activités fixées par le décret n°2014-2939 du 1er août 2014.

1.10 Période d’éligibilité au régime forfaitaire:

3 ans renouvelables en cas de présentation des données nécessaires.

1.11 Tarif de l'impôt forfaitaire:

Pour le chiffre d’affaires inférieur ou égal à 10.000 dinars :

 75 dinars par an pour les entreprises implantées en dehors des zones communales,

 150 dinars par an pour les entreprises implantées dans les autres zones.

Pour le chiffre d’affaires compris entre 10.000 dinars et 100.000 dinars : 3% du chiffre
d’affaires.

L'impôt forfaitaire ainsi déterminé est libératoire de l’impôt sur le revenu au titre des
bénéfices industriels et commerciaux, de la taxe sur la valeur ajoutée en régime réel et
comprend la taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial ou professionnel.
2. Impôt sur les sociétés (IS)
Personnes Imposables

Sous réserve de certaines exonérations, l’IS est dû notamment par :

 Les sociétés de capitaux et assimilées établies en Tunisie,

 Les entreprises étrangères établies en Tunisie,

 Les coopératives et les établissements publics à caractère non administratif ayant un


but lucratif,

 Les personnes morales non résidentes et non établies en Tunisie à raison de certains
revenus de source tunisienne.

2.1 Détermination du bénéfice imposable :


Le bénéfice imposable est déterminé sur la base d’une comptabilité conforme à la législation
comptable des entreprises et après déduction de toutes les dépenses et charges
professionnelles à l'instar des entreprises individuelles sous réserve de ce qui suit :

 Les provisions pour créances douteuses totalement pour les banques, les établissements de
leasing et les sociétés de factoring ;
 Les provisions pour créances douteuses totalement pour les banques, les établissements de
leasing et les sociétés de factoring ;
 Les provisions pour dépréciation des actions et des parts sociales totalement pour les
SICAR ;
 Les bénéfices réinvestis dans la souscription au capital des entreprises dans les conditions
fixées par la législation régissant les avantages fiscaux.

2.2 Taux de l’IS :


 Taux général : 25%
 Taux réduit : 10% pour les bénéfices provenant de l'export et pour les sociétés artisanales,
agricoles et de pêche, les coopératives et les bénéfices réalisés dans le cadre de projet
bénéficiant du programme de l'emploi des jeunes,
 Taux réduit: 20% pour les sociétés qui procèdent à l’admission de leurs actions ordinaires
à la cote de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis à un taux d’ouverture du capital au
public au moins égal à 30%, ce taux est réduit à 15% pour les sociétés soumises à l'impôt
sur les sociétés au taux de 25% et qui procèdent à l’admission de leurs actions au cours de
la période allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019.
 Taux spécifique pour certaines sociétés : 35% (secteur financier, télécommunication,
assurance, secteur pétrolier au niveau de la production, du raffinage, du transport et la
distribution en gros…).
3.Déclaration de l’employeur

La déclaration de l’employeur est une obligation fiscale de la vie courante de l’entreprise.


Il s’agit d’un ensemble de fichiers et de documents récapitulatifs des retenues à la source
effectuées par l’entreprise.
Elle doit être déposée annuellement par l’employeur avant le 28 février de chaque année
pour l’exercice précédent.
Des dérogations concernant cette date de dépôt peuvent être accordées
exceptionnellement par l’administration fiscale tunisienne.
La déclaration de l’employeur est obligatoire pour toutes les entreprises quelles que soient
leurs tailles.
Elle peut être déposée sous deux formats possibles :
Un format papier en remplissant les formulaires qui sont disponibles en téléchargement
sur le site du ministère des finances
Un format numérique, généralement fabriqué à partir des logiciels de gestion
2éme section : Les Déclarations Mensuelles
[Link] taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
La TVA est un impôt assis sur la valeur ajoutée par l'entreprise, la valeur ajoutée représente la
différence entre la valeur des biens et des services produits par une entreprise et celle des
biens et services utilisés pour la production. La TVA est supportée par le consommateur final,
elle est collectée par l'intermédiaire des entreprises assujetties.

4.1 Les opérations imposables :


Le champ d’application de la TVA couvre :
 Les importations sous réserve des exonérations,
 La production industrielle, artisanale et les services,
 Les opérations relevant des professions libérales,
 Le commerce de gros autre que celui des produits alimentaires,
 Le commerce de détail lorsque le chiffre d’affaires annuel global est égal ou supérieur
à 100.000D à l’exclusion des produits suivants :
o Produits alimentaires,
o Les produits soumis au régime de l’homologation administrative des prix
(carburants, alcool, tabac, allumettes, cahiers scolaires, …)

4.2 Les Opérations Imposables à la TVA par option :


Les entreprises qui réalisent des opérations hors champ d’application de la TVA ou exonérées
de ladite taxe et ce au titre :

 De la totalité de l’activité pour les opérations hors champ de ladite taxe ;


 D’une partie de l’activité pour les produits exonérés destinés à l’exportation ou à
l’approvisionnement des assujettis.

4.3 Les opérations hors champ d’application de la TVA :


 La production agricole et de Pêche ;
 La présentation commerciale des produits agricoles et des produits de Pêche ;
 Les ventes des produits alimentaires par les commerçants grossistes ;
 Les ventes par commerçants détaillants qui réalisent un CA global annuel inférieur à 100
000D.

4.4 Exonérations :
Bénéficient de l’exonération de la TVA notamment :

 Certains produits alimentaires de base (couscous, pâtes alimentaires de qualité ordinaire,


farine, semoules, …),
 Les livres non reliés en cuir naturel ou artificiel, journaux, publications périodiques,
brochures…,
 Les équipements destinés à l’agriculture et à la pêche dont notamment les bateaux de
pêche,
 Appareils destinés à l’usage des handicapés physiques,
 Le transport aérien international à l’exclusion des services rendus en contre partie de la
vente des billets de voyage, le transport maritime,
 Les intérêts bancaires débiteurs ….
4.5 Lieu d’imposition :
 Pour les ventes : le lieu de la livraison de la marchandise ;
 Pour les Services : le lieu d’utilisation.

4.6 Règles d’assiette :


A l’importation : la base imposable est constituée par la valeur en douane tous frais, droits et
taxes inclus à l’exclusion de la TVA de même.
La valeur déterminée ci-dessus est majorée de 25% si l’importateur est un non assujetti à la
TVA à l’exception de l’Etat, des collectivités locales, des établissements publics à caractère
administratif

En régime intérieur : La base imposable est constituée par le prix des marchandises, travaux
ou services, tous frais, droits et taxes inclus à l’exclusion de la TVA elle-même.

4.7 Taux de la TVA :


19% : taux général
7% : ce taux s’applique notamment aux opérations réalisées dans le cadre de leurs activités
par les médecins, les exploitants de laboratoires d’analyses, les infirmiers, les masseurs, les
physiothérapeutes, les ergothérapeutes, les psychomotriciens, les diététiciens, les
orthophonistes, et les orthoptistes… et les opérations de transport ainsi que les services rendus
par les entreprises hôtelières, de restauration et les services rendus par les cafés de première
catégorie…
12% : ce taux s’applique notamment à l’électricité basse et moyenne tension, les produits
pétroliers relevant des numéros 27-10 et 27-11 du tarif des droits des douanes ainsi que les
opérations réalisées par les professions libérales dans le cadre de leur activité à l’instar des
avocats ; des notaires, des comptables et des experts comptables…
4.8 La Déduction :
Ouvrent droit à déduction de la TVA, les achats relatifs à la réalisation des opérations
imposables.

N’ouvrent pas droit à déduction de la TVA, les achats utilisés pour la réalisation des
opérations hors champ d’application ou exonérées dudit impôt.

Le prorata de déduction s’applique en cas d’utilisation des produits et des services pour la
réalisation à la fois des opérations imposables et des opérations exonérées ou hors champs
d’application dudit impôt.
4.9 Exclusion du droit de déduction :

N’ouvrent pas droit à déduction de la TVA :

 Les voitures de tourisme servant au transport de personnes autres que celles objet de
l'exploitation,

 Les acquisitions réalisées auprès des non-assujettis ainsi que la TVA facturée à tort.

 Les acquisitions auprès des forfaitaires.

 Les marchandises, biens et services dont le montant est supérieur ou égal à 5.000
dinars hors taxe sur la valeur ajoutée et dont la contrepartie est payée en espèces.

 Les montants payés aux personnes résidentes ou établies aux paradis fiscaux.

4.10 Les obligations des assujettis :


Il s’agit notamment de :

 L’utilisation des factures ou des notes d’honoraires numérotées dans une série
ininterrompue.
 La tenue d’une comptabilité conforme à la législation en vigueur.
 Le dépôt d’une déclaration mensuelle au titre de la taxe sur la valeur ajoutée et ce durant
les quinze premiers jours de chaque mois pour les personnes physiques et les vingt-huit
premiers jours de chaque mois pour les personnes morales.
 La déclaration auprès de la direction des grandes entreprises ou le bureau de contrôle des
impôts compétent selon le cas des noms ou de la raison sociale et de l’adresse des
fournisseurs en factures.
 L’accompagnement des opérations de transport des marchandises par une facture ou un
document en tenant lieu.
 La mention du matricule fiscal pour les personnes qui réalisent des revenus de catégorie
des bénéfices non commerciaux dans tous les documents relatifs à leur activité et ce
nonobstant la partie émettrice de ces documents.
[Link] Taxes
5.1• Taxe de Formation Professionnelle (TFP) :
Selon les dispositions des articles 29 et 30 de la loi n° 88-145 du 31/12/1988, portant loi de
finances pour la gestion 1989 telle que modifiée par la loi n° 90-111 du 31/12/1990 et la loi n°
93-125 du 27/12/1993 : La taxe de formation professionnelle est due mensuellement sur la
base du montant total des traitements, salaires, avantages en nature et toutes autres
rétributions versés aux salariés durant le mois précédent.
Le taux de la taxe de formation professionnelle est fixé à 2% pour tous les secteurs à
l'exception des entreprises exerçant dans les secteurs des industries manufacturières qui sont
soumises à ladite taxe au taux de 1%.

5.2• Fonds de Promotion de Logements Sociaux (FOPROLOS) :


Selon les articles 1 et 2 de la loi 77-54 du 03/08/1977, portant institution du FOPROLOS : Il
est institué à la charge de tout employeur public ou privé exerçant en Tunisie, à l'exclusion
des exploitants agricoles privés une contribution à la promotion du logement pour les salariés.
Cette contribution est liquidée mensuellement sur la base des traitements, salaires et toutes
autres rétributions, versés aux salariés durant le mois précédent.
5.3• Taxes au profit des Collectivités Locales (TCL) :
Ce sont des taxes sur les établissements à caractère industriel, commercial ou professionnel
Sont redevables de la TCL : les personnes morales soumises à l'impôt sur les sociétés, |
personnes physiques soumises à l'impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et
commerciaux et des bénéfices des professions non commerciales, les groupements d'intéret
économique, les associations en participation et les sociétés de personnes exerçant une activité
commerciale ou une profession non commerciale. La TCL est due même en cas d'exonération
de l'impôt sur les sociétés (IS) ou de l'impôt sur le revenu (IR).
La TCL est due aux taux de 0,2% du chiffre d'affaires brut local et 0,1% du chiffre d'affaires
provenant de l'exportation.

6. Retenu à la source (RS)


L'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés font l'objet d'une RS, celle-ci est considérée
comme une avance prélevée sur l'IR ou sur l'IS pour les personnes qui y sont imposables.
Bien entendu, les revenus réalisés par les personnes non soumises à l'un ou l'autre des impôts
ne sont pas soumis à la RS, de même, pour les revenus réalisés par les personnes exonérées en
vertu du droit commun ou d'une législation spéciale d'encouragement.
Cette retenue doit être effectuée par la personne payante que ce paiement soit effectué pour
son propre compte ou pour le compte d'autrui. Les débiteurs de personnes soumises à une RS
sont tenus de délivrer, à l'occasion de chaque paiement, aux bénéficiaires des sommes en
question un certificat de retenue, ce certificat comporte : l'identité et l'adresse du bénéficiaire,
le montant brut, le montant de la RS, et le montant net qui lui est payé.
La retenue à la source concerne diverses opérations (traitements et salaires, honoraires,
commissions, loyers, courtage, revenus des capitaux mobiliers, marchés,...), chacune est
soumise à un taux spécifique.
Les différents types de retenues à la source
Les cinq types de retenues à la source , on peut distinguer entre :
• Les retenues imputables ;
• Les retenues libératoires ;
• Les retenues définitives ;
• Les retenues forfaitaires ;
• Les retenues, en tant que mode alternatif d’imposition

6.1. Les retenues imputables :


La retenue à la source n’est en principe qu’une avance à valoir sur l’impôt qui sera
effectivement dû lors de la liquidation ou au titre des acomptes provisionnels. Néanmoins, la
retenue à la source est libératoire de l’IRPP et de l’IS lorsqu’elle porte sur des revenus servis à
des personnes non résidentes ou non établies en Tunisie (Article 52-II-1 du code de l’IRPP et
de l’IS).
Elle est définitive lorsqu’elle s’applique à des intérêts versés à des personnes morales non
soumises ou totalement exonérées d’impôt sur les sociétés.
6.2. Les retenues libératoires :
La retenue à la source est libératoire lorsqu’elle libère le bénéficiaire du revenu de toute
déclaration ou régularisation au titre de ce revenu. Néanmoins, en droit fiscal interne, même
libératoire, le revenu ainsi soumis à une retenue à la source libératoire doit être déclaré dans la
catégorie des revenus exonérés.
[Link] retenues définitives :
Le code de l’IRPP et de l’IS institue un autre régime dit de la retenue définitive, régime
similaire à celui de la retenue libératoire. Ainsi, aux termes de l’alinéa 2 du paragraphe II de
l’article 52 du code de l’IRPP et de l’IS, les revenus de capitaux mobiliers en dinars réalisés
par les personnes morales non soumises à l’IS ou qui en sont totalement exonérées en vertu de
la législation en vigueur ainsi que les revenus des capitaux mobiliers réalisés par le fonds
commun de placement en valeurs mobilières prévu par la loi n° 2001-83 du 24 juillet 2001,
portant promulgation du code des organismes de placement collectif et par les fonds
d’amorçage prévus par la loi n° 200559 du 18 juillet 2005 sont soumis à une retenue à la
source définitive et non susceptible de restitution au taux de 20%.
Cette retenue est opérée par la personne qui paie ces revenus.
[Link] retenue forfaitaire :
Le quatrième type de retenue à la source est la retenue forfaitaire sur les salaires versés aux
employés étrangers par les sociétés totalement exportatrices, les sociétés de recherche et de
production pétrolières, les organismes financiers et bancaires travaillant essentiellement avec
les non résidents et les entreprises établies dans les parcs d’activités économiques. Les
étrangers employés par ces trois catégories d’entreprises sont soumis au paiement, par voie de
retenue à la source, d’un impôt forfaitaire sur le revenu fixé à 20% du montant brut fiscal de
la rémunération.

Les retenues, mode alternatif d’imposition :


C’est le cas du recouvrement du droit proportionnel d’enregistrement des jugements qui, à
défaut de paiement par la partie condamnée aux dépens, est recouvré par voie d’auto-retenue à
la source sur les sommes recouvrées lors de l’exécution du jugement. C’est aussi le cas de la
taxe professionnelle sur les fruits et légumes qui, à défaut de justification du paiement à un
stade antérieur, doit être retenue à la source par les commissionnaires des marchés, les
fabricants de conserves alimentaires et tout autre intervenant dans la commercialisation en
gros de ces produits. C'est également le cas de la taxe sur les produits de la pêche

[Link]

Les employeurs sont tenus de verser les cotisations sociales à la Caisse Nationale de Sécurité
Sociale (CNSS) de manière trimestrielle. Les cotisations afférentes à un trimestre donné
doivent être payées au plus tard le quinzième jour du mois qui suit le trimestre échu.
Le régime de sécurité sociale applicable est différent suivant la catégorie professionnelle :

[Link] le secteur non agricole :


 Le régime général des travailleurs salariés du privé,
 Le régime de retraite complémentaire des travailleurs salariés,
 Le régime des travailleurs indépendants,
 Le régime des travailleurs des chantiers,
 Le régime des gens de maison ;
En effet , le taux est fixé à 12,29 %, réparti comme suit :
7,72 % à la charge de l’employeur et 4,57 % à la charge du salarié.

[Link] le secteur agricole :


 Le régime des travailleurs salariés,
 Le régime des exploitants agricoles indépendants ;

[Link] le secteur de la pêche :


 Le régime des travailleurs salariés,
 Le régime des pêcheurs indépendants et armateurs de bateaux ;
Le taux est de 7,5 %, avec 5 % à la charge de l’employeur et 2,5 % à la charge du salarié.

[Link] les artistes intellectuels et créateurs :


 Le régime des artistes indépendants ;
[Link] l'Etat, les collectivités locales et les établissements publics :
 Le régime des salariés de l'Etat ;

[Link] les étudiants :


 Le régime des étudiants et stagiaires.
8. Droit de consommation

8.1 Biens soumis :


Le droit de consommation s’applique notamment aux produits suivants :

 Véhicules de tourisme
 Carburants,
 Tabac,
 Vins, bières, alcool et boissons alcoolisées.

8.2 Taux :
Le droit de consommation est applicable selon deux types de taux :

 Taux ad valorem variant de 10% à 267% ;


 Tarifs spécifiques (carburants, alcool et vins).

[Link] d’enregistrement
La formalité de l’enregistrement est souvent accompagnée par la perception de droits fixes,
progressifs ou proportionnels.
Les principaux actes soumis à la formalité de l’enregistrement et leur régime d’enregistrement
 9.1 Vente d’immeubles : 5% et certaines acquisitions bénéficient de régime de
faveur:
o acquisitions auprès des promoteurs immobiliers de bâtiments ou terrains
aménagés pour l’exercice d’activités économiques bénéficiant des dispositions
du code d’incitation aux investissements ou à usage d’habitation : droit fixe de
20D page/copie,
o acquisitions de lots de terrains ou de bâtiments aménagés conformément aux
plans d’aménagement urbain pour l’exercice d’activité économique bénéficiant
des dispositions du code d’incitation aux investissements : droit fixe de 20D
page/copie,
o acquisitions de terrains destinés à la construction d’immeubles individuels à
usage d’habitation et ce dans la limite de 600 m2 : droit progressif fixé à 1%,
2% et 3% selon la superficie du lot.
 9.2 Vente de fonds de commerce ou de clientèle : 2.5% du prix de vente.
 9.3 Echange d’immeubles : 2.5% ; la soulte est soumise au taux de 5%.
 9.4 Partage: 0.5% de l’actif net à partager, la soulte est soumise au droit proportionnel
exigible sur les mutations de biens.
 9.5 Locations d’immeubles autres que ceux destinés à l’habitation et la location
de fonds de commerce : 1% du montant du loyer annuel.
 9.6 Successions : Droit variant entre 2.5% et 35 % selon le degré de parenté.
 9.7 Donations :
o donations de biens entre ascendants et descendants et entre époux : droit fixe
de 20 dinars par acte,
o autres donations : droit variant entre 5% et 35% selon le degré de parenté.
 9.8 Actes de sociétés :
o Actes de constitution de sociétés et de groupements d’intérêt économique,
d’augmentation ou de réduction de leur capital, de prorogation de leur durée,
de leur transformation ou de leur dissolution qui ne comportent pas obligation,
libération ou transmission de biens meubles ou immeubles entre les associés,
membres ou autres personnes : 150 dinars par acte,
o Les actes et écrits précédant le procès-verbal de l’assemblée générale
constitutive et relatifs à la constitution des sociétés par actions ou les actes et
écrits précédant le procès verbal constatant l’augmentation de leur capital, et
qui ne comportent pas obligation, libération ou transmission de biens meubles
ou immeubles entre les associés, membres ou autres personne : 20 par acte.
 9.9 Concessions et marchés : 0.5% de la valeur totale du marché.
 9.10 Leasing : 20D page/copie.
Remarque : Il ne peut être perçu moins de 20 dinars pour l'enregistrement des actes et
mutations dont les sommes et valeurs produiraient moins de 20 dinars de droit proportionnel
ou de droit progressif.
 9.11 Jugements et arrêts :5 % du montant des condamnations ou liquidations.
Toutefois, les parties non condamnées aux dépens bénéficient de l’enregistrement au
droit minimum fixé entre 20 D et 75D selon le degré de juridiction et elles demeurent
tenues de payer les droits proportionnels sur les montants perçus au titre de l’exécution
de la décision judiciaire. Cependant, si le montant de la condamnation ou de la
liquidation ne dépasse pas les 3000 dinars le droit minimum payé devient libératoire
du droit proportionnel.
[Link]érations des droits d'enregistrement
 Les contrats de mariage lorsque la dot servie par l’époux n’excède pas 200 dinars.
 Les contrats de micro crédits accordés par les institutions de micro-finance.
 Les contrats par lesquels l’agriculteur s’engage à produire des produits agricoles et
à les vendre à une autre partie qui s’oblige à les acheter.
 Les contrats de location des terres agricoles pour une durée minimale de trois ans á
condition de l'engagement du locataire dans le contrat de location de les réserver
aux grandes cultures.
 Les contrats de vente de Salam conclus par les établissements de crédit.
 Les contrats constatant les opérations de création ou d'affiliation aux unions
constituées sous forme de groupements d'interets économiques faits par les
institutions de micro finance.
Sont exonérés des droits d’enregistrement sur les successions :

 La transmission des actifs et des titres des entreprises à condition que les héritiers
et légataires s’engagent à continuer l’exploitation de l’entreprise pour une période
de 3 ans au moins,
 La mutation des immeubles agricoles à condition que les héritiers produisent un
engagement stipulant le maintien de la dite propriété agricole en copropriété et son
exploitation d’une manière collective durant une période de 15 ans au moins,
 L’habitation principale du défunt dans la limite de 1000 m2 de superficie y
compris les dépendances bâties et non bâties,
 Le capital décès, les rentes et les sommes revenant aux ayants droit en vertu de la
législation en vigueur en matière de couverture sociale ou au titre des contrats
d’assurance-vie.
3éme Section : Les Déclaration Trimestrielles
10. impôt forfaitaire
L’impôt forfaitaire est un régime d’imposition simplifié appliqué en Tunisie aux personnes
physiques exerçant une activité commerciale, artisanale ou de services, et dont le chiffre
d’affaires ne dépasse pas un seuil fixé par la loi.
Les articles 55 et 57 du décret-loi n°2022-79 du 22 décembre 2022, portant loi de finances
pour l'année 2023 ont révisé le tarif de l'impôt sur le revenu selon le régime forfaitaire et
assoupli les obligations fiscales des personnes physiques soumises au régime forfaitaire
déclassées au régime réel ou qui optent pour l'imposition selon ce régime.
Législation fiscale en vigueur jusqu’au 31 décembre 2022
10.1. Régime forfaitaire de l'impôt sur le revenu
Conformément à la législation fiscale en vigueur, le régime forfaitaire de l'impôt sur le revenu
dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux s'applique aux entreprises
individuelles qui remplissent les conditions prévues à l'article 44 bis du code de l'impôt sur le
revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés dont notamment un chiffre
d'affaires annuel n'excédant pas 100 mille dinars.
Sont exclues du bénéfice de ce régime, les entreprises exerçant dans les zones communales
conformément aux limites territoriales des communes en vigueur avant le 1er janvier 2015,
les activités dont la liste est fixée par le décret n°2014-2939 du 01 août 2014 tel que complété
par le décret n°2022-802 du 09 novembre 2022.
La période du bénéfice du régime forfaitaire est fixée à 6 ans renouvelables en cas de
présentation des informations nécessaires qui justifient l'éligibilité au bénéfice du régime
forfaitaire. Cette période ne s'applique pas aux entreprises implantées en dehors des zones
communales conformément aux limites territoriales des communes en vigueur avant le 1er
janvier 2015.
 Tarif de l'impôt forfaitaire
L'impôt forfaitaire est dû selon le chiffre d'affaires annuel comme suit :
- pour le chiffre d'affaires égal ou inférieur à 10 mille dinars :
 200 dinars par an pour les entreprises implantées dans les zones communales
conformément aux limites territoriales des communes en vigueur avant le 1er janvier
2015,
 100 dinars par an pour les entreprises implantées dans les autres zones.
- pour le chiffre d'affaires entre 10 mille dinars et 100 mille dinars : 3%.
10.2. Obligations des personnes physiques qui réalisent des revenus dans la catégorie
des bénéfices industriels et commerciaux
a. Concernant les personnes soumises à l'impôt sur le revenu selon le régime forfaitaire
Les personnes soumises au régime forfaitaire dans la catégorie des bénéfices industriels et
commerciaux sont tenues de déclarer les retenues à la source et les droits prélevés, si la
législation l'exige, et de les payer à la recette des finances dont elles relèvent, et ce, au cours
des :
- quinze premiers jours du mois de janvier et du mois de juillet de chaque année, et ce, pour
les personnes exerçant dans le secteur du transport des personnes par taxis, louages, ou
transport rural,
- quinze premiers jours du mois qui suit chaque trimestre pour les autres personnes soumises
au régime forfaitaire.
b. Concernant les personnes soumises à l'impôt sur le revenu selon le régime réel
Conformément à la législation fiscale en vigueur, les personnes physiques soumises à l'impôt
sur le revenu selon le régime réel sont tenues de déposer une déclaration mensuelle des
retenues à la source, avances, taxes et droits et de les payer à la recette des finances dont elles
relèvent, et ce, dans les quinze premiers jours de chaque mois.
L'obligation du dépôt de ladite déclaration mensuelle couvre également les personnes
physiques qui réalisent des revenus dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux
et qui sont déclassées au régime réel ou qui optent pour l'imposition selon ledit régime.
2. La patente

En Tunisie, la patente est une obligation fiscale imposée aux personnes physiques et morales
exerçant une activité commerciale, industrielle ou professionnelle. C’est une forme de droit
d’enregistrement permettant aux entreprises et aux indépendants d’exercer légalement leur
activité. En effet, toute personne physique ou morale exerçant une activité commerciale,
industrielle ou professionnelle en Tunisie est soumise à la patente. Cela inclut :

• Les commerçants

• Les artisans

• Les professions libérales

• Les entreprises industrielles

• Les prestataires de services

La patente est régie par le Code de la fiscalité locale et d’autres textes fiscaux tunisiens. Elle
est due dès le début de l’activité et doit être déclarée auprès des services fiscaux compétents.

3. La conservation des factures d’achat et des documents comptables


Les entreprises sont également soumises à une obligation de conservation des documents
fiscaux, comptables et commerciaux. Cette obligation sert à garantir la transparence des
pratiques fiscales et à permettre un contrôle efficace par l’administration fiscale.

Les principales exigences à cet égard sont les suivantes :

• Conservation des factures d’achat : Les entreprises doivent conserver toutes les factures
d’achat, qu’elles soient en lien avec des biens ou des services achetés. Cela permet de justifier
la TVA récupérable et d’assurer la véracité des déclarations fiscales.

• Conservation des documents comptables : Il s’agit des bilans, des livres de comptes, des
relevés bancaires, des contrats, des pièces justificatives et autres documents relatifs à l’activité
économique de l’entreprise. La durée de conservation des documents comptables est
généralement de 10 ans, conformément à la réglementation fiscale tunisienne.

• Obligation de présentation lors des contrôles : En cas de contrôle fiscal, l’entreprise doit
pouvoir fournir tous ces documents pour justifier de la conformité de sa comptabilité et de ses
déclarations fiscales.
4. Autres obligations fiscales spécifiques
• Déclarations de la TVA : Outre la déclaration des recettes et du chiffre d’affaires, les
entreprises doivent soumettre périodiquement des déclarations spécifiques sur la TVA
collectée et déductible.

• Déclarations des salaires et contributions sociales : Les entreprises doivent également


déclarer les salaires versés à leurs employés et verser les cotisations sociales correspondantes
(CNSS, CNAM, etc.).

Ces différentes obligations fiscales visent à maintenir un système fiscal juste et efficace,
permettant de financer les dépenses publiques tout en garantissant la transparence et la lutte
contre l’évasion fiscale. Le respect de ces obligations est essentiel pour éviter les pénalités et
sanctions pouvant découler d’une non-conformité.

Conformément L’article 11 du Code de la TVA tunisien régit certaines obligations liées à la


matricule fiscale des entreprises, qui est un identifiant unique attribué à chaque assujetti afin
de faciliter le suivi et la gestion de leurs obligations fiscales, notamment en matière de TVA.
Voici un détail des obligations fiscales relatives à la matricule fiscale et les conséquences
d’un changement de structure juridique d’une entreprise .

Remarque : En Tunisie, l’obtention de la patente est une obligation fiscale fondamentale


pour toute personne exerçant une activité professionnelle à but lucratif. Elle entraîne
automatiquement l’attribution d’un matricule fiscal, qui sert d’identifiant unique pour toutes
les démarches fiscales. Ce matricule doit obligatoirement figurer sur toutes les factures
d’achat et de vente, permettant ainsi à l’administration fiscale de tracer les transactions
commerciales. La conservation des factures d’achat devient alors une obligation légale, car
elles constituent des pièces justificatives des charges engagées par l’entreprise et sont
nécessaires pour le calcul des bénéfices imposables ou la récupération de la TVA, le cas
échéant. En plus de ces exigences, le titulaire d’une patente et d’un matricule fiscal est tenu de
respecter plusieurs autres obligations, telles que la tenue d’une comptabilité régulière, la
déclaration périodique des revenus ou du chiffre d’affaires, et le paiement des impôts
correspondants. Toute négligence dans ces obligations peut entraîner des sanctions fiscales et
administratives.

En effet, L’article 11 du Code de la TVA stipule que toute personne ou entreprise assujettie à
la TVA doit obtenir un matricule fiscal. Ce numéro d’identification permet à l’administration
fiscale de suivre les déclarations fiscales de l’entreprise et de s’assurer de la bonne gestion de
la TVA collectée et payée.
Les Obligations liées à la matricule fiscal :

[Link] d’immatriculation :

Toute entreprise exerçant une activité soumise à la TVA doit se faire immatriculer auprès des
services fiscaux et obtenir un numéro de matricule fiscal. Cela concerne aussi bien les
personnes physiques que morales.

[Link] de mentionner le matricule fiscal sur les documents commerciaux :

Le matricule fiscal doit figurer sur les factures émises par l’entreprise ainsi que sur d’autres
documents commerciaux tels que les contrats, devis, et correspondances fiscales.

[Link] des obligations déclaratives :

L’entreprise doit inclure son matricule fiscal sur toutes les déclarations fiscales relatives à la
TVA (mensuelles ou trimestrielles), ainsi que sur les autres déclarations fiscales obligatoires
(impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, etc.).

III. Changement de structure Juridique :


Le changement de la structure juridique d’une entreprise par exemple, le passage d’une
entreprise individuelle à une société (comme une SARL ou SUARL) — cela implique la
création d’une nouvelle entité juridique distincte, même si l’activité reste similaire. Par
conséquent, un nouveau matricule fiscal doit être attribué à la nouvelle structure. L’ancien
matricule reste attaché à l’ancienne entité, qui doit être soit radiée, soit déclarée comme
inactive. Ce changement doit également être signalé au Registre National des Entreprises
(RNE), et les obligations fiscales, telles que la patente et la TVA, doivent être régularisées
pour chaque entité selon sa propre situation juridique et fiscale.

Conséquences d’un changement de structure juridique sur le matricule fiscal :


4.1• Nouvelle immatriculation fiscale : Lorsqu’une entreprise modifie sa structure juridique,
elle est considérée comme une entité nouvelle aux yeux de l’administration fiscale. Cela
signifie que l’entreprise devra, dans la plupart des cas, procéder à une nouvelle
immatriculation sous son nouveau statut juridique. Ainsi, un nouveau matricule fiscal sera
attribué.
4.2• Démarches à suivre : L’entreprise devra soumettre une demande de modification ou
d’immatriculation auprès de la direction générale des impôts. Cette demande peut nécessiter
de fournir les documents justificatifs relatifs à la nouvelle structure juridique (extrait de la
nouvelle immatriculation au registre de commerce, procès-verbal de l’assemblée générale,
etc.).
4.3 • Impact sur les déclarations fiscales en cours : Lorsque la structure juridique change,
les déclarations fiscales en cours devront être effectuées sous l’ancien matricule fiscal jusqu’à
la transition complète vers le nouveau matricule. Toutefois, pour les périodes postérieures au
changement, l’entreprise doit soumettre les déclarations sous son nouveau matricule fiscal, et
ce, même si la période fiscale ne correspond pas totalement à la date de changement de
structure.
4.4 • Régularisation des obligations fiscales : Si le changement de structure modifie les
activités ou la nature juridique de l’entreprise (par exemple, la transformation d’une société de
personnes en une société de capitaux), il peut être nécessaire de régulariser certaines
obligations fiscales, telles que les déclarations de TVA et autres taxes. Cela peut inclure des
ajustements dans les montants de la TVA ou d’autres impositions, en fonction de l’éventuelle
requalification des activités fiscales.
4.5 • Changement d’assujettissement à la TVA : Un changement de structure juridique peut
également entraîner un changement dans le régime d’assujettissement à la TVA.
Par exemple, une petite entreprise qui était au régime simplifié pourrait passer au régime réel
normal si elle change de structure. Dans ce cas, l’entreprise devra mettre à jour son statut
fiscal et son matricule en conséquence.

 Le matricule fiscal est essentiel pour garantir la bonne gestion des obligations fiscales
d’une entreprise, notamment en ce qui concerne la TVA. En cas de changement de
structure juridique, une nouvelle immatriculation fiscale et un nouveau matricule sont
généralement requis.
IIII/Les sanctions liées aux obligations :
Les sanctions fiscales liées aux obligations fiscales sont fixées par la législation tunisienne et
sont appliquées lorsque les entreprises ne respectent pas les différentes règles en matière de
déclaration, paiement des impôts, conservation des documents comptables, et d’autres
obligations fiscales. Voici des sanctions appliquées pour chaque obligation mentionnée

1° Sanctions liées à la Déclaration Fiscale :

1.1 Défaut de dépôt des déclarations fiscales dans les délais prescrits :

• Amende administrative : Une amende variant de 100 à 10 000 dinars est infligée à
toute personne qui ne dépose pas une déclaration ou ne produit pas un acte ou un document
dans les délais légaux. Cette amende n’est pas applicable si le contribuable régularise sa
situation avant l’intervention des services de l’administration fiscale.

• Récidive : En cas de récidive dans une période de 5 ans, une amende de 1 000 à 50 000
dinars est prévue pour toute personne qui ne fournit pas à l’administration fiscale, dans un
délai de soixante jours à compter de sa mise en demeure, les documents requis.

1.2 Retard dans le paiement de l’impôt :

•Pénalité de retard : Un retard dans le paiement de tout ou partie de l’impôt entraîne


l’application d’une pénalité de retard calculée au taux de 0,5 % du montant dû par mois ou
fraction de mois de retard, lorsque l’impôt exigible est acquitté spontanément sans
intervention des services de contrôle fiscal. Ce taux est porté à 1,25 % lorsque le retard est
constaté suite à l’intervention des services de contrôle fiscal.

1.3 Défaut de retenue à la source :

• Pénalité équivalente : Toute personne qui n’a pas retenu l’impôt à la source ou l’a fait
de manière insuffisante est passible d’une pénalité égale au montant des retenues non
effectuées ou insuffisamment effectuées.

Non-paiement des taxes facturées :

• Sanction pénale : Est passible d’un emprisonnement de seize jours à trois ans et d’une
amende de 1 000 à 50 000 dinars, toute personne qui, ayant facturé la taxe sur la valeur
ajoutée, le droit de consommation ou tout autre impôt indirect dû sur le chiffre d’affaires, ou
ayant retenu l’impôt à la source, n’a pas procédé au paiement des sommes dues au Trésor
dans un délai de six mois à compter du premier jour suivant l’expiration du délai imparti pour
leur paiement. Cette sanction s’ajoute au paiement de l’impôt principal et des pénalités de
retard.

1.4 Déclaration incomplète ou inexacte :

• Amende par renseignement manquant ou erroné : Tout renseignement non


fourni dans les déclarations, actes et documents, ou fourni de manière incomplète ou inexacte,
donne lieu à l’application d’une amende de 10 dinars par renseignement.

Donc Il est important de noter que des mesures d’amnistie fiscale peuvent être prévues par les
lois de finances, permettant aux contribuables de régulariser leur situation avec des réductions
ou des abandons de pénalités, sous certaines conditions. Par exemple, la loi de finances pour
2024 a introduit des dispositions permettant l’abandon de 50 % du montant des amendes, des
condamnations pécuniaires et des pénalités relatives aux infractions fiscales administratives
constatées avant le 20 juin 2024, sous réserve de souscrire un calendrier de paiement avant le
30 juin 2024 et de payer les montants dus par tranches trimestrielles sur une période
n’excédant pas cinq ans.

2° Sanctions liées au Paiement des Factures :

2.1) Pénalités de retard en matière fiscale :

• Taux de la pénalité : Le retard dans le paiement de l’impôt entraîne l’application d’une


pénalité de 0,75 % par mois ou fraction de mois de retard, calculée à partir du premier jour
suivant l’expiration du délai légal imparti pour le paiement et jusqu’à la fin du mois au cours
duquel le paiement est effectué.

• Minimum de la pénalité : Le montant minimum de la pénalité de retard est fixé à 10


dinars, même en l’absence de montant d’impôt exigible.

2.2) Pénalités spécifiques en cas de contrôle fiscal :

• Taux majoré : En cas de retard constaté suite à l’intervention des services de contrôle
fiscal, la pénalité de retard est portée à 1,25 % par mois ou fraction de mois de retard.

2. 3) Pénalités en cas de non-paiement des taxes facturées :

• Sanction pénale : Toute personne ayant facturé la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), le
droit de consommation ou tout autre impôt indirect dû sur le chiffre d’affaires, ou ayant retenu
l’impôt à la source, et n’ayant pas procédé au paiement des sommes dues au Trésor dans un
délai de six mois à compter du premier jour suivant l’expiration du délai imparti pour leur
paiement, est passible d’un emprisonnement de seize jours à trois ans et d’une amende de 1
000 à 50 000 dinars. Cette sanction s’ajoute au paiement de l’impôt principal et des pénalités
de retard.
2.4) Pénalités en cas de défaut de retenue à la source :

• Pénalité équivalente : Toute personne qui n’a pas retenu l’impôt à la source ou l’a fait
de manière insuffisante est passible d’une pénalité égale au montant des retenues non
effectuées ou insuffisamment effectué[Link] l’impôt entraîne l’application d’une
pénalité de 0,75 % par mois ou fraction de mois d’amnistie fiscale : Des
mesures

3° Sanctions liées à la Conservation des Factures d’Achat et des Documents


Comptables :

3.1) Durée légale de conservation :


Les documents comptables, y compris les factures d’achat, doivent être conservés pendant
une période minimale de dix ans.

3.2) Sanctions en cas de non-conservation :


Le Code des droits et procédures fiscaux tunisien prévoit des sanctions pour le non-respect
des obligations de tenue et de conservation des documents comptables :

3.3) Amende administrative : Une amende de 100 à 10 000 dinars est infligée à toute
personne qui ne tient pas les documents comptables requis ou qui refuse de les communiquer
aux agents de l’administration fiscale, ou qui les détruit avant l’expiration de la durée légale
de conservation.

3.4) Sanctions en cas de récidive : En cas de récidive dans une période de cinq ans, le
contrevenant soumis au régime réel est passible d’un emprisonnement de seize jours à trois
ans et d’une amende de 1 000 à 50 000 dinars.

Il est donc essentiel pour les entreprises et les professionnels de respecter les obligations
légales en matière de conservation des factures d’achat et des documents comptables afin
d’éviter ces sanctions.
• Respect des délais : Les entreprises doivent s’acquitter de leurs obligations f

IIII/ Le Rôle de l’expert-comptable dans la gestion de la conformité fiscale :


L’expert-comptable joue un rôle central dans la gestion de la conformité fiscale des
entreprises et des particuliers. En tant que professionnel indépendant, il conseille ses clients
sur les meilleures pratiques fiscales, les aide à comprendre et à appliquer les normes fiscales
en vigueur et garantit que les obligations fiscales sont respectées en temps et en heure. Il a
plusieurs responsabilités clés :
• Assistance dans la préparation des déclarations fiscales : L’expert-
comptable s’assure que toutes les déclarations fiscales sont correctement remplies, en
conformité avec les lois fiscales locales et internationales.

• Optimisation fiscale : Il aide ses clients à minimiser les charges fiscales en


respectant les limites légales, en exploitant les avantages fiscaux existants (crédits d’impôt,
exonérations, etc.) tout en restant dans les cadres de la légalité.

• Conseil sur les obligations fiscales : Il informe ses clients sur les obligations
fiscales qui découlent de leur activité (TVA, impôt sur les sociétés, retenues à la source, etc.),
en les aidant à anticiper et à répondre aux changements législatifs.

• Représentation auprès des autorités fiscales : L’expert-comptable peut aussi


représenter ses clients lors de contrôles fiscaux, audits, ou dans le cadre de la réponse à des
demandes de renseignements par l’administration fiscale.

• Formation et veille réglementaire : En raison des évolutions constantes des


normes fiscales, l’expert-comptable doit se tenir informé des changements législatifs et
former ses clients à ces nouvelles exigences.

1/ La législation fiscale et son évolution (locales et internationales) :

La législation fiscale comprend l’ensemble des lois, règlements et directives établis par l’État
pour régir la collecte des impôts. Elle détermine les obligations fiscales des entreprises et des
particuliers, telles que la nature et le taux des impôts, les méthodes de déclaration, les
procédures de contrôle fiscal, ainsi que les sanctions en cas de non-conformité.

Législation fiscale locale : La législation fiscale locale est définie par le gouvernement d’un
pays et peut varier d’un pays à l’autre. En Tunisie, par exemple, le Code des impôts est la
référence législative qui régit l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), l’impôt
sur les sociétés (IS), la TVA, les taxes professionnelles, et d’autres prélèvements. Le système
fiscal tunisien a évolué ces dernières années pour se conformer aux normes internationales,
notamment avec l’adoption du système déclaratif et la mise en place de mécanismes de lutte
contre l’évasion fiscale.

Législation fiscale internationale : La mondialisation des économies a entraîné une


coopération internationale accrue dans le domaine fiscal. De nombreux pays, dont la Tunisie,
sont membres d’organisations internationales telles que l’OCDE (Organisation de
Coopération et de Développement Économiques), qui émet des recommandations et des
directives sur la fiscalité internationale.

En somme, la législation fiscale locale et internationale évolue continuellement, ce qui


nécessite des professionnels, tels que les experts-comptables, de se tenir informés des
nouvelles règles et de s’assurer que les entreprises restent conformes dans ce contexte
dynamique.
2/Les Responsabilités de l’expert comptable :

Obligations légales en matière de fiscalité

L’expert-comptable a plusieurs responsabilités légales en matière de fiscalité, tant pour ses


clients que pour l’administration fiscale. Ces obligations sont définies par la législation
nationale et par les normes professionnelles de la profession. Les principales obligations
légales sont les suivantes :

[Link] à la préparation des déclarations fiscales : L’expert-comptable doit aider ses


clients à remplir toutes les déclarations fiscales requises en temps et en heure (TVA, impôt sur
les sociétés, impôt sur le revenu, etc.), conformément aux règles fiscales en vigueur. Il doit
s’assurer de la conformité des informations fiscales transmises, en veillant à ce qu’elles soient
exactes et complètes.

[Link] des délais de déclaration et de paiement : L’expert-comptable doit veiller à ce


que ses clients respectent les délais légaux pour la soumission de leurs déclarations fiscales et
le paiement des impôts dus. Le non-respect de ces délais peut entraîner des pénalités
financières pour les clients, et, dans certains cas, pour l’expert-comptable lui-même, si sa
négligence est prouvée.

[Link] des documents fiscaux : L’expert-comptable doit s’assurer que les


entreprises qu’il accompagne conservent tous les documents fiscaux et comptables
nécessaires, en cas de contrôle fiscal. Cela inclut les factures, les états financiers, les
déclarations fiscales et tout autre document justificatif.

[Link] et veille réglementaire : L’expert-comptable a l’obligation d’informer ses clients


des changements législatifs en matière fiscale, notamment des réformes fiscales qui pourraient
affecter leurs obligations. Il doit également s’assurer que ses clients sont conscients des
risques et opportunités liés à la législation fiscale en vigueur.

[Link]ôle de la conformité fiscale : L’expert-comptable est chargé de vérifier la régularité


des déclarations fiscales de ses clients et de procéder à des contrôles internes pour identifier
d’éventuelles erreurs ou fraudes fiscales.

[Link] contre l’évasion fiscale : L’expert-comptable doit se conformer aux lois anti-évasion
fiscale et doit signaler toute tentative d’évasion fiscale à l’administration fiscale, dans le
respect de la confidentialité professionnelle.
Troisième chapitre :
Audit des déclarations Mensuelles

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