MPOYO KABEMBA Prudent
L 2 Ecodev
SUJET<< face au problème contemporain macro économique rencontre la RDC, et au vue des quelques
instruments de la politique économique que vous venez d'apprendre, dite comment on peut envisager
des solutions durables.>>
INTRODUCTION
Le monde économique fait actuellement face à une réalité qui, par sa nature et ses conséquences,
constitue un véritable obstacle à toute tentative de redressement des économies en souffrance ; le
chômage. Un niveau élevé de chômage dans le pays présente d'énormes conséquences tant au niveau
de la population car condamnée à vivre dans la pauvreté qu'au niveau de l'économie en général qui doit
supporter de coût appelé « coût de chômage ».
La République Démocratique du Congo notre pays, connaît à l'heure actuelle d'énormes difficultés pour
le redressement de son économie et parmi les plus graves, il y a le problème lié au chômage de masse.
Une grande partie des citoyens en âge de travailler sont sans emploi et lorsqu'ils cherchent un, la
plupart d'entre eux n'en trouve pas. La proportion des actifs non occupés est finalement située à un
niveau élevé et continue à augmenter au cours des années. Ce fléau est donc devenLe chômage rend la
vie de la population congolaise très difficile, dans un pays où le pouvoir d'achat est déjà très faible et
relativement instable. Cette situation paraît d'autant plus paradoxale et scandaleuse que le sous-sol du
pays est d'une exceptionnelle [Link] si ce chômage peut baisser.
Les obstacles aux transformations structurelles sont l'insécurité aux frontières, les problèmes
d'infrastructure, un climat des affaires difficile et des faiblesses au niveau du capital humain, des
institutions, de la gouvernance et du financement.
Le taux de change s'est déprécié de 21,6 % en 2023 et l'inflation s'est accélérée pour atteindre 19,9 % en
moyenne en 2023 (contre 9,3 % en 2022). La croissance du PIB devrait ralentir à 4,9 % en 2024 et se
stabiliser autour de 4,8 % sur 2025-26, en raison de la décélération du secteur minier.
Aujourd'hui, l'économie de la République du Congo repose principalement sur le pétrole et le gaz
naturel . Le pétrole représente ainsi environ 95 % des recettes d'exportation et 50 % du PIB. Grâce à ses
importantes ressources pétrolières et à sa faible population, le pays affiche un PIB supérieur à celui de la
plupart des autres pays d'Afrique subsaharienne.
Nous verrons de quelle fa¸con on construit les trois principaux indicateurs
macro´economiques : le taux de croissance d’une ´economie, le taux d’inflation, et le taux de
chomage. Le choix de ces indicateurs est simple : ce sont les indicateurs sur lesquels se fondent
les ´economistes pour ´etablir un diagnostic de la situation ´economique du pays. L’objectif pour
un pays sera triple : avoir un taux de croissance du PIB en volume ´elev´e (pour atteindre le
niveau de vie le plus ´elev´e possible), un taux d’inflation faible (pour ´eviter les coˆuts li´es `a
l’inflation), et un taux de chˆomage peu important (qui traduit un gaspillage de ressources,
ici le capital humain)
INSTRUMENTS DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE
1. INSTUMENTS DE LA POLITIQUE BUDGETAIRE
Comme pour toute politique de régulation, la mise en oeuvre de la politique budgétaire est faite grâce à
la manipulation d'un certain nombre d'instruments. Ainsi, du côté des recettes, le gouvernement peut
recourir à l'arme fiscale.
Il peut en effet agir sur le niveau d'imposition directe qui frappe les ménages (impôt sur le revenu) et les
entreprises (impôt sur les sociétés) ou sur le niveau des impôts indirects tels que la taxe sur la valeur
ajoutée (TVA), ou encore sur le montant des prélèvements obligatoires. De cette façon, on dira que la
politique budgétaire exerce une influence sur le comportement des agents économiques.
Par exemple lorsque l'Etat réduit l'impôt, il distribue un supplément de revenu aux agents qui, s'il est
dépensé, augmente les débouchés des entreprises qui à leur tour, si elles vendent davantage, peuvent
accroître leurs productions et créer des emplois.
2 . INSTRUMENTS DE LA POLITIQUE MONETAIRE
Les banques centrales disposent de plusieurs armes pour mettre en oeuvre la politique monétaire
correspondant à leurs objectifs. Certains sont devenus ses instruments privilégiés d'intervention,
d'autres par contre sont tombés en désuétude. En France par exemple, l'encadrement des crédits qui
était au coeur de sa politique monétaire avant les années 1980 et qui consistait en une obligation faite
aux banques de ne pas dépasser un volume donné de prêts auprès des entreprises et des particuliers a
été abandonnée en 1987. Cette technique était jugée trop directive et ne correspondait plus à une
économie ouverte au monde et à la concurrence internationale16(*).
Pour les mêmes raisons, la politique de variation des réserves obligatoires n'est plus véritablement
employée par la banque centrale depuis cette époque, mais demeure une arme potentielle, rarement
utilisée.
Le choix entre instruments directs et instruments indirects dépend des caractéristiques du système
financier dans une économie. Dans une économie dont les capacités du marché sont peu développées et
où le financement des activités économiques s'effectue pour l'essentiel par recours au crédit bancaire, il
peut être justifié de recourir à l'encadrement de crédit afin de contrôler la masse monétaire.
Ce contrôle se fait à travers celui de la contrepartie c'est-à-dire le crédit au secteur privé en lui assignant
des mêmes normes de progression annuelle.
L'utilisation des grandeurs budgétaires et monétaire constitue le champ traditionnel des instruments de
la politique économique. La politique budgétaire vise à stimuler la demande, par le biais des dépenses
publiques qui distribuent des revenus supplémentaires, d'où une hausse de la consommation et donc de
la production et de l'emploi. Instrument privilégié des politiques économiques, la politique budgétaire
contracyclique permet d'accélérer ou de ralentir la croissance en modulant les dépenses publiques, les
recettes fiscales et le déficit budgétaire.
La politique monétaire accompagne la politique budgétaire, et consiste à agir sur les taux d'intérêt à la
baisse pour stimuler l'investissement.
Les instruments qui étaient pris en compte sont la politique budgétaire et la politique monétaire.
L'objectif poursuivi dans cette étude était d'abord de cerner et de démontrer pourquoi les politiques
économiques appliquées et mises en place en République Démocratique du Congo ne permettent pas au
pays d'atteindre le plein-emploi. Ensuite, nous avons visé proposer des pistes de solution qui pourront
aider à concevoir des mesures pouvant conduire à une réduction de ce niveau élevé de chômage dans le
pays.
SOLUTION ENVISAGÉE
Dans la situation actuelle où l'économie congolaise accuse d'un côté un taux élevé de chômage et de
l'autre côté une faiblesse dans la conception et la conduite de ses politiques économiques, nous
demandons au gouvernement congolais de pouvoir concevoir des vraies politiques de relance à travers
une bonne conduite des politiques budgétaires et monétaires. Ces dernières, si elles sont bien
exécutées, auront sans doute des répercutions positives sur l'économie toute entière qui se verra
relancée, ce qui permettra l'utilisation de plus de la main d'oeuvre ;
Une promotion des investissements du secteur privé aux côtés de ceux de l'Etat à travers des
mécanismes d'incitation pour multiplier le nombre d'emplois. Il ne s'agit pas ici de créer des emplois « à
coups de baguette magique » mais de libérer le potentiel d'emploi de l'économie congolaise,
notamment en réduisant les démarches et la bureaucratie inutile et coûteuse qui entourent la création
d'une entreprise au Congo-Kinshasa. Or, ce sont les entreprises qui créent des emplois et résorbent le
chômage. Quand elles sont nombreuses et offrent des emplois, moins de gens sont au chômage.
Malheureusement, les barrières à la création d'entreprises sont si élevées en République démocratique
du Congo que les entreprises ne se créent pas. Et, par répercussion, l'emploi non plus : c'est le chômage
garanti, et la pauvreté qui va avec.
CONCLUSION
Orienter les composantes majeures de la structure de la production nationale. Celle-ci devant être
portée notamment par des secteurs à forte intensité en main-d'oeuvre. Les entreprises nécessitant une
main d'oeuvre peu onéreuse sont un exemple, mais on revient au premier problème : faciliter la
création d'entreprises. Autre secteur : l'agriculture. Qui par sa nature un véritable grenier des emplois.
· Mettre en place un système de formation qui puisse garantir un emploi pour tous en faisant acquérir
aux apprenants des qualifications qui répondent aux réalités du marché congolais de l'emploi.