LP ASR-Cybersécurité
Introduction générale
« Le système d'information représente un patrimoine essentiel de l’organisation, qu'il
convient de protéger. La sécurité informatique consiste à garantir que les ressources
matérielles ou logicielles d'une organisation sont uniquement utilisées dans le cadre
prévu. »
La sécurité informatique est un défi d'ensemble qui concerne une chaîne d'éléments :
1. les infrastructures de traitement / communication ;
2. les logiciels ;
3. les données ;
4. le comportement des utilisateurs.
Donc, Le niveau global de sécurité est défini par le niveau de sécurité du maillon le
plus faible. Dans un monde où les attaques informatiques deviennent de plus en
plus sophistiquées, garantir la sécurité des systèmes d’information est un défi
crucial.
Dans un monde où nos vies sont de plus en plus numérisées, la sécurité informatique
n'est pas seulement une compétence technique : c'est une nécessité.
La sécurité n’est plus un concept statique. Dans le monde hyperconnecté
d’aujourd’hui, protéger ce qui compte est devenu un défi dynamique à plusieurs
facettes.
L’évolution des systèmes de sécurité reflète nos priorités changeantes, alliant
protection physique et technologies de pointe afin de faire face aux menaces
émergentes.
La transformation la plus significative dans le domaine de la sécurité est le passage de
mesures réactives à proactives. Autrefois, les systèmes étaient conçus pour alerter les
utilisateurs après une brèche. Désormais, la technologie permet aux systèmes de
prédire les risques potentiels et de prendre des mesures préventives.
Par exemple :
Surveillance alimentée par l’IA : Les caméras reconnaissent désormais les
schémas suspects, réduisant ainsi les fausses alertes et permettant des
réponses plus rapides.
Moniteurs environnementaux : Les capteurs intelligents peuvent détecter les
signes précoces d’incendies ou d’inondations, offrant ainsi aux occupants un
temps précieux pour réagir.
Analyses prédictives : Les algorithmes évaluent les données historiques afin de
prévoir les vulnérabilités, garantissant ainsi des mises à jour ou des renforts
dans les meilleurs délais.
Un système qui pense pour vous
LP ASR-Cybersécurité
La caractéristique principale des systèmes de sécurité les plus récents est leur
capacité à s’intégrer sans encombre dans la vie quotidienne. Ces systèmes ne se
contentent pas de sécuriser — ils améliorent le confort et la commodité via :
Des interactions intelligentes : Les systèmes de sécurité font désormais partie
d’écosystèmes intelligents plus larges, interagissant avec les thermostats,
l’éclairage et les appareils électroménagers.
Des routines automatisées : Verrouillez les portes, éteignez les lumières et
activez les alarmes — le tout avec une seule commande ou en fonction de
votre localisation.
La supervision à distance : Les utilisateurs peuvent gérer leurs systèmes depuis
n’importe où via des applications mobiles, leur assurant ainsi un contrôle
permanent.
Avec ce confort accru survient un risque accru. Les systèmes de sécurité s’appuyant
sur les communications sans fil et le stockage dans le cloud, ils deviennent des cibles
potentielles pour les cyberattaques. Répondre à ces vulnérabilités nécessite des
mesures robustes, telles que :
Le chiffrement de bout en bout (E2EE): Protège les données transmises entre
appareils.
La détection de fraude : Alerte les utilisateurs en cas de compromission
physique de leurs appareils.
L’intégrité des signaux : Des protocoles avancés garantissent le bon
fonctionnement des systèmes même en cas de tentatives d’interférence.
Chaque jour, de nouvelles menaces émergent, ciblant les entreprises, les
gouvernements et les individus. Mais ne t’inquiéte pas ! Avec une compréhension
solide des principes de base de la sécurité informatique, tu peux prendre des
mesures pour te protéger et protéger les systèmes sur lesquels tu travailles.
Plongeons ensemble dans le monde fascinant de la sécurité informatique.
Les principes de la sécurité informatique
Dans un contexte de digitalisation, les entreprises sont de plus en plus exposées aux
attaques informatiques. Il est donc capital de disposer d’un système de sécurité
informatique fiable en mesure de remplir 5 objectifs principaux.
#1 La confidentialité
La confidentialité consiste à s’assurer que les informations diffusées ne sont
accessibles qu’aux personnes qui disposent d’un droit d’accès. Elle constitue un axe
important de la sécurité des systèmes d’information.
LP ASR-Cybersécurité
Seules les personnes autorisées ont accès aux informations qui leur sont destinées.
Tout accès indésirable doit être empêché
#2 L’intégrité
La sécurité informatique doit permettre à l’entreprise de garder ses données intactes,
et veiller à ce qu’elles ne subissent aucun dommage ou destruction volontaire ou
accidentelle.
Les données doivent être celles que l'on s'attend à ce qu'elles soient, et ne doivent
pas être altérées de façon fortuite ou volontaire
#3 La disponibilité
La disponibilité est l’une des pierres angulaires de la sécurité informatique. Elle
désigne la capacité des collaborateurs à utiliser l’ensemble des données qui leur sont
nécessaires pour l’accomplissement d’une tâche de manière sécurisée.
Le système doit fonctionner sans faille durant les plages d'utilisation prévues,
garantir l'accès aux services et ressources installées avec le temps de réponse
attendu.
#4 La non-répudiation
La non-répudiation suppose la possibilité de vérifier l’identité de l’expéditeur et du
destinataire d’un message transmis dans un cadre professionnel. Cette vérification se
fait généralement grâce à la technologie du certificat numérique qui permet de
prouver l’identité d’un individu.
Aucun utilisateur ne doit pouvoir contester les opérations qu'il a réalisées dans le
cadre de ses actions autorisées, et aucun tiers ne doit pouvoir s'attribuer les actions
d'un autre utilisateur
#5 L’authentification
L’authentification consiste à s’assurer de l’identité d’un utilisateur puis de déterminer
sa légitimité pour accéder à certaines ressources de l’entreprise (données, logiciels,
etc.).
Une entreprise qui respecte ces 5 principes de sécurité informatique limite de
manière considérable les risques liés aux attaques et tentatives d’intrusion. Pour
déployer les meilleures pratiques, il est primordial de disposer des compétences
nécessaires dans un environnement de plus en plus turbulent, où les manifestations
de la cybercriminalité sont toujours plus innovantes. Les entreprises ont fortement
besoin de profils qualifiés dans le domaine.
L'identification des utilisateurs est fondamentale pour gérer les accès aux espaces
de travail pertinents et maintenir la confiance dans les relations d'échange.
LP ASR-Cybersécurité
Bonnes pratiques
1) Politiques de sécurité
Établir des règles claires concernant l'utilisation et la protection des systèmes et des
données.
2) Éducation et formation
Sensibiliser et former les utilisateurs à reconnaître et éviter les menaces.
3) Sauvegardes
Réaliser régulièrement des sauvegardes des données pour prévenir les pertes en cas
d'incidents.
LP ASR-Cybersécurité
Cybersécurité et Sécurité Informatique
Quelle est la distinction entre cybersécurité et sécurité informatique ? Face à des menaces
toujours plus sophistiquées, comprendre les nuances et appliquer les bonnes stratégies est
fondamental.
C’est quoi la cybersécurité informatique ?
La cybersécurité est un ensemble de normes et de pratiques que les organisations
utilisent pour protéger leurs applications, données, programmes, réseaux et systèmes
contre les cyberattaques et les accès non autorisés
La cybersécurité englobe tous les moyens qui permettent d’assurer la protection et
l’intégrité des données, sensibles ou non, au sein d’une infrastructure numérique
La cybersécurité représente l’intégralité des moyens défensifs consacrés à la lutte anti
Hacking sur l’ensemble des réseaux informatiques, appareils mobiles, serveurs et
données d’entreprises
La cybersécurité fait référence à la protection des systèmes connectés à Internet contre
les menaces présentes dans le cyberespace
La cybersécurité fait référence à la protection des systèmes connectés à Internet contre
les menaces présentes dans le cyberespace
L’objectif principal de la cybersécurité est de défendre les actifs informatiques contre
les menaces et les vulnérabilités, minimisant ainsi le risque de cyberattaques. Elle vise à
protéger les données personnelles et professionnelles, garantir la continuité des
LP ASR-Cybersécurité
opérations commerciales et maintenir la confiance des utilisateurs et des clients dans les
technologies et services numériques.
Sauvegarder la réputation des entreprises.
Prévenir les pertes financières dues aux cyberattaques.
Assurer le respect des normes de conformité et des réglementations légales
Les enjeux sont multiples :
S’assurer que les utilisateurs possèdent les autorisations nécessaires à l’ouverture
d’un réseau et que leurs données soient en sécurité
Sécuriser les informations en transit ainsi que les données stockées
Protéger les logiciels et appareils de toute intrusion extérieure
Répondre efficacement aux failles de sécurité et veiller à la bonne reprise des
opérations en suivant une méthodologie précise
La cybersécurité est un domaine très large qui couvre plusieurs disciplines,
notamment la cryptographie, la sécurité des réseaux, la sécurité des applications,
la gestion des identités et des accès, la gestion des risques, etc. Les
professionnels de la cybersécurité travaillent à développer des politiques, des
procédures et des technologies pour prévenir les incidents de sécurité, répondre
rapidement aux incidents qui se produisent, et limiter les dommages
Cybersécurité : Mesures essentielles pour protéger votre entreprise
Mesure 1 – renforcer la gestion des mots de passe de votre entreprise
Exiger des mots de passe complexes qui incluent des lettres majuscules et minuscules,
des chiffres et des caractères spéciaux.
Encourager ou imposer un changement régulier des mots de passe à vos collaborateurs.
Mesure 2 – mettre à jour les systèmes informatiques et gérer les patchs de sécurité
S’assurer que tous les systèmes d’exploitation et les applications sont mises à jour
régulièrement.
Appliquer une gestion des correctifs ou patchs correctifs lorsqu’ils sont disponibles.
Mesure 3 – contrôler les accès de vos utilisateurs
Adopter le principe du moindre privilège : accorder aux utilisateurs uniquement les droits
nécessaires à l’exécution de leurs tâches.
Utiliser l’authentification des deux facteurs (2FA) : une validation en deux étapes pour
accéder aux systèmes sensibles.
Comment fonctionne l’authentification multifacteur
La MFA(est un mécanisme central qui permet de renforcer la sécurité des comptes et des
accès utilisateurs sur un système.) il fonctionne en exigeant une ou plusieurs méthodes
d’authentification en plus d’un mot de passe traditionnel afin de vérifier qu’un utilisateur doit
avoir accès à un compte. Cela ajoute une couche de sécurité supplémentaire, car si un
LP ASR-Cybersécurité
cybercriminel peut compromettre un facteur d’authentification, il est beaucoup plus difficile d’en
compromettre deux en même temps.
Il existe quatre principaux types d’authentification, notamment :
1. La connaissance : quelque chose que vous savez
L’authentification basée sur le savoir repose sur quelque chose que l’utilisateur sait. Par exemple,
les questions de sécurité vérifient l’identité en posant une question secrète avec une réponse que
seul l’utilisateur devrait connaître.
2. La possession : quelque chose que vous avez
L’authentification basée sur la possession vérifie l’identité à travers ce que possède physiquement
un utilisateur. Un badge avec une puce qui permet à l’utilisateur de pénétrer dans le bâtiment, par
exemple, est un type d’authentification basée sur la possession.
3. L’inhérence : quelque chose que vous êtes
L’inhérence est basée sur les traits de caractère hérités et immuables que possède l’utilisateur. Si
le badge de sécurité mentionné précédemment inclut une photo de l’utilisateur, le badge reposerait
à la fois sur l’inhérence et sur la possession pour vérifier l’identité. La biométrie, telle qu’une
analyse d’empreinte digitale, est un exemple plus high-tech.
4. La localisation : un endroit où vous vous trouvez
Dans un environnement de cyber sécurité Zero-Trust, votre emplacement physique peut être un
facteur d’authentification. Certaines applications et services exigent que l’utilisateur se trouve à
un endroit donné pour y accéder.
Donc, Plusieurs types de facteurs peuvent être utilisés pour une authentification
multifacteur :
Des facteurs de connaissance : mot de passe, code confidentiel, etc.
Des facteurs physiques : smartphone, badge, clé USB, etc.
Des facteurs biologiques : empreinte digitale, reconnaissance faciale ou vocale, etc.
Des facteurs de localisation : connexion réseau, position géographique, etc.
Mesure 4 – sécuriser votre réseau informatique
Installer des pare-feu pour filtrer le trafic entrant et sortant du système informatique de
votre entreprise. Sécuriser l’accès au réseau de votre entreprise en paramétrant un
VPN pour les connexions à distance, notamment en cas de télétravail.
LP ASR-Cybersécurité
Mesure 5 – paramétrer une surveillance et un audit de vos outils informatiques
Surveiller l’accès aux ressources et aux données de votre entreprise et de
vos équipes grâce à des outils de journalisation et surveillance.
Effectuer des audits de sécurité informatique réguliers pour identifier les
vulnérabilités et prendre des mesures correctives si besoin.
Mesure 6 – réaliser des sauvegardes régulièrement
Sécuriser les données importantes de votre entreprise avec des sauvegardes
régulières.
S’assurer de toujours pouvoir les restaurer rapidement si besoin.
Stocker les sauvegardes dans un emplacement sécurisé, idéalement hors
d’un de sites de votre entreprise.
Mesure 7 – élaborer un plan d’Urgence et de Réponse aux Incidents
Préparer un plan de Réponse aux Incidents détaillé avec les étapes à suivre
en cas de violation de la sécurité.
Réaliser des exercices de récupération après sinistre pour vous assurer que
votre organisation peut rapidement reprendre ses activités en cas d’incident.
Mesure 8 – sensibiliser et former vos collaborateurs
Sensibiliser et former les employés aux risques de sécurité et aux bonnes
pratiques.
Tester régulièrement la vigilance de vos employés avec des simulations de
phishing et des tests d’intrusion, aussi appelés pen-tests.
Mesure 9- Méfiez-vous des messages inattendus, Séparez les
usages personnels et professionnels
En cas de réception d’un message inattendu ou alarmiste par messagerie
(email), SMS ou chat, demandez toujours confirmation à l’émetteur par un autre
moyen s’il vous semble connu et légitime. Il peut en effet s’agir d’une attaque
par hameçonnage (phishing) visant à vous piéger pour vous dérober des
informations confidentielles (mots de passe, informations d’identité ou
bancaires), de l’envoi d’un virus contenu dans une pièce-jointe qu’on vous
incite à ouvrir, ou d’un lien qui vous attirerait sur un site malveillant
Les Différences Clés entre Sécurité Informatique et Cybersécurité
Une distinction basée sur la portée
Sécurité informatique : Englobe toutes les mesures de protection, y
compris physiques et logiques.
Cybersécurité : Se concentre spécifiquement sur les menaces numériques
et les attaques provenant du cyberespace.
LP ASR-Cybersécurité
Une approche complémentaire
Sécurité informatique : Offre une vision globale de la protection des
systèmes d’information.
Cybersécurité : Met l’accent sur les stratégies spécifiques pour contrer les
cyberattaques.
Un objectif partagé : la résilience
Ces deux disciplines visent à garantir la confidentialité, l’intégrité et la
disponibilité des informations tout en renforçant la résilience des entreprises
face aux menaces.
La cybersécurité est un « sous-ensemble » de la sécurité informatique.
Quelques notions de base
1)Qu’est-ce qu’une cyberattaque ?
Les cyberattaques peuvent perturber, endommager et même détruire une entreprise
Une cyberattaque désigne un effort intentionnel visant à voler, exposer,
modifier, désactiver ou détruire des données, des applications ou d’autres
actifs par le biais d’un accès non autorisé à un réseau, un système
informatique ou un appareil numérique .
Une cyberattaque est une action initiée par un cybercriminel dont l’objectif
malveillant est d’atteindre des systèmes informatiques et de dérober des
données.
Les différents types de cyberattaques
A-Les attaques par ingénierie sociale (la faille humaine)
Bien que toutes les cyberattaques reposent, par définition, sur une capacité de
nuisance technique, un certain nombre d’attaques misent sur une défaillance de
la vigilance humaine. Un employé qui ouvre par mégarde un mail frauduleux,
qui télécharge sans le vouloir une pièce jointe infectée : en quelques secondes,
un foyer ou une entreprise peut être compromis.
Le hameçonnage ou phishing
Le phishing reste encore l’un des vecteurs initiaux les plus courants dans les
cyberattaques,
L’attaque par hameçonnage correspond à l’envoi d’un e-mail contenant
une pièce jointe ou un lien cliquable frauduleux. L’astuce consiste à donner à
cet e-mail toutes les apparences d’un message fiable et authentique. La pièce
LP ASR-Cybersécurité
jointe ou le lien ont pour but principal de collecter des données sensibles,
d’inciter la personne réceptrice du message à télécharger un logiciel
malveillant sur son ordinateur ou de la conduire à effectuer une autre action qui
sera bénéfique aux cybercriminels.
Le spearphishing
st un type de cyberattaque. Dérivé du phishing (hameçonnage), la particularité
du spearphishing consiste en une attaque ciblée utilisant des informations
personnelles pour troubler la victime. C’est la raison pour laquelle on entend
souvent parler de harponnage ou d’hameçonnage ciblé .
Autrement dit, le spearphishing s’appuie sur des mécanismes d’ ingénierie
sociale pour augmenter les chances de réussite de l’attaque. Face à un email
de menace personnalisé, la cible de l’attaque est plus prompte à céder aux
exigences de l’assaillant.
Pour parvenir à leurs fins, les adeptes sur spearphishing réunissent
un maximum d’informations sur leurs cibles. Pour ce faire, ils peuvent se baser
sur des données accessibles (réseaux sociaux, etc.) ou récoltées lors de
précédentes attaques. Afin de maximiser l’effet de la tentative d’escroquerie,
les assaillants tentent généralement de placer la victime dans une situation
d’urgence
Quelle est la différence entre le phishing et le spear phishing ?
Le phishing est une attaque en masse où des e-mails génériques sont
envoyés à un grand nombre de personnes, sans ciblage spécifique. Le spear
phishing, en revanche, est plus ciblé et personnalisé. Les attaquants effectuent
des recherches approfondies sur leurs victimes potentielles pour créer des e-
mails qui semblent authentiques et crédibles.
La fraude au président ou Faux Ordre de Virement (FOVI)
La fraude au président consiste à se faire passer pour le président d’une
société, dans le but d’obtenir un virement bancaire auprès de cette dernière ou
d’autres informations. Le lien peut aussi bien être établi par e-mail que par
téléphone, en insistant sur la nécessité de procéder au virement sous les plus
brefs délais et en maintenant l’opération confidentielle.
.
B-Les attaques par logiciel malveillant
Ils sont souvent indissociables de l’exploitation d’une faille humaine et sont au
cœur d’attaques comme le hameçonnage : les logiciels malveillants peuvent se
cacher dans une pièce jointe, sur la page d’un site web, derrière un programme
ou un lien cliquable. Ils sont une arme de premier plan dans les opérations de
cyberattaque.
LP ASR-Cybersécurité
C- Les attaques réseau
Elles reposent sur des compétences techniques.
Le déni de service
Le déni de service, également connu sous le terme de DdoS Attack (Distributed
Denial of Service Attack) rejoint le palmarès des cyberattaques les plus
couramment utilisées contre les entreprises et les services publics. Il s’agit de
gêner le bon fonctionnement d’un réseau informatique en bloquant le serveur
web, le serveur de fichiers ou les services de messagerie. Toute l’opération
consiste à saturer le système ciblé. Pour cela, les hackers s’appuient sur un
grand nombre de bots et de robots de relais.
L’attaque par Drive by Download
Il s’agit d’un téléchargement non désiré, réalisé à l’insu de l’utilisateur, il peut
se produire lors de la visite d’un site Web, de l’ouverture d’une pièce jointe
dans un mail, ou lors d’un clic sur une pop-up sur un site malveillant.
L’attaque de l’homme du milieu (MitM)
L’attaque dite de l’homme du milieu, plus connue sous l’appellation Man-in-the-
middle Attack ou sous l’abréviation MitM, consiste à se placer en position
d’interception sur le réseau, par exemple un attaquant qui usurperait l’adresse
MAC du routeur afin de récupérer les communications.
2) Le cyberespace est l'espace de l'internet et des mondes dits virtuels.
3) Une cybermenace est un risque d’attaque de systèmes informatiques sur les
infrastructures
4) Un cybercrime est une activité illégale menée à l'aide d'appareils ou de
réseaux informatiques. Ces activités impliquent l'utilisation de la technologie
pour commettre des fraudes, des usurpations d'identité, des vols de données,
des escroqueries, diffuser des virus, etc.
5) La cyberdélinquance Technique qui utilise les technologies informatiques et
Internet pour perpétrer des actes illicites.
6) La stéganographie est une forme de dissimulation (ou d’offuscation)
d’information dans le but de transmettre un message de manière inaperçue au
sein d’un autre message. Bref , est l’art de dissimuler des informations dans un
support de couverture apparemment anodin, tel qu’une image, un fichier audio
ou un texte ordinaire.
LP ASR-Cybersécurité
De plus en pus, la stéganographie s’est transformée en outil prisé par les
malfaiteurs. En effet, cette technique offre aux cybercriminels un moyen
sournois de cacher des données malveillantes, de voler des informations
sensibles et de contourner les systèmes de sécurité.
7) Cybersécurité offensive ou défensive
La cybersécurité défensive comprend les efforts déployés par une organisation
pour se protéger contre les attaques. Le déploiement de solutions de sécurité,
l'adoption de politiques de sécurité, la formation des employés à la
reconnaissance des attaques par hameçonnage et d'autres efforts similaires
relèvent tous du domaine défensif. La cybersécurité défensive comprend à la
fois la tentative proactive de prévenir les cyberattaques et la tentative réactive
d'identifier, de bloquer et d'atténuer les attaques en cours.
Par essence, la cybersécurité offensive est ce contre quoi la cybersécurité
défensive s'efforce de se protéger. Bref, La sécurité offensive, ou « OffSec »,
fait référence à des stratégies de sécurité proactives qui utilisent les mêmes
tactiques que les cybercriminels pour renforcer la sécurité du réseau plutôt que
de lui nuire. Les principales méthodes de sécurité offensives incluent le red
teaming, les tests d’intrusion et l’évaluation des vulnérabilités.
8) Une Red Team est un groupe de professionnels de la sécurité autorisés qui
imitent les tactiques et techniques des adversaires potentiels pour tester les
défenses en cybersécurité d’une organisation.
Contrairement aux tests de pénétration traditionnels, qui se concentrent sur la
recherche de vulnérabilités techniques dans des systèmes spécifiques, une
Red Team adopte une approche plus globale en simulant des cyberattaques à
grande échelle sur l’ensemble de l’infrastructure de l’organisation. Ces équipes
fonctionnent selon une approche “boîte noire”, ce qui signifie qu’elles n’ont
généralement aucune connaissance préalable des systèmes de l’organisation,
les obligeant à découvrir des informations de la même manière que de vrais
attaquants.
Les Red Teams utilisent diverses techniques, notamment l’ingénierie sociale,
les tests de sécurité physique et l’exploitation des réseaux, pour atteindre des
objectifs spécifiques tels que l’accès à des données sensibles ou la
compromission de systèmes critiques
9- La cyberdéfense, est une discipline plus spécifique qui vise à protéger les
infrastructures critiques d’un pays contre les cyberattaques. La cyberdéfense
implique l’utilisation de technologies de pointe, de protocoles de sécurité
sophistiqués et de personnel hautement qualifié pour protéger les systèmes et
les réseaux des gouvernements, des entreprises et des institutions financières.
LP ASR-Cybersécurité
Pour conclure, la cybersécurité et la cyberdéfense sont deux domaines
distincts de la sécurité informatique. La cybersécurité se concentre sur la
protection des systèmes informatiques contre les menaces de sécurité, tandis
que la cyberdéfense vise à protéger les infrastructures critiques contre les
cyberattaques. Les organisations doivent mettre en œuvre des mesures de
cybersécurité pour protéger leurs systèmes informatiques, tandis que les
gouvernements doivent déployer des mesures de cyberdéfense pour protéger
les infrastructures critiques de leur pays. Comprendre la différence entre ces
deux domaines est essentiel pour garantir une sécurité informatique optimale
La gestion du risque informatique
Le risque informatique est défini comme le potentiel de perte ou de dommage lorsqu'une
menace exploite une vulnérabilité dans les ressources d'information d'une organisation,
notamment l'infrastructure informatique, les applications et les données. Il s'agit d'un terme
général qui couvre tout type de risque, qu'il s'agisse d'un risque de cybersécurité, d'une
panne de courant, d'une catastrophe, d'une erreur humaine, d'une panne de logiciel/matériel,
etc., bref, tout ce qui peut perturber une entreprise et repose d'une manière ou d'une autre
sur les technologies de l'information
Le but de l’analyse des risques est de répondre aux questions suivantes :
Quel est l’impact sur mon système si une vulnérabilité est exploitée ?
Les vulnérabilités touchent-t-elle un organe critique du système ?
Quel est la probabilité que la faille soit exploitée ?
Quels sont les éléments externes ou internes (menaces) qui pourraient exploiter la
vulnérabilité ?
Menace, vulnérabilité et risque sont des termes couramment confondus dans le domaine de
la cybersécurité, mais ils renvoient chacun à des composantes différentes des
cyberattaques.
Une menace est tout ce qui, dans l’espace informatique, peut endommager ou détruire un
actif ou perturber les activités informatiques. Une vulnérabilité est une faiblesse ou une
lacune dans un programme, un système ou un processus qui peut être exploitée par une
personne malveillante. Le risque est la probabilité ou le potentiel de perte, de dommage ou
de préjudice si une menace réussit à exploiter une vulnérabilité existante.
Le risque survient lorsque les menaces et les vulnérabilités se croisent.
Vulnérabilité
Une vulnérabilité (vulnerability en Anglais) est une faiblesse dans un système, une
configuration, un logiciel ou un processus.
Une vulnérabilité peut avoir plusieurs types :
Technique : bug dans un logiciel, mauvaise implémentation ou défaut d’architecture.
Humaine : ingénierie sociale, tel que le phishing par exemple.
La plupart des vulnérabilités existantes sont consignées dans une base de données unique,
appelée Common Vulnerabilities and Exposures Database (CVE Database), supervisée par
l’organisme MITRE. Elles disposent d’un numéro unique dans cette base de données.
LP ASR-Cybersécurité
Les détails techniques concernant les vulnérabilités sont quant à eux consignés dans
d’autres bases de données, telle que la plus connue, la National Vulnerability
Database (NVD) de l’organisme NIST.
Il existe deux manières de traiter une vulnérabilité :
Corriger : appliquer un patch fourni par l’éditeur, modifier la configuration mal
implémentée
Contourner : appliquer une barrière qui rend la vulnérabilité impossible à exploiter,
sans pour autant la corriger.
Exemple de contournement : l’interface web d’administration d’un firewall contient une
vulnérabilité. Vous décidez de rendre indisponible cette interface, et d’administrer le firewall
uniquement en ligne de commande.
Menace
Une menace (threat en Anglais) est n’importe quel évènement pouvant vous porter un
préjudice. Ces menaces peuvent être de différents types, même ceux auquel vous pensez le
moins :
Attaquant externes voulant vous extorquer de l’argent ou vous nuire.
Catastrophes naturelles.
Attaquant interne, tel qu’un salarié malveillant.
Évènement extérieur, terrorisme, guerre.
Afin de mieux comprendre les menaces qui concernent nos activités numériques, il existe un
processus en cyber sécurité appelé “Cyber Threat Intelligence” (CTI).
Risque
Le risque (risk en Anglais) est la conjonction de la vulnérabilité et de la menace. Si votre
système est vulnérable et qu’une menace se met à exécution, alors vous subissez des
dommages.
Par exemple, si vous avez des équipements informatiques en sous-sol (vulnérabilité),
le risque d’inondation existe lorsque survient un orage, de fortes pluies ou une tempête
(menaces).
C’est pourquoi l’un des processus essentiels en cyber sécurité est la gestion de ces risques.
RISQUE = MENACE * VULNÉRABILITÉ * IMPACT
Risque = Menace x Vulnérabilité x Actif
Risque = (Menace x Vulnérabilité)/Contre-mesures
NB : L’impact que représente l’ampleur des conséquences si jamais la vulnérabilité est
exploitée. Par exemple, un déni de service (DDOS) sur un serveur web vitrine de
l’entreprise, a moins d’impact que le blocage de tous les postes de travail de l’entreprise par
les cryptolockers.
Contre-mesures est l’ensemble des actions mises en œuvre en prévention de la menace.
La gestion du risque informatique est devenue un pilier stratégique essentiel dans notre
monde numérique hautement connecté. Désormais, les entreprises font face à des défis
technologiques complexes et imprévisibles. Qui plus est, les cybermenaces évoluent à une
vitesse vertigineuse et sans précédent. Par conséquent, comprendre et anticiper ces risques
représente un enjeu crucial pour toute organisation moderne. En effet, chaque système
informatique recèle potentiellement des vulnérabilités insoupçonnées. Néanmoins, une
approche méthodique permet de transformer ces menaces en opportunités de renforcement
stratégique. Ainsi, la gestion des risques devient un véritable levier de performance et de
résilience organisationnelle.
LP ASR-Cybersécurité
Les menaces augmentent. Impactant les niveaux de services, les coûts et l’activité. Il existe
une multitude de scénarios de menaces …
Pourquoi la gestion du risque informatique est-elle cruciale aujourd'hui ?
La gestion du risque informatique est devenue essentielle dans le contexte actuel, marqué
par une numérisation croissante et une augmentation des cybermenaces. Voici les raisons
pour lesquelles cette gestion est cruciale aujourd'hui :
LP ASR-Cybersécurité
Quelles sont les bases d'une bonne gestion du risque informatique ?
Une bonne gestion du risque informatique repose sur plusieurs bases fondamentales qui
permettent aux organisations de protéger efficacement leurs actifs numériques. Voici les
éléments clés :
LP ASR-Cybersécurité
Identification des risques
Recensement des menaces : Il est crucial d'identifier toutes les menaces potentielles qui
pourraient affecter l'intégrité, la disponibilité et la confidentialité des systèmes informatiques.
Cela inclut les cyberattaques, les pannes de système, et les violations de données.
Analyse des vulnérabilités : Une fois les menaces identifiées, il est essentiel d'évaluer les
vulnérabilités existantes dans l'infrastructure informatique. Cela permet de comprendre
comment ces vulnérabilités peuvent être exploitées par des attaquants.
Évaluation des risques
Estimation de l'impact et de la probabilité : Chaque risque doit être évalué en termes
d'impact potentiel (financier, opérationnel, réputationnel) et de probabilité d'occurrence. Cette
évaluation aide à prioriser les risques en fonction de leur gravité.
Atténuation des risques
Mise en place de contrôles : Après l'évaluation, il est nécessaire d'implémenter des
mesures pour atténuer les risques identifiés. Cela peut inclure des solutions techniques
(pare-feu, chiffrement), administratives (politiques de sécurité, formation du personnel) et
physiques (sécurisation des locaux).
Surveillance et réévaluation
Suivi continu : La gestion des risques informatiques n'est pas une tâche ponctuelle. Il est
important d'établir un processus de surveillance continue pour détecter rapidement tout
nouvel incident ou toute nouvelle vulnérabilité.
Réévaluation régulière : Les menaces évoluent rapidement ; par conséquent, une
réévaluation périodique des risques et des contrôles en place est nécessaire pour s'assurer
que la stratégie reste efficace face aux nouvelles réalités du paysage numérique.
LP ASR-Cybersécurité
Conformité et documentation
Respect des réglementations : Assurer la conformité avec les lois et réglementations en
matière de protection des données est une composante essentielle de la gestion des
risques. Cela comprend le respect de normes comme le RGPD ou ISO 27001.
Documentation claire : Un plan de gestion des risques bien documenté doit inclure toutes
les étapes du processus, y compris l'identification, l'évaluation, l'atténuation et le suivi des
risques. Cela facilite la communication au sein de l'organisation et assure une approche
cohérente.
En intégrant ces bases dans leur stratégie, les entreprises peuvent mieux se préparer à faire
face aux défis liés à la sécurité informatique et à protéger leurs actifs critiques.
Donc, Une grande partie du temps des professionnels de la cyber sécurité, quel que
soit leur métier ou leur spécialité, est consacrée à l’anticipation des évènements
néfastes pour l’entreprise qui les emploie.
Il est impossible d’éliminer tous les risques, mais il est possible de bien les identifier
afin de mettre en place des plans d’actions efficaces. Cette démarche doit se faire de
manière cyclique sous forme d’amélioration continue.
Thèmes à aborder
Gestion des Risques
Solution d’évaluation des Vulnérabilités : Nessus
Hacking Éthique
Backdoors avec TheFatRat
Vulnérabilités avec Kali Linux & Metasploit
Analyse de risques conforme à la norme ISO 27001 ?