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PROBABILITES
I. Expérience aléatoire
1) Exemples :
- On lance une pièce de monnaie et on regarde la face supérieure.
- On lance un dé à six faces et on regarde le nombre de points inscrits sur la face du
dessus.
- On fait tourner une roue marquée sur ses secteurs de couleurs
différentes et on regarde le secteur marqué par la flèche.
Une expérience (lancé un dé par exemple) est aléatoire lorsqu’elle a
plusieurs résultats ou issues (pile ou face) et que l’on ne peut pas prévoir,
à priori, quel résultat se produira.
2) Réalisons une expérience aléatoire :
Chaque élève lance 100 fois un dé à six faces et note les effectifs d’apparition de chaque face
dans le tableau :
Faces 1 2 3 4 5 6 Total
Effectifs 20 14 10 22 16 18 100
On regroupe ensuite l’ensemble des résultats de la classe dans un même tableau puis on
calcule les fréquences d’apparition de chaque face.
Faces 1 2 3 4 5 6 Total
Effectifs 434 456 443 459 435 473 2700
Fréquences 16,1% 16,9% 16,4% 17% 16,1% 17,5% 100
Les fréquences d’apparition sont très proches les unes des autres.
Théoriquement, il y a autant de chance d’obtenir un 1, un 2, … ou un 6.
En effectuant un nombre encore plus grand de lancers, les fréquences se rapprocheraient les
unes des autres de façon encore plus évidente.
La suite de la leçon nous expliquera comment calculer les fréquences théoriques d’une
expérience aléatoire.
Définition :
Les fréquences obtenues d’un événement E se rapprochent d’une valeur théorique lorsque le
nombre d’expérience augmente (Loi des grands nombres). Cette valeur s’appelle la probabilité
de l’événement E.
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II. Notion de probabilité
1) Arbre des possibles ou arbre pondéré
Exemple :
Lorsqu’on fait tourner la roue, quatre issues sont possibles. On le schématise sur l’arbre des
possibles :
bleu
rouge
jaune
vert
L’arbre pondéré permet de visualiser les issues d’une expérience aléatoire.
2) Définitions
Soit A un événement.
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑠 𝑓𝑎𝑣𝑜𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 à 𝐴
On dit que : P(A)= .
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠
On appelle 𝐴̅ l’événement contraire de l’événement A. On a P(𝐴̅)=1-P(A).
L'ensemble vide noté ∅ est appelé événement impossible, P(∅) = 0.
On dit que A est un événement certain lorsque P(A ) = 1.
Pour tout événement A, on a 0 ≤ P(A) ≤ 1.
Lorsque deux événements ne peuvent pas se produire en même temps on dit que ces
événements sont incompatibles.
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Exemple :
2 secteurs sur 8 sont de couleur bleue. Lors d’une expérience aléatoire, il y a donc 2 chances
sur 8 d’obtenir un secteur de couleur bleue.
2 1
On dit que la probabilité d’obtenir un secteur bleu est égale à , soit .
8 4
On inscrit sur l’arbre des possibles les probabilités des différentes issues.
Exemple 2 ;
Une urne contient 10 boules bleues et 5 boules rouges indiscernables au toucher. Quelle
est la probabilité de tirer une boule bleue ?
Les boules étant indiscernables au toucher, on est dans un cas d'équiprobabilité (toutes les
boules ont la même probabilité d’être tirées).
Comme il y a 15 boules au total, l'univers contient 15 éventualités.
L'évènement « tirer une boule bleue » contient 10 éventualités.
10 2
La probabilité de tirer une boule bleue est donc soit .
15 3
3) Evènement
Exemple :
Soit l’évènement E « La roue s’arrête sur un secteur bleu ou rouge ».
On pourrait se demander qu’elle est la probabilité que cet évènement se réalise ?
4
3
On dit que la probabilité que l’évènement E se réalise est égale à et on note :
8
3
P(E) = .
8
Un évènement est constitué par plusieurs issues d’une même expérience aléatoire.
Méthode :
On considère l’expérience aléatoire suivante :
on lance un dé à six faces et on regarde le nombre de points inscrits sur la face du dessus.
Soit E l’évènement : « La face du dessus est un 1 ou un 6 ».
Quelle est la probabilité que l’évènement E se réalise ?
On construit l’arbre des possibles de l’expérience aléatoire :
Chaque issue à la même probabilité : il y a une chance sur six de sortir un 1, un 2, … ou un 6.
On dit qu’il y a équiprobabilité.
1
Ainsi P(E) =
3
1
La probabilité que l’évènement E se réalise est de .
3
Il y a donc une chance sur trois d’obtenir un 1 ou un 6 en lançant un dé.
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III. Exemple d’une expérience aléatoire à deux épreuves
Méthode :
Lancer deux fois de suite une pièce de monnaie est une expérience aléatoire à deux
épreuves.
Soit E l’évènement : « On obtient au moins une fois la face PILE. »
Sur un même chemin, on multiplie les probabilités.
1 1 1 3
P(E) = + + =
4 4 4 4
3
La probabilité que l’évènement E se réalise est de .
4
Il y a donc trois chances sur quatre d’obtenir au moins une fois la face PILE lorsqu’on lance
deux fois de suite une pièce de monnaie.