Hypnotiques et Anesthésiques : Guide Complet
Hypnotiques et Anesthésiques : Guide Complet
- Allergieraremaisgrave - Douleuràl’injection
- Freinagecorticosurrénalien - Hyperglycémie(catécho)
- Phlébitessuperficielles - Mvtsanormauxinduction - douleuràl’inj - thrombophlébite
Effets Secondaires - paralysiechezporphyrique - Hallucinationauréveil
- Réactionsanaphylactiques - Toux,hoquet,laryngospasme - Laryngospasme
- Ischémieaiguëdumember - Sd. Perfusion continue
Porphyrie
Hypersensibilité
Epileptique non équilibré
Contre-indications HyperT° Maligne
Zone infectieuse / inflammatoire
Troubles de conduction AV non appareillés
RachiAnesthésie(CI Récente) Myasthénie (Bupivacaine)
Anesthésie Locale Fibres Neuroveg Sensitives Motrices Bloc moteur précède le bloc sensitif Fibres Neuroveg Sensitives = Motrices
SNC = Cour
Pharmacodynamie Cardiovx = à dose clinique (Antiarythmique – VC) et à forte dose HoTA + BC (à D5)
Resp = Dépression faible
Hypotonie musculaire – action spasmolytique
NV – Allergie
E2 Troubles CVx (TC-TR-Collapsus) et Neurologiques
Locale : Vacuolisation de la gaine – Nevrite
Fœtus : Convulsion – Bradycardie – Apnée
BENZODIAZEPINES :
Dr. KHALDI Ali [Link]
VALIUM HYPNOVEL NARCOZEP
Médecin Résident
Diazepam Midazolam Flunitrazépam
Anesthésie-Réanimation
5mg/1mL 1mg/1cc
Présentation 10mg/2mL 50mg/10mL Cp de 1mg
5mg/5mL
acidefaible
Physicochimique Liposolubilitéimportante - Fixationprotéique
Métabolisme Hépatique - Elimination rénale
Entretien 0.1 mg/Kg (1/2 IND) 20 – 50 mg/H 1/3 IND chaque 90min
Prémédication INDuction en PerOS ½ IND en PerOS IND en IM (ou 1cp 1h avant)
Délai d’action 120 120
Durée d’action 10-30 min 10-20 min
SIMPLE : Sédation de complément
Induction et entretien d’Anesthésie
Myorelaxation
Prémédication
Indications Locale et Locorégionale
Epilepsie
Myasthénie
IRespC / IHepC
Contre-indications Hypersensibilité
Porphyrie
Ambulatoire (Sauf Midazolam)
Grossesse
Somnolence résiduelle
Frissons
Dépendance et Accoutumance
Effets indisérables
InteractionrécepteurGABA : - InhibiteurrécepteurNMDA
↑perméabilitécanalCl - agonistemuetkappa
↓excitabilitépostsynaptique - INHrecaptagecatéch(↑txcatech)
Moded’action hyperpolarisationmembrane
- interactioncholinergique
↓excitabilitéduSNC
Adulte = 3-5 mkg/kg + Curares = 2à2,5 mg/Kg 0,4mg/Kg IV:2à3mg/Kg
Induction Enfant = 5à7mg/Kg Sans Curares = 4 mg/kg
Entretien Doses progressivement diminuées 6-12 mg/kg/H 0.25 mg/kg/H 1 mg/kg/15min
Délaid’action(sec) 30-60 40 30 15-60
Duréed’action(min) 15-30 5-10 min
- Sédation(ALRetréa)
- Induction, entretiendel’anesthésie - Coronarien / [Link] - EDC – Med Guerre - Catastrophe
- Ambulatoire
- antiépileptique - Grandage - Asthmeaiguëgrave
- Anesthésieprolongées
- protectioncérébrale - Neurochir avec HTIC - Brûlés
Indication - Asthmatique - Allergique - Tamponnade
-Crash-induction + + +
- Intubation sans curare
- Epilepsie
- ABS Materiel de ventilation - ABS Materiel de ventilation - Ambulatoire
- Administrationlongue
- Allergie– Asthmatique - Hypovolémie - HTA/HTIC / Glaucome
- Anesthésieambulatoire
- Porphyrie - I. Card / Hep ou Rénale - Insuf Card- Coronarien
- Enfantde moinsdedeuxans
Contre-indications - Nonàjeun(saufurgence) - [Link] et NRS <1 mois - Hyperthyroïdie(tachycarde)
- insufsurrénalienne
- Allergieraremaisgrave
- Douleuràl’injection - Freinagecorticosurrénalien
- Phlébitessuperficielles - Hyperglycémie(catécho)
- Mvtsanormauxinduction - NVPO30à50%
EffetsSecondaires - NVPO - Hallucinationauréveil
- Réactionsanaphylactiques - douleuràl’inj - thrombophlébite
- paralysiechezporphyrique - Laryngospasme
- Sd. Perfusion continue - Toux,hoquet,laryngospasme
- Ischémieaiguëdumembre
Hypersialorrhée
Reveil de bonne qualité
NVPO
Métabolisme Hépatique
Elimination Rénale
DépressionEEG
↓CMRO2, ↓DSC, ↓PIC
Absenced'analgésie [Link] (analgésiespf)
S.N.C réveildemauvaisequalité
Effets ≠ Pentothal
Anticonvulsivant Pro-convulsivant Pro-convulsivant
↓Qc ↓Qc ↑Qc
Cardio-vasculaire ↓PA ↓PA Stabilitécardio-vasculaire ↑PA
↑FC + ↑MVO2 ([Link]) ↑DSCoronaire ↑FC et DSCoronarien
↓DSCoronarien
Dépressionrespiratoire :
Apnée : ↓VtetFR Ventilationconstantevoire↑
↓réponsehypoxieet hypercapnie Apnéerare
Respiratoire ↓rflxlaryngésettoux Broncho-dilatateur
BD + ↑sécrétionsalivaire
Bronchoconstriction Pasdebronchoconstriction↑sécrétionsalivaire
Muscles - Faiblerelâchement -Myocloniesàl’induction - Hypertoniemusculaire
- Diminutiondutonusutérin - ↑tonusutérin
Tube digestif Cf. Cour : Nausées, Vomissements, Constipation, Hyperpression des voies biliaires
App. Urinaire Cf. Cour : Rétention urinaire ( 10 à 20% )
Œil Cf. Cour : Myosis, Diminution de la PIO
Toxicité Aigüe et CHR (Cf. Cour)
Autres effets
POSOLOGIE
Peu utilisé en per-op(’induction et
Induction 20 à 50 µ / kg 2 à 5 µ/ kg 0,5 à 1 µ Kg en 1 min 0,2 à 0.5 µ/kg
l’entretien : 0.02mg/kg)
Entretien 1/3 IND à la SAP IND à la SAP IND à la SAP 0,2 à 0,5 µ/kg
Bolus 2 mg titré / 5 min Possible : péridurale, PSE Relargage – Le moins His-Lib Effet ON / OF
Particularités
Possible en IM, S/C et péridurale Dép. Resp MOINDRE que Fenta
Délai action 15 min en IV 10 sec 30 sec 10 sec 20 secondes
Durée d'action 2 à 3 h ( Reliquat jusqu'à 4h ) 7 à 10 min 20 à 30 min 3 à 10 min 30 min
Ambulatoire Toute anesthésie
TRT DLR aigue/CHR/Rebelle Analgésie perop Analgésie per-op
Indications Analgésie per-op Péridurale
TRT Sd. Sevrage Péridurale – Sédation en Réa Ambulatoire
Péridurale Adjuvant de Rachi-anesth
L’Agoniste-antagoniste = blocage du réc. empêchel’Agoniste pur de s’y fixer = antagonise µ - agoniste K. L’activation des
récepteurs K, d’où activation partielle. Occupation de µ : sans action.
Si utilisés seuls : effets agonistes moins marqués que les morphinomimétiques
Effet antagoniste est marqué seulement si utilisés avec morphinomimétiques
Récepteurs morphiniques :
La puissance d’action du récepteur est conditionnée par :
• l’affinité aux récepteurs
• l ‘activité intrinsèque de la molécule
• l’affinité conditionne également la demi-vie de dissociation
Les différents récepteurs :
Récepteurs Types Actions
METABOLISME – ELIMINATION :
Métabolisme = anv du Foie, QSH ([Link] hép) = principal facteur de la clairance des morphiniques, par oxydoréduction ou
conjugaison
Elimination = urinaire
Indications de Morphine :
- Prémédication (si DLR pré-op) Fenta, Sufenta et Alfenta :
- Complément d’ALR Analgésie per-op
- Analgésie Post-op
- DLR aigue et CHR Péridurale
- Réalisat° geste douloureux [Link] ou de courte
avant l’anesthésie durée
- Chirurgie Cardiaque
Contre-indications :
Communes ABS materiel de réanimation - Hypersensibilité aux morphiniques - Trauma cranien ou HIC
Spécifiques :
- Sous-groupe ESTER = liaison ester (Procaine + Tétracaine) : rapidement hydrolysés (par enzplasm) métabolites
inactifs, éliminés sans modif + courte durée d’action
- Sous grp AMIDE = liaison Amide(Lidocaine, Ropivacaine, Etidocaine) : métabolisme lent (hépatique) métabolites
actifs + lente durée d’action
Pharmacocinétique :
1-ABSORPTION :Abosrption + [C]plasm ([C] max : atteinte à 20-30min) dépendent de :
- Voie d’admin qui est f(vx locale + graisse)
- Type de l’AL
- Association à un VC (ADRenaline et NorADRE) double objectif :
o ↓Txplasm (↓risque toxique)
o ↑duréed’action (↓réabsorpt° sg et donc ↑durée de contact AL-Nerf)
Ça n’empèche qu’il y a des E2 : Gles (angoisse, TC, sueurs) et Locales (Nécrose cut/extrémités)+ manif allergiques
2- METABOLISME : Dépend du sous-groupe – Type d’AL – Environnement :
1-ESTER :métabplasmqtique (par PCE, idem pour SuccinylCholine : risque de bloc prolongé siAL+SuccCh) avec
métabolites inactifs.
2- AMIDE : foie, éliminat° rénale (sous forme inactive/peu active), le métabolisme s’effectue par :
Oxydase (Lidocaine) – Hydroxylation (Carbocaine, Naropeine) – Déalkylation (Marcaine)
3- EXCRETION :+++ urinaire (ou fécale, négligeable) sous forme métabolisée++++ ou non métabolisée
L’excrétion est modifiée par le pH : Acide = accélère l’élimination
4- MECANISME D’ACTION :Bloc de conduction des fibres nerveuses (2aire à l’INH du PA par ∆ perméabilité nerveux surtout à
2+
l’entrée Na+ alors que la sortie du K+ est partiellement freinée, avec impossibilité de fixation de Ca sur les micropores)
La réponse des fibres nerveuses à l’AL dépendent de leur taille (petite taille = + de sensibilité diffusion rapide)et leur structure
anatomique (myélinisées = conduction rapide)
PHARMACODYNAMIQUE :
1-SNC :traversent BHE, effets dose/vitesse-dépendants :
- à dose faible : effet anti-epileptogène (dépression des neurones hyperexcitables)
- à dose moy :Stimulat° diffuse des neurones corticaux :
- Somnolence, vertige - Nystagmus, vision brouillée
- Picotement de langue + lèvres - Tremblement extr
- Audition ANL - Frissons, fasciculations musculaires
- à forte dose : Convulsion glisées (clinique + EEG)et à dose plus fortes : coma + dépression corticale + s/corticale (voire ACR + décès)
N.B1 : Facteurs influençant les effets centraux ↑risque épileptogène : Acidose – Hyperoxie
F. Protection : Curares, Diazépam, N 2 O
N.B2 : Effet anti-inflam+ neuroprotecteur(+++LIDO) par act° axonale + spinale ↓d’effet ischémie-reperfusion
2- SNA : fugaces, à forte dose :
Synapses ggl : Sur Rec Nicotinique (effet gglplégique) et blocage des Rec NON Nicotiniques
Synapses neuroeffectrices : effet (ParaSympathoLytique) PSL+ SMM
3- SYSTEME CARDIO-Vx :
Effet cardiaque : Dose clinique = Antiarythmique + ↑ rapidité de conduction
Dose toxique :T.C (inotrope neg) + [Link]èmeFV
Effet vasculaires (action biphasique) :VC à faible dose et VD à forte dose
4- SYSTEME RESPIRATOIRE :
- La dose clinique : peu/pas de modification
- Dose toxique/app locale : [Link](VC d’art pulm) + dépression des réflexes : d’adapta°, toux et réflexes laryngés
5- AUTRES :Hypotonie utérine (Ripovacaine et Bupivacaine préservent la contractilité utérine : utilisat° en obstétrique) –
Réactions allergiques (rares)
ASPECTS CLINIQUES :
Toxicité systémique (+++Amides) :
Neuro (convulsions, céphalées violentesPDC)puis CVx (rare, plus grave : syncope arrêt card), dépendent de :
- Puissance d’AL - Voie d’admin (+++axillaire)
- Vitesse d’absorption (site, associat° à un VC, type d’AL) - Associations mdcmt
- Terrain
-La PPC (pression partielle cérébrale) d’un AVH est directement liée à sa [Link]. Les anesth inhalés sont les seuls dont nous disposons
en direct du monitorage de la profondeur d’anesthésie par mesure de leur FA.
- [C] ALV minimale MAC = [C] min. à laquelle 50% des patients ne réagissent pas à la stimulat° chir. (ex : incision cut)
Le coefficient de partage est inversement % à la rapidité d’induction.
>La CAM (concentration alvéolaire minimale, est la concentration alvéolaire d’un nesthésique par inhalation à une pression
de 1 atmosphère, exprimée en volume pourcent (vol %), nécessaire pour abolir la réponse motrice lors d’un stimulus
chirurgical (incision cutanée) chez 50 % des sujets âgés entre 30 et 55 ans, avec un gaz porteur constitué d’O2 à 100 %. La
CAM représente la puissance d’un anesthésique volatil. À 1,3 CAM, il y a une absence de réponse chez 95 % des sujets.
>MAC-awake :
• CAM à laquelle 50 % des patients ouvrent les yeux à l’appel,
• correspond à 0,3-0,5 CAM ;
>MAC-EI (Endotracheal Intubation) :
• CAM qui permet d’intuber sans déclencher un réflexe de toux et sans produire des mouvements,
• correspond à 1,3-1,5 CAM ;
>MAC-BAR (Block-Adrenergic Response) :
• CAM qui inhibe la réponse sympathique,
• correspond à 1,5-2,0 CAM.
PHARMACODYNAMIE : Tous les halogénés peuvent HyperT° maligne :
-Effets du SNC : Effet principal = NARCOSE SANS ANALGESIE, Tous les AVH provoquent :
↗ Dose dép. DSC par VD art. cérébrale (halothane>Isoflurane, Desflurane > Sévoflurane)
↗PIC surtout l’Halothane
↙Métabolisme + Consommation cérébrale O 2
↙Amplitude + ↗latenced’onde corticale des PES
∆EEGquel que soit l’AVH utilisé
Dépression des centres respiratoires et Vasomoteurs
Particularités :
• Halothane = Eviter chez HIC– Epileptogène (les autres ne le sont pas)
• Les effets VD cérébraux du Sévoflurane restent à déterminer.
-Effets cardiovasculaires : (dose-dépendants et réversibles), médiés par une action sur SNC et SN périphérique.
Les halogénés sont tous des hypotenseurs : l’halothane et l’enflurane par réduction du débit cardiaque, l’isoflurane, le desflurane et
le sévoflurane par diminution des résistances artérielles.
- Effets sur l’œil :↙PIO d’autant plus que le patient est en VC + PaCO2 nle/basse.
METABOLISME ET TOXICITE: (FOIE et REIN +++)
Par Accumulation des métabolites / Formation d’haptènes (DFA et TFA)réaction immuno (hépatite II à Halothane).
Toxicité CHR potentiellemais non démontrée (personnel du bloc op (exposition prolongée à de faibles [C]).
Ils ne sont ni carcinogènes ni mutagènes in vitro.
Toxicité :
1-Toxitié hépatique :
↗ Transaminase (modérée + transitoire) + Ictère (20%)
Hépatite fulminante immunoallergique (HFIA) II à Haptène+++ (c’est pas le cas pour ISO/DES à très faible dose)
2- Toxicité rénale :
Pratiquement, ça ne conserne que le SEVO : Admin. SEVO production d’ions Fluor (dose/durée dep) qui peut atteindre
50uMol/L (qui peut altérer la fonction rénale). Toutefois l’élimination rapide du SEVO ↙[C] fluor rapidement pas
d’exposition suffisamment prolongée pour induire une toxicité rénale pertinente.
CONCLUSION :
Actuellement, aucun des AVH disponibles ne remplit les critères de l’anesthésique volatil idéal. Cependant, les caractéristiques
pharmacocinétiques et pharmacodynamiques des nouveaux AVH se rapprochent un peu plus encore des caractéristiques de
l’anesthésique inhalé idéal.
L’anesthésique volatil idéal doit remplir tous ces critères :
o Synthèse et fabrication sous forme pure facile et peu couteuse
o Ininflammable aux [C] utilisée en pratique si mélangé avec O2, air ou protoxyde d’azote.
o Stabilité moléculaire dans l’organisme et dans la chaux sodée.
o ABS d’E2 à court terme et à long terme y compris la suite d’une administration prolongée
o Faible coefficient de partage sang/gaz et Sang/tissus induction + élimination rapide
o Puissance importante permettant l’utilisation de fortes [C] d’O2
o ABS d’effet délétères cardiovx, resp et neurologiques ou tout moins des effets prédictibles dose-dépendants et
rapidement réversibles
Cependant, certains effets secondaires des AVH peuvent etre utiles en pratique clinique comme la VD induite par l’Isoflurane qui permet par
exemple le contrôle rapide de la PA per-op. Ainsi, la connaissance précise des propriétés pharmacologiques particulières de chacun des AVH
actuellement disponible va nous permettre de choisir celui qui est le plus adapté au patient et à la situation clinique rencontrée.
EFFETS CARDIOVASCULAIRES
Halothane Isoflurane Sévoflurane Désflurane
Contractilité ↓↓ ↓ ↓ ↓
Baro réflexe ↓↓ ↓ ↓ ↓
Retour veineux → → → →
Débit cardiaque ↓ → → →
PAM ↓ ↓ ↓ ↓
Fréquence cardiaque ↓ ↑ → ↑
Arythmogénicité +++ + + +
DS coronaires ↑ ↑↑↑ ↑↑ ↑ ↑↑
• INDUCTION: Halothane ou Sevoflurane (pour les autres halogénés, il y’a intolérance et risque de de toux,
hypersécrétion ou laryngospasme)
- Halothane: 3-4% dans un mélange gazeux N2O/O2 de 50% / 50%, entraîne une induction en moins d’une
minute
- Sevoflurane: A 5%, induction ≥ 1 min. Il faut 8% avec mélange N2O/O2 pour induire en moins d’une minute
• ENTRETIEN: - Peut suivre une induction halogéné, ou intraveineuse.
- La concentration dépend de l’halogéné, de l’age, de l’association avec les morphiniques et avec
le N2O
• REVEIL: - Rapide, D > S > I > H
- L’incidence des nausées-vomissements est identique avec tous les halogénés.
LES ANESTHESIEQUES VOLATILS NON HALOGENES :
I- Protoxyde d’Azote (N2O) :
- Pharmacocinétique :
Coefficient de partage sang/gaz le plus faible Captation tissulaire faible [C] alv très importante agent très
maniable (cible rapidement atteinte, décroissement rapide à l’arret de l’administration)
Diffusion rapide dans les cavités closes ↗ les volumes
Effet 2e gaz : Lors de son admin avec O2 et autre agent inhalé : sa captation rapide ↗[C]alv des autres gaz
Effet Flinck : Lors de l’arret d’admin du N2O Rediffusion rapide du tissus vers alvéoles ↗ [C] [Link]
o Si son arret est suivi d’une Respiration à FiO2 = 21% Hypoxie de diffusion Hypoxémie qui doit etre
corrigée par rinçage en O2 pur après administration de N2O
- Pharmacodynamie :
Bonne propriété analgésique, Hypnotique faible
Pas de myorelaxation
Inotropisme négatif avec ↗Qcard et ↗RVS
Propriété émétique
Indiqué dans la potentialisation des agents anesthésiques et analgésiques, Complément des AL ou ALR
Toxicité :
o neurologique :
Centrale : Tr. Neuropsy (tr humeur, céphalées) – Tr. Psychomot (Tr de mémoire, d’attention et
de concentrat°)
Périph : Dysesthésies – Myélopathies (ataxie…)
o Dysfonct de Reproduction : Tr. Fertilité - ↗ AVRT spontanés
II- Xénon :Gaz rare, chimiquement inerte, action anesth 1.5 X N2O
Induction + réveil rapide, pas de modification HD
Dépression respiratoire faible
Il semble etre l’agent anesthésique idéal, son principal inconvénient est son cout = la raison pr laquelle il n’est pas
commercialisé.
Les curares
I/ INTRODUCTION – DEFINITION
Les curares bloquent la transmission neuromusculaire, d’une façon réversible. Le mode d’action des curares diffère
selonqu’ilsinduisent ou non une dépolarisation de la membrane du myocyte.
• Les curares sont utilisés en anesthésie pour faciliter l’intubation trachéale, assurer le relâchement musculaire
durant la chirurgie et,accessoirement, faciliter la ventilation contrôlée.
• Notion de « Curare idéale » ++++
• La découverte du curare par les Européens est relativement récente : au XVIème siècle avec la conquête de
l’Amérique du sud par les Conquistadors espagnols
• Le terme curare apparaît pour la première fois en 1596 lors de la réalisation d’un voyage en Guyane réalisé par Sir
Walter Raleigh
PHARMACODYNAMIQUE :
Les BZD sont des agonistes séléctifs des 2 types de recept centraux spf (Type 1 = anv Cervelet Anxiolytique), Type 2 = Cortex
cérébral, ME et Hippocampe)
1-SNC :
1. Hypnotique dose-dep – Anxiolytiqueet sédatif (prémédication++) –amnésique antérograde – Anticonvulsivant (↑effets
GABA intracérébral)
2. PAS d’analgésie
3. ↓ Métabolisme cérébral : ↓PPC et CMRO2 (consommat° cérébrale d’O2), ↓PIC et ↓QSC
4. Effet protecteur contre l’hypoxie et l’anoxie (+++Hypnovel)
2- Système Cardio-vx : BC, HoTA
↓PA modérée (↓tonus sympathique), effet direct sur MLCard (↓RVS)
FC légèrement ↓ sans dépression myocardique
Qc maintenu (parfois ↓,,, MvO2 ↓) avec [Link] ↑
En cas d’HoVol sévère, l’INH de vasomotricité périph aggravation de l’état circulatoire.
Effets réspiratoires :Dépression resp (voire arrêt resp)
1. Dépression réspiratoiremodérée d’origine centrale (↑réactivité à l’Hypercapnie) et périph (myorelaxation et relachement
des fibres resp) : ↑FR avec ↓Vt et ↓compliance pulm (↓amplitude des mvmtresp)
2. Possibilité d’apnée après une inj en IV (20-30mg)
3. Conséquences : HoVentilation ALV-Cap + Hypoxie,Hypercapnie + Acidose Resp
4. Cette dépression resp est + prolongée en cas de IR esp C, et potentialisée par d’autres agents dépresseurs (morphiniques)
Autres effets :
Muscle :
o Myorelxation (INH reflexes polysynaptiquesanvsupraspinal et medullaire : ↑effet GABA)
o Pas d’effet sur la plaque motrice ni d’effet curarisant (mais peuvent ↑ curares)
o Utilisés dans le TRT de torticolis, Tétanos et périarthrite scapulo-humérale
Œil = Myosis modéré + ↓PIO
Tube digestif = Ralentissement du transit + ↓sécrétions digestives
Utérus =Relachement utérin peuvent donner des effets délitères chez le fœtus : Dépression néonat, HoTA, risque de
détresse resp
o N.B : les BZD passent dans le lait maternel
ABSd’histaminolibération
EFFETS SECONDAIRES :
- Effets CVx, Resp, Neuro (agitation/ébriété, confusion, somnolence, nystagmus, ataxie)
- Risque de dépendance et d’accoutumance et Sd.sévrage.
- Intolérance locale = DLR – phlébite au point d’inj
- Autres effets : NV – rétention d’urines – rash cutané avec un risque allergique négligeable
INDICATIONS :
I - En anesthésie :
1-Prémédication :Effet anxiolytique ↓réponses physio au stress (+++coronarien / HTA). Voie d’adm = PerOS / Rct : Valium (10mg
la veille),,,,Narcozep (1-2mg),,,, Lorazepam (5-10mg)
2-Induction : Hypnotique, amnésiant ou potentialisateur :
Midazolam : amp de 5mg/mL 0,1 – 0,4 mg/kg ,,,,, entretien = 2,5 mg/h à la SE
Narcozep : amp de 1mg = 2mL 0,1 – 0,2 mg/kg
Valium : 10mg = 2ml 0,1 – 0,2 mg/kg
II-En réanimation :
Tétanos forte dose : 300 mg/J de Valium
EDM épileptique – Choc éléctrique – Sédation en USI et adaptation au réspirateur
CONTRE-INDICAT° :[Link] / Hep (ou coma hépatique) – Myasthénie – Amnésie ambulatoire – Conducteur
INTOXICATION :
Dosetoxique : est variable en fonction de chaque BZD
- ˃500mg (soit 7-10 mg /kg chez l’enfant) pour le chlordiazépoxyde, le Clorazépate, diazépam l’oxazépam, Prazépam
- Généralement supérieure à 30 fois la dose thérapeutique quotidienne pour les dérivés sans effet hypnotique marque
- Supérieure a 10 -15 fois la dose therapeutiquequotidienne pour les dérivés a activité hypnotique marquée
Traitement :
- Symptomatique : TRT des détresses vitales
- Elimination du toxique : Lavage gastrique si délai de prise ˂4h , Charbon activé
- Traitement spécifique = Antidote.
ANTIDOTE :
Flumazénil (Anexateamp de 5ml = 0,5mg et 10ml = 1mg)0,4mg/H en IVL ; double interet : DC d’intox au BZD + Neutralisat° des
effets hypnotiques et sédatifs des BZD
Mais CI chez le coronarien / Epileptique
ANESTHESIE DU PATIENT HYPERTENDU
L’HTA n’est pas un facteur prédictif indépendant du risque opératoire.
La PEC de l’opéré hypertendu a pour finalité de préserver les potentiels cellulaires myocardique, cérébral et rénal.
Les médicaments IEC+ARA2 SRAA majorent l’effet hypotenseur de l’anesthésie doivent être arrétés en préopératoire.
B.B limitent les contraintes circulatoires per/postop sans majorer l’effet hypotenseur de l’anesthésie et sont poursuivis.
B.B et a-2-agonistes = administrés à titre préventif pour diminuer le risque périopératoire des opérés à risque cvx.
La CPC CVx le plus fréquemment observée chez est la nécrose myocardique sous-endocardique postopératoire.
La Troponine Ic permet de détecter la survenue d’un dommage myocardique postopératoire chez l’opéré hypertendu ;
La nécrose myocardique postop se constitue dans les premières heures postop et diminue l’espérance de vie.
Les TRT de l’hypoT° + DLR perop limite les contraintes métaboliques et circulatoires de la période postopératoire.
Les ↗PA postopératoires doivent être contrôlées (risqué sur les sutures vx CPC myocardiques/cérébrales postop).
Le traitement des HTA postopératoires = vasodilatateurs IV (inhibiteurs calciques) ou de bêtabloquants.
LA MALADIE HYPERTENSIVE: 15% de la population adulte, 25 % après 80 ans. IL S’AGIT D’UN FDR CVX
PRÉVALENCE ET RISQUES LIÉS À L’HTA : HTA = PA ≥ 140/90mmHg, et est classée en 3 grades selon le niveau du PA :
- stade 1 : PAS entre 140-159 mmHg ou PAD entre 90-99 mmHg
- stade 2 : PAS entre 160- 179 mmHg ou PAD entre 100-109 mmHg
- stade 3 : PAS ≥ 180 mmHg ou PAD ≥ 110 mmHg = urgence hypertensive !
- La PAS = meilleur facteur prédictif d’AVC ou Insuff coronaire, que la PAD dans les âges moyens.
- La normalisation de la PA par TRT réduit le risque CVx (ce risque étant élevé si PAD trop abaissée).
Rôle du MAR : Evaluation du risque périop – Optimisation thérap – Surveillance/trt CPC périop – Eviter variations périop de PA
II - PHYSIOPATHOLOGIE : ALTÉRATIONS CVX ASSOCIÉES À L'HTA (a mettre dans les
problemes poses avant les consequences)
1- Anomalies de la paroi artérielle :
- REMODELAGE DE PAROI ARTÉRIELLE :Hypertrophie artérielle(procéssus adaptatif pour réduire la contrainte sur la paroi,
mais ↗RVS) CPC CVx + altération de la réactivité aux agonistes adrénergiques et à l’AGII variation importante de PA.
- ALTÉRATION DE FONCTION ENDOTHÉLIALEpar HTA CHR modif de contrôle de vasomotricité par le NO, l'endothéline
(ET-1) etPG remodelage de paroi artlésions des organes (cerveau +++), observées dans URG HTA/PréEcl.
N.B : L’AGII favorise à long terme l’hypertrophie des parois artérielles et ventriculaires gauches (HVG).
2- Altération des systèmes de régulation de la PA
2.1 - AUTORÉGULATION VISCÉRALE : L’hyertendu est protégé contre les accès HTA (autorégulation adaptée à un niveau de PA plus
élevé), mais il n’est pas protégé contre l’hypotension (seuil inf est également plus élevé).
2.2 - RÉGULATION DE LA PA :
- Altération précoce de baroréflexe (l’anesthésie) variations plus amples et brutales de PA en perop,
- Bien que la production d’angiotensine II soit normale voire abaissée dans l’HTA essentielle, le SRA est impliqué dans l’HTA,
en favorisant la dysfonction endothéliale et l'hypertrophie vasculaire.
- IEC et ARA2 sont plus efficaces que d'autres antiHTA pour corriger l’hypertrophie art et myocardique.
- Certains agents anesthésiques baissent la réponse vx à l’AG II de manière différente chez l’hypertendu.
2.3. DYSFONCTION DIASTOLIQUE MYOCARDIQUE
HTA HVG précoce avec dysfonction diastolique importante (diminution de compliance, ralentissement de relaxation
ventriculaire) diminution de remplissage ventriculaire (et donc ↗ contraction OG).
La dysfonction diastolique se manifeste par des signes d’I.C congestive (dyspnée d’effort ou OAP).
En périopératoire, l’adaptation aux variations de volémie seraréduite :
- Hypovolémie ou bradycardie baisse du Qc plus marquée
- surcharge volémique (ou pic d’HTA) ou TC OAP
PRINCIPALESETIOLOGIES :
- L’HTA essentielle, sans étiologie précise, est la cause la plus fréquente et représente près de 90% des HTA du sujet âgé. Elle s’associe à
des facteurs prédisposants comme la surcharge pondérale, consommation excessive de sel ou d’alcool, voire un syndrome d’apnées du
sommeil.
- Les HTA secondaires, sont d’étiologie rénale lors d’une IRC ou d’une cause réno-vasculaire (sténose des artères rénales). Elles peuvent
aussi être endocriniennes et notamment surrénalienne (phéochromocytome, hyperaldostéronisme primaire), ou iatrogènes.
------------------------------------------------------ANESTHESIE-------------------------------------------------------
Evaluation du risque
a. PROBLEMES POSES PAR LE TERRAIN :
1. Lésions viscérales induites par l’HTA
a) Aigues :Épisodes hypertensifs fréquents - Risque important d’HoTA périop = Sd. montagnes russes
b) Chroniques :
- Viscérales : ↗risque d’AVC, néphroangiosclérose (aggravation d’HTA + risque d’IRC), rétinoP, coronaroP …
- Vasculaires : ↗RVS, ↓compliance art, ↓capacitance vnHoVol (aggravation par diurétiques)
- Myocardiques : ↗postcharge → HVG concentrique → ↓compliance VG (fct diast)CMP HTA terminale
- Risque coronarien élevé ++++
- Repositionnement du baroréflexe
2. FDR : 1) Age> 55 ans (H), > 65 ans (F) ; 2) tabagisme ; 3) hypercholest (> 6,5 mmol/L ; 4) diabète ; 5) histoire familiale d'accident cvx
3. Problemes poses par les medicaments d’HTA :
a) BB : ↘pouvoir d’adaptation SM – masque la réaction adrénergique à l’hypoxie/hypercapnie – effet rebond à l’arrêt.
b) Diurétiques : hypovolémie +++ avec risque de dyskaliémie (DdAnse : HypoK – [Link] : HyperK) ;
c) Vasodilatateurs : Dérivés nitrés +++ hypovolémie (baisse de précharge) ;
d) IEC et ARA II : VD artério-veineux : risque d’hypovolémie + altération de fonction rénale ;
e) Digitaliques = toxicité ++ ; Antiarythmiques = INO NEG ; AAP = saignement
b. Problemes posés par l’anesthésie
Effets des drogues anesthésiques :
- AIV :
o Thiopental : ↗PA au moment d’IOT(moins marquée avec midazolam), ↘PAaprès l’induction.
o Propofol : effets vasodilatateurs et cardiodépresseurs,
o L’étomidate, qui a peu d’effet HMD propre, expose à un risque d’hypertension très marquée.
- Halogénés : effet VD propre, INH baroréflexe, courte durée, en TITRATION, éviter [C] élevées
- Curares : Pavulon (vagolytique = TC : CI) - Norcuron (peu d'effets)
- Antagonistes et AL adrénalisés : CI
Effets de l'AG :
- Vasoplégie des agents anesthésiques = HoVolémie + baisse de RV --> baisse du DSCoronaire.
- Remplissage excessif/transfusion rapide, déventilation, douleur au réveil = hypervolémie (aug RV), HTA (OAP)
- Accès hypertensifs, DLR, drogues VC ↗postcharge -->↗PTDVG + ↗PCP OAP et baisse du Qc
- Stress, douleur, drogues arythmogènes = Tachycardie et aug MVO2
- Réveil : Stress - hypothermie - douleur - mnésie - hypoxémie aug FC et MVO2
ALR :
- Inconfort du patient
- Gestion du TRT anticoagulant (CI si troubles d'hémostase)
- Cardiotoxicité des AL et utilisation des solutions adrénalisées.
- Modif HMD : Bloc sympathique important (hypovolémie) = VnD et baisse de précharge --> HoTA + baisse de PPC
CONCLUSION : Les progrès dans la compréhension de la physiopathologie de l’HTA permet d’améliorer la PEC des hypertendus. L’estimation
du risque, les mesures de prévention des CPC, la gestion des TRT antihypertenseurs, le contrôle perop de TA doivent être adaptés
individuellement à la forme clinique et la gravité de l’HTA.
ANESTHESIE DU CORONARIEN
C’est une inadéquation entrebesoinsetapports myocardiques en O2. Peut être brève/répétée/prolongée (voire nécrose myocardiq).
plus de 90 % des épisodes ischémiques per ou postopératoires sont asymptomatiques.
La stratégie de prévention repose sur 2 éléments: la stratification du risque et les traitements préventifs spécifiques
Les médicaments indispensables sont: les B- bloquants, les agents antiplaquettaires et les statines.
Les evénements générateurs d 'ischémie sont : la tachycardie, l'hypotension, l'hypertension et l 'hypothermie. C'est la durée et/ou
la répétition de l’anomalie HMD qui induit l'ischémie et la répétition de l'ischémie qui conduit à l'IDM postopératoire.
La sûreté d'une anesthésie repose sur le contrôle de FC/PA/T°/Hb/Douleur indépendamment du type d'anesthesie réalisée.
La majorité des ischémies myocardiq = en postop (plus les periode de transition : induction, réveil (frissons, douleur), sortie de SSPI)
Rôle du MAR : Evaluation du risque périopératoire – Optimisation thérapeutique – Surveillance et trt des CPC périop – Eviter
l’altération périopératoire de la balance énergitique myocardique.
CARACTERISTIQUES DE L’ISCHEMIE ET DE LA NECROSE MYOCARDIQUE PERIOPERATOIRES
- Ischémie :24 à 48H postop (réveil ++), svt silencieuse (sous-décalages du ST) ABS TRT IDM.
- Infarctus :Obstruction complète d’une artère coronaire. Silencieux +++ mortalité à 10%
- « L’IDM non-Q » survient dans 60 à 100 % des cas : Sous-décalage du ST, sans onde Q de nécrose.
■ PHYSIOPATHOLOGIE DE L’ISCHEMIE ET DE L’IDM
Inadéquation entrebesoinsetapports myocardiques en oxygène. Elle peut être brève, répétée ou prolongée (voire nécrose myoC), fonction de :
• ↗ besoins en oxygène : tachycardie ; stimulation sympathique ; exercice ; douleur ; frisson ;
• ANL du réseau coronaire: sténose +/- collatéralité efficace ;
• Altération des fonctions d’endothélium coronaire : VC paradoxale suite à une stimulation sympathique
• Existence de plaques coronaireslipidiques fragilisées et sensibles à l’étirement / inflammation
• Troubles de la coagulation :Hyperviscosité Sg - hyperactivité plaquettaire - diminution de l’activité fibrinolytiquehypercoagulabilité
nécroses myocardiques aiguës; de plus, les taux d’INH de coagulation sont diminués en postop, par dilution + défaut de synthèse.
L’IDM périop, de par ses caractéristiques, est responsable d’un sous-décalage de ST lors du réveil (↗MvO2 sur un réseau coronaire
pathologique) et si ABS DE TRT : Nécrose Myocardique (+↗Troponine) risque de décès
■ FACTEURS ASSOCIES A L’ISCHEMIE MYOCARDIQUE
1. Circonstances particulières :A.D.H (Anémie, DLR, HypoT° périop) (+) Sympathique ↗MvO2
2. Rôle de la tachycardie :↙ diastole ischémie sous-endocardiaque !risque réduit par les [Link]
3. Alpha2-agonistes (Clonidine)↙ CPC cardiaques par ↙ libération de catécholamines, VD coronaire(stabilité HMD)
4. Aspirine en préop diminut° CPC ischémiques postop précoces (effetanti-inflammatoire+AAP)
5. Statines : ↙ mortalité périop par action anti-inflammatoire et par action sur l’endothélium vasculaire.
1- Evaluation du risque
a. PROBLEMES POSES PAR LE TERRAIN :
1. Hypercoagulabilité (fonction plaquettaire altérée : terrain de thrombose coronaire +++)
2. Ischémie du myocarde :
a) Ischémie 2eà une modification HMD : Evénements générateurs d'ischémie: TC/HoTA/HTA/HoT°. C'est la durée
et/ou la répétition d’ANL HMD qui induit l'ischémie et la répétition de l'ischémie qui conduit à l'IDM postop.
↗MVO2 ↘Apports O2
↗PA et TC - ↗Tension pariétale -↗Catechol - ↗inotrope ↘DSCoronaire - ↘PA - ↘CaO2 (Anémie/hypoxémie) - ↘SaO2
Frissons - ↗Volume diastolique – Douleur Thrombose – spasme – VC – sténose coronaire
b) Ischémie sans modification HMD :↗durée/répétition de l’ischémie = IDM : Vol coronarien/spasme coronaire.
c) Conséquences sur le myocarde :
- HMD : Baisse de la FEVG – Signes d’IVG.
- Troubles de rythme : ESV – TV – FV.
- Sidération myocardique : Cell lésées pdtH/jours même si l’ischémie est traitée (↘FEVG) : récupérable
- IDM périopératoire : Troponine ++++
3. Malade ponté/stenté
4. Angor stable.
b. PROBLEMES POSES PAR LES MEDICAMENTS :
a) BB : ↘pouvoir d’adaptation SM – masque la réaction adrénergique à l’hypoxie/hypercapnie – effet rebond à l’arrêt.
b) Diurétiques : hypovolémie +++ avec risque de dyskaliémie (DdAnse : HypoK – [Link] : HyperK) ;
c) Vasodilatateurs : Dérivés nitrés +++ hypovolémie (baisse de précharge) ;
d) IEC et ARA II : VD artério-veineux : risque d’hypovolémie + altération de fonction rénale ;
e) Digitaliques = toxicité ++ ; Antiarythmiques = INO NEG ; AAP = saignement ; IC = Tachycardie
c. Problemes posés par l’anesthésie
Effets des drogues anesthésiques :
- Pento : VnD (+) - VD (+/-) baisse du RV + postcharge HoTA mais pas la réponse adrénergique à l'INH.
- Propofol : INO (-), VnD (+), VD (+++) --> baisse PA et Qc et baisse de réponse adrénergique à l'inhibition.
- Kétamine : Inotrope (-), VnC, VC --> aug postcharge = Contre indiqué !!!Etomidate : ISA, Risque d’HTA périop
- Curares : Pavulon (vagolytique = TC : CI) - Norcuron (peu d'effets)
- N2O : déconseillé (dépression myocardique, hypoxie et HTAP)
- Halogénés : HoTA + iso (vol crnr.) - Halothane (baisse de : réponse adrénergique à l'INH, contractilité, tonus vn, post-ch.)
- Antagonistes et AL adrénalisés : CI
Effets de l'AG :
- Vasoplégie des agents anesthésiques = HoVolémie + baisse de RV --> baisse du DSCoronaire.
- Remplissage excessif/transfusion rapide, déventilation, douleur au réveil = hypervolémie (aug RV), HTA (OAP)
- Accès hypertensifs, DLR, stress, drogues VC --> aug postcharge --> aug PTDVG + aug PCP --> OAP et baisse du Qc
- Réveil : Stress - hypothermie - douleur - mnésie - hypoxémie --> aug FC et MVO2
ALR : Seule l’ALR titrée est autorisée !
- Inconfort du patient
- Gestion du TRT anticoagulant (CI si troubles d'hémostase)
- Cardiotoxicité des AL et utilisation des solutions adrénalisées.
- Modif HMD : Bloc sympathique important (hypovolémie) = VnD et baisse de précharge --> HoTA + baisse de PPC
b) Péridurale thoracique :
EFFETS BENEFIQUES EFFETS NEFASTES
• Blocage sympathique cardiaque • Baisse la pression de perfusion
• Baisse conditions de charge du VG, Baisse FC, inotropisme, RVS, MVO 2 • Effets hémodynamiques importants
• Améliore la perfusion sous endocardique • Sympatholyse cardiaque
• Ag et péridurale thoracique : pour analgésie post-op • Effets de l'AG et effets de la ventilation mécanique
• Diminution des contraintes du VG et HMD et métab per/postop • Remplissage et amines pressives
PREMEDICATION : BZD orale (ABS terrain à risque : resp +++). TRT antiischémiques, AntiHTA habituels en peros < 2H préop.
MONITORAGE
- ECG (5 dérivations) + surveillance du segment ST (Sous déc. > 0.1mV, sus > 0.2mV) durant >20sec
- PAS anglante , +/- Swan Ganz (seulement si IDM récent, EDC, polytraumatisme, Chir majeures, IR esp A)
- Sonde urinaire et surveillance de la diurèse +++ T°, Capnographie, ETO si chirurgie majeure ou HR ;
CHOIX DE L’AGENT ANESTHESIQUE
1- Induction :
- L’AIVOC participe à limiter les conséquences HMD d’intubation, l’incision et du surdosage aux morphiniques.
- O 2 pur sans N 2 O (majore le sympathique risque accru d’ischémie myocardique peropératoire)
- Thiopental 2-3mg/kg – Midazolam – Propofol (1-2mg/Kg)
- BZD (Hypnovel) peu d’effets circulatoires. Action favorable/recherchée sur la précharge ;
- Etomidate intéressante : effets circulatoires modestes ;
- Halogénés : effets CVX (HoTA, baisse du baroreflexe, ino neg) – stimulation sympathique à forte [C]
- Analgésie :
o Morphiniques : Peu d’effets circulatoires + INH stimuli nociceptifs + antagonisation par le Naloxone + effet
cardioprotecteur expérimental (avant survenue d’ischémie).
o Analgésie rachidienne : sympatholyse ; Morphine en intrathécale ou péridurale.
- Curare : rien de spécifique, sauf : proscrirele Pavulon (effet vagolytique TC).
2- Intubation :
- Bolus de fentanyl - Halogénés avant IOT (pendant induction) – BB
- Anesthésie de la glotte par Xylocaine 2%
- Pas de Trinitrine (risque d'HoTA/TC)
3- Ventilation : 6cc/kg – O2 pur – FiO2 < 60% - FR normale – PEP < 6mmHg
4- Entretien :
• Halogénés : isoflurane (Forène®), sévoflurane (Sevorane®) + Morphiniques (réduire les doses)
• ventilation avec FIO2 80%, et ajustement de la PaCO2 autour de 35 mmHg,
• normoT°, transfusion : Hb < 9 g/dl, correction des arythmies,
• correction variations HMD : remplissage vx + trt vxactifs (Dobutrex si FEVG basse) – iso/sevo si la PA ↗;
5- Reveil + Extubation : Extubation en normothermie -
- Corriger rapidement une TC (sédation jusqu'au réchauffement complet, analgésie postop efficace),
- Correction d'une hypovolémie (B-B efficaces en l'absence de facteur déclenchant) ;
- Les poussées HTA postop [Link]
STRATEGIE DE TRANSFUSION
- Seuil transfusionnel : 8-9 g/dL (ATCD CVX) – 10-11g/dL ([Link] – [Link] – Intolérance clinique)
- Remplacement liquidien : Nécessaire (pertes insensibles perop) pour maintenir la précharge.
PRECONDITIONNEMENT : Halogénés = Préconditionnement anesthésique (cf. cour : AR CHIR CARD)
ANESTHESIE LOCOREGIONALE =Analgésie rachidienne = baisse de stimulation sympathique.
■ PERIODE POSTOPERATOIRE
POSTOPÉRATOIRE = Optimisation du patient
- Analgésie efficace +++ O2 thérapie, HMD stable, T° normale ;
- Troponine + ECG + FNS (H6, H12-H24, H48 d'une chirurgie non cardiaque à risque intermédiaire ou élevé) ;
- Reprendre précoce du TRT antérieur ; Attention à l'arrêt brutal du B-B (risque d’ischémie) ;
- Intérêt de suivi à long terme par le cardiologue +++
ISCHÉMIE PÉRI-OPÉRATOIRE
Diagnostic
- Chez le patient éveillé : douleur thoracique, dyspnée, sueurs, nausées, confusion.
- A évoquer devant : modifications ST, apparition d'ondes Q, TdR/TdC, BC/TC, HoTA/HTA, modifications de la
contractilité segmentaire en échocardiographie, élévation de Troponine ;
- Toute élévation de troponine perop est une ischémie myocardique nécessitant une PEC (BASIC) ;
Traitement :
- Corriger rapidement une hypoxémie, hypercapnie, hypothermie, anémie et renforcer l'analgésie si nécessaire.
- TRT doit prendre en compte : Modif HMD de survenue d’ischémie – Agents anesthesiq – Modif HMD liés à l’ischémie.
- TC = augmentation de la MVO2 doit donc être traitée rapidement ;
- Après approfondissant de l'anesthésie et/ou correction d'une hypovolémie, si nécessaire un traitement par esmolol
(bolus de 0,25-0,5 mg/kg puis 50-500 μg/kg/min IVSE) peut être débuté .
- En cas d’hypotension : correction d’hypovolémie +/- Anémie, maintien de PA Nle (Ephedrine/Neosynéphrine) ;
- En cas de défaillance cardiaque, dobutamine IV (2,5-10 μg/kg/min) puis adrénaline IV ;
- Informer le chirurgien ; Avis du cardiologue.
Conclusion.
ANESTHESIE DU PATIENT HYPERTENDU
L’HTA n’est pas un facteur prédictif indépendant du risque opératoire.
La PEC de l’opéré hypertendu a pour finalité de préserver les potentiels cellulaires myocardique, cérébral et rénal.
Les médicaments IEC+ARA2 SRAA majorent l’effet hypotenseur de l’anesthésie doivent être arrétés en préopératoire.
B.B limitent les contraintes circulatoires per/postop sans majorer l’effet hypotenseur de l’anesthésie et sont poursuivis.
B.B et a-2-agonistes = administrés à titre préventif pour diminuer le risque périopératoire des opérés à risque cvx.
La CPC CVx le plus fréquemment observée chez est la nécrose myocardique sous-endocardique postopératoire.
La Troponine Ic permet de détecter la survenue d’un dommage myocardique postopératoire chez l’opéré hypertendu ;
La nécrose myocardique postop se constitue dans les premières heures postop et diminue l’espérance de vie.
Les TRT de l’hypoT° + DLR perop limite les contraintes métaboliques et circulatoires de la période postopératoire.
Les ↗PA postopératoires doivent être contrôlées (risqué sur les sutures vx CPC myocardiques/cérébrales postop).
Le traitement des HTA postopératoires = vasodilatateurs IV (inhibiteurs calciques) ou de bêtabloquants.
LA MALADIE HYPERTENSIVE: 15% de la population adulte, 25 % après 80 ans. IL S’AGIT D’UN FDR CVX
PRÉVALENCE ET RISQUES LIÉS À L’HTA : HTA = PA ≥ 140/90mmHg, et est classée en 3 grades selon le niveau du PA :
- stade 1 : PAS entre 140-159 mmHg ou PAD entre 90-99 mmHg
- stade 2 : PAS entre 160- 179 mmHg ou PAD entre 100-109 mmHg
- stade 3 : PAS ≥ 180 mmHg ou PAD ≥ 110 mmHg = urgence hypertensive !
- La PAS = meilleur facteur prédictif d’AVC ou Insuff coronaire, que la PAD dans les âges moyens.
- La normalisation de la PA par TRT réduit le risque CVx (ce risque étant élevé si PAD trop abaissée).
Rôle du MAR : Evaluation du risque périop – Optimisation thérap – Surveillance/trt CPC périop – Eviter variations périop de PA
II - PHYSIOPATHOLOGIE : ALTÉRATIONS CVX ASSOCIÉES À L'HTA
L'HTA essentielle, liée à une augmentation isolée des résistances vasculaires artérielles, s’accompagne d’anomalies de la
paroiartérielle, de la régulation de la PA et de la fonction cardiaque :
1- Anomalies de la paroi artérielle :
- REMODELAGE DE PAROI ARTÉRIELLE :Hypertrophie artérielle(procéssus adaptatif pour réduire la contrainte sur la paroi,
mais ↗RVS) CPC CVx + altération de la réactivité aux agonistes adrénergiques et à l’AGII variation importante de PA.
- ALTÉRATION DE FONCTION ENDOTHÉLIALEpar HTA CHR modif de contrôle de vasomotricité par le NO, l'endothéline
(ET-1) etPG remodelage de paroi artlésions des organes (cerveau +++), observées dans URG HTA/PréEcl.
N.B : L’AGII favorise à long terme l’hypertrophie des parois artérielles et ventriculaires gauches (HVG).
2- Altération des systèmes de régulation de la PA
2.1 - AUTORÉGULATION VISCÉRALE : L’hyertendu est protégé contre les accès HTA (autorégulation adaptée à un niveau de PA plus
élevé), mais il n’est pas protégé contre l’hypotension (seuil inf est également plus élevé).
2.2 - RÉGULATION DE LA PA :
- Altération précoce de baroréflexe (l’anesthésie) variations plus amples et brutales de PA en perop,
- Bien que la production d’angiotensine II soit normale voire abaissée dans l’HTA essentielle, le SRA est impliqué dans l’HTA,
en favorisant la dysfonction endothéliale et l'hypertrophie vasculaire.
- IEC et ARA2 sont plus efficaces que d'autres antiHTA pour corriger l’hypertrophie art et myocardique.
- Certains agents anesthésiques baissent la réponse vx à l’AG II de manière différente chez l’hypertendu.
2.3. DYSFONCTION DIASTOLIQUE MYOCARDIQUE
HTA HVG précoce avec dysfonction diastolique importante (diminution de compliance, ralentissement de relaxation
ventriculaire) diminution de remplissage ventriculaire (et donc ↗ contraction OG).
La dysfonction diastolique se manifeste par des signes d’I.C congestive (dyspnée d’effort ou OAP).
En périopératoire, l’adaptation aux variations de volémie seraréduite :
- Hypovolémie ou bradycardie baisse du Qc plus marquée
- surcharge volémique (ou pic d’HTA) ou TC OAP
PRINCIPALESETIOLOGIES :
- L’HTA essentielle, sans étiologie précise, est la cause la plus fréquente et représente près de 90% des HTA du sujet âgé. Elle s’associe à
des facteurs prédisposants comme la surcharge pondérale, consommation excessive de sel ou d’alcool, voire un syndrome d’apnées du
sommeil.
- Les HTA secondaires, sont d’étiologie rénale lors d’une IRC ou d’une cause réno-vasculaire (sténose des artères rénales). Elles peuvent
aussi être endocriniennes et notamment surrénalienne (phéochromocytome, hyperaldostéronisme primaire), ou iatrogènes.
------------------------------------------------------ANESTHESIE-------------------------------------------------------
Evaluation du risque
a. PROBLEMES POSES PAR LE TERRAIN :
1. Lésions viscérales induites par l’HTA
a) Aigues :Épisodes hypertensifs fréquents - Risque important d’HoTA périop = Sd. montagnes russes
b) Chroniques :
- Viscérales : ↗risque d’AVC, néphroangiosclérose (aggravation d’HTA + risque d’IRC), rétinoP, coronaroP …
- Vasculaires : ↗RVS, ↓compliance art, ↓capacitance vnHoVol (aggravation par diurétiques)
- Myocardiques : ↗postcharge → HVG concentrique → ↓compliance VG (fct diast)CMP HTA terminale
- Risque coronarien élevé ++++
- Repositionnement du baroréflexe
2. FDR : 1) Age> 55 ans (H), > 65 ans (F) ; 2) tabagisme ; 3) hypercholest (> 6,5 mmol/L ; 4) diabète ; 5) histoire familiale d'accident cvx
3. Problemes poses par les medicaments d’HTA :
a) BB : ↘pouvoir d’adaptation SM – masque la réaction adrénergique à l’hypoxie/hypercapnie – effet rebond à l’arrêt.
b) Diurétiques : hypovolémie +++ avec risque de dyskaliémie (DdAnse : HypoK – [Link] : HyperK) ;
c) Vasodilatateurs : Dérivés nitrés +++ hypovolémie (baisse de précharge) ;
d) IEC et ARA II : VD artério-veineux : risque d’hypovolémie + altération de fonction rénale ;
e) Digitaliques = toxicité ++ ; Antiarythmiques = INO NEG ; AAP = saignement
b. Problemes posés par l’anesthésie
Effets des drogues anesthésiques :
- AIV :
o Thiopental : ↗PA au moment d’IOT(moins marquée avec midazolam), ↘PAaprès l’induction.
o Propofol : effets vasodilatateurs et cardiodépresseurs,
o L’étomidate, qui a peu d’effet HMD propre, expose à un risque d’hypertension très marquée.
- Halogénés : effet VD propre, INH baroréflexe, courte durée, en TITRATION, éviter [C] élevées
- Curares : Pavulon (vagolytique = TC : CI) - Norcuron (peu d'effets)
- Antagonistes et AL adrénalisés : CI
Effets de l'AG :
- Vasoplégie des agents anesthésiques = HoVolémie + baisse de RV --> baisse du DSCoronaire.
- Remplissage excessif/transfusion rapide, déventilation, douleur au réveil = hypervolémie (aug RV), HTA (OAP)
- Accès hypertensifs, DLR, drogues VC ↗postcharge -->↗PTDVG + ↗PCP OAP et baisse du Qc
- Stress, douleur, drogues arythmogènes = Tachycardie et aug MVO2
- Réveil : Stress - hypothermie - douleur - mnésie - hypoxémie aug FC et MVO2
ALR :
- Inconfort du patient
- Gestion du TRT anticoagulant (CI si troubles d'hémostase)
- Cardiotoxicité des AL et utilisation des solutions adrénalisées.
- Modif HMD : Bloc sympathique important (hypovolémie) = VnD et baisse de précharge --> HoTA + baisse de PPC
CONCLUSION : Les progrès dans la compréhension de la physiopathologie de l’HTA permet d’améliorer la PEC des hypertendus. L’estimation
du risque, les mesures de prévention des CPC, la gestion des TRT antihypertenseurs, le contrôle perop de TA doivent être adaptés
individuellement à la forme clinique et la gravité de l’HTA.
EMBOLIE PULMONAIRE
L’embolie pulmonaire (EP) est une urgence diagnostique et thérapeutique. La mortalité est liée à la précocité du traitement et à la
présence de signes de gravité cliniques et paracliniques qu’il faudra rechercher.
MOYENS DIAGNOSTIQUES
Signes cliniques :
• Dyspnée, tachypnée, DLR TH, TC, fièvre ± hémoptysie, toux, palpitations, hypotension artérielle
• Contexte clinique évocateur dans 80 % des cas : Chir [Link], traumatisme, néoplasie, chimiothérapie, VVC, insuffisance cardiaque
ou respiratoire chronique, AVC, grossesse/post-partum, ATCD TVP/EP, thrombophilie congénitale ou acquise, traitement
hormonal substitutif ou contraceptif, chirurgie générale, obésité, alitement > 3 j, âge, insuffisance veineuse chronique.
• Il est recommandé d’utiliser un score pour déterminer la probabilité clinique (Wells, Genève)
• Probabilité clinique selon le score révisé de Genève :
Les paramètres Points
Age > 65 ans +1
ATCD : d’EP ou TVP +2
Chirurgie, immobilisation dans le mois +3
Cancer évolutif +2
Symptômes : douleur unilatérale d’un MI +3
Hémoptysie +2
Signes cliniques : Fc : 75 – 94 bat/min +3
Fc > 94 bat/min +5
Douleur à la palpation, œdème d’un mollet +4
Faible ≤ 4 Intermédiaire 5 – 8 Fort ≥ 9
• Probabilité clinique selon le score de Wells :
Paramètres Points
Cancer évolutif +1
Symptômes cliniques de TVP +3
Fc > 100 bat/min + 1.5
Immobilisation ou chirurgie dans le mois + 1.5
ATCD de MTEV + 1.5
Hémoptysie +1
Absence d’alternative diagnostique +3
Faible < 2 Intermédiaire 2 - 6 Fort > 6
ECG : tachycardie sinusale, fibrillation auriculaire, BBD, S1Q3, ondes Q < 0 de V1-V4. Normal.
GDS : hypoxémie + hypocapnie + alcalose respiratoire chez un patient en VS sans état de choc. Parfois normaux.
Radiographie thoracique : atélectasie, épanchement pleural, infarctus pulmonaire, hyperclarté. Normale
Dosage quantitatif des DDimères
• Dosage Elisa très sensible (> 95 %) et peu spécifique (40 %). Non recommandé en cas de probabilité clinique forte.
• Si [DDimères] < 500 µg/l : probabilité d’EP très faible (VPN > 95 %). Élimine EP si probabilité clinique faible ou intermédiaire.
Angioscanner thoracique
• Sensibilité 83 %, spécificité 96 % avec les scanners « multibarrettes », jusqu’au niveau segmentaire. Peut être non contributif
pour les EP sous-segmentaires. Il permet le diagnostic différentiel.
Angiographie pulmonaire = examen de référence mais peu utilisé : invasif +++
• Sensibilité et spécificité (> 95 %). Permet la visualisation directe du thrombus, quantification de l’EP (index de Miller).
Scintigraphie de ventilation et de perfusion : NLE exclut l’EP :
• Positivité= 2 défects segmentaires de perfusion avec ventilation normale.
• Si normale, exclut l’EP.
• Indications : probabilité cliniq faible + RP NLE, TDM (-) + forte probabilité cliniq, F enceinte, allergie PDC, IRC sévère, myélome.
Stratification du risque de décès précoce lié à l’EP : clinique + échographie + marqueurs cardiaques
Échocardiographie (ETT)
• Plus de 25 % des patients avec une EP présentent une dysfonction du VD. Peut être normale.
• Critères écho : dilatation VD, HTAP, dysfonction VD. Visualisation du thrombus. Dilatation VCI.
Marqueurs cardiaques : BNP et NT-proBNP (dysfonction VD), troponines T et I (ischémie myocardique)
• L’élévation des marqueurs cardiaques est associée à une surmortalité en cas d’EP avec pression artérielle conservée.
• EP à bas risque (mortalité < 1 %) : pas d’hypotension, marqueurs négatifs et signes échographiques absents.
• EP à risque intermédiaire (mortalité 3 à 15 %) : pas d’hypotension, marqueurs positifs et/ ou signes échographiques présents.
• EP risque élevé (mortalité > 15 %) : hypotension artérielle, marqueurs positifs et signes échographiques présents.
Recherche d’une thrombose veineuse profonde (TVP) des membres inférieurs
• La prévalence d’une TVP des membres inférieurs est de plus de 70 % chez les patients ayant une EP.
• Echo Doppler des membres inférieurs : Bonne spécificité et sensibilité pour les thromboses proximales,
• Phléboscanner (couplé à l’angioTDM TH) : sensibilité et spécificité comparables à celle de l’échographie, ↗l’irradiation.
• Phlébographie des membres inférieurs : « Gold standard » mais peu utilisée. Bonne sensibilité et spécificité. Invasif.
Il est recommandé d’utiliser un score de stratification du risque de mortalité précoce (sPESI)
Pulmonary Embolism Severity Index (simplifié) Total Mortalité J30
Définition d’une EP grave : EP avec état de choc. Mortalité élevée (de 30 % à 60 %), la majorité dans les 2 premières heures.
Prise en charge de l’embolie pulmonaire à « haut risque » de mortalité : EP avec état de choc (PAS < 90 mmHg ou baisse
d’au moins 40 mmHg pendant 15 min) :
• Oxygénothérapie ± IOT (Vt 6 ml/kg, Pplat > 30 cmH₂O, pas de remplissage agressif (monitorage), catécholamines (pas de
consensus), NO, levosimendan.
• Héparine non fractionnée sans délai. Durée 3 mois si cause réversible, 6 à 12 mois si idiopathique.
Thrombolyse intraveineuse
• Indications : EP avec état de choc (EP massive). Discutée en cas d’EP «submassive» sans hypotension avec cœur pulmonaire
aigu à l’échographie et augmentation des enzymes cardiaques, bénéfice par rapport à l’héparine seule non démontré.
• Bénéfices/risques : dès la 2ème heure : amélioration de l’index cardiaque et diminution de la pression artérielle pulmonaire.
• Échec de thrombolyse : 8 %. Saignements graves : 14 % et jusqu’à 1 % d’hémorragies intra-cérébrales.
• Contre-indications (cf. Thrombolyse et infarctus du myocarde) :
• Certaines contre-indications considérées comme absolues en cas d’infarctus du myocarde peuvent devenir relatives en cas d’EP
menaçant le pronostic vital à court terme (ex : hémorragie digestive < 1 mois ou chirurgie < 3 semaines).
• Administration IV (voie veineuse périphérique) :
• Altéplase : 100 mg en 2 h ou 0,6 mg/kg sur 15 min (max 50 mg). Efficacité plus rapide, moins de réactions allergiques.
• Streptokinase : 250 000 UI en 30 min puis 100 000 UI/h pendant 12 à 24 h ou 1,5 millions UI sur 2 h.
• Urokinase : 4 400 UI/kg en 10 min puis 4 400 UI/kg/h pendant 12 h à 24 h ou 3 millions d’UI sur 2 h.
• Relais par héparine non fractionnée pour TCA entre 2 et 3.
Embolectomie chirurgicale
• Echec ou contre-indication formelle à la thrombolyse, thrombus intracardiaque et PFO. Mortalité péri-opératoire très élevée
(25-50 %) car proposée en dernier recours devant un état de choc sévère, cependant les résultats semblent plus encourageants
(mortalité 6-8 %) chez les patients hypotendus sans état de choc sévère. Discuter la pose d’un filtre cave temporaire.
• Alternative si chirurgie cardiaque non disponible : embolectomie percutanée. Fragmentation ou aspiration du thrombus, abord
veineux fémoral. Technique mal documentée.
ANESTHESIE EN ETAT DE CHOC
POINTS IMPORTANTS :
C’est une insuff circulatoire aiguë altérant de façon durable l’oxygénation et le métabolisme des tissus et des organes.
L’anesthésie du patient choqué peut entraîner une baisse importante de la PA, voire un collapsus cvx et un arrêt card.
L’induction à séquence rapide est la règle avec la kétamine et l’étomidate comme hypnotiques de première intention.
L’étomidate (effets INH enzymatiques du cycle du cortisol), doit amener à une utilisation réfléchie chez le patient en choc septique.
Stratégie d’optimisation HMD (surveillance de pdf d’anesthésie, macro/microcirculatoire) doit être initiée dans les meilleurs délais.
La VVC et le Kt art sont les 2 dispositifs à installer dans les meilleurs délais sans retarder un geste chirurgical de sauvetage.
La gestion HMD est guidée sur la pression artérielle moyenne, le volume d’éjection ou des indices automatisés de précharge
dépendance et des critères d’oxygénation tissulaire (lactatémie, ScvO2, Pv-aCO2).
Les interventions thérapeutiques reposent principalement sur le remplissage vx, la transfusion et l’administration de noradrénaline.
L’optimisation HMD péri-opératoire précoce contribue à réduire la morbi-mortalité des patients en instabilité HMD.
-
Phase précoce (de compensation) : Maintien du Qc par TC + VC (marbrures + cyanose extr pour aug VES) réflexes.
Récemment, la Société Européenne de Réanimation a précisé que la présence d’une élévation de la lactatémie > 2 mmol/L en
l’absence d’hypotention traduisait également la présence d’un EDC.
2- EVALUATION DU RISQUE :
2.1 – Risque lié au terrain :
Conséquences de l’état de choc :
- Au niveau circulatoire : modulation du SNA (précharge, postcharge, FC, inotropisme) ;
o Chute du Qc ↗ RVS (sympathique) ↗Retour Vn et donc ↗PAM ;
o ↗ performance myocardique = inotropisme et chronotropisme positifs
- Au niveau cellulaire : adaptation de bioénergétique cellulaire ;
o Equilibre entre production d’ATP et besoins métaboliques par ↗Extraction périphérique d’O2 :
Redistribution de perfusion splanchnique, cutanée …
Recrutement capillaire au sein des organes par du NO (pour s’opposer à la VC centrale) ;
o Au-delà du seuil critique : métabolisme anaérobique (lactate +++) + SDMV
- Conséquences viscérales de l’état de choc :
o Rein = IRAF oligoanurique, un des éléments DC de l'EDC, si prolongé IRA Org s'évolue à son propre compte
o Cerveau = Ischémie cérébrale +/- ramolissement cérébral (sujet athéromateux++)
o Coeur = "EDC prolongé [Link] par [Link]) att symétrique ([Link])
o Foie = [Link] fonctle CTE = Foie de choc, si prolongat° EDC Ictère cholestatique (sd rétentionnel)
o Poumon = SDRA (surtt septique) + Hypoxémie +/- OAP lésionnel/cardiogénique (plus grave)
o [Link] = [Link] stress (G/D) 1-3j après EDC le +svt septiquetranslocation B de flore dig circul. sys
o Sur la Coagulation = CIVD +/- thrombopénie = conseq directe d'EDC (+++septique)
Problèmes respiratoires :
o Risque d’Inhalation
o Troubles de la commande ventilatoire (Traumatisme)
o Hypoxémie par modification du rapport V/Q.
Problèmes neurologiques : Considérer toujours la possibilité des lésions cranioencéphaliques et médullaires +++
Problemes métaboliques :
* Acidose métabolique : ↓ Contractilité VG, ↓ Efficacité des catécholamine.
* Hyperkaliémie
* Hypothermie
2.2 - RISQUE LIE A L’ANESTHESIE : L’anesthésie du patient instable peut entraîner une baisse importante de la PA, voire
un collapsus cvx et un arrêt cardiaque. Plusieurs mécanismes peuvent expliquer ce phénomène :
- Les agents anesthésiques induisent une dépression du baroréflexe et du système nerveux sympathique
- effets vasodilatateurs et inotropes négatifs des agents anesthésiques
- l’augmentation de la fraction libre des médicaments par baisse de l’albuminémie (choc hypovol +++)
- Modification d’EO2 (ANL distribution du flux sanguin au dépend des zones à demande métabolique élevée)
2.3 – RISQUE LIE A LA CHIRURGIE :
PERIODE PEROPERATOIRE :
MONITORAGE :
Monitorage HMD (en fonction des disponibilités et des CI) : Pression invasive, Delta PP, ETO/DTO, Picco ;
Monitorage biologique : Hemocue, gaz du sang, lactates, bilansbiologiques complets réguliers
Monitorage profondeur anesthésie + Température
CHOIX DES DROGUES ANESTHESIQUES :
o Problemes posés :Agents anesthésiques : Baisse du RVn, inotropisme, Qc, HoTA, altération du baroreflexe
o Impératifs : diminuer les posologies, réduire le volume de distribution, préviligier la kétamine, remplissage
rapide avant l’induction, équilibre AB, hypothermie, utilisation précoce des vasopresseurs ;
PROTOCOLE ANESTHESIQUE :
INDUCTION ANESTHESIQUE : AG + ISR avec Sellick ++++, préoxygénation ++++
- Hypnotiques :
o Kétamine 2-3mg/kgOUI++++Durée brève, action sympathique directe (augmentation de FC-PA-Qc et des
catécholamies circulantes) mais risque d’acidose lactique ;
o Etomidate :stabilité HMD – inotropisme/baroreflexe non modifiés – anticonvulsivant– INH CTC-surrénale !!
o Propofol : OUI en titration (AIVOC ou 0.1-0.4mg/kg en 10min), à dose réduite, incompatible avec une ISR.
o Halogénés : OUI ! effet rapide – titration possible – N2O à eviter
o HIC/Insuffisance cardiaque : BZD / Thiopental
- Morphinomimétiques : après intubation ! dimiuer les posologies – eviter la Fentanyl (lipophyle) ;
- Curares : succinylcholine (attention aux CI)ou Rocuronium 1mg/kg si ND) ;
N.B : Récupération rapide d’une VS si échec d’intubation et/ou ventilation au masque facial = nécessaire !
ENTRETIEN DE L’ANESTHESIE
- Instabilité HMD : Faibles doses des morphiniques (Sufenta 5ug) – Curarisation indispensable – Pas de N2O – Eviter les
halogénés si l’état est très instable ;
- Après stabilisation HMD : AIVOC – AINOC (halogénés) ;
- Réchauffement ++++ eviter l’hypothermie !
Effets délétères de l’hypothermie: TDR cardiaque, altération de la FEVG, fuite capillaire aggravant l’hypovolémie, altération
de la fonction plaquettaire et thrombocytopénie par séquestration hépatique des plaquettes.
PERIODE POSTOPERATOIRE
REVEIL = Réchauffement +++ analgésie efficace, Extubation en normoT°, enABSde troubles d’hématose ;
SURVEILLANCE = HMD stable, T° normale ;Troponine + ECG + FNS;
PRÉVENTION DES COMPLICATIONS SECONDAIRES :
- L'infection postopératoire : favorisée par les modifications immunologiques liées à l'EDC HR.
o ATB adaptée à la pathologie en cause ;
- HR post-partum : utiliser les utérotoniques +++
o Syntocynon = 1ere intention : 0.1-0.2 ug/kg en IM voire IV ou intramurale si échec ;Suivie d'une perfusion
continue de 0,2 ug/kg/H. Attention aux réactions anaphylactiques ++++
o Si échec : Nalador (PGE2) +++ ou Prostine (PGF2), moindres effets cardiovx et respiratoires ;
200-500g en H1 est généralement suffisante ;
E2 : VC et BC, Nausées, vomissements.
- SDMV : fréquent +++
o HypoT° contrôlée (volontaire), correction des tr acidobasiques,
o Attention au cercle vicieux hypoT°-acidose-coagulopathie
REPRISE PRECOCE DU TRT ANTERIEUR
Attention à l'arrêt brutal du B-B (risque d’ischémie) ;
Intérêt de suivi à long terme par le cardiologue +++
CONCLUSION
La prise en charge anesthésique des patients en EDC est une situation complexe et potentiellement dangereuse. Elle est
originale par la nécessité de choisir une technique anesthésique simple et de mettre en oeuvre des mesures de réanimation
élaborées. Outre l’efficacité de l’équipe chirurgicale, une prise en charge HMD satisfaisante et optimisée en péri-opératoire
contribue à réduire la morbi-mortalité des patients. A cet égard, la mise en place d’une pression invasive, d’un monitorage de la
profondeur d’anesthésie et la surveillance rapprochée d’indice d’oxygénation cellulaire sont des éléments essentiels pour
atteindre les objectifs HMDs et d’oxygénation.
ANESTHESIE REANIMATION EN CHIRURGIE CARDIAQUE
INTRODUCTION
Au cours de la chirurgie cardiaque, la CEC entraîne des désordres biologiques, physiologiques et cliniques.
En chirurgie cardiaque, la gestion HMD per- et postopératoire passe par une maîtrise de l’échocardiographie.
L’utilisation du cathéter de Swan-Ganz demeure importante dans la PEC HMD des patients à haut risque.
Les données échocardiographiques préopératoires influencent les protocoles d’anesthésie.
La conduite à tenir vis-à-vis des TRT préopératoires à visée cardiologique doit être parfaitement connue.
Cette spécialité nécessite une étroite collaboration entre anesthésistes, réanimateurs, chirurgiens et cardiologues.
Le contrôle glycémique est primordial en peropératoire.
La PEC des pontages aortocoronaires à cœur battant est relativement différente des autres types d’intervention.
Les principales complications postopératoires sont d’ordre cardiaque, neurologique, rénal et pulmonaire.
HISTORIQUE : 18ème siècle: ponction péricardique, Fin du 19ème siècle: plaies du cœur, 1947-1948:première chirurgie cardiaque
en France, 1953:première CEC, 1953: première interventions à cœur arrêtéen hypothermie, 1962-64: premier PAC
PROBLEMES POSES :
a. PROBLEMES POSES PAR LE TERRAIN :
i. RISQUE CORONARIEN +++ (CF. COUR)
ii. PROBLEMES SPECIFIQUES A LA CEC :
1. Activation de la coagulation, de fibrinolyse et de l’inflammation syndrome de reperfusion.
2. Au plan métabolique : hyperglycémie + augmentation des hormones liées au stress.
3. Altération de l’immunité à médiation humorale et cellulaire.
4. Risque neurologique +++
5. Lésions d’ischémie-reperfusion (Troponine postop obligatoire).
6. Risque d’HTAP lié à une altération de perméabilité capillaire pulmonaire et augmentation des Résist Vx pulm.
b. PROBLEMES POSES PAR LES MEDICAMENTS : idem coronarien
c. Problemes posés par l’anesthésie : Idem coronarien.
d. Problemes posés par la chirurgie :
1-chirurgie thoracique : stéréotomie ; ou thoracotomie. Le plus souvent programmée ; parfois urgente
2-chirurgie à risque HR important : risque HR liée au trt, heparinisation perop, cardiopathie → stratégie de transfusion
3- chirurgie de durée relativement longue (3 à 8 heures)
4-chirurgie propre mais à risque potentiel d’infection grave (médiastinite ; endocardite)
5-chirurgie avec un temps de CEC :
- Héparinisation efficace
- Augmentation du volume circulant
- Circulation non physiologique avec retentissement :
Sur la rhéologie sanguine
Sur les circulations régionales
Sur les fonctions métaboliques et hormonales
Sur la pharmacocinétique des drogues anesthésiques
■PEC PREOPERATOIRE
A - EVALUATION PREOPERATOIRE
1. Interrogatoire
- ATCDs : HTA – Diabète – Obésité – I.rénale et/ou Respiratoire – Diathèse HR ([Link])
- Statut fonctionnel vis-à-vis d’une insuffisance cardiaque ou coronaropathie: classification NYHA
2. Examen clinique
Examen classique + recherche des signes d’IVD/IVG ;
Palpation des pouls (radial +++) ;
SpO2 en air ambiant, en raison du terrain (patient âgé, comorbidité respiratoire souvent associée).
3. Examens complémentairesCf. Coronarien
4. Gestion des traitements préopératoires : Cf. Coronarien
5. Gestion des antiagrégants plaquettaires avant chirurgie cardiaque : Cf. coronarien
6. Classification du patient : score de PARSONNET – EuroScore - Score de CARE - Montréal score (cf. annexe)
B. STRATEGIE TRANSFUSIONNELLE :Chirurgie hémorragique +++
- Economie de produits sanguins, HDN préop, Cell-saver
- Autotransfusion différée : technique du '' saut de grenouille '' possible
- Transfusion de sang épanché : de - en - (récupération de sang en post-op)
C. PREMEDICATION :BZD en peros associée ou non à Atarax. Certains préconisent la morphine.
■PEC PEROPERATOIRE
AVANT TOUT :
- Une visite pré –anesthésique les heures qui précèdent la chirurgie (rassurer le patient)
- Transfert sous O2 au masque
- Préparation de la salle, vérification du matériel anesthésique (matériel, drogues anesthésiques, drogues d’URG) ;
INSTALLATION
- Vérification de la machine d’anesthésie + T° salle opératoire (Prophylaxie de l’hypothermie périopératoire)
- Dénitrogénation ; VVP + solutés (selon contexte), KT radial site en fonction du type d’opération (chirurgie aortique)
MONITORAGE :
1- Non invasif :
a. ECG 5 dérivations + ST : vérifier : tracé plat après la cardioplégie – sus/sous décalage après CEC.
b. SpO2, T° (réctale ou urinaire, oesophagienne) – diurèse
c. Capnographie, PNI
d. DTO : mesure du débit cardiaque volémie, fonction systolique
e. ETO +++ : très intéressante, INDISPENSABLE !
i. Avant chirurgie :
1. Evaluation cardiaque des fonctions SYS et DST ;
2. Ré-évaluer les valvulopathies et guider le geste chirurgical ;
3. Faciliter l’insertion des KT centraux ; et l’installation de CEC ;
ii. Pendant la chirurgie : monitorer la cinétique du VG – bonne position des canules de CEC ;
iii. Après la chirurgie : vérifier la réparation des valvulopathies – recherche des bulles résiduelles
f. Autres : index BIS, oxymétrie cérébrale : pas de consensus ?!
2- Monitorage invasif :
i. PAS : préférablement avant l’induction ; A. radiale +++
ii. PVC, ou mieux : Swan-Ganz(PVC, PAP, QC, PAPO) – PiCCO (aze
iii. Monitorage biologique : IonoSG (K+) – GDS +++ - Hémostase – FNS – Troponine – Glycémie ;
ATBPROPHYLAXIE : 60min avant l’incision : C1G (Cefazoline) 2g 1/2H avant l’incision 1g à H4
- Si allergie : Vancomycine (15mg/kg/30min à la SAP) 1H avant l’incision 10mg/kg au début de CEC
CHOIX DE L’AGENT ANESTHESIQUE
1- Halogénés :
a. Agents de Préconditionnement + Postconditionnement anesthésique ;
b. Diminution de la troponine en postopératoire
c. N2O = CONTRE INDIQUE : augmente la taille des emboles gazeux +++
2- Hypnotiques intraveineux :Cf. TABLEAU 2 (annexes) ;
a. Leur titration est recommandée ;
b. Induction préférée :
i. FEVG conservée : AIVOC (Propofol + Su/RémiFnyl) ou anesthésie balancée (DPV-SUF-CISATR)
ii. FEVG altérée : ETMD-SUF à dose modérée-CISATR ou bien AIVOC (dose et durée particulières)
c. Entretien préféré :
i. FEVG NLE : BZD/Propofol en titration +/- curarisation – AIVOC (propofol+Su/RémiF) ;
ii. FEVG altérée : adaptation en fonction des paramètres HMD ;
3- Morphiniques : Rémifentanyl ++++ - Sufentanyl : durée d’action brève, élimination rapide !
4- Myorelaxants : non indispensables, facilitent l’intubation ; eviter le Pavulon (vagolytique)
CHOIX DE TECHNIQUE ANESTHESIQUE
1- ANESTHESIE LOCOREGIONALE :non envisageable (risque suppl. en présence d’antithrombotiques).
2- PRISE EN CHARGE ANESTHESIQUE STANDARD :
Induction : Maitrise du Cœur A l’Hopital.
- Hypnotique : propofol mode AIVOC ou étomidate si FEVG < 30 % ; Kétamine à dose anti-NMDA (0,15 μg/kg)
- Morphinique : remifentanil 0,25 μg kg-1 min-1 (bolus de 0,5 à 1 μg kg-1 sur 60 s éventuellement)
- Cisatracurium (0,1 à 0,2 μg kg-1)
- ATBprophylaxie : Céfazoline (2 g, réinjection éventuelle 1 g 4 h-1)
- Conditionnement : 2VVP, une VVC et un KT radial (art)
- Monitorage supplémentaire : Qc (Swan-Ganz) si dysfonction systolique préopératoire (FEVG < 30 %)
Entretien
- Sévoflurane (MAC pour BIS entre 30 et 60) + Su/RémiF à la SAP (propofol en mode AIVOC en ABS d’halogénés).
- Poursuite non indispensable du curare
- HNF 300 UI/kg, antifibrinolytique (acide tranexamique 15 mg kg-1) avant et après CEC
En fin d’intervention
- Analgésie multimodale par morphine 0,1 à 0,2 mg/kg, paracétamol, néfopam
- Inhibition de l’anticoagulation par sulfate de protamine, vérification de la normalisation de TCK
Réveil : Extubation après réchauffement, vérification du saignement issu des drains, du bilan biologique (NFS, coagulation, ionogramme sanguin),
de la radiographie thoracique, de l’ECG, de l’état neurologique, hémodynamique et respiratoire
■PERIODE POSTOPERATOIRE
PARTICULARITES DE LA PRISE EN CHARGE POSTOPERATOIRE = Variations HMD importantes, effet de :
o CEC +++, geste chirurgical
o Le retour à la NormoT° – redistribution du flux sanguin régional – DLR – TC – augmentation de la MVO2
o Sevrage de VM et de la vasoplégie des agents anesthésiques.
REVEIL ET EXTUBATION PRECOCE : 2-10H postop !
1- Impératifs pour une extubation précoce :
o Anesthésie
Diminuerles doses des agents anesthésiques ; maitrise de leurs interactions !
Curare à courte durée d’action
o Réanimation post opératoire
Sedation post opératoire de courte durée, analgésie assurée +++
Etat HMD stable, T° normale, pas de saignement !
o Chirurgie : CEC en normoT° - prévention du Sg-postop et des réactions inflammatoires ;
2- Critères d’arrêt de la sédation post op et de l’extubation précoce :PAST
o Pas d’hypoxémie en VAC (PaO2> 90 mmhg avec FIO2<50 %)
o Absence de saignement majeur (< 100cc/H)
o Stabilité HMD (Dobutamine < 5ug/kg/mn)
o T° corporelle > 36° pdt 1H minimum
COMPLICATIONS HEMODYNAMIQUES
1- Choc cardiogénique
o DC par echocoeur +++ ;par ischémie – Spasme coronaire – tamponnade – dysfonction du pontage/valvulaire ;
o Prévention : éviter les agents anesthésiques cardiodepresseurs – solution riche en glucose +++
o EDC lors de sevrage de CEC prolonger le temps de CEC +/- inotropes à faible dose voire assistance uni/biVCL
2- Hypotension et hypovolémie postopératoire
o Causes multiples : saignement, hémodilution, CEC, diurétiques, défaut de compensation des pertes op ;
o Diagnostic parfois difficile : baisse des pressions de remplissage et de l’index cardiaque Echocoeur !
o Correction rigoureuse du sg-postop, qui n’est pas toujours d’origine chirurgical :
Corriger les tr. d’hémostase Acide tranexamique et l’aprotinine
En cas de saignement chirurgical reprise chirurgicale à discuter (morbimortalité postop +++).
3- Poussées hypertensives : fréquentes : 30-50 % risque HR si non traités !
o Fréquente en particulier en cas de : HTA préopératoire, après revascularisation coronaire et aprèschirurgie de l’aorte
thoracique, hypoT° et frissons.
o TRT : réchauffement, analgésie et lesagents antiHTA ! (alpha bloquants, nicardipine, B-B)
4- Syndrome hyperkinétique
o HoTA + Index Card > 2.5 + POD < 5mmHg + PAPO < 10mmHg ; d’origine inflammatoire ;
o PEC = maintien de PPC correcte (correction d’anémie, vasoconstricteurs).
5- Troubles du rythme
o FA postop = 40%, liés à l’Age +++
o PEC = digitaliques + B-B et le TRT curatif = Cordarone IV voire cardioversionexterne.
6- Tamponnade = remplissage Vx +/- SMM - drainage péricardique +++
7- Hypertension artérielle pulmonaire HTAP
o Facteurs favorisants FF : hypoxémie,acidose, hypercapnie, substances vasoconstrictriceslibérées par les leucocytes ou les
plaquettes activées, réveil, douleur,aspirations trachéales, protamine.
o TRT = évictiondes FF + VC systémique +VD pulmonaire (NO inhalé/prostacycline en nébulisation).
8- Insuffisance rénale postopératoire.
COMPLICATIONS INFECTIEUSES = médiastinite +++
COMPLICATIONS NEUROLOGIQUES
- AVC – dysfonction cognitives – lésions périphériques (plexus brachial, nerf phrénique, nerf optique …) ;
- Etiologies : embolies cérébrales (gazeuses, athéromateuses) – hypoperfusion cérébrale
- Prévention : précaution chir – contrôle des ACSOS +++
CONCLUSION
La chirurgie cardiaque a beaucoup évolué au cours des 20 dernièresannées. Cette évolution est due en grande partie auxprogrès spectaculaires de
l’anesthésie et de la réanimation liées àcette spécialité. Les progrès les plus significatifs sont relatifs auxmolécules utilisées en anesthésie, aux
progrès de la CEC et àl’avènement de l’échocardiographie per- et postopératoire. Les patients adressés en chirurgie cardiaque sont aujourd’hui
souventplus âgés et présentent des pathologies multiples qui alourdissentleur prise en charge. Le rôle de l’anesthésiste-réanimateur danscette
spécialité est essentiel. La bonne connaissance de laphysiopathologie ainsi que des technologies qui entourent cettespécialité doit être
systématiquement mise à jour pour améliorerla prise en charge des patients.
CEC
Matériel
Le matériel doit être systématiquement vérifié avant toute utilisation (check-list pré-CEC). Les oxygénateurs à membranes sont
utilisés en raison de leur biocompatibilité avec les cellules sanguines et de leurs performances en terme d’échanges gazeux. Les
pompes sont à galet ou centrifuges et assurent un débit continu. Afin de limiter les emboles de gaz et de particules émises pendant
la CEC, on utilise des filtres sur la ligne artérielle. Ce système est équipé d’une alarme qui permet de détecter les emboles et donc de
diminuer l’incidence des complications de ce type.
Amorçage de la CEC
Le circuit de CEC est amorcé à l’aide d’une solution d’amorçage (priming) associant cristalloïdes et/ou colloïdes. À cette solution est
ajoutée une dose d’héparine non fractionnée de 5000 à 10 000 UI. La conséquence de cette technique est une hémodilution
importante. L’utilisation d’un priming limité et d’un système de lavage-centrifugation du sang durant l’intervention permet de
limiter la transfusion sanguine homologue. On peut tolérer un hématocrite de 20 % en cours de CEC. En deçà, il est décrit des effets
secondaires tels que l’ischémie rétinienne. Dans la majorité des cas, la restitution du sang contenu dans le réservoir de
l’oxygénateur en fin de CEC permet de retrouver un hématocrite autour de 26 à 30 %. En postopératoire, l’hémodilution se corrige
par la
diurèse spontanée du patient en l’absence d’hémorragie. La transfusion autologue est peu utilisée en chirurgie cardiaque en raison
de ses nombreuses contre-indications (anémie, sténose carotidienne serrée, angor instable, sténose serrée du tronc commun de la
coronaire gauche, rétrécissement aortique serré, insuffisance cardiaque non contrôlée, hypertension artérielle non contrôlée, abord
veineux difficile).
Déroulement de la CEC
Pour l’anticoagulation, on utilise de l’héparine non fractionnée à la dose de 250 à 400 UI/kg en injection directe avant la mise en
place des canules. Pour s’assurer de l’efficacité de l’héparine, on mesure l’activated clotting time (ACT) avant et après l’injection.
La valeur recherchée d’ACT permettant d’autoriser le départ de la CEC est de 400 secondes environ. Avant de commencer la CEC, on
doit encore vérifier la liberté de la ligne artérielle en observant la transmission rétrograde du pouls aortique et l’absence de
surpression à la mise en route de la CEC après déclampage de la ligne veineuse. Une fois le débit théorique atteint, on peut arrêter
la ventilation mécanique ou conserver une ventilation protectrice a minima. Le chirurgien clampe alors la racine de l’aorte et
administre la solution de cardioplégie, laquelle entraîne l’arrêt électromécanique du coeur et réduit ainsi la consommation en
oxygène du myocarde. Les solutions de cardioplégie sont le plus souvent riches en potassium et peuvent être froides ou chaudes,
continues ou discontinues. De nombreuses équipes utilisent la cardioplégie au sang plutôt que cristalloïde afin d’augmenter les
apports en oxygène au niveau du myocarde. La solution de cardioplégie peut encore être administrée par voie rétrograde dans le
sinus coronaire.
La fréquence des réinjections dépend de la solution utilisée. Aucune solution de cardioplégie ne semble actuellement supérieure
aux autres. Le monitorage standard au cours de la CEC comporte le débit de perfusion, la pression artérielle, la pression veineuse
centrale, la température d’injection au niveau de la canulation aortique, la SvO2 mesurée sur la canule veineuse, l’hématocrite, la
glycémie, la gazométrie artérielle et les ionogrammes sanguins itératifs.
Sevrage de la CEC
Il est précédé d’une check-list de sevrage. La ventilation mécanique doit être reprise. Après reprise de l’activité électrique cardiaque
ou après électrostimulation, il faut rechercher le niveau de remplissage optimal. Une fois que la pression artérielle est normalisée et
que la température centrale a dépassé 35 °C, on peut commencer le sevrage de la CEC. Si l’état hémodynamique reste précaire en
dépit d’un remplissage optimal, il faut utiliser des agents inotropes qui seront choisis au cas par cas en fonction du patient et de la
pathologie. En cas d’échec, on pourra avoir recours à une assistance circulatoire, le plus souvent sous forme de contre-pulsion
aortique. Après l’arrêt de la CEC, l’hémostase chirurgicale doit être soigneuse. Il faut antagoniser l’héparine par du sulfate de
protamine et vérifier l’ACT. Le thromboélastogramme au lit du patient peut être utile, notamment en cas de dysfonction
plaquettaire.
IDM A LA PHASE AIGUË – PR OUCHTATI
Plan du cours
1. INTRODUCTION
2. DEFINITION
3. DIAGNOSTIC POSITIF
3.1. Signes cliniques
3.2 Signes paracliniques
3.2.1. Les signes biologiques
3.2.2. L’ECG
3.2.3. L'échocardiographie:
3.2.4. la coronarographie:
4. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
5. SURVEILLANCE DE L'IDM A LA PHASE AIGUE.
6. LES COMPLICATIONS DE L’IDM
6.1. Les troubles du rythme et de la conduction.
6.1.1. Les troubles du rythme
6.1.2. Troubles de la conduction
6.2. Les complications hémodynamiques
6.2.1 Les états de choc
6.2.2. L'œdème Aigu du poumon.
6.2.3 L'insuffisance cardiaque droite.
6.3 les complications mécaniques.
6.3.1. Rupture de la paroi libre.
6.3.2. Rupture du septum inter ventriculaire CIV.
6.3.3. Rupture d’un pilier de la mitrale.
6.3.4. Péricardite aiguë :
6.4. Complication thromboembolique.
7. PRISE EN CHARGE DE L'IDM
6.1. Traitement de l'IDM non compliqué
7.1.1. Mesures générales
7.1.2. Reperméabilisation et prévention de la réocclusion
7.1.3. Amélioration de l’oxygénation du myocarde
7.1.4. Prévention des troubles du rythme.
7.2. Traitement des complications de l’IDM en phase aiguë
7.2.1. Complications rythmiques.
7.2.2. Traitement des complications hémodynamiques
7.3. Traitement du NSTEMI
8. CONCLUSION
1. INTRODUCTION
- L’IDM est la première cause de mortalité dans les pays industrialisés, son incidence serait selon l'étude de Framingham de 4 /1000 par an
chez les hommes de 40 à 60 ans. En France, l'incidence serait de 1,4 /1000.
- La fréquence de l'IDM est multipliée par l'existence de facteurs de risque et l'absence de mesures préventives.
- En Algérie, l’incidence des cardiopathies ischémiques serait comprise entre 0,30 et 0,75 / 1000 habitants, dans la tranche d’âge 40-69 ans
mais elle est probablement sous estimée.
- Les pathologies cardiovx sont responsables de 1/3 décès. L'IDM et l'AVC sont les causes les plus fréquentes.
2. DEFINITION
L’infarctus du myocarde appartient aux CSA comprenant les IDM transmuraux, les Idm sans onde Q et les angors instables. Il est défini par une
nécrose systématisée du myocarde d'origine ischémique dont la surface est supérieure ou égale à 2 cm². En pratique l'IDM se définit surtout par
l’aspect ECG + dosages enzymatiques.
3. DIAGNOSTIC POSITIF
Diagnostic clinique si symptomatologie évocatrice. Il vaut mieux poser un diagnostic par excès et l'infirmer par la suite que de méconnaître un
IDM (risque de CPC imprévisibles mortelles).
En préhospitalier : 2 arguments affirment l’ischémie myocardique hosp + TRT URG :
1- Douleur précordiale prolongée:
Evoluant depuis plus de 30 min Résistant aux DN
2- Associée à des modifications ECG typiques
Sus décalage ST ≥ 1mn dans ≥ 2 dérivations STD
sous décalage ST ≥ 2mn dans ≥ 2 dérivations précordiales contiguës ou dans un territoire logique.
Ces éléments affirment l'IDM en voie de constitution JPC. La 1e suspicion d’un SCA doit être suivie par:
- La confirmation de l'IDM ; - délimitation du territoire menacé ;
- La recherche des complications ; - élimination des autres causes de DLR TH.
3.2 SIGNES PARACLINIQUES :4 examens impératifs pour l'affirmation + PEC à la phase aiguë :
1. BIOLOGIE :
• Myoglobine : ↑2-3H, très utile, peut manquer.
• TROPONINE (NL : < 0,35 µg/ml) = marqueur idéal de l'IDM, ↑2-4H, reste ↑5-9J. Spécifique de la nécrose myoC.
• CK - CK-MB et CPK : positifs en 6-8H, moins spécifiques.
• SGOT et LDH↑ retardée(24H) et plus durable ce qui permet un DC rétrospectif.
3.2.2. L’ECG ++++ : L’examen paraclinique de base, il permet d’affirmer l’ischémie, de préciser sa topographie et de renseigner sur
son évolution. Il devient difficile en cas de modifications électriques antérieures en rapport avec un IDM ancien ou une cardiopathie
préexistante. ECG normal + clinique très évocatrice = enzymes cardiaques + Echocoeur.
Diagnostic topographique
Coronaire occluse Territoire de nécrose Siège ECG de la nécrose
2/3 antérieur du septum Antéro-septale : V1 à V3
Inter-Ventriculaire antérieure Apex Antéro-apicale : V1 à V4
Paroi latérale (en partie) Ant étendue : V1 à V6 +/- DI et VL
Apico-latérale : V4 à V6
Diagonales ou latérales Paroi latérale
Latérale haute : DI, VL
1/3 inférieur du septum Inférieure : DII, DIII, VL
Coronaire droite Paroi inférieure du VG Basale : V7 à V9 et R/S >1 en V1 et V2
+/- extension au VD V3R, V4R
3.2.3. L’échocardiographie : Quand L’ECG n’affirme pas le DC / Dysfonction VG. Elle permet de :
• Précise le siège et l'étendue de l'IDM (zone d’hypokinésie).
• Recherche une CPC précoce (péricardite, CIV, Thrombus intraventriculaire).
3.2.4. Coronarographie : dans un but thérapeutique + dans le cadre d'angioplastie de sauvetage.
4. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
1 – Péricardite aiguë 2 – Dissection aortique
3 – Embolie pulmonaire 4 – Angor instable.
5 – URG chirurgicale abdominale.
6.1. TDR ET TDC :FV +++ souvent annoncée par des extrasystoles. Les TdC sont tardifs en milieur hospitalier.
1. Les troubles du rythme : Extrasystoles – TV +++ - RIVA - FV
a. ESV : Hyperexcitabilité du foyer ischémique). Lerisque de FV est d’autant plus élevé que les ESV sont :Nombreuses (> 10/min)
– Répétitives (doublets ou en triplets, ou en salve) - Précoces (proches de l’onde T).
b. TV : Brefs (< 30sec) ou soutenus (> 30sec), polymorphes ! risque = FV retentissement HMD +++ réduction rapide +++
c. FV : mortalité 50% des IDM : Le risque le plus élevé se situe dans les 6 premières heures.
d. RIVA : 12H d’IDM surtout après thrombolyse :
- Bien toléré HMD, disparaît spontanément quand le rythme sinusal est réaccéléré.
- TV lente = QRS larges dissociés des ondes P, de fréquence entre 55-110bt/min.
2. Troubles de la conduction
a. BC sinusales : Bas débit si < 50 c/min et donc favorise l’extension de la nécrose (baisse PPC).
b. BC sinusales d’origine vagale (IDM inf ++): souvent + lipothymies, syncopes, de nausées, et HoTA.
c. BC sinusales par atteinte du nœud sinusal : D’apparition tardive (> 6H), souvent associées à d’autres TdR auriculaire
(flutter, FA, BSA). Elles résistent, en général, à l’Atropine.
d. Troubles conductifs AV : 2e à l’inflammation due à la nécrose. Du simple allongement de PR au BAV complet. Leur
installation est favorisée par les Bêtabloquants et les antiarythmiques.
6.2. CPC HMD :témoignent d'une atteinte myocardique étendue et/ou d’une CPC mécanique. Ces CPC sont l'EDC, OAP, [Link]. L'IVG
peut être classée en 4 stades de Killip:
- Stade I : pas de râles crépitant - Stade II : râles crépitant jusqu'au mi-champs pulmonaires.
- Stade III : râles crépitant aux deux champs pulmonaires. - Stade IV : choc cardiogénique.
1 Les états de choc : secondaires à :
• Hypovolémie (DSH par diurétiques, vomissements, HR liées à la thrombolyse).
• Hypertonie vagale, contemporaine de la crise hyperalgique : collapsus, BC +/- syncope.
• Infarctus étendu du ventricule droit
• IVG aiguë (stade IV de Killip), nécrose > 30% du VG (infarctus étendu).
2. OAP : 2e à une IVG/IM par rupture ou dysf d’un pilieur ou par rupture septale.
3 ICD : CPC essentiellement les infarctus VD et rupture septale TVJ + RHJ + HMG +/- EDC.
6.3 CPC MECANIQUES : Graves, brutales, CPC HMD rapidement sévères TRT [Link] ECHO
1. Rupture de paroi libre Tamponnade +++
2. Rupture du SIV (CIV) : IC globale
3. Rupture d’un pilier de la mitrale :Grave +++ (Dysfonct VG : OAP-EDC).
4. Péricardite aiguë (Sd Dressler) : 2-4J post IDM : DLR rétrosternale majorée par l’inspiration pfde + frottement
péricardique, F° et signes inflammatoires.
6.4. CPC thromboembolique : L'IDM = thrombogène +++ : thrombose intra-cavitaire ou intra- anévrismale AVC/AVS
(systémiques) – Risque majeur d’EP (alitement ++).
6.5. L’anévrysme du VG : Peut-être le siège d'un thrombus et source de CPC emboliques. DC = sus décalage ST persistant +
déformation de l'arc inf gauche (RxTH). Confirmé par l’echocoeur.
Ordonnance de sortie
1. ß-bloquant / inhibiteur calcique en cas de CI aux bêta-bloquants.
2. AAP (Aspegic +++) ou si stent : Aspegic + plavix
3. IEC à pleine dose si FEVG < 40% ou IDM étendu
4. Dérivé nitré systématique.
CONCLUSION
La mortalité des survivants de la phase aiguë de l'infarctus est relativement élevée. Au décours immédiat de la phase aiguë un bilan spécialisé doit
apprécier le risque de CPC secondaires, pour instituer les traitements appropriés et limiter la mortalité en post-infarctus. Il peut s’agir :
1. Récidive ischémique, l’ECG d'effort, l’exploration isotopique, et/ou coronarographie peuvent détecter des zones d’ischémie latentes et
conduire à une revascularisation par pontage ou dilatation.
2. Evolution vers ICG, les IEC sont indiqués chaque fois que la fonction VG est altérée (prévention du remodelage VG).
3. TdR et mort subite secondaire, l'utilisation, chez les patients à risque, des ß-bloquants associés ou non à l'amiodarone permet la
réduction de la fréquence des complications.
4. Complications de l’anévrisme VG, il est présent dans 10% des IDM et il expose à un triple risque : embolies systémiques, troubles du
rythme ventriculaire graves et évolution vers l'insuffisance cardiaque réfractaire. Un traitement anticoagulant prolongé par AVK est
indiqué au même titre que la résection chirurgicale de l'anévrisme en cas d'insuffisance cardiaque réfractaire ou de TdR rebelles.
TAMPONNADE MAPAR 2016
DEFINITION
- Epanchementpéricardiquecompressifréalisant un tableau d’insuffisancecirculatoireaiguë.
- L’examencomplémentaire principal à viséediagnostiqueenurgenceestl’échocardiographie.
PHYSIOPATHOLOGIE
• Etirement du péricardefibreux par accumulation de liquide, de sang ou de caillotsjusqu’à un point critique au-delàduquel la
compliance du péricardes’effondre.
• Augmentation de la pressionintrapéricardique qui entraîne :
• Diminution du retour veineux et du remplissageauriculaire.
• Diminution de la compliance ventriculaireaboutissant à la diminution du volume d’éjectionsystolique (VES).
• Au maximum :égalisation des pressionsdanstoutes les cavitésce qui empêche tout remplissage.
• Le débitcardiaquedépendalors de la fréquencecardiaquepuisque le VES ne peutpas augmenter.
• Mécanismescompensateurs :
• Tachycardieréflexe.
• Elévation du tonus sympathique avec élévation des résistancespériphériques pour maintenirunePA.
• EnVS, le VD se remplit et éjecte à l’inspiration, et le VG se remplit et éjecte à l’expiration.
DIAGNOSTIC
Etiologies
• Toutes les causes de péricarditeaiguëpeuvent se compliquer de tamponnade : sepsis (pyogène, tuberculose++), néoplasie,
pathologie de système, post-syndrome coronarienaigu (SCA).
• Causes mécaniques :hémopéricarded’originetraumatique, dissection aortique, postopératoire de chirurgiecardiaque,
rupture du cœurcompliquant un SCA.
Signescliniques le plus souvent non spécifiques
• Etat de choc avec signesd’insuffisancecardiaquedroite (turgescencejugulaire, reflux hépato-jugulaire, hépatomégalie).
• Association à des degrésdivers :dyspnée, orthopnée, tachycardie, oligurie, poulsparadoxal (réduction du pouls à
l’inspiration) qui n’est pas constant.
• Les signes droits peuventmanquersi le patient esthypovolémique.
Paraclinique
• Echocardiographie +++. Meilleuroutildiagnostique.
• Présence d’un épanchementintrapéricardiquesouventcirconférentiel. Aspect de « swinging heart ». Le volume de
l’épanchementpeutêtre plus modéré avec parfoisprésenced’uneseule image de caillotcomprimantl’OD.
• Collapsusdiastolique de l’OD et du VD gênant le remplissage.
• Septum paradoxal : compression du VG en diastole par le VD.
• Radio pulmonairenormaleoumontrantune silhouette cardiaqueélargie.
• ECG :tachycardiesinusale, signes de péricardite, microvoltage, peutêtre normal, troubles non spécifiques de la
repolarisation oualternanceélectriquecorrespondant à une variation de la morphologie et de l’amplitude des QRS
(signepathognomonique).
TRAITEMENT
Enpratique
• Privilégiertoujoursune prise en charge chirurgicale au bloc opératoiresi le tableau clinique le permet. Encas de
collapsusmajeur, le drainage péricardiquepeutêtreréaliséenurgence au lit du malade sous contrôleéchocardiographique
(+++).
• Par ponctionsoit au niveau de l’anglexypho-costal gauche soit au niveau du 6ème espace intercostal gauche.
• Par péricardotomie sous-xyphoïdienne.
• Dans le cadre du postopératoire de chirurgiecardiaque, par ouverture de la cicatrice de sternotomie.
• L’évacuation de 100 à 200 ml de liquideestengénéralsuffisante pour décomprimer le cœur.
• Monitorage du patient.
• Expansion volémique +++ pour luttercontre le collapsusdiastolique des cavitésdroites.
• Agents inotropes positifs (adrénaline) permettant le maintienhémodynamiquelimitejusqu’à la décompressioncardiaque.
• Eviter :
• La ventilation enpression positive et la miseendécubitus strict (risque de désamorçage de la pompecardiaque).
• L’utilisationd’agentbradycardisantouvasodilatateur.
• L’induction de l’anesthésiegénérale à très haut risquedanscette situation doitêtrepratiquée au dernier moment, le patient
étantlaisséen ventilation spontanée et le chirurgiencommençant son geste de décompressionsimultanémenten position
1/2 assisesimauvaisetolérancehémodynamique.
• On utiliserapréférentiellement la kétamine pour sespropriétéssympathomimétiquesoul’étomidatepeudépresseur du
systèmecardiovasculaire.
Technique de drainage péricardique par ponction sous xyphoïdienne
• Préparation du matériel :anesthésie locale, cathéterveineux central mono-lumière.
• Patient scopé, deuxvoiesd’abord de bon calibre, matérield’intubation et de réanimation à disposition, asepsiestricte.
• Repérageéchographique de l’épanchementnotammenten regard de la paroiantéro-latérale du VD.
• Repérage de la partieinférieure du sternum.
• Anesthésie locale de la peau et des tissus sous-cutanés.
• Ponction à la pointe du sternum avec un angle de 20 à 30° par rapport à l’horizontaleen direction de l’épaule gauche.
• Avancéeprudente le vide à la main sous contrôleéchocardiographique.
• Reflux franc de liquide, pulsatile, avec ± sensation de perte de résistance au passage du péricarde.
• L’évacuation des premiers ml de sang permetsouventuneaméliorationhémodynamiquerapide.
• Montée du guide dans le péricarde à travers l’aiguilleen place. Retrait de l’aiguille.
• Miseen place du drain péricardique.
• Retrait du guide, unefois le cathéteren place.
• Vérification à la seringue de la position du drain ± évacuation de sang pour lever la tamponnadeselon la clinique.
• Vérification de la position du drain enéchocardiographie.
• Analyse du liquide de ponction pour rechercheétiologique.
LES URGENCES HYPERTENSIVES
INTRODUCTION - DEFINITION :3 stades, 3 situations
La gravité de l’HTA est définie par le niveau d’élévation des chiffres de PA (3 stades) :
- stade 1 : PAS entre 140-159 mmHg ou PAD entre 90-99 mmHg
- stade 2 : PAS entre 160- 179 mmHg ou PAD entre 100-109 mmHg
- stade 3 : PAS ≥ 180 mmHg ou PAD ≥ 110 mmHg = urgence hypertensive !
En revanche les dernières recommandations américaines regroupent les stades 2 et 3.
On distingue habituellement trois situations d’accès hypertensifs :
• Poussée Hypertensive = Elévation transitoire de PAsans signes de souffrance viscérale ;
• Urgence hypertensive = Elévation tensionnelle + souffrance viscérale ;
• HTA maligne = forme particulière = chiffres tensionnels très élevés+ rétinopathie hypertensive sévère.
PHYSIOPATHOLOGIE :
Deuxmécanismesparticipent à la survenued’accèshypertensifs avec retentissementviscéral :
- lésionsvasculairesliées à la pressionexercée sur l’endothélium (cisaillement = shear stress) sécretion des molécules
pro-inflammatoires,vasoconstrictriceset d’adhesion aggregation plaquettaire
(phénomènesthrombotiques)oedèmepérivasculaire
o Pressionexercée sur l’endothéliumNO = VD = diminution de la TA
- miseenjeu du SRAA (AG 2 = VC + HyperALDsecondaire)+ libérationde molécules pro-inflammatoires
(=effetcytotoxique direct sur l’endotheliumvasculaire).
CLINIQUE ET PARACLINIQUE
Examenclinique :PA (repos, couché) – Souffranceviscérale – FO (rétinopathie hypertensive)
1- Pousséehypertensive :L’élévation de pression artérielle peut être en rapport avec :
Douleur,période de reveil,stress ,l’anxiété ;soins, nursing ...
Drogues SMM, anesthésieinsuffisante, interruption de TRT d’HTA (effetrebond),
unerétentionaiguëd’urines ;troubles métaboliques (hypercapnie, acidose, hyperglycémie ...);
Médicamentsinterférantavec un antiHTA(AINS, protecteursgastrique. . .).
IV- L’oedèmeaigu du poumon (OAP) avec IVG :L’HTA aggrave l’OAP en raison du frein àl’éjection du VG.
V- Prééclampsie et éclampsie :(pdt la Gss, HTA = PA> 140/90mmHg (en DLG), sévère si PAD ≥ 110 mmHg).
- Prééclampsie= HTA+ protéinurie (> 300 mg/24 h) au cours de la Gss(+/- OMI, IRA ou Sd. Néphrotique)
- Facteurs prédisposants :primiparité,G.G,[Link],age (très jeunes ou très âgées), prédispositions familiales, diabète,
lupus et l’HTA essentielle.
- Complications : IRA organique (NTA), choc HR, HELLP syndrome, SHU et l’ECLAMPSIE.
L’éclampsie = encéphalopathie convulsivanteavec des crises convulsives généralisées et un comapostcritique en rapport avec un oedème
cérébral. Elle estsouvent précédée d’une prééclampsie et d’une prise de poidsrapide.
Lescrises convulsives sont souvent précédées de signes précurseurs: céphalées, douleurs abdominales en barre et/ou del’hypochondre droit,
d’une hyper-réflexieostéotendineuse.
Les examens biologiques mettent évidence une hémo[C],une thrombopénie et une insuffisance rénale.
L’éclampsie peut être fatale en l’absence de traitement.
Les excès de catécholamines :regroupent le phéochromocytome, les dysfonctions duSNA (Guillain Barré),l’interruption brutale
d’un antiHTAcentral, l’overdose de certaine drogues.
- Cliniquement : HTA aiguë +/- lésion(s) d’organe(s), risque de mort subite (arythmie, collapsus ...)
- Le phéochromocytome peut être évoqué par une HoTA orthostatique, et être responsable d’une HTAsévère, souvent
paroxystique (triade classique : Céphalées, palpitations, sueurs), parfois permanente.
- Facteursdéclanchants: palpation ABD,émotion, chgmtbrusque de position, d’aliments riches en tyramine...
- Biologiquement,on recherchera la présence de métanéphrines urinaires quiconfirmeront le diagnostic.
MOYENS THERAPEUTIQUES
1- La nicardipine (IC)= TRT de 1ere intention des URG HTA, HTA postop, contrôle de PA enperop
o VD artérielles sans activité inotrope négative.
o Délai d’action court, grande maniabilité posologique
o Son principal E2 = TC réflexe précautions chez les coronariens ou à risque de saignement gastro-intestinal.
2- L’urapidil (anti alpha-1 adrénergique)= TRT URG HTA, HTA perop
Action VD sans tachycardie réflexe ni modification du système RAA.
Il diminue la précharge cardiaque et la postcharge.
Son unique contre-indication= sténose aortique.
3- Le labétolol (ß-b) :URG HTA sauf pour l’insuffisance cardiaque aiguë.
Il présente l’avantage de maintenir les flux cérébraux et coronaires.
4- Le nitroprussiate de sodium (VD art+vn direct et puissant) :Etaitutilisé pour URG HTA
o Il diminue la pré- et la postcharge cardiaque (utilisation aisée en cas d’insuffisance cardiaque).
o Action rapide et demi-vie courte.
o Nombreux E2 : augmentation de PIC, HoPerf cérébrale, vol coronaire, augmentation du shunt intrapulmonaire.
o La principale limite est sa toxicité = intoxication au Cyanide : insuffisants rénaux ou hépatiques lésions neurologiques
irréversibles et dans des cas extrêmes un arrêt cardiorespiratoire.
o L’injection continue de B12 peut prévenir ou traiter une intoxication au nitroprussiate.
5- Les dérivésnitrés : IDM
VD mixte (+++vn) avec TC réflexe et diminution de la précharge.
6- Les diurétiques de l’anse (furosémide et bumétamide) :Seulement si OAP.
E2 = Troubles HE (HypoK +++). Précipitat° d’une encéphalopathie hépatique chez des [Link] sévères.
7- L’esmolol (ß-b cardioséléctif) :
o Délai d’action rapide = une minute, et durée d’action brève (10-20 minutes),
o Pas d’action SMM intrinsèque, peu d’effet sur la TC supraventriculaire.
o Non recommandé dans les crises hypertensives par excès de catécholamines.
8- Autres molecules
- Fenoldopam, agonistedopaminergique DA1, VD avec excrétion du sodium, sans activité _1, ni ß1.
Il peut être utilisé en cas d’urgence hypertensive, en particulier chez les insuffisants rénaux.
- Enalapril est un IEC, particulièrement indiqué en cas d’insuffisance cardiaque.
- Une fois la PA contrôlée par voie intraveineuse, un relaisper os peut être envisagé.
INDICATIONS PARTICULIERES
INDICATIONS PARTICULIERES
L’encéphalopathiehypertensive :PAM ne doit pas chuter de +20 % la 1e H. PAD cible = 100-110 mmHg.
La dissection aortique :
- L’objectif = PAS <100-110 mmHg (diminuer le stress pariétal et de limiter l’extensionde la déchirure intimale).
- Si le diagnostic de dissectionaortique est suspecté, diminuer la PA est justifiée avantmême la confirmation du diagnostic.
- Les dissections de typeA (aorte Ascendante) = intervention chirurgicale.
- Les dissections de type B (après lasousclavière gauche) = traitement médical (non tachycardisantes) : labétolol+/-esmolol,et un VD
(nicardipine, urapidil ou même nitroprussiatede sodium).
L’infarctus du myocarde
- SaufCI, le TRT = ß-bloquant(+ Dérivénitrési HTA non contrôlé avec ß-b)+ Morphine.
- Thrombolyseseulementsi TA ≤ 180/80mmHg (pour ne pas compromettre la perfusioncoronaire).
L’OAP cardiogénique :
D.N + diurétiquesde l’anse (selon l’état d’hydratation) si échec :+Urapidil, nicardipine, ou nitroprussiate de sodium.
La prééclampsie :
1- Induire le travail si la grossesse est proche du terme.
2- Attente prudente+ monitorage maternel etfoetal est envisagée en deçà de 37SA.
AVC :
- Modifier la PA d’équilibre à la phase aiguë de l’AVC n’est passouhaitable (risque d’AVC ischémique iatrogénique). Une PA à 180—190
/ 100-12mmHg est acceptable. unechute brutale de PA augmente la mortalité des AVC HR.
- Un TRTpar Uradipil ou Labétolol(réduction de PA <20 %) est indiquéen cas de dissection aortique ou d’IDM associé ou de PAD> 120
mmHg.
En cas d’hémorragie cérébrale, la PIC augmente et le système d’autorégulation de PA estaltéré dans les zones périlésionnelles. La PA
systémiqueaugmente de façon réflexe afin de maintenir une PPC adéquate. Dans cette situation, unediminution de PIC (médicale ou
chirurgicale)est plus logique que de diminuer la PA systémique.
Quoiqu’il en soit, le TRT d’HTA doit être prudemment contrôlé, en raison du risquemajeur de vasospasme après les premières 48 heures. LaPA
est contrôlée dès la phase aiguëet guidée par le doppler transcrânien.
- La nimodipine, par son action préventive vis-à-visdu vasospasme, peut être utilisée dans cette indication.
- Au cours des AVC ischémiques, l’HTA initiale est à [Link] traitement antihypertenseur chronique ne sera pasinterrompu.
CONCLUSION
L’HTA sévère est fréquente en réanimation, mais lesurgences hypertensives, définies par une souffrance viscéraleassociée, sont rares. Toute
HTA associée à unedéfaillanced’organedoitêtretraitée.
ANESTHESIE EN UROLOGIE
I - Introduction :
Chirurgie qui s'adresse à tous les âges, à tous les types de terrains. Personnes âgées +++.
Souvent plus complexe chez l'homme et nécessitant une anesthésie plus appuyée.
Classe ALTEMEIER II : chirurgie propre contaminée.
II - Modifications liées à l'âge : (cf cour)
ATTENTION : Chez le sujet âgé , incidence des pathologies associées +++.
• changements de position ostéoporose – arthrite - baisse perfusion cutanée et tissus mous
• sensibilité accrue à l'hypothermie et frissons post opératoires
• sensibilité aux agents anesthésiques avec augmentation durée d'action des curares .
L'anesthésie en urologie est une anesthésie de terrain
IMPORTANCE DE LA CONSULTATION PRE ANESTHESIQUE !
Cas particuliers : Urologie chez les patients neurologiques : Par lésions médullaires lithiase et infection
Au stade spastique, rétention d'urine et globe vésicaux
=> Risque d'hyper réactivité sympathique et HTA maligne en l'absence d'anesthésie
=> Toute stimulation sympathique va entraîner une hyper réflexivité végétative et un choc spinal
au dessus de la lésion : HTA, Chaleur, Flash cutané, Sueurs
au dessous de la lésion : vasoconstriction avec pâleur et horripilation
=> Risque : Hémorragie méningée
Traitement préventif : AG profonde sans Halotane ® (arythmies) - ALR si niveau sensitif D10 suffisant
Drainage vésicaux : spasmes vésicaux déclenchants
Traitement curatif : approfondir l'anesthésie et TTT hypotenseurs
Niveau de sensibilité :
• En général, le niveau D10 est suffisant pour l'urologie (ombilic)
• ALR : ponction en L2-L3 ou L3-L4
• Possible difficultés de ponction chez les sujets âgés à cause des tassements vertébraux et/ou maintien de la position assise .
Problèmes infectieux en urologie :
• Toute chirurgie urologique doit se faire sur urines STERILES
o ATBProphylaxie (chirurgie à ciel ouvert, endoscopique et per cutanée) : C2G/C3G : H2 + H4
• Mesures prophylactiques associées :
o diurèse importante
o asepsie, lavage des mains entre chaque manipulation
o système de drainage des urines clos
[1]
2) Restauration de la volémie :
• Le maintien d’une volémie adéquate diminue le risque de dégradation aigue de la fonction rénale
• C’est la stratégie la plus efficace de protection rénale
• Monitorage de la volémie : évaluer le pré charge : PVC, PAPO, échocœur télé-diastolique intra
ventriculaire
• Choix des fluides : cristalloïdes/colloïdes
Colloïdes permettant une restauration plus rapide de la volémie
Effet propre des colloïdes sur la fonction rénale
L’administration de volume important de SS acidose métabolique
Réhydratation péri-opératoire : 10-15 cc/kg/h, en post-op : apport de base
[2]
ANESTHESIE DU PATIENT INSUFFISANT RENAL CHRONIQUE
POINTS ESSENTIELS
L’anesthésie et la PEC périopératoire des patients souffrant d’insuffisance rénale aiguë ou chronique comportent plusieurs spécificités :
- Les précautions particulières qu’il faut prendre en périopératoire (évaluation préop + préservation de leur devenir) ;
- Les problèmes posés chez l’IRC au cours d’une anesthésie générale, lors de la mise en place d’un shunt artérioveineux et par une
transplantation rénale, ainsi que les problèmes spécifiques à l’ALR ;
- La transfusion chez l’IRC, avec ses modalités et le moyen de l’éviter (érythropoïétine) ;
- Les problèmes spécifiques posés par l’insuffisance rénale aiguë.
PHYSIOLOGIE RENALE (cf. cour)
INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE
DEFINITION :Diminution irréversible de la fonction rénale avec : baisse du DFG et du CLCR ; 4 stades.
DEUX ETIOLOGIES PRINCIPALES :Athérosclérose, diabète, sinon pathologies rénales primitives
Stade Définition DFG
1 Maladie rénale chronique avec DFG≥ 60 : Asymptomatique (réduction ≥ 60
néphronique de 50% avec une ClCr entre 50-60 ml/min)
2 Insuffisance rénale modérée = 30% de néphrons restants 30-59
3 Insuffisance rénale sévère = DFG < 20% de la normale 15-29
4 Insuffisance rénale terminale = Dialyse ˂f15
MODIFICATIONS PHYSIOPATHOLOGIQUES DE L’IRC : en rapport avec la sévérité de la maladie rénale et son étiologie:
a) Répercussions cardiovasculaires :
o Athérosclérose coronaropathie
o HTA: souvent « volume dépendante » contrôlée par la déplétion HE lors des dialyses ;
o I. Cardiaque: liée à l’HTA (↗postcharge) ou à l’anémie (hypovolémie) ;
o Péricardite urémique souvent inaugurale ;
o Fistule AV :shunt A-V à haute pression et fort débit ↗ Retour VN HVG et I.C à long cours ;
b) Répercussions hématologiques : Anémie – Hémorragie – Thrombose !
1- Anémie : CTE,multifactorielle (↓EPO, ↓durée et ½ vie des GR, INH d’EPO circulants, déficit en fer qui sera
perdu au dialyse). Elle interfère avec l’hémostase 1e:↓ nombre des GR (dispersion plaq) ;↓ agrégation plaq ;
2- Thrombopénie :parralentissement de la mégacariocytopoïèse et à un hypersplénisme modéré.
3- Thrombopathie :par ANL qualitative des facteurs du processus d’agrégation plaquettaire ;
4- Thrombose et hypercoagulabilité:fréquents ! par :
• Contact avec les biomatériaux des circuits extracorporels au cours de la dialyse ;
• ↗ taux de certains facteurs de coagulation (Fibrinogène-5-7-8) ;
c) Métaboliques et endocriniennes :
• Hyponatrémie de dilution, hypoK ++ ou Hyperkaliémie + acidosemétabolique ;
• Perturbation du métabolisme phosphoCA(HyperPTH & ostéomalacie) ; Hypoalbuminémie ;
d) Neurologiques :
o Polynévrite urémique à prédominance sensitive(d’origine toxique) Attention si ALR ;
o Œdème cérébral et crise convulsive ;
e) Autres répercussions : Dysautonomie NV – ulcère gastrique (estomac plein !) – infections – Œdème pulm…
f) Modifications pharmacocinétiques :
o Acidose: baisse de la forme ionisée des agents anesthésiques, ↗ ½ demi vie d’élimination ;
o Hypoprotidémie: ↗ fraction libre des agents anesthésiques (↓liaison à l’albumine) ;
o Baisse de l’excrétion urinaire: accumulation de métabolites ;
o Altération de la BHE:effet plus marqué des hypnotiques ;
ANESTHESIE DE L’INSUFFISANT RENAL CHRONIQUE
OBJECTIFS
I. Pré opératoire :Evaluation (du risque), préparation, stratégie transfusionnelle, prémédication
II. Per opératoire :installation, monitorage, choix de la technique anesthésique, surveillance et complication
III. Post opératoire :réveil, gestion dl, thromboprophylaxie, reprise des TRT préop, complications.
PERIODE PREOPERATOIRE
PROBLEMES POSES :PREPAREMe !
Préservation impérative de la fonction rénale restante et du capital Vn Risque HR, thrombotique et infectieux ;
Estomac plein, Intubation difficile Problème de transfusion
Atteintes systémiques (cardiaque+++) Retard de réveil
Modifications de la cinétique des drogues,
EVALUATION PREOPERATOIRE :
• Poids/poids sec ; TRT en cours ; dialyse (modalité, dernière séance) ;
• Diurèse - CLCR – Bilanrénal – Hémostase ; Echo-cœur (évaluation de la FEVG) ;
• Répercussion de l’IRC ; Evaluation du risque(terrain,chirurgie (ACC/AHA)
PREPARATION POUR DIMINUER LE RISQUE PEROPERATOIRE :
1- Arrêt des mdcmt néphrotoxiques:Aminosides(dose unique) ; PDC (réhydratation et Fluimucil); AINS : NON
2- Préservation du capital veineux:
a. Limiter les abords à un seul bras ;
b. Eviter la sous-clavière (thrombose = bras impossible à la FAV) ;
c. Jamais de VVP/VVC sur le membre porteur de FAV ;
3- Dialyse préop:la veille, sans perte de poids excessive, avec une dose minimale d’anticoagulant : permet de :
a. Maintien d’un équilibre HE avec contrôle de : OAP, HperK, Acidose ;
b. Résoudre l’essentiel des problèmes posés par l’hémostase chirurgicale dans l’insuffisance rénale
c. Réaliser un bilan post-dialyse (préop) : K+, Bicar, facteurs de coagulation ;
STRATEGIE TRANSFUSIONNELLE :Tolérer une Ht entre 18-25%
- Transfusion = EVITER !! favoriser plutôt l’utilisation d’EPO recombinante (effet obtenu après 10-14j) ;
Programmer l’EPO 3-4SMN préop : 600UI/Kg en SC
Il faut administrer du fer avant le début du TRT par l’EPO
Effets 2e : HTA – thromboses (hyperviscosité) ;
- Si URG : CG phénotypés, déleucocytés, déplaquettés.
ATBPROPHYLAXIE :adaptation des posologies en fonction du terrain et de la chirurgie ;
ETAPE PEROPERATOIRE
INSTALLATION :polynévrite, attention à la FAV ;
PREMEDICATION :Atarax peros ; pas de BZD ;
MONITORAGE : Standard + en fonction du terrain (HTA, coronarien, I.C) et de la chirurgie. Pas de PNI du coté de la FAV.
CHOIX DE TECHNIQUE D'ANESTHESIE
A- ANESTHESIE GENERALE :
– Intérêt des produits à bonne stabilité cardio-vasculaire
– Pré-oxygénation de qualité nécessaire (estomac plein, intubation difficile) ;
– Le remplissage estguidé par monitorage, adapté au bilan entrée/sortie,sans K+, pas de HEA !!
B- ALR
o Acidose = durée d’action prolongée, toxicité potentialisée(Marcaîne) ;
o Blocs périphériques : pas de CI (en ABS de Tr. Hémostase sévères) ; ATTENTION à la polynévrite ;
o Anesthésie rachidiennes : majoration des effets HMD : Rachianesthésie (oui mais faire attention), péridurale
déconseillée (trouble de l’hémostase, dysautonomie) ;
CHOIX DES DROGUES ANESTHESIQUES
- Hypnotiques : Les morphiniques et hypnotiques sont utilisés à leur posologie habituelle, sauf le thiopental (réduire la
dose de 25 %) :
o BZD : retard de réveil (accumulation du métabolite actif) ;
o Kétamine :CI chez l’insuffisant cardiaque ;
- Halogénés : Eviter le Sevorane et l’Enflurane ion fluor (métabolite néphrotoxique) ;
- Morphiniques : utilisés à dose habituelle sauf la morphine (diminution de 50-75% de la dose) ;
- Curares : préférer Atracurium + CisAtraC ; utiliser l’Esmeron, et éviter le Norcuron/Pavulon (bloc prolongé) !
SURVEILLANCE PER OPERATOIRE
- HoT° et HoTA peropératoire (baisse de PPRénale) ; - Risque infectieux ;
- Compressions nerveuses et de la FAV (postures) ; - Remplissage PRUDENTadapté au bilan E/S (SSI);
ETAPE POST OPERATOIRE
REVEIL + EXTUBATION :Aucun argument en faveur du retard de l’extubation ;Bonne analgésie, réchauffement (normoT°) ;O2
thérapie, stabilité HMD ;
SURVEILLANCE : Hypoventilation, décurarisation, saignements post op +++, thromboprophylaxie
COMPLICATIONS POST OPERATOIRES
- DRPO(au réveil), inhalation, vomissements ; Retard de décurarisation / curarisation résiduelle ;
Instabilité HMD (atteinte CVx), collapsus, OAP ; Saignement (Tr Hémostase)
CONCLUSION
• IRC : Clairance créatinine + retentissement systémique
• Impératifs : préserver la fonction rénale restante, capital veineux
• Dialyse : pré op en cas d’IRC terminale
• Pharmacocinétique des drogues modifiée
• EPO >Transfusion
TURP SYNDROME
« TRANSURETHRAL RESECTION OF THE PROSTATE SYNDROME »
Ensemble des manifestations cliniques et biologiques qui font suite au passage de liquide d’irrigation (glycocolle le plus souvent)
dans la circulation au cours de la chirurgie endoscopique urologique ou gynécologique.
• Deux modes d’absorption :
• Directement par effraction des plexus veineux vésico-prostatiques : entrée massive intravasculaire responsable d’une
hypervolémie avec hémodilution.
• Indirectement par résorption de liquide passé dans l’espace sous péritonéal suite à la rupture de la capsule prostatique.
• Facteurs favorisants :
• Nature du liquide d’irrigation : solution de glycocolle hypotonique (osmolalité : 188 mOsm/kg)
• Volume absorbé > 1 000 ml
• Durée du geste > 60 min (débit de résorption = 20 à 80 ml/min)
• Pression d’entrée du liquide (garder les poches d’irrigation à 60 cm au maximum au-dessus de la vessie).
• Etendue de la résection > 50 g de tissu prostatique.
PHYSIOPATHOLOGIE
• Résorption de liquide hypotonique dépourvu d’électrolytes.
• Hyponatrémie multifactorielle (dilution, sécrétion ADH liée au glycocolle, pertes sodées)
• Hypo-osmolalité plasmatique.
• Responsable des manifestations neurologiques et de l’œdème cérébral.
• Effets toxiques directs du glycocolle sur la rétine et manifestations neurologiques.
SIGNES CLINIQUES
• Hypervolémie transitoire avec HTA, bradycardie sinusale, hypotension voire état de choc par incompétence
myocardique
• Dyspnée, cyanose, OAP par surcharge volémique.
• Agitation, somnolence, coma, dysesthésies cutanées, troubles visuels voire cécité transitoire (signes de résorption).
ATTITUDE PRATIQUE
Traitement préventif
• Monitorage du bilan entrées-sorties en tenant compte de la diurèse et des pertes sanguines. Arrêter si bilan négatif
≥ 1 000 ml.
• Surveillance SpO₂, FC, PA voire monitorage cardiovasculaire si terrain pathologique et mauvaise tolérance.
• Surveillance biologique : natrémie et osmolalité mesurée et calculée. L’apparition d’un trou osmotique est liée au
glycocolle (cf. Dysnatrémie).
• La mesure de la glycinémie n’est pas disponible partout.
Traitement curatif
• Arrêt de l’irrigation.
• Traitement éventuel des conséquences hémodynamiques et respiratoires liées à la surcharge volémique (furosémide,
O₂, vasopresseur si besoin) selon la tolérance.
• Traitement de l’hyponatrémie et de hypo-osmolalité ([Link]émie)
• Natrémie > 120 mmol/l : restriction hydrique + surveillance,
• Natrémie < 120 mmol/l ou signes neurologiques : 2 à 3 ampoules de NaCl 20 % jusqu’à obtenir une natrémie
> 120 mmol/l ou disparition des signes neurologiques. EER si glycinémie élevée.
• Surveillance clinique et biologique jusqu’à normalisation du ionogramme.
Insuffisance Respiratoire Aigue Post Op
I- Définition :
- L’apparition d’une IRA dépend de la nature du geste opératoire, du protocole anesthésique utilisé, de la fonction
respiratoire pré-op du patient et des co-morbidités associées.
- Son tableau clinique associe une dyspnée de repos, une FR > 30 cycles/min, l’utilisation des muscles respiratoires
accessoires, et un rapport PaO 2 /FiO 2 < 200, avec ou sans présence d’image anormale à la Rx.
- Les CPC respiratoirespostop sont fréquentes, elles ↗ la morbidité, la durée d’hosp et la mortalité post-op
- Dépistage des patients à risque, correction des FDR, préparation préop, surveillance, TRT préventifs/curatifs.
II- IRA précoce : < 6ème heure :
- Résulte de l’effet des agents anesthésiques sur la commande ventilatoire et les reflexes de protection des VAS.
- Dyspnée laryngée après extubation
- Pneumopathie d’inhalation par passage de liquide gastrique dans l’arbre bronchique
- Cause chirurgicale : PNO, épanchement péricardique ou thoracique compressif
- Cause médicale : embolie pulmonaire, IDM
III- IRA tardive :
Causes chirurgicales : 27%, chirurgie pulmonaire et thoracique
- Eléments à rechercher :
• Qualité du drainage TH
• Quantité et qualité du liquide recueilli
• Modification de l’état HDM
- PNO : survient en présence ou après ablation du drain
- Hémothorax : issue de sang par le drain, HDM instable
- Inhalation bronchique : fistule bronchique ou broncho-pleurale
- Torsion d’un lobe pulmonaire : fibroscopie ++
- Chylothorax : IRA secondaire à la compression médiastinale (chylomicron dans la ponction pleurale)
Causes infectieuses :
- PneumoP : F°, toux, expectoration, hyperleuco, Rx – Etio = Germes (Staph, [Link], klebsiella..) - Inhalation
- Pyothorax : après chirurgie thoracique (pneumectomie)
Causes médicales :
- Œdème pulmonaire :
• Œdème post-pneumectomie : 10 - 15%, œdème lésionnel, FDR : emphysème, âge, remplissage péri-op
• Œdème cardiogénique : défaillance cardiaque gauche : arythmie, IDM
- Embolie pulmonaire : 10 – 15%, FDR : Tm, âge, immobilisation
- Autres : bronchospasme (assthme), BPCO, pneumoPmdcmt(Cordarone), pneumoPradique, interstitielle
IV- Evaluation du risque :
1) Risque liée au terrain :
- Tabagique : risque x 2-3, ↗ avec la quantité et la durée. Arrêt 8SMN préop, l’arrêt < 48H = hyperréactivité BR.
- Obésité : IMC > 30, ↘ compliance TH, ↗Wmuscul, ↘[Link], FDR : SAOS, ↗âge, alcool, hypothyr, somnifères.
- Malnutrition : atrophie [Link], ↘CV, ↘VEMS, ↘réponse ventilatoire à l’hypoxie/hypercapnie, ↘ALB↗infections
Nutrition : parentérale : 2 – 4 semaines ou Entérale : 03 mois
- Anomalies métaboliques : Dyskaliémies +++, HypoCa ou HypoMg – Hypercapnie (Acidose métab)
• Hypophosphatémie ↘ performances diaphragmatiques
- Age :
• ↘ compliance pulmonaire, ↘ CPT, ↘ CV, ↗ espace mort
• ↘ commande ventilatoire, ↗ sensibilité aux agents anesthésiques
- ATCDS de maladies pulmonaires : BPCO, Asthme
2) Risque lié à la chirurgie :
- Incision : le risque décroit quant l’incision s’éloigne du diaphragme
• Chirurgie abdominale haute :
Dysfonctionnement diaphragmatique, ↘ volume pulmonaire de 30-40% atélectasie
Dysfonctionnement pulmonaire : zones à bas rapport ventilation/perfusion hypoxémie
• Coelio-chirurgie abdominale : ↘ CV de30%, ↘ CRF de 10%
- Type de CHIR : ABD - TH>VX, ORL, obstacle mécanique sur les VA, neurochirurgie (Tr conscience)
- Durée de l’intervention > 3 – 4h
- Perte hémorragique per-op
- La présence de SNG pdt plus de 24h : ↘ efficacité de la toux + ↗ reflux gastrique inhalation
- Caractère urgent de la chirurgie
3) Risque lié à l’anesthésie :
AG :
- ↘ CRF, ↘ compliance pulmonaire atélectasie, souvent infra clinique et disparaisse 24-48h
- Halogénés : ↘ sécrétion du surfactant, ↘ résorption du liquide intra alvéolaire
- Au réveil : dépression respiratoire, trouble de déglutition, ↘ commande respiratoire induit par les anesthésiques,
effet résiduel des curares, ↗ consommation d’O 2 dû à l’hypertonie musculaire et les frissons
ALR : les modifications des volumes sont en rapport avec l’étendue du bloc moteur
V- Prévention :
- Préparation pré-op :
• Arrêt du tabac
• TRT d’obstruction bronchique + Kiné respiratoire
• TRT des infections broncho-pulmonaires
- Prise en charge post-op :
• Physiothérapie : (clapping, spirométrie incitatoire) – VPP intermédiaire à l’embout buccal.
• Analgésie : Epidurale ou systémique.
- VNI
VI- TRT curatif = VNI
• drainage des sécrétions pulmonaire sus méso colique VS-PEP, VS-AI
• PaO2/FiO2 (300 après abord sus méso colique VS-PEP)
ANESTHESIE DE L’ASTHMATIQUE
PROBLÈMES PRÉVISIBLES
Pour chaque pt qui a une réaction allergique périop, penser à une évaluation à 1 mois avec tests cutanés, dosage des anti-
antigènes spécifiques des IgE (test radioallergosorbent [RAST], ELISA).
Mesurer la tryptase en cas de réaction anaphylactique dans un délai de 1 à 2 h après la réaction, puis 24 h après pour
confirmer le diagnostic
L'incidence de l'allergie au latex est en augmentation. Les professionnels de santé sont à plus grand risque et des
antécédents d'allergie au latex doivent être évoqués lors de l'examen préanesthésique.
PHYSIOPATHOLOGIE
- Maladie inflammatoire BR qui résulte de la conjonction étiologique de facteurs innés (atopie pour 2/3 patients, facteurs
génétiques) et de facteurs acquis (exposition environnementale à des allergènes ou à des substances irritantes,
médicaments, toxiques, infections des voies aériennes).
- Le facteur physiopathologique le plus important = inflammation des voies aériennes.
- Conséquences physio de cette inflammation BR hyperréactivité bronchique (HRB) + survenue épisodique d'une limitation
des débits expiratoires, réversible spontanément ou sous l'effet de BD.
- L'HRB BS (réduction du calibre BR par constriction musculaire et/ou apparition d'un oedème pariétal)
- BS = la CPC à redouter lors de l'anesthésie pour un patient asthmatiquesous la dépendance de facteurs :
o nerveux (récepteurs sensibles à l'étirement ou à l'irritation)
o Humoraux (catécholamines circulantes + B2M AMPc ↘entrée Ca dans la cellule et donc myorelaxation),
stimulation récepteurs H1 (BC) et les systemes non adrénergiques non cholinergiques (substance P = BC + BS)
PROBLEMES POSES
1- Problemes poses par la chirurgie :
a. Nature de l’intervention : URG/Programmée ; chirurgies à risque faible/modéré/élevé ;
b. Technique chirurgicale : durée, stimulation nociceptive, position +++++, clampage Vx, saignement +++
c. Complication thromboembolique et infectieuse +++++++
2- Problemes posés par le patient :
a) La maladie :caractérisée par :
a. Hyperréactivité BR aux différents stimulations risque de BS (par exacerbation des reflexes vagaux)
b. Obstr BR liée à l’hypersecretion BR, œdème de la nuque, BS, inflammation ATLCT, baisse de compliance
c. Inflammation : altération des structures BR
Conséquences :
o Modif mécanique ventilation : limitation des flux expiratoires hyperinflation dynamique
↗ : VR, CRF, CPT, ↘ : CV, VEMS, Tiffeneau, Vt
↗résistances BR ↗W pulm + ↗dépenses E, ↘compliance pulm AutoPEEP barotrauma
o Retentissement sur les échanges gazeux :
Hypoxémie par effet shunt/shunt vrai, espace mort, ATLCT
Hypercapnie : acidose resp secondairement mixte
o Retentissement cardiovx (formes évoluées) : Atteinte VD : ↘Qc VD ↘précharge VG et baisse du Qc +
HTAP.
b) Thérapeutique :
a. BD :
i. B2M (TC, HyperGly, HypoK, tremblement, N/V) –
ii. Théophyline : marge thérap étroite signes d’intox (TC, N/V, HoTA, TdR, convulsions) + interférence
avec les agents anesthésiques.
b. CTC : infection postop + retard de cicatrisation,hypoK, hyperglycémie
3- Problemes posés par l’anesthésie :
2.1- ALR :inconfort, encombrement, si bloc > D7 atteinte M. respiratoires.
2.2- AG :
a. Intubation : DLR/BS, hypersecretion BR
b. Réveil et extubation : Bronchospasme, DLR postop
c. Drogues : histamino-libérateurs :
EFFETS DES DROGUES ANESTHESIQUES :
- Hypnotiques :
o Thiopental + Etomidate = BC, histaminolibération (mais Pento = BD à dose > 7mg/kg) surtout chez les fumeurs
o Kétamine : BD : Drogue de choix surtout en urgence/BS ou HypoTA.
o BZD : Rarement his-lib.
- Analgésiques : TOUS = his-lib, rigidité TH. Le morphinique de choix si BS = Fentanyl.
- Curares :Atracurium + Mivacron = his (+)
- Halogénés : Sévo/Halothane TRT de BS (BD) + blocage réflexes trachéaux à l’IOT bloc vagale + moyrelax. [Link]
CONDUITE ANESTHESIQUE :
I – PHASE PREOPERATOIRE :
1- Evaluation pré-anesthésique :Réalisée qq jours préop (suffisement à distance de l’intervention programmée) +++
a. Interrogatoire :
i. ATCD M/C – Allergie – tabagisme
ii. Atteinte de la maladie + signes fonctionnels (dyspnée, toux, crises) – TRT suivi et doses
iii. Evaluer l’handicap resp (formes graves évolutives, facteurs déclenchants, classification de gravité, NYHA)
b. Examen clinique :Dyspnée – infection pulmonaire (auscultation +++) – classification de la maladie asthmatique
2 CHOC ANAPHYLACTIQUE : une réponse immunitaire spécifique induite principalement par IgE. Incidence: 1/13000 d'anesthésie
Cause : par ordre décroissant : Curare ( 1 ∕ 6500) >Latex >Hypnotique >ATB >Morphinique.
Grades de sévérité des manifestations cliniques du choc anaphylactique = tableau
Traitement :
- Stopper le contact avec l’allergène présumé
- Étendre le patient, surélever les jambes
- Assurer la liberté des voies aériennes
- Administrer de l’oxygène (masque, intubation)
- ADREnaline IV en titration/1 à 2 min, selon le grade de sévérité :
Grade 1 : PAS D’ADRÉNALINE : AntiHIS si manifestations cutanées, CTC peros
(angio-oedeme), ou IV (Angiooed laryngé)
Grade 2 : bolus 10 à 20 µg
Grade 3 : bolus 100 à 200 µgGrade 4 : bolus de 1 à 2 mg + MCE + VM
Grades 2 à 5 : remplissage vasculaire concomitant par cristalloïdes (jusqu’à 30 ml/kg)
PÉRIODE POSTOPÉRATOIRE
SSPI :
- Position ½ assise pour favoriser VS
- Surveillance : FR, coloration, auscultation, SpO2. HMD (TA + FC) + Suveillance biologique STD.
ANALGESIE POSTOPERATOIRE :Eviter la morphine paracétamol
ATB (cf. supra)
PREVENTION MTEV
Prévention CPC perop même en postop
ANESTHESIE CHEZ L’OBESE
POINTS ESSENTIELS + INTRODUCTION
1- L’obésité est un désordremétabolique qui a un impact important sur les fonctionsvitals (cvx, resp +++) ;
2- Le risque anesthésique périopératoire est plus élevé chez l' obese morbide ;
3- Ses comorbidités (l’HTA, CoronaroP, Diabète, [Link]éoarticulaires et certains cancers), surtoutdans sa forme androïde, diminuent
l’espérance de vie, et peuvent être contrôlées par une pertede poids durable.
4- Le bilan préopératoire doit être minutieux (surtout respiratoire, cardiaque etmétabolique).
5- Le risque d’intubationdifficile est majoré, et la pharmacocinétiquedes anesthésiques est modifiée.
6- L’anesthésielocorégionale est séduisante.
7- Le réveil est unmoment particulièrement à risque.
DEFINITION – EPIDEMIOLOGIE
La définition internationale de l’obésité repose sur l’indice de masse corporelle [IMC], en anglais BMI), définie par le rapport entre le
poids (kg) sur la taille² (m2). Il fournit une évaluation satisfaisante de la masse grasse :
Obésité modérée si BMI 30-34.9 - sévère entre 35 et 39,9 - très sévère (morbide) IMC >40 (surmortalité), super obèses > 55.
PROBLEMES POSES :
1) PROBLEMES POSES PAR LE TERRAIN :
A- PROBLEME POSÉ PAR L’OBÉSITÉ :
1- Troubles cardiovasculaires : HTA, CPC d’athérosclérose, Cardiomyopathie de l'obèse
- [Link] activité limitée, donc simplement, faire marcher le patient peut révéler une mvz tolérance.
- Cliniquedifficile àapprécier examens complémentaires indispensables :
i. ECG (impératif) : HVG, déviation axiale, ACFA
ii. Rx Thoracique : cardiomégalie inconstante.
iii. L'échocardiographie : HVG
- Une décompensationventriculairegauche peut survenir en période peropératoire pour de multiples raisons :
a) remplissage trop abondant ou trop rapide, ;
b) effet inotrope négatif des agents anesthésiques ;
c) augmentation de la pression artérielle pulmonaire par l'hypoxie ou l'hypercapnie.
2- Troubles respiratoires :Insuffisance respiratoire +++
a. L’activité métabolique de la graisse (E consommée à bouger) augmentent la MO2 + production CO2.
b. Multiples conséquences sur la fonctionventilatoire (surcharge graisseuse de la cage thoracique) :
- Augmentation des résistances des voies aériennes par diminution de leur calibre ;
- Diminution de la CRF ; Baisse de la compliance du parenchyme pulmonaire +++
- Augmentation du travail respiratoire.
Toutes ces modifications diminution de l’oxygénation pulmonaire (% IMC) IRC restrictive.
Peu d’interet des explorations respiratoires mais EFR recommandé.
3- Trouble gastro-intestinaux :
Risque d’inhalation chez l’obèse : ↑PIG + faibe pH gastrique + vidange gastrique retardée + RGO ;
Précautions : Anti-H2, ISR + extubation chez un patient parfaitement réveillé.
4- La réponse catabolique : à l'agression chir peut nécessiter l'utilisation d'insuline en postop.
5- Le risque de TVP : chez l’obèse est environ deux fois plus important que chez le patient normal
PERIODE PEROPERATOIRE
OBJECTIF :
INSTALLATION (CONSIDÉRATIONS LOGISTIQUES ET TECHNIQUES)
- Matériel adapté au poids, difficultés d'installation et nécessité de personnels nombreux.
- Protection des points d'appui (risque accru de lésions nerveuses et rhabdomyolyse postopératoires).
- Adaptation de la taille des brassards de PNI.
- Difficultés des abords vasculaires :VVP plus difficile et intérêt du repérage échographique ?
- Monitorage de la curarisation plus difficile en ulnaire (calibrer l'intensité de stimulation).
MONITORAGE
- Monitorage systématique : T°, curarisation, profondeur de l’anesthésie (recommandé)
- Monitorage vasculaire à discuter : DTO, cathéter artériel, cathéter veineux central.
CHOIX DE TECHNIQUE ANESTHESIQUE
Avantages Inconvénients
• pas de dépression resp. si ALR limitée • Difficultés téchniques
• pas d'IOT : risque de bronchospasme faible • Risque de paralysie des muscles respi accessoires
ALR
• pas de ventilation mécanique • toux inefficace
• analgésie postop : Kt +++ • inconfort
• pas d'hypercapnie si ventilation mécanique • dépression resp - bronchospasme
AG • seule possible pour chir TH/ABD haute • majoration du shunt, hypoxie, barotrauma
• confort en cas de chirurgie longue • altération de l'HMD : autoPeep
CONDUITE DE L’ANESTHÉSIE
1- PRE OXYGENATION
- Risque d'hypoxémie avec désaturation plus rapide (temps de désaturation 1/% à I'IMC).
- PréO2 longue (3-5 min) avec inspirations pdfe en proclive à + 45° avec CPAP à + 10 cmH20, intérêt de la VNI.
- Ventilation au masque difficile, à 4 mains si nécessaire.
2- INDUCTION
- Materiel d’intubation (+ d’intubation difficile) adapté ; intérêt des glottiscopes.
- ISR + Sillik systématique si RGO. Pour les super-obèses/FDR d'IOT difficile : intubation vigile sous fibroscopie.
- Position tête surélevée et cou en hyperextension, ou position avec surélévation des épaules avec des coussins.
- CHOIX DE DROGUE ANESTHESIQUE :
• Privilégier : drogue d'action courte, moins liposoluble Propofol (induction = pds idéal, entretien = réel) ;
• Posologies des hypnotiques IV: propofol : dose d'induction au poids idéal, dose d'entretien au poids réel.
• Posologie des morphiniques: Prudence aux réinjections des morphiniques, éviter fentanyl.
Sufentanil: dose faible : initiale/poids réel et entretien/idéal. Risque d'accumulation/DRPO : titration
Rémifentanil : agent morphinique de choix chez l'obèse morbide; doser selon poids idéal.
• Posologie des curares :
• Succinylcholine = poids réel (augmentation de l'activité des PCE).
• CND : Poids idéal (sauf Miva/Atra/Célocurine) +curarimètre +++
• Décurarisation au poids idéal : Prostigmine (50 ug/kg). Sugammadex : 2 mg/kg + 40 %
• Posologie des AL en ALR :Lidocaïne et bupivacaïne: 75 % dose normale (réduction du volume épidural), risque
d'extension du bloc et variabilité du bloc segmentaire.
3- ENTRETIEN :
- Drogue assurant un réveil rapide, sans E2 (pour éviter les CPC respiratoires).
- Halogénés peu liposolubles (Des/Sevorane) + Rémifenta (courte durée d’action). Sinon Propofol (Halo > propofol)
- Si HTAP : Eviter l’hypoxémie et le N2O – Favoriser les halogénés VD (Sevo et Isoflurane)
- Monitorage de la profondeur d’anesthésie + curarimètre.
4- VENTILATION :
- VC rapporté au poids idéal : 8 ± 2 ml/kg puis adaptation selon GDS.
- PEP ≥ 10 mm Hg et manoeuvres de recrutement alvéolaire systé[Link] L’AUTOPEP
- Ventilation en proclive 25-40° ou transat recommandée.
- ∆ etC02-PaC02 souvent élargi, hypercapnie modérée PetC02 < 50 mmHg.
5- EXTUBATION/RÉVEIL :Réchauffement : normoT°, enabsence de troubles d’hématose ; Analgésie efficace ++++
COMPLICATIONS PEROPÉRATOIRES
1- Respiratoires :
a. Modification de la position de la sonde d'intubation (intubation sélective) lors de l'initiationdu pneumopéritoine
ou des changements de position : vérification (auscultation)et repositionnement.
b. Création de shunts : majoration de la Fi02, majoration de la PeeP
c. Surcharge pulmonaire : vasodilatateur, diurétique
2- Hémodynamiques et hémorragiques
STRATEGIE TRANSFUSIONNELLE
- Seuil transfusionnel : 8-9 g/dL (ATCD CVX) – 10-11g/dL ([Link] – [Link] – Intolérance clinique)
- Remplacement liquidien : Nécessaire (pertes insensibles perop) pour maintenir la précharge.
PÉRIODE POSTOPÉRATOIRE
REVEIL : Réchauffement +++ normoT°, enabsence de troubles d’hématose ; Analgésie efficace ++++ extubation sur table
SSPI :
- Position ½ assise pour favoriser VS ; VNI systématique si SAOS, surtout si chirurgie TH/sus-ombilicale
- Suveillance biologique: glycémie, bilan rénal, CPK en cas de chir. de longue durée (dépistage de rhabdomyolyse).
ANALGESIE POSTOPERATOIRE : APD/Morphine intrathécale – morphine PCA – paracétamol …
ATB (cf. supra)
PREVENTION MTEV : Risque de CPC thromboemboliques élevé: approche multimodale conseillée :
o bas antithrombose et/ou compression pneumatique intermittente
o augmenter de 25% les doses de HBPM utilisées pour la thromboprophylaxie :
Enoxaparine 2 inj SC/24H(IMC en mg X 2/24 h sans dépasser 50 mg/injection) (au pds réel)
Si poids > 150kg intérêt+++ de monitorer l'activité anti-Xa même en prophylaxie.
GESTION DES COMPLICATIONS POSTOP
Corriger rapidement une TC (sédation jusqu'au réchauffement, analgésie postop efficace), attention (mort subite)
Correction d'une hypovolémie par un remplissage +/- vasopresseur (BB efficaces en abs facteur déclenchant) ;
Les poussées HTA postop [Link]
Transfusion au besoin
Complications infectieuses du site opératoire: défaut de cicatrisation.
Syndrome du compartiment abdominal pouvant être responsable de défaillance rénale voire multiviscérale.
Réalimentation postopératoire: 20-30 kcal/kg/j selon poids ajusté= poids idéal+ [(poids réel - poids idéal x 0,25)
Déséquilibre glycémique : Insulinothérapie IV préférable (si femme enceinte : ½ dose d’insuline)
DEFINITION – EPIDEMIOLOGIE
La définition internationale de l’obésité repose sur l’indice de masse corporelle [IMC], en anglais BMI), définie par le rapport
entre le poids (kg) sur la taille² (m2). Il fournit une évaluation satisfaisante de la masse grasse :
Obésité modérée si BMI 30-34.9 - sévère entre 35 et 39,9 - très sévère (morbide) IMC >40 (surmortalité), super obèses > 55.
SPECIFICITES PHARMACOLOGIQUES
- Perturbation de [Link] et de la fixation protéique et de l’élimination des agents
thérapnécessitéd’administrerune dose élevée pour obtenir le mêmeeffet !
- Les formuleshabituelles de mesure de ClCr ne sont pas adaptées au patient obese ;
Nécessité de monitorage de la profondeurd’anesthesie !
ÉVALUATION PRÉOPÉRATOIRE :étapeprimordiale :
La consultation d’anesthésiepermetde :
o Déterminer les comorbiditésassociées :CINQ : HTA – Diabète – SAOS – CoronaroP - MTEV
o Evaluer la difficultéd’intubation (circonf du cou +++, et celle de l’abordveineux !
o Décider du protocoleanesthésiqueadapté et des prémédications,
o Informer le patient des risquesliés à l’anesthésie et inhérents à sapathologie.
IMPLICATIONS DE L’OBÉSITÉ POUR L’ANESTHÉSIE :
1- Troublescardiovasculaires : HTA, CPC d’athérosclérose, Cardiomyopathie de l'obèse
- [Link]activitélimitée, doncsimplement,faire marcher le patientpeutrévélerunemauvaisetolérance.
- Cliniquedifficile àapprécierexamenscomplémentairesindispensables :
a. ECG (impératif) : HVG, déviationaxiale, ACFA
b. Rx Thoracique :cardiomégalieinconstante.
c. L'échocardiographie:HVG
- Unedécompensationventriculairegauchepeutsurvenirenpériodeperopératoire pour de multiples raisons :
a) remplissage trop abondantou trop rapide, ;
b) effet inotrope négatif des agents anesthésiques ;
c) augmentation de la pressionartériellepulmonaire par l'hypoxieoul'hypercapnie.
2- Troubles respiratoires :L'évaluationpréopératoiredoitcomporter :
a. FNS (éliminerunepolyglobulie)
b. Rx TH + GDS (position debout + couchée) –EFR
c. Informer le patient des risques(possibilitéd'une intubation vigile, une ventilation postop,trachéotomie).
d. Perop :Capnographie = mauvaistémoin de ventilation (élargissement du gradient entre la PACO2 et PaCO2).
e. La ventilation-minute devraêtreréglée sur unegazométrieartérielle.
f. Les difficultés de VNI et d'IOTpeuventêtreextrêmementimportantes chez l'obèse(cf. Risqued’IOT difficile)
3- Trouble gastro-intestinaux :
Risqued’inhalation chez l’obèse : ↑PIG + faibe pH gastrique + vidangegastriqueretardée + RGO ;
Précautions :Anti-H2, ISR + extubation chez un patient parfaitementréveillé.
4- La réponsecatabolique :à l'agressionchirpeutnécessiterl'utilisationd'insulineen postop.
5- Le risque de TVP:chez l’obèseest environ deuxfois plus important que chez le patient normal
BILAN PRÉOPÉRATOIRE
- Préciser les prisesmdcmt: INH capture de sérotonine ( HTAP), amphétamines(instabilité HMD perop).
- Examenscomplémentaires à adapter aux co-morbidités.
- Prémédication: hydroxyzine (si patient trèsanxieux) et association d'antiH2 et de citrate siobésitémorbide.
- Information obligatoire du patient sur les risquesanesthésiques +++
PÉRIODE D'INDUCTION
- Risque d'hypoxémie avec désaturation plus rapide (temps de désaturation 1/% à I'IMC).
- PréO2 longue (3-5 min) avec inspirations pdfeen proclive à + 45° avec CPAP à + 10 cmH20, intérêt de la VNI.
- Ventilation au masque difficile, à 4 mains si nécessaire.
- Materiel d’intubation (+ d’intubation difficile) adapté ; intérêt des glottiscopes.
- ISR + Silliksystématique si RGO. Pour les super-obèses/FDR d'IOT difficile : intubation vigile sous fibroscopie.
- Position tête surélevée et cou en hyperextension, ou position avec surélévation des épaules avec des coussins.
MONITORAGE ET VENTILATION
- Monitorage systématique : température et curarisation.
- Monitorage recommandé de la profondeur d'anesthésie (BISTM).
- Monitorage vasculaire à discuter :DTO, cathéter artériel, cathéter veineux central.
- Ventilation :
- VC rapporté au poids idéal : 8 ± 2 ml/kg puis adaptation selon GDS.
- PEP ≥ 10 mm Hg et manoeuvres de recrutement alvéolaire systématiques.
- Ventilation en proclive 25-40° ou transat recommandée.
- ∆ etC02-PaC02 souvent élargi, hypercapnie modérée PetC02 < 50 mmHg.
- Eviter PEP intrinsèque.
PÉRIODE PEROPÉRATOIRE, CHOIX DES DROGUES
Modifications complexes d'ordrepharmacologique
- Thiopental + BZD + Kétamine : très liposolubles ↑volume de distribution = risque de surdosage, effet prolongé.
- Privilégier les drogues d'action courte, moins liposolubles Propofol (induction = pds idéal, entretien = pds réel) ;
- Eviter voies lM et SC (absorption imprévisible).
- Posologies des hypnotiques IV: propofol : dose d'induction au poids idéal, dose d'entretien au poids réel.
- Eviter midazolam (s'accumule fortement dans le tissu adipeux) et thiopental (très lipophile).
- Moindre liposolubilité du sévoflurane donc préférer le desflurane.
- Intérêt++ du monitorage de la profondeur d'anesthésie (BIS™)
- Posologie des morphiniques:Prudence aux réinjections des morphiniques, éviter fentanyl.
Sufentanil: dose initiale/poids réel et entretien/poids idéal. Risque d'accumulation majeure et
dépression respiratoire postopératoire prolongée. Intérêt de titrer la dose la plus faible.
Rémifentanil : agent morphinique de choix chez l'obèse morbide; doser selon poids idéal.
- Posologie des curares:
o Succinylcholine = poids réel (augmentation de l'activité des PCE).
o CND : Induction = poids idéal (vecuroniun et rocuronium), poids réel pour l'atracurium et le cisatracurium.
Entretien selon poids idéal et monitorage de la curarisation pour tous les curares pour dose minimale.
o Décurarisation à posologie rapportée au poids réel. Si sugammadex : 2 mg/kg poids idéal + 40 %
- Posologie des anesthésiques locaux en cas d'anesthésie périmédullaire:
o Lidocaïne et bupivacaïne: 75 % dose normale (réduction du volume épidural), risque d'extension du bloc et
variabilité du bloc segmentaire.
- Posologie des ATB selon la formule : Poids de référence = [facteur de correction (fc) x (pds réel - pds idéal)] + pds idéal
Devant toute exacerbation d’asthme, il est fondamental de reconnaître et d’hospitaliser les malades susceptibles de développer un AAG en
repérant rapidement ceux qui ont un profil à risque, ceux qui présentent des signes de gravité associés à la crise, et a fortiori des signes de
détresse vitale, et de réorienter ceux dont l’évolution immédiate n’est pas satisfaisante.
EXAMENS COMPLEMENTAIRES :
- Gaz du sang : meilleur reflet de l’obstruction que la PaCO2
Evolution immédiate :
Peut être très rapide en termes d’aggravation ou d’amélioration
Les signes les plus précoces d’amélioration sont :
- diminution de la sensation de dyspnée et de la tension des sterno-cléido-mastoïdiens,
- baisse des fréquences cardiaque et respiratoire.
- DEP, un gain de 50 à 60 L et surtout le passage à plus de la moitié de sa valeur normale
TRAITEMENT MEDICAL
Oxygène humidifié= indication formelle
Débit de 6 à 8 L/min au masque, l’objectif = SpO2 >92 %, dans ce contexte de travail respiratoire intense. L’hypoxémie, liée à un
effet shunt éventuellement aggravé par les bêta-2-mimétiques, est en général facilement corrigée. Le risque de majoration de
l’hypercapnie ne paraît survenir que pour une FiO2 à 100 % chez des patients déjà hypercapniques.
Bronchodilatateurs
Bêta-2-mimétiques :urgent, puissant, rapide !
- TRTd’urgence des asthmes aigusquelle que soit leur gravité : Puissance, rapidité d’action, large margethérapeutique.
- Par voie inhalée ou IV (si détresse vitale)
- E2 : % à la dose :
- Hypokaliémie, hypomagnésémie,Hypoxémie (inhibition partielle de VC hypoxique), Hyperlactémie
- Effets paradoxaux au cours de la nébulisationavec aggravation du spasme
La voie inhalée est privilégiée en première intention(efficace et effets systémiqueslimités) :
- Posologies : Salbutamol 2,5 à7,5 mgou 5 mg de terbutaline, nébulisésau masque avec O2 à 6 à 8 L/min, 3-4 fois
la 1eH, puis 1 fois pendant la 2eH et une fois toutes les 3-4H (en fonct dela réponse).
La voie parentérale nécessiteune surveillance monitorée (E2 potentiels), utilisés seulement si détresse vitale ou inefficacité
de la voie inhalée :
- Lavoie S/Cest utile dans les formes extrêmespendant la préparation des gestes de réanimation
- La perfusion IV àdébit continu,àdose de départ est de 0,5 mg/h, puis doublée toutes les 10-15 min en
l’absence d’efficacité. Au-delàde 7 mg/h, pas d’effet bénéfique supplémentaire.
Adrénaline
- Utilisée souvent encas d’échec des bêta-2-mimétiques, réservée aux services de réanimation.
- Elle peut êtreutilisée en aérosol (1 à 3 mg) ou par voie parentérale.
- Action très brèveaérosolisationcontinue, ou à intervalles rapprochés, ou SAP (0,25 à 0,5 mg/h).
Anticholinergiques : BD, moins puissant, progressif (max 30-90min, persiste 8-9h), en nébulisation + B2M(phase initiale de l’AAG).
Magnésium = TRT d’appoint : Inhibe la contraction [Link],potentialisel’action des B2M. Effets modérés et brefs.
Utilisé en nébulisation + B2M (100-500mg sulfate de Mg) ou en IV (1-2 gsur 20min, suivie d’une perfusion de 2 g sur 24H.
Corticoïdes
- Réduire la part inflammatoire, réstaurer la sensiblité des Rec.B2M bronchiques
- Délai d’action > 6H, dose trop faible = inefficace, dose trop forte = aucun bénéfice supplémentaire
- Posologie = 800-900mg HHC ou 1-2mg/kg/Jour de Solumedrol
Traitements adjuvants
- ATB thérapie ne doit pas être systématique
- L’acidose métabolique éventuelle ne nécessitejamais de traitement.
- Les sédatifs sont contre-indiqués. Les mucolytiques peuventdiminuer l’effort de toux et majorerle bronchospasme.
Problêmes posés : l’obstruction bronchique et son caractère inhomogène sont à l’origine d’une double difficulté :
- à l’insufflation des gaz : ↗résistances inspiratoires : 3 zones de ventilation (sur/mal/non ventilés) ;
- à l’expiration : certains territoires alvéolaires n’ont pas la possibilité d’exhaler totalement le volume courant,
réalisant au maximum une ventilation « à clapet »
Résultante = AutoPEP (avec hyperinflation dynamique) CPC respiratoires (baro/volotrauma) + hémodynamiques.
Dès qu’un réveil de bonne qualité est obtenu, et en l’absence de complications, la période de sevrage est en principe très courte :
après un test bref de ventilation spontanée, le patient est extubé afin d’éviter toute récurrence du bronchospasme induite par la
sonde d’intubation ou les broncho-aspirations.
SDRA
POINTS ESSENTIELS + INTRODUCTION
1. C’est une forme très grave de l’IRA
2. L’amélioration de la compréhensiondelaphysiopathologie du SDRA = amélioration de sa PEC
3. La ventilation « protectrice » associant de petits VT (6 ml/kg poids idéal) + PEP permet de diminuer la morbi- mortalité liée au SDRA.
4. Une diminution de la [Link]élé insp à < 30cmH2O diminution de la morbidité et mortalité.
5. Le VT idéal doit être le plus souvent adapté pour chaquepatient au vu du volume de poumon sain restant et de la MV.
6. L’E.M instrumental devra être réduit au maximum afin de limiter l’hypercapnie parfois induite par la ventilation à petits volumes.
7. Le décubitusventral pourrait avoir un intérêt chez les patients les plus hypoxémiques.
8. Les curares à la phase précoce du SDRA et pour 24-48H permettent de diminuer la mortalité sans E2 additionnels.
9. Le recours à l’ECMO doit être réservé à des SDRA très graves réfractaires aux thérap conventionnelles (<10% des cas).
3- LÉSIONS PULMONAIRES INDUITES PAR LA VENTILATION MÉCANIQUE = Baby Lung !Petit poumon fonctionnel
= risque majeur de barotraumatisme (PNO, Pneumomédiastin …).
4- HÉTÉROGÉNÉITÉ DES RAPPORTS VENTILATION / PERFUSION :
Au cours du SDRA coexistent des zones pulmonaires normalement ventilées, des zones condensées non ou peu ventilées et des
zones surdistendues.
L'hétérogénéité rend particulièrement difficile les réglages de la ventilation mécanique, car si les zones collabées vont
« s'ouvrir » avec l'augmentation du volume courant (ou de la pression inspiratoire) les zones saines vont être surdistendues
VILI (aggravation du SDRA).
ETIOLOGIES et FDR :
TRAITEMENT
I – TRAITEMENT VENTILATOIRE :Deux objectifs = deux réglages :
Objectifs :
1- Assurer des échanges gazeux raisonnables
2- Eviter la surdistension pulmonaire en fin d’inspiration
Réglages :
1- la limitation des Pi (≤ 30 cmH2O) = réduction des Vt ≤ 6 ml/kg poids théorique = Pplat≤ 30 cmH2O
2- L’utilisation d’une pression expiratoire positive (PEP).
Modes ventilatoires :
- Utiliser le mode ventilatoire dont on a l'habitude en pratique quotidienne.
- Le mode ventilatoire le plus souvent utilisé est le mode en VAC ; il permet de :
o délivrer un volume précis
o monitorerPplat(reflet du risque barotraumatique).
- Régler un temps de pause de 0,2 à 0,4s ce qui permettra d'obtenir automatiquement la valeur de la Pplat
Ventilation posturale :Le décubitus ventral (DV) améliore les échanges gazeux, et donc l’oxygénation, de la plupart des
patients en SDRA.
- Le DV ne doit donc pas être proposé en routine aux patients en SDRA.
- Sur des bases physiologiques on pourrait proposer le DV aux patients présentant une atteinte lobaire (accord faible)
- La prévention des complications du DV devra être méticuleuse (complications cutanéo-muqueuses, ablation
accidentelles des cathéters, œdème facial…
À ce jour, aucune étude n'a permis de montrer une diminution de la mortalité du DV en l'absence de patients sélectionnés.
2- SEDATION ET CURARISATION DES PATIENTS EN SDRA :Pour le but d’adaptation parfaite le patient au ventilateur à la phase
aigue du SDRA (empêchant les phénomènes d'asynchronisme ventilatoire) :
- Curares à la phase initiale = amélioration des paramètres d’oxygénation, diminution de l’inflammation ;
- Lorsque les patients sont curarisés, on peut utiliser le BIS afin d’éviter une sur-(ou sous-) sédation.
3- NO INHALE :
o VD pulmonaire limitée aux zones ventilées amélioration du V/P
o Lutte contre l’HTAP (baisse d’œdème alvéolaire, BD, effet anti-inflammatoire), aide à la fermeture d’un FOP
(si shunt droit-gauche).
4- ALMITRINE : Renforcement de la VC pulmonaire hypoxique (VPH), intérêt de l'association avec le NO mais effets additifs et
non synergiques.
INTRODUCTION :Un 1/3 des admissions en traumatologie -70% sont des AVP - Age moyen entre 40- 45 ans (sujet jeune) -
Traumatisme potentiellement grave – Mortalité élevée.
PHYSIOPATHOLOGIE
a. MECANISME :L'énergie cinétique au moment du traumatisme constitue le principal déterminant de la gravité
des lésions. Ainsi, Trois mécanismes éventuellement associés, sont à l’origine des lésions traumatiques :
•Lors de l'arrêt brutal du corps, chaque organe poursuit sa course pour son propre compte en fonction de son poids et
de sa densité ⇒lésions de tiraillement, de cisaillement ou d'écrasement des différentes structures.
•L'absorption de l'énergie cinétique est variable avec la rigidité des structures et donc l'âge.
•les volets et fractures de côtes ⇒ sujets âgés.
•Les contusions pulmonaires et les ruptures diaphragmatiques ⇒ adultes jeunes
b. LESIONS ASSOCIEES :
- Lésions crâniennes TdConscience gêne à la ventilation, inhalation BR hypoxie majore l’œdème cérébral
- Traumatisme abdominal masqué
- Détresse respiratoire non liée à des lésions thoraciques :
• Traumatisme crânien grave
• Lésions médullaire haute
• Obstruction des VAS (chute de langue, corps étrgr, vomissements, sang dans le traumatisme facial)
CONDUITE DIAGNOSTIQUE
1-Bilan lésionnel :
1) Clinique :
- Inspection :
• FR, amplitude respiratoire - Cyanose, asymétrie des 02 hémiTH, volet costal, respiration paradoxale
• Lésions cutanées
• Turgescence des jugulaires, tirage (obstruction des VAS), Hémoptysie (contusion)
- Palpation : emphysème sous cutanée, douleur à la pression des côtes
- Auscultation : ↘ murmures vésiculaires, bruits du cœur (souffle, frottement, assourdissement)
- Prise comparative des pouls, PA° aux 04 membres :
• ≠ > 20 mm hg, lésion aortique
• Pouls paradoxal épanchement compressif
• Bradycardie lésion médullaire, HIC, médication (βB, anti arythmique), contusion myocardique
- Vitesse de recoloration du lit capillaire sous inguinal
- Surveillance par SpO 2
- Evaluer le degré de la conscience, examen des autres régions anatomiques
2) Para clinique :
a. Radio thoracique - Echographie : ETT, ETO - TDM thoracique
b. Fibroscopie bronchique : si suspicion de rupture trachéo-bronchique
c. ECG : contusion myocardique (trouble de conduction, de rythme, de repolarisation)
d. Biologie : FNS, GS+RH, ionogramme sanguin, GDS, coagulation (TP, TCA), troponine
2-Composante lésionnelle :
2.1- LESIONS PARIETALES :
Emphysème sous cutanée : effraction (pariétale – [Link]) – Rupture ALV/OESOPH
Lésions osseuses :
- FR côtes/sternum : Diagnostic clinique +++
o Rechercher systématiquement : PNO – HémoTH – Emphysème s/c – Hémoptysie.
o Cotes : Souvent 5-9e cotes – Sternum : Hématome rétrosternal.
o Particularités des fractures de certaines cotes :
FR 1e côte lésion vertébrale/plexiq/vx/trachéale/œsophagienne.
FR 11-12e côte hémoTH, rupture diaphragmatique, viscères pleins intra-ABD.
- Volet TH :existence sur 3 étages d’au moins 2 foyers deFR costales. 3 types : Ant/Lat/Post
o Volet non mobile : FR non déplacée, immobile (post)
o Embarrures : volet enfoncé dans la cavité TH (latéral = très mobile) séquelle tardive
o Insuffisance Respiratoire : Douleur +++ (encombrement BR : un petit volet sur des bronches pleines peut
être plus mobile qu’un grand volet sur des bronches libres) – compression pulmonaire (HypoVA) –
Contusion pulmonaire (troubles de l’hématose).
Rupture diaphragmatique : 3 à 4 % des patients traumatisés graves (accident à cinétique élevée) :
o Prédominance gauche
o Clinique rarement spécifique - Aspect radiographique parfois évocateur.
o Évolution naturelle vers l’aggravation progressive ou brutale.
o Diagnostic par la TDM
2.2- LESIONS PLEURO-PULMONAIRES
E. PNO :
a. Causes : FR côtes – plaie TH – rupture BR – Barotraumatisme – iatrogène (kiné respiratoire)
b. Gravité liée à la [Link] :↗[Link] rapide = PNO suffocant = Arrêt circulatoire +++
c. Diagnostic : essentiellement Rx (clinique pauvre : muet, emphysème s/c, dyspnée) :
d. Rx TH +++ (Hyperclarté - Horiz ½ diaphrgm – Déplacement mdst - Poumon collabé) - TDM (PNO minime)
e. TRT = Drainage (avant même la mise sous VM).
F. Hémothorax : Isolée ou associé à un PNO : Retentissement HMD +++
a. Origine : plèvre et paroi TH ([Link], mammaire), poumon, médiastin, diaphragme, viscères, iatrogène.
b. Clinique : ↘ MV, matité à la pression, troubles tensionel
c. Imagerie = Rx TH +++- Echographie - TDM : plus sensible, quantifie l’épanchement
d. TRT = Drainage (+ Autotransfusion si saignement massif, en attendant la thoracotomie).
G. Epanchement mixte : hémo-PNO
H. Lésions pulmonaires :
a. Hématome intrapulmonaire = lésion mineure par rupture pulmonaire : régression spontanée en qq SMN.
b. Pneumatocèle – Lacération pulmonaire – Rupture pulmonaire : FR costale/Décélération/Blast.
c. Contusion pulmonaire :Rupture ALV-CAP+ infiltrat HR interstitiel et alvéolaire – RISQUE DE PP bact +++
i. la plus fréquente, trauma direct du poumon/décélération brutale – plus graves chez le sujet jeune
ii. Diagnostic = TRIADE (hypoxémie – hémoptysie – opacités ALV) –
iii. TRT =VNI ++++
d. ATLCT : collapsus pulmonaire : Lobe inférieur +++ 3 mécanismes :
OBSTR BR proximale : mucus, sang, corps étranger, rupture bronchique
OBSTR BR distale : œdème, bouchon muqueux
Epanchement pleural compressif
Rx thorax :
- Signe direct = Opacité non aérée, triangulaire à sommet hilaire +++, +/- bronchogramme aérien
- Signe indirect = Déplacement et déformation hilaire - ↗coupole diaph. - ↗aération des territoires
adjascents - Pincement inter costal
2.3- LESIONS MEDIASTINALES :
D. Hémo-médiastin
E. Lésions cardio-péricardique
Contusions myocardiq : 15% des TTF - Lésion létale la + fréq non DC (DLR TH/EDC - TdR – TdC ou ECG Normal) -
Troponine T peut aider au DC
Lésions péricardique : Tamponnade +++ (hypotension + turgescence des jugulaires, PVC ↗).
Lésions valvulaire : Aortiques/tricuspidienne/septale.
F. Pneumo-médiastin
4. Lésions trachéo-bronchiques : emphysème s/c – hémoptysie – DRA – PNO à la radio
5. Lésions œsophagienne : rares – DLR/dysphonie – Emphysème s/c …
6. Lésions du canal thoracique : Rare, Dg lors d’évacuation d’un liquide pleural = Chylothorax
PRISE EN CHARGE
I - PRISE EN CHARGE PRE-HOSPITALIERE :
- Evaluation préhospitalière
- Interrogatoire : circonstance de survenue (AVP, compression, décélération…), ATCDS cardio-pulmonaires
- Retentissement sur les fonctions pulmonaires et HMD :
Traumatisme fermédu thorax + détresse respiratoire aigue :
• Obstruction des VAS
• Epanchement pleural abondant
• Lésions extra respiratoire : médullaire, crânien
Traumatisme fermédu thorax + détresse circulatoire aigue :
• Pleurésie de grande abondance
• Epanchement péricardique compressif
• Pathologie valvulaire aigue
• Lésions hémorragiques extra respiratoire
- Conditionnement du malade :
• Monitorage : PNI, électrocardioscope, SpO 2
• O2 : débit en fonction de la SpO 2 : Lunette ou masque ou VM (selon les critères d’intubation : FR > 26, PAS < 10,
PaO 2 < 60, PaCO 2 > 45, PH < 7.20, lésions associées abdominal et/ou neurologique ISR ou IOT vigile
• HMD : remplissage Vx, transfusion (Hb < 8), vasopresseurs
• Analgésie : limiter l’encombrement, l’hypoxémie, stress antalgiques mineurs, morphiniques
Cas particulier :
- Signes d’IVD : envisager l’existence de PNO suffocant exsufflation dans le 2ème EIC sur la lignemédio claviculaire
- Instabilité HMDHR non extériorisée hémoTH volumineux drainage TH + système de récupération sanguine.
II - PRISE EN CHARGE A LA SALLE D’ACCUEIL :
- Place d’imagerie :
• Patient instable HMD malgré remplissage et vasopresseurs, ou état initial précaire stabilisé recherche de
lésions HR bruyantes : Rx thorax + écho pleurale au lit du malade
• Patient relativement stable : TDM thoracique avec et sans injection, échocœur : ETO > ETT
- Autres examens :ECG systématique - Biologie : GDS, troponine, FNS, GS+RH, RAI, iono-SG, Hémostase (TP, TCA, Fbg)
III - PRISE EN CHARGE HOSPITALIERE :
- CRITERES D’ADMISSION EN USI :
• TT d’emblée grave.
• Mécanisme de survenue : décélération brutale, explosion,compression brutale et/ou prolongée, chute d’une grande
hauteur, éjection d’un véhicule.
• Âge >60 ans et ATCDs cardio-pulmonaires.
• Nécessité de techniques analgésiques spécifiques (PCA , morphinique, analgésie péridurale).
• Lésions associées extra thoraciques (trauma crânien).
• PaO2/FiO2 ↓ initialement et/ou dégradation IIaire.
• Anomalies ECG ou échocardio.
• Volume pulmonaire non ventilé sur la TDM thoracique d’admission ≥ 20 % VPT.
- OXYGENOTHERAPIE ET VENTILATION :
• Critères d’intubation :FR> 26 c/min - PAS< 100 mmHg - PaO2< 60 mmHg - PaCO2> 45 mmHg - pH< 7,20 -
Lésions associées abdominales et/ou neurologiques
• VNI :Améliore le recrutement alvéolaire, ↘ l’incidence de PP nosocomiale, durée de séjour en réanimation
MAIS CPC = dilatation gastrique, lésion de compression.
• VM : surveillance de l’évolution de pression maximale d’insufflation
• Evaluation : clinique, gazométrique, Rx.
- ANALGESIE : Evaluer la douleur : EVA, échelle numérique
• Modalités :
o IV : Paracétamol : 1g/6h ou Agonistes morphiniques (Néfopam, nalbuphine)
o ALR : péridurale +++, bloc inter costal
- KINE RESPIRATOIRE :+ analgésie efficace, améliore le drainage des sécrétions trachéo-BR et la fonction respiratoire
- DRAINAGE THORACIQUE :Indiqué dans les situations suivantes :
1- PNO : drainage antérieur ou latéral, drain vers l’apex (taille 20-28 F) :
o PNO sous tension : détresse respiratoire, circulatoire, désadaptation au respirateur
o PNO complet – bilatéral – Polytraumatisé – PNO avec nécessité de VM.
2- HémoTH et hémo-PNO : drainage latéral.
3- HémoTH massif : drainage pleural avec autotransfusion du sang drainé, mesure du débit HR
• Complications :
o Mauvaise position du drain : sous cutanée, intra parenchymateux, diaphragme, viscère
o Douleur secondaire à la pose du drain
o Saignement ou Atteinte du nerf phrénique, PNO controlatéral, atteinte des gros Vx et cardiaque
- PONCTION PERICARDIQUE :en cas de tamponnade par voie sous xiphoïdienne
- TRT ASSOCIES :
• Respect stricte de la balancehydrosodée : Limité la surcharge pulmonaire - Corriger l’hypovolémie
• Prévention de la MTEV : moyens mécaniques ou pharmacologiques
• ATBth : PAS d’ATBProphylaxie – 2 critères pour le choix d’ATB : Anti staph – bonne diffusion pulmonaire.
- TRT CHIR : TT ouvert - HémoTH important : 1500 cc à la pose du drain ou 100 cc/h - Voie trachéale ou œsophagienne
CONCLUSION
La meilleure compréhension de la physiopathologie de l’insuffisance respiratoire et de la détresse circulatoire chez le TT a permis une
amélioration de la PEC initiale des [Link] est possible de proposer une véritable stratégie thérapeutique qui permet une réanimation adaptée
aux patients les plus graves et aux polytraumatisé[Link] TT isolés peuvent bénéficier d’une PEC plus réduite qui privilégie l’analgésie.
Pneumopathies aigues
bactériennes et virales
POINTS ESSENTIELS
1- Pathologie fréquente, le pneumocoque est actuellement prédominant.
2- Il n'y a pas de définition précise de la sévérité d'une pneumopathie communautaire.
3- Le diagnostic associe une symptomatologie respiratoire avec une fièvre et surtout une image à la Rxthoracique.
4- La documentation bactériologique (surtout ECB des crachats) est un élément majeur.
5- >75 % des étiologies sont représentées par : Streptococcus pneumoniae (33 %), BGN(17 %), Staphylococcus sp (10 %), Legionella
pneumophila (9 %) et Haemophilus influenzae (9 %).
6- PEC repose sur ATB, le choix se fait essentiellement sur le terrain, gravité du tableau, et l’existence/non d’une ATB antérieure.
7- En dehors d’une hospitalisation en réanimation, une monothérapie est généralement suffisante.
8- De façon schématique, deux familles sont utilisées en première intention : dans la plupart des cas les b-lactamines (amoxicilline)
quand l’orientation clinique se porte vers le pneumocoque, ou les macrolides en cas de suspicion de germe intracellulaire.
9- Les nouvelles molécules restent actuellement des alternatives à la b-lactamine.
Objectifs :
1- Guérison sans séquelles liées à la pneumonie elle même ou au TRT (IOT, VM, Mdcmts,CPC nosocom/iatrogènes etc.),
2- reconnaître rapidement la gravité initiale ou potentielle,
DEFINITION – EPIDEMIOLOGIE :
- La pneumopathie aiguë (pneumonie) est une infection du parenchyme pulmonaire d’évolution aiguë.Elle est dite
communautaire si elle survient en milieu extrahospitalier, ou au cours des 48H d'hospitalisation, ou au-delà de 14J
après un séjour hospitalier.C’est une affection grave pouvant engager le PC vital.
- Il s’agit d’une urgence :
Diagnostic : reposant sur un faisceau d’arguments cliniques et radiologiques
Évaluation de la gravité: initiale/secondaire sur des signes cliniques, scores de gravité et la décision
d’une admission rapide en réanimation
Thérapeutique : ATB probabiliste + PEC des défaillances d’organes.
DIAGNOSTIC CLINIQUE :
1- Signes généraux = SIRS:Fièvre ou Hypothermie, Hyperleucocytose ou leucopénie, Tachycardie, Tachypnée
2- Signes respiratoires :
- Toux, expectoration (inCte), dyspnée associées ou non à des douleurs pleurales ;
- à l’examen clinique : matité et râles crépitants avec ou sans frottement pleural.
3- Signes extrapulmonaires :céphalées, myalgies, troubles digestifs etc.
4- Calcul du score de Fine
Radiographie thoracique = GOLD STANDARD :
- Opacité alvéolaire (unique systématisée ou multiples) + bronchogramme aérique
- Complication ou pathologie sous-jascente : SDRA, cavité, cancer ...
- Dans les formes sévères de PAC, les modifications radiologiques sont rarement spécifiques d’un agent pathogène
(images très déstructrices)
En l’absence d’image évidente, malgré une radiographie de bonne qualité, une tomodensitométrie peut être nécessaire pour
visualiser des opacités alvéolaires compatibles avec une pneumonie.
DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE
Fait à l’admission (avant tout TRT), ne doivent pas retarder l’ATB (dans les 4H d’admission) ;
L’antibiothérapie initiale est toujours probabiliste jusqu’au retour des résultats des prélèvements.
Les résultats sont indispensables pour la réévaluation du 3e jour du traitement ;
1- PRÉLÈVEMENTS BRONCHO-PULMONAIRES INVASIFS
o PONCTION TRANSTHORACIQUE
Faite à l’aiguille fine (22 ou 25 G) elle permet un diagnostic dans 14 à 27 % des cas
Problèmes de tolérance (PNO, hémoptysies dans 13 % à 20 % des cas) en limitent l’usage.
o PRÉLÈVEMENTS BRONCHIQUES LORS D’UNE FIBROSCOPIE : LBA – Cathéter distal protégé – brosse ...
2- PRÉLÈVEMENTS BRONCHIQUES NON INVASIFS
o L’ÉTUDE DE L’EXPECTORATION : Manque de spécificité ; permetle Dc microbiologique du [Link], P.
jiroveci, M. tuberculosis et un virus sont isolés.
Pour les autres micro-organismes : l’interprétation est conditionnée par :
Réelle expectoration obtenue en aidant le patient
Transport immédiat au laboratoire
critères cellulaires (< 10 cellules épitheliale, > 25 PN par champ), prédominance d’un ou
éventuellement de deux types de bactéries.
3- PRÉLÈVEMENTS EXTRAPULMONAIRES : Hémocultures (positives dans 7 à 27 % des cas) ; PL, Ag urinaire de légionella,
détection de virus (culture, sérologie, PCR…).
Outre les hémocultures + prélèvements à visée pulmonaire (expectoration, aspiration trachéale, prélèvements distaux protégés)
avant ATBthérapie dont l’intérêt principal = ATB initiale « ciblée » à spectre étroit :
Recherche des antigènes urinaires (pneumocoque et Legionella pneumophila) est recommandée : résultat obtenu
en moins de 20 min. Spécificité > 95 % et sensibilité entre 70 et 90 %.
DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
Les principaux pathogènes responsables de pneumonies sont : Haemophilus influenzae, Mycoplasma pneumoniae, Chlamydia
pneumoniae, les virus, Staphylococcus aureus, et les bacilles à Gram négatif (Escherichia coli, Klebsiella species, Legionella
pneumophila).
- Pneumocoque = Streptococcus pneumoniae (germe principal 20-60% des pneumonies) :
o mortalitérapide 20 à 25 % en cas de bactériémie associée (choc septique décès en quelques heures)
o surtout chez les patients splénectomisés ou porteurs d’un autre déficit immunitaire
o survient préférentiellement chez : âgées, éthyliques, BPCO, cardiopathes chronique, d’un déficit en
immunoglobulines, d’une hémopathie maligne ou d’une séropositivité pour VIH.
o L’amoxicilline est active pour des souches de Streptococcus pneumoniae
- Mycoplasma pneumoniae :
o sujets jeunes, peu sévères et nécessitant rarement l’hospitalisation.
o prodromes = fièvre, frissons, céphalées, maux de gorge.
o Biologie : anémie hémolytique.
o sensible aux cyclines, macrolides, kétolides, et quinolones.
- Pneumonies virales représenteraient 30 % des pneumonies communautaires :
o Incidence élevée chez l’enfant, gravité élevée chez les sujets âgés.
o Diagnostic difficile (sérologie +++)
o Les virus responsables : virus respiratoire syncytial [VRS], virus zona-varicelle [VZV], virus influenza A et B...
- Staphylococcus aureus peut être responsable de certaines pneumonies communautaires d’extrême gravité.
- Les bacilles à Gram négatif (10 %) : comorbidités, ATB à domicile, maisons de retraite...
- Pseudomonas aeruginosa : responsable d’infections nosocomiales, ou communautaire (3 à 5 % des cas) chez les patients
porteurs d’une BPCO sévère, DDB, ou récemment hospitalisés.
- La légionellose (5 à 15 % des pneumonies communautaires) :
o Maladie à déclaration obligatoire, mortalité importante (14 %)
o Concerne les sujets âgés, tabagiques, BPCO ou immunodéprimés.
o Pneumonies sévères + signes extrarespiratoires : DHR – Tr neuro – Insuffisance rénale/hépatique - HypoNA
- Pneumonies d’inhalation : Cf . Cour !
■Facteurs de risque de mortalité
Plusieurs autres facteurs de risque de mortalité des PAC ont été identifiés :
extension des images radiologiques et existence d’un choc septique ;
maladie sous-jacente ultérieurement ou rapidement fatale, état de choc, bactériémie, ATB inadaptée, CPC non liées à la pneumonie ;
ventilation mécanique et choc septique.
N.B :
- La résistance à la pénicilline ne semble pas entraîner de surmortalité,
- Le délai de la prescription d’antibiotiques par rapport à l’admission est considéré comme un facteur de risque chez les patients
de plus de 65 ans : préscription précoce = diminution du risque de mortalité !
TRAITEMENT : implique
PEC d’une ou des défaillancesd’organes en réanimation,
Prélèvements microbiologiques les plus adaptés avant toute antibiothérapie, sans retarder celle-ci ;
ATBprobabilistedans les 4H d’admission ; à spectre élargi (association d’ATB) pour intégrer les B intra/extracell ;
Réévaluationau 3e jour de l’antibiothérapie : évaluation de l’efficacité et adaptation de l’antibiothérapie.
l’utilisation de traitementadjuvant, protéine C activée en cas de sepsis sévère avec au moins deux défaillances ;
SCORE DE FINE
Classe II :
70 Points
Mortalité 0,6 - 0,7%
Classe III :
71-90 points
Mortalité 0,9 - 2,8%
Classe IV :
91-130 points
Mortalité 8,2 - 9,3%
Classe V:
Points > 131
Mortalité 27 - 31%
LES PNEUMOPATHIES D’INHALATION
INTRODUCTION
La PI (décrite par Mendelson en 1946) se définit par l’inhalation de contenu gastrique ou oropharyngé dans le larynx ou les [Link] ce terme
de PI, plusieurs syndromes sont possibles selon la quantité et surtout la nature du liquide inhalé : liquide gastrique acide stérile (pneumonie
chimique = aspiration pneumonitis), ou le plus souvent des sécrétions oropharyngées(colonisées/infectées par des bactéries = aspiration
pneumonia). La distinction entre les deux entités est parfois difficile et des formes mixtes sont possibles.
PHYSIOPATHOLOGIE
Les mécanismes physiopathologiques en cause dans les PI sont décrites auTableau 3.
- L’inhalation de 0,3 ml/Kg de liquide gastrique d’un pH < 2,5
- L’inhalation de contenu gastrique de pH moins bas, mais de volume plus élevé
- D’autres substancespneumotoxiques (par ex : charbon activé, au cours d’intoxications médicamenteuses).
Dans d’autres circonstances exclues des PI (ex : Sommeil), à partir de l’inhalation de contenuoropharyngé(colonisé par des
bactéries surtout si mauvaise hygiène buccodentaire), se développent les PP communautaires. Cependant, le terme de PI est
réservé auxpatients ayant un risque particulier d’inhalation avec une clinique et des signes radiologiques évidents.
MICROBIOLOGIE : BGN = 40 % des espèces isolées. Dans40 % des cas, aucune bactérie n’est mise en évidence.
ASPECTS CLINIQUES
- Dans les formes symptomatiques, deux situations cliniquessont possibles :
• l’inhalation = manifeste : DRAlors de vomissements et/ou constatation de liquidegastrique dans l’oropharynx ;
• l’inhalation est suspectée sur les éléments suivants : existencede FDR, toux, dyspnée, wheezing.
- L’auscultation trouve des râles sibilants et/ou des râlescrépitants.
- Au cours des inhalations acides, la fièvre est souventpeu élevée initialement.
- Lors des inhalations périopératoires, la symptomatologieest qualifiée de majeure dans 30 % des cas.
Les territoires pulmonaires touchés :« Zones dépendantes »
- Position debout ou semi allongée : segments basaux des lobes inférieurs
- Position allongée : segments postérieurs des lobes supérieurs + segments apicaux des lobes inférieurs
IMAGERIE THORACIQUE
La localisation de l’atteinte respiratoiredépend de la position du patient au moment de l’inhalation. L’atteinte radiologique est
souvent multilobaire (LID ++).
PRONOSTIC
Le pronostic des PI est variable,les facteurs majeurs associésà la mortalité sont :
- ATB thérapie empirique inadaptée
- Présence d’hémocultures positives associées
- chez lessujets âgés : l’indice de Charlson et l’hypoalbuminémie.
TRAITEMENT
- L’oxygénothérapie et l’indication à la ventilation artificiellesont fonction de l’état clinique du patient. Les modalités dela
ventilation artificielle n’ont pas de spécificité.
- Les corticoïdes (peu d’argumentconvainquant pour leur utilisation) améliorationplus rapide des lésions radiologiques,
mais unedurée d’hospitalisation plus prolongée (+ risque accru des surinfections à BGN)
- ATB Thérapie : Augmentin +++ (ou bien toute molécule active dirigée contre les anaérobies)
o Récemment, il a été montré dans une population de patientstraumatisés crâniens que l’administration
prophylactiquede céfuroxime réduisait l’incidence de pneumopathies précoceschez ces patients.
Traitement préventif
- En dehors des situations d’anesthésie, Il est recommandé demettre les patients à risque d’inhalation en position semi-
[Link] cas de troubles de la déglutition, l’alimentationorale doit être proscrite et une nutrition entérale doitêtre
proposée.
- La bonne position de la SNG doit être vérifiée. Les agents prokinétiquessont à utiliser en cas de gastroparésie.
- En cas de coma (+++ SG < 8) IOT : permet de protéger les voies aériennes durisque d’inhalation. Cependant,dans les
comas médicaux en particulier, il ne doit pas êtreutilisé comme seul critère de jugement.
- Chez les AVC, la nutrition par gastrostomiepercutanée n’a pas de supériorité par rapport àl’utilisation de SNG pour la
prévention desinhalations.
- Chez les patients âgés, ayant des FDR d’inhalation de contenu oropharyngé infecté, laprévention des PI repose en
partie sur l’hygiène buccale etdentaire.
Lors de l’anesthésie, les patients devant être intubésen urgence doivent être considérés comme ayant un estomacplein et le
protocole d’induction anesthésique doit êtreadapté à cette situation (Tableau 4).
Toutes ces mesures logiques n’ont pas été validées pardes études cliniques randomisées prospectives !
DECOMPENSATION DE BPCO
DÉFINITION
La BPCO est la présence d’une obstruction expiratoireprogressive, partiellement réversible, secondaire à une bronchite
chronique ou un emphysème. Elle est due dans 80% des cas au [Link], elle se définit par :
- Inflammation = Bronchite CHR obstructive(toux sèche/productive 3 mois par an, au moins 2 années consécutives),
- Destruction parenchymateuse = Emphysème (élargissement ANL + permanent des espaces aériens au-delà des
bronchioles terminales et une destruction des parois alvéolaires).
Bronchite chronique/emphysème, avec syndrome ventilatoire obstructif : obstruction permanente des voies aériennes
(VEMS/CVF < 70 % en état stable), réversible ou pas
PHYSIOPATHOLOGIE DE LA DÉCOMPENSATION
La BPCO à l’état stable se caractérise par des équilibres délicats entre anomalies et compensation :
- Pour maintenir les échanges gazeux Diminution des débits expiratoires
- Pour lutter contre le collapsus bronchiqueventiler à plus hautvolume(maintenir les VA ouvertes)
- Pour maintenir une ventilation globale normale augmenter son débit inspiratoire = raccourcir le temps inspiratoire
pour le même volume mobilisé. Cela implique :
1. rapportI/E raccourci (qui explique l’expiration à lèvres pincées fréquemment constatée en clinique)
2. augmentation de l’activité des centres respiratoires et donc du travail des muscles respiratoires.
La décompensation survient lorsque les mécanismes de compensation sont dépasséssuite à une charge dis% . Le traitement doit
consister à réduire cette charge, corriger l’hypoxémie et traiter un éventuel facteur déclenchant.
LES FACTEURS ÉTIOLOGIQUES:tabac+++++ 80%
- Autres facteurs incriminés :
– Certaines poussières minérales ou organiques, solvants
– Fumées de fioul domestique en atmosphère confinée
– Facteurs génétiquesconnus : déficit en α1-antitrypsine
– Facteurs génétiques non connus.
seuls 15 % des fumeurs développent une BPCO cliniquement patente.
DIAGNOSTIC ET CRITÈRES DE GRAVITÉ
CLINIQUE =Toux (tabac, l'inflammation neutrophile des voies aériennes) +
Expectorations + Dyspnée
La BPCO associe trois symptômes principaux chroniques : dyspnée, toux et expectoration, et classifiée en 4 stades :
Tableau 1. Classification des stades de gravité de bronchopneumonie chronique obstructive (BPCO).
Stade Caractéristiques
0 : à risque Spirométrie normale
Symptômes chroniques (toux, expectoration)
1 : BPCO VEMS/CV < 70 %
débutante VEMS ≥ 80 % de la valeur prédite
Avec ou sans symptômes chroniques (toux, expectoration)
2 : BPCO VEMS/CV < 70 %
modérée 50 % < VEMS < 80 % de la valeur prédite
Avec ou sans symptômes chroniques (toux, expectoration)
3 : BPCO VEMS/CV < 70 %
sévère 30 % < VEMS < 50 % de la valeur prédite
Avec ou sans symptômes chroniques (toux, expectoration)
4 : BPCO VEMS/CV < 70 %
trèssévère VEMS < 30 % de la valeur prédite ou VEMS < 50 % de la valeur prédite en présence d’insuffisance respiratoire
chronique (PaO 2 < 60 mmHg) ou signes cliniques satellites d’une hypertension artérielle pulmonaire
- EFR : trouble ventilatoire obstructif (TVO) incomplètement réversible = VEMS/CVF < 70 %
- La radiographie de thorax :peu d’intérêt dans le diagnostic positif, mais est un élément clé du bilan étiologique
(pneumonie, PNO, etc.).
S’il s’agit d’une BPCO connue, les éventuelles explorations fonctionnelles respiratoires et les gazométries artérielles
antérieures serviront de référence tout au long de la prise en charge.
- Si le patient n’est pas connu ou suivi, on retrouve souvent la notion d’une sémiologie ancienne évocatrice :
1. L’interrogatoire : aggravation récente de la symptomatologie (dyspnée d’effort majorée, expectoration
inhabituelle, oedèmes des membres inférieurs, etc.
2. L’examen clinique = recherche des signes évocateurs de BPCO sous-jacente :
aspect d’hypertrophie des [Link], thorax globuleux (augmentation du diamètre antpost)
signe de Hoover, pouls respiratoire (correspondant à la contraction inspiratoire des muscles
scalènes), et signes de l’obstruction (expiration lèvres pincées, sibilants +++)
SIGNES DE GRAVITÉ:
- Troubles ventilatoires : dyspnée de repos, cyanose, SpO 2 < 90 %, tirage sus-claviculaire, respiration abdominale
paradoxale, tachypnée, toux inefficace ;
- Troubles cardiovasculaires : tachycardie > 110/min, troubles du rythme, hypotension, marbrures,
Signes d’atteinte du coeur droit :RHJ, TVJ, HMG, OMI...
- Troubles neuro : agitation, confusion, obnubilation, coma, astérixis/flappingtremor et sueurs évocateurs d’hypercapnie.
- GAZOMETRIE:Hypoxémie < 55 mmHg, hypercapnie>45 mmHg, acidose ventilatoire (pH < 7,35).
EXAMENS COMPLÉMENTAIRES :
1- Radiographie thoracique: distension thoracique, séquelles pleuropulmonaire, éléments
d'orientationétiologique(pneumopathie infectieuse, PNO)
2- ECG : de façon inconstante des signes cœur pulmonaire:TABOO
Tachycardie,Aspect SI Q3, BBD incomplet avec R supérieure à 5 mm en V1
Onde P de forte amplitude (> 2 mm) en D2 = HAD
Onde T négative de V1 à V3
En fonction des signes cliniques et gazométriques de gravité : 2 groupes de patients :
Risque faible de décompensation grave Risque important de décompensation grave
Maladie de fond peu sévère : BPCO stade 0–I–IIa Maladie de fond sévère : BPCO stade IIb–III
Absence de signe de gravité immédiate âge> 70 ans
- Probabilitéélevée d’une infectiontrachéobronchique à la comorbidité significative (cardiaque, obésité morbide)
source de l’exacerbation dénutrition (poids< 85 % idéal)
- expectorationpurulente n > 3 exacerbations par an
- pas d’autreétiologiepatente confinement à domicile
- pas de fièvre> 38,5° C suggérant une infection d’autre colonisation par germesrésistants
nature ou depuis plus de 3 jours corticothérapiesystémique au long cours
hypoxémie (< 55 mmHg)
hypercapnie (> 45 mmHg)
Présence de signes cliniques ou gazo de gravité immédiate
Possibilité de : pneumonie, PNO, EP, IVG
Existence d’un épisode récent d’évolution défavorable
2- VENTILATION INVASIVE :
Modes ventilatoires
- VS-PEP (CPAP), permet une [Link] tout au long du cycle respiratoire ; non recommandée dans la [Link];
- VS+AI-PEPrecommandé, correspond à une ventilation avec 2 niveaux de pression,
Privilégier les modes barométriques qu’un mode volumétrique (VAC).
Réglagesinitiaux
- Juste après IOT/VNI : FiO 2 =1 puis, rapidement, une FiO 2 à 40-50 % (Objectif = PaO 2 > 60 mmHg et SpO 2 90-95 %).
- VS-AI-PEP : augmentation progressive de l’AI (en débutant par 6-8 cmH 2 O) jusqu’au niveau optimal.
- Pinsp>20 cmH 2 O risque accru d’insufflation d’air dans l’estomac et de fuites.
- Vtexpiré à 6-8 ml/kgavec une PEP modérée (≤ 5 cmH 2 O).
Suivi et monitorage :Une surveillance clinique est indispensable, particulièrement durant la premièreheure. La mesure
répétée de la FR, PA, FC, SpO 2 . La surveillance des gaz du sang est requise.
Critères de poursuite et d’arrêt de la VNI
La VNI doit être interrompue en cas de survenue d’une contre-indication, d’intolérance ou d’inefficacité nécessitant une
intubation. Le risque principal de la VNI est le retard à l’intubation.
Modalité de l’intubation
- IOT (ISR +++), aspiration, Préoxygénation à fort débit pendant 3 minutes.
- Midazolam et Sufentanyl à la SAP rapidement pour l’entretien de la sédation/adaptation au respirateur.
- La prévention des complications barotraumatiques et HMD conditionnent les réglages du ventilateur, l’objectif n’étant
pas de corriger l’hypercapnie initialement.
- Collapsus de reventilation +++++
La sécurité du malade impose la surveillance et l’utilisation d’alarmes. La mesuredes gaz du sang + Radio thoraciquesont
effectuées dans l’heure suivant la mise en route de la ventilation mécanique.
Conclusion
La décompensation de BPCO est fréquente aux urgences ou en réanimation et le plus souvent grave. La VNI, indiquée en cas
d’acidose respiratoire ou de signes cliniques d’IRA, doit être réalisée selon les procédures de service au mieux dans une équipe
entraînée.
Anesthésie chez l’IRC (BPCO) :
- Sujet à risque (surtout si Chirentraînant une altération postopératoire de lafonction respiratoire).
- L’évaluationrespiratoirepréopératoire= importante:
o Examen clinique sévérité de l’atteinte fonctionnelle respiratoire,
o Examens paracliniques en appui de l’appréciation clinique.
- La préparation (si indiquée, quelques jours) : réduire les résistances bronchiques (Kiné, BD, ATB si besoin), apprendre
aux patients les manoeuvres respiratoires qu’ils devront reproduire en postop.
- Le choix de la meilleure technique anesthésiqueest encore débattu.
- AG : l’objectif est de pouvoir extuber précocement le patient, même au décours d’une chirurgiemajeure.
- L’analgésie postopvise à procurer un confort indispensable pour que le patient réalise efficacement lesmanoeuvres de
désencombrement bronchique.
Conclusion
La présenced’uneinsuffisancerespiratoiresévèreest un facteur de risque important de complication pulmonairepostopératoire,
surtout au décoursd’interventionsdiminuant la fonctionpulmonaire, comme la chirurgieabdominale haute ou la
chirurgiethoracique. Toutefois, les étudescliniques les plus récentesrapportent un risque de défaillancerespiratoire et de
décèstrèsinférieur à celuid’études plus anciennes.
La qualité de la priseen charge respiratoire au cours de la périodepré- et postopératoirepourraitjouer un rôle plus important que
le choix de la technique anesthésique (anesthésiegénérale, anesthésielocorégionale) dansl’évolution. Enoutre, le développement
de techniques chirurgicalesmoinsinvasivescontribueégalement à diminuer la morbidité, dans la
mesureoùl’agressionchirurgicaleest le principal facteurresponsable des complications pulmonairespostopératoires.
ANESTHESIE-REANIMATION DU POLYTRAUMATISE
1. Introduction
2. Physiopathologique
2.1. Mécanismes
2.1.1. Choc direct
2.1.2. Choc indirect :
2.1.3. Energie de traumatisme
2.2. Répercussion sur les fonctions vitales
2.3. Conséquences générales
3. Evaluation de la gravité du polytraumatisé.
3.1. Diagnostic des détresses vitales
3.1.1. Détresse respiratoire
3.1.2. Détresse circulatoire :
3.1.3. Détresse neurologique
3.2. Diagnostic des lésions associées
3.2.1. Bilan lésionnel et hiérarchisation des lésions
3.2.2. Les scores de gravités
4. Prise en charge du polytraumatisé
4.1. Prise en chargepré-hospitalière
4.2. Prise en charge hospitalière
5. Anesthésie du polytraumatisé (selon annales d'anesthésie).
5.1. Conduite de l’anesthésie
5.1.1. Phase per-opératoire
5.1.2. Induction anesthésique
5.1.3. Entretien
5.1.4. Réveil
5.2. Post-opératoire
5.3. Prévention et traitement des complications
1. Introduction
Le polytraumatisé est un blessé présentant au moins deux lésions dont l’une peut engager le pronostic vital. Le terme de polytraumatisé
est de plus en plus remplacé par le traumatisé grave défini comme un patient dont l'une des lésions menace le pronostic vital ou fonctionnel ou
dont le mécanisme ou la violence laisse penser que de telles lésions existent.
Il faut avoir à l'esprit que les gravités des lésions ne s'additionnent pas mais se multiplient et qu'elles se potentialisent mutuellement. La
gravite est aussi majoré par une sous-estimation initiale de la gravité et les retards thérapeutiques qui en découlent. Il est donc important de
tenircompte dans l'évaluation initiale des traumatisés, les éléments suivants:
• La nature du mécanismeà l'origine du traumatisme
• La violence du traumatisme.
Cette approche permet de limiter, surtout à la phase initiale, les erreurs d'appréciation de la gravité qui sont à l'origine d'erreurs
diagnostiques et de retards thérapeutiques dont les conséquences sont:
• Une majoration de la gravité
• Et unemenace dupronostic vital et/ou fonctionnel.
L'objectif de la prise en charge étant une vie sauve et l'absence de séquelles fonctionnelles.
Dans cette prise l'anesthésiste réanimateur est, dans les pays développés, impliqué de la phase préhospitalière à la phase postopératoire. En
Algérie, il est,en l'absence d'une prise en charge préhospitalière, le premier intervenant qui doit corriger les conséquences des retardsaccumulés. Il
est chargé du traitement des détresses vitales et de la conduite si nécessaire d'une anesthésie chez des patients qui cumulent plusieurs facteurs de
risques et qui sont souvent instables ou stabilisés provisoirement et dont le bilan lésionnel est inachevé.
La PEC, dans ces conditions, est complexe et difficile et explique l'intérêt actuel qu'on accorde aux trauma et surtout ceux induits par les accidents
de la circulation. Un centre national de prévention des accidents vient d'être créé et ses premières constatations sont très alarmantes.
2. Physiopathologique
Letraumatisme se caractérise par le mécanisme inducteur, sa violence, les lésions induites et ses conséquences sur les fonctions
vitales. Ces dernières sont largement dépendantes de la célérité et de la qualité de PEC :
2.1. Mécanismes : Les mécanismes initiateurs de traumatisme sont multiples, ils peuvent être catégorisés en fonction des trois
paramètres suivants.
2.1.1. Choc direct
• Agent tranchant : lésion pénétrante (trajet +++)
• Agent contondant : contusion (localisation)
• Compression violente ou prolongée
2.1.2. Choc indirect :
• Décélération brutale
• Effet de souffle (blast)
• Hyperflexion-extension de la tête entraîne lésions vertébrales et médullaires.
2.1.3. Energie de traumatisme
• vitesse - hauteur et impact sur le sol dur - déplacement des structures après explosion
• notion de morts dans le véhicule (choc violent)
2.2. Répercussion sur les fonctions vitales : détresse resp/circulatoire/neuro (HIC, ACSOS)/sepsis ou SDMV
2.3. Conséquences générales
Le polytraumatisé est accompagné d'un SIRS majeur dont la gravité est corrélée à la gravité du traumatisme mais aussi au
retardthérapeutique. Ce SIRS est à l'origine de CPC viscérales diverses qui peuvent évoluer vers un SDMV. A la réaction
inflammatoire 2eaux traumatismes, peut s'associer à une réaction induite par le sepsis dont la fréquence est corrélée aux délais de
prise en charge.
3. Evaluation de la gravité du polytraumatisé.
L’évaluation de la gravité du polytraumatisédébute en préhospitalier sur les lieux même de l'accident, elle se continue et se
répète à chaque étape de la chaîne desoins.
Cette évaluationà pour objectifs l'identification des détresses vitales et l'établissement d'un bilan lésionnel.L'évaluation ne
doit en aucun cas retarder le TRT des détresses vitales qui restent la préoccupation majeure en préhospitalier et milieu
hospitalier.
L'évaluation, en milieu hospitalier vise à déterminer si une intervention urgente est nécessaire :
• Drainage thoracique d'un pneumothorax suffocant ;
• Assistance respiratoire
• Réparation d'une blessure vasculaire et hémostase ;
• Laparotomie ou thoracotomie d'hémostase,
Vérifier les gestes effectués en préhospitalier dans des conditions difficiles (IOT, VM, drainage TH).
L'examen clinique évalue, en priorité, les détresses respiratoires, circulatoires et neurologiques. Il permet de dresserun
rapide bilan lésionnel qui complète celui effectué par l'équipe préhospitalière.
Très rapidement, trois examens essentiels doivent être obtenus : radiographie du thorax, radiographie du bassin, et
échographie abdominale en cas de signes d’appel (à défaut PLP).Ces examens de débrouillage sont effectués sans délai et sur le
brancard, sans mobiliser le traumatisé.
3.1. Diagnostic des détresses vitales
La prise en charge de polytraumatisé débute sur les lieux del’accident, elle commence obligatoirement par une
identification des détresses vitales et la mise en route des mesures d'assistance vitale.
L'évaluation se répète aux différentes étapes du réseau de soins impliqué dans la prise en charge du polytraumatisé.
3.1.1. Détresse respiratoire
Elle est affirmée par les signes suivants:
• SpO2 basse ou cyanose (qui peut faire défaut en cas déglobulisation)
• Les modifications de FR (élevée, basse)ou des pauses respiratoires
• Les anomalies de l'ampliation thoracique (volume, asymétrie) avec tirage ou respiration paradoxale
Elle peut être de causes:
• Extra-pulmonaires secondaires à des lésionsdu SNC ou des troubles HMD
• Trachéobronchiques (obstruction par corps étrangers, traumatisme trachéobronchique)
• Pleuralessecondaires à un pneumothorax et/ou hémothorax
• Parenchymateuses (contusion pulmonaire, inhalation, atélectasie)
• Pariétales (fractures de cotes, volet thoracique)
3.1.2. Détresse circulatoire :
Affirmée par : TC/BC paradoxale, HoTA, pouls périph peu perceptibles ou un TRC ralentie/anémie.
HR (extériorisée/non : sous-évaluée) cause 80% des détresses circult, et à rechercher anv TH/ABD/rétropéritoine/Os longs.
Les pertes SG2eaux FR osseuses sont importantescours des premières heures du traumatisme, ellespeuvent justifier à elles
seules la survenue d'un [Link] pertes sont de l’ordre de 1 litre à plus d’une masse SG pour le bassin, au environ de 2 litres pour le
fémuret d’un litre pour une fracture du tibia.
Les autres causes d'EDC : hémoTH massif, tamponnade, lésions des vx médiastinaux,les trauma cardiaques (contusion, lésions
valvulaires, rupture septale),la vasoplégie secondaire à une atteinte du SNC ou à l’utilisation des médicaments anesthésiques.
3.1.3. Détresse neurologique
Son évaluation est difficile (non fiable que si la ventilation et la circulation sont contrôlées) :
• Cotation de l'état de conscience : Glasgow - Glasgow-Liège (atteintes du tronc cérébral).
• Larecherche d'un éventuel d'un intervalle libre,
• Signes de localisation, de modification du diamètre des pupilles et detroubles neurovégétatifs.
Cet examen neurologique est complété par la recherche d'éléments en faveur d'une lésion médullaire.
3.2. Diagnostic des lésions associées
En parallèle à l'identificationdes détresses vitales et de la mise en route des gestes d'assistance, un bilan lésionnel est
rapidement réalisé. Il doit être précis basé sur une évaluation clinique et des examens complémentaires réalisés au lit du patient.
L'évaluation des fonctions vitales et des lésions associées permet la classification en 3 groupes :
1. Le patient non stabiliséqui, en fonction du bilan lésionnel, doit êtrerapidement dirigé vers le bloc (chir d'hémostase si
HR) ou vers TDM cérébral si la défaillance neuro = prédominante.
2. Le patient stabilisé maisavec une lésion menaçante sur le plan vital et nécessitant un TRT CHIR URG. Il est dirigé vers
le bloc op, après évaluation clinique et paraclinique et vérification de la disponibilité de sang iso-gr/iso-rh.
3. Le patient est stable sans lésion chirurgicale urgente, le patient peut quitter la salle de déchoquage pour compléter le
bilan lésionnelDes examens paracliniques sont réalisés en fonction des signes d’appel. Une TDM crâniocérébrale est
systématique en cas de polytraumatisme de même qu’une exploration radiologiquedurachis, du thorax et du bassin.
Quelle que soit la situation initiale du patient, le bilan lésionneldoit être complet. Il peut être différé pour le TRT d’une détresse
vitale/cure chir URG mais il est immédiatement repris après stabilisation.
Ce bilan des lésions permet l’adoption d’une stratégie thérapeutique basée sur une hiérarchisation des lésions par ordre de
priorité. Il permet, aussi, l’utilisation des scores et l’évaluation de la gravité et du PC.
3.2.1. Bilan lésionnel et hiérarchisation des lésions
Sur un patient stabilisé et monitoré, un bilan lésionnel complet permet de hiérarchiser les lésions et les T à entreprendre.
La réalisation de ces examens est basée avant tout sur les constatations cliniques.
1. La radiographie de thorax est systématique, dès l’arrivée du patient.
2. ECG systématique en detraumatisé TH (TdC ou TdRepol contusion myocardique).
3. TDM cérébrale systématique si TdConscience/trauma crânien même mineur (surtout si AG envisagée).
4. Rx de profil du rachis cervical systématiqueschez le présentant un traumatisme crânien avec troubles de conscience doit être considéré
comme ayant un traumatisme du rachis, JPC.
5. Echographie ABP-PLV ou à défaut une PLPest pratiquéeen cas de signes d’appels, elle est à systématiser en cas de troubles de conscience
ou des perturbations HMD.
6. Rx du bassin : pratiquée si choc violent/lésions abd-plv. Un sondage urinaire vérifie l’absence d’hématurie.
7. Des radiographies osseuses sont pratiquées en cas de douleurs ou de déformations des membres.
5.1.4. Réveil : Surveillance +++ jusqu'au réveil total : monitorage. Rx TH (position de la sonde d’IOT + VVC, épanchement pleural ou
une atteinte parenchymateuse) + GDS (ajuster les paramètres ventilatoires).
5.2. Post-opératoire
Surveillance stricte (polytraumatisé = lésions potentiellement graves, inaperçuespouvant se démasquer par la suite). Le
polytraumatisé peut aussi compliquer du fait des traitements qu'il à reçu.
Hospitalisation à l’USI doit être de règle même s'il semble à priori hors de danger = meilleure surveillance. La décision de
transfert vers un autre service est prise dans un second temps.
6. conclusion
La prise en charge d'un traumatisé grave nécessite l'organisation de réseaux de soins qui débutent au moment du ramassage et se
poursuivent au-delà de la prise en charge initiale. En milieu hospitalier, la prise en charge du polytraumatisé estmultidisciplinaire
médicale(anesthésiste, chirurgiens, radiologues) et paramédicale. Elle nécessite une organisation des soins et un plateau technique adéquat. En
Algérie, le dysfonctionnement de cetteprise en charge impose au délègue au médecin anesthésiste-réanimateur, la responsabilité de la prise en
charge initiale, de la conduite de l’exploration, du suivi post-opératoire et des traitements des soins intensifs.
Take Home Messages
Communication avec le trauma center et les équipes de déchoquage
Examination du patient « des pieds à la tête » selon l’algorithme ABCDE
Evaluation de l’environnement et du mécanisme de l’accident
Réévaluation régulière de l’état du patient pendant le transport !
Reanimation respi : Intubation séquence rapide, immobilisation manuelle en ligne SANS Traction Axiale, ventilation protectrice
Réanimation hémodynamique : Pas de remplissage excessif, hypotension contrôlée SAUF chez trauma crânien et médullaire
Acide Tranexamique !!!
Antibioprophylaxie !
Réchauffement, prévention hypothermie
Contrôle du saignement : ceinture pelvienne, garrot, agrafes.
Orientation selon les Critères de Vittel
Intérêt du Score MGAP pour évaluation du pronostic
Damage Control : pour quels patients ?
o Coagulopathie clinique (ou TCA > 2xT)
o Hypothermie < 35°
o Acidose : pH < 7,2
o Transfusions > 10CGR, Remplissage > 10L, Saignement > 4L
o Plaies veineuses inaccessibles à l’hémostase chirurgicale
o Lésions extra-abdominales engageants le pronostic vital
o Technique chirurgicale complexe > 90 min
o Syndrome du compartiment abdominal
RTS :
ANESTHESIE DU CIRRHOTIQUE
Maladie fréquente atteignant 1 % de la population (alcool, virus B, C, hémochromatose, cirrhose biliaire I et II, Wilson…), elle
entraîne, lorsqu’elle est évoluée, des modifications physiopathologiques importantes.
PHYSIOPATHOLOGIE : (DÉTAILLÉE DANS LES PROBLEMES POSÉS)
1- Conséquences physiopathologiques des cirrhoses : cardiovx – respiratoires – rénales
2- Modifications pharmacocinétiques et pharmacodynamiques
3- Troubles de l’hémostase
PROBLEMES POSES
1- Probleme posé par l’anesthésie :
1) AG : Effets de L’AG :
o Induction anesthésique = sympatholyse = hypotension ;
o Intubation : Réaction adrénergique (TC-HTA),Saignement, Risque d’intubation difficile
o Ventilation Mécanique↘ pré charge du VG = aggrave l’hypotension artérielle ;
o Extubation/réveil : Frissons – Douleur – HTA
Effet des drogues anesthésiques :
• Hypnotiques : délais/durée d’action prolongée. Kétamine CI
• Les halogénés: Halothane = hépatotoxique.
• Morphiniques : prudencesi IHC sévère ou si + IRC. Rémifentanil très approprié (élimination extrahepatique)
Curares : tous + curamètre, mais l’atracrium/cisatracrium sont les molécules de choix(élimination extra hep).
2) ALR :L’ALR n’a une place chez le cirrhotique QU’EN L’ABSENCE de troubles de l’hémostase.
2- Probleme posé par la chirurgie : morbimortalité X2
a. Contre-indications de la chirurgie chez le cirrhotique :
Hépatite aiguë ou Hépatite chronique en décompensation aiguë ;
Persistance des troubles de coagulation majeurs (TP < 50 %) malgré TRT adapté par vit K ;
classe C de Child-Pugh.
b. L’Urgence/programmée ; chirurgies à risque faible/modéré/élevé ;
c. Technique chirurgicale : durée, stimulation nociceptive
d. MTEV +++, CPC infectieuse +++++++
e. Risque HR :Tests conventionnels d’hémostase non fiables TEG/ROTEM (Le risque HR du cirrhotique est lié à
l’HTPsurtout en chir digestive.)
3- Problemes posés par le terrain (cirrhose) :
1) Cardiovasculaires : VD périphérique (splanchnique), RVS abaissées, HoTA, tachycardie, état hyperkinétique, débit
cardiaque augmenté. CMP cirrhotique (réponse contractile non adaptée au stress, QT long), HTAP
2) Respiratoires : Sd restrictif (pleurésie, ascite), syndrome hépato-pulmonaire hypoxémie.
3) Rénales : rétention HS, HypoNa, IRA fonctionnelle ou organique (syndrome hépatorénal).
4) Autres :Tr neuropsychiq (EP Hépatique : signe de gravité !) - Anémie hémolytiq +++ - HypoALB – Ictère à BRB
conjuguée - HR digestive (RVO ou par NVPO) inhalation +++.
5) Modifications pharmacocinétiques et pharmacodynamiques : augmentation du volume de distribution (baisse de
la concentration plasmatique), baisse de la fixation aux protéines (augmentation de la fraction libre du
médicament) Augmentation du délai et/ou de la durée d’action.
6) Troubles de l’hémostase: diminution conjointe de la synthèse des facteurs procoagulants (à l’exception des
facteurs VIII et facteur Von Willebrand) et des facteurs anticoagulants. Thrombopénie par hypersplénisme.
PRÉOPÉRATOIRE
1- Stratifier les risques lies au terrain (cirrhose)
- Interrogatoire (données étiologiques) : intox alcoolique – virale (et compliance au TRT)
- Examen clinique :
o Cirrhose évoluée : ictère – HR – ascite – EncéphaloP
o Signes d’HépatoP CHR : HMG-SMG – astérixis – angiomes stellaires – CVC – érythème palmaire …
o Tolérance à l’effort +++ Score MET (de Dukes) – Test de marche durant 6min (distance < 200m = surmortalité)
- Examens complémentaires :
o NFP, un groupage sanguin, rhésus et des RAI, un bilan de la coagulation (TP TCK, fibrinogène, facteur V)
o Bilan Cardiaque : ECG, au besoin échographie cardiaque, épreuve d'effort ou destress
o Bilan pulmonaire : gazométrie artérielle, RP, au besoin EFR, scanner thoracique
o Bilan rénal: ionogramme sanguin avec urée et créatinine
o Bilan hépatique et général: ALB/Prot – [Link] – PA, BRB, gGt et lipasémie.
2- Evaluation de la gravité de la cirrhose (fonction hépatique) : deux scores spécifiques utilisés pour évaluer la gravité
de la maladie et le risque opératoire lié à celle-ci : Child-Turcotte-Pugh et MELD : Le score Child-Turcotte-Pugh
Pour une CHIR réglée, le risque du patient classé A est acceptable, B difficile et C nécessite une discussion individualisée.
Calcul des
1 2 3
points
Calcul des Le score MELD: Plus objectif, utilisé pour l’attribution des greffons hépatiques,
1 2 3
points corrélé avec le risque chirurgical.
MELD : 3,8 x bilirubine (ml/d)l + 11,2 x INR + 9,6 x créatinine (mg/dl)
BRB µmol/l < 35 35-50 > 50 Si hémodialyse : créatinine = 4,0 mg/dl
Contrôlée par Peu contrôlée • MELD = 5-10 - mortalité postopératoire < 10 %.
Ascite Absente
diurétiques avec diurétiques • MELD = 10-15 - mortalité 20 %. Essayer d’améliorer la maladie
hépatique/proposer des chir mini-invasives.
EncéphaloP Absente Confusion Coma hépatique
• MELD > 20 - mortalité > 50 %. Attention : risque chirurgical majeur.
TP % > 50 40-50 <40 Il existe des scores MELD améliorés prenant en compte l'âge et/ou la
natrémie.
ALB g/l > 35 25-35 < 25
Grade A : 5-6pts Grade B : 7-9 Grade C : 10-15
3- Préparation avant chirurgie :
• Recherche et traitement des complications de la cirrhose
• Assèchement de l’ascite (paracentèse, diurétique ; pour les cas réfractaires - anastomose porto-cave ou TIPS).
• Correction si possible de l’hyponatrémie (fréquente, de mauvais pronostic).
• Recherche et correction d’une insuffisance rénale fonctionnelle (diurétiques, ponctions itératives de l’ascite).
• Evalutation de la fonction cardiaque :
Si hémochromatose : faire échographie cardiaque et recherche des troubles de conduction.
Si patient alcoolique : recherche d'une cardiomyopathie alcoolique dilatée (ECG, échocardiographie).
• Support nutritionnel.
4- Stratégie transfusionnelle :
5- ATB prophylaxie : ATBprophylaxie identique à celle d’un sujet sans cirrhose mais proscrire les aminosides.
ANESTHÉSIE
1- Prémédication : BZD à éviter. Prémédication possible en l’absence d’encéphaloP (ex. hydroxyzine ou gabapentine).
2- Installation : Rien de particulier
3- Monitorage
•En fonction de risque CHIR (durée, pertes sanguines) : PA invasive ± KTC ± DTO si VO contrôlées (pas de saignement récent,
grade < III). Monitorage du débit cardiaque par Vigileo™, PiCCO™ possible pour les cirrhoses CHILD A et B. Pour CHILD C le
% d’erreur dépasse 30 %, par rapport au « gold standard ».
• Monitorage par BIS™ et curamètre.
• SNG si besoin (les VO ne sont pas une contre-indication absolue). Monitorage de la diurèse recommandé.
4- Choix de téchnique anesthésique :L’ALR n’a une place chez le cirrhotique QU’EN L’ABSENCE de troubles de l’hémostase.
Avantages Inconvénients
• pas de dépression resp. si ALR limitée • RISQUE HEMORRAGIQUE IMPORTANT !
• pas d'IOT : risque de bronchospasme faible • Difficultés téchniques
ALR
• pas de ventilation mécanique • Risque de paralysie M. respi accessoires, toux inefficace
• analgésie postop : Kt +++ • inconfort
• pas d'hypercapnie si ventilation mécanique • dépression resp - bronchospasme
AG • seule possible pour chir TH/ABD haute • majoration du shunt, hypoxie, barotrauma
• confort en cas de chirurgie longue • altération de l'HMD : autoPeep
INTRODUCTION
L’insuffisance hépatique aiguë (IHA) est une pathologie rare : elle correspond à la perte de la fonctionnalité du foie survenant chez un patient avec
un parenchyme hépatiqueantérieurement sain. Elle se distingue des insuffisances hépatiques aiguës survenant dans un contexte d’hépatopathie
connue (cirrhose le plus souvent) et correspondant à la décompensation de la pathologie. Cette perte de fonctionnalité se traduit par la perte des
fonctions hépatiques métaboliques, de synthèse et d’élimination ainsi que par un retentissement systémique avec SIRS et défaillance multi‐
organes.
L’insuffisance hépatique est dite sévère si le taux de prothrombine (TP) est inférieur à 50 %. L’hépatitegrave est caractérisée par la coexistence
d’une IHA et d’une encéphalopathie. On estime que seuls 10 % des patients souffrant d’hépatite aiguë développent une forme sévère et moins de
1 % d’entre eux une forme grave.
Il existe par ailleurs plusieurs types de classification et de dénomination. Ainsi, le
délai qui sépare le début de l’ictère de l’apparition de encéphalopathie permet de
caractériser des formes fulminantes(délai inférieur à 15 jours) et subfulminantes
(délai 15 jours‐3 mois).
L’Acute Liver Failure Study Group a défini l’IHA par l’association d’un INR > 1,5
(soit TP < 50 %) et l’existence d’une encéphalopathie dans les 26 semaines
suivant le début des symptômes. Elle constitue un motif certain d’admission en
réanimation spécialisée.
Critères pronostiques : Le pronostic spontané de l’IHA est directement lié à la capacité de régénération du foie agressé, elle varie
d’une étiologie à autre :
‐ Pronostic favorable :paracétamol (65% de survie spontanée), hépatite A (50 %) ;
‐ Pronostic défavorable : (survie < 20%) : origine indéterminée, Hépatite B, réaction médicamenteuse.
Cette tentative d’établir le pronostic spontané a de lourdes conséquences : Un patient reconnu à tort comme devant bénéficier d’une TH (chirurgie
lourde à risque et inutile, immunosuppression à vie, greffon hépatique perdu), ou à contrario ; ne pas reconnaître un patient dont la seule chance de
survie passe par une TH.
PHYSIOPATHOLOGIE
‐ Le tableau clinique d’IHA est très similaire à celui du sepsis : SIRS (50 à 70 %) +/‐ SDMV ;
‐ IRA en cas d’IHA sévère à l’admission, de physiopathologie non élucidée (toxique ? hypovolémique ? CIVD ?) ;
‐ Facteurs prédictifs (indépendants) de survenue d’IRA : âge ‐ intoxication au paracétamol ‐ sévérité de l’IHA – HoTA – SIRS.
L’encéphalopathie traduit l’existence d’un œdème cérébral et constitue un symptôme clinique phare de l’IHA :
Il s’agit d’un oedème cytotoxique (accumulation d’ammoniaque qui altère la neurotransmission, production de Glutamate +++),
vasogénique et d’une hyperhémie cérébrale (VD cérébrale avec une perte d’autorégulation cérébrale) :
‐ Elle se traduit par une AEC progressive +/‐ crises convulsives. Ceci peut évoluer vers l’HTIC, l’engagement et la mort
cérébrale.
‐ Le risque d’oedème cérébral augmente avec la sévérité de l’encéphalopathie et la rapidité d’installation d’HIA.
‐ Actuellement responsable de 20 à 25 % des décès liés à une IHA.
SYMPTOMATOLOGIE
ASPECTS GENERAUX
Clinique :EncéphaloP hep(4 stades de sévérité ↗ : Stade 1 : ralentissement psychomoteur ‐ Stade 2 : asterixis (flapping tremor) ‐
Stade 3 : confusion, coma réactif ‐ Stade 4 : coma).Majorée par : Sédatifs – IRA – Hypo(Gly‐O2‐Na) – Défaillance HMD/sepsis.
Biologie
1‐ Les anomalies de la coagulation :
o Facteurs de lacoagulation decoute ½ vie:facteur V (12 à 36H), VII (2 à 5H) : surveiller l’évolution de l’IHA.
o Thrombopénie= fréquente à l’admission ;
o HypoFibrinogénémie(défaut de synthèse, et surtout augmentation du catabolisme).
2‐ Elevation des aminotransférases sériques (>50 fois la normale sont habituels dans la forme fulminante) :
a. Les ALAT prédominent en général dans les hépatites virales ou toxiques
b. Les ASAT sont plutôt la signature de l’hépatite hypoxique ou alcoolique
3‐ L’ictère est presque toujours présent, mais de cinétique variable en fonction de l’étiologie.
ASPECTS CLINIQUES SPECIFIQUES
A‐ Hépatite herpétique : pronostic sévère (70% mortalité), diagnostic porté sur la virémie en culture virale + PCR :
a. fièvre inaugurale rebelle(>38,5 °C) + rarement des lésions herpétiques, sans ictère.
b. aminotransférases >50 fois la normale, thrombopénie et leucopénie inconstantes.
B‐ L’intoxication phalloïdienne (automne +++) :mortalité globale = 30 %
i. V+D 1‐4 jours aprés une phase de latence (12H)
ii. Les manifestations hépatiques coïncident fréquemment avec la guérison des troubles digestifs :
1. Cytolyse hépatique majeure
2. baisse des facteurs de la coagulation
3. insuffisance rénale fréquemment aggravée par le syndrome diarrhéique
C‐ Hépatite hypoxique : dans un contexte évocateur (réanimation) 2eà toutes causes de bas débit hépatique. S’intègre dans
le SDMV. PC dans ce cas = celui de l’état de choc en cause. Régresse au TRT de l’EDC (si foie ant sain).
MODALITÉS THÉRAPEUTIQUES
L’administration de tout TRT potentiellement sédatif est formellement CI ‐ Eviter tout traitement non nécessaire !
I ‐ TRAITEMENTS SPECIFIQUES :
1‐ La N‐acétylcystéine(précurseur du glutathion) : à administrer le plus précocement possible :Posologie :
i. dose de charge de 150 mg/kg sur 1 heure, suivie d’une perfusion d’entretien de 12,5 mg/kg/h sur 4H.
ii. puis 6,25 mg/kg/h jusqu’à l’obtention d’une amélioration clinique et biologique.
2‐ En ABS de geste invasif/Sg clinique significatif ; NE PAS TRT ANL d’hémostase afin de suivre l’évolution naturelle d’HIA.
II ‐ PRISE EN CHARGE DE L’OEDEME CEREBRAL
1‐ Monitorage invasif (bénéfice/risque de sa mise en place !) :
a. après correction des troubles de l’hémostase ce qui rend impossible le suivi de l’évolution naturelle des
facteurs de coagulation (et donc de la maladie)
b. aucune des techniques de monitorage par elle‐même n’a démontré son intérêt en terme de survie.
c. envisager la pose d’un capteur de PIC chez tous les patients avec IHA + encéphalopathie sévère.
2‐ Les Modalités de prise en charge de l’HTIC associée à l’IHA sont identiques à celles proposées dans la prise en charge des
cérébrolésés (cf. Trauma cranien grave).
III ‐ INFECTIONS : 40‐80% des cas ! 1ere cause de mortalité en périopératoire !!
‐ Les infections sont pulmonaires, urinaires sepsis
‐ Le sepsis est responsable d’une aggravation de l’encéphalopathie et de l’instabilitéHMD au cours de l’IHA.
‐ PAS de bénéfice de l’ATB sur l’incidence/mortalité liée à l’IHA, mais réduction significative du taux d’infection.
‐ ATB probabiliste si : [Link] possible – Aggravation d’EP.H/EPH sévère – HoTA/SIRS (CRP) – écouvillons de surveillance (+).
VI ‐ PLACE DE LA TRANSPLANTATION HEPATIQUE :Regénération hépatique peu probable, délai compatible avec la vie
1- Rôle de l’étiologie :
‐ La majorité des hépatites à pronostic favorable ([Link]) ont une guérison spontanée pas de TH !
‐ Le problême est posé lors des IHA + SDMV ; il peut être difficile de déterminer est‐ce qu’il s’agit de :
A‐ Une IHA SDMV et là ; c’est une indication à la transplantation hépatique ;
B‐ une SDMV IHA : c’est une contre‐indication à la transplantation hépatique.
2- Critères de transplantation
Des critères sont actuellement utilisés pour prédire
la nécessité de transplantation (Clichy & Kings
College) : Ils comprennent l’âge, la sévérité de
l’encéphalopathie, le facteur V ou l’INR, ou le pH
(tableau 2). Les critères du Kings College diffèrent en
fonction de l’étiologie paracétamol ou non
paracétamol.
Plusieurs autres critères ont été proposés :
L’hyperlactatémie qui est due à la fois à un excès de
production + défaut d’élimination : Lactatémie > 3
mmol/l après remplissage reflète à la fois la sévérité
de la DMV et celle de la défaillance hépatique. Mais elle manque de spécificité.
3- Pronostic après transplantation hépatique
‐ Dépend de :
1‐ Survenue d’une DMV : celui d’un patient transplanté sans défaillance est meilleur !
2‐ Age > 45 ans
3‐ Nécessité d’un traitement vasopresseur avant la transplantation
‐ L’essentiel de la mortalité se situe en postop précoce(SDMV/CPC cérébrales à type d’engagement ...) ;
‐ La nécessité d’un traitement vasopresseur avant la transplantation, un âge supérieur à 45 ans sont des facteurs
CONCLUSION
Le recours à la transplantation hépatique a transformé le pronostic de l’insuffisance hépatique aiguë. La réanimation de cette pathologie vise à
assurer une prise en charge symptomatique des différentes défaillances d’organe associées, afin de permettre d’attendre la récupération
spontanée de la fonction hépatique ou bien d’amener le patient à la transplantation dans les meilleures conditions. La prise en charge de ces
patients doit être assurée dans des centres spécialisés disposant d’une équipe multidisciplinaire comprenant hépatologue, anesthésiste ‐
réanimateur et chirurgien transplanteur. Il semble en effet que le pronostic des patients souffrant d’IHA soit meilleur lorsque les patients sont pris
en charge dans des centres spécialisés.
ANESTHESIE DE L'INSUFF. HEPATIQUE ET DU CIRRHOTIQUE
I ‐ Etiologies des insuffisances hépatiques :
I.1) Atteinte parenchymateuse :hépatite aiguës :virus, alcool, médicaments
I.2) Atteinte des voies biliaires
II ‐ Etiologies des cirrhoses :
II.1) Alcool et virus (B, non A non B)
II.2) Plus rarement :métabolique, cholestase prolongée, vx, immunologique, toxique, CBP
III ‐ Insuffisance hépatocellulaire : cf. cour
III.1) Définition :Incapacité pour le foie d'assurer ses diverses fonctions, survient soit dans un contexte aiguë (hépatite fulminante),
soit au terme d'une hépatopathie chronique (cirrhose).
III.2) Physiopathologie et présentation :
a) Clinique de l'insuffisant hépatocellulaire :
angiomes stellaires ‐ ongles blancs ‐ érythrose palmaire (VD) –EP Hepatique (benzoendogènes, hyperammoniémie)
b) Stade de l'encéphalopathie :1‐ ralentissement psychomoteur ‐ ‐2 : asterixis ‐ 3 : confusion, coma réactif ‐ 4 : coma
III.3) Hépatite fulminante (cour)
III.4) Cirrhose :
a) Conséquences physiopathologiques des cirrhoses :
Troubles de la coagulation‐ HTP ‐ Ascite (par perturbation des protides sériques) ‐ Hypoxémie (par anémie)
Syndrome d'hyperkinésie (augmentation Qc, baisse PA, augmentation FC)
Perturbations des protides sériques ‐ Modifications du métabolisme des médicaments
Anémie ‐ Troubles HE ‐ Insuffisance rénale ‐ Encéphalopathie hépatique ‐ Susceptibilité aux infections
b) Fonction cardio‐vasculaire et cirrhose :
baisse résistances vasculaires, baisse PAM, augmentation volume sanguin circulant, augmentation du Qc
Modification des circulations régionales :
o Circulation splanchnique :augmentation débit sanguin portal
o Circulation pulmonaire :Shunts intrapulmonaires, ANL Va/Q, Hypoxémie, Hypoventilation (ascite), augmentation
perméabilité capillaire, HTAP inconstante
o Circulation rénale :DSR normal ou augmentation (VC rénale) ‐ Déséquilibre entre les systèmes VC et VD
Au total :Qc élevé ‐ Hyporéactivité aux vasoconstricteurs ‐ Hypovolémie efficace ‐ Hypoperfusion rénale
c) Modifications du métabolisme et de la cinétique des médicaments :
baisse nombre d'hépatocytes ‐ Insuffisance de la synthèse protéique ‐ baisse débit sanguin hépatique
augmentation VSCirculant : augmentation du volume de distribution des médicaments hydrosolubles (curares)
IV ‐ La chirurgie du cirrhotique :
Intervention de plus en plus fréquente
Morbidité et mortalité de la chirurgie
CPC de cirrhose aggravant la CHIR :Tr. hémostase, ascite post‐op, augmentation du risque infectieux
Classification de Child‐Pugh.
VII ‐ Conclusion :
Maladie fréquente et grave ‐ Complications potentiellement nombreuses et graves
Peu ou pas de retentissement dans les formes peu sévères
Augmente la morbidité et la mortalité opératoire
Un objectif : maintien de l'hémodynamique hépatique
AR CHIRURGIE COLORECTALE
- 2e cause de décès après le néo du poumon, se développe le plus souvent à partir d’un polype adénomateux
- Interet d’une stratégie de prévention +++
- Examen préanesthésique, l’évolution/retentissement de maladie, préparation + réanimation postop limitent la morbimortalité op.
TYPES D’INTERVENTIONS CHIRURGICALES
- Types d’incisions : sous-ombilicale (médiane/transverse) ou sus-ombilicale pour angle G ou gynéco + Trendelenbourg
- Types d’intervention :Exérèses coliques et rectales :
cancer : adénocarcinome
tumeur villeuse hypersécrétante (pertes ++)
sigmoïdite (diverticuloses)
rectocolite ulcéro-hémorragique
PROBLEMES LIES A LA PATHOLOGIE
1- Dénutrition +++ : fréquente ; par anorexie et surtout par aug métabolisme (azoté +++). Conséquences :
a. Altération des défenses immunitaires = infections +++
b. Retard de cicatrisation lâchage anastomotique + éviscération
c. Baisse de force musculaire = CPC respiratoires
2- Perturbations HE : sécrét° tumorale DSH Hypovolémie + Tr ioniques (HypoK + HypoNA)Alcalose HoChlorémiq
3- Terrains : personnes âgées – obèses – polypathologies – anémie +++ – hypovolémie – subocclusion stase – abcès par
prolifération microbienne du grêle et du colon droit.
IMPERATIFS ANESTHESIQUES :
Durée longue (moyenne est de 02h30mn) qui nécessite un relâchement musculaires important
HR, Thrombogène (Pathologies inflammatoires ,néoplasiques )
Pertes HE importantes
Très douloureuse - Réflexogène
Contaminante (antibioprophylaxie) risque d’infection +++
installation et voie d'abord :
sous-ombilicale (médiane ou transverse) ou sus-ombilicale pour angle G
gynéco + Trendelenbourg
périnée, double équipe pour recto-sigmoïde
ETAPE PREOPERATOIRE
Intérêt de consultation préanesthésique : apprécier les différentes fonctions – perturbations – préparation préopératoire :
1- Appréciation de l’état nutritionnel, respiratoire (cf. néo de l’estomac)
2- Préparation :Psychologique : information détaillée et simple (risque anesthésique/chir – DLR postop +++). Générale :
1- Préparation colique : indispensable
1. régime sans résidu
2. lavage colique rétrograde
3. Ingestion de mannitol
2- Respiratoire : patients à risque : arrêt du tabac – Kiné resp – Fluidifiants BR (BD – ATB)
3- Correction des autres tares : DSH – HoVol – anémie – sténose (SNG+aspiration, compensation pertes)
4- ATB: anaérobie, BGN, entérocoques (Flagyl – Erythromycine)
3- ATB prophylaxie : C1G 2g 1H avant l’incision, chirurgie longue = 1g/4H (si allergie : vanco)
4- Gestion des AAP/Traitements = rien de particulier !
5- Stratégie de l’épargne sanguine = RAS
ETAPE PEROPERATOIRE :
1- Accueil du patient et installation : vérification du GS et de la réserve de sang éventuelle – DD – vidange gastrique (SNG en
aspiration, Erythromycine) - sondage vésical
2- Prémédication : ↓anxiété et l’anorexie : vagolytique – calcithérapie pour KC
3- Monitorage : standard (T°++) + PVC en cas de KC – Monitorage de curarisation +/- BIS
4- Anesthésie : 3 messages importants
1. Curarisation importante IOT + VM
2. Chirurgie douloureuse analgésie puissante
3. Chirurgie réflexogène protection neurovégétative
Choix de technique anesthésique : AG ++++ - ALR (A lg PD pour l’analgésie postop = prévention de CPC resp +++)
Choix des agents anesthésiques : toutes les drogues sont autorisées.
5- Réa postop :Compensation pertes digestives (400-500 cc/H) + insensibles (2cc/kg/H) et SG (quantifiables : périnée +++)
6- Gestion des complications peropératoires (de la coelioscopie +++) :
6.1- Complications liées au pneumopéritoine et à la position :
1.a) Complications cardiovasculaires :
• Augmentation PA (contrôlée par l'anesthésie)
• hypoTA per op fréquente, favorisée par une PIA > 15 mmHg ou par l’hypovolémie (++ chez hypertendus),
et plus fréquente dans chir orifice hiatal
• arythmie rare et non spécifique si normocapnie
1.b) Complications respiratoires :PNO/PNP (PneumoPéritoine) - Intubation sélective
1.c) Complications liées à l'insufflation de CO2 :Hypercapnie - Embolie Gazeuse :
1.d) Complications thrombo-emboliques = ttt préventif habituel
1.e) Complication liées à l'installation : lésions nerveuses/risque de régurgitation (plus important)
6.2- Complications de la coeliochirurgie :
a) CPC chir :manoeuvre à " l'aveugle " - vision 2D –ABS info tactiles –tr hémostase - inexpérience d'opérateur
b) Complications communes : hémorragiques et perforations viscérales.
ETAPE POSTOPERATOIRE
- Réveil : 2 types de patients :
1- UGD : extubation selon les critères cliniques/électriques habituels, après réchauffement
2- KC G : poursuite de VM en SSPI jusqu’à disparition des effets anesthésiques (+ reprise de VS efficace).
- Surveillance : surveillance des drains de Redon, sonde gastrique en aspiration douce – surveillance clinique et monitorage
postop – radiographie pulmonaire, bilan sanguin éventuel
- Analgésie postopératoire :
o APD thoracique et lombaire = adaptée +++ : association AL + morphine. (CI : refus – Tr hémostase – infection du
site de ponction – allergie) PCEA : règle de 3/1/7minutes
o Morphine s/c ou IV
o AINS à eviter : saignement gastrointestinal – IRC – allergie !
o Paracetamol 1g/6h
- Réanimation :
o Rééquilibre HE : Eau : (35-40 cc/kg/j) + Na (1.5 – 2.5 mmol/kg/j) + K (1-2mmol/kg/j) + compensation des pertes
digestif (liquide d’aspiration ++)
o Apport nutritionnel :
Chirurgie mineure : apport glucosé = suffisant ;
e
Chirurgie majeure : apport calorique + azoté dès le 2 jour postop (0.2-0.3 g/kg/j) par voie entérale
(jéjunostomie – sonde gastrique) ou parentérale.
- Prévention des CPC respiratoires : Position ½ assise + analgésie postopératoire :
o Analgésie postop : Morphine IM ou s/c
o Kiné respiratoire + lutte contre l’encombrement BR (humidificateur aérosol, fibroscopie BR)
o GDS artériel +++
- Prévention de la MTEV :
Facteurs classiques : stase sanguine – altération pariétale – perturbation SG
F. spécifiques pour chir ABD : chir carcinologique – chir HR – splénéctomie – grand délabrement.
- Complications postopératoires :
hémorragie sutures anastomotique, périnée, rate
fistule intra/sous-péritonéale (grave ++)
stomie : nécrose, hémorragie, rétraction, fistule
diarrhée : colon D, colectomie totale
rétention urinaire.
AR EN CHIRURGIE OESOPHAGE
VOIES D’ABORD : Deux voies d’abord pour la résection d’une tumeur oesophagienne :
o Voie transTH dte : meilleure dissection tumorale et GGL intraTH + ↘risque de lésions des ORG adjascents.
o Voie trans-Hiatale : ↘ morbidité postop, gravité moins importante des fistules, ↘ durée d’intervention.
ETAPE POSTOPERATOIRE
SSPI : - Surveillance de 48H en USI/réanimation : prévention/TRT précoce des CPC respiratoires.
- Surveillance de la plastie digestive
- Prévention des microinhalations (aspiration douce et continue de la plastie digestive + position proclive).
- Rx TH : vérifier la bonne position de la sonde + absence de dilatation de la plastie.
- Eviter l’HypoTA (Altération de la perfusion tissulaire de la plastie digestive).
ANALGESIE POSTOPERATOIRE : L’ANALGESIE PDT
- APD : Ropivacaine 2mg/cc + Sufenta 0.25ug/cc à 4-6cc/H
- En association : PCEA 3cc du mélange /20min = Meilleure qualité d’analgésie
- Bénéfices : Amélioration de VM – Meilleure kinésithérapie – Extubation précoce – Prévention des fistules anastomotiq
KINE RESP ET MOBILISATION PRECOCE : Prévenir ATLCT l’encombrement BR; si echec :FibroAspiration BR.
VNI :Prévention/TRT CPC respiratoires - compenser les dysfct resp liées à la chirurgie -↘W [Link] + Amélioration de V/P
- Modalités : CPAP - VNI à double niveau de pression – O2 à haut débit (mieux tolérée que les 2 précédents +++).
- Risque : sutures digestives hautes (insufflations > 25cmH2O = risque d’insufflation digestive) envisager une PEP élevée
(6-10) + Ai faible (6-8cmH2O) en présence d’une SNG.
NUTRITION POSTOPERATOIRE :
o Chirurgie mineure : apport glucosé = suffisant ;
e
o Chirurgie majeure : apport calorique + azoté dès le 2 jour postop (0.2-0.3 g/kg/j) par voie entérale (jéjunostomie
– sonde gastrique) ou parentérale.
COMPLICATIONS POSTOPERATOIRES
1- Complications respiratoires = principale cause de morbimortalité postopératoire :
- Liées à : âge - durée op – localisation tumorale – transfusion - Tr fonction resp préop - tabagisme – technique chir.
- Nature de l’atteinte pulmonaire : SDRA – Encombrement BR – ATLCT – Pleurésie – PneumoP d’inhalation +++.
- Rarement : fuite chyleuse : source de dénutrition (liquide pleral blanchatre par présence des triglycérides)
2- Fistule anastomotique : suspectée avant sd confusionnel/HyperT° non expliqués avant J5 postopCPC = Médiastinite +++
3- Paralysie récurentielle
4- TdR supraventriculaires :ACFA ++BB, Diltiazem, Digoxine, Cordarone et Magnésium.
5- Troubles de la vidange gastrique : Erythromycine + IPP = systématiques.
6- Délires/agitation : PEC = leur préventionen identifiant les FDR (Age – ASA) + recherche et TRT de CPC sous-jacente.
A-R EN CHIRURGIE DU CANCER DE L’OESOPHAGE
■ INTRODUCTION
L’oesophagectomie est une chirurgie lourde grevée d’une lourde morbidité postop, notamment respiratoire
L’oesophagectomie par un double abord abdominal et thoracique est l’intervention la plus courante.
L’évaluation préopératoire repose sur la réponse cardiorespiratoire à l’exercice, le statut nutritionnel, la recherche d’une cirrhose et des
effets adverses des traitements néoadjuvants.
La PEC anesthésique associe une AG et une analgésie périmédullaire, voire un bloc paravertébral.
La mise en place d’une stratégie ventilatoire bi- et unipulmonaire protectrice et d’optimisation HMD perop a des effets bénéfiques sur
la morbidité postopératoire.
L’incidence des CPC pulmonaires est de 20 à 40 %, les plus graves étant la pneumopathie et le SDRA.
Une désunion anastomotique doit être recherchée par principe en présence d’un syndrome confusionnel et/ou d’une hyperthermie non
expliquée au cinquième jour postopératoire.
L’apparition d’un TdR supraV est souvent contemporaine d’une CPC pulmonaire et/ou d’une désunion anastomotique.
Les vomissements itératifs à l’ablation de la SNG doivent évoquer une dilatation de plastie imposant une aspiration digestive prolongée.
■ CHIRURGIE ET RETENTISSEMENT
- Deux voies d’abord pour la résection d’une tumeur oesophagienne :
o Voie transTH dte : meilleure dissection tumorale et GGL intraTH + ↘risque de lésions des ORG adjascents.
o Voie trans-Hiatale : ↘morbidité postop, gravité moins importante des fistules, ↘ durée d’intervention.
- Le choix de téchnique CHIR dépend de :
Etat général + Evaluation préopératoire du patient
Etendue de la résection et la téchnique de reconstruction.
- La chirurgie ↘[Link] (syndrome restrictif + ↘CV + ↘CRF) + dysfonction diaphragmatique + DLR postop.
■ PRISE EN CHARGE PREOPERATOIRE
- Facteurs de mortalité après oesophagectomie :
o Experience de l’équipe CHIR
o Morbidité pulmonaire (SDRA et IRA)
o Facteurs liés au patient : Diabète – Sujet agé +++
- Facteurs de morbidité postopératoire
- Liés au patient : Diabète – Dyspnée – ATCD AVC – BPCO – ASA ≥3 – Perte de poids – Maladie VX périph – Rx Thérapie
- Liés à la chirurgie : Caractère propre/contaminé de CHIR – Transfusion perop – Durée de la chirurgie.
- Facteurs de CPC pulmonaires : Age – tabagisme – comorbidités – VEMS < 65% - Voie TT
1- Évaluation préopératoire
1.1- Évaluation cardiorespiratoire
1- Bilan de base : EFR – DLCO – GDS artérielle.
2- Tolérance à l’effort +++ Score MET (de Dukes) – Test de marche
durant 6min (distance < 200m = surmortalité)
3- ECG de repos systématique
4- Coronarien : Chir oesoph = risque intermédiaire. Score de LEE ++
5- Score de risque de Ferguson et Durkin : score PC établi à partir
de : l’âge, performance physique et le VEMS
1.2- Evaluation de la fonction hépatique
o Cirrhose = Risque de décès postop
o Chir oesoph Ascite ++
o Facteurs postop : Score de Child Pugh – TP > 60%
1.3- Évaluation de l’état nutritionnel :
o Interrogatoire : Facteurs de dénutrition (IMC – Perte de poids – Albuminémie inf 30)
o Dénutrition CPC infectieuses +++ (défaut de cicatrisation, dysimmunité)
o FDR de dénutrition = Pathologie carcinologique – TRT néoadjuvants – Dysphagie.
o Préparation = assistance nutritionnelle préopératoire de 7 à 10 jours
1.4- Évaluation des comorbidités liées aux FDR du cancer : terrains alcoolotabagiques – RGO - obésité morbide.
1.5- Critères de non-opérabilité du cancer de l’œsophage (Sélection des patients opérables)
o Classification TNM : T4 (envahissement des organes médiastinaux) - M + (métastase à distance)
o Terrain du patient
Insuffisance respiratoire (PaO2 < 60 mmHg, PaCO2 > 45 mmHg, VEMS < 1 l/s)
Cirrhose (TP < 60 %, hypertension portale, antécédents de décompensation)
Dyspnée stade III-IV
Perte de poids > 20 %/poids de forme
1.6- Préparation préopératoire
- Précocité de la consultation préanesthésique = essentielle.
- Sevrage tabagique le plus tôt possible au moins 8SMN (l’idéal) avant l’intervention.
- Préparation RESP : Education sur l’analgésie périmedull – Physiothérapie resp postop – Réhabilitation resp (BPCO +++ :
Kiné resp + optimisation du TRT médical)
■ PRISE EN CHARGE PEROPERATOIRE
OBJECTIFS :
- Prévention des CPC respiratoires
- Précocité du sevrage ventilatoire + une réhabilitation postopératoirerapide
- Garantie de la viabilité de la plastie digestive.
1- Gestion anesthésique
- Aucune particularité concernant l’utilisationd’un agent anesthésique plutôt qu’un autre ne peut être faite.
- AIVOC + BIS = intéressante optimisation HMD – Sevrage resp précoce + ↘exposition aux hypnotiques.
2- Analgésie Locorégionale Périmédullaire = ALP :
2.1- Rachianalgésie avant l’induction anesthésique : 100-500ug Morphine = 20H d’analgésie postop.
o Risque de DRA en cas de dose > 100 ug
o Relai IV d’opiacés (autoadministration IV).
2.2- Péridurale thoracique (ponction en T 7 en peropératoire) = Technique de choix ++++
Diminuer la réaction neuroendocrinienne liée à l’acte CHIR
Epargne morphinique + amélioration des rapports V/P + analgésie continue + sevrage VM précoce.
E2 : Effets HMD (INH tonus vasomoteur) : utilisation différée jusqu’au postop
2.3- Bloc para vertébral thoracique :
- Alternativeà la PDT par injection d’AL (bolus/perf continue) dans l’espace PV où cheminent les nerfs rachidiens.
- Qualité d’analgésie similaire à l’APDT + meilleure stabilité HMD + moindre NVPO.
Exemple de protocole
- ADPTdès le débutde l’intervention : Bolus de 10 ml de lidocaïne à 10mg/cc (en titration selon la tolérance HMD)
- Suivi d’un mélange de 2mg/cc Ropivacaine + 0.25ug/cc de Sufenta en continu à 4-6cc/H.
- Xylocaïne en bolus peut être réinjectée avant le temps thoraciqueet si le patient présente des signes de DLR.
- En postop, ce mélange en continu à 4-6cc/H, et de manière discontinue en PCEA (3cc/15-30min).
3- Installation du patient
- CHIR double voie (Lewis-Santy) : DD = laparotomie/scopie, puis DLG : fin du temps ABD pour la THcotomie/scopie droite.
- CHIR triples voies : DLG : cervicolaparotomie puis abord TH droit pourl’intervention d’Akiyama (l’inverse pour Mc Keown).
- L’oesophagectomie sans thoracotomie : DD pour la laparotomie et la cervicotomie gauche.
4- Monitorage :
- ECG,SpO2, PA invasive artérielle (facilitant les prélèvements sg en périop) – Moniteur de curarisation – T°
- VVC (nutrition parentérale postop +/- catécholamines) - sondage vésical(diurèse : rétention U postop 2eà l’APD)
5- Gestion de la ventilation
5.1- Ventilation unipulmonaire :Le concept de VUP protectrice (Mode en volume : 4-6mL/Kg) + PEP + Hypercapnie permissive
- Optimiser les conditions opératoires (en particulier pour lecurage ganglionnaire),
- Protéger le parenchyme pulmonaire : limiter la réaction inflammatoire + extubation précoce.
- Inconvénients : dégradation des échanges gazeux + Shunt Hypoxémie.
5.2- Sécurité des voies aériennes
- Sonde d’IOT double lumière gauche= technique de choix (sécurité +++) ou bloqueur BR (si pose difficile de la sonde).
- Critères de baisse du risque d’hypoxémie lors d’une VUP :expérience de l’AR - contrôle fibroscopique du positionnementde la sonde
- adaptation du diamètrede la sonde à la taille de la trachée estimée à la RxTH.
5.3- Gestion de l’hypoxémie
- Augmentation de la FiO2 + O2 du poumon exclu (’amélioration desrapports V/P).
- Contrôle fibroscopique = nécessaire (détecter + TRTobstruction/déplacement de la sonde double lumière) si échec :
- Si échec :CPAP (5-10cmH2P) ou Reventileren O2 100%demanière intermittente le poumon exclu.
5.4- Extubation précoce = recommandée : Réduit la durée de séjour en USI et le nombre de jours de VM = amélioration du PC.
6- Stratégie d’optimisation HMD
Objectif = maintenir une PPerf et O2 des organes vitaux et de muqueuse intestinale suffisante + éviter une accumulation
liquidienne (retarder la récupération du transit intestinal et altérer la cicatrisation, la coagulation et les fonctions
cardiorespiratoires).
6.1- Remplissage vasculaire :
- Stratégie restrictive de remplissage vx (4 ml/Kg) = Prévention de la surcharge vasculaire = amélioration PC.
- Remplissage peut être guidé par la PA pulsée.
6.2- VxPresseurs : Pour maintenir une PAM stable, leur utilisation est bénéfique (vp de courte durée d’action comme
l’éphédrine).
7- Gestion de la transfusion
- CHIR à haut risque HR : Sg moyen 500-1000mL.
- Il faut limiter le recours à la transfusion. Lastratégie transfusionnelle est guidée sur les seuils recommandés.
8- ATBprophylaxie : Céfazoline 2g IV 30min pré[Link] allergie : Clinda600 mg + 5mg/Kg Genta (+ réinjection de Clina après 4H).
9- Complications peropératoires
- Complications cardiovasculaires
o Compression de VCI baisse du retour veineux
o TdR ventriculaires par des manipulations médiastinales.
o Plaie de la veine Azygos ou de la crosse de l’aorte.
- - Complications respiratoires = Plaie de la plèvre médiastinale/arbre trachéobronchique
■ PRISE EN CHARGE POSTOPERATOIRE
Surveillance de 48H en USI/réanimation : prévention/TRT précoce des CPC respiratoires.
Surveillance de la plastie digestive
- Prévention des microinhalations (aspiration douce et continuede la plastie digestive + position proclive).
- Rx TH : vérifier la bonne position de lasonde + absence de dilatation de la plastie.
- Eviter l’HypoTA (Altération de laperfusion tissulaire de la plastie digestive).
Analgésie postopératoire : l’analgésie PDT
- APD : Ropivacaine 2mg/cc + Sufenta 0.25ug/cc à 4-6cc/H
- En association : PCEA 3cc du mélange /20min = Meilleure qualité d’analgésie
- Bénéfices : Amélioration de la mécanique ventilatoire – Meilleure kinésithérapie – Extubation précoce – Prévention des
fistules anastomotiques (baisse du stress inflammatoire).
Kinésithérapie pluriquotidienne et mobilisation précoce
- Prévenir les atélectasies et l’encombrement bronchique ;
- Physiothérapie respiratoire en position assise ;
- En cas d’encombrement BR réfractaire à la physiothérapie resp : Aspiration BR sous fibroscopie souple.
Ventilation non invasive (VNI)
- Envisagée dans la prévention/TRT des CPC respiratoires + eviter le recours à l’IOT.
- Elle permet de compenser les atteintes de fonction respiratoire liées à la chirurgie.
- Bénéfices : ↘W [Link] + Amélioration de VA + echanges gazeux
- Modalités : CPAP - VNI à double niveau de pression – O2 à haut débit (mieux tolérée que les 2 précédents +++).
- Risque : utilisation prudente en raison de sutures digestives hautes (insufflations > 25cmH2O = risque d’insufflation
digestive) envisager une PEP élevée (6-10) + Ai faible (6-8cmH2O) en présence d’une SNG.
Nutrition postopératoire :
- Indications :
o Nutrition artificielle en préopératoire ;
o Dénutrition sévère ;
o Incapacité de reprendre une alimentationcouvrant 60 % des besoins nutritionnels dans les 7J postop.
o CPC postop précoce responsable d’hypercatabolisme + jeune prolongé.
- Besoins énergétiques glucidolipidiques = 30 kcal/kg/J chez le patient alité + Besoins azotés : 200 à 250 mg/Kg/j
- Apports en phosphore, Mg, oligoéléments(zinc, sélénium, etc.), vitamines,besoinsHE en fonction de la clinique.
- Jéjunostomie : Alimentation entérale recommandée (efficacité > parentérale : indiquée si [Link] n’est pas utilisable).
e
- Réalimentation orale entre 5-7 J postop après un test à l’eau gélifiée.
Complications postopératoires
1- Complications respiratoires = principale cause de morbimortalité postopératoire :
- Liées à : âge - durée op – localisationtumorale – transfusion - Tr fonction resp préop -tabagisme– technique chir.
- Nature de l’atteinte pulmonaire : SDRA – Encombrement BR – ATLCT – Pleurésie – PneumoP d’inhalation +++.
- Rarement : fuite chyleuse : source de dénutrition (liquide pleral blanchatre par présence des triglycérides)
2- Fistule anastomotique : tsuspectée avant tout sd confusionnel/HyperT° non expliqués avant J5 postop
- 1ere CPC = Médiastinite +++++
3- Paralysie récurentielle
4- Troubles du rythme supraventriculaires :
- ACFA +++ (en cas de résection transTH) : anticoagulation en mesurant la balance bénéfice/risque.
- TRT : Bêtabloquants, Diltiazem, Digoxine, Cordarone et le Magnésium.
5- Troubles de la vidange gastrique : Erythromycine + IPP = systématiques.
6- Délires/agitation : PEC = leur préventionen identifiant les FDR (Age – ASA) + recherche et TRT de CPC sous-jacente.
■ CONCLUSION
La prise en charge anesthésique pour chirurgie de l’œsophage repose sur l’association anesthésie générale et analgésie périduralethoracique.
La gestion du temps abdominal repose principalementsur l’optimisation du remplissage en utilisant au mieuxdes indices de précharge
dépendance. Lors du temps thoracique,les apports hydroélectrolytiques sont réduits aux apports de basealors que l’exclusion pulmonaire
nécessite une stratégie ventilatoireprotectrice. L’ensemble des actions précédentes vise àminimiser l’impact du remplissage et de la
ventilation sur laréponse inflammatoire et la morbidité pulmonaire, principalecomplication après oesophagectomie.
Chapitre 21
Arrêt rapide, complet & spontanément définitif, du transit intestinal, grêle ou côlon
– Jeune : grêle, strangulation bride ou hernie étranglée
– Vieux : côlon, cancer
À part : occlusions fonctionnelles
Urgence médico-chirurgicale. Risque nécrose ⇒ péritonite ⇒ choc septique
21.1 PHYSIOPATHOLOGIE
21.1.1 Mécanismes
Mécaniques : obstacle au transit
1. Obstruction
– Pariétale : cancer colique, maladie inflammatoire
– Intraluminale : iléus biliaire (fistule bilio-digestive, rarissime), bézoards (gastrec-
tomisés ; troubles conduites alimentaires ; dissimulation drogue), ascaris
– Extrinsèque : tumeur voisinage
2. Strangulation
– Volvulus (torsion) : grêle = bride (adhérence post-op), côlon = caecum, sigmoïde
– Hernie étranglée
21.1.2 Conséquences
– Distension amont par accumulation gaz & liquide
– Déshydratation voire hypovolémie par 3e secteur liquidien
– Hypoperfusion locale (µcirculation ⇐ distension ; obsatcle méso ⇐ strangulation)
21.2 DIAGNOSTIC
21.2.1 Positif
Clinique
1. Syndrome occlusif variable selon hauteur & mécanisme
– Douleur intense, paroxysmes, localisation variable diffusant à tout l’abdomen
– Vomissements tôt (H) / tard (B), alimentaires → fécaloïdes, ⇒ ± & douleur
67
21.2. DIAGNOSTIC CHAPITRE 21. OCCLUSION INTESTINALE
– Arrêt des matières & des gaz tôt (B) / tard (H) ; vidange aval préalable
– Météorisme volumineux (B), modéré voire absent (H)
Attendre tableau complet pour porter diagnostic = erreur grave (retard PEC)
2. Retentissement
– Local : défense voire contracture (péritonite), & BHA si phase lutte dépassée
– Général : DEC (pli cutané, hypotonie oculaire) + DIC (soif, muqueuses sèches,
langue rôtie), CCV voire choc hypovolémique (tachycardie, hypoTA, marbrures,
oligurie) ; fièvre
3. Recherche systématique
– Cicatrices opératoires : brides
– Masses palpables
– Paroi & orifices herniaires : hernie étranglée (irréductible, non impulsive à toux)
– TR/TV : fécalome, épanchement (Douglas bombé douloureux), masse pelvienne
Imagerie
1. ASP : classique, INUTILE si TDM accessible → niveaux hydro-aériques (NHA)
– Grêle : NHA étagés, L > H, ± valvules conniventes (“pile d’assiette”)
– Côlon : NHA H > L ± haustrations ; anse géante (volvulus caecum / sigmoïde)
2. TDM : dilatation amont + NHA, vacuité aval ; localisation précise
Biologie
– Alcalose, hypoK (vomissements, 3e secteur)
– Hémoconcentration (% Ht, Na, prot), IRF (% urée, Na/K < 1) ⇐ déshydratation
– Syndrome inflammatoire (GB, CRP) si péritonite
21.2.2 Gravité
Clinique, biologie, TDM
– Complications graves : péritonite / pneumopéritoine par nécrose locale (TDM)
– Profondeur hypovolémie & déshydratation
– Terrain débilité
– Retard PEC
21.2.3 Etiologie
Orientation : clinique, TDM
– Siège : grêle (tableau occlusion H), côlon (B) ; localisation précise TDM
– Mécanisme : tableau brutal & bruyant (strangulation) ou plus modéré (obstruction
par cancer) ; visualisation TDM masse pariétale ou régionale, ou corps étranger
Certitude : chirurgie
21.2.4 Différentiel
Clinique, TDM + compléments
– Péritonite non occlusive (perforation organe creux)
– Autres abdomens aigus : appendicite, infection pelvienne, colique néphrétique,
pancréatite (lipase), cholécystite (écho) ; attention : peuvent ⇒ ileus réflexe
– Constipation sévère (jeune femme), fécalome (personne âgée) : tableau moins grave
– Abdomens pseudo-chirurgicaux (ACD : BU, glycémie ; ISA : iono ; hyperCa)
– Pathologie extra-abdominale : IDM inférieur (ECG, enzymes)
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21.3. PRINCIPES THÉRAPEUTIQUES CHAPITRE 21. OCCLUSION INTESTINALE
21.3.1 Symptomatique
1. Aspiration douce (SNG) : lever distension, quantifier pertes, guider compensation
2. Réanimation hydroélectrolytique précédée de macromolécules si choc
Guidée sur volume aspirations, ionogramme pl. & diurèse
3. Analgésie : ne pas récuser la morphine : effet antipéristaltique sans risque d’ag-
gravation ; perturbation du diagnostic minime, surtout avec TDM
4. Antibioprophylaxie périopératoire couvrant germes digestifs, surtout anaérobies
21.4 ÉVOLUTION
± favorable selon terrain, cause, mais surtout délai de PEC
CONCLUSION
OIA = urgence médico-chirurgicale
– ÉVOLUTION récente PEC : généralisation TDM, abandon préjugés sur morphine
– Avenir pourrait être à l’extension des indications de la laparoscopie
– Zone tropicale : ascaridiase = cause fréquente : ASP seul avant laparotomie
R ÉFÉRENCES : [39, 56, 141]
69
PANCREATITES AIGUES
POINTS ESSENTIELS
Le plus important dans la pancréatite aiguë est d’évaluer sa gravité pour adapter au mieux le traitement et le lieu de l’hospitalisation.
L’évolution d’une pancréatite aiguë est très difficile à prévoir. Des scores ont été établis pour aider à évaluer le degré de gravité de la
poussée : score de Balthazar au scanner à la 48e heure, score de Ranson, score APACHE ou score de BISAP, plus simple.
La recherche et le traitement de la cause sont essentiels pour éviter les récidives mais cela doit se faire à distance de la poussée en
multipliant si besoin les examens d’imagerie (TDM, IRM, échoendoscopie).
Le traitement de la poussée est avant tout médical sans mesure systématique comme la mise en place d’une sonde gastrique en
aspiration, les antibiotiques prophylactiques ...
Le traitement est chirurgical en cas de collections surinfectées après avoir fait la preuve par ponction percutanée de la surinfection de
ces collections. En premier lieu, on privilégie le drainage percutané puis chirurgical dans un second temps uniquement si le drainage
percutané a échoué, en privilégiant les voies d’abord limitées.
Il faut éviter dans la mesure du possible de faire une nécrosectomie par voie transpéritonéale, surtout si le délai entre le début de la
poussée et la chirurgie est inférieur à six semaines.
Le traitement chirurgical, surtout s’il est précoce et agressif, risque d’être plus délétère que la poussée elle-même.
INTRODUCTION - DEFINITION
Les pancréatites aiguës (PA) sont des affections fréquentes dont la gravité est variable. À côté des formes bénignes qui guérissent le plus souvent
de façon spontanée (et ce quel que soit le mode de prise en charge), il existe des formes gravissimes compliquées de défaillance multiviscérale,
grevées d’une morbidité et d’une mortalité importantes. Le type de lésions observées permet de distinguer classiquement deux formes:
- interstitielles (ou oedémateuses), bénignes, sans lésion visible des cellules acinaires et des tubules pancréatiques, ni signe capillaire ;
- nécrosantes (PAN) (ou HR, ou nécrotico HR) : tableaux cliniques sévères. Caractérisées par une nécrose des tissus glandulaires,
interstitiels et de la graisse péripancréatique qui peut s’étendre aux organes de voisinage et à l’espace rétropéritonéal.
CLASSEMENT DE LA SEVERITE (ATALANTA REVISEE EN 2012) : QUATRE NIVEAUX SONT RETENUS :
- Pancréatite bénigne : Pas de nécrose (péri)pancréatique ni de défaillance d'organe,
- Pancréatite modérée : nécrose (péri)pancréatique stérile ET/OU défaillance transitoire d'organe,
- Pancréatite sévère : nécrose (péri)pancréatique infecté OU défaillance persistante d'organe,
- Pancréatite critique : nécrose (péri)pancréatique infecté ET défaillance persistante d'organe.
PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFLAMMATION ET DES DÉFAILLANCES VISCÉRALES AU COURS DES PA
PHYSIOPATHOGENIE DE LA PANCREATITE AIGUE (controversée !)
Mécanisme initial suggéré = activation prématurée (par un calcul de la VBP/ethylisme CHR) du trypsinogène en sa forme active la
trypsine autodigestion du parenchyme pancréatique (avec inflammation locale et régionale). Cette activation est prévenue par
des mécanismes endogènes (INH des sérines protéases et autolyse de la tripsine activée).
La pancréatite aigue devient symptomatique si ces mécanismes sont dépassés.
UNE REACTION EN CHAINE
Locale :Trypsinogène (+) = Trypsine activation d’autres enzymes en cascade. Le pancréas va ainsi relâcher de l’élastase et de la
phospholipase A2 qui vont compromettre l’intégrité respectivement des parois vasculaires et des membranes cellulaires.
Ensuite régionale :
- Par activation des facteurs inflamm : kinines, cytokines & chémokines (TNFα +++ production corrélée à la gravite de PAN).
- Par migration des leucocytes à travers l’endothélium vx (par des molécules d’adhésion : ICAM-1 et JAM-C) dans la
profondeur du tissu pancréatique production enzymatique + radicaux libres de l’oxygène lésions parenchymateuses.
L’ensemble de ces événements va donc conditionner la sévérité de la pancréatite aiguë et la survenue de complications locales
telles que la nécrose, la formation de collections et d’abcès.
AMPLIFICATION D’UNE INFLAMMATION LOCALE EN REACTION SYSTEMIQUE
Marquée par l’apparition du SIRS qui est responsable d’une défaillance polyviscérale (rôle important des PNN +++) Atteinte
pulmonaire dans 15-20 % (Hypoxie jusqu’au SDRA durant les 10 premiers jours puis la 2e-3e SMN).
(Pour prévenir le 2e pic de SDRA : prévention de l’infection de la nécrose pancréatique par une nutrition entérale introduite dans les
plus brefs délais après l’admission et possiblement par une antibiothérapie prophylactique.
En résumé : Les effets tissulaires des enzymes pancréatiques activés une fois libérés sont:
- Phospholipase A2 (PlA2) altération du surfactant pulmonaire par son activité cytolytique ;
- élastase HR intrapancréatiques ;
- Trypsine CIVD, choc et/ou d’une insuffisance rénale aiguë ;
- kallicréine instabilité HMD par l’intermédiaire d’un relargage de bradykinine et de kallidine ;
- Lipase :nécrose de la graisse et des tissus péripancréatiques.
ETIOLOGIES
Toute PA non biliaire, non alcoolique est tumorale jusqu'à preuve du contraire !
- Lithiase biliaire (40 %) : âge > 50 ans, sexe féminin, ALAT > 3N. Sa recherche sera systématique : TDM + échographie des
voies biliaires, échoendoscopie ± bili IRM.
- Alcoolique (35-40 %).
- Causes rares (20-25 %) : hypertriglycéridémie, hypercalcémie, infectieuses auto-immunes, Crohn, toxiques, post CPRE,
tumorales, génétiques, idiopathiques.
DIAGNOSTIC POSITIF DE LA PANCRÉATITE AIGUË
SIGNES CLINIQUES : peu spécifiques = diagnostic difficile !!
- Le diagnostic n’est pas toujours facile, la douleur abdominale est
le signe le plus sensible, et souvent associée à des N/V.
- 30-40% des patients décèdent sans diagnostic !
- Les formes trompeuses qui peuvent aboutir directement en
réanimation sont celles qui s’expriment au premier plan par des
troubles hémodynamiques, respiratoires ou des fonctions
supérieures.
LIMITES :
• L’évaluation de la gravité à 48H est tardive ;patients opérés en urgence exclus ;
• Difficultés de réalisation en urgence (LDH...) ou d’évaluation (séquestration liquidienne ...) ;
•L’interférence avec les TRT administrés (Ht, déficit en base, séquestration liquidienne,etc.) ;
• la valeur PCde Ranson est bonne uniquement aux extrêmes (chiffre < 2 ou > 6) alors que la majorité de patients se situe entre 2 et 6.
COMPLICATIONS
PRISE EN CHARGE
PRINCIPES :Le traitement des PAN est avant tout symptomatique et vise à :
o mettre au repos le pancréas ;
o pallier l’insuffisance pancréatique ;
o corriger les désordres métaboliques et hydroélectrolytiques ;
o assurer l’analgésie ;
o prévenir et traiter les défaillances d’organes ;
o diagnostiquer et traiter les complications (infection de nécrose +++).
2- REANIMATION SYMPTOMATOLOGIQUE :
A – Monitorage : Dans tous les cas, à l'admission :
o bilan clinique (pouls, PA, diurèse, T°, échelle de douleur, SpO2)
o biologique : ionogramme sanguin, FNS, gazométrie
o radiologique (au besoin) : Radiographie thoracique et abdominale
B - Remplissage et correction éléctrolytique :Du fait de l'iléus réflexe et des vomissements, les malades ont tendance à présenter
une DECjustifiant des apports hydro-électrolytiques importants :
- La compensation des pertes HE et le rétablissement d'une volémie correcte,le plus rapidement possible ;
- L’apport de cristalloides = suffisant, guidé par la surveillance HMD, diurèse, hématocrite et de la protidémie ;
- Chez un sujet sans ATCDs, un volume de 35cc/kg/J sert de base, et sera à adapter en fonction des bilans entrée/sortie et
des ionogrammes sanguins et des FNS (au moins quotidiennement !!) ;
- La tolérance glucidique est généralement mauvaise et nécessite un apport d'insuline ;
- La transfusion est indiquée si Ht < 25 % ;
C –Oxygénation : Altérations initiales de la fonction respiratoires chez 40% des patients ! tout signe d'aggravation respiratoire -->
CPC respiratoire (OAP, ATLCT, SDRA, PPInhalation).
D – Analgésie :
- Paracétamol (à utiliser avec prudence chez les patients alcooliques).
- Morphine/ses agonistes = antalgiques de choix pour les DLR imporantes (attention !détresse respiratoire, iléus).
- Aspirine + AINS = CI car risque hémorragique.
- Lidocaine en intraveineux : non recommandée.
2. Critères cliniques : souvent reconnues tardivement (5-7e J postop, ou lors des seconds pics : CPC retardées lors de 2e SMN
2.1. La fièvre : 3-10eJ postop : Signe le plus fréquent/fidèle/précoce traduit un sepsis intrapéritonéal dans 2/3 des cas.
2.2. Les signes abdominaux
- Signes d’alertepeu spécifiques ; leur évolution sous TRT médical qui permet de distinguer les sepsis postopératoires de CPC
spontanément résolutives. Toute manifestation abdominale inhabituelle doit être considérée avec soin.
- Signes fonctionnels : difficiles à interpréter (à cause de l’iléus postop, les DLR Abd habituelles chez un opéré récent) :
Le météorisme est souvent discret, alors que la persistance de l’iléus = vomissements, ou diarrhée précoce
La défense abdominale / contracture = 30 % des cas, tardive ;
La douleur provoquée = fréquente, précoce etd’une bonne valeur prédictive surtout si +F° ;
Plus rarement, un écoulement anormal purulent ou digestif par les drainages ou la cicatrice abdominale.
2.3. L’éviscération : évocatrice +++ surtout si + retard de transit ou F° persistante : Traduit une incompétence pariétale, un
météorisme, une hyperpression intraabdominale et une cicatrisation défectueuse.
2.4. La mesure de la pression intra-abdominale = proposée comme critère de réintervention :
Son élévation peut expliquer le [Link] + SDMV :La contracture abdominale, un épanchement liquidien ou des anses grêles
distendues participent à l’augmentation de pression.
2.5. Les manifestations extra-abdominales : SDMV ?
- troubles de conscience, agitation ou troubles psychiatriques ;
- insuffisance rénale d’aggravation progressive voire brutale ;
- détresse respiratoire aiguë, OAP lesionnel inexpliqué, cholestase inexpliquée ...
- Thrombopénie ou des troublesdel’hémostase ...
3. Critères biologiques
3.1. Les examens biologiques usuels : généralement décevants !!Hyperleucocytose +++ doit attirer l’attention s’il persiste
au-delà du 3eJpostopou qu’il est de forte [C] (>15–20.000).
3.2. Les marqueurs de la réaction inflammatoire : Une CRP normale élimine (presque) une PPO, mais une CRP d’emblée
élevée (ou élévation au cours de l’évolution), n’a aucune spécificité.
CONCLUSION
La prise en charge et le cheminement diagnostique des complications infectieuses postopératoires de chirurgie digestive s’inscrivent
dans une approche pluridisciplinaire. Tous les moyens et les compétences doivent être mis en oeuvre pour établir la preuve de
l’infection et orienter la stratégie dans le sens le moins traumatique pour le patient.
HEMORRAGIES DIGESTIVES
POINTS ESSENTIELS
Une bonne connaissance des principales causes d'hémorragie digestive guide la démarche diagnostique.
Les principaux facteurs pronostiques guident l’orientation et la surveillance des HD, et sont liés au terrain. En cas de cirrhose, le facteur
pronostique essentiel est le degré d'insuffisance hépatique.
Le remplissage vx = fondamental de la PEC initiale, doit éviter la compensation excessive des pertes chez le malade atteint de cirrhose.
L'utilisation des vasopresseurs, dérivés de la vasopressine comme la terlipressine ou de la somatostatine, doit être la plus précoce
possible en cas de cirrhose et se poursuivre au moins jusqu'à l'examen endoscopique.
Il est recommandé de pratiquer l'endoscopie dans les 12H pour une performance diagnostique maximale.
L'érythromycine IV une demi-heure avant l'endoscopie permet une meilleure visualisation de la cavité gastrique.
L'endoscopie hémostatique est le traitement de première intention des ulcères hémorragiques. Elle a diminué nettement les indications
de la chirurgie d'hémostase des ulcères.
L'angioTDM est un examen très utile pour localiser une lésion HR, notamment lorsque l'endoscopie n'a pas pu le faire.
L'artériographie permet un geste thérapeutique éventuel en cas d'hémorragie active (basse +++).
ATTITUDE THÉRAPEUTIQUE
Prise en charge initiale
- Conditionnement : VV de gros calibre(>= 16 G), O2 nasale
- Recherche des signes de gravité (à interpréter en fonction de :
o prise de B-bloquants.
o L'acronyme BLEED (ongoing Bleeding, Low systol blood pressure, Elevated prothrombin time, Erratic mental
status, comorbid Disease) ;
- Expansion volémique par cristalloïdes ou colloïdes si besoin.
- Transfusion si besoin ! (seuil et objectif transfusionnels doivent être revus à la hausse en cas de coronaropathie avérée ou
d'insuffisance cardiaque).
- SNG (authentifier l'origine haute du saignement, effectuer des lavages gastriques à l'eau froide à répétition).
- Erythromycine 250 mg IV: 1/2 à 1H avant l'endoscopie (facilite la vidange gastrique).
- ATB prophylaxie par une injection unique de céfotaxime 2 g si sclérose des VO.
- Intérêt de débuter un traitement antisécrétoire et vasoactif en attendant le diagnostic endoscopique.
Endoscopie digestive haute à réaliser dans les 12 heures ou plus précocement si saignement abondant :
- Diagnostic étiologique et geste thérapeutique +++
- Si altération de la vigilance et ou instabilité HMD: lOT et sédation.
- Si patient conscient: oxygénothérapie nasale pour Sp02 >= 95 %.
Définition :
Hémorragie méningée anévrysmale est définie par l’irruption de sang dans les espaces sous arachnoïdiens
à partir de la fissuration d’une paroi artérielle anormale. Due à un anévrysme rompu dans 85 % des cas.
ATCD
Familiaux
5 à 20 %
des cas
Tabac HTA
5 à 10 % Absence
Alcool
des AVC d’étiologie
Mortalité
25 à 30%
50 % grave
sujet jeune
séquelles
Clinique :
Céphalée brutale, intense inhabituelle + Vomissements
Crises convulsives (inconstant)
Sd méningé (peut manquer à l’admission)
Cervicalgie, raideur de nuque ; ROT Vif
Atteinte des nerfs crâniens (III – IV)
Une céphalée brutale justifie à elle seule, l’exploration radiologique
Tout patient suspect d'HSA doit avoir un scanner cérébral sans injection en urgence.
Diagnostic positif :
Clinique, Scanner cérébral (si sans particularités : PL), IRM, AngioIRM
Artériographie : examen de référence
Imagerie :
Artériographie cérébrale des 4 axes: de référence ! Affirme l’origine anévrysmale de l’hémorragie méningée
et oriente la thérapeutique (chirurgie ou Embolisation selon la localisation et la taille de l’anévrysme).
• Doppler transcrânien
• EEG à la recherche de crises convulsives infra clinique
Classification de WFNS : Échelle scanographique de Fisher (échelle pronostique)
Retentissement de Hémorragie méningée sur SNC = HTIC (monitorage de PIC)
Les patients de haut grades présentent souvent une HIC de modérée à sévère.
HIC associée à un mauvais pronostic (nécessité du monitorage de la PIC)
Complications :
A COURT TERME (PREMIERES HEURES) = 2 complications :
1- Hydrocéphalie aigue (caillotage intraventriculaire)
2- Récidive hémorragique (prévenue par l’exclusion de l’anevrysme)
3- Complications cardiovasculaires et pulmonaires: TR, altérations de la fonction myocardique, OAP.
A MOYEN TERME (3-15 JOURS) :
1- Hydrocéphalie chronique
2- Vasospasme cérébral
3- Epilepsie
VASOSPASME
Diminution du calibre artériel.
Précoce et Tardive
Apparition vers les 3 ième jours après hémorragie méningée. Pic 7 ou 10 ième jour
Disparaît après le 14 ième jour.
Un Vasospasme sévère, étendu ou de longue durée Infarctus cérébral
CLINIQUE
Une AEC Céphalée croissantes et/ou déficit neurologique focal (hémiparésie ou aphasie...) ;
Une fièvre > à 38◦C,
Une hypertension artérielle,
Une leucocytose élevée et/ou d’une hyponatrémie.
Doppler transcrânien : Supérieure à 200 cm/s Vasospasme à 87% des cas
Prise en charge
Hospitalisation = USI, mise en place d’une PAS ou d’une PIC, Doppler transcrânien
1- PEC PREOPERATOIRE :
AntiHTA: Nimodipine 2cp x6 peros/j, pendant 3 semaines (PAM = 100mmHg, PAS entre 120 et 140mmHg)
Céphalées : Paracétamol voire morphine, rester au calme dans une pièce peu éclairée,
Anticonvulsivant : Clonazépam 2 mg/ j IVSE et relais péros par phénytoïne (3j seulement).
2- EXCLUSION DE L’ANEVRISME : deux options :
le clippage microchirurgical :
le coiling endovasculaire dans les 72 heures (embolisation) :
Objectif de l’anesthésie : éviter les variations de la PA, détente cérébrale, pas d’ACSOS, Anticoagulation si
embolisation envisagée
3- PEC POSTOPERATOIRE :
- Extuber grade 1 et 2, évaluer le réveil du grade 3, laisser intubés les grades IV et V en préopératoire.
- Hospitalisation en USI/Réanimation au mieux jusqu'à la fin de la période de spasme (10 jours).
- Apports quotidiens de 30 ml/kg/j de SSI, l'hypovolémie est à proscrire.
- Bilan entrées/sorties, ionogrammes sanguins et urinaires quotidiens.
- Antalgiques + nimodipine PO ou dans la SNG (3smn au total, 2smn pour le grade 1 sans vasospasme)
- Doppler transcrânien quotidien.
Traitement du Vasospasme
• Corriger une hypovolémie éventuelle.
• Augmenter la PAM jusqu'à 100 ou 120 mmHg avec la noradrénaline pour augmenter le DSC. Si l'examen
neurologique s'améliorer poursuivre ce traitement jusqu'à la levée du vasospasme.
• Traitement endovasculaire du vasospasme, soit par dilatation mécanique des troncs proximaux, soit par injection
médicamenteuse in situ:
- milrinone: 8 mg en 30 min SE, maximum 24 mg par séance, relais Par milrinone intraveineux (0,5 à 1 ,5 ~g/kg/min),
avec nécessité de prévenir l'hypotension.
- nimodipine: 1 à 2 mg en 15 min, relais par nimodipine intra-artérieUe à 1 mglh.
Il comprend l’angioplastie mécanique et/ou l’angioplastie chimique.
Papavérine, nimodipine, Corotrope® en intra artérielle
Traitement de L’HIC
Bas grade(I,II,III)
Osmothérapie
Prévention et traitement des ACSOS
Traitement des crises convulsives
Traitement médical
Haut grade( III,IV,V)
Intubation ventilation
Sédation profonde
Osmothérapie
Hypothermie
Hyperventilation optimisée
On retiendra
L’exclusion de l’anévrisme rompu est une urgence qui doit être réalisée au plus tard dans les 72 premières
heures, par voie microchirurgicale ou endovasculaire, permettant ainsi de prévenir le ressaignement précoce
toujours péjoratif.
L’hydrocéphalie, hyponatrémie manifestations cardiovasculaires sont les principales complications.
Ischémie cérébrale secondaire.
Le maintien d’une pression de perfusion cérébrale est un objectif majeur
Conclusion
L’HSA est une urgence
La prise en charge initiale s’est beaucoup standardisée avec une orientation précoce des patients vers des
centres spécialisés multidisciplinaires visant une occlusion précoce de l’anévrisme.
La prévention et le traitement du Vasospasme cérébral représentent un défi difficile.
ETABLIR UN PROTOCOLE DE PRISE EN CHARGE ADAPTE AUX CONDITIONS DE NOS URGENCES.
ANESTHESIE DU TRAUMATISE CRANIEN
POINTS ESSENTIELS
1. L'évaluation préopératoire : temps incontournable : recherche (en priorité)des signes d’HIC.
2. Coagulation + volémie normales= impératifen chirurgie intracrânienne
3. Le mannitol doit être utilisé à forte dose lorsqu'il existe des signes d'engagement (1,4 à 2,8 g·kg-1).
4. Pas de place pour les halogénés et le N2O, une curarisation profonde est souhaitable pendant la chirurgie.
5. L’Hypercapnie = évitée (tout au long de la PEC), L’hypocapnie profonde est indiquée seulement si engagement.
6. Il faut maintenir une volémie normale et compenser les pertes hydroélectrolytiques et sanguines.
7. Un monitorage invasif de la pression artérielle est indispensable pour tous les patients.
8. Chirurgie extracérébrale> 2H = monitorage de la PIC.
OBJECTIFS :
- préserver (jusqu'à l'ouverture de la dure-mère) la circulation + oxygénation cérébrale en chirurgie cranienne.
- prévenir et de détecter les ACSOS durant l'anesthésie.
- Comprendre les effets des agents anesthésiques sur la circulation cérébrale.
- Dépister avant l'intervention les atteintes respiratoires ou cardiovasculaires pouvant se décompenser en perop.
ÉVALUATION AVANT L'INTERVENTION : 2 risques (engagement cérébral & arrêt circulatoire) :
1- ÉVALUATION DE L’HIC :Repose sur l'examen clinique, la TDM cérébrale +/- monitorage de PIC !!
1.1-L'évaluation clinique : essentielle car l’AEC estparallèle à la sévérité de l'HIC !
- score de Glasgow, - signes d'engagement (mydriase, HTA, BC), non spécifiques (ex, l’anisocorie n'est pas
interprétable si le patient est en collapsus).
1.2- TDM cérébrale : Classification TDM.
1.3-Monitorage non invasif : DTC.
La situation la plus trompeuse est sans doute celle d'un patient ayant des troubles de conscience modérés (score de Glasgow entre 9 et 14)
devant être opéré en urgence. L'état clinique paraît rassurant mais en fait ces patients sont souvent à la limite de la décompensation cérébrale.
Une très faible augmentation du volume intracrânien (dépression respiratoire favorisée par une prémédication inappropriée, modifications
HMD de l'induction de l'anesthésie, l'utilisation d'agents anesthésiques VD cérébraux) peut provoquer une HIC majeure.
2- ÉVALUATION CARDIO-VASCULAIRE ET RESPIRATOIRE
2.1 : L'atteinte pulmonaire :
1. Infection resp (inhalation) ;
2. Tr. ventilation (ATLCT) ;
3. Hypoxémie(contusion pulm, PNO) ;
4. Plus rarement : OAP neurogénique (de mécanisme non élucidé)+/- HTAP, d'évolution rapide en quelques heures,
et disparaissant en quelques heures après le traitement de la lésion cérébrale.
5. Parfois, après l'ouverture de la dure-mère, la décompression cérébrale amélioration spectaculaire de la PaO 2 .
2.2 : L’atteinte cardiaque :
1- Etat hyperdynamique précoce (HTA, TC) – ANL ECG (repolarisation +++ ) - myocardite adrénergique (décharge adrénergique).
2- Hypovolémie (hémorragie, mannitol, facteurs hormonaux) masquée par la réponse de Cushing à l'HIC.
2.3 : [Link] :Hémodilution (HR importantes – Coagulo.P de consommation) [Link]ère élevé = mauvais PC
- TRT en cours par des antiagrégants/anticoagulants (4-5x mortalité) PRP si saignement ANL important.
- Prise d’AVK PPSB (sinon PFC) avant l'intervention chirurgicale. Chez les patients sous antiagrégants, la transfusion de
plaquettes doit être envisagée si le saignement paraît anormalement important.
3- MONITORAGE : Cf. Monitorage de la PIC (invasifs et non invasifs)
• Maintenir une PPC > 50mmHg (surtout en période d’oliguémie où le DSC est bas)
• Si anesthésie < 2SMN post-trauma : objectif = PAM >70 mmHg chez tous les patients.
• Il faut être extrêmement prudent pour traiter une HTA + HIC Seul Thiopental permet de diminuer la PAM+PIC et reste
donc le TRT le plus sûr d'une HTA dans un contexte d'HIC au bloc opératoire.
• Monitorage respiratoire = SpO2 + ETCO2 + GDS et surtout AUSCULTATION !!
CONCLUSION
L'anesthésie du TC fait partie d'une prise en charge continue, qui débute dès la phase préhospitalière et se poursuit jusqu'à la sortie de la
réanimation. Pendant toute cette période, l'objectif est de limiter au maximum toute diminution de la perfusion cérébrale pour « sauver du
cerveau ». L'anesthésiste qui prend en charge ces patients, s'il n'est pas habituellement impliqué dans la prise en charge des TC, doit avoir à
l'esprit qu'il est possible en quelques heures d'annuler tous les efforts du reste de l'équipe médicale par une prise en charge inadéquate.
Pourtant, si la conduite pratique est souvent difficile, les impératifs théoriques sont assez simples à respecter et doivent être connus de tout
anesthésiste impliqué dans l'urgence.
ARTICLE IN PRESS
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PEC DES AVC EN REANIMATION
POINTS ESSENTIELS
• Les AVC représentent la troisième cause de mortalité et la première cause de handicap acquis chez l’adulte.
• Les AVC regroupent cinq entités : infarctus, HR cérébrales, AIT, HRs sous-arachnoïdiennes et les TVC.
• Parmi les AVC, les infarctus cérébraux représentent presque 85% des cas.
• Les 2 principaux objectifs de la PEC sont : diminuer le délai entre le début de symptomes et les 1ers soins, et le diriger vers UNV.
• L’imagerie est fondamentale en URG pour distinguer l’infarctus cérébral de l’HR : TDM sans injection PDC ou IRM cérébrale.
• La thrombolyse IV (rt-PA) des AVCi, qui doit être effectuée jusqu’à 4 heures 30 après l’apparition des premiers symptômes.
• Les TVC affectent plus souvent les sujets jeunes.
• Les trois facteurs de mauvais PC de l’AVChsont le volume de l’hématome, la présence d’une HR ventriculaire et une AEC.
• Dans le cas d’une HR cérébrale sous AVK, la recommandation est l’administration de vitamine K et de facteurs vitamine-K dépendants.
• L’objectif de l’antagonisation des AVK dans le cadre des HRs cérébrales est de maintenir l’INR en dessous de 1,5.
• Chez les patients présentant des troubles de conscience ou ayant des signes d’engagement la priorité est le contrôle de la PIC.
PHYSIOPATHOLOGIE
AVC ischémiques
Mécanismes
- thrombo-embolique +++ = occlusion de l’artère par un thrombus
- hémodynamique = dissection = hypoperfusion (pas d’occlusion artérielle)
Conséquence = ↓ du débit sanguin cérébral (DSC / N = 50mL/100g/min)
- Si DSC < 12mL/100g/min = nécrose tissulaire irréversible = AIC
- Si DSC = 12-20mL/100g/min = « zone de pénombre »: souffrance
AVC hémorragiques
Mécanismes
- Fragilisation (HTA +++) puis rupture arteriellespontanée (petites a. perforantes)
- L’hématome ne correspond pas à un territoire artériel (non systématisé +++)
Conséquences
- Hématome → destruction parenchymateuse: déficit neurologique
- Oedème réactionnel = HTIC + ischémie secondaire
Cas particulier: maladie des petites artères cérébrales= lipohyalinose des petites artères cérébrales perforantes / associée à
HTA +++→ AVC ischémiques (lacunes profondes) et hémorragiques (capsule interne / NGC)
!! Remarque: NPC avec
Angiopathie amyloïde cérébrale aussi responsable d’hématomes sous-corticaux mais topographie différente: hématomes
lobaires récidivants (et non profonds)
FACTEURS DE RISQUES
Majeurs (RR > 4) Moyens (RR = 2-4) Faibles/discutés (RR < 2)
HTA +++ Tabac - Diabète Cholestérol
Age Sexe masculin Migraine
Alcool (fortedose) Atcd familiaux Obésité
ARTICLE IN PRESS
Oestroprogestatifs 2
II. Classification :
1) Généralisées :
Etat d’absence, EDM myocloniques, cloniques, toniques, tonicoclonique
2) Partiels :
EDM partiels simples : somato-moteur, somato-sensitif, sensoriel, végétatif
EDM partiels complexes : avec altération de l’état général
EDM partiels secondaires généralisés
A) EDM convulsif : EDM généralisé (sauf l’absence) - Partiel somato-moteur
B) EDM non convulsif :
Non confusionnel : EDM partiel simple non moteur
Confusionnel : absence, EDM partiel, complexe non moteur
III. Physiopathologie :
1) Mécanismes impliqués :
Déséquilibre entre système excitateur et inhibiteur synaptique
Modification ionique extra cellulaire : Ca++, K+, Mg++
Phénomènes de plasticité neuronale
2) Conséquences :
A) Phase I : ↗ du métabolisme cérébral, ↗ QSC, ↗ CMRO 2 , ↗ CMRGly (phase de compensation)
Complications métaboliques : hyperglycémie, hyperlactotémie
Complications cardio-Vx : HTA, tachycardie, arythmie
Autres : hyper urémie
B) Phase II : après 30 – 60 min : HTIC, œdème ischémie (phase de décompensation)
Complications métaboliques : hypoglycémie, hyponatrémie, acidose métabolique, hypoxie
Complications cardio-Vx : hypotension, défaillance cardiaque
Autres : CIVD, SDMV
IV. Etiologies :
1) EDM inaugural :
Souffrance cérébrale aigue :
Structurelle : méningo-encéphalite, AVC, traumatisme, hémorragie intra cérébrale
Fonctionnelle : dysNa+, ↘ gly, ↘ Ca++, hypoxémie, médicaments épileptogènes
Lésions cérébrales subaigüe évolutives : tumeurs, affections dégénératives, séquelles d’AVC, traumatiques
2) Chez l’épileptique connue :
Arrêt ou modification du TRT anti épileptique, surdosage
Alcool : sevrage ou intoxication
Médicaments pro convulsivants
Infections intercurrentes
3) Sans causes : 10%
VI. Traitement :
1) Objectifs :
Assurer une oxygénation cérébrale et une fonction cardio-Vx adéquate
Obtenir l’arrêt le plus rapide possible de l’activité épileptique clinique et électrique
Prévenir les récidives
Identifier et corriger les facteurs déclenchant
Corriger les troubles métaboliques (Injection IV de 100mg vit B1 (carence en particulier chez l’éthylique)
Prévenir et traiter les complications systémiques
Deux écueils doivent être évités:
o trop temporiseraggravation des effets systémiques et cérébraux de l’EDM qui perdure et augmente sa
résistance au TRT
o ou au contraire procéder à une rapide escalade thérapeutique responsable d’E2 importants
2) Mesures générales :
Vérifier le diagnostique, noter l’heure de début
Assurer la liberté des VAS : position latérale de sécurité, canule, prévenir les traumatismes
Oxygénothérapie au masque (10 l/min) : intubation si CGS < 08, détresse respiratoire
02 VVP, glycémie capillaire, monitorage ; ECG, PA, SpO 2 , T°, FR, FC
TRT symptomatique : Thiamine (B 1 ) : 100 mg IVL
3) Traitement spécifique :
Les bases [C] cérébrale des MAE atteint sa valeur thérapeutique après administration par voie IV ou IR
Association : BZP, Phénytoïnes ou phénobarbital
Les anesthésiques IV : réservés aux formes réfractaires : thiopental, propofol, Midazolam
Arbre de décision thérapeutique devant un état de mal convulsif* avéré** chez l'adulte
Autres MAE :
Diazépam : 0.15 mg/kg
Lorazépam : 0.1 mg/kg
Midazolam : 0.15 mg/kg, 0.05 mg/kg/5 min, 0.05-0.5 mg/kg/h
Thiopental : 02 mg/kg/5 min, 3-5 mg/kg/h
Propofol : 02 mg/kg, 01 mg/kg/5 min, 2-5 mg/kg/h
Après contrôle d’EME, relais BZP oral ou parentéral discontinue
CI :
Fosphénytoïne : insuff. Coronaire, bradycardie, BAV
Phénobarbital : insuff. Respiratoire
4) PEC ultérieur :
Rechercher et traiter les facteurs déclenchant(étiologies)
Si non : TDM, PL.
VII. EME réfractaire :résistance à au moins 02 MAE différents administrés à posologie adaptée. CAT :
Contrôler le taux plasmatique des MAE
Eliminer les facteurs favorisants
Analyser les TRT attitrés et les interférences
AG : anesthésiques IV, halogénés
Durée : 12 – 24h, suivie d’un sevrage progressif sur 12 – 24h
CONCLUSION
• Une amélioration du pronostic des EMDE peut légitimement être attendue de l’optimisation de leur prise en charge:
• respect des protocoles thérapeutiques précis qui doivent comporter l’administration en 1ère intention d’un médicament
AE d’action prolongé
• recours immédiat à l’EEG dans les nombreuses situations ou la surveillance clinique ne suffit pas.
• Réalisation immédiate d’un bilan étiologique complet permettant la mise en œuvre de TRT spécifique dans les meilleurs
délais
EDM : état de mal
EME : état de mal épileptique
MAE : médicaments anti épileptique
SYNDROME DE GUILLAIN BARRE
INTRODUCTION
La polyradiculonévrite aiguë est une atteinte sensitive et motrice, rapidement progressive, pouvant entraîner une tétraplégie et nécessiter une
assistance respiratoire. Bien que l’évolution du syndrome de Guillain-Barré soit le plus souvent favorable, l’atteinte respiratoire et les
complications de cette affection en font l’une des principales urgences en neurologie. La fréquence et la gravité de ce syndrome nécessitent un
diagnostic et une PEC précoce.
ÉPIDEMIOLOGIE
- L’incidence est entre 0,8 et 1,8/100K - prédominance masculine (sex-ratio = 1,8), augmentation de l’incidence en
fonction de l’âge. Pas de lien entre le SGB et les vaccinations.
- Un antécédent infectieux récent, infection respiratoire, syndrome grippal ou diarrhée, est retrouvé dans 2 tiers des cas.
PHYSIOPATHOLOGIE :
C’est une maladie inflammatoire médiées par des AC pathogènes lésions multifocales (expliquant l’hétérogénéité des déficits
neurologiques). Deux types de SGB : formes démyélinisanteset formes axonales :
- F.démyélinisante= AC fixé sur la gaine de myéline (+) complément dégradation des Cell Schwann + invasion
macrophagique +/- dégénérescence axonale= Démyélinisation +/- dégen. Axonale.
- F. axonales = AC fixé directement sur la Mb axonale (noeuds de Ranvier) Dégé[Link] sans démyélinisation.
- AC consernés : anti-GM1 (Nd. Ranvier = blocage de l’activité neuronale) – GD1a – GT1a – GQ1b (oculomotrice).
- Les formes sans dégénérescence axonale récupèrent plus rapidement.
DIAGNOSTIC :clinique +++
PRESENTATION CLINIQUE :polyradiculonévrite aiguë, se présentant classiquement comme une paralysie sensitivomotrice,
d’évolution ascendantetouchant les quatre membres de façon globalement symétriqueet évoluant en trois phases: une phase
d’extension dessymptômes, une phase de plateau, suivie d’une phase de récupération.
1. PHASE D’EXTENSION(ne dépasse pas 4 semaines, 15 jours en moyenne) :
- Paresthésies / dysesthésies des extr.(péribuccales/langue = très évocatrice du diagnostic), ou faciales, Parésie faciale (50%)
- Douleurs lombaires pseudo-radiculaires,
- Paradoxalement : les ANL sensitives lors de l’examen clinique sont souvent moins importantes que les troubles
sensitifs ressentis par les patients.
- Déficit moteur habituellement symétrique, à la fois proximal (+++) et distal,
- ROTabolis (tant que l’atteinte est périphérique), ou présents (début de symptomatologie) voire vifs (10%),
- L’atteinte respiratoire est fréquente, et nécessite une VM (25 % des cas), les troubles de déglutition = 30%
- Tr végétatifs (15%) : Dysautonomie +/- TdR, HTA/HypoTA, rétention urinaire, constipation, Hyper/HoGlycémies ...
Extension ascendante dans 90% des cas, déficit moteur variable (d’une discrète faiblesse à une tétraplégie complète).
2. PHASE DE PLATEAU :(de durée variable, peut aller à +r mois) :
- Tétraplégie, aréflexie complète, troubles sensitifs
- Douleurs d’origine multifactorielle,parfois difficiles à soulager.
3. PHASE DE RECUPERATION (Durée très variable : de quelques semaines à 18 mois) :
- Rechutes précoces, récidives (6%) avec possibilité d’une forme chronique,
- Récupération sans ou avec séquelles, souvent distales :
- motrices : prédominant aux MI ± Paralysie Faciale, fatigue
- sensitives : dysesthésies des extrémités, troublesde la sensibilité profonde.
- Séquelles Socio-professionnelles (peuvent être importantes), parfois nécessité de changement de travail,
Facteurs de risques de séquelles :ADP (Axonale, Déficit sévère, Plateau prolongé)
EXAMENS COMPLEMENTAIRES : confirment le Dc, éliminer les diagnostics différentiels +++
1. ÉLECTRONEUROMYOGRAMME (ENMG)= Elément clé de diagnostic, il permet de :
- Confirmer lediagnostic
- Différencier les sous-types de polyradiculonévriteaiguë et de donner des éléments pronostiques.
- Confirmer l’origine périphérique de l’atteinte,
- Evaluerla perte en fibres nerveuses
- Recherche des signes évocateursde démyélinisation Forme classique = AIDP
Les signes évocateurs de démyélinisationsont l’allongement des latences distales, l’allongement de ladurée des potentiels moteurs distaux, l’allongement des
latencesdes ondes F, le ralentissement des vitesses de conduction et laprésence de blocs de conduction ou de dispersions temporelles.
La réalisation d’ENMG successifs est parfois nécessaire pour permettre uneclassification correcte du type de polyradiculonévrite
aiguë etpour porter un pronostic.
2. PONCTION LOMBAIRE = DAC (dissociation Alb-Cytologique) : 50 % (1ere semaine) 90% (à partir du 2e semaine) :
- Protéinorachie↑ (0,6 - 8 g/L) ; éléments < 10/mm
- Parfois anomalies retardées de quelques jours : àrefaire si N et doute diagnostique.
3- IRM LOMBOSACREE :si doute diagnostique ; possible prise de contraste de la queue-de-cheval (évocatrice).
4- AUTRES EXAMENS
Biologiques :
- NFS, VS, CRP, TP, TCA, EPPS
- ionogrammeNL (parfois HypoNa par SIADH),
Morphologiques :
- Sérologies Lyme, VIH, VHB, VHC : négatives
- ECG ;
- Protéinurie des 24 h ;
- radio de thorax
- gazométrie artérielle : 3 possibilités :
(pneumopathie, atélectasie,
o Normale
paralysie diaphragmatique).
o HypoVA (↓PaO2, ↑PaCO2)
o Effet shunt (↓ PaO2, ↓PaCO2,
PaO2+PaCO2 < 120 mmHg) ;
FORMES CLINIQUES :
1- Syndrome de Miller-Fisher = 5% :
o Triade classique : Ataxie – Aréflexie – Ophtalmoplégie.
o Début = atteinte des nerfs oculomoteurs = paralysie oculomotrice + diplopie + mydriase (40%) ;
o Déficit moteur rare et modéré – troubles sensitifs subjectifs
o Dissociation ALB-CYTO = CTE.
o Récupération en trois mois.
2- Encéphalopathie de Bickerstaff = rare et sévère : évolution fatale (mortalité +5%)
o Triade : Ophtalmoplégie + Ataxie + Atteinte du SNC (atteintes des voies longues, Babinski) +/- Coma (30%).
o IRM =Rhombencéphalite. (Lésions du tronc cérébral, du cervelet et thalamus). EEG : tracé ralenti.
o Dissociation ALB-CYTO = 35%
3- Pandysautonomie aiguë : dysfonction sympathique et parasympathique diffuse.
Autres formes (plus localisées) : forme cervicopharyngo-brachiale ou formes craniofaciales pures.
DIAGNOSTICS DIFFERENTIELS
1- Syndrome de queue de cheval
2- Décompensation d’une neuroP diabétique/alcoolique, ou atteintesaxonales de certaines maladies systémiques
3- Poussées de porphyrie intermittentes aiguës :urines rouge Porto ++, métabolites urinaires des porphyrines.
4- Hypokaliémie majeure=atteinte purementmotrice associée à une abolition de la réponseidiomusculaire.
5- Rhabdomyolyses aiguës : Paralysie + myalgies majeures et une élévationimportantedes CPK avec une PL normale.
6- Méningo-radiculites : PL : éléments > 10/mm3 de LCS : Lyme, HIV, CMV, néoplasies,
7- Poliomyélite antérieure aiguë terrain +++ (absence de vaccination, séjour en pays d’endémie) : Sd méningé fébrile,
avec des paralysies non systématisées. PL : réaction cellulaire importante sans élévationde la protéinorachie.
PRISE EN CHARGE PEROPERATOIRE : Du fait d'une dysautonomie souvent marquée, la technique anesthésique visera à :
- MONITORAGE :
o Standard + PVC et PAPO (optimisation HMD perop) ;
o PAS invasive avant l’induction (CHIR lourdes): Eviter les variations brutales de la PA et FC
- CHOIX DE DROGUES ANESTHESIQUES :
o Agents intraveineux et volatils : pas de CI particulière – Induction en titration (évitermodif HMD brutales)
o Curares : effets majorés (baisse de dose + monitorage +++) – CI formelle de Célocurine (hyperK majeure, ACR)
- CHOIX DE TECHNIQUE ANESTHESIQUE :
o AG +++
o Analgésie péridurale : diminution de la douleur et donc du risque d'exacerbation de la dysautonomie.
o Quelle que soit l'anesthésie pratiquée :NE PAS pratiquer une chirlors de la phase d'installation des troubles-
reporter toute chirurgie jusqu'à guérison/stabilisation des lésions SAUF URG.
Syndrome de Guillain-Barré
T. Ritzenthaler, T. Sharshar, D. Orlikowski
Le syndrome de Guillain-Barré est la première cause de paralysie aiguë extensive dans les pays industriali-
sés depuis la disparition de la poliomyélite. Son diagnostic reste essentiellement clinique. La maladie étant
évolutive, un examen neurologique précis et répété permet le plus souvent de confirmer le diagnostic, de
juger de l’évolutivité et de la gravité potentielle. Les examens complémentaires sont essentiellement utiles
pour éliminer une autre pathologie, notamment une méningoradiculite par la ponction lombaire et une
atteinte médullaire par une imagerie par résonance magnétique (IRM). Un élément essentiel de la prise en
charge est l’identification des patients à risque de développer une insuffisance respiratoire aiguë. L’autre
volet thérapeutique est le choix thérapeutique entre les échanges plasmatiques et les immunoglobulines
intraveineuses.
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EMC - Anesthésie-Réanimation 1
Volume 11 > n◦ 3 > juillet 2014
[Link]
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inflammatoire, médiée par des anticorps pathogènes. Les lésions Phase d’extension
sont multifocales, expliquant l’hétérogénéité des déficits neuro-
logiques. Elle dure par définition moins de quatre semaines. Le tableau
Dans les formes démyélinisantes (les plus fréquentes en Occi- clinique débute habituellement par des troubles sensitifs à type
dent), on constate une fixation d’anticorps sur la gaine de myéline de paresthésies ou dysesthésies des extrémités. Les douleurs lom-
entraînant l’activation du complément et la formation des com- baires sont classiques. S’y associe un déficit moteur, bilatéral et
plexes d’attaque membranaire. Il y a dégradation des cellules de symétrique, flasque avec aréflexie. Le déficit est d’évolution ascen-
Schwann constituant la gaine de myéline, suivie d’une invasion dante, prédomine en proximal et peut être de gravité variable :
macrophagique. Secondairement, une dégénérescence axonale risque d’évolution vers une tétraplégie, une diplégie faciale, une
peut survenir. atteinte des nerfs phréniques avec insuffisance respiratoire restric-
Dans les formes axonales, les anticorps vont se fixer direc- tive aiguë [6, 10] .
tement sur la membrane axonale au niveau des nœuds de Des formes atypiques sont possibles : forme descendante, évo-
Ranvier. L’activation du complément et la formation du complexe lution suraiguë en moins de 24 heures, conservation des réflexes
d’attaque membranaire entraînent directement une dégénéres- ostéotendineux voire hyperréflexie [10] .
cence axonale sans démyélinisation associée [6, 7] .
Le mécanisme proposé est celui d’un mimétisme moléculaire
entre les antigènes présentés par des agents pathogènes et les gan- Phase de plateau
gliosides constituant la myéline. Ce mimétisme est clair entre les
Cette phase est de durée variable. À ce stade, des paresthésies
lipopolysaccharides de la paroi bactérienne de C. jejuni et les gan-
ou des douleurs sont présentes dans 80 % des cas ; l’aréflexie est
gliosides GM1. Il est en revanche moins net avec les autres agents
généralisée chez 80 % des patients, 75 % perdent la marche et 30 %
infectieux. Les principaux anticorps retrouvés sont les anti-GM1,
évoluent vers une insuffisance respiratoire [6, 10] .
GD1a, GT1a et GQ1b. Les anticorps antigangliosides sont asso-
ciés préférentiellement à certaines formes cliniques : les anticorps
anti-GM1 sont retrouvés dans les formes axonales, les anti-GD1b Phase de récupération
dans les formes sensitives et les anti-GQ1b sont associés aux
atteintes oculomotrices. Les anticorps anti-GM1 seraient égale- La récupération motrice peut être longue, puisque 20 % des
ment responsables du blocage des canaux sodiques au niveau patients ne recouvrent pas la marche à six mois. Près de 10 % des
des nœuds de Ranvier. Cette inhibition provoque un blocage patients présentent encore des symptômes résiduels à trois ans
fonctionnel de l’activité neuronale. L’absence de dégénérescence de l’épisode [11] . Des fluctuations cliniques peuvent être observées
axonale explique la récupération plus rapide du déficit [6–8] . après le début du traitement, avec une possibilité de réaggrava-
tion [12] .
Des rechutes de SGB sont exceptionnelles mais peuvent
Présentation clinique être observées dans 2 à 5 % des cas. Le tableau clinique est
généralement identique, mais le facteur déclenchant est diffé-
rent. Il s’agit plus fréquemment de syndrome de Miller-Fisher
Le SGB est une polyradiculonévrite aiguë, se traduisant classi-
(cf. infra) [13] .
quement par un déficit sensitivomoteur d’évolution ascendante,
bilatéral et symétrique. Le diagnostic est principalement clinique,
les examens complémentaires étant réalisés principalement pour Complications
éliminer un diagnostic différentiel. Afin de faciliter le diagnostic,
des critères ont été proposés (Tableau 1) [9] . Les complications respiratoires, bulbaires et les complications
Le SGB évolue en trois phases : une phase d’extension, une de décubitus font toute la gravité de la maladie. Elles doivent être
phase de plateau et une phase de récupération. recherchées et prévenues quotidiennement :
Tableau 1.
Critères diagnostics du syndrome de Guillain-Barré.
Nécessaire En faveur Douteux Élimination
Variantes
Clinique Faiblesse Progression Progression Asymétrie Exposition aux
progressive de plus < 4 semaines > 4 semaines Niveau sensitif solvants
d’un membre Symétrie Atteinte sensitive Troubles sphinctériens Exposition au
Aréfléxie Atteinte sensitive sévère initiaux plomb
modérée Atteinte du SNC Troubles sphinctériens Atteinte sensitive
Atteinte des paires Absence de persistants pure
crâniennes (PF dans récupération Anomalie du
50 % des cas) Troubles métabolisme des
Récupération sphinctériens porphyrines
Dysautonomie Fièvre initiale Autres diagnostics :
Absence de fièvre – diphtérie
– poliomyélite
antérieure aiguë
– botulisme
Électroneuromyogramme Ralentissement VC normales (20 %
des VC des cas)
Blocs de conduction
Ponction lombaire Hyperprotéinorachie Absence
(après 1 semaine d’hyperprotéinorachie
d’évolution)
< 10 éléments 10–50 éléments > 50 éléments
mononucléés/mm3 mononucléés/mm3 mononucléés/mm3
Présence de PNN
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Électroneuromyogramme
Formes frontières
L’ENMG est l’examen permettant de faire le diagnostic du
type de SGB. Il permet également d’apporter des éléments pro- Des tableaux proches du SGB ont été décrits. Ils s’en rap-
nostiques sur l’évolution de la maladie (cf. infra). En Europe, prochent par la physiopathologie et la présence d’anticorps
90 % des cas sont des formes sensitivomotrices démyélinisantes antigangliosides permettant d’en évoquer le diagnostic. Il existe
(acute inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy [AIDP]). parfois des chevauchements entre ces différentes entités et des
Les autres formes sont les atteintes axonales motrices (acute motor passages de l’une à l’autre rendant le diagnostic plus difficile.
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Syndrome de Guillain-Barré 36-913-A-10
Tableau 4.
Diagnostics différentiels du syndrome de Guillain-Barré.
Diagnostic différentiel Éléments cliniques Éléments paracliniques
Atteinte du SNC
AIC du tronc cérébral Syndrome pyramidal Anomalies à l’IRM cérébrale
Myélopathie aiguë Syndrome pyramidal, niveau sensitif EMG normal/anomalies à l’IRM médullaire
Atteinte nerveuse
Polyomyélite antérieure aiguë Déficit moteur pur, asymétrique PL : pléïocytose initiale
Diphtérie Atteinte ORL Atteinte axonale ; anomalies ECG
Neuroborréliose Notion de piqûre de tique PL : pléïocytose
Intoxication aux métaux lourds Notion d’exposition aux métaux Atteinte axonale/PL : normale
Porphyrie aiguë intermittente Douleurs abdominales ; urines Dosage des porphyrines urinaires
Vascularite porto ; troubles psychiatriques Atteinte axonale/PL : normale
Lymphome Déficit asymétrique ; atteinte multisystémique PL : cellules lymphomateuses
Atteinte de la JNM
Myasthénie Déficit moteur pur Décrément à l’EMG/PL normale
Botulisme Mydriase, troubles digestifs PL : normale
Atteinte musculaire
Hypokaliémie
Hypophosphatémie
Myopathie inflammatoire Élévation des CPK
Rhabdomyolyse aiguë Élévation des CPK
Paralysie périodique Dyskaliémie
AIC : accident ischémique constitué ; EMG : électromyogramme ; IRM : imagerie par résonance magnétique ; JNM : jonction neuromusculaire ; SNC : système nerveux
central ; CPK : créatines phosphokinases ; PL : ponction lombaire ; ORL : oto-rhino-laryngologie ; ECG : électrocardiogramme.
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stabilité du score de fonction pulmonaire (CV + pression inspira- les six premiers jours) de bloc de conduction sur le nerf péronier,
toire + pression expiratoire) entre j1 et j12 serait prédictive d’une et une CV inférieure à 80 % sont également des éléments prédic-
ventilation mécanique prolongée (> trois semaines) [44] . tifs [41, 54, 55] . En revanche, l’étude du nerf phrénique n’apporte pas
d’élément pour prédire le recours à la ventilation mécanique [56] .
Troubles de la déglutition L’anxiété des patients à l’admission est également corrélée au
risque de ventilation [57] . Un déficit de la dorsiflexion du pied
La présence de symptômes bulbaires avec notamment des
est associé à un risque de ventilation mécanique prolongée
troubles de déglutition impose la pose d’une sonde nasogastrique
(> 15 jours), en particulier s’il est associé à un bloc de conduction
permettant l’alimentation entérale et l’administration des traite-
du nerf sciatique [58] .
ments. Cependant, elle ne prévient pas les micro-inhalations et les
Le risque de séquelles est augmenté dans les formes motrices
risques de pneumopathies associées. Le recours à une gastrostomie
pures, les formes axonales et celles liées à une infection à
n’est pas consensuel, et généralement peu proposé.
C. jejuni [2] .
Douleurs
Les douleurs neurogènes doivent être prises en charge par
des antalgiques spécifiques comme la gabapentine (de 900 à
Conclusion
3600 mg/j) ou la carbamazépine (300 mg/j) [45, 46] .
Le SGB est une urgence neurologique de par les risques
Il ne faut cependant pas négliger les douleurs liées à
d’évolution vers une insuffisance respiratoire aiguë. La sur-
l’immobilisation qui sont prises en charge par les antalgiques
veillance clinique doit être rapprochée tant que la phase de
classiques (palier I à III) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens
plateau n’est pas atteinte. En dehors des options thérapeutiques
(AINS) [47] .
spécifiques (échanges plasmatiques ou Ig i.v.), la prise en charge est
surtout symptomatique, moyennant quoi le pronostic est généra-
Complications thromboemboliques lement favorable.
Une anticoagulation préventive par héparine naturelle non
fractionnée (HNF) et héparine de bas poids moléculaire (HBPM)
ou des bas de compression pneumatique intermittente doivent
rapidement être instaurés et maintenus jusqu’à la reprise de la
marche ou au minimum trois mois en cas de persistance d’une
immobilité [47] .
“ Points essentiels
• Le syndrome de Guillain-Barré est une polyradiculo-
Autres complications
névrite aiguë, se traduisant classiquement par un déficit
Le traitement des bradycardies est symptomatique, par de sensitivomoteur, ascendant, pouvant entraîner une tétra-
l’atropine, de l’isoprénaline, voire la pose de sonde d’entraîne- plégie et une insuffisance respiratoire aiguë.
ment électrosystolique [16] . • Le recours à la ventilation artificielle est requis dans près
L’iléus fonctionnel peut être traité par des agents prokinétiques
de 30 % des cas.
comme l’érythromycine, ou la néostigmine [48] . Des sondages rec-
• Le diagnostic est clinique. Les examens
taux peuvent être réalisés en cas de constipation.
La pose d’une sonde vésicale à demeure est nécessaire en cas complémentaires visent surtout à éliminer un diagnostic
de rétention aiguë d’urine. Elle est maintenue en place jusqu’à différentiel.
récupération de la motricité aux membres inférieurs. • Le traitement repose sur les échanges plasmatiques ou
La présence d’une paralysie faciale avec inocclusion palpébrale les immunoglobulines polyvalentes.
impose une protection oculaire par pommade de vitamine A et • La prise en charge symptomatique est primordiale afin
occlusion nocturne. de limiter les complications d’une hospitalisation prolon-
gée en réanimation.
Réhabilitation précoce • Le pronostic est bon dans la majorité des cas avec une
Aucune étude contrôlée n’a été réalisée pour mettre en évidence récupération complète du déficit neurologique.
l’intérêt d’une rééducation précoce. La réhabilitation précoce et
intensive semblerait toutefois efficace sur la récupération motrice
et sur la fatigue résiduelle [49, 50] . La kinésithérapie respiratoire,
avec notamment les techniques de désencombrement (Cough-
Assist® ), nous semble d’un intérêt particulier dans la prévention
de l’encombrement bronchique et des surinfections pulmonaires. Références
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Malgré une prise en charge intensive, la mortalité du SGB est de bert J, et al. Preceding infections, immune factors, and outcome in
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respiratoire aiguë, pneumopathie, embolie pulmonaire). [3] Sivadon-Tardy V, Orlikowski D, Rozenberg F, Caudie C, Sharshar T,
Les facteurs de risque de mortalité sont : l’âge, la sévérité de la Lebon P, et al. Guillain-Barré syndrome, greater Paris area. Emerging
maladie au nadir, la nécessité de recourir à la ventilation méca- Infect Dis 2006;12:990–3.
nique et l’hyponatrémie [6, 51] . [4] Wise ME, Viray M, Sejvar JJ, Lewis P, Baughman AL, Connor
Le pronostic moteur global est très bon, mais près de 30 % des W, et al. Guillain-Barre syndrome during the 2009-2010 H1N1
patients gardent des séquelles à long terme (douleurs, symptômes influenza vaccination campaign: population-based surveillance
bulbaires, troubles sphinctériens) [52] . À cinq ans, 5 % des patients among 45 million Americans. Am J Epidemiol 2012;175:1110–9.
nécessitent une aide à la marche ou sont dépendants d’un respi- [5] Sivadon-Tardy V, Orlikowski D, Porcher R, Sharshar T, Durand M-C,
rateur [11] . Des scores cliniques (associant l’âge, la présence d’une Enouf V, et al. Guillain-Barré syndrome and influenza virus infection.
diarrhée, et la gravité du déficit moteur) ont été développés pour Clin Infect Dis 2009;48:48–56.
prédire la probabilité de récupération à six mois [53] . [6] Hughes RA, Cornblath DR. Guillain-Barré syndrome. Lancet
Les facteurs de risque de ventilation mécanique sont : la sévérité 2005;366:1653–66.
clinique, l’atteinte bulbaire, les infections à CMV et les atteintes [7] Yuki N, Hartung H-P. Guillain-Barré syndrome. N Engl J Med
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6 EMC - Anesthésie-Réanimation
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Syndrome de Guillain-Barré 36-913-A-10
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T. Ritzenthaler ([Link]@[Link]).
T. Sharshar.
D. Orlikowski.
Service de réanimation polyvalente, Hôpital Raymond-Poincaré, AP–HP, 104, boulevard Raymond-Poincaré, 92380 Garches, France.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Ritzenthaler T, Sharshar T, Orlikowski D. Syndrome de Guillain-Barré. EMC - Anesthésie-Réanimation
2014;11(3):1-8 [Article 36-913-A-10].
8 EMC - Anesthésie-Réanimation
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TRAUMATISME CRANIEN GRAVE
POINTS ESSENTIELS
L’amélioration du PC des traumatisés crâniens graves repose sur une prise en charge initiale bien conduite et multidisciplinaire.
Cette dernière doit être fondée sur la prévention et la gestion des ACSOS et cérébrale.
L’hypoxie et l’hypotension artérielle sont les facteurs de risque les plus délétères des ACSOS.
La stabilité HMD est indispensable avec comme objectif 1er : PAM autour de 90 mmHg, secondairement adaptée à la PPC.
L’optimisation de l’HMD cérébrale et la lutte contre l’HTIC sont les priorités de la phase précoce, avec un monitorage adapté.
La mesure de la PIC est un élément central. Le maintien d’une PPC est essentiel et doit tenir compte des variations interindividuelles
et temporelles, en testant notamment les limites de l’autorégulation cérébrale avec les données du monitorage multimodal.
La gestion du traumatisme crânien grave nécessite un plateau technique performant, des moyens d’imagerie facilement accessibles
(tomodensitométrie cérébrale précoce, éventuellement répétée), des équipes de réanimation et neurochirurgicale entraînées.
Il peut s'agir de : plaies du cuir chevelu, de fractures, d'hématomes sous-jacents ou de contusions du tissu cérébral .
1- Les plaies du cuir chevelu : souvent responsables d'une perte sanguine importante .
2- Les fractures : simples ou déplacées [embarrures, plaies craniocérébrales avec atteinte des tissus sous-jacents (dure-mère
et tissu cérébral)] . Responsables d'autres lésions (vasculaires) :
- Fracture de voute hématomes,
- fractures de la base du crâne Fistule du LCR (méningites post-traumatiques).
3- Les hémorragies extracérébrales :
A- HED (rupture d'une artère méningée, l’artère méningée moyenne le plus souvent)
B- HSA +++ (lésion des vaisseaux arachnoïdiens), très fréquente après traumatisme crânien,
C- HSDaigu(dilacération des veines corticales +/- contusion du tissu cérébral sous-jacent),
4- Les contusions et hématomes cérébraux = Atteinte de la HE :Du simple contusion oedémateuse vers la destruction
parenchymateuse +/-HR ventriculaire(hydrocéphalie)
5- Les plaies par balle = lésions souvent complexes : Fractures de type éclatement, hématomes sous-jacents, une attrition
tissulaire (sd. de masse), Tr. coagulation.
LESIONS INDIRECTES :par mouvement de la tête, secondaire à des phénomènes d'accélération ou de décélération :
1- Les mouvements de translation : Atteinte préférentielle des structures superficielles (vx, cortex)
2- Les mouvements de rotation (svt + translation) :lésions axonales diffuses
PATHOGÉNIE DES LÉSIONS CÉRÉBRALES
lésions secondaires qui peuvent se développer dans les minutes suivantes et aggraver le pronostic .
LESIONS PRIMAIRES : liées au traumatisme lui-même :
1- Les lésionsvasculaires sont responsables de :
1.1- Obstr de microcirculation(+ relargage HIS + sérotonine vasoparésie ;
1.2- Fuite à travers la BHE oedèmevasogénique.
2- L'atteinte neuronale explique :
-Libération du Glutamate (entrée du Ca2+suite à une dépolarisation Mb)
oedème cytotoxique ;
-Libération du contenu cell ([Link], radicaux libres...) = neurotoxiq
3-CLASSIFICATION TDM :
1- Realiserle diagnosticlésionnel (différentes lésions primaires) ;
2- Evaluer le syndrome de massesecondaire à une lésion -et doncle risque potentiel d'engagement) ;
Tableau : Classification TDM des traumatisés crâniens (de laTraumatic Coma Data Bank)
Catégorie Définition
Lésion diffuse I : 10 % mortalité pas de signe d'atteinte cérébrale à la TDM
- citernes de la base présentes,
Lésion diffuse II - déviation de la ligne médiane< 5 mm
- Pas de lésion hémorragique > 25 mL
- citernes de la base comprimées/absentes
Lésion diffuse III - déviation de la ligne médiane< 5 mm,
- Pas de lésion hémorragique > 25 mL
Lésion diffuse IV (effet de masse) - déviation de la ligne médiane > 5mm,
50 % mortalité - Pas de lésion hémorragique > 25 mL
Lésionchirurgicale Toutes les lésions chirurgicales (hématomes)
Pas de lésion chirurgicale Lésions intracérébrales > 25 mL non chirurgicales
PHASE HOSPITALIERE
I - OBJECTIFS :
A- Maintien de la PAM : Le niveau idéal n’est pas connu, et donc : PPC entre 50-80mmHg et PAM 80-100mmHg
a. Remplissage vasculaire : stabiliser l’état HMD (par des solutés isotoniques),
b. Catécholamines : utilisation précoce (Noradrénaline à 0.5 - 2ug/kg/min)
B- Contrôle de la ventilation : TRT des PP nosocomiales – IOT – FiO2 adéquate – PEP (0-10cmH 2 O).
C- Posture : DD sans surélévation de la tête (patient instable), puisproclive à 30% après stabilisation HMD.
D- Sédation (Anesthésie) : quelle que soit la téchnique utilisée, elle ne doit pas être considérée comme un neuroprotecteur
OBJECTIF
A- Adaptation au respirateur, réduire le risque d’extubation
B- Eviter les hypertonies neurovégétatives + agitation, convulsions, toux aug. PIC (HIC)
PROPRIETE DES DROGUES
A- n’augmente pas la PIC et métabolisme cérébral, maintien PAM et PPC
B- action anticonvulsivant, neuroprotecteur
C- respect le couplage DSC/CMRO2 et autorégulation et réactivité au CO2
RECOMMANDATIONS
A- hypnotique EN PERFUSION CONTINUE : BZD midazolam ; 10-30mg/H
B- morphinique EN PERFUSION CONTINUE ; fentanyl ; 100-300σ/h, sufentanil 20-40σ/H
C- Curares ; vécuronium (norcuron) 0 ,1 mg/kg, atracurium 0,5 mg /kg, indication ; désadaptation au respirateur,
hypothermie thérapeutique
N.B : les barbituriques ne sont pas un agent de sédation, mais plutôt un TRT d’HTIC
E- Hydratation + Nutrition Artificielle :
a. maintenir une volémie normale, voire légèrement augmentée ;
b. Eviter les complications d’une dénutrition aigue (préserver l'état nutritionnel ;)
c. éviter toute hypo-osmolarité, une légère hypernatrémie est souhaitable (> 140 mmol/L) ;
d. l'hyperglycémie est à proscrire, et éventuellement à corriger pour avoir une glycémie correcte ;
F- Contrôle de l'homéostasie :
6,6 <Glycémie <10 mmol fL
Natrémie entre 140 et 155 mmol/L
Dépistage et traitement systématique du CSWS
Transfusion pour Hb > 9 g/dL
G- Prise en charge de l’HTIC = Cf. PEC d’HTIC
II - ELEMENTS DE SURVEILLANCE :
1- TDM CEREBRALE EN URG : (sans injection) = l’examen de choix, en 1e intention, il permet de quantifier la sévérité de la
lésioncérébrale, d’estimer le risque d’HIC (déterminer l’indication à unmonitorage de la PIC) (Cf. Classif. TDM).
MONITORAGE DE LA PTiO2 : [Link] en O2, déterminée par le DSC et la PPC : valeur NLE = 25-35mmHg :
- KT en zone péri-lésionnelle : PtiO2 < 15 mmHg (à PaO2 normale) seuil critique.
- Détecter précocément l’ischémie secondaire
2- craniectomie décompressive :téchnique très controverse :l’HIC peut être levée par l'ouverture de la dure-mère en augmentant le volume intracérébral. En pratique, la technique chirurgicale
= volet élargi fronto-pariéto-temporal uni/bilatéral après la mise en place des mesures pharmacologiques de détente cérébrale, associé à une plastie de dure-mère. La mise en nourrice du volet
dans la paroi abdominale est de moins en moins pratiquée.
N.B : L’osmothérapie :
LUND THERAPIE
HTICVue par L.U.N.D
Sécrété de façon active par les plexus choroïdiens, au sein des VL: 450 à 500ml/ j.
Gagne le V III par les trous de Monro V IV par l’Aqueduc de Sylvius Espaces sous arachnoidiens (trous de Magendie et de
Luschka) résorbé (de façon passive) sous l’effet de sa propre pression hydrostatique par les corpuscules de Pacchionni
Le débit de sécrétion est = débit de résorption Le bilan est nul
Autorégulation du DSC :
Le DSC est maintenu Constant à 50ml/100g/mn lorsque 50<PAM<150 mmHg
Loi de Poiseuille ; DSC = PAM/RVC Plus la PAM ↘ plus le diamètre des vaisseaux ne doit ↗ pour maintenir le DSC constant
Le VSC et PIC alors sensiblement
PPC =PAM-PIC, PPC = 60 – 100 mmHg, PIC = 5 - 15 mmHg Toute ↗ brutale de la PAM ====˃↗ PIC et l’inverse juste
la stabilité hémodynamique est donc impérative en neuroanesthesie
CASCADES DE ROSNER ; Autorégulation conservée : ↗ PPC VC ↘VSC ↘PIC ou bien ↘ PPC VD ↗ VSC ↗PIC
Facteurs influents sur le DSC ;
DSC ↗ DSC ↘
CMRO 2 - CMRgl ↗ (Frissons, douleurs, épilepsie,,,) ↘ (coma, anesthésiques IV…)
PaCO 2 Une de 40 à 80 le DSC * 2 Une ↘ de 40 à 20 le DSC / 2
PaO 2 ↘ au dessous de 50
TEMPERATURE ↘ ↘
Courbe Pression / Volume
• courbe (A) phase de compensation de l’HTIC par ↘ volumes de sang et de LCR intracrânien
• Courbe verticale (B) phase d’HTIC décompensée
A ;Compliance élevée A B
B ;Compliance effondrée
PHYSIOPATHOLOGIE : HTIC
Signes cliniques d ’HTIC ;
• Céphalée, NV, Troubles visuels / Mydriase,
Déficit moteur
• Réflexe de cushing : HBB (BC, Bradypnee, HTA)
• œdème papillaire = Spécifique, subaigu, son
absence à la phase aiguë n’élimine pas l ’HTIC.
• PdC (coma) traduit l’existence d’une HIC +
altération de perfusion cérébrale voire
engagement axial/transversal
Particularités de la fosse postérieure : URGENCE THERAPEUTIQUE (Gravité extrême)
• Enceinte de petit volume - compliance basse
• compression du tronc cérébral Signes cliniques précoces + Mécanismes de compensation limités
• Hydrocéphalie par compression de l’aqueduc de Sylvius
Examens para cliniques :
• Doppler transcrânien : Index de pulsatilité(IP) = VS-VD /VM Corrèle à la perfusion cérébrale normale: < 1,2
• Scanner cérébral et IRM :
Œdème important, Disparition des citernes de la base, Disparition des sillons
Système ventriculaire virtuel;Dilatation ventriculaire avec signes de résorption
Déviation de la ligne médiane
PROBLEMES POSES :
1) PROBLEMES POSES PAR LE TERRAIN
- Terrain : insuffisance cardiaque (moindre tolérence au remplissage), insuffisance coronarienne
- HTIC :⇑ Qc, HTA, bradycardie
- HR :⇑ FC, modif ECG (Tr Repol), dyskinésie VG, HoVolémie fréq masquée (possiblement par le reflexe de Cushing)
- Facteurs de gravité des TCG: Lésions initiales aggravées par les ACSOS (HoTA +++) :
– PIC > 20-25 mmHg : risque d’engagement ; PPC < 60-70 mmHg : risque d’ischémie ;
– OEdème, aggravé par les solutés hypotoniques (hypoosmolarité)
• Agression cérébrale primaire ; HSA, Traumatisme, Tumeur, Hématome, Hydrocéphalie. Agression secondaire = ACSOS
• Risque d’inhalation
• Risque lié à la thérapeutique de l’HIC :
o Mannitol : Hyperosmolarité – hypoK – hypovolémie (par DO)
o CTC : risque d’hyperglycémie – immunosuppression – retard de cicatrisation
o Chimiothérapie : Ototoxicité – ANL ECG – aplasie medullaire – Lyse tumorale – allergie.
2) PROBLEMES POSES PAR LA CHIRURGIE :
Nature de l’intervention : URG/Programmée ; chirurgies à risque faible/modéré/élevé ;
Technique chirurgicale : durée, stimulation nociceptive, position, saignement +++
Position chir : DD augmente PIC, DV = Tr HMD/vent. Compression jugulaire = mauvais drainage vx cérébral = HIC
Complication thromboembolique et infectieuse +++++++
Problemes spécifiques à la neurochirurgie :
Biomécanique (compression, déformation…) - Hémodynamique cérébrale
Siège de la lésion (sus où sous-tentorielle) - Effets secondaires des traitements
Compression / clampage vasculaire - Problèmes endocriniens/généraux
3) PROBLEMES POSES PAR L’ANESTHESIE :
Effets de l’AG (L’ALR N’A AUCUNE PLACE) :
o Controle de VAS
o Intubation et réveil risque d’inhalation et d’augmentation de PIC
o VM : PEP ou VC haut Baisse de DSC ↗PIC. Hypocapnie = ischémie, Hypercapnie = ↗PIC
Effets des drogues anesthésiques :
• protoxyde d’azote (N2O) :non adapté à la neurochirurgie, formellement CI si HTIC
Seul :↗PIC+CMRO2+DSC - Cérébrostimulant = Pro convulsivant et ↗Pneumencéphalie
• Les Halogénés : Neuroprotection en dehors d’une HTIC sévère
VD, ↗ DSC,↘RVC Peu de modifPIC,↘CMRO2 et donc : Protecteurs Cérébraux à [C] basse.
SEVO : effet neuroprotecteur +++ (modifications de PIC minimes) ;
Les agents anesthésiques intraveineux :
HYPNOTIQUE EFFET CEREBRAL
Pentothal : Anticonvulsivant, Neuroprotecteur, VC CEREBRALE ↘ DSC + PPC + CMRO2 ↘PIC (redistribution vers zones ischémiques
Réveil retardé Autorégulation et réactivité au CO2 conservées
Le Propofol (Diprivan) ; Effets sur le métab. et HMD Protection cérébrale : adapté au patient en HTIC : ↘PAM et PPC
cérébrale comparables au Pentothal ;Réveil rapide Respecte l ’autorégulation et la réactivité au CO2
BZD:Anticonvulsivant, Protection cérébrale Baisse du DSC + CMRO2 sans modification de PIC
modérée contre l’ischémie Stabilité HMD (PAM - PPC), préserve l’autorégulation et la réactivité au CO2
VC CEREBRALE ↘ DSC + PPC + CMRO2 ↘PIC
Etomidate :ISR, réveil rapide
Probablement : Majoration de l’hypoxie tissulaire par baisse rapide du DSC
• ↗ PIC+CMRO2+DSC+PA par hypercapnie si NON ASSOCIEE à un hypnotique,
Kétamine
• Propriétés neuroprotectrices ;Blocage des ré[Link] (= ↘effet du Glutamate)
Les Morphiniques : Proconvulsivants, Majorent la PIC (effet annulé par les hypnotiques)
Curares ; Aucun n’augmente la PIC (L’effet Majorant de la PIC provoqué par la Célocurine est remis en cause).
Impératifs anesthésiques
1- Assurer une compliance cérébrale élevée = assurer une détente cérébrale :
Maintenir une PPC suffisante ↘PIC
Attention aux écarteurs ++++
2- Neuroprotection (↘libération de Glutamate, ↘ phenomenes Inflammatoires ...)
Diminuer les épisodes d’ischémie,
Augmenter la tolérance cérébrale à l’ischémie,
Diminuer le métabolisme cérébral (et donc la CMRO 2 )
PHASE PRÉOPÉRATOIRE
A. EVALUATION PREOPERATOIRE
1- Evaluation du risque périopératoire : permet d’ameliorer les conditions chirurgicales :
Les moyens non médicamenteux : HTA-HypoT°-HypoCO 2 (25-30mmHg)
Le drainage du LCR
L’hyperventilation « optimisée » ;Une hypocapnie comprise entre 25 et 30 mmHg
L’hypothermie modérée ; Température 34 – 35°
L’HTA thérapie ; Maintien d’une PAM entre 90 et 110mmhg
Positionnement de la tête ; La position proclive à 30°
Les moyens médicamenteux ;
A. Osmothérapie : Mannitol ou SSH.
B. CTC :Efficacité sur l’œdème vasogénique, ↘sécrétion tumorale des vxaso-actives et rétablissent la fonction de B.H.E
C. Nimodipine ;Améliore le DSC post ischémique (contre une hypovolémie qui doit être prévue),
D. Inhibiteurs des récepteurs NMDA et non-NMDA
E. Agents anesthésiques (cf. supra)
2- Interrogatoire : ATCDs M/Chir - Déficit neuro, signes d’HIC, notion d’épilepsie - TRT en cours, coopération du patient
3- Examen clinique :
o Etat de conscience préopératoire, HTIC (Cushing, céphalées, nausées ...)
o localisation de la lésion +++ (supra/infra tentorielle),
o Retentissement systémique d’une atteinte neurologique (DSH, hypovolémie, désordres Electr...)
4- Evaluation du risque hemorragiqueet prévision d’une épargne sanguine (Dans tous les cas, une détermination du phénotype
ABO Rhésus er une recherche d'agglutines irrégulières doivent être réalisées).
5- Prémédication: (CI SI HTIC) : Anxiolytique non dépresseur respiratoire si malade conscient: Atarax 1.5mg/kg
poursuite d’un traitement corticoïde, et/ou anti épileptique préexistant
6- ATBprophylaxie : C1G ou C2G (Céfazoline 30mg/kg), dés l’induction et /4H si l’intervention est longue. Vanco si allergie
B. GESTION DES TRAITEMENTS PREOPERATOIRES
• TCG SOUS ANTICOAGULANT/AAP :
Antagonisation des AVK par des PPSB sans attendre les résultats de l’INR ([Link] : < 1.2) ;
AAP : transfusion plaquettaire ;
En cas d’utilisation des NACO : le TP-TCK sont des mauvais indicateurs du risque HR ;
• Lors d’HR cérébrale : FEIBA 50 UI/KG ou PPSB 50 UI/KG
D. CLASSIFICATION : Au terme de ce bilan préopératoire : ASA - ACC/AHA – LEE etc etc
E. STRATÉGIE D’ÉPARGNE SANGUINE PEROPÉRATOIRE : utilisation large de système de récupération de sang autologue +
administration d’acide tranéxamique, lutte contre l’hypothermie.
F. PREPARATION :
- Psychologique : comme d’hab ! + Information obligatoire ! risques !.
- Prémédication: hydroxyzine (si patient très anxieux) et association d'antiH2 et de citrate.
PERIODE PER-OPÉRATOIRE
INSTALLATION
Veiller à la position de la tête:pas d’hyper extension - jugulaires libres - pas de rotation de la tête supérieure a 45°
par rapport à l’axe des épaules
Éventuellement proclive de la table 15 à 20° - T° de la salle, aspiration puissante +++
Protection soigneuse des yeux + points de compression
MONITORAGE : En dehors du monitorage obligatoire de la PIC :
• Monitorage respiratoire = SpO2 + ETCO2 + GDS et surtout AUSCULTATION !!
• PAS, BIS et capnographie et curarimètre recommandés
• Monitorage spécifique de la PIC (DTC – PIC invasive – SvJO2 – PtiO2 …).
• Objectifs :
o Maintenir une PPC > 50mmHg (surtout en période d’oliguémie où le DSC est bas)
o Si anesthésie < 2SMN post-trauma : objectif = PAM > 70 mmHg chez tous les patients.
o Il faut être extrêmement prudent pour traiter une HTA + HIC Seul Thiopental permet de diminuer la
PAM+PIC et reste donc le TRT le plus sûr d'une HTA dans un contexte d'HIC au bloc opératoire.
PROTOCOLE ANESTHESIQUE
Préoxygénation en O2 pur en ventilation spontanée 3 minutes avant l’induction
INDUCTION : Tout patient atteint de TCG = estomac plein +++ ISR.
- Après préO2 : selon l’état HMD, choisir entre thiopental, propofol ou étomidate (+++ stabilité HMD).
- Si TCG, étomidate+célocurine recommandée (+/- Xylo 1.5mg/kg avant IOT : limiter la réponse HMD à l’IOT, efficacité inCTE).
- Dès Patient intubé morphinique (titration/continue), pour minimiser le retentissement HMD systémique et cérébral.
Ventilation : Vt 8 ± 2 ml/kg puis selon GDS.∆ etC02-PaC02 souvent élargi, hypercapnie modérée PetC02 entre 32-34 mmHg.
Entretien
- PAS DE N2O ni d’halogénés si HIC, utiliser Propofol en perf (ou mieux AIVOC) + morphiniques à la SAP
- Objectifs HMD sont maintenus d’abord par le remplissage vx. Si celui-ci est insuffisant noradrénaline.
- Surveillance de la SjvO2 : doit rester > 55%
La modification de la position de la tête, destinée à améliorer le retour veineux cérébral, peut être réalisée si elle est compatible
avec les impératifs chirurgicaux.
REVEIL :
• Le patient doit avoir le même niveau de conscience que celui qui précédait l’arrivée au bloc opératoire.
• S’il était conscient et en ventilation spontanée (HED bien toléré), le réveil sera réalisé en SSPI.
• Conditions de réveil : Tête en rectitude – PAM > 80mmHg – SpO2 > 90% - Normovolémie/capnie/T°.
• Si patient intubé et sédaté avant l’intervention : capteur de PIC + maintien s/sédation par BZD et morphiniques.
• Après mise en place d’un monitorage de transport, le patient est transféré en réanimation
GESTION DES CPC PEROPERATOIRES
En cas de protrusion cérébrale perop hyperVA aiguë (PaCO2 25-30 mmHg VC) permet d’abaisser très rapidement le
VSC. Pour éviter une ischémie cérébrale, le retour à une PaCO2 de 35 mmHg doit se faire dès que possible.
o L’hyperVA permet de gagner le temps nécessaire à l’action du mannitol.
o Mannitol : 0,5 g/kg en 10-15min : Effet = DSH intracell + VC cérébrale réactionnelle (par baisse de viscosité SG)
o Si échec : Thiopental
Analgésie importante lors des temps opératoires douloureux.
En cas d’HIC (compliance effondrée):Préférer une AG IV totale(Éviter halogénés) - Détente et protection dés l’induction
PERIODE POSTOPERATOIRE
SSPI :OBJECTIFS : En général, réveil et extubation sur table si Durée de chirurgie < 6heures. Objectifs du réveil :
1.Éviter une dépression respiratoire au réveil
- Arrêter les morphiniques de longue durée d’action au moins 60 min avant la fin de la chirurgie
- Arrêter les agents hypnotiques pendant la fermeture cutanée
- S’assurer de l’absence de curarisation résiduelle
- Retour progressif de la PaCO2 vers 40 mmHg en cas d’hyperventilation peropératoire
2. Limiter les stimuli nociceptifs = analgésie +++++
- Enlever le cadre de Mayfield aussitôt que possible
- Aspirer le patient avant le réveil
- Assurer une analgésie efficace avant l’arrêt du rémifentanil
3. Traiter et prévenir les poussées hypertensives :TRT de DLR – PAM < 110mmHg et BB si nécessaire
4. Prévenir ou traiter les nausées et vomissements
5. Évaluer l’état neurologique du patient (pupilles, motricité)
6. Transfert en réanimation ou en soins continus :O2 systématique - Monitoring continu (ECG, PA, SpO2)
1- La myasthénie est liée àdes autoanticorps dirigés contre lesRnACh bloc neuromusculaire postsynaptique)perte en
RnAChfonctionnels par trois mécanismes :
• Dégradation lysosomale des RnAch par pontage des AC auxRnACh sur lasurface membranaire;
• Lyse de la Mb postsynaptiquelésions de la JNM (+modif morphologiques = aplatissement des replis dusarcolemme et
élargissement de la fente synaptique, quisont observées dans la myasthénie) ;
• Blocage d’accès del’ACh à son site ligand sur le récepteur par les AC.
N.B : Les AC anti-MuSK sont dirigés contre la MuSK (muscle specific kinase, elle stabilise le RnAch anv de la synapse).
Conséquence : ↓ amplitude du PdP laque ↓force musculaire = faiblesse/fatigue à l’effort.
2- Plusieurs arguments laissent à penser que lethymus est àl’origine du déclenchement et de l’entretien de
l’autoimmunisationdans la myasthénie. Un thymome affecte 20 % desmyasthéniques. La thymectomie estsouvent bénéfique dans
les formes généralisées du sujet jeuneavec anticorps anti-RnACh.
3- EXAMENS COMPLEMENTAIRES :
1- Le test à la NEOSTIGMINE + l’EMG complètent l’examen clinique.
2- La détection par dosage radioimmunod’AC anti-RnACh (présents dans 80 % des cas) certifie le DC, si AC Anti RnAch sont
absents, les AC anti-MuSK sont retrouvés.
3- Si la diplopie/ptosis sont isolées TDM ou IRM cérébrale pour éliminer une lésion cérébrale.
4- L’EVOLUTION DE LA MYASTHENIE :capricieuse, mais elle se caractérise habituellement par :
• la survenue de poussées faisant parfois suite à des rémissions ;
• une tendance à l’aggravation dans les premières années(gravite max < 3 ans) ;
- atteinte des muscles respiratoires thoraciques et diaphragmatiques
- troubles sévères de déglutition
- peut entraînerune détresse respiratoire mettant en jeu le PC vital.
5- PRONOSTIC DE LA MYASTHENIE :dépend des tr déglutition et de l’atteinte respiratoire. L’atteinte resp = provoquée par :
1- Crise cholinergique : liée à un surdosage en antiCh-aseparalysie respiratoire par bloc nicotinique, précédée de signes
d’intoxication AntiCHase (myosis, nausées, douleurs abdominales, diarrhée, hypersalivation, sueur).
2- Crise myasthénique : liée à une poussée évolutive de la maladie.
TRAITEMENT :
■INDICATIONS DE PEC EN REANIMATION :Une PEC en réanimation est indiquée lorsqu’existent des manifestations mettant en
jeu le PC vital. En cas de thymome, l’exérèse chirurgicale est proposée, complétée par une radiothérapie si le thymome est invasif.
Les autres moyens thérapeutiques répondent à deux objectifs :
• le traitement de fond de la myasthénie : thymectomie, corticothérapie, immunosuppresseurs [6] ;
• le traitement à court terme d’une poussée sévère : plasmaphérèses, immunoglobulines intraveineuses.
Mis à part le thymome, les indications dépendent de trois paramètres :A.S.C
1- Age,
2- Sévérité de la myasthénie (tr déglutition, tr respiratoires, important retentissement socioprofessionnel), les
3- CI inhérentes à une classe médicamenteuse (ex : diabète décompensé + CTC, dysfonction hépatique et azathioprine).
La prise en charge de la crise myasthénique :
- hospitalisation en réanimation pour un TRT symptomatique des défaillances,
- traitement de la cause déclenchante (infection par exemple),
- anticholinestérasiquesIV, d’Igen IV, des séances de plasmaphérèse.
- thymectomie (peut entraîner une amélioration prolongée)
Agents inhalés : Interfèrent avec TNM(↗action des curares) : utilisés pour l’entretien,éviter l’associationaux curares.
Agents anesthésiquesintraveineux
1- Le thiopental, le propofol, l’étomidate et la kétamine peuventêtre utilisés dans la myasthénie.
2- Les morphiniques DRA utiliser les opiacés de très courtedurée d’action (Rémifentanil) +++
Anesthésie locorégionale : A préférer à l'AG si possible(↓CPC resp).Eviter les AL Ester(procaïne, tétracaïne) dont la 1/ 2 vie est
allongée par les ACHasiques. CI des solutions adrénalinées et de la clonidine (majoration du bloc moteur).
Conclusion : L’anesthésie a des conséquences chez un patient myasthé[Link] connaissance de la physiopathologie de cette maladie,la
qualité de l’évaluation préopératoire et l’utilisation detechniques anesthésiques validées permettraientde limiter au maximum le risque
anesthésique chezces patients. En cas d’anesthésie générale, l’extubation immédiateest le plus souvent possible. Néanmoins, la
périodepostopératoire s’organise en USContinus afin depouvoir détecter et prendre en charge immédiatement toutedétresse ventilatoire.
L’analgésie obstétricale par voie périmédullairen’est pas contre-indiquée en cas de myasthénie.L’utilisation du suxaméthonium n’est pas contre-
indiquée dansla myasthénie. La prise en charge pluridisciplinaire est la règle.
Anesthésie Pour Césarienne
INTRODUCTION :
- L’anesthésie de la femme enceinte est l’anesthésie à tout risque, ses complications redoutables sont liées aux modifications physiologiques
induites par la grossesse tel que la difficulté d’intubation et l’inhalation du contenue gastrique.
- La mortalité liée à l’AG est 17x > à celle observé en ALR d’où la règle de toujours opter pour une ALR.
- Elle nécessite un anesthésiste expérimenté, une bonne évaluation pré-op et le choix de la technique anesthésique la plus adéquate
PROBLEMES POSES :
A - Par la patiente : [Link] des modifications physiologiques au cours de grossesse
B - Par la chirurgie :
- Position = DD aggrave le Sd aorto-cave et le Sd restrictif - Risque hémorragique relativement faible (500-1000 cc)
- CHIR s/mésocolique : retentissement faible sur la fonction respiratoire - Chirurgie programmée VS urgence
- Risque d’hypoxie fœtale si le temps hystérotomie-extraction > 90 sec - Durée < 1heure
- Risque thromboembolique - Risque infectieux : classe II Altmeire = propre contaminé
- Douleur post-op +++
C - Par l’anesthésie :
1- AG :
- Intubation : difficile –estomac plein (inhalation) – désaturation rapide + hypoxie – TdR (adrénergiq).
- Réveil : douleur (TdR) – Risque d’inhalation – Hypoxie +++
- Ventilation : hypocapnie vasoconstriction utérine ischémie fœtale
- Drogues : Le risque majeur est la dépression respiratoire fœtale (BZD, N2O, morphiniques). Halogénés : ↑ de la
sensibilité - Propriété utéro relaxante
2- ALR :
- Difficulté technique - Céphalées postrachianesthesie.
- CPC iatrogènes : OAP de surcharge – Hématome périmedullaire - ↗ sensibilité aux AL (cardiotoxicité)
- Bloc sympathique
PHASE PREOPERATOIRE
I - EXAMEN PREANESTHESIQUE :Consultation d’anesthésie obligatoire au cours du 3eT pour la césarienne programmée.
1- Evaluation maternelle :ATCD m/c/o – Déroulement G – TRT et son suivi – ATCD transfusion/allergie.
A) Examen clinique :
o Recherche des critères d’intubation difficile (mallampathi, ouverture de bouche, score de wilson).
o Général : poids - taille – coloration – capital veineux – oedèmes
o Cardiovx : tableau droit (la TVJ + oedème sont physiologiques) – PA – phlébites – auscultation.
o Respiratoire : hyperVA au repos (physiologique), surcharge pulmonaire – râles crépitants.
B) Biologie :FNS (thrombopénie, anémie, et hyperleucocytose) – Hémostase (↗ facteurs de coagulation) – Chimie (Gly –
↘ALB – Rénal -IonoSG) – GDS – Groupage + Rh + RAI
C) Radiologie :
- Rx TH : horiz cœur avec alignement du VG - ↗ trame vasculaire - Recherche de surcharge pulmonaire
- ECG : parfois ES, TSV, déviation axiale, TdRepol, onde Q en D3 (disparait en inspiration), signes path (HVG, BB, TDR…)
- Echo cœur : si besoin (signes pathologiques à l’ECG)
- Echo obstétricale
D) En fin classification : ASA, NYHA, Goldman, Killip (si cardiaque)
2- Evaluationfœtale :MAF, BCF, échographie puis exploration en fonction du risque
II - PREPARATION DE LA GESTANTE :
- Gestion du TRT antérieur
d
- Prévention du S Mendelson et l’inhalation :
Association citrate Na+ et cimétidine : cp effervescent 200 mg : 02 cp quelques minutes préop
Accélérateur de vidange : érythromycine ou métoclopramide
- Jeûne pré-op : si pas d’urgence > 6h
III - PRE MEDICATION : information de la patiente - Médicamenteuse : faire attention aux retentissements fœtal
IV - ATB PROPHYLAXIE :après clampage du cordon : Céfacidal ou céfoxime 02g IVD
V – PREVENTION DE NVPO : Dexaméthasone : 4 mg avant extraction
PERIODE PER-OP :
1- CHOIX DE LA TECHNIQUE ANESTHESIQUE :
ALR>AG chaque fois que c’est possible : Chirurgie programmée : ALR sauf CI. Chirurgie URG : (SFA : AG/ALR) -Extrême : AG
[1]
Anesthésie Générale
Avantages Inconvenants
Rapidité de réalisation ↗ risque d’inhalation + IOT difficile
Contrôle des fonctions vitales Probable altération de l’APGAR
Meilleur confort chirurgical Effets des drogues anesthésiques
Rachianesthésie
Avantages Inconvenants
Conservation de la conscience Préparation longue /AG(malgré que l’installation est rapide)
Evite CPC d’IOT/inhalation, meilleur APGAR Hypotension importante (bloc Σ)N/V
Installation rapide par rapport à la péridurale Céphalées post-rachi
Bonne qualité d’analgésie et de relâchement Mauvaise évaluation du niveau sup du bloc sensitif
↘ risque SG + ↘ risque TE
Analgésie post-op + rerise de TRT ant peros
Péridurale
Avantages Inconvenants
Conscience + Evite l’IOT/inhalation Délai d’installation long ≃ 20 min
Retentissement moindre que la R/A Relâchement musculaire imparfait
Réinj = ↗ durée d’anesthésie + analgésie postop Dose d’AL ↗ (↗ risque de toxicité)
↘SG, ↘ risque TE - Reprise TRT antérieurPeros
Evaluation précise du niveau sup du bloc
PROTOCOLES ANESTHESIQUES :
Sous AG :
- Installation : DLG avant l’induction, aspiration puissante - matériel d’IOT difficile + sonde à petit ∅ = 6 – 6.5
- Conditionnement : VVP de bon calibre + Pré remplissage : SSI, éviter colloïde et SGI peut aller jusqu’à 1L
- Monitorage : scope, PNI, SpO 2 , T°, capnographe, curarisation
- Pré-oxygénation :O2 efficace FiO 2 100% pdt 03 min ou 4 à 8 modifications de la CV
- Induction : ISR + Sellik :
o Thiopental 4 – 6 mg/kg + Célocurine 01mg/kg (sinon Kétamine, Etomidate si EDC)
o Morphinique après clampage du cordon sauf si cardiaque ou hypertendu (dépression fœtale)
- Entretien : Mélange O 2 -N 2 O, halogénés à faible dose, isoflurane 0.75%
o Après clampage du cordon : 02g céfacidal IVD, ocytocine, analgésie (morphine ou Fenta 5γ/kg)
- Réveil : patiente consciente, décurarisée, démorphinisée, en normothermie, extubation après aspiration buccale
- Réanimation du nouveau-né : La dépression néonatale dépend de plusieurs facteurs :
- L’état du fœtus avant l’extraction(SFA) : majoration de l’hypoxie par drogues anesthésiques de l’AG.
o Intervalle induction-clampage cordon délais d’exposition aux drogues anesthésique doit être < 30 min
o Intervalle entre hystérotomie-extraction : > 90S ↘ APGAR - > 180S ↘ APGAR + acidose
Mesure à prendre : Prélèvement sang cordon (PH) ; Réchauffement (++) + assèchement ; Aspiration +++, O2,
Narcon si dépression respiratoire ; Examen neuro+ respiratoire ; Re sucrage (HypoGly)
Rachianesthésie avec une injection unique :
- Installation DLG + oxygénation - 02 VVP de bon calibre + monitorage = PNI, scope, T°+ matériel AG
- Pré remplissage 20 cc/kg en 90 min ou 4-5ml RL
- Position pour rachi = ½ assise ou DL
- Ponction : G22 de l’espace L4-L5 : Bupivacaïne (10-12.5mg) + Sufenta (2.5-5γ)ouFenta (6.25 à 10γ) +/- clonidine 75γ
- Retour en DD + Perfusion systématique d’éphédrine
- ATB prophylaxie : Après clampage : céfazoline 2g + ocytocine
Péridurale : mise en place d’un KT péridurale pour l’analgésie
- Technique :
Préparation : la même que pour la rachianesthésie
Ponction de l’espace péridural par la technique de perte de résistance ou goutte prudente monté de KT
Aspiration + dose teste xylocaïne 2-3 ml
Titration de 5cc/5min : Bupivacaïne/Ropivacaïne jusqu'à obtention du niveau souhaité D4 ou1cc/métamère + 0.1
cc/métamère x nombre de tranche de 5cm > 150cm, fenta 25-50γ ou sufenta 10 à 20γ
Retour en DD ; Perfusion d’éphédrine si hypotension ; Après clampage : céfazoline 2g + ocytocine
Pour analgésie péridurale : dose AL= (taille – 100) x 2.5/10
[2]
Péri-rachianesthésie combinée : maniabilité APD + fiabilité RA
Tableau comparatif = ADP/RA pour césarienne
ADP RA
Doses +++ Faibles
Délais d’installation 15 à 20 min < 5 min
Limite > du bloc Contrôlable Imprévisible > D4
Qualité du bloc moteur Selon AL Excellente
Qualité du bloc sensitif ≃ Parfaite
Variations HMD Progressive Brutale
Céphalées Non (sauf brèche) Oui (↗ selon calibre du KT)
Frissons Fréquents Rare
CPC per-op : Inhalation (AG) - Instabilité HMD (ALR) – HR - Douleurs post-op - Souffrance fœtale
PERIODE POST-OP :
Réalimentation précoce : 6H postop
Surveillance : clinique et para clinique
TRT :
O2 thérapie
Maintien ocytocine pdt min 12h (synto 10-15 ui/h)
Surveillance : clinique – monitorage – surveillance du saignement
Prévention MTEV : HBPM (ex : Lovenox 40 mg s/c)
Analgésie post-op :Perfalgan 1g/6h - Profénid 100mg /8h en IM - Morphine (PCA) - Analgésie PD - TAP bloc
bilatéral echoguidé si AG
Reprise TRT antérieur
CPC : Hémorragie – Infection - Risque Thromboembolique (TE)
CONCLUSION :
• Anesthésie pour césarienne = pratique à risque
– Privilégier l’ALR
– Ne pas hésiter à faire une AG si urgence absolue
– Une organisation rigoureuse diminue les risques de l’AG
– Chirurgie douloureuse : Analgésie multimodale
• Une réhabilitation précoce est un aspect primordial dans la prise en charge des femmes et leurs enfants.
– Ne pas oublier la thromboprophylaxie
ANNEXE :
Score de Wilson
- Poids : < 90 kg 0 points 90 – 110 kg 1 point >110 kg 2 points
- Ouverture de bouche : > 5 cm 0 point < 5 cm avec sub luxation = 0 1 point < 5 cm avec sub luxation < 0 2 points
- Rétrognotisme : absent 0 point Modéré 1 point Sévère 2 points
- Angle tête/cou : > 90° 0 point = 90° 1 point < 90° 2 points
- Proéminence des incisives sup
[3]
ANESTHESIE REANIMATION DE LA PREECLAMPSIE
INTRODUCTION – DEFINITION
- C’est une maladie spécifique de la grossesse, qui se manifeste cliniquement à partir de la 22ème SA, mais peut se voir au 1ertrimèstre.
- La prééclampsie est une complication de la grossesse survenant principalement au 3e trimestre et spécifique à la gestation humaine.
- Secondaire à une dysfonction placentaire, liée à une ANL de placentation, et responsable d'une activation, voire d'une lésion de
l'endothélium maternel, avec pour conséquences une hypertension artérielle, une néphropathie glomérulaire et une augmentation de la
perméabilité vasculaire.
- La prééclampsie disparait après l’ablation du placenta
- Les progrès de la réanimation néo-natale ont modifié la prise en charge des formes graves où l'extraction fœtale (idéalement après 48
heures de maturation par bétaméthasone) semble limiter la morbi-mortalité périnatale et maternelle.
- Le magnésium est un médicament peu onéreux, assez simple d'emploi, dont les effets sont bien établis dans la prévention de la récidive
d'éclampsie, mais dont l'intérêt est très limité dans la prévention primaire de l'éclampsie dans les pays riches.
- L’ALR pour césarienne (en l'absence de contre-indication), est sûre pour la mère comme pour son fœtus. L'AG reste potentiellement
dangereuse, associée à des poussées hypertensives, des accidents vasculaires cérébraux et des œdèmes aigus du poumon.
- Le postpartum = période à risque qu'il faut savoir surveiller ; 30 % des HELLP sont révélés cliniquement dans cette période.
1- HTA chronique : HTA connue ou précoce < 20 SA, elle se complique par un pré éclampsie (15-20% des cas).
2- L’hypertension artérielle gravidique (HTAG) : HTA (PAS > 140 mm Hg et/ou PAD > 90mmHg) isolée, sans protéinurie apparue
à partir de la 20 SA en l’absence d’antécédent.
3- La prééclampsie (PE) : HTAG + protéinurie > à 300 mg/j (ou > à 2 croix) ou bien HTA sans protéinurie mais 1 ou + :
1. œdèmes d’apparition brutale ou rapidement aggravés
2. uricémie> à 350 µmol/L
3. ASAT > N, plaquettes < à 150.000/mm3
4. retard de croissance in utero (RCIU).
4- La PE sévère : Pré-éclampsie avec au moins un des critères suivants : se définit soit par une hypertension grave (, soit une
HTAG telle que définie plus haut avec un ou plusieurs des signes suivants :
o HTA sévère (PAS > à 160 mm Hg et/ou PAD > 110 mm Hg) ;
o Atteinte rénale (créat, oligurie < 20cc/H)
o OAP ou HELLP syndrome (Hémolyse – thrombopénie < 100k – ASAT > 3N)
o Eclampsie ou signes neuro : DLR EPG, N/V oucéphalées persistantes, hyper ROT, troubles visuels...
5- Eclampsie : survenue d’une/+r crises convulsives et/ou Tr conscience non rapporté à une pathologie neurologique.
PHYSIOPATHOLOGIE
- Au cours de la grossesse normale : il se produit une invasion
trophoblastique des artères spiralées qui les transforment en vx à basse
pression et à haut débit assurant la vascularisation placentaires fœtale.
- Prééclampsie :élément principal = ischémie placentaire/conflit
trophoblasto-maternel et invasion vasculaire incomplète du
cytotrophoblaste par l’artère spiralé d’origine utérine baisse d’O2
placentaire = libération dans la circulation maternelle de substance
toxiques vis-à-vis de l’endothélium vasculaire (VEGF +++, radicaux libres,
cytokines, débris syncitaux, endogline …) réponse inflammatoire
systémique + altération de réponse VxMotrice HTA + ↗ Résistances
périphériques (par Thromboxane A2 + Endothéline)
- La réduction de l’oxygénation placentaire à 3 effets primordiaux :
o Production des radicaux d’O2 + produits toxiques pour C
endothéliales ;
o Apoptose + libération des fragments du syncytiotrophoblaste
dans la circulation ;
o VEGF ANL perméabilité capill+ de coagulation (microthrombi + [Link]) ;
- Au niveau rénal : accumulation des lipides (par Cellendoth) = obstruction glomérulaire endothéliose glomérulaire =
dysfonction rénale + protéinurie !
NB : la présence d’un fœtus n’est pas indispensable au développement de la maladie (ex : grossesse molaire).
CONSEQUENCES PHYSIOPATHOLOGIQUES :
1- MATERNELLES
- DYSFONCTION HDM :Hypovolémie(fuite interstitielle)Σque↗ RVP HTA avec ↗QC
- DYSFONCTION VENTRICULAIRE :OAP HMD(protéinurie = ↘[Link] + ↗perméabilité vx + ↗[Link]). Il faut rechercher un
OAP d’autre origine (valvulopathie …) ;
- DYSFONCTION NEUROLOGIQUE :dû à une micro angiopathie cérébrale thrombose vx du cortex + altération de
l’autorégulation cérébrale et l’œdème cérébrale :
o Céphalées, troubles visuels (œdème, décollement, vasospasme voire cécité corticale), convulsions.
o CPC = Convulsions (voire Eclampsie par vasospasme cérébral) – AVC surtout lors des crises convulsives – cécité
corticale.
o Attention aux autres causes en dehors de l’éclampsie : TVC - Embolie amniotique – intoxication à l’eau (ocytocine)
– Toxicité des AL.
- DYSFONCTION RENALE =endothéliose glomérulaire (pathognomonique) à l’origine de nécrose tubulaire/corticale + IRA :
Altération du DFG et donc ↗ déchets azotés (uricémie, créat) + Oligurie signes de gravité !!!
Fuite protéique : > 300 mg/j et donc hyperprotéinurie non sélective +/- fuite importante d’AT III
Stimulation de SRAA pour compenser la fuite interstitielle, ce qui aggrave l’HTA + HypoNa de dilution ou
par fuite rénale.
- DYSFONCTION HEPATIQUE :par microangiopathie hépatique cytolyse hépatique – nécrose périportale – hépatite
cholestatique = insuffisance hépatique
o Survient chez les femmes plus agées, multipares.
o A différencier de : Hépatite virale/mdcmt – Cholestase/cholécystite aigue gravidique - SHAG.
- DYSFONCTION HEMATOLOGIQUE :Hémolyse (destruction mécanique, baisse de résistance des GR) – Thrombopénie de
consommation – Hypercoagulabilité+++
- DYSFONCTION IMMUNOLOGIQUE :de cause méconnue exprimé par ↗ d’incidence de d’endométrite, pyélonéphrite et
d’infections après l’accouchement.
PERIODE OPERATOIRE :
o Choix de la technique anesthésique : AG, ALR cour anesthésie pour césarienne (tableau comparatif). Règles :
o Préférer l’ALR à AG : sauf CI ALR : éclampsie, SFA, trouble d’hémostase
o Eviter le remplissage excessif ; éviter les colloïdes, Eviter les AL adrénalisés si ALR
o Eviter les à-coups tensionelet si intubation :xylocaïne IV 1 – 1.5 mg/kg ou morphine : fenta
2.5γ/kg, rapifen 10γ/kg
o CPC peropératoires : pics HTA (anti HTA+ approfondir l’AG surtout réveil) - Hémorragie (transfusion PFC, Plqtte) -
crise convulsive si ALR
■Tocolyse et diabète : L’utilisation de B2M pour la tocolyse exposeà un risque accru d’acidocétose et doit conduire à
unesurveillance rapprochée de la glycémie avec un ajustementpermanent des apports en insuline par voie IV. Lesalternatives aux
B2M trouvent ici une place dechoix et en particulier l’antagoniste de l’ocytocine(atosiban +++).
HEMORRAGIES DU PERI/POSTPARTUM
POINTS ESSENTIELS
L'HPP demeure la première cause de mortalité maternelle en France.
Son approche doit être multidisciplinaire et elle doit être rédigée sous forme d'une procédure opérationnelle. Le but est d'agir vite et de
prévenir les oublis et/ou les divergences qui sont souvent fréquents dans cette situation très stressante.
Les étiologies les plus fréquentes des HPP sont : la rétention placentaire, l'atonie utérine et les plaies cervico-vaginales.
Le traitement initial de l'HPP est donc basé sur la délivrance artificielle et/ou la révision utérine associée à la vidange vésicale + oxytocine.
Une exploration de la filière génitale sous valves avec anesthésie/analgésie adéquate doit suivre sans délai si l'HPP persiste.
Si l'atonie utérine résiste à l'oxytocine, le passage à une prostaglandine (en France, la sulprostone en perfusion intraveineuse) doit
intervenir dans un délai maximum de 15 à 30 minutes.
Une stratégie transfusionnelle et réanimatoire agressive est fondamentale dans la PEC des HPP massives. Des moyens performants,
proches de ceux requis chez le patient polytraumatisé en choc HR, doivent être disponibles et maîtrisés.
L'embolisation artérielle Rx ou la ligature Vx chirurgicale doit être décidée dans un délai maximal de 60 minutes après le début de l'HPP,
si les mesures précédentes ont échoué. Le choix dépend de la situation clinique, des moyens disponibles localement et de leur maîtrise.
En cas d'échec, Novoseven peut être proposé, il ne doit pas retarder l'hystérectomie d'hémostase qui peut sauver la vie de la parturiente.
DÉFINITION
Pertes sanguines dans les 24H suivant un accouchement : >500ml si AVB, >1000ml si césarienne. HPP = sévère si elle dépasse 1L.
L'hypotension artérielle apparaît tardivement chez une patiente ASA 1 .
N.B :
-TC croissante = signe précurseur d'une hypovolémie d'installation progressive.
- l'hypotension est tardive, sa survenue est de mauvais pronostic.
FACTEURS DE RISQUE
• Premier stade du travail prolongé, épisiotomie • Delai avant délivrance> 30 min
• Antecedents d'HPP. • Cesarienne (versus voie basse) ou extraction instrumentale
• Grossesse gémellaire ou de haut rang • Prééclampsie, HyperT°, chorioamniotite, Macrosomie
CESARIENNE
MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES
AU COURS DE LA GROSSESSE
1) MODIFICATION RESPIRATOIRE :
- Œdème et infiltration des VAS = ↘∅ trachéal intubation difficile
Sonde d’intubation de calibre ↘ (6-6.5)
- Hypertrophie mammaire
- Altération de la cinétique diaphragmatique par ↗ de la pression abdominale ↘ CRF et ↗VF = risque
d’atélectasie et le résultat est une ↘ réserves d’O 2 nécessitant une pré oxygénation
- Thorax = ↗ ∅ antéro-post
- Hyperventilation par ↗ VM alcalose respiratoire HCO 3 vasoconstriction utéro-placentaire et risque
d’ischémie placentaire
Donc au total il y a une ↗ du travail respiratoire et ↗ de consommation d’O 2 de 20% malgré la diminution de la
réserve en O 2
2) MODIFICATION HEMODYNAMIQUE :
- ↗ du débit cardiaque = 30-50% en fin de grossesse
- ↘ résistance vasculaire par imprégnation hormonal PA° ↘ en 1er trimestre puis ↗ progressivement
jusqu'à devenir proche 110 mm hg en fin de grossesse
- Volémie = ↗ volume plasmatique 50% hémodilution (anémie de dilution)
- Circulation portale = circulation sensible dépourvue d’autorégulation ce qui la rend sensible aux variations
hémodynamiques
- Syndrome de compression aortique :
• Compression VCI par l’utérus gravide ↘ retour veineux
• Compression aorte abdominale favorise l’ischémie de l’unité foeto-placentaire
• Turgescence des veines péridurales risque de ponction vasculaire si ALR
5) MODIFICATION HEMATO : Thrombopénie 100.000 – 150.000 avec une Hyperleucocytose 12k – 20k
6) AUTRES :
• ↗ volume de distribution (volémie)
• ↘ concentration en protéines (hypo albuminémie) par hémodilution ↗ de la forme libres des
médicaments
• ↗ sensibilité aux anesthésiques locaux (↘ dose 30%) et aux halogénés (↘ MAC 25% à 40%)
• La femme enceinte est beaucoup plus sensible aux variations induite par le bloc central et la sensibilité
des récepteurs β 1 est ↘
• Protéinurie physiologique < 300 mg/24h
• Insulino-résistance d’origine placentaire avec intolérance aux hydrates de carbones
DEFINITIONIl n’existe pas de définition précise de la personne âgée. 65, 75, 90 ans ?
Age chronologique: fixé arbitrairement : sujet âgé (vieillard) : plus de 75 ans - grand vieillard : plus de 90 ans.
Age physiologique: parfois en situation d’extrême précarité précoce.
Age clinique: tient compte des antécédents, mais également de l’environnement (distinction plus récente).
Vieillissement → réduction progressive des réserves fonctionnelles des principaux organes.
Se surajoutent les maladies chroniques, cardiovasculaires, respiratoires, neurologiques, ostéoarticulaires.
Principaux objectifs de la consultation d'anesthésie: évaluer les réserves fonctionnelles (cardiovasculaires et respiratoires), les
fonctions cognitives, le degré d'autonomie et les facteurs de risque (comorbidités) du sujet âgé.
La population âgée est grande consommatrice d’interventions chirurgicales: orthopédie, urologie, gynécologie et ophtalmologie.
Les interventions sont réalisées plus souvent en urgence (20 % des anesthésies).
Le risque de décès lié directement à l’anesthésie est devenu très faible: 1/145 000 anesthésies. Lienhart A., Anesthesiology 2006
Les décès survenus chez les patients de plus de 70 ans représentent environ 2/3 de l’ensemble de la mortalité périopératoire.
Chez des patients âgés sans comorbidité associée, certaines interventions majeures sont réalisées sans mortalité excessive.
L’âge = facteur prédictif indépendant de morbidité postop rénale, cardiovx, respiratoire ou un facteur de risque de mortalité.
Rôle du MAR : voir synthèse
PROBLEMES POSES :
1) PROBLEMES POSES PAR LE TERRAIN :
A- PROBLEMES POSÉS PAR L’AGE = MODIFICATIONS LIÉS À L’AGE :
L'intensité et la progression du vieillissement ne sont pas parallèles à l'âge chronologique. L’âge déclin et détérioration des
fonctions de tous les organes d’une manière asynchrone. La baisse des réserves fct altère l'homéostasie/adaptabilité aux agressions.
SNC:
- ↓ poids du cerveau, ↓ DSC mais maintien de l’autorégulation cérébrale
- ↓ du sommeil profond, insomnie, ↓ de la vue et de l’audition
- troubles de la thermorégulation
SNA:
- ↓ de la réponse chronotrope / inotrope à la stimulation béta-adrénergique
- ↓ de la réponse cv au stress, à l’effort, aux catécholamines
- ↓ du baroréflexe: hypoTA exagérée si VD anesthésique ou hypovolémie (pas d’accélération de la fréquence cardiaque)
Fonctions cardiovasculaires: Le vieillissement normal s'accompagne d'altérations progressives :
- réduction de l'élasticité artérielle
- réduction du nombre de myocytes
- diminution de la réactivité aux stimuli bêta-adrénergiques
- hypertrophie ventriculaire
=>↘ du dédit cardiaque, de la fraction d’éjection, moindre ↗ de la FC à l’effort: difficulté à s'adapter à des situations de stress
compliance ventriculaire ↘, => débit cardiaque très dépendant du retour veineux
Troubles de la fonction diastolique , ↘ de la tolérance au remplissage vasculaire
Rigidité artérielle (HTA, ↗ RVS, altération de la fonction du VG)
Troubles du rythme fréquents (BAV 1)
Fonctions respiratoires:
- ↓ de la force de la pompe ventilatoire, par diminution de la force des muscles respiratoires
- augmentation de la rigidité de la cage TH et ↓ de l’élasticité pulmonaire, collapsus de petites voies aériennes
=>↓progressive de toutes les fonctions mesurables : CPT stable, ↓ CV, ↑VR, ↑CRF, ↓ VEMS (300ml/10 ans), ↓VEMS/CV, ↑ VF
Fonction rénale: Altération de : vascularisation rénale, FG et des fonctions [Link] facteurs d’exposition à l’IRA sont :
- diminution de la perfusion rénale (situation de stress)
- hypovolémie très fréquente en périopératoire
- toxicité médicamenteuse (AINS, aminosides, vancomycine…)
Gérontofragilité : Etat ou syndrome clinique associé à une diminution des réserves physiologiques, proche d’une expression
symptomatique. C’est un marqueur de risque de mortalité et d’événements péjoratifs, notamment d’incapacités, de chutes,
d’hospitalisation et d’entrée en institution.
10 % des sujets de plus de 65 ans sont classés comme fragiles => incapacité d’adaptation à un stress minime.
La malnutrition fait partie du cette fragilité → sarcopénie, ostéopénie.
L’âge est un déterminant majeur de fragilité mais n’explique pas à lui seul ce syndrome.
Fragilité ≠ vieillissement car réversibilité partielle de certaines des ces composantes.
Score de Fried: ≥ 3 items/5 : perte de poids (5 kg en un an), fatigue (rapportée par la personne elle-même), faiblesse
musculaire (force de préhension < 20%), réduction de la performance (marche rapide), réduction de l’activité physique.
Intérêt: concept qui fait consensus, associé à une valeur pronostique.
Conséquence de cette gérontofragilité: capacité d’adaptation réduite au stress périopératoire avec une
augmentation des complications postopératoires (dépendance, hospitalisation, surmortalité).
1- FONCTIONS COGNITIVES
Troubles cognitifs : un des principaux facteurs prédictifs de CPC postop, nombreux tests d’évaluation (MMSE +++)
Dépression fréquente, évaluation spécialisée
L’âge lui-même est le facteur de risque majeur d’altération des fonctions cognitives 3 mois après la chirurgie
Syndrome démentiel : démences dégénératives corticales (maladie d'Alzheimer), sous-corticales et les démences vasculaires
L’incidence de la démence sénile : 2,5 % des plus de 65 ans, 12,5% après 75 ans, 50 % des plus de 85 ans
Le rôle des anesthésiques dans l'évolution de la maladie d'Alzheimer a été évoqué, mais n'est pas prouvé.
MMSE = mini-mental state examination : 30 questions, de difficulté variable, réparties en six catégories : évaluation des capacités
d'orientation dans le temps et dans l'espace - apprentissage et de transcription des informations – attention et calcul - rappel des informations et
de rétention mnésique - langage et identification - praxie constructive (capacité d'organiser une série de mouvements dans un but précis).
À chacune des trente questions : réponse juste = 1, fausse = 0. Le score final est noté sur 30 points. Score ≤ 24: suspicion de démence.
5- RISQUE RENAL
La fonction rénale est altérée dans sa globalité : ↓DSR, ↓DFG, ↓fonctions tubulaires de sécrétion et de réabsorption ↓ClCr
Conséquences sur la réduction de l’élimination de certains médicaments ou de leurs métabolites.
La créatinine plasmatique n’est pas un bon reflet de la fonction rénale du sujet âgé (↓ masse musculaire)
CLCR plasmatique calculée, soit avec la formule de Cockcroft/Gault, soit la MDRD (plus adaptée pour le sujet âgé).
CONDUITE DE L’ANESTHÉSIE
1- PRE OXYGENATION
- Risque d'hypoxémie avec désaturation plus rapide
- PréO2 longue (3-5 min) avec inspirations pdfe en proclive à + 45° avec CPAP à + 10 cmH20, intérêt de la VNI.
- Ventilation au masque difficile, à 4 mains si nécessaire.
2- INDUCTION ET ENTRETIEN ! PRINCIPES : Start slow, Go slow !
- Titration et adaptation des doses : les mêmes agents anesthésiques utilisés chez le sujet jeune.
- ↘ doses + ↗ l’intervalle des réinjections (Modifications PC et PD des agents anesthésiques = sensibilité accrue).
- Agents IV et par inhalation : effet sur cerveau évalué par la CE50 ([C] plasm qui diminue de 50% le signal EEG)
Thiopental : ↗ de la sensibilité cérébrale - ↘ volume de distribution central, ↘ clairance plasmatique. Pour une injection
unique, ↗modérée de la durée d'action. En revanche, le sujet âgé est très sensible aux réinjections
Propofol : ↗ de la sensibilité cérébrale - ↘ volume de distribution central, ↘ clairance plasmatique
- Injection unique: ↘ bolus de 30 à 50% - Perfusion : ↘ posologie de 30 à 75%
- Délai de réveil double à 80 ans pour une perfusion de ≥ 4h
- Effet sur la PA plus important +++, s’installe plus lentement que l’effet hypnotique.
- AIVOC = limite l’instabilité HMD périopératoire +++
Etomidate: 0.15 – 0.20 mg/kg : Conseillé pour l'induction chez le sujet fragile – ½ dose à 80 ans
Midazolam : Réduire les doses de 50 à 75 % - accumulation des métabolites (effet prolongé) = non recommandé.
- Morphiniques :
o Effets centraux des dérivés de Fentanyl +++ (↘ de la CE50Réduction des doses à 50%)
o Equilibre plasma / site d'action est allongéeinstallation plus lente de l'effet (2 à 3 min après le bolus)
o Rémifentanil = morphinique de choix à 80 ans (en AIVOC ++++ ou IVSE)
o Morphine : clairance ↘ de 50 % = ↗ durée d'action + accumulation baisse des doses.
- Curares: Célocurine/CND : ↘[C] plasm ↗durée d’action – Cisatracurium= curare de choix. – Monitorage +++
o Antagonisation : Néostigmine : durée allongée – Suggamadex : inchangée.
- Halogénés : ↘MAC avec l’âge ; Peu de conséquences cliniques pour le Sévorane et le Desflurane. Avantages :
- modification rapide de la profondeur de l'anesthésie
- réveil plus rapide(halogénés peu liposolubles : desflurane), mais si AG > 2H ; délai de reveil ↗ modérément.
- risque réduit de libération de métabolites toxiques
- AL: Absorption au cours d’une APD est peu modifiée.↘[C] plasmatique totale + ↗ de la demi-vie d'élimination.
3- VENTILATION
Prévention d’hypoxémie du sujet âgé : préO2 +O2 postop, induction en VS, titration/monitorage de curarisation.
Ventilation protectrice : VT 6 ml/kg améliore l'oxygénation et la VM
Hyperventilation peropératoire: => risque de barotraumatisme => hypocapnie et VC de la circulation cérébrale.
4- EXTUBATION/RÉVEIL :Réchauffement : normoT°, enabsence de troubles d’hématose ; Analgésie efficace ++++
PÉRIODE POSTOPÉRATOIRE
OBJECTIF : Retour rapide à une autonomie optimale dans un environnement connu. Stratégie multimodale.
SSPI :Réchauffement +++ normoT°, enabsence de troubles d’hématose ; Analgésie efficace ++++ extubation sur table
ANALGESIE POSTOPERATOIRE :
- Sous-évaluée (évaluation difficile par échelles numériques/verbales), insuffisamment traitée ;
- MULTIMODALE (↘besoins en morphiniq) :Association Paracétamol + antalgiq de palier 2 et 3, selon l’intensité :
o Néfopam: à éviter, anticholinergique (CI glaucome , prostate), tachycardisant (CI coronarien), interactions ++
o Tramadol :↘ doses et ↗ intervalles de prises
o AINS : Pas de CI : Kétoprofène IV (½ vie courte) – altèrent la fonction rénale +++
o Opiacés : titration – ↘ doses – S/C aussi efficace que la PCA – éviter l’admin prolongée – E2 = morphiniques
o ALR : analgésie efficace durant les premières heures postopératoires.
o Opiacés par voie périmédullaire à éviter.
ATB en fonction de la chirurgie.
PREVENTION MTEV : X10 à X 20 après 65 ans.
L’âge aggrave les 3 facteurs de la triade de Virchow: Lésion pariétale - stase veineuse - hypercoagulabilité
Prévention : moyens physiques (bas de contention, compression pneumatique intermittente) et les anticoagulants.
Prophylaxie médicamenteuse = HBPM, (HNF si clairance de la créatinine < 30ml/min) et fondaparinux.
GESTION DES COMPLICATIONS POSTOPERATOIRES
1- SYNDROME CONFUSIONNEL = delirium postopératoire : perturbation transitoire, fluctuante et réversible de l'état de conscience.
Facteurs favorisants en postop (souvent non identifiés) :
- Démence, AVC préexistants - cardiopathie (IC, IDM,EP, troubles du rythme)
- Infections (pneumopathie, infection urinaire) - troubles métaboliques (anémie, hyper ou hypoglycémie, dysnatrémie)
- Type de chirurgie (cardiaque, urgence, longue) - CPCpostop (hypoxémie, HR, DLR, rétention urinaire)
- environnement (lumières, bruits, contentions) - médicaments (tranquillisants, morphiniques, ranitidine, CTC)
Diagnostic : critères majeurs + mineurs.
Facteur défavorable dans l'évolution postopératoire
- Allongement de la durée d'hospitalisation
- ↗ probabilité de décès intra hospitalier,↗ mortalité à distance
Source de CPC : inhalation BR, retrait accidentel des VVP, pansements, drains, SNG, nécessité de sondage urinaire
Prise en charge:
1- Préventive : Rendre au patient ses lunettes ou prothèses auditives, respecter son repos, TRT DLR, équilibre HE
2- Traitement :Halopéridol/Loxapine (Eviter les BZD +++++)
2- DYSFONCTION COGNITIVE
Dysfonction cognitive postopératoire: modifications persistantes des performances cognitives évaluées par des tests
neuropsychologiques Terrando N., Mayo Clin Proc 2011
Initialement décrite après chirurgie cardiaque. Les facteurs responsables sont difficiles à extraire dans les différentes études
cliniques.
Elle concerne la mémoire, l'attention, la concentration, la rapidité des réponses mentales et motrices, et les difficultés
d'apprentissage.
La DCPO touche environ 30 % des patients après chirurgie majeure, dans les 3 premières semaines; puis amélioration jusqu’à 6
mois où les tests sont identiques au préopératoire.
RÉHABILITATION RAPIDE : L’objectif principal est le retour rapide à une autonomie optimale dans un environnement connu.
La stratégie est multimodale, les actions multidisciplinaires.
Lutte contre la douleur postopératoire et notamment la douleur à la mobilisation
Prévention des complications du décubitus (lever précoce, soins, nutrition)
Prévention des troubles anxiodépressifs, du Sd confusionnel (Tr métaboliques, anémie, DLR, rétention urinaire …)
Prévention et traitement des NVPO et de l’iléus postopératoire (neuroleptiques strictement CI chez le parkinsonien)
Supprimer rapidement les différents systèmes de drainage tels que la sonde gastrique ou la sonde vésicale
Alimentation orale précoce
Limiter la durée d’hospitalisation
ANESTHÉSIE EN URGENCE :Il s’agit souvent d’un patient avec des troubles cognitifs, des antécédents mal précisés. L’aide de la
famille, du médecin traitant est très précieuse.
Les deux risques essentiels sont les interférences médicamenteuses et le risque d’inhalation.
Les fractures du poignet et du col du fémur représentent un problème quotidien.
OChirurgie de l’avant-bras : bloc axillaire et bloc huméral chez un patient éveillé +/- sous sédation légère.
OFracture du col fémoral : analgésie par bloc du nerf fémoral, injection unique + anesthésie générale.
Le pronostic ne dépend pas directement de la technique d’anesthésie.
ANESTHÉSIE AMBULATOIRESouhaitable (limite la cassure avec les habitudes du patient, avec son environnement) :
Les critères de sélection doivent être stricts
- interventions qui ne nécessitent pas de soins postopératoires compliqués ;
- interventions qui n’entravent pas la déambulation (endoscopies, Rx interventionnelle, biopsies…) ;
Limite essentielle: une accompagnante valide apte à comprendre et appliquer les prescriptions postop.
PEC DU BRULE MAPAR 2016
DÉFINITION
• Brûlure : destruction du revêtementcutané et/ou des structures sous-jacentes par un agent le plus souventthermique,
quelquefoisélectriqueouchimique, exceptionnellementradioactif.
• Conséquences :périodeinitiale de choc hypovolémique avec hémo-
concentration d’unedurée de 2 j suivied’une longue période de déséquilibremétabolique.
• Seconde phase avec réponseinflammatoiresystémique.
• Phase tardive avec hypercatabolisme.
RAMASSAGE
• L’évaluation de la brûlureest difficile et la surface brûléeestsouventsurestimée.
• La brûlureest grave quand :
• La surface corporellebrûlée (SCB) dépasse 15 à 20 % chez l’adulte, 10 % chez l’enfant et le vieillard, 5 % chez le
nourrisson et d’autant plus que la brûlureestprofonde,
• L’âgeestsupérieur à 70 ansouils’agit d’un nourrisson,
• Il existeunelésionouune tare associée.
• Si la brûlureestgrave :
• Miseen place d’unevoieveineusepériphérique et perfusion de Ringer Lactate à 20 ml/kg pendant la première heure.
• Dans les 15 premières minutes, refroidir la brûlure à l’eaufroide (minimum 15°C) pendant 5 min ou à l’aide d’un gel
hydrique (pour les petites surfaces) (Water Jel® ouBrulstop®).
• Réchauffer le malade, le calmer, l’analgésier, l’oxygéner et l’amenerdans un service d’urgence.
• Pas d’antibioprophylaxiesystématique.
LÉSIONS ASSOCIÉES
• Aggraventl’hypovolémie :c’estl’urgence qui prime sur la brûlure. Diagnostic difficile parfoislors de lésions internes. Un
hématocrite normal ou bas estanormallors des premières heuresd’unebrûlure grave.
• Peuventêtreaggravées par un remplissagevasculaire mal conduit :lésionsthoraciquesoucérébrales.
• Les fractures doiventêtrefixéesprécocementafin de permettre le nursing. Brûlurescirculaires des membres
+ hématomepéri-fracturaireentraînentrapidement un effetgarrot.
• Les brûlurespulmonairessont des brûlureschimiques. Ellesdoiventêtredépistéesrapidement par unefibroscopie. Il
existeune phase de latenceclinique, avec décompensationsecondaire sur le mode d’uneinsuffisancerespiratoireaiguë.
• L’intoxication par le monoxyde de carbone et par l’acidecyanhydriqueest à rechercher.
MISE EN CONDITION
• Oxygénothérapie au masque.
• Intubation (séquencerapide, avec curaresdépolarisants, autorisés< 24ème heure) si :
• Brûlureétendue (SCB > 60 %),
• Obstruction prévisible des voiesaériennes et évacuation longue,
• Détresserespiratoire,
• Troubles de conscience,
• Lésionsd’inhalationpatentes à la fibroscopie.
• Voieveineuse : 1 à 2 voiespériphériques hors ouen zone brûléesinécessaire. Voiecentralesibrûlures graves (> 30 % de la
surface corporelle) oulésionsassociées.
• Miseen place d’unepressionartériellesanglante chez le brûlé grave.
• Sondeurinaire : la diurèseétant un des meilleurscritères de surveillance, l’indicationdoitenêtre large.
• Sondegastrique :toujours, dans le cadre d’une nutrition entéraleprécoce.
• Réchauffement du malade par augmentation de la températureambiante, rampes à infrarouge, couvertures de survie.
• Paracliniqueinitiale :gazométrieartérielle + lactate (silactatémie> 10 mmol/l = forte suspicion d’intoxication aux
cyanures). NFS+Plaquettes (hémocentration) ionogramme sang et protidémie, rechercherhabdomyolyse, dosage CO et
HbCO, radiographie de thorax.
TRAITEMENT GÉNÉRAL
Réanimation hydro-électrolytique du choc hypovolémiqueinitial :
• L’importantest le maintiend’unevolémiecorrecte avec un minimum d’effetsdélétères (risque de syndrome de
compartiment abdominal si volume perfusé> 250 ml/kg/j).
• On perfuse de l’albumine à partir de H8 seulement pour les brûlés de plus de 30 % de SCB et
dontl’albuminémieestinférieure à 20 g/l.
• Remplissage
Sérumalbumine
Ringer Lactate
diluée (SAD 4 %)
Ramassage 20 ml/kg en 1 h 0
H0 - H8 2 ml/kg/% de SCB 0
SCB < 30 %
H8 - H24 1 ml/kg/% de SCB 0
Ramassage 20 ml/kg en 1 h 0
H0 - H8 2 ml/kg/% de SCB 0
SCB > 30 %
H8 - H24 0,5 ml/kg/% de SCB 0,5 ml/kg/% de SCB
THÉRAPEUTIQUES ASSOCIÉES
• Analgésie :morphiniques.
• Aucuneantibiothérapie ne doitêtreprescrite à l’aveugle.
• Alimentation entéraleprécoce (faibledébit initial puis 35 à 50 kCal/kg/j).
• Ne pas oublier la prophylaxieantitétanique.
• Prévention de la maladiethromboemboliquedès que le risquehémorragiqueest passé.
TRAITEMENT LOCAL
• Le patient n’est pas transféré (brûluresuperficielle, petite surface) :
• Nettoyagesoigneux au savonantiseptique.
• Mise à plat des phlyctènes.
• Pansementocclusif avec sulfadiazine encoucheépaisse, compresses
• Pansementrefaittoutes les 24 heures.
• Le patient esttransféré :éviter de modifier l’aspect de la brûlure.
• Pansementneutre.
• Champs stériles.
• Incisions de déchargeavantl’évacuationsidurée> 6 h.
BRÛLURES PARTICULIÈRES
Brûluresélectriques
Ellescumulent les dangers d’unebrûlurethermique le long du trajet du courant par effet joule et ceux de l’électrisationdont les
conséquencessontimprévisibles, allant de l’arrêt cardio-respiratoireimmédiat aux troubles
oculairesouneurologiquesparfoisretardés. Il s’agitsouvent de polytraumatismes (projection). La gravité de la brûluredépend du
voltage (attention si> 1 000 V) et du temps d’exposition.
Surveillance
• Hémodynamique et électrocardioscopique.
• Poulspériphériques et des loges musculaires le long du trajet du courant.
• De la myoglobinémie, du taux de CPK, de la troponine et de l’ECG. Risque important de rhabdomyolyse.
ACCIDENTS D'ELECTRISATION
I/ POINTS ESSENTIELS
1. Parmi les accidents dus à l'électricité (AE), il faut distinguer ceux provoquéspar un courant à basse tension/haute tension.
2. La gravité des AE par basse tension est essentiellement liée au risqued'accidents cardiovasculaires aigus.
3. Les ACR induits par le courant de basse tension : dus à une FV, plutôt de bon pronostic si la chaînedes secours est efficace.
4. Les AE par haute tension, avec passage du courant à travers l'organisme,provoquent une brûlure profonde par effet Joule le
long des axesvasculonerveux, entre les points d'entrée et de sortie qui sont le siège de lésionsdélabrantes.
5. Les phénomènes d'arc et de flash électrique, responsables d'un fortdégagement de chaleurlésions cutanées d'origine T°.
6. En cas de brûlure électrothermique par haute tension, le remplissagevasculaire estimé à partir des lésions cutanées visibles
doit être augmentéjusqu'à 8 à 12 mL/k% de surface cutanée brûlée pour les [Link] prévention de l'IRA repose également
surl'alcalinisation, afin de maintenir un pH urinaire neutre, et sur le recoursprécoce aux diurétiques.
7. En cas d'anurie, la technique d'épuration extrarénale de choix estl'hémodiafiltration continue.
8. L'indication d'amputation des segments de membres nécrosés doit par ailleurs rapidement discutée.
9. Le traitement des lésions électrothermiques impose des gestes chirurgicaux (escharrotomies, aponévrotomies), puis des
interventions itératives les suites sont marquées par des séquelles fonctionnelles invalidantes.
10. La prévention des AE est fondamentale (accidents detravail, accidents domestiques des enfants).
III/ PHYSIOPATHOLOGIE
Les lésions occasionnées par le passage du courant électrique dépendent des différents paramètres qui
caractérisent le contact avec le conducteur.I = U / R (loi d’ Ohm ) W = R I²t = U²t / R
Circonstances de survenue:
1) Electricité domestique et industrielle.
2) E naturelle : La foudre :elle décharge un courant de 10K à 25K.A sous une tension de 10-20 millions volts.
3) Electricité à usage médical : Défibrillateur, bistouris électrique.
Effets du courant électrique:
• Facteurs circonstantiel:La gravité de l’électrisation dépend des facteurs spécifiques de la source mais aussi de
facteurs propres au sujet et aux circonstances de l’accident.
4/ Brûlures cutanés
- Brûlures électriques vraies : points d’entrée et de sortie du courant.
- Brûlures cutanées apparentes : lésions tissulaires sous-jacentes plus graves +/- brûlures thermiques
5/ Lésions rénales : 3-15%
- Directe parle courant électrique + nécrose parenchymateuse et lésions vasculaires.
- Rhabdomyolyse IRA + Acidose métabolique majorée par l’hypovolémie associée.
6/ Lésions respiratoire
- Arrêt respiratoire dès l'accident par tétanisation des M. respiratoires/lésions des centres resp (SNC).
- Lésions pleurales (contact électrique direct avec la paroi thoracique) : hydrothorax – ATLCT – PNO suffocant
- Lésions respiratoires post traumatiques (trauma associé).
7/ Autres lésions :Lésions digestives – oculaires – MFIU en cas de grossesse.
8/Conséquences immédiates de l'accident d'électrisation :04 tableaux cliniques degravité croissante :PAST
a) Secousse musculaire simple; - b)Tétanisation musculaire sans PDC ;c) PDC transitoire ;d)ACR avec mort apparente
9/Séquelles
- Orthopédiques : suite à une amputation
- Neurologiques : anoxie cérébrale = mauvais pronostic, ou Sensorielles (cataracte, hypoacousie), ou PSY
- Rénales : IRA (durera pendant 4SMN)
- Cardiaques : Dyskinésies – altération de la fonction ventriculaire.
- Abdominaux : perforation d’organe creux peut évoluer vers une fistule.
V / PRINCIPES THERAPEUTIQUES : Dans tous les cas :
- Coupure du courant en prévenant le risque d’une chute à la coupure
- Il ne faut jamais toucher le corps de la victime tant que le courant n’est pas coupe.
- Tout électrisé doit être considère comme un traumatisme du rachis jusqu'à preuve du contraire.
- Electrisé en apparence indemne :L’aggravation est toujours possible après un intervalle libre de +r heures.
- Une évaluation rigoureuse doit être réalisée chez tout patient électrisé.
Examens paracliniques pouvant être réalisés à la suite d’une électrisation
Evaluation de l’atteinte myocardique et vasculaire
- ECG répétés voire Holter
- Dosage des CPK-MB, myoglobine, troponine
- Echocardiographie – Coronarographie - Artériographie ou phlébographie
Evaluation de l’atteinte musculaire et rénale : Fonction rénale – CPK - Myoglobinurie
Evaluation de l’atteinte neurologique : Rx/TDM crane + rachis - EMG
Recherche de traumatismesassociés :
- Rx osseuses, en particulier de la ceinture scapulaire, à la recherche de fracture et de luxations
- Radiographies thoracique à la recherche de rupture bronchique, de pneumothorax
- ASP à la recherche de pneumopéritoine par perforation d’organe creux.
Recherche d’une atteinte sensorielle : Examen ophtalmologique + tympanique et labyrinthique
VI/ CONCLUSION
La mortalité liée aux AE a diminué de façon sensible grâce au
développement de la prise en charge préhospitalière
médicalisée, et grâce aux progrès de la réanimation.
Malheureusement, la morbidité des accidents de travail et des
accidents de loisirs liés au courant à haute tension reste
majeure, et le coût de la prise en charge de ces patients
particulièrement élevé.
Les efforts portant sur la prévention des AE sont donc essentiels, en particulier pour les accidents du travail au sein des professions
exposées, et pour les accidents domestiques chez les enfants.
Méningo-encéphalite
I. Introduction :
• Les méningo-encéphalites sont des pathologies du SNC d’étiologie variées, caractérisées par un processus
inflammatoire touchant le tissu cérébral, associée à une réaction méningée
• Elles peuvent être classées en 03 catégories :
ME infectieuses (bactérienne, virale, parasitaire)
MEpost infectieuses (rougeole, rubéole, varicelle, oreillons)
ME non infectieuses (sarcoïdose, histiocytose, néoplasique, métabolique, toxique
• Pathologie fréquente, l’évolution reste émaillée de complication et de lourde mortalité
II. Diagnostique :
1) Interrogatoire :
Terrain : profession, âges extrêmes, immunodép, ATCD de contage TBC, voyage récent, contact animal
Mode de début :rapide (ME infectieuse) – à distance de Sd grippal/vaccinat° : ME post infect)
2) Clinique :
Sd méningé : lié à l’excitation pathologique des méninges
Signes fonctionnels :
- céphalées intenses, diffuses, exagérées par le bruit/lumière, non calmées par antalgiques habituels
- vomissements faciles en jet, constipation
signes physiques : raideur méningée : Kerning, Brezinski + signes pyramidaux : ROT vifs
Sdencéphalitique : signes de dysfonctionnement du SNC
- Trouble de la conscience : trouble de la vigilance coma
- Crises convulsives : focalisées ou généralisées
- Signes de focalisation : mono/hémiplégie, paralysie des nerfs crâniens, mouvements ANL
- Trouble de comportement
- Troubles neurovégétatifs : pouls, PA°, T°
3) Imagerie : l’IRM est l’examen de référence
- Atteinte de la substance grise ME virale
- Atteinte de la substance blanche ME post infectieuse
- Localisation : lobe temporal : ME herpétique
4) PL: 03 tubes : Biochimie (protéinorachie, glycorachie) - Cytologie (éléments, formule) - Bactériologie
Liquide hémorragique :
- Hémorragie méningée : liquide incoagulable
- Ponction traumatique
- Dans certaines méningites bactériennes : TBC, ME herpétique
Liquide claire :
- Etude cytochimique normale : méningisme, phase précoce de ME
- Pléiocytose (> 10 éléments/mm3)à prédominance lymphocytaire (>50%)
Normoglycorachie avec une légère hyperprotéinorachie : ME virale
Hyperglycorachie avec hyperprotéinorachie > 1g/l : TBC, listériose
- Autre méningites : bactérienne (syphilis, leptospirose, brucellose) - parasitose (paludisme,
toxoplasmose) - fungiques (candidose, cryptococcose)
- recherche de cellules anormales : ME carcinomateuse
- formule à prédominance PNN : méningiteB décapité/méningite lymphocytaire BNN débutante.
liquide trouble : méningite bactérienne
5) Sérologie virale
3) Paraclinique :
PL : HoGlycorachie + HyperProtRachie +++, Pléiocytose à prédominance lymphocytaire
Imagerie cérébrale : Dilatation ventricul- Prise de contraste de base du crâne –Infarctus - tuberculome
Bactériologie :Présence de BAAR à l’examen directe du LCR
4) Traitement :
Anti tuberculeux : 9 – 12 mois
- Quadrithérapie : RHZE (E ou streptomycine) pdt 02 mois
- Bithérapie : isoniazide, rifampicine
Corticothérapie
INTOXICATION AU CO
I - ETIOLOGIE - INCIDENCE :
• Inodore, insipide, incolore
• diffusible (densité = 0.97, relativement faible, proche de celle de l'air, d'où diffusion dans toute la pièce...)
• Produit de la combustion incomplète de matières organiques
• 5000 à 10 000 cas par an en France et 10 % de décès
II - PHYSIOPATHOLOGIE :
1) Effet toxique lié à son affinité pour les hémoproteïnes :
• quantité totale d'O2 fixée sur l'Hb (affinité x 250)
• mauvaise libération de l'O2 au niveau tissulaire (déviation de la courbe de Barcroft vers la gauche)
• altération du transport d'O2 par la myoglobine
• atteinte cellulaire directe (blocage cytochrome oxydase)
• => anoxie cellulaire
2) Elimination du CO :
• 12 à 18 heures en VS à l'air ambiant
• 3 à 6 heures sous O2 normobare
• 30 minutes en OHB (oxygénothérapie hyperbar)
3) Symptomatologie :
A) Phase d'installation :
o Céphalées, vertiges, N/V
o asthénie et sensation lipothymique
o acouphènes et troubles visuels
B) Phase d'état :
• Signes neurologiques :
o coma profond - hypertonie (ROT vifs ; Babinsky bilatéral ; Trismus) - rigidité de
décérébration - mouvements convulsifs
• Signes cardio-vasculaires :
o Tachycardie - collapsus voire ACR - angor fonctionnel (nécrose du myocarde)
o ECG : TdR – Tr repolarisation
• Signes respiratoires :Polypnée sans cyanose - OAP lésionnel
• Autres signes :teinte rouge '' cochenille '' de la peau – phlyctènes - rhabdomyolyse
III - DIAGNOSTIC :
1) Diagnostic évident :
• circonstances de découverte, anamnèse, signes cliniques
• test au Monoxor (air ambiant) : appareil testeur
• confirmation de dosage par :CO expiré (CO testeur) - prélèvement sanguin (pourcentage d'HbCO)
2) Diagnostic suspecté :
A) Signes cliniques caractéristiques :
• céphalées, N/V
• pertes de connaissance brèves, lipothymie, vertiges
B) Caractère collectif de l'intoxication
C) Caractère répétitif de la symptomatologie :
• aux mêmes heures de la journée
• dans les mêmes locaux
3) IL NE FAUT PAS :
• considérer à tort comme :intoxication alimentaire, hypoglycémie, AVC, tr comportement ;
• CE SERAIT :
o ne pas mettre en oeuvre le traitement adéquat
o maintenir la victime en atmosphère toxique
IV - DOSAGES :
• 2 éléments :
o taux de CO (en ml/100 ml de sang ou en mmol/l )
o % HbCO = % carboxyhémoglobine
• Le taux d'HbCO est fonction du taux d'Hb diagramme de ZORN
• L'anémie aggrave l'intoxication
• L'appréciation des résultats biologiques doit tenir compte de :
o habitudes tabagiques du patient
o délai écoulé depuis l'arrêt de l'exposition
o oxygénothérapie réalisée avant le prélèvement
• Plus que les chiffres (taux d'HbCO), c'est les signes cliniques qui doivent guider l'appréciation de la gravité
taux d'HbCO Symptomatologie
5% (= 0.9 mmol/l = 2 ml/100 ml) pas de symptôme
10 % fonctions supérieures
15 % céphalées
20 % asthénie, nausées, céphalées
25 % perte de connaissance
45 % Coma
70 % Décès
• Importance des unités face au chiffre annoncé :
o ml/100 ml de sang mmol/l x 2.4
o % HbCO ml / 100 ml de sang x 5
• Prélèvement : 5 ml sur tube héparinécomplètement rempli, fermé hermétiquement, conservé au froid
V - CAT :
• Eviction immédiate de l'atmosphère toxique
• O2 au masque à haute concentration à fort débit (15 l/minute)
• Conditionnement : VVP – Monitorage cardiorespirtoire -
• prélèvement sanguin
• Prise de température et protection contre l'hypothermie
• glycémie, correction si besoin
• La SpO2 est faussement rassurante dans les intoxications à l'oxyde ce carbone
• Si détresse vitale :
o COMA profond (GCS < 8) - état de mal convulsif
o détresse respiratoire voire ACR
o IOT et ventilation assistée ( Vt : 8 - 10 ml/kg ; FR : 10 - 14/min ; FiO2 = 1)
o Parfois l'O2 à fort débit suffit
• Indication de l'OHB (oxygénothérapie hyperbare) :
o patient comateux
o patient ayant eu une perte de connaissance
o patient ayant des anomalies neurologiques objectivées
o d angineux ou troubles ECG
o Femme enceinte quelque soit le taux de CO et la symptomatologie
o Taux d'HbCO > 30 %
• Le traitement devra être guidé par la clinique neurologique et cardio-vasculaire
VI - EVOLUTION :
• guérison sans séquelles ou avec séquelles post anoxique
• guérison d post-intervallaire
• décès
CPC AIGUES DU DIABETE
1- ACIDOCETOSE DIABETIQUE :
PHYSIOPATHOLOGIE
Carence aiguë en insuline (plus rarement défaut d’utilisation de l’insuline par hyperproduction des hormones
hyperglycémiantes : glucagon, catécholamines, cortisol…) provoquant une incapacité des cellules de l’organisme à
métaboliser le glucose libéré entraînant :
• Lipolyse : augmentation de l’activité de la lipase tissulaire avec hydrolyse des triglycérides en glycérol et en acides
gras libres, précurseurs hépatiques des corps cétoniques sous l’action de l’acétylco-enzyme A mitochondrial.
• Excès de glucagon et formation des corps cétoniques par le foie (acéto-acétate, hydroxybutyrate).
• Diurèse osmotique. La glycosurie apparaît lorsque le taux de glucose excède les capacités rénales de réabsorption.
Excrétion des CC se comportant comme des anions non résorbables dans le tube distal : perte HE massive.
• Fuite du K+ intracell : transfert K+ vers SEC aggravé par la fuite urinaire : diminution importante du pool potassiq.
SIGNES CLINIQUES
• Signes digestifs au 1er plan : nausées, vomissements, douleurs abdominales.
• Signes généraux fréquents : asthénie, anorexie, polyurie et polydypsie.
• Polypnée constante ou dyspnée à 4 temps de Kussmaul.
• Déshydratation globale allant jusqu’au collapsus.
• Signes neurologiques : de la somnolence au coma calme sans signe de localisation.
SIGNES BIOLOGIQUES
• Hyperglycémie constante > 16 mmol/l (3 g/l) avec une Glycosurie massive.
• Acidose métabolique avec pH < 7,20, HCO3-< 15 mmol/l.
• Trou anionique augmenté : anions indosés > 20 mmol/l.
• Présence de corps cétoniques dans le sérum et les urines.
• Natrémie normale ou diminuée (faussement ou par pertes digestives et/ou urinaires).
• Insuffisance rénale fonctionnelle constante.
DIAGNOSTIC
• Evident chez DT1 si recherche des CC dans les urines. Penser aux défauts de fonctionnement des pompes à insuline.
• Moins évident si l’ACD est inaugurale. Y penser devant une acidose métabolique avec un trou anionique augmenté.
RECHERCHE D’UN FACTEUR DÉCLENCHANT
• Révélatrice du DT1 dans 10 % des cas surtout chez le sujet jeune.
• Erreurs de traitement +++.
• Infection = 1ère cause de décompensation (virus, infection pulm/U à germes banaux, cholécystite, appendicite…).
• Nécrose myocardique suffisante pour déclencher une ACD par la libération de catécholamines endogènes.
• Grossesse +++. Stress, traumatismes, pancréatite aiguë…
• Médicaments (β2 mimétiques, corticoïdes…).
SIGNES CLINIQUES
• Installation progressive sur plusieurs jours chez des patients le plus souvent débilités.
• Signes annonciateurs +++ : polyurie, adynamie, modifications du faciès, glycosurie majeure.
• Clinique dominée par signes neuro regressant s/TRT : AEC allant jusqu’au coma avec signes de localisation
(hémiplégie, convulsions). Leur persistance doit faire rechercher : affection neurologique, cause/CPC de HGHO.
• Déshydratation majeure, globale à prédominance intracellulaire, systématiquement associée à une hypovolémie.
• Insuffisance rénale fonctionnelle constante.
• Hyperthermie fréquente : T° > 38,5°C doit faire rechercher une infection.
SIGNES BIOLOGIQUES
• Hyperglycémie toujours très élevée > 33 mmol/l.
• Hyperosmolarité plasmatique > 340 mosmol/l (jusqu’à 380 mosmol/l).
• Glycosurie sans cétonurie.
• Pseudohyponatrémie secondaire à l’hyperglycémie.
• HCO3- entre 15 et 20 mmol/l.
DIAGNOSTIC :
Difficile car signes cliniques non spécifiques et tardifs. L’élévation de la glycémie > 33 mmol/l suffit au diagnostic.
RECHERCHE D’UN FACTEUR DÉCLENCHANT
• Révélatrice de la maladie diabétique quelquefois.
• Infection = 1ère cause de décompensation (virus, infection pulmonaire,
urinaire ou cutanée à germes banaux, cholécystite).
• Accidents cardiovasculaires ou cérébraux.
• Médicaments (β2 mimétiques, corticoïdes, β-bloquants, diurétiques…).
• Stress, traumatismes, pancréatite aiguë…
3- HYPOGLYCEMIE : CPC grave dont le PC dépend de la précocité du TRT : urgence métabolique, CPC :
redoutables séquelles neuro.
SIGNES CLINIQUES
• Signes généraux : asthénie - tremblement - sueurs - sensation de faim - tachycardie
• Neuro : céphalées - convulsions - vertuges - acouphènes - troubles visuels
• Coma agité + signes d'irritation pyramidale.
DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
• Insuline : Erreur de dose - écart de régime - effort physique - diurétiques
• Sulfamides hypoG : insuffisance d'apport alimentaire ou association à IRle ou hepatique
• Hypoglycémie toxique ou médicamenteuse : salicylés - IMAO - alcool - organoP - champignons.
TRAITEMENT
- Précocité de trt conditionne le PC
- Conscient : Boisson sucrée peros - sucre
- Inconscient : 30-50cc de G30 (9-15g sucre) puis 30cc G10.
- Education du patient et sensibilisation.
4- ACIDOSE LACTIQUE : Acidose métabolique due à une accumulation d'ac lactiq par hyperproduction ou
baisse de son utilisation. (souvent agé +60 ans sous biguanide + IRC + IHC)
AcM + hyperlactatémie > 5mmol/L
PHYSIOPATHOLOGIE
• Type A = hyperproduction de lactate
• Type B = défaut d'épuration
• Défaut d'utilisation = Metformine : INH néoglycogénèse à partir de lactate
DIAGNOSTIC
• Sd DLR (crampe, myalgie, DLR ABD) - NVD
• Dyspnée - HypoT° - Collapsus voire AEC
• BIOLOGIE : AcM sévère : pH < 7.2 - hyperlactatémie > 5 - IRA - HyperK - hypermetforminémine
TRAITEMENT
- Curatif = EER avec tampon bicar : TRT l'IRA + eliminer Metformine +++
- Symptomatique : Bonne ventilation - restaurer HMD - diurèse suffisante - INS thérapie
- Prévention : Respecter les CI de Metformine (IRle, IHep) - Interrupt Biguanides avant chirurgie ou inj PDC
PEC DU CHOC SEPTIQUE
La réanimation initiale doit débuter immédiatement chez les patients présentant une hypotension ou une lactatémie ≥ 4 mmol/L.
Durant les 6H, les objectifs suivants doivent tous être remplis : remplissage optimum ; PAM ≥ 65 mmHg ; ScvO2 ≥ 70 %.
Le traitement antibiotique doit être administré avant la fin de la première heure de prise en charge.
La recherche du foyer infectieux doit être menée concomitamment à la réanimation hémodynamique.
La correction d’hypovolémie peut être faite avec des solutés cristalloïdes en première intention. L’albumine humaine secondairement.
Il est recommandé d’administrer des perfusions répétées de 30 ml/kg de cristalloïdes ou l’équivalent en volume en albumine humaine.
Les vasopresseurs : débutés avant la fin de la H1 par de la noradrénaline en première intention. L’adrénaline est une alternative.
Si un traitement inotrope positif est nécessaire, la dobutamine est le produit recommandé à une dose maximum de 20 μg/kg/min.
HHC dose journalière 200 mg en perfusion continuepeut être administré si la pression artérielle est insuffisamment améliorée par
l’expansion volémique et l’emploi de catécholamines. Il n’est pas nécessaire de pratiquer un test à l’ACTH.
La glycémie doit être maintenue <9,9 mmol/L.
DEFINITION
Le Sepsis est défini comme un syndrome clinique caractérisé par une
inflammation systémiqueinitiée par la présence d'un agent
pathogè[Link] inflammation systémique, appelée SIRS, est définie
par la présence d'aumoins deux des quatre critères suivants:
- hyperthermie (> 38,3 °C) ou hypothermie (< 35,5 °C) ;
- tachycardie(>90/min) ;tachypnée (>20/min) ;leucocytes>12
OOO/mm3 ou< 4 OOO/mm3 ou avec plus de 10 %de formes
immatures.
PHYSIOPATHOLOGIE
Les agents pathogènes induisent une activation des mécanismes de
défense l’organisme : Activation cellulaire, Activation humorale
Le système de défense de l’hôte se caractérise par une activation de :
La phagocytose par les PNN et les macrophages
La réaction inflammatoirepour détruire les agents infectieux
La coagulation associée à une inhibition de la fibrinolyse
visant à piéger les germes pour limiter l’extension de l’infection
L’immunitéhumorale (synthèse d’immunoglobulines par les lymphocytes B) et cellulaire (lymphocytes T)
1) ACTIVATION DE L’INFLAMMATION :
L’infection réaction inflammatoires exacerbée pour optimiser la réponse anti- infectieux stimulent les éléments
cellulaireslibèrent médiateurs intermédiaires pro inflammatoires dysfonctionnements des organes
cascade inflammatoires :
Les cytokines pro inflammatoires :Rôle majeur dans la physiopathologie du choc septique : TNF ++++ et IL1 et IL6.
o TNF : libéré par les macrophages activés reproduit la plupart des effets de l’endotoxine libérée par les BGN
o L’IL1, libérée par les PN, les macrophages et les cellules endothéliales, agit en synergie avec le TNF.
NO : puissant vaso dilatateurs, lésion l’endothélium des vaisseaux
Molécules d’adhésion
Médiateurs lipidiques :Eicosanoides (modulation de réponse inflammatoire, aug perméabilité vx), PAF (aggrég plq, HoTA).
Autres Cytokines pro inflammatoires (IL 6, IL 8, Interféron)
Radicaux libre : produits par le macrophage, se combiner au NO lesions tissulaire (formation du peroxynitrite).
Cytokines anti inflammatoires (IL 4, IL 10, IL 11, …)
2) COAGULATION :
Un déséquilibre des phénomènes coagulation/anti coagulation par L’action directe (paroi, toxine) ou indirecte (médiateurs
inflammatoires) des agents infectieux au niveau de la surface endothéliale, se traduit par une activité pro coagulante :
Activation de la coagulation (mise en jeu du facteur tissulaire) CIVD
Baisse des facteurs anticoagulants naturels (AT et Prot C/S), par consommation et/ou défaut de synthèse.
Réduction de l’activité fibrinolytique.
3) MODIFICATIONS DE L’IMMUNITE
- Au cours du sepsis, les lymphocytes T Helper (CD4+) évoluent du phénotype Th1 (producteurs de médiateurs pro
inflammatoires) au phénotype Th2 (producteurs de médiateurs anti-inflammatoires).
- L’apoptose des cellules lymphocytaires (Lymphocytes B et CD4+), activée par les cytokines pro inflammatoires, les
lymphocytes B et T activés et les glucocorticoïdes contribue à l’immunodépression secondaire
Conséquences :
1) atteinte cardio-vasculaire :
A) macro circulation = Instabilité hémodynamique
Hypovolémie constante : par fuite plasmatique (hyperperméabilité capillaire + VD art vn)
Désensibilisation des récepteurs α et β: diminution de la réponse vx aux catécholamines endogènes.
Une hyperproduction de NO: empêche la stimulation α.
B) microcirculation = Hypo perfusion tissulaire régionale :
Diminution de l’apport énergétique aux cellules par altération de la microcirculation et de la distribution sanguine aux tissus (choc
distributif) et altération de la synthèse d’ATP par dysfonction mitochondriale), se traduisant, notamment par :
Ouverture des shunts pré capillaires
Anomalies de la viscosité sanguine
Modifications de la perméabilité capillaire
C) Dysfonction myocardique :
Altération précoce de la contractilité myocardique avec diminution de la fonction d’éjection ventriculaire par l’action des
médiateurs de l’inflammation libérés dans la circulation sanguine (Cytokines : TNF, IL1, IL2, IL6, …)
D’autres facteurs incriminés:Myocardial Depressant Factor - Hypo perfusion coronaire - VD coronaire - Anomalies HE
2) atteinte pulmonaire : SDRA : lié à l’action des médiateurs inflammatoires et l’hyperperméabilité de la mb ALV/CAP.
3) atteinte rénale : IRA par HoTA et troubles de la microcirculation (IRAF) puis IRA org par atteinte tubulo-interstitielle aigue.
4) Atteinte neuro : Tr psychiques et AEC par baisse du DSC et un effet direct (œdème) ou indirecte des toxines (métab).
5) Atteinte hépatique : HoTA hypoperfusion hépatique ischémie hépatique aigue IHC avec ictère
6) Atteinte de la muqueuse digestive : Lésions ischémiques et HR de la muqueuse (hypoxie locale) contribue à l’aggravation
de l’hypo volémie et favorise la translocation bactérienne, et est un facteur de pérennisation du SDMV.
7) Atteinte surrénalienne : Insuffisance surrénalienne absolue ou relative
8) Autres atteintes :
• Activation et consommation des facteurs de la coagulation
• Hyperglycémie liée à une insulino-résistance, alors que la demande de glucose est accrue. Au stade ultime
Hyper catabolisme : métabolisme en anaérobie (transformation des pyruvates en lactates).
DIAGNOSTIC :
1- Clinique :
. Syndrome infectieux : Fièvre, frissons - Hypothermie
. Rechercher la porte d'entrée (cutanée, dentaire, ORL ...)
. Rechercher des signes fonctionnels :
- Pulmonaire = toux, dyspnée
- Digestif = douleur abdominale, défense, contracture, troubles du transit
- Urinaire = urines troubles, brulures mictionnelles, pollakiurie
- Cutanés = purpura, plaie, examen des points de ponction
- Neurologique = syndrome méningé
- Osseux : douleur lombaire ou articulaire d'horaire inflammatoire...
. Rechercher les signes de choc :
- Cardio-vasculaire : Tachycardie, HoTA tardive, Marbrures, extrémités froides, Allongement du TRC, Oligurie
- Pulmonaire : Polypnée, dyspnée, Cyanose
- Neurologique : Troubles de la conscience, Agitation ou somnolence, Coma
2- Classification des états septiques = cf. supra.
3- Examens complémentaires :
a. Biologie :
- NFS, plaquettes, CRP, PCT : - Recherche un syndrome inflammatoire biologique : Hyperleucocytose à PNN ou neutropénie,
thrombocytose ou thrombopénie (oriente vers une CIVD), CRP +/- PCT
- TP, TCA : Recherche une CIVD biologique définie par : D-dimères > 500 ug/l associés à :
- Un critère majéur : Plaquettes < 50.000, TP <50% ;
- Ou 2 critères mineurs : Plq : 50-100, TP < 65 - 50%, fibrinogène < 1 g/l ;
- lonogramme sanguin, glycémie, protidémie, urée, créatininémie avec calcul de la ClCr
- Bilan hépatique : recherche d'un foie de choc
- Bilan cardiaque : ECG, troponines, CPK MB : recherche d'une myocardite ou une défaillance myocardique
- Gaz du sang artériels et lactates :Recherche une acidose métabolique lactique
b. Bactériologie :
Hémocultures systématiques à pic T° : 3 trains à 30min d’intervalle : 2 HC (+) = septicémie
Prélever la porte d’entrée : ECBU – PL – Ponction articulaire – ponction d’un foyer infectieux profond –
Fibroscopie bronchique – prélèvement distal protégé.
c. Imagerie :
i. Radiographie thoracique systématique +++
ii. TDM cérébrale/TH-ABD selon la clinique +++ ou suspicion de localisation secondaire.
iii. ETT et ETO : suspicion d'endocardite ou de germes atypiques (levures, staphylocoques).
PERIODE PER-OP :
1- Prémédication : BZD, Atarax, inhibiteur calcique avant l’induction
2- Choix de la technique anesthésique : L’AG est la technique de choix
- L’ALR : APD+ AG analgésie pour ↘ l’activité sympathique
3- Conduite anesthésique : sous AG
- Installation + Pré remplissage, pré oxygénation
- Monitorage : scope, PNI, SpO2, curarisation, capno, T°, glycémie + invasif : PAI, SwG (pré+postcharge), ETO si att cardiaque.
- induction : nécessite une bonne analgésie ++++
- hypnotiques : pentho, propofol, étomidate – Eviter la Kétamine (SMM)
- morphine : forte dose
- curares : Vécuronium +++. Eviter :Pancuronium(↗FC), succenylcholine(SMM), atracurium(His-libération).
- halogénés : CI (arythmie) sauf le isoflurane
- entretien : anesthésie balancée = halogéné (isoflurane) + morphine ou propofol (AIVOC)
- réveil : prudent, malade réveillé, contre indication d’antagonisation morphinique
- ALR : APD + AG pour analgésie post op
4- Complications peropératoires :
1- Relargage brutal de catécholamines : au stress, stimulation douloureuse (intubation, incision), création du
pneumopéritoine (débuter avec pression la plus faible 8 à 10 mmHg) et manipulation de la tumeur. Provoque des accès
hypertensifs, et parfois défaillance VG et troubles du rythme.
2- Diminution brutale des catécholamines plasmatiques : à la chute de la pièce ou au clampage veineux. Peut induire une
hypotension brutale et profonde (aggravée par l’hypovolémie préopératoire due à la VC CHR).
3- HTA persistante après l’exérèse doit faire rechercher une autre localisation tumorale/exérèse incomplète.
- Remplissage peropératoire guidé par le monitorage HMD :
• Accès hypertensifs :
- Après avoir vérifié la profondeur de l’anesthésie (BIS™) et de l’analgésie : stopper la manipulation de la tumeur si possible.
- Traitement vasodilatateur d’action rapide et réversible, au choix :
• Nicardipine (1 à 2 mg en bolus) ± 1 à 5 mg/h IVSE.
• Urapidil (25 à 50 mg en bolus) ± 0,1 à 1 mg/kg/h.
Pas de β-B en 1e intention (risque d’aggravation de la défaillance cardiaque), mais en 2e intention si HTA+TC
• Hypotension :
o Remplissage vasculaire (anticiper par un remplissage avant la chute de la pièce).
o Noradrénaline pour une stabilité HMD en fin d’intervention.
PERIODE POST OP :
• Contrôle glycémique (risque d’hypoglycémie à la chute de la pièce).
• Recherche systématique d’un pneumothorax.
• Surveillance en réanimation 24-48 h pour l’équilibration HMD et thérapeutique (volémie, sevrage des catécholamines
ou traitements antihypertenseurs).
• Pas d’hormonothérapie substitutive (hydrocortisone) systématique
PROBLEMES POSES :
1) Par la maladie :
Hyperthyroïdie :
Effets CVx : hyperkinésie, ↗ ino, ↗FC, HTA, TdR, ↗catécholamines, ↗MvO2, VD, ↗RV, [Link] (CMP Basedowienne)
Effets métaboliques et endocriniens : intolérance au glucose, ↗néoglucogenèse, ↗glycogénolyse, ↗catabolisme
protidique (fente musculaire), ↗catabolisme lipidique (↘CHT, ↗ AGL), ↗perfusion rénale, ↗DFG, ↗réabsorption
tubulaire, ↗résorption osseuse (↗ Ca++, ↗calciurie, ↗PAL), hyperthermie et sueur (DSH)
Atteinte hépatique : ↗ transaminases, ↗γGT, ↗ PAL
Atteinte hématopoïétique : leucopénie risque infectieux, anémie normo chrome
Troubles neuropsychiques : agitation, tremblement
Goitre volumineux ou compressif :Compression des structures de voisinage : trachée
• Goitre plongeant : pôle inférieur situé au bord supérieur de D2 ou non palpable.
Hypothyroïdie :
• Atteinte cardio-Vx : ↘FC, ↘ inotropisme, [Link], arythmie, épanchement péricardique, [Link]
• Sd d’hypo métabolisme : asthénie physique, psycho-intellectuelle, somnolence, hypoT°, prise de poids, constip
• Sd cutanéo-muqueux : infiltration, épanchement, macroglossie, renflement intubation difficile ++
• Atteinte hématologique : anémie, coagulopathie (maladie de Willebrand)
• Effets métaboliques : hypo Na+ de dilution, ↗CPK, ↗ CHT, tendance à l’hypoglycémie
• Effets ventilatoire : HypoVA centrale
Association à d’autres endocrinoP : phéochromocytome, [Link], diabète type I, anémie de Biermer, PR, hyperPTH
Thérapeutiques :
• ATS : attention allergie (cut, arthralgie, myalgie) – HoThy (surdosage) – Hémato (Aplasie med, Leucopénie)
• Β bloquants : ↘ l’action périph de T3-T4, INH T4 →T3. E2 (BC, [Link], HoTA ortho, BSpasme, HoGly, Thrombopénie).
• Hormones thyroïdiennes : Aggravation de la cardiopathie, hyperthyroïdie par surcharge
• Lithium : marge thérap = marge toxique !!. Risque de curarisation résiduelle avec CND
• CTC : utilisé lors de la crise (↘T4 →T3) – E2: immunodép - hypergly, rétention HS, retard de cicatrisation
• Iode minéral : lugol : ↘ vascularisation de la thyroïde
2) Par l’anesthésie :
Agents anesthésiques :
• Kétamine, halogénés : risque d’arythmie, accès hypertensif
• Thiopental : effet action antithyroïdien grâce à son radical soufré
• Propofol : ↗ vol de distribution en cas d’hyperthyroïdie ↗ besoins - ↘ Besoins en cas d’hypothyroïdie
Le malade :
• Risques : d’intubation difficile, inhalation bronchique, variations HMD, stress chirurgical (décharge ADRE)
• Reprise tardive du TRT et de l’alimentation orale (NVPO)
Contraintes d’ALR : péridural cervicale, bloc du plexus cervical superficiel, inconfort du patient, cardiotoxicité des AL
3) Par la chirurgie :
• Position : DD, tête en hyper extension, billot s/s l’épaule douleur cervical, hernie discale
• Proximité des VAS extubation accidentelle, déplacement de la sonde d’IOT, coudure, accès difficile à la tête
• Proximité des structures vitales : œsophage, trachée, nerf récurrent, parathyroïdes
• Durée : 02 – 04h
• Risque infectieux : chirurgie propre : classe I d’Altmier
• Risque hémorragique important (surtout si goitre plongeant) et risque thromboembolique faible
1- Anesthesie de l’hypothyroïdie :
1- Préparation préopératoire du traitement substitutif :
- TRT substitutif : T3, T4 : introduction progressive sous surveillance clinique + ECG.
- Si URG : attitude dépend de la gravité de la maladie :
- HoTHYR infra clinique intervention immédiate + poursuite du TRT + surveillance
- HoTHYR de découverte récente : 24-48H de préparation préop.
- SI CHIR programmée : reporter 23 SMN afin de normaliser le VES du VG.
2- Choix d’une technique anesthésique:
En cas d’hypothyroïdie infra clinique :
- Utiliser la technique anesthésique la plus habituelle(AG +++)
- Monitorage per/postop : standard + Swan ganz et T° centrale et continue – parfois Monitorage HMD
En cas d’hypothyroïdie franche
- Reporter la chirurgie réglée jusqu’à la correction de l’hypothyroïdie sévère, ou coma myxoedémateux.
- Dans le cas d’une thyroidectomie attendre quasi normalisation de la TSH +++Evaluation cardiaque +++
- Pas de prémédication (détresse respiratoire ou circulatoire)
- AG avec IOT et VM : risque d’IOT difficile (infiltration de langue, cordes vocales et compression trachéale).
- Diminution du métabolisme des drogues anesthésiques, sensibilité à l’induction, risque d’hypotension
- Eviter les halogènes qui aggravent l’hypothermie et augmentent le risque de collapsus.
- Estomac plein +++ : Ralentissement transit (iléus pré/post op + stase gastrique) : aspiration G systématique.
- Surveillance attentive du bilan électrolytique + limitation des apports hydriques (risque d’hypoNa de dilution).
- Réchauffer le patient +++++
- Corriger les troubles associés : hypoglycémie – anémie.
2- Anesthésie de l’hyperthyroidie :
PERIODE PREOPERATOIRE
A) PREPARATION MEDICALE A L’INTERVENTION CHIRURGICALE
But =prévenir la CAT : freiner la production hormonale + diminuer les effets centraux/périph des hormones thyr.
Problèmes majeurs : Hyperkinésie cvx – TdR – [Link] – Risque de crise thyréotoxique postop – Hypermétabolisme
A.1- Blocage de l'Hormonosynthèse et/ou de l'hormonosécrétion
• A-1-1° Antithyroïdiens de synthèse (ATS) : Thiouraciles (basdene, frémentol) - mercaptol (néomercasole) :
o Action lente, l’euthyroidie nécessite en moyenne 6 SMN
o Interruption progressive (sur 5-6j) 15j préop (relai par l’iode minéral).
• A-1-2° Iode minéral (relai des ATS en préop) :
o Blocagetransitoire de la conversion de T4 en T3.
o Baisse de Vx de la glande dissection plus facile, moins HR, repérage des PTH facile +++.
o Lugol :15 - 30 gouttes par jour
• A-1-3° Lithium :
o Blocage de libération de l’iode hormonal par la glande.
o Réduction rapide de l’hyperthyroidie + effet décongestionnant.
o Dose thérap = dose presque toxique : attention à l’intox au lithium +++ (CI = [Link] – HTA – IRC)
• A-1-4° Corticoïdes : Lors de la CAT (TIA type 2 ou de De Quervain) : Dexaméthasone 4-8 mg/j :
o ISA fonctionnelle – INH conversion T4 en T3– Eviter la congestion
• A-1-5°Plasmaphérèse : Réduire transitoirement les taux T4, T3 circulant
A.2- Diminution des effets centraux et périphériques :
• A-2-1°Bêtabloqueurs : 10-15j préop – poursuivi le matin de l’intervention
o Propranolol (Avlocardyl) : 20-40 mg/j : pas d'activité intrinsèques = BB de choix pour la thyrotoxicose.
o INH conversion périphérique de T4 en T3 – stabilité cardiovx
o Adaptation du trt évaluée/H (FC entre 60-80) – Interruption brutale CAT +++
o Avlocardyl = Effet stabilisant Mb potentialisation de depréssion myoC par agents d’induction +++
o Contre-indications :TdC A-V, I cardiaque, asthme ou bronchite spastique, affection NM
EN CONCLUSION : la préparation médicale comportera:
- Chirurgie programmée : arrêt progressif des ATS 3 SMN préop + substutition progr Lugol (+ Lithium si CAT).
- URG : Respect si possible du délai d’imprégnation (BB = 4j) : si impossible : BB + Lithium + 8mg Dexa.
B) EVALUATION PRE OPERATOIRE :
1. Risques liés au terrain :
- Souvent : sujets âgés, porteurs de pathologies associées, en particulier coronarienne,
- Patients recevant des traitements susceptibles d'interférer avec l'anesthésie et la chirurgie.
- Prise d'aspirine et les AINS effets sur la coagulation incidence majeure dans ce type de chirurgie.
2. Appréciation de fonction thyroïdienne :HDM, ATCD, recherche d’un dysfonctionnement thyroïdien.
3. Apprécier le retentissement cardiovasculaire de l'hyperthyroïdie :
- Pouls, TA, ECG TdR – TdC ou repolarisation.
- Existence/non des signes classiques (sueurs, tremblement, agitation …) = efficacité de préparation préop !
- EndocrinoP associée (Phéo - HyperPTH : bilan phosphocalcique)
4. Appréciation de la filière aérienne :
- Critères d’intubation difficile +++ (Malampatti, mobilité du rachis cervical, implantation des dents, morphologie
mandibulaire et de l'ouverture de la bouche).
- Laryngoscopie indirecte préop = indispensable.
- Evaluation du goitre (extension, retentissement local : dysphagie – dysphonie +++) IOT DIFFICILE
- Imagerie :
RX cervicale(face et profil) : morphologie de la filière aérienne.
RX TH face et profil si goitre plongeant intra thoracique.
TDM cervicothoracique : sténose trachéale du goitre plongeant/compressif (voire IRM).
EFR (seulement chez le dysnpéique/stridor).
5. Existence de manifestations musculaires : Dans la maladie de Basedow (de type myasthénique) éviter les curares (IOT
sans curare sous Propofol). En cas d'utilisation des curares monitorage de la curarisation.
C. GESTION DES AAP
• Aspirine : poursuite ; Plavix 5J– Ticagrelor 5J - Prasugrel 7J
• La substitution du Plavix par l’HBPM est inefficace !
• Si saignementperop : Fibrinolytique (Sg habituel), PRP si sg inhabituel, reprise précoce AAP en postop.
D. ANTIBIOPROPHYLAXIE
- B-Lactamine + Aminoside IVD 1H avant l’incision (Amoxi + Genta) 6H postop (Amoxi en peros)
- Si allergie : Vancomycine + Genta
E. STRATEGIE DE L’EPARGNE SANGUINE : chirurgie HR +++
F. PREPARATION :
- Information du malade : et/ou ses proches des risques anesthésiques spécifiques voire le report de son intervention.
- Prémédication : Atarax la veille.
PERIODE PEROPERATOIRE : ANESTHESIE
A- PREMEDICATION : Hydroxyzine/BZD – Atropine (seulement en cas d’imprégnation par les BB).
B- MONITORAGE : standard (pouls, SPO2, T°centrale, ECG, capno, PNI …)
C- INSTALLATION DU MALADE :
o Fondamentale pour exposer au max la région cervicale et dégager l'entrée du thorax en cas de goitre plongeant.
o Surélévation de la ceinture scapulaire (billot anv pointe des omoplates), bras fixés le long du corps, tête en hyper
extension, en position strictement sagittale.
o Patients arthrosiques : la tête ne décolle pas du plan de table.
o Table mise en proclive pour favorise le drainage veineux de la glande thyroïdienne.
o Protection oculaire (pommade ophtalmique + occlusion de paupière) conséq catastrophiques si Basedow +++
o Accès veineux (2 VVP + prolongateur). SNG seulement si goitre plongeant.
D- CHOIX DE TECHNIQUE ANESTHESIQUE : AG = la regle : L’exérèse thyroïdienne s/ALR (AL ou bloc du plexus cervical spf
BPCS) : en gle+ AG : ↓consommation des morphiniques et assurer une analgésie efficace en postop.
E- PROTOCOLE ANESTHESIQUE :
a. Risque d’IOT difficile, difficulté d’accès à la tête (fixation + occlusion oculaire), prolongateur de VVP
b. IOT par sonde classique (non armée) ou sonde de neurostimulation (repérage perop des nerfs recurrents).
c. IOT précédée de bolus de morphiniq INH réactions à l'IOT + réduire le SG dès l'incision des plans spf
d. Curarisation (non recommandée) : CND d’action brève OU IOT sans curare ++++
e. Entretien : Halogénés à circuit fermé + réinjections bolus de morphiniq (TC – élévation PA) ou au mieux BIS.
F- VOIES D’ABORD :
a. Cervicotomie : nodule froid non cancéreux ou nodule chaud toxique.
b. Thyroidéctomie subtotale : Basedow – GPD.
c. Thyroidéctomie totale + curage GGL : Cancer thyroidien.
d. Sternotomie : certains goitres plongeants.
G- GESTION DES COMPLICATIONS PER OPERATOIRES :
i. TC : approfondir AG +/- traiter par bloquants (esmolol).
ii. Plaie de la trachée/œsophage : suture +ATB.
iii. HR (plaie carotide/veineuse) SG généralement modéré, ne nécessitant pas d’expansion vol/sg.
iv. PNO : Si goitre plongeant intra thoracique
PERIODE POSTOPERATOIRE :
OBJECTIF : Retour rapide à une autonomie optimale dans un environnement connu. Stratégie multimodale.
SSPI
• Réveil et extubation sur table : Réchauffement +++ normoT°, ABS troubles d’hématose ; Analgésie efficace
• Laryngoscopie postopératoire avec phonation, à la surveillance habituelle du réveil.
• Si sortie après 48-72H : PAS d’anticoagluation (sauf pathologie sous jacente).
• Surveillance soigneuse de la plaie opératoire et des drains.
• Douleur postopératoire modérée et de courte durée (BPCS ou deux antalgiques).
ATB en fonction de la chirurgie.
PREVENTION MTEV
COMPLICATIONS POSTOPERATOIRES :
1) Hémorragie :
• extériorisation par le drain : facile à détecter reprise immédiate au bloc
• hématome compressif par mauvais drainage troubles respiratoires gestes rapides adaptés : ablation d'agrafes -
réouverture de l'incision - possibilité d'intubation difficile voire trachéo en urgence
• plaie du canal thoracique : écoulement du chyle par le drainsi persistant : ttt par tarissement.
2) Nerveuses : la gravité dépend de : nerf atteint - unilatérale ou bilatérale - caractère temporaire ou définitif
• Nerf laryngé = voix rauque
• Nerf récurrent : Unilat = voie bitonale + tr déglutition, bilatérale = PC vital : ré-IOT/trachéo, CTC, extubation 48-72H.
• Nerf phrénique perte d’autonomie respiratoire.
3) Endocrinienne :
• hypoPTH aigue : hypo Ca++ (tétanie, main d’accoucheur, convulsions) Calcium + vitamine D
• Crise thyrotoxique (cf. cour)
• Hypothyroïdie Rarement en post-op immédiat ttt = lévothyrox
• Exophtalmie maligneCorticoïde - tarsoraphie (paupières cousues) - chirurgie
4) Complication exceptionnelle : hernie discale cervicale :
• peut entraîner une tétraplégie nécessite une décompression immédiate en urgence
• Attention à l'installation !!!
• Bien interroger le patient en pré-op (douleur cervicale ?)
CONCLUSION
L’anesthesie pour thyroidectomie est realisee chez un patient en euthyroidie. La preparation medicale pre-operatoire concerne les patients en
hyperthyroidie afin de prevenir la crise thyreotoxique devenue exceptionnelle. La technique anesthesique de choix associe anesthesie generale et
BPCS qui ameliore la qualite de l’analgesie peri-operatoire. Les complications postoperatoires sont rares pour les equipes chirurgicales
experimentees, mais sont parfois redoutables jusqu’a constituer un risque vital. Ces situations a haut risque doivent etre connues pour etre
diagnostiquees et prises en charge sans delai.
ANESTHESIE DU PATIENT DIABETIQUE
INTRODUCTION
Le diabète est une affection qui touche 2-5% de population, on a 2 types: DID et DNID.
La préparation repose sur la thérapeutique, l’équilibre glycémique et l’existence des CPC dégénératives (dysautonm neuroveg +++).
• L’hyperglycémie (> 11 mmol/l) est délétère et nécessite une prise en charge.
• La normoglycémie (4,5 à 7 mmol/l) péri-opératoire semble améliorer le pronostic des diabétiques.
• Risque d’hypoglycémie, imposant une surveillance.
• Si la chirurgie impose un arrêt des ADO, le contrôle glycémique est assuré par l’insuline ordinaire.
• Insuline en IV sur une voie exclusivement réservée à cet usage. Dilution : 1 UI/ml dans du SSI.
• La surveillance des glycémies doit être rapprochée (horaire).
DEFINITION – EPIDEMIOLOGIE
• Glycémie > 7 mmol/l (1,26 g/l) après un jeûne de 8 heures.
• Glycémie ≥ 11 mmol/l (2 g/l) associée à des symptômes de diabète (polyurie, polydipsie, amaigrissement)
• Glycémie ≥ 11 mmol/l (2 g/l) après une charge orale de 75 g de glucose.
• DT1 : destruction spécifique des cellules β des îlots de Langerhans carence progressive en insuline.
• DT2 : altération de l’insulinosécrétion + anomalies des effets de l’insuline sur ces tissus cibles (insulinorésistance)
• Dans les 2 types, dans un délai plus ou moins long surviennent :
- CPC microangiopathiques (rétinopathie, glomérulopathie, neuropathie) liées à l’hyperglycémie et aggravées par l’HTA.
- CPC macroangiopathiques (coronaroP, atteinte vx cérébrale et artérioP périphérique) liées à l’hyperglycémie, HTA, Dyslipidémie, tabac.
RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
A- Glucose dans l'organisme :
• Glucose libre : forme de transport inerte
• Utilisation cellulaire après transformation en G-6P (glucose 6-phosphate) grâce à des enzymes musculaires et hépatiques.
• Besoins énergétiques permanents : cellulule : 200g/j, cerveau : 150 g/j - cellules sanguines : 50 g/j - muscle : 50 g/j
• Apports :Exogènes par alimentation - endogènes : foie et accessoirement le rein par catabolisme du G-6P.
B- Effets des différentes hormones sur la glycémie :
L'insuline :
• Structure et Métab de l'insuline : sécrétée par les cellules des îlots de Langerhans. Les cellules donnent la pro-insuline (chaîne de 86 acides
aminés).Protéolyse de la pro-insuline libère l'insuline et le peptide C
• Activité physiologique de l'insuline : HoGly par fixation sur un récepteur spécifique à la surface des cellules cibles
o action sur le foie : ↑débit glucosé sus-hep par ↑catabolisme glucidique + glycogénogénèse (= formation de glucogène intra-hépatique)
o action sur le muscle et l'adipocyte : ↑ pénétration cellulaire du glucose - facilite synthèse protéique - facilite la formation de triglycérides
Le glucagon :hormone hyperglycémiante sécrétée par les cellules 2 des îlots de Langerhans, stimulation par hypoglycémie action au niveau
du foie : ↑débit glucosé sus-hépatique (module l'activité enzymatique).
Le cortisol : hormone hyperglycémiante sécrétée par les glandes cortico-surrénales. Action :
o au niveau du foie : augmente la réserve de glycogène
o tissus périphériques : diminue la pénétration cellulaire du glucose
o tissu graisseux : favorise lipolyse
Catécholamines ↑glycémie.
Les autres hormones :
• hormones hypoglycémiantes : les somatomédines (foie)
• hormones hyperglycémiantes :ante-hypophysaires : ACTH, TSH, STH - hormones thyroïdiennes - hormones sexuelles
PROBLEMES POSES :
1) PROBLEMES POSES PAR LE TERRAIN
A- REACTIONS ENDOCRINIENNES LIEES A LA CHIRURGIE CHEZ LE DIABETIQUE: Hyperglycémie par :
Métab glucidique: libération des hormones de contre régulation (glucagon, cortisol, TSH, ADRE) ↑glycogénolyse + ↓INS
Métab protéique: ↑ besoins E + ↑catabolisme protidique néoglucogenèse.
Métab lipidique : augmentation du catabolisme des TG/catécholamines.
MétabHE : suite à une HyperGLY (polyurie) DSH↑ADH + ↑ALD avec risque d’acidocétose diabétique.
Conséquence immunitaire: diminution des résistances à l’infection chez le diabétique.
B- COMPLICATIONS AIGUES (cf cour) : ACD/lactique, Coma hyperosmolaire, Hypoglycémie, cpc infectieuses.
C- COMPLICATIONS DEGENERATIVES:
MACROANGIOPATHIES:
HTA; 30-60% avec rétention H2O-Na+= HTA à rénine basse
Coronaropathie; 15-30% silencieuse(Epreuve d’effort).
Artérite des membres inférieurs (MI).
MICRO-ANGIOPATHIE :
• membres inférieurs : maux perforants => surinfections et déséquilibre du diabète
• néphropathie :
o Protéinurie non sélective, peu importante et intermittente, puis augmente et devient permanente
o Micro-albuminurie : facteur pronostique (survenue avant 20 ans !)
o Évolution vers insuffisance rénale chronique (15 % au stade de la dialyse ou greffe)
o Infection urinaire : fréquente, souvent latente, évolue vers pyélonéphrite, à rechercher systématiquement
o Risque majeur d'insuffisance rénale aiguë en périopératoire (surtout si hyperglycémie mal contrôlée)
• rétinopathie :glaucome - 15 % aveugles au bout de 20 ans d'évolution
• cardiomyopathie :sujets jeunes, défaillance cardiaque gauche, TdR, impuissance chez l'homme
NEUROPATHIE DIABÉTIQUE :30% après 50 ans.
• Neuropathie périphérique : polynévrite (EMG)
• Neuropathie végétative ou dysautonomique : grave, dégénérescence des fibres afférentes et efférentes SM et PSM du
coeur et des vaisseaux retard de réveil
o Neuropathie cardiaque :
TC sinusale de repos : absence de variation de la FC lors de la respiration profonde/orthostatisme/valsalva.
HoTA orthostatique (systolique : -30 mmHg, diastolique : -50 mmHg) :non compensée par augmentation FC,
majorée par :hypovolémie, vasodilatateurs, neuroleptiques, ALR
mort subite en périop : diabète de longue durée et grave, toujours associé à un épisode hypoxique
Risque cardiovasculaire : haut risque coronarien (morbi-mortalité CVx X2-3H, X4-5F, principale cause de décès
des DNID – CoronaroP fréquemment silencieuse - CMP post ischémique/diabétique + ↓FEVG (sys+-dst)
o Neuropathie gastrique : gastroparésie =>stase gastrique, vomissements, estomac plein potentiel +++
o Neuropathie colique : constipation
o Neuropathie vésicale : mauvaise vidange vésicale (stase), rétention urinaire indolore
o Crise sudorale de la moitié inférieure du corps
D- ANL collagène; dépôt de collagène surtout anv rachis cervical = IOT difficile (“Sd limitation de la mobilité articulaire LMA”)
E-FDR DE SURVENUE D’ACCIDENTS PÉRI-OPÉRATOIRES CHEZ LES DIABÉTIQUES :HTA, insuffisance coronaire, dysautonomie (risque
d’HoTA ou de TdR à l’induction), IRC, gastroparésie (risque de stase et d’inhalation à l’induction anesthésique).
F- Difficulté d’abord vasculaire !
2) PROBLEMES POSES PAR LA CHIRURGIE :
Nature de l’intervention : URG/Programmée ; chirurgies à risque faible/modéré/élevé ;
Technique chirurgicale : durée, stimulation nociceptive, position +++++, clampage Vx, saignement +++
Complication thromboembolique et infectieuse +++++++
3) PROBLEMES POSES PAR L’ANESTHESIE :
1) AG :
Effets de L’AG :
o Induction anesthésique = sympatholyse = hypotension ;
o Intubation : Réaction adrénergique : TC-HTA (↗MvO2 = ischémie +++). Risque d’IOT difficile et d’inhalation
o Ventilation Mécanique↘ pré charge du VG = Hypotension artérielle ;
o Extubation/réveil : Frissons – Douleur – HTA (↗MvO2 = ischémie +++)
Effets des drogues anesthésiques :
A Volatil: halothane inhibe la sécrétion de l’insuline = hyperG mais avec iso et sevoflurane , pas d’hyperG.
Hypnotiques IV : Kétamine, Pentothal et NRL augmentent la G par intermédiaire des catécholamines).
Etomidate meilleur / stabilité HD.
Les morphiniques aucun effet - curares aucun effet.
IMPERATIFS ANESTHESIQUES :
Attention à l’intubation difficile – instabilité HMD et au sd Mendelson ++++
Risque de déséquilibre glycémique per opératoire.
Fonction rénale doit être préservée.
Limiter le jeune pré opératoire = patient 1 ère position + apport G = 150g/j.
Protection des appuis.
Prévenir l’hyperglycémie du stress +++ = INS résistance peropératoire !
ÉVALUATION PRÉOPÉRATOIRE
1- CONSULTATION PRÉANESTHÉSIQUE : But :
• Type de diabète: DID/DNID/Intolérance au glucose/[Link]
• apprécier gravité du diabète et qualité de son équilibre
• rechercher complications spécifiques
• dicter conduite pratique fonction de :gravité du diabète - bénéfice escompté par intervention - urgence de l'intervention
A) Interrogatoire :
• Age, évolution pondérale
• Type du diabète : modalités de découverte, ancienneté
• Profil glycémique récent
• Accidents évolutifs : hypoglycémie, acidocétose, infections,...
• Type de traitement : régime, modalités de surveillance (carnet d'autosurveillance), autres thérapeutiques associées
• Derniers prélèvements biologiques :
• Signes fonctionnelles :dyspnée et angor d'effort, claudication intermittente (signe l'artérite), DLR [Link] (neuropathie), vertiges
(hypoTA), amblyopie, paresthésie, diarrhée, crises sudorales,malaises en orthostatisme, brûlures mictionnelles
B) Examen clinique : capital veineux +++ pouls, PA et examen neuro, critères d’IOT difficile
• Poids : l'amaigrissement est un signe de déséquilibre, l'obésité est une cause de déséquilibre
• Taille, Température, Auscultation cardiaque et pulmonaire
• TA aux 2 bras en décubitus et debout : HTA doit être contrôlée en préopératoire
• Pouls : rechercher une absence de variation lors de la respiration profonde et d'une manoeuvre de Valsalva
• Palpation et auscultation des gros vaisseaux et des artères des membres inférieurs
• Recherche :atteinte trophique des [Link] (maux perforants, nécrose péri-unguéale) - mycose interdigitale – infect cut/muq
• Examen neurologique :ROT, paresthésie, neuropathie +++
• Critères d’intubation difficile : Mallampati, ouverture de bouche, distance thyromentonnière … etc
Mobilité du rachis cervical et “Sd limitation de la mobilité articulaireLMA” (hyperG collagène ANL résistant)
recherché par: signe de Prieure, fixation de l’articulation altoido-occipitale, altération du collagène du larynx.
C) Examens complémentaires :
• ECG : TC sinusale de repos, TdR
• RxTH - Doppler MI + échocoeur selon Clinique - FO
• Bilan sanguin :IonoSG, glycémie à jeun et post-prandial, créatinémie et clairance, NFS, TP, TCA, HbA1C si non récente
• Bilan urinaire :glycosurie, acétonurie, albuminurie
• Bilan infectieux en fonction des signes d'appel : ECBU systématique
PERIODE PEROPERATOIRE
1- PRÉMÉDICATION = vidange gastrique/SNG , jeune préop +10H, Anxiolytique et anti H2 effervescent 2H avant.
2- INSTALLATION :Patient en DD, attention aux points d’appuis (risque d’escarres).
3- CONDITIONNEMENT + MONITORAGE :
Scope, TA pneumatique, SpO2, Capnographie
voies veineuses : 2 VVP si INS à la SAP (Attention ! IRC = pas de VV anv FAV)
monitorage du remplissage : Swan Ganz +++ (PVC inutile), PAS en radial (test de ALLEN), glycémie +++
contrôle diurèse +++ : par sondage vésical ou cathétérisme sus-pubien
problèmes d'IOT: estomac plein +++ jeûne préopératoire plus long comme chez l'obèse (10 h), ISR +++
monitorage curarisation + T°
4- CHOIX DE TECHNIQUE ANESTHESIQUE
Avantages Inconvénients
Aucune drogues A n’est CI. Risque d’IOT difficile voire impossible.
Bon contrôle de ventilation. Risque d’inhalation bronchique(jeune + long).
AG
Confort du patient. Risque hypoG masquée par AG.
Préféré si dysautonomie NV et si extrême URG Risque hypoTA + bradycardie à l’induction.
Eviter l’IOT difficile et ses CPC.
Attention à la neuroP diabétique : installation +++ (points d’appui)
Meilleur équilibre métabolique périopératoire +++
ALR Niveau A haut = dépression respiratoire.
Blocage de sécrétion des catécholamines
Risque d’hypotension importante sans tachycardie réflexe
Analgésie post op pdt 48-72h
5- CONDUITE DE L’ANESTHÉSIE
A) PRE OXYGENATION
- Risque d'hypoxémie avec désaturation plus rapide
- PréO2 longue (3-5 min) avec inspirations pdfe en proclive à + 45° avec CPAP à + 10 cmH20, intérêt de la VNI.
- Ventilation au masque difficile, à 4 mains si nécessaire.
INDUCTION
ISR + Sellik (IOT obligatoire même si geste mineur)
A Volatil: halothane inhibe la sécrétion de l’insuline = hyperG mais avec iso et sevoflurane , pas d’hyperG.
Hypnotiques IV : aucune CI +++ (N.B : Kétamine et les NRL augmentent la G par les catécholamines).
Etomidate meilleur / stabilité HD.
Les morphiniques aucun effet - curares aucun effet.
VENTILATION : Rien de spécifique : mentionner mêmes paramètres ventilatoires
ENTRETIEN: N2O/O2, halogénés, morphinique + narcose +/- curare.
EXTUBATION/RÉVEIL :Réchauffement : normoT°, en absence de troubles d’hématose ; Analgésie efficace ++++
GESTION DES COMPLICATIONS PEROPÉRATOIRES :
1- INSUFFISANCE CORONARIENNE AIGUË
- Correction rapide d'une hypoT°, TC, instailité PA, hypoxémie, hypercapnie, anémie.
- renforcement de l'analgésie si besoin.
- en cas de téfaillance cardiaque: dobutamine (2,5 à 10 μg/kg/min) et adrénaline sinécessaire.
- prévenir le chirurgien et écourter la chirurgie si nécessaire.
- avis cardiologique pour PEC, avec dès que possible et en fonction de l'hémostase. TRT mdcmt (AAP, BB, héparine, statines)
2- HYPOTENSION ARTÉRIELLE
o Arrêt ou diminution des agents hypotenseurs.
o Réalisation de l'hémostase chirurgicale si hypovolémie par pertes sanguines noncontrôlées.
o Remplissage vasculaire. Si echec : Ephedrine 3-6 mg IV ou Phényléphrine 50 ug chaque 45 sec
o Si échec ou insuffisance des précédentes mesures, administration d'agentssympathomimétiques :
3- HYPOGLYCÉMIE = Apport de sérum glucosé jusqu'à correction de l'hypoglycémie + Surveillance glycémique/30 minutes.
4- HYPERGLYCÉMIE = Administration intraveineuse continue d'insuline
Cas de la chirurgie ambulatoire
• Si le diabète est bien équilibré, ambulatoire = possible dans le respect des impératifs habituels de l’ambulatoire.
• Le petit-déjeuner est remplacé par un apport glucidique IV de substitution : G10 % : 60 ml/h jusqu’à la reprise alim.
• CHIR en début du programme permet la prise d’une collation à l’heure du déjeuner et la sortie du patient l’après-midi.
• Surveillance de la glycémie rapprochée et contrôle ultime avant la sortie.
• Une hyperglycémie importante, des vomissements contre-indiquent le retour à domicile.
ETAPE POSTOPERATORE
SSPI :
- Surveillance clinique: FC, TA, FR, T°, SpO2, Diurèse
- Surveillance biologique: glycémie, Dextro/4h et ionogramme sg (guetter hypo K+ induite / insuline).
INSULINOTHÉRAPIE:
1- si DNID; IO en IVD pdt 48 h, relais en s/c jusqu’à stabilité G puis reprise du trt orale + alimentation.
2- si DID; IO en IVD jusqu’à stabilité G relais en s/c + alimentation orale et schéma habituel par la suite.
NUTRITION :Apport glucidique 150-200 g/j.
ATBProphylaxie++++++.
Prophylaxie de MTEV
Analgésie post op pour limiter l’hyper G.
Guetter la survenue des complications:
1- liées à la chirurgie.
2- liées au diabète; nausées, vomissements, infection, complications aigues du diabète.
→ MÉNINGITES PURULENTES
• Syndrome méningé plus sévère que dans la méningite virale
• Signes de gravité fréquents
Méningite à méningocoque : Déclaration obligatoire
Agent : diplocoque à Gram négatif
• Portage rhinopharyngé (5 %)
• Diffusion hématogène
• Sérotypes A, B (60 %), C (30 %), Y et W135 (5 %)
Terrain : Enfant, adulte jeune - Sporadique ou épidémique
Clinique :
• Signes extraneuro initiaux :rhinopharyngés - purpura pétéchial (à différencier du purpura extensif nécrotique)
• Syndrome méningé franc
LCR
• Liquide trouble - Pléiocytose à PNN
• Hypoglycorachie + Hyperprotéinorachie
• Examen direct et culture
Évolution : Risque de Purpura fulminans.
Traitement
• C3G 4 à 7 jours ou amoxicilline
• Éradication du portage rhinopharyngé avant la sortie si utilisation d'amoxicilline
• Antibioprophylaxie ± vaccination sujets contacts
Méningite à pneumocoque
• Cocci Gram positif
• Fréquence des souches de sensibilité diminuée, voire résistantes à la pénicilline si :
o traitement par bêtalactamines au cours des mois précédents
o immudépression, VIH
Terrain : Immunodépression (sujet âgé, éthylisme, splénectomie) - Brèche ostéoméningée - Infection ORL
Clinique : Syndrome méningé franc + Purpura associé possible
Biologie : Syndrome inflammatoire.
LCR
• Liquide trouble - Pléiocytose à PNN
• Hypoglycorachie + Hyperprotéinorachie élevée
• Antigène soluble
• Examen direct et culture. Étude de la sensibilité aux bêtalactamines (concentrations minimales inhibitrices)
Imagerie
Recherche foyer ORL et/ou brèche ostéoméningée.
Traitement
• Souches sensibles : ampicilline 10 à 14 jours
• Sinon : C3G ± vancomycine ou rifampicine 10 à 14 jours
• Traitement de la porte d'entrée
• Antibioprophylaxie et vaccination chez le splénectomisé
Autres étiologies
• Méningite à Listeria
• Méningite secondaire ou postchirurgicale (Pseudomonas aeruginosa, staphylocoque, BGN)
• Méningites à BGN : enfants non vaccinés, immunodépression (Haemophilus influenzae),sujet âgé (E. coli)
→ PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE DES MÉNINGITES PRÉSUMÉES BACTÉRIENNES
Traitement de première intention au cours des 48 premières heures.
Examen direct négatif
• Absence d'orientation étiologique ou de signe de gravité : amoxicilline + C3G
• Examen direct négatif, mais il existe des éléments d'orientation étiologique :
o Streptococcus pneumoniae : C3G
o Neisseria meningitidis : C3G
o Listeria monocytogenes : amoxicilline + gentamicine ou cotrimoxazole
Examen direct positif
Antibiothérapie choisie en fonction du germe, de son profil de résistance attendue et adaptée ultérieurement en fonction de
l'antibiogramme.
Durée du traitement
• Neisseria meningitidis : 4 à 7 jours
• Streptococcus pneumoniae : 10 à 14 jours
• Listeria monocytogenes : 21 jours (gentamicine 3 à 5 jours)
• Bacille à Gram négatif nosocomial : 14 à 21 jours
• Staphylococcus aureus ou S. epidermidis : au moins 3 semaines
Mesures associées
• Traitement symptomatique
• Corticothérapie :
o pneumocoque : dexaméthasone systématique avant première injection d'antibiotique puis pendant 4-5 jours
o tuberculose : 1 mg/kg pendant 1 à 2 mois
• Traitement de la porte d'entrée
Déclaration obligatoireMéningocoque – TBC - Listériose
Surveillance= Clinique+++ (Pas de PL de contrôle sauf en cas d'évolution atypique ou défavorable, ou pneumocoque de sensibilité
diminuée aux C3G utilisées)
Prévention
Méningite à méningocoque
• Déclaration à l'ARS du domicile du patient
• Antibioprophylaxie en urgence doit être prescrite chez les sujets en contact proche ou répété dans les 10 jours précédant
l'hospitalisation :
o rifampicine pendant 48 h (600 mg × 2/j)
o si contre-indication ceftriaxone par voie injectable en dose unique ou ciprofloxacine per os dose unique
• Vaccination pour les souches A, C, W135 ou Y
• Éradication du portage rhinopharyngé du patient si non traité par C3G (rifampicine 600 mg × 2/j pendant 48 h)
• Éviction scolaire des sujets contacts et désinfection des locaux inutiles
Méningite à pneumocoque
• Vaccination recommandée chez les enfants < 2 ans et chez les sujets à haut risque
• Antibioprophylaxie chez le splénectomisé
Méningite à ListeriaÉviter certains fromages (à pâte molle et lait cru chez les sujets à risque).
Méningite à Haemophilus influenzaeVaccination (nné) : protection quasi absolue vis-à-vis de ces méningites.
Méningite tuberculeuseDépistage des cas contacts.
NOYADE
I/ POINTS ESSENTIELS
1. La noyade est la troisième cause de mortalité accidentelle chez l’adulte (anoxie cérébrale = PC vital grave)
2. L’œdème pulmonaire est essentiellement lésionnel, quel que soit le type de noyade
3. Il existe souvent une aggravation secondaire du tableau clinique en quelques heures : L’intervalle libre est souvent rencontré.
4. Les complications infectieuses sont fréquentes (contamination par inhalation de liquide septique).
5. L’ingestion de liquide surajoute des désordres HE souvent importants.
6. L’hypothermie est fréquemment associée et joue un rôle important par son effet sur le métabolisme cérébral et par ses CPC.
7. Les TdR cardiaque relèvent de plusieurs causes : anoxie troubles HE, hypothermie et nécrose myocardique.
8. Rechercher des lésions associées (crâne, rachis) : rebord de la piscine, rochers, etc.
II/ EPIDEMIOLOGIE : Noyade dans le monde : 140 000 (2003) : Age < 5ans : piscines +++ - Age>25-65ans : mer+++ -
Incidence : 1.9/100 000 l’été (0.7 année) - H>F (2.7 vs 1.3/100 000)Événement grave : mortalité et morbidité importantes
III/ DEFINITION :
• Irruption de liquide dans l’arbre respiratoire
• Processus résultant en une atteinte respiratoire primaire par immersion ou submersion dans un milieu liquide
• Conséquence :Syndrome asphyxique de degré variable
IV/ PHYSIOPATHOLOGIE
Circonstances favorisant la noyade : plusieurs facteurs peuvent conduire à la noyade
- Incapacité à maintenir la tête hors de l’eau (noyade dite « primaire » ou asphyxique) : ne sait/peut pas nager
- Incapacité à réagir aux stimuli engendrés par le contact de l’eau: Coma(AVC, épilepsie, syncope, malaise vagal …)
- Epuisement musculaire généralement accompagné d’une hypothermie
- Syncope (hydrocution) thermodifférentielle ou secondaire à un traumatisme oculaire, génital, épigastrique).
- Au cours de la nage enapnée où l’hyperventilation préalable supprime la perception du besoin de respirer.
- Accidents de plongée
Réactions à l’immersion :
• 1éres gouttes aspiréesspasme laryngé 1-2’
• L’hypoxie secondaire mouvements de déglutition remplissant l’estomac
• Levée du laryngospasmeinondation respiratoire
• Dans 15% cas persistance du laryngospasme Noyade à poumon secs
Réflexe de plongée :Invoqué pour expliquer des survies après immersion prolongée (>40min) en eau froide chez l’enfant.
Œdème pulmonaire HypoxieDe gravité variable (Hypoxie modérée voire SDRA) ;
• Œdème(lésionnel : quel que soit la tonicité du liquide – lesion de la MAC (eau de mer hypertonique) ;
• Inactivation du surfactant par de l’eau douce micro-ATLCT diffuses ;
• Inhalation (particules/contenu gastrique)ATCLT + PneumoP d’inhalation ;
Conséquences de la noyade :
• NEURO (PC vital) : hypoxie cérébralœdème cérébral (perte d’autorégulation cérébrale) HIC
• INSTABILITE HMD : TdR (hypoxémie, hypoT°) - Nécroses myoC (décharge cathécolaminergiques)
• Troubles HE :Acidose métabolique (hypoxique) – Hypokaliémie – Hypernatrémie
• HYPO T°: perte de chaleur par convection, % à la durée de séjour dans l’eau :
o Responsable d’un ralentissement du métabolisme cérébral + Effets délétères HMD : Onde J d’Osborn (ECG).
o Risque infectieux majeur (neutropénie) + Troubles de coagulation (thrombopénie CIVD).
Onde J d’osborn : Le point J est alors surélevé>1 mm lors de deux complexes successifs, et présente sur 2 dérivations consécutives pour être significative.
Phase hospitalière :Le caractère parfois retardé des lésions pulmonaires expliquant les aggravations 2e du tableau clinique
et respiratoires légitimes la règle d’hospitaliser tout noyé quel que soit la gravité du tableau clinique initial.
X/ Conclusion :Le traitement de la noyade est avant tout préventif - surveillance constante des nourrissons dans le bain,
des enfants en bord de piscine - Apprentissage des règles de sécurité de navigation de natation et de plongée doivent être des
acquis dans l’éducation.
INSUFFISANCE SURRENALIENNE AIGUE
INTRODUCTION :
- Il s’agitd’uneurgencemédicale. Elle est le résultatd’uneinsuffisance de production de cortisol par le cortex surrénalien.
- Forme d’évolution aigue du déficitengluco et enminéralo-corticoïdes.
- Le diagnostic est difficile vu le polymorphisme du tableau clinique mais doit être rapidement évoqué.
- Le tttdoitêtreinstauré le plus précocement possible.
- L’origine peut être basse (surrénale) ou haute (hypothalamo-hypophysaire).
CONTEXTE ÉTIOLOGIQUE
• Révélatriced’uneISC oudécompensationd’uneISC.
• Impose la recherche d’un facteurdéclenchant (troubles gastro-intestinaux, infection, augmentation des
besoinsdansunepériode de stress, prises médicamenteuses : fluconazole, kétoconazole, inducteursenzymatiques du
P450, lévothyroxine, arrêtd’uneCTC thérapie).
PRÉSENTATION CLINIQUE :
ISC ISA
TRAITEMENT
Aucun test diagnostique ne doit retarder le traitement. Urgencethérapeutique +++
• Hydrocortisone : 100 mg IVD puis 100 à 300 mg par jour pendant 48 à 72 heures (encontinuoutoutesles 6 heures).
Décroissance progressive et administration par voieorale à partir du 4ème jour pour retour à la posologienormale
(entre 15 et 25 mg/jour). Une substitution minéralocorticoïden’est pas nécessairequand la dose d’hydrocortisoneest> à
50 mg par jour.
• Si possible : dosage de cortisol et d’ACTHavantl’administrationd’hydrocortisone.
- Cortisol élevé (> 20 μg/dl ou 550 nmol/l) exclut le diagnostic.
- Cortisol bas (< 5 μg/dl ou 138 nmol/l) est un argument fort pour le diagnostic.
- Un tauxd’ACTHélevéassocié à un cortisol bas estenfaveurd’uneoriginepériphérique.
• Traitementsymptomatique :
o Correction de l’hypovolémie :remplissage par NaCl 0,9 %.
o Correction de l’hypoglycémie.
o Correction de l’hyperkaliémie
o Attention à la correction trop rapided’unehyponatrémie (myélinolysecentro-pontine).
• Traitement de la cause + f/déclenchant :enfonction de l’étiologie (recherché unegrossesse chez unejeune femme ++)
• Surveillance :
o Clinique : Etat de conscience. - Pouls, TA, FR. - Température, poids. - Diurèse.
o Biologique : Glycémie. – Ionogramme sanguin et urinaire. – Urée, créat
o ECG.
PRÉVENTION
• Education des patients
• Chez les insuffisantssurrénalienschroniques :majoration de la corticothérapie substitutive encas de chirurgie majeure,
d’accouchement, de période de stress avec majoration des besoinsen cortisol :
Chirurgie majeure 50 à 100 mg IV J1-J2 : 200 à 400 mg/jour (encontinuoutoutes les 6 heures).
avantl’anesthésie J3-J4 : doubler la dose habituelle.
A partir de J5 : dose habituelle.
IX) TRAITEMENT
1) OBJECTIFS :Eradiquer le microorganisme en cause + PEC lésionscardiaques extensives (+CPC)
2) TRT MEDICAL :ATB+++ : Bactéricide – associé – [C] sériques ↗– TRT prolongé – Sensibilité des germes aux ATB
L’éradication de la porte d’entrée +++ : extraction dentaire, drainage de sinusite CHR
Traitement de l’insuffisance cardiaque, TdR et TdC.
Bactérie Absence allergie a la pénicilline Allergie a la pénicilline Duré de
Spécialité Posologie Spécialité Posologie TRT
Valve Staph méti-S Oxa+genta 150mg/kg/j, 03mg/kg/j Vanco ou 80mg/kg/j 4-6SMN
naturelle Cefamandole 75-100mg/kg/j
+genta 3mg /kg/j
Staph méti-R Vanco+/- genta ou 30mg/kg/j, 3mg/kg/j 5j
autre anti Staph
Valve StaphMéti-S Oxa + Genta 150mg/kg/j, 3mg/kg/j Vanco +/- Genta +/- 30mg/kg/j, 6SMN
prothétique +rifampi 20-30mg/kg/j rifampicine 3mg/Kg/j 15J
20-30mg/kg/j aminosid
Staph Méti- R Vanco +/-genta 30mg/kg/j, 3mg/kg/j e
+ rifampi 20-30mg/kg/j
Valve Strepto PéniG ou 200-300k U/kg/j
naturelle ou péniG-S AmoxiGenta 100mg/kg/J 04 sema
prothétique 3mg/kg/j (VN)
Strepto PéniGOu 300-400k U/kg/j Vanco 30mg/kg/j À 06 sem
PéniG-I Amoxi 100mg/kg/j (VP)
Strepto deficient +genta 3mg/kg/j +/- 15js
Entérocoque PéniG OU 300-400kU/kg/j d’aminosi
Amoxi+genta 200mg/kg/j, 3mg/kg/j des
Genta 3mg/kg/j
3) TRT CHIRURGICAL : Discuté tôt avant l’installation d’instabilités HMD graves ou extension myocardique
Localisation de l’atteinte aortique
Évolution défavorablemalgré TRT médical bien conduit
Récidive précoce après arrêt de traitement ATB
Troubles hémodynamiques et de conduction
Survenue de complication emboliques
Endocardite sur valve native:
ChirurgiEIndiquée devant l’échec de trt ATB (persistance d’hémoculture + après 3 jours de trt ou un état septique après 8 jours
D’ATB adaptée
Devant un abcès intracardiaque, nécessite de traitement chirurgical surtout si insuffisance cardiaque
Sur prothèse: reprise chirurgicale souvent nécessaire après désinsertion de l’anneau valvulaire
X) PROPHYLAXIE DE L’EI CHEZ LES PATIENTS ARISQUE
Geste Pas d’allergie aux B lactamines Allergies aux B lactamines
Soins dentaires et actes sur VAS Clindamycine 600mg PO ou
Ambulatoire : prise unique 1 H avant le geste Amoxicilline 3gr PO pristinamycine 1gr PO
CHIRurogénitales/Dig : 1 dose 1H avant le geste ± Amoxi 2gr IV en 3Omn + genta 1,5 Vanco 1gr IV en 60 mn + genta
2 dose 6 H âpres le geste mg/kg/IV en 30 mn en perfusion avant 1,5mg /kg IV en 30mn en perfusion
le geste. Amoxi 1gr PO 6H âpres geste avant le geste, 2dose âpres geste
XI) CONCLUSION
L’EI aigue reste une maladie grave et au pronostic sévère, seule l’EI à streptocoque sur valve natives ont un pronostic satisfaisant (DC tôt)
L’amélioration du PC passe par leTRT médical rigoureux et suivi clinique + echocoeur rapproché pour ne pas retarder le traitement chir.