Initiation à la Nématologie Maraîchère
Initiation à la Nématologie Maraîchère
Rapport de stage
1996
---- ‘-
Ii------- -II
DEPARTEMENT DE FORMATION
EN PROTECTION DES VEGETAUX
Niamey BP 12625 - Niger
Rapport de stage
1996
Fonds DocumentaireORSTOM
Cote: &6 IC, 312 Ex:
1.-t PL.-=
p/
SOMMAIRE
***
-Remerciements
-Sigles et Abréviations
-Résumé
I/ INTRODUCTION 1
III GENERALITES 3
2. 1 Présentation du Sénégal 3
2. 1. 3 Démographie et Economie
2. 2 Structure d’accueil 4
3. 3. 2 L’Organigramme 5
3. 1. 1 Problématique nématologique 9
3. 1. 2. 1 Introduction 10
3. 1. 2. 3 Description 10
3. 1. 2. 3 Position systèmatique 11
3. 1. 2. 4 Morphologie 11
3. 1. 3. 6 Pathogénie 13
3. 1. 2. 7 La lutte 15
- _.-
3. 3. 1 Diagnostic nématologique 18
3. 2. 3 Echantillonnage 1X
3. 3. 5 Comptage 23
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE
--.-“-.-” -1
SIGLES ET ABRtiVIATIONS
mA miiliampère.
Coopération
r. m. rythme de migration.
V Volt
Remerciements
A tous ceux qui m’ont aidé durant l’élaboration de ce rapport, j’exprime ma profonde
reconnaissance.
J’adresse à Monsieur S. B. NDIAYE, mes vifs remerciements, pour m’avoir éclairé des
enseignements profondément imprégnés d’une science qui a pour nom : la taxonomie.
Je dois à Mlle Ndéye Khady KEBE et à Mme Anna Marthe KONTE mes remerciements
pour la frappe et la présentation de ce rapport sous cette forme claire et ordonnée.
Que soient également remerciés tous les étudiants de 3éme cycle et tous les techniciens
du laboratoire pour leur collaboration franche et sincére durant tout le délai du stage.
Je pense notamment à :
M. T. DIOP, KH. SENGHOR, ND. NDIAYE, S. FOULD, E. PATE.
L. DIEDHIOU, J. LOPEZ, M. SAGNA, R. SARRA, H. DIOUF, Y. DIABANG, J.
H. DIEME.
Mais aussi et surtout à J. CHAUDRON pour sa disponibilté face à toutes mes
sollicitations matérielles.
RESUME
1. INTRODUCTION
\
/\ :
m
. -c /- I rc
\ \
m I c,
I, \
\. 2
.
II. GENERALITES
2. 1. Présentation du Sénégal
A. Situation géograuhiaue
Le Sénégal est situé à l’extrémité Ouest du continent africain entre le 12”30 et 16”30 de
latitude Nord et entre le Il”30 et le 17”30 de longitude Ouest.
A part la région du sud-est où le relief est quelque peu accidenté, sans que l’altitude ne
dépasse toute fois 581 m au point culminant des contreforts du Fouta Djalon, le Sénégal est un
pays plat ne s’élevant pas au-dessus de 130 m (Anonyme, 1984), les sols sont de type Dior
(sableux) ou Deck (argileux).
B. Climat
C. Hvdrogranhie
Ainsi la production s’élevait en 1994 à 718125 tonnes pour l’arachide, 38769 tonnes pour
le coton, 28928 tonnes pour le niébé et 943370 tonnes pour toutes les céréales confondues
(DISA, 1995).
2. 2. 2. L’orc3nipraninie
Nutrition
I , I
Sevices scientifiques
Ecologie Végétale colllIlllII1s
Service de documentation
6
En 1953,l’ORSTOM est en plein essor en Afrique noire. Les instituts de recherche sont
implantés en Afrique équatoriale, alors française, au Congo, au Tchad, au Cameroun... En
Afrique de l’Ouest, l’implantation principale est à Adiopodoumé (Côte-d’Ivoire). Deux centres qui
voient le jour à Dakar, l’un de pédologie et l’autre de géophysique. Mais présentement,
1’ORSTOM à Dakar s’est attaché à étudier un grand nombre de domaines (voir les différentes
sections de l’organigramme) répartis dans 2 sites : celui de Hann et celui de Bel-Air où nous
avons le laboratoire de Nématologie, lieu de mon stage.
Historiaue
- La Faculté des Sciences de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), Département de Biologie
Animale. La collaboration repose sur la taxonomie , l’ultrastructure, les techniques
électrophorétiques et des échanges d’idées dans le cadre du Groupement d’intérêt Scientifique-
Lutte Intégrée et Nématologie (GIS-LINNE).
- L’Institut Sénégalais de Recherche Agricole depuis 1980. La collaboration repose sur l’étude de
la typologie des systèmes de culture, l’étude des complexes parasitaires et l’application de
nouvelles techniques défavorables aux nématodes
* Le Centre pour le Développement de 1’Horticulture (CDH) : la collaboration repose sur la
mycologie, l’entomologie, la phytotechnie et la lutte intégrée.
* La Direction de la Recherche et de la Production Forestière (DRPF), la collaboration repose sur
des études microbiologiques.
- La Direction de la Protection des Végétaux (DPV) : dans le cadre du GIS-LINNE pour les
transferts de technologie
7
* tous ravageurs
9
3.1. Revue biblio?raphiaue sur les nématodes narasites des cultures maraîchères
Le Sahel dépend toujours de son agriculture et celle-ci est toujours soumise à la forte pression
parasitaire ne lui permettant pas de répondre aux exigences économiques et financières attendues par
les producteurs. Malgré l’effort soutenu par la plupart des Gouvernements sahéliens pour essayer de
limiter l’hétérogénéité des hivernages, la consommation maraîchère actuelle dans les régions tropicales
est de l’ordre de 90 g de légumes/habitant/jour comparativement aux besoins optimaux moyens de
population mondiale qui sont de 250 g/habitant/jour (Fereol, 1995).
Cet écart entre les besoins et la satisfaction est dû aux conditions agro-climatiques et
pédologiques souvent défavorables mais aussi à un complexe parasitaire tel que : les oiseaux, les
insectes, les rongeurs, les bactéries, les champignons... et surtout les nématodes.
D’après Fereol (1995), sur ces 5 spéculations maraîchères tropicales ; ces espèces de
nématodes sont rencontrées dans les régions tropicales.
Les informations disponibles sur les nématodes et leurs dégâts sont plutôt maigres ou
inexistantes et leur action est plutôt grave et complexe dans les sols sableux et chauds du Sahel très
propice aux infestations de nématodes, surtout dans les périmètres irrigués des zones maraîchères à
culture continue.
10
La production maraîchère connaît une expansion dans de nombreux pays africains en raison
de sa très bonne rentabilité, de son intérêt du point de vue nutritionnel, du fait que les cultures
maraîchères s’intègrent bien aux systèmes de production traditionnels et qu’elles sont source de
devises. Cela constitue une alternative aux traditionnels produits tropicaux d’exportation dont les cours
actuels ne sont pas stimulateurs pour ces pays.
Par rapport à ces pertes générales dues aux maladies et ravageurs, les nématodes, en
particulier les Méloidogyne, principaux nématodes de la sous-région sont responsables de 30 à 60%
des pertes sur aubergine et de 50% sur melon et pastèque (Lamberti, 1979).
Au Burkina Faso les Méloidogyne peuvent causer sur tomate 60 à 80% de chute de rendement
(Sawadogo et al., 1993).
La population de Meloidogyne [Link] forte et homogène dans les racines de ces cultures (80
à 100 %) et hétérogène d’une culture à l’autre dans le sol (45 à 70%).
Cette importance au niveau du Sénégal fait que le programme du laboratoire de Nématologie de Dakar
s’est orienté à la recherche d’alternatives biologiques et culturales nouvelles pour le contrôle des
nématodes à galles ( genre Meloidogyne )
Le mot ” nématode ” est dérivé du nom grec ” nema ” qui veut dire fil.
11
Les nématodes phytoparasites, également appelés anguillules sont des vers ronds allongés en
fuseau, non segmentés. Cependant chez certaines espèces le corps de la femelle adulte peut se renfler
et devenir plus ou moins globuleux (Prot, 1984). Ils vivent partout où pousse une plante aux dépens de
laquelle ils peuvent se nourrir dans les milieux et sous des climats très divers : des herbes de la toundra
sibérienne, aux arbres du désert, des plants épiphyte aux algues marines, et des plantes cultivées. Ils
sont de taille microscopique (0,3 à 5 mm de long et 15 à 50 ltrn de section), (Prot, 1984). Ce sont des
parasites obligatoires, pourvus d’un stylet, sorte de seringue buccale leur permettant de parasiter les
plantes en s’attaquant aux parties aériennes ou aux parties souterraines. Ils réalisent tout ou une partie
de leur cycle de développement dans le sol provoquant des dommages importants aux cultures.
D’après la révision de (Luc & Fortuner 1987) la systématique du genre se présente comme
suit :
Le genre Méloidogyne compte au moins une cinquantaine d’espèces ; leur étude taxonomique
repose sur : l’étude des figures périnéales, l’utilisation des gammes de plantes hôtes et l’étude
électrophorétique des protéines et des isoenzymes des femelles.
Le mâle du MéZoidogyne est filiforme et long de 0,8 à 2 mm. A l’extrémité antérieure s’ouvre
la bouche, elle est pourvue d’un stylet de 2 fois la largeur des lèvres, mince avec des boutons (Jacob et
al., 1988). C’est grâce à ce stylet et que le nématode se nourrit.
La femelle est globuleuse et mesure 0,44 à 1,3 /.rm. Deux ovaires, qui débouchent dans le vagin,
occupent la majeure partie du corps. Dans la partie postérieure se sont développées six glandes qui
débouchent dans le rectum. Ces glandes produisent une substance gélatineuse dans laquelle une partie
de oeufs est englobée.
Les larves de 2ème stade sont vermiformes, pointues à l’extrémité postérieure. Elles ont une
longueur variant de 0,3 à 0,5 mm et un diamètre d’environ 10 pm. Leur cavité générale est occupée
presque totalement par le système digestif qui comprend la bouche, s’ouvrant à l’extrémité antérieure.
l’oesophage, puis l’intestin qui débouche dans le rectum. La bouche contient un stylet creux et
protractile. (De Guiran et Netscher, 1970).
Les Méloidogyne sont pourvus aussi d’un système musculaire formé de quatre champs musculaires et
d’un système nerveux composé d’un anneau nerveux,de cordons nerveux, d’organes sensoriels tactiles
et de chimie-récepteurs.
Figure 2: Morphologie du juvénile (A), de la femelle (B), et du mâle (C) de MeZoidogyne spp.
( Netscher, 1970)
13
L’adulte femelle pond ses oeufs dans une substance (enveloppe) gélatineuse fixée à
l’arrière de celle-ci et appelée “masses d’oeufs” ; cette substance est produite par des glandes
débouchant dans le rectum. Quelques heures après la ponte, l’oeuf subit une série de divisions
cellulaires aboutissant au juvénile de premier stade (Jl). Ce juvénile subit une première mue pour
donner un juvénile de deuxième stade (52) qui déchire la coque et émerge. A une température de
28°C le délai ponte-éclosion dure sept à neuf jours (Nestcher, 1970).
Le juvénile 52 est le stade infestant, il est vermiforme et mesure entre 0,3 et 0,5 mm de
longueur et environ 10 l-t de diamètre.
Le 52 oriente son déplacement par rapport à un gradient de substances émises par les
plantes, substances pour la plupart hydrosolubles et rémanentes (Prot, 1975).
Lorsqu’il rencontre une racine hôte, il y pénètre au niveau de la zone apicale et s’y
déplace intracellulairement (partie molle à intenses activités métaboliques) et se fixe sur le
cylindre central, la tête fichée dans le plérome sur les cellules duquel il se nourrit. Le juvénile de
deuxième stade devient alors sessile (immobile) et subit 3 mues successives qui conduisent à
l’adulte mâle ou femelle. Ce processus dure deux semaines.
Entre la deuxième et la troisième mue, il perd son stylet et ne se nourrit pas (De Guiran
et Netscher, 1970).
3. 1.2.6. PathoFénie
14
15
Cependant pour Meloidogyne, son infestation induit à une formation de galles sur les racines et
tubercules des plantes attaquées par les juvéniles (52).
Ces manifestations provoquées par la sécrétion salivaire du nématode qui induit des
modifications anatomiques entraînant une déformation du tissu vasculaire provoquent la
formation de cellules géantes polynuclées et une hypertrophie des cellules corticales. Ces
déformations constituent les galles. Elles sont solidaires de la racine et situées dans un axe alors
que les nodules des Rhizobium ont une position excentrée par rapport à l’axe de la racine (Prot,
1984). 11y a aussi d’autres genres de nématodes qui provoquent des galles, comme les Nacobbus
mais celles-ci sont en général plus petites (Bakker, 1986).
3. 1. 2.7. La lutte
Pour lutter contre les nématodes du genre Meloidogyne , plusieurs méthodes de lutte
culturale, physique, chimique, génétique et biologique sont préconisées.
Méthodes culturales :
A. la uronhvlaxie
L’utilisation sur concombre des composts issus de fientes de poules, à la dose de 10%
dans le sol permettent le contrôle de M. spp un jour après l’infestation des plantes par 3000 larves
(Zhemchizhina et al., 1989).
Des composts, feuilles broyées, résidus végétaux et toute partie de jacinthe d’eau et de
Neem à 30g/ha permettent le contrôle de M. incoginta aussi bien que l’aldicarbe à 2kg/ha (Pathar
et ai., 1988).
Méthodes phvsiaues :
Méthodes chimiaues :
A. Les fumigants
Le dazomet (Basamide Gr) appliqué en pépinière à 40g/m2 contre M. incognita sur tomate, le
1, 3 - D améliore les rendements de tomate de l’ordre de 50% à un taux d’application de 1SOl/ha et de
12 1% avec 2001ka (Lamberti, 1979).
L’aldicarbe lOg/m2, le carbofuran 3gka, le phorate lOg/m2 (Verma et al., 1994). De même le
dichloropropéne 50-100 l/ha, le vibromure d’éthylène 2001/ha pour le contrôle de 44. incognita
(Mateille et al., 1988).
Méthodes génétiaues :
Méthodes bioloeiaues :
La microflore de la plupart des sols est très dense et variée. Certaines micro-organismes qui la
constituent, sont utilisés par le contrôle des Meloidogyne.
L’actinomycètes parasite : Pusteuria penetrans (Sayre et Starr, 1985) ubiquiste et très inféodé
à Meloidogyne. Ses sporanges se fixent sur la cuticule des 52 et l’hyphe bactérien pénètre dans la cavité
générale des nématodes, huit jours après il se développe des thalles végétatifs dans le corps du
nématode. La femelle ne produit plus d’oeufs (Prasad et Mankau, 1969) et devient un “sac” de spores.
Les champignons prédateurs tel que Arthrobotrys oligospora (Cayrol et B’chir, 1979) qui
forme des pièges différenciés capables d’immobiliser et de tuer le nématode.
Méthodes intégrées :
Par une utilisation simultanée dans un cadre stratégique des differentes méthodes disponibles
contre les ennemis des cultures dans le but de maintenir leur population à un niveau bas pour que les
18
dégâts occasionnés soient économiquement rentables. Cette méthode de lutte est la plus recherchée
présentement.
A défaut d’un champ paysan, un diagnostic nématologique avait été effectué au niveau des
parcelles et serres de multiplication semencière du TROPICASEM, situées dans une zone maraîchère
à proximité du (CDH).
Il portait sur les cultures suivantes : aubergine, tomate, piment, gombo et oignon.
Aucun diagnostic précis sur feuillage ne nous permettait d’affirmer avec exactitude la
présence des nématodes malgré certaines zones de mauvaise croissance sur piment et aubergine.
Un échantillonnage de sol et de racine était donc obligatoire malgré la présence notoire de
galles sur certaines racines de piment.
3.2.2. Echantillonnaee
Des échantillons sont composés de sol et de racines prélevés sur les parcelles et dans les
serres. On prélève, sur une profondeur de 15 centimètres environ, des échantillons de sol et de
racines pour connaître les espèces de nématodes présentesdans le terrain et en évaluer leur
nombre. Ces échantillons, d’au moins 250 cm3 de sol, sont recueillis à l’aide de transplantsir rt
placés dans des sacs plastiques. Chaque sac porte la référence du prélèvement et fermé
hermétiquement par un bracelet en caoutchouc de façon à éviter le dessèchement. Les racines
sont placées dans le même sac que la terre et le tri est fait au moment de l’analyse.
La référence du prélèvement est tirée d’un carnet à souche où sont consignées toutes les
indications utiles concernant le prélèvement : lieu, date, état de la lutte, précédent cuitural, etc...
a). But
Cette opération consiste à séparer les nématodes de la terre et des racines pour les
identifier, les compter et éventuellement les récupérer pour collection.
----
/- -.
\
:’
,i
erc
& <----
Suspension
G
destinée
F
Purification de la suspension
pour le comptage par passage actif à travers un
des nématodes tamis tapissé de papier cellulose
Racine
Tamis
Par l’appui du technicien Samba Baidy N’Diaye taxonome de l’équipe, ces différents genres de nématodes ont été reconnus ti la
loupe binoculaire par des isolements cspCcc par espèce. L’identification s’arrCtait B une simple observation dc certains carxtèrcs
discriminants: longueur du stylet, forme de la tête, forme de la queue, forme du corps etc...
Tablcu. : caraclCristlqucs 177orphobiolnCtrlqLICsdc certains gcnrcs dc nkmatodcs ( J.J.S’ Jacob cl W.C.T. Middclplaals ).
Sclérotisation non développée non clévelopp& bren dé~~elopl~e légèrement biendévclopJ~Celégkement ou bien déwloppée bien développée
“PhdiqUe développée bien développée
hémi sphérique
hémisphérique forme variable en pointe ou variable, allongée conique à effilée avec
Queue femelle à zigue cylindrique aigue non; la queue subaigue ventralement; arnmdie conique ronde pointe
allongée allongée est claire, les parfois inciske; extrémité
scutellas sont partie hyaline hémisphérique
Les échantillons de sol sont comptés au laboratoire de I’ORSTOM tandis que ceux des racines
au laboratoire de la D. P. V.
D’après le principe de Fortuner et Merny (1973), l’importance d’un genre est établie en
connaissant sa fréquence et son abondance ( tableau 5 )
La fréquence est égale au pourcentage d’échantillons dans lesquels le genre ou l’espèce a été
trouvée.
L’indice d’abondance est le logarithme décimal de la moyenne des effectifs du genre dans les
échantillons où ils ont été trouvés.
** Dans le sol : ( tableau 3 et figure 5 >
- Scutellonema cavenessi est peu fréquent et peu abondant.
- Helicotylenchus spp est peu fréquent et peu abondant
- Prutylenchus spp est très fréquent et peu abondant.
- Meloidogyne spp est très fréquent et très abondant.
- Hirschmaniella oryzae est peu fréquent et très abondant.
-TyZenchorhenchus spp est très fréquent et peu abondant.
**Dans les racines : ( tableau 4 )
- Meloidogyne spp est très fréquent et très abondant.
- Hoplolaimus spp est peu fréquent et peu abondant.
Nous avons aperçu que seules trois espèces sont très fréquentes:
Moloidogyne, Pratylenchus et Tylenchorhenchus, et 2 espéces très abondantes : Meloidogyne et
Hirschmaniella.
Tableau J : Calcul des moyennes, fréquence et abondance (sol)
Tableau I+: calcul des moyenne, fréquence et abondance dans les racines
Hoplolaimus 3 35 1,415
2.7
l Melo
2,4
271
Tylencho
4
076 +--
073 i---• CUt ---------t----
------
i -i--f
0
0 10 20 30 40 50 60
Fréquence (%)
-----1_-.--. “- .
26
Sur l’ensemble des échantillons prélevés, 7 ont montré une abondance pour au moins
une espéce soit 58,3% des échantillons, 2 pour une abondance de 2 espéces soit 16,7% des
échantillons.
Les échantiollons 221, 23 1, 236, ont montré une abondance très élevée en Meloidogyne
aussi bien dans le sol que dans les racines. Par contre dans l’échantillon 230 Meloidogyne est
abondant dans les racines et absent dans le sol.
Dans le but de voir les différents stades de développement des Meloidogyne (oeufs,
larves et adultes), les racines de tomate ont été colorées puis observées à la loupe binoculaire.
A cet effet deux montages de racines colorées ont été effectués le 19/11 et le 20/11/96.
Les racines du ler montage n’ont pas été trempées dans une solution d’acide chlorhydrique
contrairement à la deuxiéme.
faire migrer les protéines sur un support inerte en l’occurence le polyacrylamide, qui permet un
déplacement plus ou moins facile des protéines en fonction de leur taille.
A. Matériel vé&al
Les échantillons de tomates ont été prélévés dans la serre du laboratoire de nématologie
et dans les parcelles d’essai de neem du CDH pour une identification des différentes espéces de
Meloidogyne présentes dans les racines et également relancer l’élevage des espéces de M.
javanica et M. incognita du laboratoire.
B. Solution de base
La préparation des gels, du tampon cuve, ainsi que du tampon d’extraction figurent en
annexe, no 4 b
C. Les méthodes de I’électroDhorése
Les femelles sont extraites des racines et placées dans des tubes micro- he’mathocrites
remplis du tampon d’extraction (5 ~1 de la solution Nonideù, à raison d’une femelle par tube.
Ces femelles sont écrasées au fond des tubes à l’aide d’un piston. Les broyats sont ensuite stockés
au réfrigérateur. Pendant ce temps, le gel de séparation est préparé. Dans un bêcher sont placés
1,5 ml de la solution A,=3 ml de la solution B; 1,5 ml d’eau distillée et 6 ml de la solution C. Ce
mélange est homogénéisé à l’aide d’une seringue. Le gel de concentration est ensuite préparé.
. Les plaques de verre sont lavées avec un détergent mouillant puis rincées avec de l’eau
distillée. On applique les deux plaques de verre l’une contre l’autre, avec les espaceurs, le joint et
les pinces.
. A l’aide d’une séringue on injecte 1 mi de gel de migration pour éviter la formation de
bulles d’air.
. On ajoute de l’eau distillée en surface pour éviter un dessèchement du gel.’
. On laisse polymériser à température ambiante pendant 1 heure
. On retire l’eau à l’aide dune pointe de micropipette branchée à une trompe à vide
. On place le peigne
. On laisse polymériser pendant 1/2 heure.
Electronhorèse :
. Les peignes, les pincés et le joint sont retirés en maintenant les gels et les espaceurs
entre les plaques.
. On fixe les plaques sur la cuve avec les pinces
. On retire l’eau contenue dans les puits à l’aide d’une pointe de micropipette branchée à
une trompe à vide
. Les broyats de Meloidogyne sont injectés dans les puits, en ayant bien soin de rincer la
seringue entre les opérations avec le tampon cuve.
. On remplit le compartiment supérieur de la cuve avec le tampon de cuve auquel on a
rajouté quelques ml de colorant (bleau de bromophénol)
. Les puits aussi sont recouverts avec le tampon de cuve.
. L’appareil est fermé et placé dans le réfrigérateur, puis branché au générateur électrique
situé hors du réfrigérateur
29
. Les gels placés à l’étuve seront sortis au bout de 30 mn et lavés à l’eau du robinet
. Il-sont ensuite trempés pendant au moins 114 d’heure dans de l’acide acétique à 10%
. Ils sont rincés à l’eau et trempés dans la solution de déshydration (méthanol) pour
réduire la surface des gels et permettre une concentration des bandes (maximum 3 heures)
. Les gels sont déposés entre deux films cellophane transparents (type congélation
aliments) et entre deux plaques de verre et on laisse sécher.
. Après séchage les gels sont photocopiés et le calcul des Rm (ou RF) est effectué. Nous
rencontrons que la deuxième plaque, l’ensemble des femelles mises en électrophorèse étaient de
l’espèce Javanica. Les masses d’oeufs correspondant à cette deuxième plaque sont ensuite
rassemblées dans un éclosoir pour continuer l’élevage de cette espèce. (annexes 5)
30
Dans le cadre toujours de l’étude taxonomique, des nématodes ont été montés sur des lames de
Cobb pour une observation plus poussée au microscope de certaines de leurs caractéristques
morpho-biométriques
Nombre de lames montées: 7
Nombre de genres consemés: 6
Caractéristiques des lames:
lame N” 00001: Tylenchorhynchus sulcatus : 5 femelles, 3 [Link] et 1 mâle
lame N” oooO2: Meloidogyne spp : 10 larves
lame N” 00(X)3: Xiphinema spp : 3 femelles
lame N” KXXl4: PraQlenchus spp : 6 femelles
lame N” 00005: Helicotylenchus spp : 5 femelles
lame N” (XXI06 Hemicycliophom spp : 5 femelles
lame N” 00007: Meloidogyne spp : 3 femelles, 1 LA (mâle), lL4 (femelle) et 1W
3. 2. 8. 1 Lc matériel utilisé
- Une loupe binoculaire
- Une canne à pêche fabriquée avec un fragment de bambou portant à son bout éffilé un poil de
porc
- Des lames portes objet de Cobb et des lamelles couvre objet de 16 à 23 mm de large rondes
- Des étiquettes inserrées à a lamelle
- Des calles qui servent de support entre lame et lamelle pour é\rter d’écraser les nématodes
- Des salières de conservation des nématodes
- Un dessiccateur, une étuve à 37” c
- Des solutions de fixation
3. 2. 8. 3 Technique de montage
- Les nématodes sont mis dans une salière contenant une fine goutte d’eau,
- on chauffe le fixateur (FFG) à 70 - 80” C et on le verse dans la salière pour tuer les nématodes,
- la salière contenant les nématodes est placé dans un dessiccateur pendant au moins 24 h,
- on retire le FPG et on le remplace par la solution S 1,
- on place la salière en position ouverte dans un dessiccateur fermé contenant de l’alcool à 95%,
- on place le tout à l’étuve à 37” C pendant au moins 13 h,
- on enlève ensuite la moitié de la S tet on rajoute la Sz à une quantité égale,
31
- on remet la salière en position fermée directement à l’étuve pendant 3 jours pour permettre
l’évaporation de l’alcool contenu dans la S2,
- après évaporation complète de l’alcool on place la salière dans un dessiccatcur contenant du
silicagel pour poursuivre la dessiccation pendant 3 jours,
- sous la loupe binoculaire les nématodes contenus dans la salière sont pêchés et déposés dans
une goutte de glycérine sur la lame porte - objet,
- trois calles de diamètre conforme à celui des nématodes sont déposés en triangle dans la goutte.
- une lamelle est déposke lentement sur la goutte et l’excès de liquide qui déborde sous la lamelle
est éliminé avec un papier filtre,
- le bord de la lamelle est futé avec du “glyceel” ou vernis à ongles,
- la lame est étiquetée (genre, espèce, sese, localité, hôte, date) et conservée dans des boîtes de
collection pour séchage.
1. Conclusion générale
2. Recommandations
CHIBA, T. ; SUZUKI, M.,1990 . The influence of soi1 heating and application of live
matter into the soi1 on the occurrence of corky root, crown and mot-rot, and mot-knot
nématode (Meloidogyne spp.) in forcing tomato culture. Proceeding of the Kanto-Tosan
Protection Society No37 : 241-242.
FEREOL, L., 1995. les nématodes des cultures mardîchères en régions tropicales chaudes,
Revue bibliographiques 41 p.
FORTUNER,R. , & MERNY, G., 1973 .Les nématodes parasites des racines associés au riz
en Basse-Casamance (Sénégal) et en Gambie. Cahier ORSTOM, Serie Biologique, 2 1 : 3-30.
GUEYE, C. C., 1992 . Les problemes phytosanitaires au Sénégal et 1 ‘appareil déstiné à les
résoudre pp 19-38, b : méthode de recherche en écologie des traitements antiacridiens en
Afrique. Compte-rendu de l’atelier CCE-CIRAD du 24 au 27 Fvrier 1992, Montpellier
France : 175 p.
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---
- -
ZONE
-- --
OAKAi
L-
,
BAKEL 1
Annexe 2:
LABORATOIRE DE NEMATOLOGIE 1
N’ ~15001 fio d5001
Date : Recolt. :
Aspect :
Lieu :
( 10
L3
Rating schema for [Link] of root-knot infestatron (Zeck, 197 1)
o: Completc and healthy, root system, no infestation
1: Ver~, fcw galls cari only~bc detected upon close ewmination
3. Small galls as in ” 1” but more numerous and easy to detect
-.
3: Numerous small galls, some grown together, function of root net seriousl>, af Icctcd
3: Numerous small galls, some big gak, majority of roots still functioning
5: 25% of root system severely galled and not functioning
6: 50% of root system severely galled and not functioning
7: 75% of root system severely galled and lest for production
8: No healthy roots, nourishment of plant interrupted, plant still green
9: The completely galled root system is rotting, plant is dying
10: Plant and roots are dead
ANNEXES 4 :
Préparation et composition des produits utilisés Dow les montages de collection de spécimens de
nématode
- Lactophénol blanc:
* 500 cc de phénol cristallisé
* 100 cc d’acide lactique
* l(X)0 cc de glycérine
A. SOLUTIONS MEEES
* Gel de séparation
* ~4 de concentration
* Tampon cuve.
solution mère 50 ml
eau dist. qsp 500ml
* Gel de séparation
Sol. A Sol. B Eau Dist. Sol. c
1,5 ml 3 ml 1,5 ml 6 ml
* Gel de concentration
Sol. D sol. E Sucrose Sol. F
0,5 ml 1 ml 2 ml 0‘5 ml
Tampon phosphate 48 ml
Faet Blue RR 1 ml
Naphtyl acétate 1 ml
[Link] ET CONSERVATION DES GELS
*Acide acetique 10ml
*Eau distillke qsp 100ml
-Solution de desydratation
*Metanol 30ml
*Eau distillke qsp 100ml
Annexe ‘3x Résultat de l’electrophorèse
.--“.I.i ._.^ ”
Annexe 5c:
PROFILS ESTERASIQUES DE MELOIDOGK’VESPP.
(donnees INRA)
Rf
arenaria chitwoodi graminicola hapla hispaniicc1 incoanita i .vanica
0,:
0,:
-mm
---
.---
--em
----
.--- -ms. w--.
O%f ---
.--- -a-.
-mm --mm
m---
m-m-
---
m-w. -v-. --- ---- .-a-
mm-
0,;
078
T
),51
0,58 034
0,58
0,44 038
0‘41
0,5
r0,4
0,45
0,47
1,47
i
0,48
0,55
036
0,9
- Bande épaisse
1 - Bande moyenne
Bande fine
Annexe 5d:
PROFILS ESTERASIQUES DE MELOIDOGYNE SPP.
(données de Mireille FARGEITE)
0,4-
arenaria ir nanita
_---
iavanica
___-
----
mavaauensis
__--
0,5- - _-
___-
_-
0,6--'
0,7- -
W- 1
LM
0,9- -
l-
a1 a2 a3 a4 il i2 i3 i3 ml
0,79 0,79 0,75 0,65 0,71 0,65 0,86 0,69 0,69 0,69 0,51
0,85 0,79 0,71 0,76 0,71 0.81 0,81 0.89 0,56
0,85 0,89 0,89 0,65
0.71
, - Bande épaisse
- Bande moyenne
Bande fine
.ESPÈCES TEMPÉREES
Rm
0,5-
0,6,----- --
--
_---- --
OL---* --
----
08 -
W-J-
l-
ha1 hi1
0.74 0.59
O,%
0.71