Gestion des paiements internationaux
Gestion des paiements internationaux
Financement et paiements
internationaux
Filière : Économie-Gestion
Management à l’international
1
Chapitre introductif
Le circuit économique met en relation cinq agents économiques à travers des flux
réels et des flux monétaires.
2
Les sources de financement groupent :
- l’épargne,
- revenus et plus-values de placement (pour les particuliers),
- les fonds propres (fonds apportés par les investisseurs) et
l'autofinancement (pour l'entreprise),
- les crédits (fonds d'emprunt),
- les aides publiques pour certains types d'investissements (R&D...),
- les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales,…), et
accessoirement le don, l'héritage,…
Le financement permet :
- aux particuliers : l’achat ou construction immobilière et autres besoins
privés d'investissement ou de consommation
Ressources propres Financent leurs dépenses à CAF = une source de l’Etat dispose de
des agents l’aide de leur revenu financement propre issue ressources :
économiques non disponible = de l’activité recettes fiscales
financiers revenus primaires + d’exploitation. (ex : TVA, IR, IS)
revenus de transfert – investir, recettes non fiscales
prélèvements rembourser les dettes, (revenus des entreprises
obligatoires rémunérer les publiques, cessions…)
L’épargne (partie du actionnaires
revenu disponible qui
n’est pas immédiatement
consommée)
3
Besoins Financer l’acquisition A court terme : cycle Faire face à leurs
d’une automobile, d’exploitation (achats, dépenses de
d’électroménager ou un production,…) fonctionnement.
logement... Décalage entre les (décalage entre les
décaissements rentrées fiscales et les
immédiats et les décaissements mensuels).
encaissements qui
n’auront lieu que lors de Les dépenses
la vente. d’investissement liées
A moyen et long terme : aux infrastructures
financer les
investissements.
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Chapitre introductif
I- Qu’est-ce le paiement ?
C’est l’action de payer, de s'acquitter par un versement de ce qui est dû, ou de
verser une somme d'argent en échange d’un bien ou un service.
Les exportations, ou importations des biens, ou des prestations de services exigent
des paiements. Le choix du moyen de paiement dans le contrat de vente est très
important dans les relations commerciales internationales.
De nombreux types de règlements s'offrent et présentent tous des niveaux
différents de contrainte et de fiabilité pour l'acheteur et pour le vendeur. Ce qui
suppose un arbitrage permanent entre la sécurité apportée par le mode de
maniement, sa simplicité d'utilisation et sa rapidité d'exécution.
La différence entre les instruments et les techniques de paiement
- L’instrument de paiement est la forme matérielle qui sert de support au
paiement : Chèque, effets de commerce (lettre de change, traite), virement
bancaire.
- La technique de paiement exprime la procédure suivie pour que le paiement
puisse être réalisé, elle est donc couplée à l’instrument de paiement :
encaissement simple, remise documentaire, lettre de crédit stand by,
obligation bancaire de paiement…
2
Elle est accélérée par les progrès technologiques des systèmes de communication:
le développement économique tend à effacer les frontières entre pays pour
raisonner dans une économie mondialisée. Grâce aux progrès des transports et aux
développements des systèmes de communication, il y a eu une ouverture des
frontières en réponse aux politiques libérales.
Dans ce cadre, les flux monétaires et commerciaux internationaux sont devenus
de plus en plus importants, plus intenses, et plus risqués (un choc négatif dans un
pays se transmettra plus rapidement et plus intensément aux autres).
Les flux financiers ou mouvements de capitaux sont devenus prépondérants,
grâce:
À La libéralisation des marchés des capitaux
Aux progrès technologiques liant les systèmes de communication et
d’information
Aux innovations financières
Les effets de la mondialisation est la globalisation financière et l’hégémonie de la
finance. En effet, il y a eu la mise en place d’un marché unifié de l’argent au
niveau planétaire.
Ainsi, le système financier international prend la forme d’un méga-marché et se
caractérise par une double unité :
- de lieu : C’est-à-dire que les places financières sont interconnectées grâce
aux nouvelles technologies de l’information et de communication.
- Du temps : Le système financier fonctionne en continu, 24h sur 24.
On vit l’ère de la mondialisation financière qui est la mise en place d'un marché
unifié de l'argent au niveau planétaire.
Le processus de la globalisation est fondé sur la règle des trois « D » :
désintermédiation,
décloisonnement,
déréglementation.
La globalisation financière a eu des effets positifs et négatifs :
Les effets positifs :
- un financement à moindre coût
- une meilleure allocation des ressources
- le financement de la croissance mondiale
Les effets négatifs :
- la perte d’autonomie des économies nationales
- volatilités des taux de change
- le risque systémique
3
SFI? SMI?
Le Système Financier International est l’ensemble des opérations financières sur
le plan international. Il s'intéresse aux relations de change et de crédit entre pays.
Le SMI peut être défini comme « un ensemble cohérent de règles qui définit les
rapports entre les cours des différentes monnaies et qui assure
l’approvisionnement en liquidités internationales ».
C’est une structure mondiale des relations commerciales et financières dans
laquelle :
les taux de change sont établis,
le commerce international et les flux de capitaux sont effectués,
les ajustements des balances des paiements se font.
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Risque à l’international
Etant donné que parmi les effets positifs de la mondialisation financière, il y a la
possibilité d'utiliser les capitaux disponibles là où l'on en a besoin, les agents
économiques qui peuvent proposer de bons projets d'investissement, mais qui
n'ont pas de capitaux, peuvent lancer de nouveaux investissements et soutenir
leur croissance.
La libre circulation des capitaux permet aux pays qui disposent d'un surplus
d'épargne de le transférer vers les pays qui en manquent et en ont besoin. Il devrait
en résulter plus de croissance et plus d'emplois pour tous ...
Avantages attendus de la mondialisation financière :
L’amélioration de l’allocation des ressources financières à l’échelle
mondiale.
Augmentation de la croissance mondiale en général, et celle des pays en
développement.
Innovation en matière de la finance engendrée par la concurrence
internationale.
Effets négatifs de la mondialisation financière :
Nombreux risques : perte d'autonomie des économies nationales.
Risques de solvabilité, de contrepartie ou de crédit.
Risques de marché.
Spéculation.
Irrationalité des acteurs du marché.
Asymétrie d’information.
Comme les capitaux circulent librement d'une nation à l'autre, l'importance
de ces mouvements soumet les gouvernements à de nombreuses contraintes
économiques : quand un montant important arrive dans un marché, la valeur
de la monnaie va augmenter, toutes choses égales par ailleurs. À l'inverse
quand des capitaux importants sortent d'un territoire, la valeur de sa
monnaie tend à diminuer.
Nécessité de tout mettre en œuvre pour attirer les capitaux, tout en maintenant des
taux d'intérêt élevés quand la valeur d'une monnaie est menacée les investisseurs
se retirent
2
A l’international, tout se complique car :
les distances sont plus importantes ;
il y a moins bonne connaissance des partenaires ;
les délais sont plus longs ;
les environnements sont différents.
La gestion du risque client est plus importante à l'export que sur le marché
national, dans la mesure où, outre le risque commercial de nouveaux risques
naissent : risques économiques, politiques,… et le recours aux procédures de
recouvrement est plus aisé dans son propre pays que lorsque le créancier situé
dans un autre pays (loi, culture, langue… différentes).
Les principaux risques sont :
le risque de non-paiement ;
le risque de pays ;
Le risque du taux d’intérêt ;
le risque de change…
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I- Le risque commercial
Il s’agit de l’exposition à un danger dont on ne sait pas s'il se produira mais dont
on sait qu'il sera susceptible de se produire, inhérent à une situation ou une
activité.
Généralement une exposition à une créance impayée quand elle n‘est pas réglée
totalement ou partiellement, à la date exacte initialement convenue.
Le risque commercial concerne l'acheteur privé, c'est-à-dire un opérateur qui peut
être mis judiciairement ou administrativement en faillite.
Il recouvre le risque d'insolvabilité et donc le risque de non-paiement de la créance
financière : sécurité de la transaction, délai et retard de paiement, degré de
solvabilité...
Ce risque concerne également les autres aspects de la transaction : livraison des
marchandises, respect du contrat…
Les facteurs à considérer dans ce cas :
- La nature de l’entreprise (nouvel acheteur, client régulier, distributeur,
filiale,…)
- Situation financière de l’acheteur
- La réputation de l’acheteur en termes de respect des obligations (locales et
internationales)
- L’actionnariat de l’acheteur (privé ou public)
- Probabilité pour que l’expédition soit refusée
- Le montant et la perte éventuelle si l’expédition n’est pas acceptée par
l’acheteur
- La valeur de l’expédition
- Type de biens (périssables ou non)
L'appréciation des risques commerciaux est réalisée par les agences de notation
qui classent les entreprises en fonction de leur capacité à assurer leurs
engagements. Les sources d’informations peuvent être : les rapports des agences
indépendantes, le banking check, les informations reçues d’autres clients.
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II- Le risque Pays
Ce risque est important pour toute entreprise ayant ou voulant avoir une activité
commerciale à l'étranger. Il recouvre différents facteurs : politiques, économiques,
sociaux qui peuvent entraîner un risque de sinistre lors d'une opération avec un
pays étranger.
Il est indépendant des caractéristiques propres du partenaire commercial (client,
fournisseur) mais bien lié à l'environnement dans lequel s'effectue la transaction.
Le risque politique est défini comme "l'ensemble des évènements ou décisions
d'ordre politique ou administratif, nationales ou internationales pouvant entraîner
des pertes économiques, commerciales ou financières pour l'entreprise,
importatrices ou exportatrices, ou investissant à l'étranger."
Exemples de risque pays : instabilité politique dans un pays (risque de guerre, de
troubles politiques), mais aussi le protectionnisme, contrôle de change,
inconvertibilité de la devise…
Les facteurs à considérer sont :
- la situation politique dans le pays de l’acheteur
- la stabilité du gouvernement
- les possibilités d’annulation des licences d’importations
- les possibilités de coup d’état et de troubles civiles
- les possibilités de changement dans la réglementation du change pouvant
retarder les paiements à l’étranger
- la situation économique au pays de l’acheteur
- les tendances de l’économie : inflation, récession,...
- la situation de la balance des paiements
Les sources d’informations peuvent être :
- Le gouvernement
- Les rapports des agences bilatérales de développement
- Les rapports des agences privées
- Les données du FMI
- Les données de la Banque Mondiale
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Ce risque fait l'objet de mesure de la part de plusieurs organismes comme
la COFACE, l'OCDE…
La notation se fait avec des lettres, comme pour la COFACE qui note le risque
pays de A à D.
Echelle COFACE : A1, A2, A3, A4, B,C, D et E (A1 étant très faible ; D très
élevé ; E extrême).
Ou avec un chiffre comme pour l'OCDE qui note les pays sur une échelle allant
de 1 à 7.
III- Le risque de taux d'intérêt
Le risque de taux d'intérêt est le risque que fait courir au porteur d'une créance ou
d'une dette à taux fixe ou variable, l'évolution des taux entre la date de
l'engagement et la date de règlement.
En dehors des opérations spéculatives, le risque du taux d’intérêt pour l'entreprise
est de ne pas pouvoir répercuter l'augmentation d'emprunts à taux variables sur
les prix de vente de leurs biens ou services.
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Risque à l’international
IV- Le risque de change
Comme chaque pays a une monnaie propre, pour permettre les transactions, il est
nécessaire de procéder à des échanges de monnaie.
Le taux de change exprime le prix d'une monnaie dans une autre. Le taux de
change d'une monnaie est établi par rapport à une autre, qui résulte de la différence
entre l’offre et la demande.
1- Les régimes de change
Régime de change fixe : un taux fixe appelé parité, est défini par rapport à un
étalon de référence et s'applique lors de la conversion de la monnaie nationale en
devise étrangère. Les marges de fluctuations peuvent être fixées.
Les changes fixes sont dits ajustables lorsqu'il existe des possibilités de
dévaluation (baisse de la parité d'une monnaie par rapport à une autre) et de
réévaluation (l’inverse).
Régime de change flottant : les monnaies n'ont pas de parité officielle. Les cours
des monnaies résultent des offres et des demandes qui interviennent sur le marché
de change
La politique de change entre dans le cadre de la politique économique. Elle résulte
de l'utilisation de plusieurs instruments dont l'action doit permettre d'arriver à un
taux de change qui optimise la politique économique.
Le marché de change
Le marché de change (forex) est un marché où se vend et s'achète des devises. Ses
principales caractéristiques : il fonctionne en continu 24h/24h et il n’a pas de lieu
géographique précis ; mais les principaux centres sont New York, Londres et
Tokyo
Les principaux intervenants sont les banques, les grandes entreprises et les
banques centrales.
Dans une cotation, il y a toujours un cours acheteur et un cours vendeur. La
combinaison de ces deux cours s’appelle la fourchette de cotation et s’exprime
comme suit :
Euro : Achat Vente
10,57 11,12
2
Le marché au comptant : une opération de change au comptant est une opération
par laquelle deux devises sont échangées (achat ou vente) immédiatement, à un
cours convenu au moment de l’opération. Ce cours est appelé le cours au comptant
ou le cours spot.
Le marché à terme (ou forward) : une opération de change à terme est une
opération par laquelle deux devises sont échangées (achat ou vente) à un cours
convenu au moment de l’opération, mais pour une livraison à une date ultérieure
fixée d’un commun accord. Ce cours est appelé le cours à terme.
Le cours à terme = le cours spot +/– points de terme
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Date de changement du taux de change
Risque de consolidation
(translationnel)
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Risque à l’international
Avoirs
Total des avoirs valorisés au A t C
cours moyen
Engagements
Total des engagements B t D
valorisés au cours moyen
Position nette A-B C-D
2
La position de change déterminée est dite :
Nulle ou fermée si les engagements sont égaux aux avoirs ;
Ouverte dès qu'il y a une différence. La position est appelée « longue » s'il
y a un excédent de créances en devises et « courte » si l'excédent correspond
à des dettes.
- La détermination des seuils de tolérance
L'entreprise doit déterminer ses propres seuils de tolérance face au risque de
change. Les trois possibilités sont :
La non-couverture du risque : cette alternative peut être adoptée dans
l'hypothèse où on traite avec des devises stables.
La couverture systématique : elle consiste à se couvrir automatiquement
dès qu'apparaît un engagement ou un avoir en devises.
La couverture sélective : dans ce cas, le trésorier décide d'une méthodologie
qui déterminera quand il se couvrira ou non contre le risque de change.
Exportateur Importateur
Appréciation de la devise Il retarde le paiement Il accélère le paiement
Dépréciation de la devise Il accélère le paiement Il retarde le paiement
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L’option de devises : contrat optionnel qui permet d’acheter ou de vendre
une devise à un taux de change spécifié et à une période déterminée. Une
option de change est un contrat qui donne la possibilité à son titulaire
d’acheter, moyennant le règlement d’une prime :
o un droit de vendre (PUT) ou
o un droit d’acheter (CALL)
o Option européenne = l’exercice de l’option ne peut se faire qu’à
l’échéance
o Option américaine = l’exercice de l’option peut se faire durant toute
la durée du contrat
L’option de change permet donc de couvrir le risque tout en préservant la
possibilité de réaliser un gain de change dans le cas de l’évolution favorable du
cours de la devise
Swap : un swap est une opération simultanée de trésorerie, portant sur deux
devises, pendant une période déterminée, sur la base d’un cours spot
prédéfini, avec «l’emprunt» d’une devise et le «prêt» de l’autre devise.
o Swap de devises : l’échange des capitaux et des intérêts se fait sur la base
du cours au comptant. On peut décomposer le swap de change en deux
opérations, l’une conclue au comptant et l’autre à terme.
o Swap de change : c’est une double opération de change dont l’une est faite
au comptant et l’autre à terme. Ainsi on aura achat (ou vente) au comptant
contre une vente (ou achat) à terme de la devise.
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Le financement des opérations internationales
I- Besoins de financement
Le besoin de financement dépend de la stratégie d’internationalisation de
l’entreprise.
2
Une bonne gestion de trésorerie consiste à :
Maintenir une liquidité suffisante pour faire face aux échéances,
Optimiser la valeur des fonds en dépôt,
Réduire les frais de service
Les outils les plus importants de la gestion de trésorerie sont :
Le budget de trésorerie
Le plan de trésorerie
Le budget de trésorerie
C’est l’outil de prévision de l'évolution des liquidités de l'entreprise établi pour
un exercice comptable. Il permet d’anticiper l’impact sur les liquidités :
du volume des ventes ;
des conditions de paiement pour les clients et les fournisseurs
des investissements réalisés ;
des frais de structure ;
des dépenses pour la recherche
Il permet d’anticiper le recours à un crédit bancaire ou d’envisager le placement
d’un excédent de liquidité.
Le plan de trésorerie
Le plan de trésorerie pilote le budget dans la mesure où il actualise en permanence
(par semaine ou par mois) les prévisions budgétaires en fonction du déroulement
des différents cycles de l’entreprise. On parle du plan de trésorerie glissant
puisqu’à tout moment le trésorier compare les flux réalisés avec les prévisions et
actualise ces prévisions en fonction des écarts constatés.
2- Les budgets de trésorerie : Calcul et gestion
On calcule le niveau de trésorerie comme suit :
Niveau de trésorerie = Encaissements (encaissements sur ventes et autres,…) -
Décaissements (décaissements sur achats, salaires, charges sociales,
remboursements emprunts, …).
Ce niveau de trésorerie peut être représenté selon deux modes : un tableau ou un
graphique.
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Représentation sous forme d’un tableau
Mois N Mois N+1 Mois N+2
Trésorerie en début de mois A= Trésorerie N-1 = Trésorerie fin N = Trésorerie fin N+1
Encaissements mensuels B
Décaissements mensuels C
Trésorerie de fin de mois T = A+B-C
Encaissements
Niveau de trésorerie
Décaissements
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Le financement des opérations internationales
II- Les techniques bancaires de financement
- Les crédits de trésorerie, les facilités de caisse,…
- L’escompte des effets libellés en MAD
- La mobilisation de créances nées sur l’étranger (MCNE)
- L’avance en devises à l’export ou à l’import
- L’affacturage
1- Les crédits de trésorerie, les facilités de caisse
Le crédit de trésorerie est un emprunt à CT en dh pour financer le décalage entre
les dépenses et les recettes
La facilité de caisse permet de pallier les difficultés de trésorerie de courte durée;
en général prévues dans le cadre des conventions de compte.
Le crédit-relai est un prêt accordé par la banque pour la durée du délai de paiement
accordé par l’exportateur à son client.
2- L’escompte des effets de commerce
Un effet de commerce est un titre négociable représentant une créance payable à
court terme et mobilisable (qui circule). Un effet de commerce constitue à la fois
un moyen de paiement, grâce à la technique de l’endossement, et un instrument
de crédit par le biais de la technique de l’escompte.
Les principaux effets de commerce sont la lettre de change, le billet à ordre et le
warrant.
L’escompte est le mode de financement le plus traditionnel, puisqu’il consiste en
un rachat par le banquier des effets de commerce dont l’entreprise est propriétaire
avant leur échéance.
Il s’agit d’une solution financière intermédiaire qui permet à une entreprise de
couvrir ses besoins de trésorerie en cédant des effets de commerce.
L'escompte permet à une entreprise d'assurer la liquidité d'une partie de ses
créances et son coût est, en principe, moins élevé que le découvert.
Il permet à l’entreprise d’obtenir tout de suite la somme de la créance en échange
de l’effet de commerce.
L'escompte fait intervenir trois parties :
2
l'entreprise bénéficiaire de l'escompte, appelée le cédant,
le débiteur de l'effet appelé le cédé
le banquier qui est lui le cessionnaire.
Calcul de l’escompte
L’escompte est l’intérêt payé au banquier par l’entreprise qui mobilise sa créance.
Soient : C: valeur nominale ou (le montant sur l’effet de commerce).
V: montant reçu par l’entreprise qui mobilise sa créance.
E: l’intérêt retenu par le banquier.
V= C- E
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- La valeur actuelle rationnelle est la somme qui augmentée de ses propres intérêts
calculés au taux d’escompte en fonction du nombre de jours d’escompte devient
égale à la valeur nominale de l’effet.
Soient : A : la valeur actuelle rationnelle
C : la valeur nominale de l’effet
t: le taux d’escompte
n : le nombre de jours
A + At n/360 =C
A = C/(1+tn/360)
Er = C-A
Donc, l’escompte commercial est l’intérêt de la rémunération calculé sur la valeur
nominale tandis que l’escompte rationnel est l’intérêt de la rémunération calculé
sur la somme effectivement perçue par le vendeur de la créance.
Calcul des commissions
L’escompte implique le paiement de plusieurs commissions :
- Commission d’endos : calculée sur le nominal, prorata-temporis et non soumise
à la TVA
- Commission fixe : soumise à la TVA
- Commission d’encaissement: exprimée en % du nominal, soumise à la TVA
4
Bordereau de remise à l’escompte
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A partir de l’émission de la facture, l’importateur obtient de sa banque une avance
du même montant que la facture en devises (celles utilisées pour la transaction).
Cette somme est immédiatement affectée au règlement de la facture.
- AD Export: Financement en devises qui permet à l’exportateur d’accorder des
délais de paiement à ses clients étrangers sans grever sa trésorerie.
Vente des devises en monnaie
nationale
Paiement de la
facture en devises
Exportateur Importateur
Prêt en devises
Remboursement
du prêt avec les Banque de
devises de
l’exportateur
l’importateur 2
5- L’affacturage :
C’est la cession ou le transfert des créances de l’exportateur sur des clients
étrangers à une société d’affacturage, en contrepartie l’exportateur reçoit le
nominal des créances diminuées des frais et commissions.
Etape 1 : Cession des factures (créances) entre l’exportateur et la société
d’affacturage
Etape 2 : la société d’affacturage paie l’exportateur le montant nominal – frais de
commission
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AFFACTURAGE INTERNATIONAL
Cession de la
créance
Versement Relance de
de la somme l’importateur Règlement de
la facture
Société
d’affacturage 20
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Avantages :
- Evite le risque de non-paiement
- Alimente la trésorerie tout de suite
- Evite la gestion administrative des clients
Frais et commissions :
- Risque de non-paiement
- Gestion du portefeuille
- Gestion des comptes clients
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Les techniques de financement à moyen terme
I- Le forfaiting
Le forfaiting ou le forfaitage permet au vendeur de céder ses créances auprès du
forfaiteur sans aucun recours (le vendeur n’aura plus affaire à l’importateur, le
responsable sera une banque garante ou une autre institution)
L’exportateur vend ses créances au forfaiteur, moyennant des commissions et le
taux d’escompte. Les risques existant pour le forfaiteur influencent la commission
exigée (les risques de non-paiement (insolvabilité du client), risque de non
transfert, gestion administrative des postes clients).
La condition pour que le forfaiteur accepte l’effet de commerce est qu’il soit
garanti : acceptation de la traite et aval du billet.
Envoi de la traite
Avantage :
- Reconstitution de la trésorerie
- Evite le risque de non-paiement
- Evite le risque de non transfert
- Evite le risque de change
- Allégement du bilan
2
La différence entre le factoring et le forfaiting :
Le factoring est à court terme pour les biens de consommation alors que le
forfaiting est pour le long terme et les biens de production.
Le factoring concerne les factures de tous les clients par contre le forfaitage c’est
2 ou 3 factures parmi toutes les factures que l’entreprise possède.
II- Le crédit-bail international
Le crédit-bail est une opération de location de biens qui donne la faculté au
locataire d’en acquérir tout ou une partie, moyennant une prime convenue à
l’avance tenant compte, pour partie au moins, des versements effectués à titre de
loyers.
Le crédit-bail international est une technique de financement qui permet à
l'importateur d'avoir une solution de financement sous la forme d'un leasing, et à
l'exportateur de faciliter la vente. L'exportateur met en place un contrat auprès
d'un importateur.
La banque de l’importateur met en place un leasing. Elle acquiert les machines de
l'exportateur puis les loue sous la forme d'un crédit-bail à l'importateur.
Expédition de la machine
Exportateur Importateur
redevances
Versement
Contrat de
Demande crédit-bail
de crédit-
bail
Société de Société de 2
crédit-bail Transmission de la demande crédit-bail à 1
marocaine l’étranger
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Les moyens internationaux de paiement
Le système bancaire international met à la disposition de tous les acteurs
différents moyens de paiements qui vont permettre de couvrir peu ou totalement
le risque de non-paiement.
Les moyens les plus utilisés sont :
- Le virement international SWIFT
- Le chèque international
- L’effet de commerce
- La remise documentaire
- Le crédit documentaire
- La lettre de crédit Stand By
Les déterminants du choix
Pour choisir un moyen de paiement, on doit prendre en considération :
- Le montant
- Le pays
- Les coutumes commerciales
- L’ancienneté de la relation
- Le risque acceptable
- Les délais de paiement
- La monnaie de facturation…
I- Le virement bancaire SWIFT
Le virement bancaire est une opération d'envoi (transfert) ou de réception
(rapatriement) d'argent entre deux comptes bancaires.
Le virement international est le mode de paiement le plus utilisé à l’international
où l’acheteur donne l’ordre à son banquier de payer son créancier par virement.
SWIFT «Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication» est un
réseau de télétransmission qui élimine les distances entre les banques des
différents pays raccordés par ce système. C’est un réseau électronique
interbancaire, auquel sont commutés plusieurs milliers de banques dans le monde,
et offre des services diversifiés (transferts de compte à compte, opérations
sur devises ou sur titres, recouvrements, etc).
2
- Les messages acheminés par SWIFT sont normalisés, cette normalisation
assure la rapidité d'émission et facilite la lecture des messages à leur arrivée.
- Le virement SWIFT est un système sûr, rapide, peu coûteux et fiable.
- Il constitue le moyen le plus rapide et le moins coûteux. Cependant, il ne
comporte aucune garantie de paiement et, à ce titre, doit être utilisé entre
partenaires commerciaux entretenant des relations de confiance.
Les avantages du SWIFT :
- Sûr et rapide
- Peu cher
- Message SWIFT sécurisé
Les inconvénients du SWIFT :
- Il est à l’initiative du débiteur
- La législation de change du pays de l’acheteur peut interdire le paiement
d’avance
II- Le chèque international
Le chèque est un ordre écrit et inconditionnel de paiement à vue, en faveur d’un
bénéficiaire. Il est assez répandu et peu onéreux, mais il implique des risques de
non-paiement, de change (s’il est rédigé en devise).
- Le paiement par chèque permet des transferts d'argent commodes entre deux
personnes, sans transport d'espèces et sans passage par un système
électronique.
- Le chèque, lorsqu'il est remis à l'encaissement, nécessite une procédure
d'identification et de reconnaissance de la signature apposée. Cette procédure
pèse sur le coût de l'opération d'encaissement.
- Facile à mettre en œuvre, le chèque présente néanmoins l'inconvénient majeur
de ne pas offrir au bénéficiaire toute garantie d'être payé.
- Le bénéficiaire peut demander à ce que le chèque soit certifié par la banque du
tireur qui s’engage à bloquer la provision pendant la durée légale de
présentation du chèque.
- Le chèque d’entreprise est également un moyen de sécuriser le paiement, car
le chèque est directement débité sur le compte de l’acheteur lors de sa
présentation auprès de sa banque.
- Pour éviter le risque d’impayés, le bénéficiaire doit exiger un chèque de
banque émis par une banque sur instruction de l’acheteur étranger et débité des
caisses de la banque ou d’un de ses correspondants.
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- Le chèque de banque est émis par une banque. Il apporte davantage de sécurité
en matière de provision, pour autant que l'établissement bancaire du tireur soit
de premier rang.
Le chèque est un moyen de paiement de moins en moins utilisé car :
- la valeur juridique d'un chèque est différente selon les pays ;
- le chèque est soumis à la réglementation bancaire du pays où le chèque est
payable ;
- le paiement n'est pas garanti et les impayés sont connus tardivement ;
- les délais d'encaissement sont de 4 à 15 jours en fonction du lieu où le chèque
est payable ;
- les chèques peuvent être perdus, volés, falsifiés et détournés.
III- Les effets de commerce
Billet à ordre BO : Un écrit par lequel l’acheteur appelé souscripteur du billet à
ordre, permet à son vendeur créancier appelé bénéficiaire du billet à ordre, le
paiement de la somme due à vue ou à une date ultérieure sur présentation du billet
à ordre à une banque désignée. Le billet à ordre est toujours à l’initiative de
l’importateur.
Lettre de change : La lettre de change, également appelée traite, est un moyen de
paiement par lequel le fournisseur (tireur) donne l'ordre à son client (tiré) de payer
soit à lui-même, soit à un tiers (bénéficiaire), une certaine somme, à une date
déterminée.
- L’effet de commerce est émis sur l’initiative du vendeur qui détermine la date
du paiement. Cependant, il ne supprime pas les risques d’impayés, de perte et
de vol.
- La lettre de change est soumise à l’acceptation du client et son recouvrement
peut être long.
- Comme pour le chèque, il est nécessaire de se renseigner sur les
réglementations nationales spécifiques attachées à ce moyen de paiement.
- Pour présenter une meilleure garantie, l'effet de commerce doit être avalisé par
une banque.
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Les avantages :
Possibilités de recours cambiaire si la législation locale le permet.
Inconvénients :
Droit local (frais de timbres, formalisme …)
N’est pas une garantie de paiement … sauf aval bancaire vérifié
Délais et coûts d’encaissement.
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Les moyens de paiement documentaires
I- La remise documentaire
Cette technique consiste pour l'exportateur à confier à sa banque les documents
commerciaux et financiers, avec mandat, de les faire remettre par une banque à
l'acheteur contre paiement comptant ou engagement de payer à une échéance
donnée.
Le vendeur (par l’intermédiaire de sa banque) fait établir les documents de
transport à l’ordre d’une banque après accord préalable de celle-ci et les envoie
(avec d’autres documents : facture) avec instructions irrévocables à cette banque
de ne remettre l’ensemble des documents à l’acheteur que contre le paiement ou
l’acceptation d’effets.
- Même si ce système offre l'avantage d'être un système simple, il ne constitue
pas une garantie de paiement et suppose donc une relative confiance envers
l’acheteur.
- Les banques jouent uniquement un rôle d'intermédiaire, elles n'ont pas
d'engagement financier dans cette opération dès lors qu'elles se conforment
strictement aux instructions de l'exportateur indiquées dans le bordereau de
remise.
- Pas d’engagement bancaire : si l’acheteur ne paie pas, le vendeur ne sera pas
payé et les marchandises ne seront pas livrées à l’acheteur. Il faut soit les
revendre sur place ou les rapatrier
1- Terminologie :
- L'importateur = l'acheteur = le tiré
- L'exportateur = le vendeur = le tireur ou donneur d'ordre
- La banque de l'exportateur = la banque remettante
- La banque de l'importateur = la banque présentatrice (chargée de
l’encaissement)
- D/P : Documents contre paiement
- D/A : Documents contre acceptation
- Avis de sort : information envoyée par la banque présentatrice concernant la
réalisation de l’encaissement : paiement ou acceptation ou sa non-réalisation.
2- Technique
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L'exportateur donne mandat à sa banque de remettre les documents
représentatifs de la marchandise expédiée à la banque de l'importateur avec pour
mission de les présenter à l'importateur et donc de s'en dessaisir soit :
- Documents contre paiement (D/P) : la banque de l'importateur ne se
dessaisira des documents que contre le paiement comptant de la totalité de
la somme due.
- Documents contre acceptation (D/A) : la banque de l'importateur ne se
dessaisira des documents que contre acceptation de la traite à échéance,
faisant partie des documents reçus.
3- Fonctionnement
1. Une fois l'expédition des marchandises effectuée, l'exportateur remet à sa
banque les documents représentatifs de l'exportation c'est-à-dire au minimum une
facture et un document de transport. Il va mandater sa banque pour qu'elle
présente les «documents contre» les termes de paiement fixés selon ses
instructions indiquant impérativement :
Le nom et l'adresse complète du tiré (l'importateur)
Les instructions complètes et précises quant au règlement
L'adresse postale complète de la banque de l'importateur
Le numéro de compte à créditer
2. La banque de l'exportateur traite la remise documentaire et adresse la liasse à
la banque remettante
3. La banque remettante ne vérifie pas les documents, elle regarde leur apparente
compatibilité
La totalité des documents, y compris la traite éventuelle, constitue la remise
documentaire. Il est donc formellement interdit d'ajouter ou de retirer un
document.
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Transmission des
documents d’expédition
Banque
remettante Banque présentatrice
Paiement
Paiement
25
3
Les avantages :
- La remise documentaire ne nécessite pas de ligne de crédit.
- C'est un bon outil du commerce international entre des partenaires se
connaissant bien.
Les inconvénients :
- Pour l’exportateur, le document contre acceptation n'est pas une garantie de
paiement, (risque commercial).
- Les « usages » douaniers et bancaires locaux.
- Les coûts : différentes commissions sont perçues par les banques dans le cadre
du traitement d’une remise documentaire
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- à l'exportateur d'être payé de sa créance correspondant à une expédition de
marchandise, contre présentation des documents conformes selon les conditions
et dans les délais requis dans l'engagement émis en sa faveur
- à l'importateur de payer sous réserve du respect des conditions de l'engagement
bancaire, les documents reflétant les marchandises expédiées.
1- Terminologie :
- Donneur d’ordre : acheteur, importateur
- Bénéficiaire : vendeur, exportateur
- la banque émettrice = la banque du donneur d’ordre
- la banque notificatrice = la banque correspondante dans le pays du
bénéficiaire
Un crédit documentaire se réalise habituellement par voie maritime avec un
incoterm de vente au départ. Les documents utilisés dépendront de l’incoterm
utilisé, des marchandises, des accords douaniers, confiance …
Documents systématiquement exigés
- Facture (invoice : document de prix)
- Liste de colisage (packing list : la note de poids)
- Document de transport (connaissement maritime, lettre de transport
aérien…)
Autres documents possibles
- Certificat d’assurance
- Certificat d’origine
- Certificat phytosanitaire
- Certificat de contrôle qualité
2- Les principaux types de crédits documentaires :
- Crédit révocable : peut-être annulé ou amendé par le donneur d’ordre ou sa
banque tant que les documents conformes n’ont pas été présentés. C’est un
moyen de paiement sans réelle garantie.
- Crédit irrévocable : est une garantie de paiement contre le risque commercial.
- Crédit irrévocable et confirmé : est une garantie de paiement contre risque
commercial et politique.
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3- Les modes de réalisation
4- Technique
Le crédit documentaire est un engagement (généralement irrévocable) par lequel
une banque accepte, à la demande de son client importateur, de régler à la banque
d'un exportateur étranger en devises ou monnaie locale, dans des conditions et des
délais prévus dans l'ouverture de crédit documentaire (documents reconnus
conformes), le prix des marchandises expédiées de l'étranger ou de la prestation
de services réalisée.
A l'ouverture, sur instruction de la banque émettrice et à l'ouverture de crédit, la
banque correspondante va soit :
- notifier simplement l'ouverture au bénéficiaire : la banque avise l'exportateur
qui, dès lors qu'il a rempli ses engagements, se trouve protégé contre le risque
commercial (non-paiement de l'importateur) ;
- notifier et confirmer le crédit : la banque correspondante ajoute son propre
engagement financier à celui de la banque émettrice. Le bénéficiaire est alors
protégé contre le risque commercial et contre les risques politiques et de
contrepartie (banque) entraînant un non transfert de fonds.
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Donneur
d’ordre Bénéficiaire
(importateur) (exportateur)
7- Paiement au bénéficiaire
2- Ouverture
Banque Banque
8-Transmission des documents à la
émettrice notificatrice 264
banque émettrice
10-Remboursement à la banque
notificatrice
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Les inconvénients à l’exportation :
- Un risque pris sur la signature de la banque et le pays de l’importateur.
- Une possible attitude de défiance de la part de l'exportateur à l'égard de
l'importateur.
Les inconvénients à l’importation :
- La mise en place préalable d'une ligne de crédit import
- Le coût lié à l’engagement de la banque qui peut peser sur le prix de revient
surtout en cas de montant unitaire faible. Le crédit documentaire présente
une multitude de commissions et frais annexes : frais d’ouverture, frais de
modification, frais de prorogation…
- La nécessité de sélectionner avec soins, sans les multiplier à outrance, les
documents à exiger en représentation de l’opération d’importation qui sera à
régler.
- Pour l’exportateur comme pour l’importateur, le crédit documentaire
fonctionne selon des règles strictes indissociables de la sécurité qu’il offre.
III- La lettre de crédit STAND BY
Appelée également SBLC (stand-by letter of credit) est garantie bancaire avec
laquelle l'importateur garantit à son fournisseur que sa banque se substituera à lui
s'il est défaillant, à condition que l'exportateur présente les documents réclamés
comme preuve de l'existence de la créance.
- Contrairement au crédit documentaire qui doit se réaliser, la SBLC a pour
vocation de ne pas être mise en jeu. Donc ce n'est pas exactement un moyen
de paiement, c'est un contrat financier indépendant du contrat commercial.
- C'est l'acheteur qui est à l'origine de la SBLC et qui en fait la demande auprès
de sa banque (banque émettrice), qui informera le vendeur par l'intermédiaire
d'une banque notificatrice (ou confirmante).
- En cas de non-paiement de l'acheteur, le vendeur se retourne contre la
banque notificatrice qui se fait rembourser par la banque émettrice. Elle
Charge cette dernière de se faire rembourser par l'acheteur.
- La validité de la LCSB est fixée en fonction des délais de règlement (à vue ou
à terme) entre les parties l'importateur et l’exportateur augmentée de quelques
jours (10 à 15 jours) de façon à en permettre la mise en jeu.
- Sa mise en jeu auprès de la banque émettrice repose uniquement sur la
présentation de copies des documents listés à l'ouverture (facture, documents
de transport, et de tous autres qui seraient jugés nécessaires) et d'une attestation
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(texte défini dans la LCSB) signée par le bénéficiaire indiquant le défaut de
paiement de l'importateur à l'échéance. Les documents originaux auront, par
ailleurs, permis à l'importateur de prendre possession de la marchandise.
- La banque émet la SBLC à la demande de son client importateur. Le texte de
la garantie mentionnera notamment que :
la mise en jeu doit être faite aux caisses de la banque émettrice.
tout paiement partiel vient en diminution du montant de l'engagement
initial.
La banque du bénéficiaire notifiera simplement la SBLC sans autre
engagement de sa part.
Le défaut de paiement de l'importateur est constaté par l'exportateur qui
présente à la banque émettrice, à l'intérieur de la validité de son engagement
de SBLC, la copie des documents demandés accompagnés de l'attestation
en bonne et due forme.
Donneur d’ordre
Instructions d’ouverture
Bénéficiaire
Banque émettrice
Banque notificatrice
Ouverture
(et éventuellement
confirmante)
Notification de la SBLC
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Il existe une grande variété de schémas possibles :
- SBLC garantie de paiement ou garantie de marché
- Une seule banque (émettrice) ou deux banques (émettrice et notificatrice, voire
confirmante)
- Une SBLC est soumise à une date de validité
- Une SBLC peut-être transférable
- Une SBLC est souvent revolving (utilisée dans le cadre de courant d’affaires)
IV- Autres moyens : Le contre-remboursement
Consiste à exiger, par écrit, d’un transporteur ou d’un organisateur de transport
qu’il ne remette la marchandise confiée que contre paiement par le destinataire.
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