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Exercices de mathématiques avancées

Le document contient des énoncés et corrections d'exercices mathématiques portant sur des concepts d'algèbre linéaire, tels que la densité des sous-groupes, la diagonalisabilité des endomorphismes, et les propriétés des matrices nilpotentes. Chaque exercice aborde des théorèmes et des démonstrations spécifiques, illustrant des résultats importants dans le cadre des espaces vectoriels et des applications linéaires. Les exercices sont numérotés et incluent des corrections détaillées pour chaque énoncé.

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Exercices de mathématiques avancées

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fr] édité le 24 septembre 2016 Enoncés 1

Exercice 1 [ 02948 ] [Correction] Exercice 7 [ 02980 ] [Correction]


(a) Montrer que tout sous-groupe additif de R qui n’est pas monogène est dense dans R. Soit ϕ une application de M2 (C) vers C vérifiant :
λ 0
!
(b) Soit x ∈ R \ Q. Montrer qu’il existe une infinité de (p, q) ∈ Z × N∗ tels que ∀A, B ∈ M2 (C), ϕ(AB) = ϕ(A)ϕ(B) et ϕ =λ
0 1
p 1
x− < 2 Montrer que ϕ = det.
q q
(c) Montrer la divergence de la suite de terme général
Exercice 8 [ 02675 ] [Correction]
1 Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie.
un =
n sin n Déterminer les f ∈ L(E) tels que tout sous-espace vectoriel de E stable par f possède un
supplémentaire stable.

Exercice 2 [ 02939 ] [Correction]


Soient E un espace vectoriel de dimension finie, p et q dans L(E) tels que p ◦ q = q et Exercice 9 [ 03023 ] [Correction]
q ◦ p = p. Les endomorphismes p et q sont-ils diagonalisables ? codiagonalisables ? Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E).
On note I1 = {P ∈ C[X]/P(u) = 0} et I2 = P ∈ C[X]/P(u) est nilpotent .


(a) Montrer que I1 et I2 sont des idéaux non nuls de C[X].


Exercice 3 [ 03033 ] [Correction] On note P1 et P2 leurs générateurs unitaires respectifs.
Soient A et B dans Mn (R). On suppose que A est nilpotente et qu’il existe P ∈ R[X] tel (b) Établir un lien entre P1 et P2 .
que P(0) = 1 et B = AP(A). Montrer qu’il existe Q ∈ R[X] tel que Q(0) = 1 et A = BQ(B).
(c) Montrer l’existence de Q ∈ I2 tel que u − Q(u) est diagonalisable

Exercice 4 [ 03116 ] [Correction] Exercice 10 [ 03095 ] [Correction]


Soient E un espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E) nilpotent. Soit Φ : M2 (R) → R vérifiant
Soit S un sous-espace vectoriel de E stable par u et tel que !
0 1
∀A, B ∈ M2 (R), Φ(AB) = Φ(A)Φ(B) et Φ , Φ(I2 )
E = S + Im u 1 0

Montrer que S = E. (a) Démontrer que Φ(O2 ) = 0.


(b) Si A est nilpotente, démontrer que Φ(A) = 0.
(c) Soient A ∈ M2 (R) et B la matrice obtenue à partir de A en permutant les lignes de A.
Exercice 5 [ 02868 ] [Correction] Démontrer que Φ(B) = −Φ(A).
Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie non nulle, (a, b) ∈ C2 , f et g dans L(E) (d) Démontrer que A est inversible si, et seulement si, Φ(A) , 0.
tels que
f ◦ g − g ◦ f = a f + bg
Exercice 11 [ 02861 ] [Correction]
Montrer que f et g ont un vecteur propre commun.
Déterminer les valeurs propres de la matrice
0 · · · 0 1
 
Exercice 6 [ 00938 ] [Correction]  . .. .. 
 .. . .  ∈ Mn (R)
Soient n ∈ N∗ , A et B dans Mn (C) et λ1 , . . . , λn , λn+1 deux à deux distincts dans C. On  
0 · · · 0 1
suppose, pour 1 ≤ i ≤ n + 1, que A + λi B est nilpotente. 
Montrer que A et B sont nilpotentes. 1 ··· 1 1

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[[Link] édité le 24 septembre 2016 Enoncés 2

Exercice 12 [ 03255 ] [Correction] Exercice 17 [ 03073 ] [Correction]


Soit Étant donné E un espace vectoriel de dimension finie, u un endomorphisme de E et λ un
 0 (b) scalaire, on dit que λ est séparable si le noyau et l’image de u − λ Id sont supplémentaires.
 
..

Mn = 

.
 ∈ Mn (C)
  (a) Montrer que tout scalaire non séparable de u en est une valeur propre.
(a) 0 (b) Montrer qu’un endomorphisme scindé est diagonalisable si, et seulement si, toutes
À quelle condition la matrice Mn est-elle diagonalisable ? ses valeurs propres sont séparables.
Déterminer alors une base de vecteurs propres (c) Caractériser la séparabilité d’une valeur propre à l’aide du polynôme minimal de u.
(d) Soit, avec ces notations, l’endomorphisme m de L(E) qui à v associe u ◦ v.
Comparer l’ensembles ses scalaires séparables relativement à m avec celui des
Exercice 13 [ 03270 ] [Correction] scalaires séparables relativement à u.
(a) Déterminer les entiers k pour lesquelles l’équation

eiθ + eikθ = 1 Exercice 18 [ 01353 ] [Correction]


Soient E un K-espace vectoriel et u ∈ L(E). On suppose qu’il existe P ∈ K[X] tel que
admet au moins une solution θ ∈ R.
P(u) = 0. Si Q ∈ K[X], existe-t-il R ∈ K[X] tel que R(Q(u)) = 0 ?
(b) Soit S k l’ensemble des suites réelles u telles que

∀n ∈ N, un+k = un + un+k−1
Exercice 19 [ 03477 ] [Correction]
À quelle condition sur k, S k contient-il une suite périodique non nulle. Soit A ∈ Mn (R).
(a) On suppose A3 = A2 . Montrer que A2 est diagonalisable et que A2 − A est nilpotente.
(b) Plus généralement on suppose Ak+1 = Ak pour un certain entier k > 0.
Exercice 14 [ 02954 ] [Correction]
Établir l’existence d’un entier p > 0 tel que A p est diagonalisable et A p − A
Soit A ∈ Mn (C) telle que tr(Am ) → 0 quand m → +∞.
nilpotente.
Montrer que les valeurs propres de A sont de module < 1

Exercice 15 [ 03032 ] [Correction] Exercice 20 [ 00838 ] [Correction]


Soit f : Mn (C) → C non constante telle que : Soit A ∈ M2 (Z) vérifiant :
∃n ∈ N∗ , An = I2
∀(A, B) ∈ Mn (C)2 , f (AB) = f (A) f (B) Montrer que A12 = I2 .
Pour A ∈ Mn (C), prouver l’équivalence :

A inversible ⇐⇒ f (A) , 0 Exercice 21 [ 02652 ] [Correction]


On fixe n ∈ N∗ et on note

Exercice 16 [ 03474 ] [Correction] En = {A ∈ Mn (Z) | ∃m ∈ N∗ , Am = In }


Soient K un corps et A1 , A2 , . . . , An des matrices de Mn (K) nilpotentes commutant deux à
deux. Pour A ∈ En , on pose
Montrer ω(A) = min {m ∈ N∗ | Am = In }
A1 A2 . . . An = On Montrer que ω(En ) est fini.

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[[Link] édité le 24 septembre 2016 Enoncés 3

Exercice 22 [ 03024 ] [Correction] (a) Soit ϕ ∈ O(E). Montrer que M(ϕ) ⊕⊥ F(ϕ) = E.
On définit sur R[X] le produit scalaire (b) Si (u1 , . . . , uk ) est libre, montrer :
Z 1
hP, Qi = P(t)Q(t) dt M(su1 ◦ · · · ◦ suk ) = Vect(u1 , . . . , uk )
0
(c) On suppose (u1 , . . . , uk ) libre. Soient v1 , . . . , vk ∈ E \ {0} tels que
Existe-t-il A ∈ R[X] tel que

∀P ∈ R[X], P(0) = hA, Pi? su1 ◦ · · · ◦ suk = sv1 ◦ · · · ◦ svk

Montrer que (v1 , . . . , vk ) est libre.


Exercice 23 [ 03079 ] [Correction]
On définit
1  2 (n) Exercice 26 [ 03077 ] [Correction]
Qn (X) = (X − 1)n Soient m, n ∈ N∗ et M ∈ Mm,n (R).
2n n!
(a) Soit n ≥ 1. Montrer que Qn possède n racines simples dans ]−1 ; 1[. Établir l’existence de U ∈ Om (R) et V ∈ On (R) telle que la matrice N = U MV vérifie :

(b) Montrer que ∀(i, j) ∈ {1, . . . , m} × {1, . . . , n} , i , j =⇒ Ni, j = 0


Qn = X n + (X 2 − 1)Rn (X)
avec Rn ∈ R[X]. En déduire Qn (1) et Qn (−1).
(c) On pose, pour (P, Q) ∈ R[X]2 ,
Z 1
hP, Qi = P(t)Q(t) dt
−1

Montrer que Qn est orthogonal à Rn−1 [X].


(d) Calculer kQn k2 .

Exercice 24 [ 02915 ] [Correction]


Soit A ∈ Mn (R) antisymétrique. Montrer que A est orthogonalement semblable à une
matrice diagonale par blocs avec sur la diagonale des zéros et des blocs de la forme
!
0 a
−a 0

où a ∈ R

Exercice 25 [ 03076 ] [Correction]


Soit (E, h., .i) un espace euclidien.
Pour ϕ ∈ O(E), on note M(ϕ) = Im(ϕ − IdE ) et F(ϕ) = ker(ϕ − IdE ).
Si u ∈ E \ {0}, su désigne la symétrie orthogonale par rapport à l’hyperplan u⊥ .

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[[Link] édité le 24 septembre 2016 Corrections 4

Corrections Puisque le sous-groupe H = Z + 2πZ, n’est pas monogène (car π irrationnel), H est
dense dans R et par l’application |sin(.)| qui est une surjection continue de R sur
Exercice 1 : [énoncé] [0 ; 1], on peut affirmer que {|sin n| | n ∈ N} est dense dans [0 ; 1].
En particulier, il existe une infinité de n tel que |sin n| ≥ 1/2 et pour ceux-ci
(a) Soit H un tel groupe. Nécessairement H , {0} ce qui permet d’introduire |un | ≤ 2/n.
a = inf {h > 0 | h ∈ H} Ainsi, il existe une suite extraite de (un ) convergeant vers 0.
Au final, la suite (un ) diverge.
Si a , 0, on montre que a ∈ H puis par division euclidienne que tout x ∈ H est
multiple de a. Ainsi H = aZ ce qui est exclu. Il reste a = 0 et alors pour tout ε > 0, il
existe α ∈ H ∩ ]0 ; ε]. On a alors αZ ⊂ H et donc pour tout x ∈ R, il existe Exercice 2 : [énoncé]
h ∈ αZ ⊂ H vérifiant |x − h| ≤ α ≤ ε. Ainsi H est dense dans R. p ◦ p = p ◦ (q ◦ p) = (p ◦ q) ◦ p = q ◦ p = p et donc p est un projecteur. De même q est un
(b) Soit x ∈ R \ Q. Pour N ∈ N∗ , considérons l’application projecteur et donc p et q sont diagonalisables. Si p et q sont codiagonalisables alors p et q
commutent et donc p = q ◦ p = p ◦ q = q. Réciproque immédiate.
f : {0, . . . , N} → [0 ; 1[

définie par f (k) = kx − bkxc. Puisque les N + 1 valeurs prises par f sont dans les N Exercice 3 : [énoncé]
intervalles [i/N ; (i + 1)/N[ (avec i ∈ {0, . . . , N − 1}), il existe au moins deux valeurs On sait qu’il existe p ∈ N∗ tel que A p = On .
prises dans le même intervalle. Ainsi, il existe k < k0 ∈ {0, . . . , N} tel que En introduisant les coefficients de P, la relation B = AP(A) donne
1
f (k0 ) − f (k) < B = A + a2 A2 + · · · + a p−1 A p−1
N
. En posant p = bk0 xc − bkxc ∈ Z et q = k0 − k ∈ {1, . . . , N}, on a |qx − p| < 1/N et On en déduit
donc
p 1 1 B2 = A2 + a3,2 A3 + · · · + a p−1,2 A p−1 ,. . . , B p−2 = A p−2 + a p−1,p−2 A p−1 , B p−1 = A p−1
x− < < 2
q Nq q
En inversant ces équations, on obtient
En faisant varier N, on peut construire des couples (p, q) distincts et donc affirmer
qu’il existe une infinité de couple (p, q) ∈ Z × N∗ vérifiant A p−1 = B p−1 , A p−2 = B p−2 + b p−1,p−2 A p−1 ,. . . , A2 = B2 + b3,2 B3 + · · · + b p−1,2 B p−1
p 1
x− < 2 et enfin
q q A = B + b2,1 B2 + · · · + b p−1,1 B p−1
(c) Puisque π est irrationnel, il existe une suite de rationnels pn /qn vérifiant ce qui détermine un polynôme Q ∈ R[X] vérifiant Q(0) = 1 et A = BQ(B).
pn 1
π− < 2
qn qn
Exercice 4 : [énoncé]
avec qn → +∞. Montrons par récurrence sur k ∈ N∗
On a alors
E = S + Im uk
1 1 1 1 qn 1
u pn = = ≥ ≥ →
pn sin pn pn sin (pn − qn π) |pn | |pn − qn π| pn π La propriété est vraie par hypothèse pour k = 1.
Ainsi la suite (un ) ne tend pas vers 0. Supposons la propriété vraie au rang k ≥ 1.
On a évidemment
{|sin n| | n ∈ N} = {|sin(n + 2kπ)| | n ∈ Z, k ∈ Z} = |sin (Z + 2πZ)| S + Im uk+1 ⊂ E

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[[Link] édité le 24 septembre 2016 Corrections 5

Inversement, soit x ∈ E. Par hypothèse de récurrence, on peut écrire Exercice 6 : [énoncé]


Une matrice M ∈ Mn (C) nilpotente vérifie M n = On . Considérons la matrice (A + xB)n .
x = a + uk (b) avec a ∈ S et b ∈ E Les coefficients de cette matrice sont des polynômes de degrés inférieurs à n s’annulant
chacun en les λ1 , . . . , λn , λn+1 , ce sont donc des polynômes nuls. Ainsi, pour tout x ∈ C,
Or, on peut aussi écrire (A + xB)n = On . En particulier pour x = 0, on obtient An = On . Aussi pour tout y , 0, en
b = a0 + u(c) avec a0 ∈ S et c ∈ E considérant y = 1/x, on a (yA + B)n = On et en faisant y → 0, on obtient Bn = On .
On en déduit
x = a + uk (a0 ) + uk+1 (c) ∈ S + Im uk+1
Exercice 7 : [énoncé]
car a + uk (a0 ) ∈ S puisque S est un sous-espace vectoriel stable par u. ϕ(I2 ) = 1 donc si P est inversible alors ϕ(P−1 ) = ϕ(P)−1 . Par suite, si A et B sont
Ainsi E ⊂ S + Im uk+1 puis l’égalité. semblables alors ! ϕ(A) = !ϕ(B).
Récurrence établie. µ 0 λ 0
! !
1 0 1 0
Puisque et sont semblables, ϕ = µ puis ϕ = λµ. Ainsi pour
En appliquant cette propriété à l’indice de nilpotence de u, on obtient 0 1 0 µ 0 µ 0 µ
A diagonale, ϕ(A) = det A et plus généralement cela vaut encore pour A diagonalisable. Si
E=S A est une matrice de M2 (C), non diagonalisable, celle-ci est semblable à une matrice de la
λ α
!
forme .
0 λ
Exercice 5 : [énoncé] Si λ = 0 alors A2 = 0 et donc!ϕ(A) =!0 = det A. !
Cas a = b = 0 λ α 1 0 λ α λ α
!
Si λ , 0 alors puisque = et que est diagonalisable, on
Les endomorphismes f et g commutent donc les sous-espaces propres de l’un sont stables 0 λ 0 2 0 2λ 0 2λ
pour l’autre. Puisque le corps de base est C, l’endomorphisme f admet au moins une obtient 2ϕ(A) = 2λ2 = 2 det A et on peut conclure.
valeur propre λ. L’espace Eλ ( f ) , {0} est stable par g donc on peut introduire
l’endomorphisme induit par g sur Eλ ( f ) et ce dernier admet aussi au moins une valeur
propre. Un vecteur propre associé à cette valeur propre de g est aussi un vecteur propre de Exercice 8 : [énoncé]
f car élément non nul de Eλ ( f ). Ainsi f et g ont un vecteur propre commun. Les endomorphismes recherchés sont les endomorphismes diagonalisables.
Cas a = 0 et b , 0 En effet, si f est diagonalisable et si F est un sous-espace vectoriel stable par f alors
Par récurrence, on obtient f ◦ gn − gn ◦ f = nbgn pour tout n ∈ N. puisque fF est diagonalisable, il existe une base de F formée de vecteurs propres de f . En
L’application u ∈ L(E) 7→ f ◦ u − u ◦ f est un endomorphisme de L(E) or dim L(E) < +∞ complétant cette base à l’aide de vecteur bien choisis dans une base diagonalisant f , les
donc cet endomorphisme n’admet qu’un nombre fini de valeur propre. Cependant, pour vecteurs complétant engendrent un supplémentaire de F stable par f .
chaque n ∈ N tel que gn , 0̃, le scalaire nb est valeur propre de cet endomorphisme, on en Inversement, si f ∈ L(E) vérifie la propriété proposée alors le sous-espace vectoriel
déduit qu’il existe n ∈ N tel que gn = 0̃ et en particulier ker g , {0}. F = ⊕ Eλ ( f ) étant stable par f , celui-ci admet un supplémentaire stable. Or f ne
On vérifie aisément que ker g est stable par f et un vecteur propre de l’endomorphisme λ∈Sp f

induit par f sur ker g est alors vecteur propre commun à f et g. possède pas de vecteurs propres sur ce dernier et celui ne peut donc qu’être {0} car ici le
Cas b = 0 et a , 0 corps de base est C. Par suite F = E et donc f est diagonalisable.
Semblable
Cas a , 0 et b , 0
On a Exercice 9 : [énoncé]
f ◦ (a f + bg) − (a f + bg) ◦ f = b( f ◦ g − g ◦ f ) = b(a f + bg) (a) I1 est l’idéal des polynômes annulateurs de u ; il est engendré par P1 = πu polynôme
minimal de u.
Par l’étude qui précède, f et a f + bg admettent un vecteur propre commun et celui-ci est
La somme de deux endomorphismes nilpotents commutant est encore nilpotent car
alors vecteur propre commun à f et g.
la formule du binôme de Newton s’applique et il suffit de travailler avec un exposant
assez grand. On obtient alors facilement que I2 est un sous-groupe de (K[X], +). La

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[[Link] édité le 24 septembre 2016 Corrections 6

stabilité par absorption étant immédiate, I2 est un idéal de K[X] et comme il Exercice 10 : [énoncé]
contient I1 , il est non nul. (a) O22 = O2 donc Φ(O2 )2 = Φ(O2 ) d’où Φ(O2 ) = 0 ou 1.
(b) Puisque I1 ⊂ I2 , P1 ∈ P2 K[X] et donc P2 | P1 . Si Φ(O2 ) = 1 alors pour tout A ∈ M2 (R), Φ(A) = Φ(A) × Φ(O2 ) = Φ(A × O2 ) = 1.
Aussi, en posant n la dimension de E, on sait que pour tout endomorphisme nilpotent Ceci est exclu car la fonction Φ n’est pas constante. On en déduit Φ(O2 ) = 0.
de v de E, on a vn = 0̃. Puisque P2 (u) est nilpotent, on en déduit que (P2 )n (u) = 0̃ et (b) Si A est nilpotente alors A2 = O2 (car A est de taille 2) et donc Φ(A)2 = 0 puis
donc P1 | Pn2 . Φ(A) = 0.
(c) Cette question est immédiate avec la décomposition de Dunford mais cette dernière (c) I22 = I2 donc Φ(I2 )2 = Φ(I2 ) puis Φ(I2 ) = 0 ou 1.
est hors-programme. . . Procédons autrement ! Si Φ(I2 ) = 0 alors pour tout A ∈ M2 (R), Φ(A) = Φ(A × I2 ) = Φ(A) × 0 = 0.
Puisque P2 | P1 et P1 | Pn2 , les racines de P2 sont exactement celles de P1 c’est-à-dire ! fonction Φ n’est pas constante. On en déduit Φ(I2 ) = 1.
Ceci est exclu car la
les valeurs propres de l’endomorphisme u. On peut donc écrire 0 1
Notons E = .
Y 1 0
P2 = (X − λ)αλ On remarque E 2 = I2 donc Φ(E)2 = 1 puis Φ(E) = −1 car Φ(E) , Φ(I2 ).
λ∈Sp u Puisque B = EA, on en déduit Φ(B) = −Φ(A).
Or P2 (u) étant nilpotent, il est immédiat que l’endomorphisme
Q
(u − λ IdE ) (d) Si A est inversible alors Φ(I2 ) = Φ(A) × Φ(A−1 ) et donc Φ(A) , 0 puisque
λ∈Sp u
l’est aussi. Φ(I2 ) = 1 , 0.
On en déduit que Inversement, supposons A non inversible. 0 est valeur propre de A.
On vérifie aisément que deux matrices A et B semblables vérifient Φ(A) = Φ(B).
Y
P2 = (X − λ)
λ∈Sp u
Si A est diagonalisable alors A est semblable à
!
et ce polynôme est donc scindé simple. 0 0
Déterminons maintenons un polynôme R ∈ K[X] tel que pour Q = P2 R, on ait 0 tr A
P2 (u − Q(u)) = 0̃. Par suite ! !
On en déduira que u − Q(u) est diagonalisable avec Q(u) ∈ I2 . 0 0 0 tr A
Φ(A) = Φ = −Φ =0
L’identité P2 (u − Q(u)) = 0̃ est obtenue dès que P1 divise le polynôme 0 tr A 0 0
Y car cette dernière matrice est nilpotente.
P2 (X − P2 (X)R(X)) = (X − λ − P2 (X)R(X)) Si A n’est pas diagonalisable A est trigonalisable (car χA scindé sur R) et A est
λ∈Sp u
semblable à !
0 1
Or P1 = λ∈Sp u (X − λ)βλ donc il suffit que pour chaque λ ∈ Sp u, le facteur (X − λ)βλ
Q
0 0
divise le facteur X − λ − P2 (X)R(X) pour pouvoir conclure.
On a et par suite Φ(A) = 0 car cette dernière matrice est nilpotente.
 
 Y 
X − λ − P2 (X)R(X) = (X − λ) 1 −
 (X − µ)R(X)
Exercice 11 : [énoncé]
µ,λ
Notons M la matrice étudiée et supposons n ≥ 3, les cas n = 1 et 2 étant immédiats.
La condition voulue est assurément vérifiée si βλ = 1. Puisque rg M = 2, 0 est valeur propre de Mn (R) et dim E0 (M) = n − 2.
Pour βλ ≥ 2, la condition voulue est satisfaite si µ,λ (λ − µ)R(λ) = 1 et si pour tout Soit λ une valeur propre non nulle de Mn (R) et X = t (x1 · · · xn ) un vecteur propre associé.
Q
k ∈ {1, . . . , βλ − 2}, la dérivée kème du polynôme µ,λ (X − µ)R(X) s’annule en λ. L’équation MX = λX fournit le système
Q
Cela fournit des équations déterminant pleinement R(λ), R0 (λ), . . . , Rβλ −2 (λ) car
xn = λx1

µ,λ (λ − µ) , 0.
Q 
..




Sachant qu’il est possible de construire un polynôme prenant des valeurs données .



= λx

ainsi que ses dérivées en des éléments deux à deux distincts de K, on peut déterminer 


 xn n−1
un polynôme résolvant notre problème.  x + · · · + x = λx


1 n n

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[[Link] édité le 24 septembre 2016 Corrections 7

On en déduit L’équationMn x = λx équivaut au système


λ(λ − 1)xn = λx1 + · · · + λxn−1 = (n − 1)xn
−λx1 + bx2 + · · · + bxn = 0



avec xn , 0 car xn = 0 et λ , 0 entraînent X = 0.  ax1 − λx2 + · · · + bxn = 0





Par suite λ est racine de l’équation λ2 − λ − (n − 1) = 0 et donc ..
.





√ ax + · · · + ax − λx = 0


1 n−1 n
1± 4n − 3
λ=
2 En retranchant à chaque équation la précédente, on obtient le système équivalent
Inversement, on justifie que ses valeurs sont valeurs propres, soit en remontant le 
 −λx1 + bx2 + · · · + bxn = 0

raisonnement, soit en exploitant la diagonalisabilité de la matrice symétrique réelle M
 (a + λ)x1 + (b + λ)x2 = 0





pour affirmer l’existence de n valeurs propres comptées avec multiplicité. ..
.





(a + λ)x − (b + λ)x = 0


n−1 n

Exercice 12 : [énoncé] Puisque ce système est de rang n − 1 (car λ est valeur propre simple) et puisque les n − 1
Cas a = b = 0 la résolution est immédiate. dernières équations sont visiblement indépendantes, ce système équivaut encore à
Cas a = 0 et b , 0, la matrice Mn est triangulaire supérieure stricte non nulle, elle n’est
(a + λ)x1 + (b + λ)x2 = 0

pas diagonalisable. 

..


Cas a , 0 et b = 0, idem.


 .
Cas a = b


(a + λ)xn−1 − (b + λ)xn = 0


χ Mn (X) = (X − (n − 1)a)(X + a)n−1
La résolution de ce dernier est immédiate. On obtient pour vecteur propre x = (x1 , . . . , xn )
avec avec
E(n−1)a = Vect(1, . . . , 1)  a + λ k
xk =
b+λ
et
E−a : x1 + · · · + xn = 0
Exercice 13 : [énoncé]
La matrice Mn est donc diagonalisable et il est aisé de former une base de vecteurs
Supposons que l’équation étudiée admet une solution θ.
propres.
En passant aux parties réelle et imaginaire on obtient
Cas a , b et ab , 0
Après calculs (non triviaux) cos θ + cos kθ = 1
(
sin θ + sin kθ = 0
b(X + a)n − a(X + b)n
χ Mn (X) = (−1)n
b−a La deuxième équation donne
Les racines de ce polynôme sont les solutions de l’équation d’inconnue z ∈ C θ = −kθ [2π] ou θ = π − kθ [2π]
 z + a n a
= Si θ = π − kθ [2π] alors cos θ + cos kθ = 0 et le système initial n’est pas vérifié.
z+b b Si θ = −kθ [2π] alors
Il y en a exactement n s’exprimant en fonction des racines n-ième de l’unité. cos θ + cos kθ = 1 ⇐⇒ cos θ = 1/2
On en déduit que Mn est diagonalisable.
Soit λ une valeur propre de Mn et x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Cn . ce qui donne θ = π/3 [2π] ou θ = −π/3 [2π].

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Cas θ = π/3 [2π] La matrice de T dans la base (e0 , . . . , ek−1 ) est


On obtient
θ = π/3 + 2pπ 0 · · · · · · 0 0
(  
(k + 1)θ = 2qπ 1 . . .
 ..
.. 
.. 
.. .. ..

avec p, q ∈ Z.

. . .
 
0 0
On a alors
. . .
 
(6p + 1)(k + 1) = 6`  . .. ..
 .

0 1
Puisque 6` ∧ (6p + 1) = 1, le théorème de Gauss donne 6 | (k + 1). 0 ··· 0 1 1
Inversement, si 6 | (k + 1) alors on peut écrire k + 1 = 6` et pour θ = π/3 car T (ek−1 ) = ek−1 + e0 . Le polynôme caractéristique de T est
e iπ/3
+e i(6`−1)π/3
=e iπ/3
+e −iπ/3
=1 −X 0 ··· 0 0
.. .. ..
donc l’équation étudiée admet au moins une solution. 1 −X . . .
Cas θ = −π/3 [2π] .. ..
χT (X) = 0 . . 0 0
Une étude semblable conduit à la même condition.
Finalement, l’équation étudiée possède une solution réelle si, et seulement si, .. ..
. . 1 −X 1
6 | (k + 1) 0 ··· 0 1 1−X

b) Supposons que 6 divise k + 1. Pour θ = π/3 on a Par l’opération L1 ← L1 + XL2 + X 2 L3 + · · · + X k−1 Lk , on obtient
 
eiθ + eikθ = 1 χT (X) = (−1)k X k − X k−1 − 1

donc en multipliant par e−ikθ Les valeurs propres complexes de T sont alors les racines du polynôme
e−ikθ = 1 + e−i(k−1)θ
X k − X k−1 − 1
La suite v de terme général vn = e −inθ
vérifie alors
On vérifie que ce polynôme et son polynôme dérivé n’ont pas de racines en commun ; on
∀n ∈ N, vn+k = vn + vn+k−1 en déduit que T admet exactement k valeurs propres complexes distinctes.
L’endomorphisme T est diagonalisable dans le cadre complexe, il en est de même de T q
et donc la suite u = Re v est un élément non nul de S k . Puisque
dont les valeurs propres sont alors les puissances qème des valeurs propres de T . Ainsi 1
nπ est valeur propre de T q si, et seulement si, il existe λ ∈ C tel que
un = cos
3
λk − λk−1 − 1 = 0 et λq = 1
la suite u est périodique et non nulle.
Inversement, montrons qu’il est nécessaire que 6 divise k + 1 pour qu’il existe une suite Un tel nombre complexe peut s’écrire λ = e−iθ et l’on parvient alors à l’existence d’une
périodique non nulle dans S k . On vérifie aisément que S k est un R-espace vectoriel de solution à l’équation
dimension k dont une base est formée par les suites e0 , e1 , . . . , ek−1 déterminées par eiθ + eikθ = 1
∀0 ≤ n ≤ k − 1, e j (n) = δn, j et ∀n ∈ N, e j (n + k) = e j (n) + e j (n + k − 1) et donc à la condition 6 | (k + 1).

Considérons l’endomorphisme T : (un ) 7→ (un+1 ) opérant sur RN .


On vérifie aisément que T laisse stable S k ce qui permet d’introduire l’endomorphisme Exercice 14 : [énoncé]
induit par T sur S k que nous noterons encore T . Affirmer l’existence d’une suite La matrice A est trigonalisable et si l’on note λ1 , . . . , λ p ses valeurs propres distinctes
périodique non nulle dans S k signifie que 1 est valeur propre d’une puissance T q de T . alors tr(Am ) = pj=1 α j λmj avec α j la multiplicité de la valeur propre λ j .
P

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Pour conclure, il suffit d’établir résultat suivant : Supposons A non inversible et posons r = rg A.
« Soient α1 , . . . , α p ∈ C∗ et λ1 , . . . , λ p ∈ C deux à deux distincts. La matrice A est équivalente à la matrice
Si pj=1 α j λmj −→ 0 alors ∀1 ≤ j ≤ p, λ j < 1 ».
P !
m→+∞ Ir Or,n−r
Raisonnons pour cela par récurrence sur p ≥ 1. Jr =
On−r,r On−r
Pour p = 1, la propriété est immédiate.
Supposons la propriété vraie au rang p ≥ 1. ce qui permet d’écrire A = QJr P avec P, Q inversibles. On a alors f (A) = f (Q) f (Jr ) f (P)
Soient α1 , . . . , α p+1 ∈ C∗ et λ1 , . . . , λ p+1 ∈ C deux à deux distincts tels que et il suffit de montrer f (Jr ) = 0 pour conclure.
Par permutation des vecteurs de bases, la matrice Jr est semblable à toute matrice
p+1
X diagonale où figure r coefficients 1 et n − r coefficients 0. En positionnant, pertinemment
α j λmj −→ 0 (1) les coefficients 0, on peut former des matrices A1 , . . . , A p toutes semblables à Jr vérifiant
m→+∞
j=1
A1 . . . A p = On
Par décalage d’indice, on a aussi
On a alors
p+1
X f (A1 ) . . . f (A p ) = 0
α j λm+1
j −→ 0 (2) Or il est facile d’établir que si deux matrices sont semblables, la fonction f prend les
m→+∞
j=1
mêmes valeurs sur celles-ci. Par suite f (Jr ) = f (A1 ) = . . . = f (A p ) et ainsi f (Jr ) p = 0 puis
λ p+1 × (1) − (2) donne enfin f (Jr ) = 0.
p
X
α j (λ p+1 − λ j )λmj −→ 0
m→+∞ Exercice 16 : [énoncé]
j=1
Commençons par établir pour A, B ∈ Mn (K) :
qui se comprend encore
p
X A , On , AB = BA et B nilpotente =⇒ rg(AB) < rg A
β j λmj −→ 0
j=1
m→+∞ Supposons donc A , On , AB = BA et B nilpotente.
Par l’absurde, supposons aussi rg(AB) ≥ rg A.
avec les β1 , . . . , β p non nuls. Puisque rg(AB) ≤ min(rg A, rg B), on a rg(AB) = rg A.
Par hypothèse de récurrence, on a alors ∀1 ≤ j ≤ p, λ j < 1. Par la formule du rang, on obtient
On en déduit pj=1 α j λmj −→ 0 et la relation (1) donne alors α p+1 λmp+1 −→ 0 d’où l’on
P
m→+∞ m→+∞
dim ker(AB) = dim ker A
tire λ p+1 < 1.
Récurrence établie. Or ker A ⊂ ker(BA) = ker(AB) donc ker A = ker(AB).
Considérons ensuite ϕ : Im A → Im A donné par ϕ(Y) = BY.
L’application ϕ est linéaire et bien définie car Im A est stable par B puisque A et B
Exercice 15 : [énoncé] commutent.
Commençons par déterminer f (In ) et f (On ). Soit Y = AX ∈ Im A
On a f (In ) = f (In2 ) = f (In )2 donc f (In ) = 0 ou 1. Si ϕ(Y) = 0 alors BAX = ABX = 0 donc X ∈ ker(AB) = ker A puis Y = 0.
Si f (In ) = 0 alors pour tout A ∈ Mn (C), f (A) = f (A × In ) = f (A) × f (In ) = 0 et donc f est L’application linéaire ϕ est donc injective.
constante ce qui est exclu. Ainsi f (In ) = 1. Or il existe p ∈ N∗ tel que B p = On et donc ϕ p : Y → B p Y = On,1 est l’application nulle.
Aussi f (On ) = f (O2n ) = f (On ) × f (On ) donc f (On ) = 0 ou 1. Sachant l’espace Im A non réduit à {0}, il y a absurdité et ainsi rg(AB) < rg A.
Si f (On ) = 1 alors pour tout A ∈ Mn (C), f (A) = f (On ) × f (A) = f (On × A) = f (On ) = 1 En revenant à l’énoncé initial, on montre alors par récurrence
et donc f est constante ce qui est exclu. Ainsi f (On ) = 0.
∀1 ≤ p ≤ n, rg(A1 A2 . . . A p ) ≤ n − p
Si A est inversible alors f (In ) = f (A × A−1 ) donne f (A) × f (A−1 ) = 1 et donc f (A) , 0.
La réciproque est plus délicate. et en particulier rg(A1 A2 . . . An ) = 0.

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Exercice 17 : [énoncé] et en évaluant


(a) Si ker(u − λ Id) = {0} alors Im(u − λ Id) = E car u − λ Id est inversible. Q(u)U(u)(x) + (u − λ Id)V(u)(x) = x
On en déduit que λ est séparable. avec Q(u)U(u)(x) ∈ ker(u − λ Id) (car πu est annulateur) et
Par contraposée, si λ n’est pas séparable alors λ est valeur propre de u. (u − λ Id)V(u)(x) ∈ Im(u − λ Id).
(b) Si u est un endomorphisme diagonalisable alors pour tout scalaire λ, Ainsi λ est une valeur propre séparable.
ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)2 . Finalement les scalaires non séparables sont les racines multiples de πu .
Par suite Im(u − λ Id) ∩ ker(u − λ Id) = {0} et on en déduit que λ est séparable. (d) m(v) = u ◦ v, m2 (v) = u2 ◦ v,. . . P(m)(v) = P(u) ◦ v pour tout polynôme P.
Inversement, soit u un endomorphisme scindé dont toutes les valeurs propres sont Par suite les endomorphismes m et u ont les mêmes polynômes annulateurs et donc
séparables. le même polynôme minimal. Puisque les scalaires non séparables sont les racines
Puisque le polynôme caractéristique de u est scindé, on peut écrire multiples du polynôme minimal, les endomorphismes u et m ont les mêmes valeurs
Y séparables.
χu = (−1)dim E (X − λ)mλ
λ∈Sp u

et par le lemme de décomposition des noyaux Exercice 18 : [énoncé]


E = ⊕ ker(u − λ Id)mλ Puisque u possède un polynôme annulateur, on a
λ∈Sp u
dim K [u] < +∞
Or, pour toute valeur propre λ, Im(u − λ Id) ∩ ker(u − λ Id) = {0} entraîne
ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)2 puis par le principe des noyaux itérés Or K [Q(u)] ⊂ K [u] donc
ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)mλ . Par suite dim K [Q(u)] < +∞
E = ⊕ ker(u − λ Id) et par conséquent Q(u) possède un polynôme annulateur.
λ∈Sp u

et donc u est diagonalisable


(c) Soit λ une valeur propre de u. Le polynôme minimal de u peut s’écrire Exercice 19 : [énoncé]
πu = (X − λ)α Q avec Q(λ) , 0 (a) On remarque
∀k ≥ 2, Ak = A2
πu (u) = 0 donne
Im Q(u) ⊂ ker(u − λ Id)α En particulier A4 = A2 donc X 2 − X = X(X − 1) annule A2 . Ce poly étant scindé
simple, la matrice A2 est diagonalisable.
Si λ est une valeur propre séparable alors ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)α et donc
De plus (A2 − A)2 = A4 − 2A3 + A2 = On donc A2 − A est nilpotente.
Im Q(u) ⊂ ker(u − λ Id) (b) On remarque
∀i ≥ k, Ai = Ak
puis le polynôme (X − λ)Q annule u. Par minimalité de πu , on conclut α = 1.
Inversement, si λ est une racine simple du polynôme minimal, alors et donc A2k = Ak ce qui assure comme au dessus que Ak est diagonalisable et

πu = (X − λ)Q avec Q(λ) , 0 k !


k k(k−i)+i X
k !
i k k
X
(A − A) =
k k i
(−1) A = (−1) A = On
Puisque les polynômes Q et X − λ sont premiers entre eux, on peut écrire i=0
i i=0
i

QU + (X − λ)V = 1 avec U, V ∈ K[X]

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Exercice 20 : [énoncé] Le polynôme A admet une infinité de racine, c’est donc le polynôme nul ce qui est
La matrice A est diagonalisable car A annule un polynôme scindé simple. absurde.
Les racines complexes du polynôme caractéristique χA de A sont conjuguées et valeurs
propres de A donc racines du polynôme annulateur X n − 1.
Si les deux racines de χA sont réelles alors Sp A ⊂ {−1, 1} et A est semblable à Exercice 23 : [énoncé]
! ! ! (a) 1 et −1 sont racines de multiplicité n du polynôme (X 2 − 1)n .
1 0 1 0 −1 0
, ou 1 et −1 sont donc racines des polynômes
0 1 0 −1 0 −1
 0  (n−1)
(X 2 − 1)n , (X 2 − 1)n ,. . . , (X 2 − 1)n
et donc A12 = I2 .
Sinon les racines de χA sont complexes conjuguées z, z̄ non réelles. Leur somme sera En appliquant le théorème de Rolle, on peut alors montrer par récurrence sur
2 Re(z) ∈ [−2 ; 2], leur produit zz̄ = |z|2 = 1. La matrice A étant de plus à coefficients
 (k)
k ∈ {0, . . . , n} que (X 2 − 1)n possède au moins k racines dans l’intervalle ]−1 ; 1[.
entiers, 2 Re(z) ∈ Z. Les polynômes caractéristiques de A possibles sont alors En particulier Qn possède au moins n racines dans ]−1 ; 1[, or deg Qn = n donc il n’y
X 2 − 2X + 1, X 2 − X + 1, X 2 + 1, X 2 + X + 1 et X 2 + 2X + 1. a pas d’autres racines que celles-ci et elles sont simples.
Les cas X 2 − 2X + 1 et X 2 + 2X + 1 sont à éliminer car correspondant à des racines réelles
(b) Raisonnons par récurrence sur n ∈ N.
(et déjà traités).
Pour n = 0, c’est immédiat.
Dans chaque autre cas, le polynôme X 12 − 1 est multiple du polynôme caractéristique et
Supposons la propriété établie au rang n ≥ 0.
donc annulateur.
1 
n (n)

Qn+1 (X) = 2(n + 1)X(X 2
− 1)
2n+1 (n + 1)!
Exercice 21 : [énoncé]
Par la formule de Leibniz
Si A ∈ En alors A est diagonalisable et ses valeurs propres sont des racines de l’unité. Ces
valeurs propres sont aussi racines du polynôme caractéristique de A. Or les coefficients de 1   2 n (n)
 
n (n−1)
 
Qn+1 (X) = X (X − 1) + nX (X 2
− 1)
ce polynôme sont entiers et, par les expressions des coefficients d’un polynôme scindé en 2n n!
fonction de ses racines complexes (ici de module 1), on peut borner les coefficients du  (n−1)
polynôme caractéristique de A. Par suite, il n’y a qu’un nombre fini de polynômes 1 et −1 sont racines du polynôme (X 2 − 1)n et donc celui-ci peut s’écrire
2
caractéristiques possibles pour un élément A ∈ En . Ces polynômes ont eux-mêmes qu’un (X − 1)S (X).
nombre fini de racines et il n’y a donc qu’un nombre fini de racines de l’unité possibles En exploitant l’hypothèse de récurrence, on obtient
pour les valeurs propres de A ∈ En .
Qn+1 (X) = X n+1 + X(X 2 − 1)Rn (X) + 2nX(X 2 − 1)S (X) = X n+1 + (X 2 − 1)Rn+1 (X)
On peut alors affirmer qu’il existe N ∈ N∗ tel que toutes les valeurs propres λ des matrices
A ∈ En vérifient λN = 1. On a alors aussi AN = 1 (car A est diagonalisable) et donc Récurrence établie
ω(A) ≤ N. Ainsi ω(En ) ⊂ ~1 ; N. (c) Par intégration par parties successives et en exploitant l’annulation en 1 et −1 des
polynômes
 0  (n−1)
(X 2 − 1)n , (X 2 − 1)n ,. . . , (X 2 − 1)n
Exercice 22 : [énoncé]
Supposons l’existence d’un tel polynôme A et considérons P(X) = XA(X). on obtient
1 1
(−1)n
Z Z
On a P(t)Qn (t) dt = P(n) (t)(t2 − 1)n dt
Z 1
2n n!
0 = P(0) = hA, Pi = 2
tA(t) dt −1 −1
0 En particulier, si P ∈ Rn−1 [X],
Par nullité de l’intégrale d’une fonction continue positive, on obtient Z 1
P(t)Qn (t) dt = 0
∀t ∈ [0 ; 1], tA(t)2 = 0 −1

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(d) Par la relation qui précède De plus A2 X1 = λX1 et A2 X1 = −aAX2 donc λX1 = −aAX2 .
Z 1 Ainsi AX2 est colinéaire au vecteur non nul λX1 ce qui permet d’écrire AX2 = bX1 .
Z 1
1 La relation (A(X1 + X2 ) | X1 + X2 ) = (−aX2 + bX1 | X1 + X2 ) = 0 donne −a + b = 0 et donc
(Qn (t))2 dt = Q(n) 2 n
n (t)(1 − t ) dt
−1 2n n! −1 b = a.
2 n
Considérons alors une matrice P orthogonale dont les deux premières colonnes sont X1 et
Puisque le polynôme (X − 1) est unitaire et de degré 2n X2 . Pour celle-ci, la matrice P−1 AP est antisymétrique de la forme
h i(2n) (2n)!
(X 2 − 1)n = (2n)! et Q(n)
n =
! !
Ma 01,n−1 0 a
2n n! avec M a =
0n−1,1 A0 −a 0
De plus, par intégration par parties successives
Z 1 Z 1 Puisque A0 ∈ Mn−1 (R) est antisymétrique, on peut exploiter l’hypothèse de récurrence
22n+1 (n!)2 pour rendre celle-ci orthogonalement semblable à une matrice de la forme voulue et
(1 − t2 )n dt = (1 − t)n (1 + t)n dt =
−1 0 (2n + 1)! conclure.
Récurrence établie
Au final
2
kQn k2 =
(2n + 1)
Exercice 25 : [énoncé]

Exercice 24 : [énoncé] (a) Soient y ∈ M(ϕ) et x ∈ F(ϕ).


Remarquons pour commencer que, puisque A est antisymétrique, pour toute colonne X, ϕ(x) = x et il existe a ∈ E tel que y = ϕ(a) − a.
on a (AX | X) = 0. En effet On a alors
hx, yi = hx, ϕ(a)i − hx, ai = hϕ(x), ϕ(a)i − hx, ai = 0
(AX | X) = t X t AX = −t XAX = − (X | AX) = − (AX | X)
car ϕ ∈ O(E).
Établissons maintenant la propriété en raisonnant par récurrence sur n ≥ 1. Ainsi M(ϕ) et F(ϕ) sont orthogonaux et par la formule du rang
Pour n = 1, une matrice antisymétrique est nulle et la propriété est vérifiée.
dim M(ϕ) + dim F(ϕ) = dim E
Pour n = 2, une matrice antisymétrique est de la forme

0 a
! donne
−a 0 M(ϕ) ⊕⊥ F(ϕ) = E

et la propriété est vérifiée. (b) Par récurrence sur k ≥ 1.


Supposons la propriété établie jusqu’au rang n ≥ 2. Pour k = 1 : la propriété est immédiate.
Considérons A ∈ Mn+1 (R) Supposons la propriété vraie au rang k ≥ 1.
Si la matrice A est nulle alors le résultat est obtenu. Soient (u1 , . . . , uk+1 ) une famille libre et ϕ = su1 ◦ · · · ◦ suk+1 ∈ O(E). Étudions F(ϕ).
Si la matrice A n’est pas nulle alors A2 non plus. Soit x ∈ F(ϕ). La relation ϕ(x) = x donne
En effet Im A = ker t A ⊥ = (ker A)⊥ et donc Im A 1 ker A.

su1 ◦ · · · ◦ suk (x) = suk+1 (x)
Puisque t (A2 ) = (−A)2 = A2 , la matrice A2 est diagonalisable.
Soit X1 un vecteur propre unitaire de A2 associé à une valeur propre λ non nulle. puis
La colonne AX1 est nécessairement non nulle car A2 X1 , 0.
su1 ◦ · · · ◦ suk (x) − x = suk+1 (x) − x
Posons X2 une colonne unitaire colinéaire à AX1 .
On peut écrire AX1 = −aX2 avec a ∈ R. Or suk+1 (x) − x ∈ Vect(uk+1 ) et par hypothèse de récurrence
Les colonnes X1 et X2 sont orthogonales en vertu de la remarque préliminaire. su1 ◦ · · · ◦ suk (x) − x ∈ Vect(u1 , . . . , uk ).

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Puisque la famille (u1 , . . . , uk+1 ) est libre, on obtient De plus elle ne comporte pas le vecteur nul car u ∈ GL(E). Posons alors B0 la famille des
vecteurs u(ek )/ku(ek )k.
su1 ◦ · · · ◦ suk (x) − x = suk+1 (x) − x = 0 La famille B0 est une base orthonormée et la matrice de u dans les bases B et B0 est
diagonale (à coefficients diagonaux strictement positifs).
Ainsi x est point fixe de su1 ◦ · · · ◦ suk et de suk et donc Une formule de changement de base orthonormée permet alors de conclure.
Cas général : M ∈ Mm,n (R)
x ∈ Vect(u1 , . . . , uk )⊥ ∩ Vect(uk+1 )⊥ = Vect(u1 , . . . , uk+1 )⊥
Soit u l’application linéaire de Rn vers Rm canoniquement représenté par M.
Par suite Posons F = ker u et G = Im u. La matrice de u dans une base orthonormée adaptée à la
F(ϕ) ⊂ Vect(u1 , . . . , uk+1 )⊥ décomposition F ⊥ ⊕⊥ F = Rn au départ et dans une base orthonormée adaptée à la
décomposition G ⊕⊥ G⊥ = Rm à l’arrivée est de la forme
L’autre inclusion étant immédiate, on obtient !
A O
F(ϕ) = Vect(u1 , . . . , uk+1 )⊥ M0 = avec A ∈ GLr (R), r = rg M
O O
puis L’étude qui précède permet de transformer A en une matrice diagonale D via produit par
M(ϕ) = Vect(u1 , . . . , uk+1 ) des matrices orthogonales U et V :
Récurrence établie. UAV = D
(c) Posons En introduisant les matrices orthogonales
ϕ = su1 ◦ · · · ◦ suk = sv1 ◦ · · · ◦ svk ! !
U O V O
Par l’étude qui précède U0 = et V 0 =
O Im−r O In−r
F(ϕ) = Vect(u1 , . . . , uk )⊥
on obtient en opérant par blocs
De façon immédiate
Vect(v1 , . . . , vk ) ⊂ F(ϕ)

D O
!
U 0 M0V 0 =
En passant à l’orthogonal O O

Vect(u1 , . . . , uk ) ⊂ Vect(v1 , . . . , vk ) Enfin par une formule de changement de bases orthonormées, il existe U 00 , V 00
orthogonales telles que
Puisque la famille (u1 , . . . , uk ) est supposé libre, un argument de dimension permet M 0 = U 00 MV 00
d’affirmer que la famille (v1 , . . . , vk ) l’est aussi.
et on peut alors conclure.

Exercice 26 : [énoncé]
Cas M ∈ GLn (R)
Soit u l’endomorphisme Rn canoniquement représenté par M.
Il s’agit d’établir, que u transforme une base orthonormée en une famille orthogonale.
On remarque que
(u(x) | u(y)) = (u∗ ◦ u(x) | y)
L’endomorphisme u∗ ◦ u étant symétrique, le théorème spectral assure qu’il existe une
base orthonormée B = (e1 , . . . , en ) le diagonalisant. Par le calcul qui précède, la famille
(u(e1 ), . . . , u(en )) est orthogonale.

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