Étude des suites et séries réelles
Étude des suites et séries réelles
Étudier la suite (un ) puis la série de terme général un . Étudier la nature de la série de terme général un .
∀n ∈ N, un+1 = un − u2n (a) Donner un exemple de série divergente qui enveloppe A > 0.
Donner un exemple de série convergente qui enveloppe un réel.
(a) Quelle est la nature de la série de terme général un ? Donner un exemple de série convergente qui n’enveloppe aucun réel.
(b) Même question lorsque un est définie par la récurrence un+1 = un − u1+α
n (avec α > 0). (b) Démontrer que, si la série de terme général un enveloppe strictement A, alors elle est
alternée.
Démontrer que A est alors compris entre deux sommes partielles consécutives.
Exercice 5 [ 02950 ] [Correction] (c) Démontrer que, si la série de terme général un est alternée et que, pour tout entier
Soit (un )n≥1 une suite d’éléments de R∗+ . n ∈ N∗
On pose n n A − (u0 + u1 + · · · + un ) est du signe de un+1 , alors, elle enveloppe strictement A.
1 X 1 X
vn = uk et wn = 2
kuk (d) Démontrer que, si la série de terme général un enveloppe A et si la suite de terme
nun k=1 n un k=1 général |un | est strictement décroissante, alors, la série est alternée et encadre
On suppose que (vn ) tend vers a ∈ R∗+ . strictement A.
Étudier la convergence de (wn ).
Exercice 12 [ 01335 ] [Correction] Soit a > 0. Montrer qu’il existe un unique réel, noté xn tel que fn (xn ) = a.
Étudier la série de terme général Déterminer un équivalent de xn quand n → +∞.
sin(ln n)
un = (−1)n
n Exercice 16 [ 01338 ] [Correction]
Calculer
+∞
X 1
Exercice 13 [ 02964 ] [Correction]
Calculer n=0
(4n + 1)(4n + 3)
∞ !
X 1 3 1 1
− + +
n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4
Exercice 17 [ 03086 ] [Correction]
Étudier
+∞ !
Exercice 14 [ 03207 ] [Correction]
X 1 n
lim n e k
Soit E l’ensemble des suites réelles (un )n≥0 telles que n→+∞
k=n
k2
un+2 = (n + 1)un+1 + un
(a) Montrer que E est un espace vectoriel de dimension 2. Exercice 18 [ 02956 ] [Correction]
Soit (un )n≥1 une suite de réels strictement positifs.
(b) Soient a et b deux éléments de E déterminés par
On pose, pour n ∈ N∗ ,
(
a0 = 1
(
b =0 vn = un /S n où S n = u1 + · · · + un
et 0
a1 = 0 b1 = 1 P
Déterminer la nature de vn .
Montrer que les deux suites (an ) et (bn ) divergent vers +∞.
(b) On pose
n−1
k+1
!!
X √
Sn = F n δ −h
k=0
n
Déterminer un équivalent de S n lorsque n tend vers +∞.
∀x ∈ Rn , f (x) = Ax + b
Après calculs asymptotiques, on obtient (b) Comme ci-dessus, on obtient que (un ) décroît vers 0 par valeurs strictement
supérieures.
S n → (2 − 2 ln 2)t2 1 1 uαn − uαn+1 αuαn
− = ∼ →α
uαn+1 uαn (un un+1 )α uαn+1
Sachant ln(1 + x) ≥ x − 12 x2 , on a
Par le théorème de Cesaro, 1
nuαn → α et donc
n " !#2
1 2kt2 k 1
λ
X
−2 ln Pn ≥ S n − + O
2 (2n − k)2 (2n − k)2 n un ∼
k=1 n1/α
Puisque 0 ≤ k
≤ n1 , avec λ > 0.
(2n−k)2
Si α ∈ ]0 ; 1[, un converge et si α ≥ 1, un diverge.
P P
n " !#2 n
2kt2
! !
X k 1 X 1 1
+ O = O = O →0
(2n − k)2 (2n − k)2 n n2 n
k=1 k=1 Exercice 5 : [énoncé]
Posons S n = nk=1 uk . On observe que
P
Finalement −2 ln Pn est encadré par deux quantités de limite (2 − 2 ln 2)t2 . On en déduit
n
X n
X
kun = (n + 1)S n −
Pn → exp (ln 2 − 1)t 2 Sk
k=1 k=1
Par suite
n
n+1 1 X
Exercice 4 : [énoncé] wn = vn − 2 Sk (∗)
Dans le cas où u0 = 0, la suite est nulle. n n un k=1
Dans le cas où u0 = 1, la suite est nulle à partir du rang 1 .
Sn
On suppose désormais ces cas exclus. Puisque nu n
→ a, on a S n ∼ anun .
La série de terme général S n est une série à termes positifs divergente donc
(a) La suite (un ) est à termes dans ]0 ; 1[ car l’application x 7→ x − x2 laisse stable cet
intervalle. n
X n
X
La suite (un ) est décroissante et minorée donc convergente. Sa limite ` vérifie Sk ∼ a kuk
` = ` − `2 et donc ` = 0. k=1 k=1
Finalement (un ) décroît vers 0 par valeurs strictement supérieures. Par suite
n
1 X
1 1 un − un+1 u2 S k ∼ awn
− = = 2 n 3 →1 n2 un k=1
un+1 un un un+1 un − un
La relation (∗) dévient alors
Par le théorème de Cesaro,
n+1
n−1
wn = vn − awn + o(wn )
1X 1 1
! n
− →1
n k=0
uk+1 uk et en on en déduit que
1 a
wn ∼ vn →
et donc 1
→ 1. a+1 a+1
nun
1 P
On en déduit que un ∼ n et donc un diverge.
(d) Par l’absurde, supposons un+1 , un+2 > 0. Pour ε > 0, il existe N ∈ N tel que
On a A − S n ≤ un+1 donc A − S n+1 ≤ 0 puis A − S n+2 ≤ −un+2 et donc
|A − S n+2 | ≥ |un+2 |. Or |A − S n+2 | ≤ |un+3 | et |un+3 | < |un+2 |, c’est absurde et donc un+1 N−1
X e
et un+2 ne sont pas tous deux strictement positifs. Un raisonnement symétrique établit e−k ≥ −ε
k=0
e−1
qu’ils ne sont pas non plus tous deux strictement négatifs et donc la série de terme
général un est alternée à partir du rang 1 (on ne peut rien affirmer pour le rang 0). et pour ce N fixé, il existe N 0 ∈ N tel que pour n ≥ N 0 ,
Puisque A − S n+1 = A − S n − un+1 , on a − |un+1 | − un+1 ≤ A − S n+1 ≤ |un+1 | − un+1 .
Si un+1 > 0 alors A − S n+1 ≤ 0 et donc du signe de un+2 . n !n XN−1 !n XN−1
k k
Si un+1 < 0 alors A − S n+1 ≥ 0 et donc à nouveau du signe de un+2 .
X
≥ 1− ≥ e−k − ε
Enfin A − S n+1 n’est pas nul, car sinon k=1
n n=0
n k=0
A − S n+3 = A − S n+1 − (un+2 + un+3 ) = −(un+2 + un+3 ) est de signe strict opposé à un+2
et n’est donc pas du signe de un+4 . On a alors pour tout n ≥ N 0
n !n
On peut alors exploiter le résultat du c) et affirmer que la série de terme général un X k e
encadre strictement A. ≥ − 2ε
k=1
n e−1
Or
N N 2N+1 N
wn+1 = −wn
X 1 X 1 X 1 X 1
4 =2 =2 −2
n=0
4n + 2 n=0
2n + 1 k=1
k k=1
2k et donc
wn = (−1)n w0 = (−1)n+1
Par le développement
n
X 1 (d) On a
= ln n + γ + o(1)
k=1
k wn (−1)n+1
cn+1 − cn = =
on parvient à bn bn+1 bn bn+1
N ! Puisque la suite de terme général bn bn+1 croît vers +∞, on peut appliquer le critère
X 1 3 1 1 P
spécial des séries alternées et affirmer que la série numérique (cn+1 − cn ) converge.
− + + = ln(4N+4)+γ−2 ln(2N+1)−2γ+ln N+γ+o(1) → 0
n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4 Par conséquent la suite (cn ) converge.
On a Exercice 22 : [énoncé]
√
bn Par un argument géométrique (trapèze sous la courbe) la concavité donne
X ei k
S bn − S an = √
f (0) + f (x)
Z x
k=an +1 k
x ≤ f (t) dt
2 0
et donc par construction Rx
1 X
bn
1 On en déduit x f (x) ≤ 2 0 f (t) dt − x donc
Re S bn − S an ≥ √ √ Z 1 Z 1 Z x !
2 k=an+1 k 1
x f (x) dx ≤ 2 f (t) dt dx − (1)
√ 0 x=0 t=0 2
Puisque la fonction t 7→ 1/ t est décroissante, on a la comparaison intégrale
Or
bn Z
1 X k+1
dt √ p p Z 1 Z x Z 1 Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
√ = 2 bn + 1 − an + 1 f (t) dt dx = f (t) dx dt = (1 − t) f (t) dt =
Re S bn − S an ≥ √ f (t) dt − t f (t) dt
2 k=an +1 k t x=0 t=0 t=0 x=t t=0 0 0
donc S bn − S an ne tend par 0 et l’on peut conclure que la série étudiée diverge. Enfin !2
Z 1
1
2 f (t) dt − ≥0
0 2
donne
Exercice 21 : [énoncé] Z 1 !2 Z 1
1
Posons 2 f (t) dt ≥2 f (t) dt − (3)
un+1 − un 0 0 2
vn =
un Les relations (2) et (3) permettent alors de conclure.
Si (un ) converge alors, en posant ` sa limite,
Exercice 23 : [énoncé]
1 On peut écrire
vn ∼ (un+1 − un )
`
R1
tn f (t) dt Z 1
P P 0
R1 = (n + 1)tn f (t) dt
et puisque la série à termes positifs (un+1 − un ) converge, il en est de même de vn . tn dt 0
Si (un ) diverge alors un → +∞. 0
Puisque ln(un ) → +∞, la série à terme positif (ln(un+1 ) − ln(un )) diverge et donc vn Par convergence dominée par k f k∞ , on obtient
P P
aussi. R1
P
Finalement, la nature de la série vn est celle de la suite (un ). 0
tn f (t) dt
R1 → f (1)
0
tn dt
Exercice 24 : [énoncé] (b) Par ce qui précède, on montre que la fonction g : x 7→ f (x) − Mx2 /2 est convexe.
Si l’un des xi ou des yi est nul, la relation est immédiate. On suppose désormais xi , yi > 0. On en déduit qu’en tout x ∈ I, g est dérivable à droite et à gauche et on a
En divisant par (x1 . . . xn )1/n , la propriété demandée équivaut à
1 + (α1 . . . αn )1/n ≤ ((1 + α1 ) . . . (1 + αn ))1/n pour tout αi > 0. Établissons cette identité. g0g (x) ≤ g0d (x)
Considérons la fonction f : x 7→ ln (1 + e x ).
ex Or la fonction x 7→ Mx2 /2 est dérivable donc, par opérations, f est dérivable à droite
f est dérivable et f 0 (x) = 1+e x = 1 − 1+e x . La fonction f est croissante donc f est convexe.
1 0
et à gauche et on vérifie
Par l’inégalité de Jensen :
fg0 (x) ≤ fd0 (x)
a + · · · + a 1
∀a1 , . . . , an ∈ R, f
1 n
≤ ( f (a1 ) + · · · + f (an )) De même, on montre que la fonction h : x 7→ f (x) + Mx2 /2 est concave et on en
n n déduit que pour tout x ∈ I,
Pour ai = ln αi , on obtient fg0 (x) ≥ fd0 (x)
Finalement fg0 (x) = fd0 (x) et donc f est dérivable.
1
n (ln α1 +···+αn )
1
ln 1 + e ≤ (ln(1 + α1 ) + · · · + ln(1 + αn ))
n
puis Exercice 26 : [énoncé]
R +∞
Puisque l’intégrale 0 f converge, il en est de même de
ln 1 + (α1 · · · αn ) 1/n
≤ ln ((1 + α1 ) . . . (1 + αn ))
1/n
Z +∞ Z +∞
et par la croissance de la fonction exponentielle, on obtient
f (a + x) dx et f (b + x) dx
0 0
1 + (α1 . . . αn )1/n ≤ ((1 + α1 ) . . . (1 + αn ))1/n
avec Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞
f (a + x) dx = f (x) dx et f (b + x) dx = f (x) dx
0 a 0 b
Exercice 25 : [énoncé]
On en déduit la convergence de l’intégrale suivante et sa valeur
(a) Soient a, b ∈ I et Z +∞ Z b
( f (a + x) − f (b + x)) dx = f (x) dx
A = {λ ∈ [0 ; 1], f (λa + (1 − λ)b) ≤ λ f (a) + (1 − λ) f (b)} 0 a
On a 0, 1 ∈ A et par l’hypothèse de travail, on montre D’autre part, on a par découpage et pour tout A ≥ 0
Z 0 Z −A+b Z b
λ, µ ∈ A =⇒ (λ + µ)/2 ∈ A ( f (a + x) − f (b + x)) dx = f (x) dx − f (x) dx
−A −A+a a
Par récurrence sur n ∈ N, on a
Or Z −A+b
∀k ∈ {0, 1, . . . , 2 } , k/2 ∈ A
n n
(b − a) min f ≤ f (x) dx ≤ (b − a) max f
[−A+a;−A+b] −A+a [−A+a;−A+b]
et finalement on obtient la convergence et la valeur de l’intégrale suivante (b) Par ce qui précède Z Z
Z +∞ f 02
=− f f 00
( f (a + x) − f (b + x)) dx = (b − a)` R R
−∞ Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz
Z ! Z ! Z !
02 2 002
Exercice 27 : [énoncé] f ≤ f f
R R R
(a) Par intégration par parties
Z x x Exercice 28 : [énoncé]
Z
f (t) dt = f (x) f (x) − f (0) f (0) −
0 2 0 0
f (t) f 00 (t) dt On procède au changement de variable
0 0
−A t−a R
→ iπ.
L’étude sur R− est identique avec R A P(t)
Puisque R QP = limA→+∞ −A Q(t) dt, on obtient R QP = 2 Re(σ)π avec σ la somme des
R
Z 0 Z 0
1
f 0 (t)2 dt = − f 0 (0) f (0) + f (t) f 00 (t) dt coefficients facteurs des éléments simples X−a avec a de parties imaginaires strictement
−∞ −∞ positive.
la fonction et on en déduit Z +∞
dx
1
y 7→ f (y) 1 + p
y = −2π Im (α1 + α2 + α4 + α5 )
1 + x4 + x8
2 y2 + 4 −∞
ce qui donne
+∞
est intégrable sur R. π
Z
dx
Par le changement de variable précédent, on peut alors affirmer que g est intégrable sur = Im ω2 − ω10 + ω4 − ω8
−∞ 1+x +x
4 8 6
]0 ; +∞[.
Or
L’étude sur ]−∞ ; 0[ est semblable. π √ 2π √
Au final, on obtient ω2 − ω10 = 2i sin = i 3 et ω4 − ω8 = 2i sin =i 3
3 3
Z +∞ et +∞
finalement
1 +∞
Z 0 Z Z +∞ Z
y 1 y +∞
π
Z
g(x) dx = f (y) 1 + p dy = dx
g(x) dx+ f (y) 1 − p dy+ f (y) dy = √
−∞ 0 2 −∞ y2 + 4 2 −∞ y2 + 4 −∞
−∞ 1+x +x
4 8
3
Exercice 34 : [énoncé] Par convergence normale de la série des dérivées sur [α ; β], on peut affirmer que f est de
Soit x ∈ R+ . Pour n assez grand classe C1 sur tout intervalle ouvert ]a ; b[ vérifiant ∀n ∈ N, xn < ]a ; b[.
Soit a ∈ R tel qu’il existe n ∈ N vérifiant xn = a.
fn (x) = (1 − x/n)n = exp (n ln(1 − x/n)) −→ e−x En considérant A = {n ∈ N | xn = a}, on peut écrire par absolue convergence
n→+∞
X X
La suite ( fn ) converge simplement vers f : x 7→ e−x avec fn ≤ f . f (x) = an |x − a| + an |x − xn | = α |x − a| + g(x)
Étudions δn = f − fn ≥ 0. n∈A n∈N\A
Pour x ∈ [n ; +∞[, δn (x) = e−x ≤ e−n .
Pour x ∈ [0 ; n[, δn (x) = e−x − (1 − x/n)n et δ0n (x) = − e−x + (1 − x/n)n−1 . avec α > 0.
Puisque la série an converge, pour N assez grand, +∞ α
P P
Posons k=N+1 an ≤ 2 .
ϕn (x) = (n − 1) ln (1 − x/n) + x On peut alors écrire
X X
On a f (x) = α |x − a| + an |x − xn | + an |x − xn |
n−1 1 x−1
ϕ0n (x) = +1= n∈N\A,n≥N+1 n∈N\A,n≤N
n x/n − 1 x−n
P
est du signe de 1 − x. La fonction x 7→ n∈N\A,n≤N an |x − xn | est dérivable au voisinage de a.
Par étude des variations de ϕn , on obtient l’existence de xn ∈ [0 ; n[ tel que ϕn (x) ≥ 0 pour Cependant, la fonction
x ≤ xn et ϕn (x) ≤ 0 pour x ≥ xn . On en déduit que pour x ≤ xn , δ0n (x) ≥ 0 et pour x ≥ xn , X
δ0n (x) ≤ 0. Ainsi ϕ : x 7→ α |x − a| + an |x − xn |
n∈N\A,n≥N+1
xn n−1 xn n xn −xn
kδn k∞,[0;n[ = δn (xn ) = 1 − − 1− = e n’est quand à elle pas dérivable en a.
n n n
En effet, pour h > 0,
Puisque la fonction x 7→ x e−x est bornée par un certain M sur R+ , on obtient 1 α α
(ϕ(a + h) − ϕ(a)) ≥ α − ≥
h 2 2
M
kδn k∞,[0;n[ ≤ alors que pour h < 0,
n 1 α α
(ϕ(a + h) − ϕ(a)) ≤ −α + = −
Finalement M h 2 2
kδn k∞,[0;+∞[ ≤ max , e−n → 0 Ainsi, les éventuels nombres dérivés à droite et à gauche ne peuvent pas coïncider.
n
On peut donc affirmer que la suite ( fn ) converge uniformément sur R+ vers f .
Exercice 36 : [énoncé]
Les fonctions constantes sont solutions et les solutions forment un sous-espace vectoriel.
Exercice 35 : [énoncé]
Soit f une solution. Quitte à ajouter une fonction constante, on peut supposer f (0) = 0.
Puisque an > 0 et an (1 + |xn |) converge, les séries an et an xn sont absolument
P P P
On a
convergentes. +∞
f (x) X f (xn )
Posons fn (x) = an |x − xn |. f (x) = +
Comme |an |x − xn || ≤ |an | |x| + |an xn |, la série des fonctions fn converge simplement sur R. 2 n=2
2n
Les fonctions fn sont continues et sur [−M ; M], k fn k∞ ≤ Man + an |xn |. donc
Par convergence normale sur tout segment d’une série de fonctions continues, on peut +∞ +∞
X f (xn ) X f (xn+1 )
affirmer que la somme f est continue. f (x) = =
2n−1 2n
Soit [α ; β] ∈ R tel que xn < [α ; β] pour tout n ∈ N. n=2 n=1
Les fonctions fn sont de classe C1 sur [α ; β] et fn0 (x) = εan avec |ε| = 1. Posons h(x) = sup[0;x] | f |.
Exercice 41 : [énoncé] P(X) = X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0 , on peut borner cette racine par les coefficients de
P : |ξ| ≤ max 1, |a0 | + |a1 | + · · · + |an−1 | ).
Commençons par montrer que Dn (C) est une partie dense de Mn (C).
Soit A ∈ Mn (C) arbitraire. La matrice A est trigonalisable et on peut donc écrire Le théorème de Bolznano-Weierstrass permet d’en extraire une suite (λϕ(k) ) convergeant
A = PT P−1 avec P inversible et T triangulaire supérieure. vers une certaine limite λ. Les λϕ(k) étant racines au moins doubles de χAϕ(k) on a
En modifiant quelque peu la diagonale de T , on peut se ramener à une matrice à valeurs
propres deux à deux distinctes donc diagonalisable. χAϕ(k) (λϕ(k) ) = χ0Aϕ(k) (λϕ(k) ) = 0
Pour p ∈ N∗ , considérons la matrice diagonale D p = diag(1/p, 2/p, . . . , n/p) et la matrice ce qui donne à la limite
A p = P(T + D p )P−1 . Les valeurs propres de A p sont les coefficients diagonaux de la χA (λ) = χ0A (λ) = 0
matrice triangulaire supérieure T + D p . Lorsque deux coefficients diagonaux de T sont
égaux, les coefficients correspondants de T + D p ne le sont pas. Lorsque deux coefficients C’est absurde car les valeurs propres de A sont supposées simples
diagonaux de T sont différents, les coefficients correspondants de T + D p le sont aussi On peut alors conclure que la matrice A est intérieure à Dn (C).
sous réserve de choisir p assez grand. Finalement, on peut affirmer qu’à partir d’un
certain rang les matrices A p sont diagonalisables. Enfin, la suite (A p ) convergeant vers A,
Exercice 42 : [énoncé]
on peut conclure que l’ensemble Dn (C) des matrices diagonalisables est une partie dense
Par l’absurde supposons A , E.
de Mn (C).
Il existe un élément a ∈ E tel que a < A. Par translation du problème, on peut supposer
Étudions maintenant l’intérieur de Dn (C).
a = 0.
On montre que l’intérieur de Dn (C) est constituée des matrices possédant n valeurs
Posons n = dim E.
propres distinctes.
Si Vect(A) est de dimension strictement inférieure à n alors A est inclus dans un hyperplan
Soit A ∈ Dn (C) telle que Card(Sp A) < n.
de E et son adhérence aussi. C’est absurde car cela contredit la densité de A.
On peut écrire A = PDP−1 avec P inversible et D diagonale de coefficients diagonaux les
Si Vect(A) est de dimension n, on peut alors considérer (e1 , . . . , en ) une base de E formée
valeurs propres de A :
d’éléments de A.
D = diag(λ1 , λ2 , . . . , λn ) Puisque 0 < A, pour tout x ∈ A, on remarque : ∀λ ∈ R− , −λx < A (car sinon, par convexité,
La matrice A possèdant moins de n valeurs propres, les scalaires λi ne sont pas deux à 0 ∈ A).
deux distincts. Quitte à permuter ceux-ci, supposons λ1 = λ2 . Considérons ensuite les Par convexité de A : ∀λ1 , . . . , λn ≥ 0, λ1 + · · · + λn = 1 =⇒ λ1 e1 + · · · + λn en ∈ A
matrices et donc : ∀λ ∈ R− , ∀λ1 , . . . , λn ≥ 0, λ1 + · · · + λn = 1 =⇒ λ(λ1 e1 + · · · + λn en ) < A.
0 1/p Ainsi ∀µ1 , . . . , µn ≤ 0, µ1 e1 + · · · + µn en < A.
0 (0) Or la partie {µ1 e1 + · · · + µn en | µi < 0} est un ouvert non vide de A et donc aucun de ses
T p = D + .. et A p = PD p P avec p ∈ N
−1 ∗
éléments n’est adhérent à A. Cela contredit la densité de A.
.
(0) 0
La matrice T p n’est pas diagonalisable car dim Eλ (T p ) < mλ (D p ). La matrice semblable Exercice 43 : [énoncé]
A p n’est donc pas plus diagonalisable. Cependant, la suite (A p ) converge vers A. On peut Pour obtenir ce résultat, il suffit de savoir montrer F + Vect(u) fermé pour tout u < F.
conclure que la matrice A n’est pas intérieure à Dn (C). Soit (xn ) une suite convergente d’éléments de F + Vect(u) de limite x.
Soit A ∈ Dn (C) telle que Card(Sp A) = n. Pour tout n ∈ N, on peut écrire xn = yn + λn u avec yn ∈ F et λn ∈ K.
Supposons par l’absurde que la matrice A n’est pas intérieure à Dn (C). Il existe alors une Montrons en raisonnant par l’absurde que la suite (λn ) est bornée.
suite (A p ) de matrices non diagonalisables convergeant vers A. Puisque ces matrices A p ne Si la suite (λn ) n’est pas bornée, quitte à considérer une suite extraite, on peut supposer
sont pas diagonalisables, leurs valeurs propres ne peuvent être deux à deux distinctes. |λn | → +∞.
Notons λ p une valeur propre au moins double de A p . Posons alors zn = λ1n xn = λ1n yn + u.
La suite (A p ) convergeant vers A, les coefficients du polynôme caractéristique χA p Puisque kxn k → kxk et |λn | → +∞, on a kzn k → 0 et donc λ1n yn → −u.
convergent vers les coefficients respectifs de χA . En particulier, ils sont bornés. On en Or la suite de terme général λ1n yn est une suite d’éléments de l’espace fermé F, donc
déduit que la suite de racines (λ p ) est bornée (En effet, si ξ est racine du polynôme −u ∈ F ce qui exclu.
Ainsi la suite (λn ) est bornée et on peut en extraire une suite convergente (λϕ(n) ) de limite Pour P p = diag(p, 1, . . . , 1), on obtient
λ ∈ K.
λ 1/p (∗/p) λ
Par opérations, la suite (yϕ(n) ) est alors convergente. 0 (0)
P p T P p = 0
−1
λ (∗) → 0 λ (∗) = A∞
En notant y sa limite, on a y ∈ F car l’espace F est fermé.
(0) (0) B (0) (0) B
En passant la relation xn = yn + λn u à la limite on obtient x = y + λu ∈ F + Vect(u).
Ainsi l’espace F + Vect(u) est fermé. Or cette matrice n’est pas semblable à T ni à A car rg(A∞ − λIn ) , rg(T − λIn ).
Ainsi, il existe une suite de matrices semblables à A qui converge vers une matrice qui
n’est pas semblable à A, la classe de similitude de A n’est pas fermée.
Exercice 44 : [énoncé] Cas A ∈ Mn (R)
Cas A ∈ Mn (C) est diagonalisable. Si A est diagonalisable dans C alors toute limite A∞ d’une suite de la classe de similitude
Soit (A p ) une suite convergente de matrices semblables à A. de A est semblable à A dans Mn (C). Soit P ∈ GLn (C) telle que P−1 AP = A∞ . On a alors
Notons A∞ la limite de (A p ). AP = PA∞ . En introduisant les parties réelles et imaginaires de P, on peut écrire
Si P est un polynôme annulateur de A, P est annulateur des A p et donc P annule A∞ . P = Q + iR avec Q, R ∈ Mn (R).
Puisque A est supposée diagonalisable, il existe un polynôme scindé simple annulant A et L’identité AP = PA∞ avec A et A∞ réelles entraîne AQ = QA∞ et AR = RA∞ .
donc A∞ et par suite A∞ est diagonalisable. Puisque la fonction polynôme t 7→ det(Q + tR) n’est pas nulle (car non nulle en i), il existe
De plus χA = χA p donc à la limite χA = χA∞ . t ∈ R tel que P0 = Q + tR ∈ GLn (R) et pour cette matrice AP0 = P0 A∞ .
On en déduit que A et A∞ ont les mêmes valeurs propres et que celles-ci ont mêmes Ainsi les matrices A et A∞ sont semblables dans Mn (R).
multiplicités. On en conclut que A et A∞ sont semblables. Si A n’est pas diagonalisable dans C.
Ainsi la classe de similitude de A est fermée. Il existe une valeur propre complexe λ pour laquelle ker(A − λI2 )2 , ker(A − λI2 ).
Cas A ∈ Mn (C) non diagonalisable. Pour X2 ∈ ker(A − λI2 )2 \ ker(A − λI2 ) et X1 = (A − λI2 )X2 , la famille (X1 , X2 ) vérifie
À titre d’exemple, considérons la matrice AX1 = λX1 et AX2 = λX2 + X1 .
Si λ ∈ R, il suffit de reprendre la démonstration qui précède.
λ 1
!
A= Si λ ∈ C \ R, on peut écrire λ = a + ib avec b ∈ R∗ .
0 λ Posons X3 = X̄1 et X4 = X̄2 .
! La famille (X1 , X2 , X3 , X4 ) est libre car λ , λ̄.
p 0 Introduisons ensuite Y1 = Re(X1 ), Y2 = Re(X2 ), Y3 = Im(X1 ) et Y4 = Im(X2 ).
Pour P p = , on obtient
0 1 Puisque VectC (Y1 , . . . , Y4 ) = VectC (X1 , . . . , X4 ), la famille (Y1 , . . . , Y4 ) est libre et peut
donc être complétée en une base.
λ
!
1/p On vérifie par le calcul AY1 = aY1 − bY3 , AY2 = aY2 − bY4 + Y1 , AY3 = aY3 + bY1 et
p AP p =
P−1
0 λ
→ λI2
AY4 = bY2 + aY4 + Y3 . et on obtient que la matrice A est semblable dans Mn (R) à la
matrice
qui n’est pas semblable à A. T ∗
!
De façon plus générale, si la matrice A n’est pas diagonalisable, il existe une valeur O B
propre λ pour laquelle
avec
ker(A − λI2 )2 , ker(A − λI2 ) 1 b 0
a
Pour X2 ∈ ker(A − λI2 )2 \ ker(A − λI2 ) et X1 = (A − λI2 )X2 , la famille (X1 , X2 ) vérifie 0 a 0 b
T =
AX1 = λX1 et AX2 = λX2 + X1 . En complétant la famille libre (X1 , X2 ) en une base, on
−b 0 a 1
obtient que la matrice A est semblable à 0 −b 0 a
Pour P p = diag(p, 1, p, 1, . . . 1), on obtient
λ
1 (∗)
T = 0 λ (∗)
!
T∞ ∗0
P−1
p T Pp → = A∞
(0) (0) B O B
avec On obtient une suite d’éléments de A, convergeant vers x et qui, en vertu du raisonnement
a 0 b 0
précédent, est formée d’irrationnels à partir d’un certain rang.
0 a 0 b
T ∞ =
−b 0 a 0
0 −b 0 a Exercice 46 : [énoncé]
Or dans Mn (C), la matrice A∞ est semblable est à diag(λ, λ, λ̄, λ̄, B) qui n’est pas Soit A l’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite a.
semblable à A pour des raisons de dimensions analogues à ce qui a déjà été vu. Nous allons établir que A est un intervalle en observant que
Les matrices réelles A et A∞ ne sont pas semblables dans Mn (C) ni a fortiori dans Mn (R).
∀α < β ∈ A, [α ; β] ⊂ A
On en déduit que la classe de similitude de A n’est pas fermée
(caractérisation usuelle des intervalles)
Exercice 45 : [énoncé] Soit α < β ∈ A et γ ∈ [α ; β]. Si γ = α ou γ = β alors évidemment γ ∈ A.
Considérons l’ensemble B = ln A = {ln Supposons maintenant γ ∈ ]α ; β[.
√a | a ∈ A}. Soient N ∈ N et ε > 0. Puisque an+1 − an → 0, il existe un rang N 0 tel que
Pour tout x, y ∈ B, x+y
2 = ln a+ln b
2 = ln ab ∈ B.
En raisonnant par récurrence, on montre que pour tout x, y ∈ B, on a la propriété ∀n ≥ N 0 , |an+1 − an | ≤ ε
kx + (2 − k)y n
∀n ∈ N, ∀k ∈ {0, . . . , 2n } , ∈B Comme α est valeur d’adhérence de a et que α < γ il existe p ≥ max(N, N 0 ) tel que
2n
a p < γ. Aussi, il existe q ≥ max(N, N 0 ) tel que aq > γ.
Soit x ∈ ]inf A ; sup A[. Il existe a, b ∈ A tels que a < x < b. Si p < q, on introduit
On a alors ln a < ln x < ln b avec ln a, ln b ∈ B. E = {n ∈ ~p ; q, an < γ}
On peut écrire ln x = λ ln a + (1 − λ) ln b avec λ ∈ ]0 ; 1[.
Cet ensemble E est une partie de N, non vide (carp ∈ E) et majoré (parq). Cet ensemble
Posons alors kn la partie entière de λ2n et xn = exp 2knn ln a + 1 − 2knn ln b
Il est immédiat que xn → x avec pour tout n ∈ N, xn ∈ A. admet donc un plus grand élément r. Nécessairement r < q car aq ≥ γ. Puisque r ∈ E et
Si, dans cette suite, il existe une infinité d’irrationnels, alors x est limite d’une suite r + 1 < E, ar < γ ≤ ar+1 et donc |γ − ar | ≤ |ar+1 − ar | ≤ ε.
d’éléments de A ∩ (R \ Q). Si p > q, un raisonnement semblable conduit à la même conclusion.
Sinon, à partir d’un certain rang, les termes de la suite xn sont tous rationnels. Finalement
Le rapport xn+1 /xn est alors aussi rationnel ; mais ∀N ∈ N, ∀ε > 0, ∃r ≥ N, |γ − ar | ≤ ε
kn+1 kn On peut donc affirmer que γ est valeur d’adhérence de a et conclure.
xn+1 a 2n+1 − 2n kn+1 kn 1
= avec n+1 − n = 0 ou n+1
xn b 2 2 2
S’il existe une infinité de n tels que kn+1
− kn
= 1
alors il existe une infinité de n ∈ N tels Exercice 47 : [énoncé]
2n+1 2n 2n+1
que Posons ` = limn→+∞ un + u22n et vn = un − 23 ` de sorte que εn = vn + v22n → 0.
a 21n Soit a une valeur d’adhérence de la suite (vn ).
∈Q Il existe ϕ : N → N strictement croissante telle que vϕ(n) → a.
b
v2ϕ(n) = 2εϕ(n) − 2vn → −2a donc −2a est aussi valeur d’adhérence de (vn ).
et puisque l’élévation au carré d’un rationnel est un rationnel, le nombre a/b est lui-même
En reprenant ce processus, pour tout p ∈ N, (−2) p a est valeur d’adhérence de (vn ).
rationnel. Or les racines carrées itérés d’un rationnel différent de 1 sont irrationnelles à
Or la suite (un ) est bornée, la suite (vn ) l’est donc aussi et ses valeurs d’adhérence le sont
partir d’un certain rang.
encore. On peut donc affirmer a = 0.
Il y a absurdité et donc à parti d’un certain rang kn+1 = 2kn .
La suite (vn ) est bornée et 0 est sa seule valeur d’adhérence donc elle converge vers 0 (car
Considérons à la suite (xn0 ) définie par
si tel n’était pas le cas, il existerait une infinité de termes de la suite (vn ) en dehors d’un
k0 k0 intervalle [−ε ; ε], ε > 0, et de ces termes bornés on pourrait extraire une suite convergente
! !
xn0 = exp nn ln a + 1 − nn ln b avec kn0 = kn + 1 d’où l’existence d’une valeur d’adhérence non nulle).
2 2
P |an tm |
Exercice 48 : [énoncé] Puisque la série m≥0 nm+1 converge pour tout n ≥ 1 et puisque
(a) C est stable par tous les ui et puisque C est convexe et que un (x) est une combinaison +∞
XX |an tm | X |an |
convexe de x, u(x), . . . , un−1 (x), on peut assurer que C est stable par un . =
n≥1 m=0
nm+1 n≥1
n − |t|
(b) Il existe a ∈ C tel que
converge, peut appliquer le théorème de Fubini pour intervertir les deux sommes.
1
x = un (a) = a + u(a) + · · · + un−1 (a) +∞
+∞ X
n X an m
f (t) =
t
nm+1
En simplifiant m=0 n=1
1
x − u(x) = (a − un (a)) La fonction f apparaît alors comme développable en série entière sur ]−1 ; 1[.
n
(c) Si f (t) = 0 sur [−1/2 ; 1/2] alors le développement en série entière de f sur ]−1 ; 1[
donc est nul et on en déduit que f est nulle sur ]−1 ; 1[.
2M
N (x − u(x)) ≤ Or
n +∞
a1 X an
f (t) = +
avec M = supa∈C N(a). 1 − t n=2 n − t
(c) Puisque un est linéaire et continue, on peut affirmer que un (C) est un compact avec t 7→ +∞ n=2 n−t définie et continue au voisinage de 1. On en déduit que a1 = 0.
P an
convexe non vide. On peut alors reprendre l’étude du b) et, sachant a1 = 0, on peut affirmer que f est
De plus un (C) est stable par u et donc pour tout naturel p, u p (un (C)) ⊂ un (C). développable en série entière sur ]−2 ; 2[. Or ce dernier développement étant nul, on
Considérons alors la suite (xn ) définie à partir de x0 ∈ C et de la récurrence obtient comme ci-dessus a2 = 0 etc.
xn = un (xn−1 ). Au final, la suite (an )n∈N∗ est nulle.
Pour tout p ≥ n, x p ∈ un (C) compte tenu de la remarque précédente.
La suite (xn ) évoluant dans le compact C, elle admet une valeur d’adhérence x∞ .
Pour tout n ∈ N, x∞ est valeur d’adhérence de la suite (x p ) p≥n d’éléments du fermé Exercice 50 : [énoncé]
un (C) donc x∞ ∈ un (C). n2
T T Posons fn (x) = cos nx si x ∈ [0 ; n] et fn (x) = 0 si x ∈ ]n ; +∞[.
Ainsi x∞ ∈ n∈N∗ un (C) et donc n∈N∗ un (C) , ∅.
T Pour x ∈ R+ , quand n → +∞,
(d) Soit x ∈ n∈N∗ un (C). 2
En vertu de b, on a pour tout n ∈ N, N (x − u(x)) ≤ 2M (x − u(x)) = 0 puis x n
n donc N = exp n2 ln 1 − x2 /2n2 + o(1/n2 ) → e−x /2
2
fn (x) = cos
u(x) = x. n
Ainsi, la suite de fonctions ( fn ) converge simplement vers f : x 7→ e−x /2 sur [0 ; +∞[. Les
2
Cette inégalité vaut aussi pour x ∈ ]n ; +∞[ et puisque la fonction x 7→ e−x /4 est
2
Par convergence dominée, on obtient de façon analogue à ce qui précède, la limite de
intégrable, on peut appliquer le théorème de convergence dominée pour affirmer ce terme et on conclut
h
Z +∞ Sn ∼ n
π
Z n
δ
2
r
x n
e−x /2 dx =
2
lim cos dx =
n→+∞ 0 n 0 2
Exercice 52 : [énoncé]
Exercice 51 : [énoncé]
(a) Pour x > 0, posons Z +∞
(a) Appliquons le théorème de convergence dominée.
un (x) = n cos t(sin t)n f (xt) dt
Posons fn : [0 ; 1] → R définie par 0
√ L’intégrabilité de f assure que un (x) est bien définie.
fn (t) = F n(δt − h)
Puisque f 0 est intégrable, la fonction f converge en +∞ et, puisque f est aussi
Pour t ∈ [0 ; h/δ[, on a fn (t) → 1. intégrable, f tend vers 0 en +∞. Par intégration par parties, on obtient alors
Pour t ∈ ]h/δ ; 1], on a fn (t) → 0. Z +∞
Enfin, pour t = h/δ, fn (t) = F(0) → F(0). n
un (x) = − (sin t)n+1 x f 0 (xt) dt
Ainsi la suite de fonctions ( fn ) converge simplement sur [0 ; 1] vers f définie par n+1 0
k+1 (b) On vient déjà d’obtenir une convergence simple de la suite de fonctions (un ) vers la
Z (k+2)/n !! Z (k+1)/n
√ 1 √ √
F n(δt − h) dt ≤ F n δ −h ≤ F n(δt − h) dt fonction nulle. Montrons qu’en fait il s’agit d’une convergence uniforme.
(k+1)/n n n k/n
Par changement de variable
En sommant ces inégalités Z +∞
n
Z (n+1)/n √ un (x) = − (sin(u/x))n+1 f 0 (u) du
F
n(δt − h) dt ≤
Sn
≤ In n+1 0
1/n n
Soit ε > 0. Puisque la fonction f 0 est intégrable, il existe A ∈ R+ tel que
et Z +∞
Z (n+1)/n √ Z 1 √
F n(δt − h) dt = F n(δ(t + 1/n) − h) dt f 0 (u) du ≤ ε
1/n 0 A
et alors et
A b(ea − ec )
!
ea
Z
x
|un (x)| ≤ M |sin(u/x)| n+1
du + ε avec M = max f (u) 0 exp(M) = c avec x =
0 u∈[0;A] 0 e a−c
Pour x ≥ 4A/π, on a (b) Avec des notations immédiates, si exp(M) = exp(M 0 ) alors par identification des
u A π coefficients diagonaux, on obtient a = a0 et c = c0 .
∀u ∈ [0 ; A], 0 ≤ ≤ ≤
x x 4 Dans le cas a = c, l’identification du coefficient d’indice (1, 2) donne
et donc 0
A
bea = b0 ea
Z
A
|sin(u/x)|n+1 du ≤ √
0 2n+1
d’où b = b0 .
Pour x ≤ 4A/π, on a par changement de variable Dans le cas a , c, la même identification donne
Z A Z A/x 0 0
Exploitons cette propriété pour établir que les dérivées partielles de f sont constantes
Soient i, j, k ∈ {1, . . . , n}. Par antisymétrie
Exercice 53 : [énoncé]
(a) Cas a = c : dk (d j fi ) = − dk (di f j )
! ! !
a b an nba n−1
ea bea Par le théorème de Schwarz, puis par antisymétrie
M= , Mn = et exp(M) =
0 a 0 a 0 ea
dk (d j fi ) = − di (dk f j ) = di (d j fk )
Cas a , c :
À nouveau par le théorème de Schwarz et par antisymétrie
αn an − cn
!
an
M = n
n avec αn = b a c + an−2 c + · · · + a0 cn−1 = b
n−1 0
dk (d j fi ) = d j (di fk ) = − d j (dk fi )
0 c a−c
dk (d j fi ) = 0
Ainsi toutes les dérivées partielles de d j fi sont nulles et donc d j fi est constante.
En posant ai, j la valeur de cette constante, on obtient
Jac( f ) = ai, j = A ∈ Mn (K) antisymétrique
1≤i≤n,1≤ j≤n