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Instruments de commerce : Lettre, Billet, Chèque

Le document traite des instruments de commerce, notamment la lettre de change, le billet à ordre et le chèque, en détaillant leurs définitions, caractéristiques, parties impliquées, fonctionnement et régimes juridiques. Chaque instrument a des mentions obligatoires et des procédures spécifiques en cas de non-paiement, ainsi que des avantages et inconvénients. Le fonds de commerce est également abordé, définissant ses éléments constitutifs et les modes de transmission, tout en soulignant l'importance des règles juridiques et fiscales associées.

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Instruments de commerce : Lettre, Billet, Chèque

Le document traite des instruments de commerce, notamment la lettre de change, le billet à ordre et le chèque, en détaillant leurs définitions, caractéristiques, parties impliquées, fonctionnement et régimes juridiques. Chaque instrument a des mentions obligatoires et des procédures spécifiques en cas de non-paiement, ainsi que des avantages et inconvénients. Le fonds de commerce est également abordé, définissant ses éléments constitutifs et les modes de transmission, tout en soulignant l'importance des règles juridiques et fiscales associées.

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PARTIE II : LES INSTRUMENTS DU COMMERCE

Chapitre 1 – LES EFFETS DE COMMERCE

Section 1 – LA LETTRE DE CHANGE

Définition

•La lettre de change est un acte écrit, par lequel une personne appelée le tireur donne l’ordre à

une autre personne, le tiré, de payer une somme déterminée à une date fixée, à une troisième

personne appelée le bénéficiaire.

Fonctions principales :

• Instrument de crédit : permet de reporter le paiement.

• Instrument négociable : peut être transféré à un tiers par endossement.

• Titre exécutoire : offre une garantie légale en cas de non-paiement.

Exemple simplifié :

Un fournisseur émet une lettre de change pour que son client paie dans 90 jours.

Caractéristiques

[Link] : La lettre de change doit respecter des mentions obligatoires pour être valide

[Link]édit à court terme : Généralement utilisé pour des délais de paiement de 30 à 120 jours.

[Link]ère abstrait : Indépendante de la cause sous-jacente (contrat ou vente).

[Link]é : Peut être transférée par endossement à un tiers qui devient le nouveau
bénéficiaire.

Parties à la lettre de change

 Les trois parties principales :

1. Tireur : Celui qui émet la lettre (souvent le fournisseur).

2. Tiré : Celui qui reçoit l’ordre de payer (le client).

3. Bénéficiaire : Celui qui reçoit le paiement (souvent le tireur lui-même ou une banque).

 Les parties secondaires :


1. Endosseur : Celui qui transmet la lettre à un tiers en signant au dos.

.‫من يقوم بإرسال الرسالة إلى الغير بالتوقيع على ظهرها‬


2. Endossataire : Le tiers qui reçoit la lettre (par exemple, une banque).

‫الطرف الثالث الذي يتلقى الرسالة‬


3. Avaliseur :( ‫ )الضامن‬Personne ou institution garantissant le paiement si le tiré ne paie pas

Mentions obligatoires

1.Dénomination : Le terme "Lettre de change" doit figurer sur le document.


[Link] : La somme à payer doit être clairement indiquée, en chiffres et en lettres.

[Link] du tiré : Celui qui devra effectuer le paiement.

4.Échéance : La date à laquelle le paiement est dû (ex. : 30/12/2024).

[Link] de paiement : Adresse où le paiement sera effectué.

6.Bénéficiaire : Le nom de la personne ou de l'entité recevant le paiement.

[Link] et lieu d’émission : Où et quand la lettre a été rédigée.

[Link] du tireur : Sans cette signature, la lettre est invalide.

Fonctionnement

1.Émission de la lettre : Le tireur rédige la lettre et la remet au tiré.

[Link] : Le tiré signe la lettre, s’engageant ainsi à payer.

[Link] (optionnelle) :

 Par endossement, la lettre peut être transférée à un tiers, comme une banque.
 L’endossataire peut exiger le paiement à l’échéance.

[Link] à l’échéance : Le tiré règle le montant dû au bénéficiaire.

[Link] cas de non-paiement : Le bénéficiaire peut dresser un protest et intenter une action en
recouvrement.

Régime juridique

 Réglementation marocaine :

1. Code de commerce (Livre III) : Fixe les règles sur les effets de commerce.

2. Mentions obligatoires et procédures de protest en cas de litige.

 Sanctions en cas de non-paiement :

1. Protest pour non-paiement : Acte juridique constatant le refus du paiement.

2. Action en justice pour recouvrer la dette.

 Prescription :

1. Un an pour intenter une action en justice contre le tiré.

2. Trois ans pour toute réclamation contre les avaliseurs ou endosseurs.

Avantages :

 Garantie de paiement :

Leur caractère formel et exécutoire confère aux effets de commerce une sécurité juridique.

 Facilitation des relations commerciales :

Ils favorisent la flexibilité des transactions commerciales en autorisant un paiement différé.

 Outil de financement :
Possibilité d’escompte auprès des banques.

Inconvénients :

 Procédures coûteuses en cas de litige.


 Nécessite une rigueur dans le respect des mentions obligatoires.

La validité d’un effet de commerce repose sur le respect strict de mentions légales (date,
montant, signature, etc.).

 Fraude possible (ex. : faux endossements).

Section 2 – LE BILLET À ORDRE

Différence principale avec la lettre de change :

• La lettre de change implique un ordre donné par le tireur au tiré.

• Le billet à ordre est une promesse directe de paiement.

I. Définition et nature juridique

1.Définition :

Le billet à ordre est un écrit par lequel une personne, appelée le souscripteur, s'engage à

payer une somme déterminée à une autre personne, appelée le bénéficiaire , à une date

fixée.

[Link]ères juridiques :

1. Acte unilatéral : Un engagement personnel du souscripteur.

2. Instrument de crédit : Permet de différer un paiement.

3. Transmissible : Peut être transmis par endossement.

II. Mentions obligatoires

Pour être valable, le billet à ordre doit contenir certaines mentions essentielles :

 La dénomination "Billet à ordre"

 La promesse de payer une somme d'argent déterminée

 L'échéance (date de paiement)

 Le nom du bénéficiaire

 La date et le lieu de création

 La signature manuscrite du souscripteur

III. Parties au billet à ordre

[Link] :

1. La personne qui émet le billet et s'engage à payer la somme.


2.Bénéficiaire :

1. La personne qui reçoit la somme mentionnée dans le billet.

Parties secondaires :

•Endosseur : Si le bénéficiaire cède le billet à un tiers, il devient endosseur.

•Endossataire : Le nouveau bénéficiaire du billet après endossement.

IV. Fonctionnement du billet à ordre

1.Émission :

1. Le souscripteur rédige le billet à ordre en faveur du bénéficiaire.

2. Celui-ci contient toutes les mentions obligatoires et est signé par le souscripteur.

[Link] :

1. Le bénéficiaire peut utiliser le billet comme moyen de paiement en l'endossant à un tiers.

2. Exemple : Une entreprise cède le billet à une banque pour obtenir de la liquidité.

[Link] à l'échéance :

1. À la date indiquée, le souscripteur doit honorer son engagement en effectuant le paiement au


bénéficiaire.

[Link] cas de non-paiement :

1. Le bénéficiaire peut engager une action en recouvrement, après avoir fait dresser une
protestation.

V. Régime juridique

1.Réglementation marocaine :

 Régie par le Code de commerce.


 Doit respecter les mentions obligatoires pour être valables.

[Link] en cas de non-paiement :

 Possibilité pour le bénéficiaire de dresser une protestation pour constater le non-paiement.


 Action en justice contre le souscripteur et, le cas échéant, contre les endosseurs et

avaliseurs.

[Link] :

 Un an pour agir en recouvrement contre le souscripteur.


 Trois ans pour les recours contre les avaliseurs ou endosseurs.
 Avantages :
o Garantie de paiement grâce à son caractère formel et exécutoire
o Facilite les relations commerciales en permettant un paiement différé
o Outil de financement (possibilité d'escompte auprès des banques)
 Inconvénients :
o Dépend de la solvabilité du souscripteur
o Procédures coûteuses en cas de litige
o Nécessité de respecter scrupuleusement les mentions obligatoires

Comparaison avec la lettre de change

 Principale différence : le billet à ordre est une promesse directe de paiement, tandis que la
lettre de change implique un ordre de paiement.

 Le billet à ordre n'a que deux parties principales (souscripteur et bénéficiaire), contre trois
pour la lettre de change (tireur, tiré, bénéficiaire).

 L'engagement du souscripteur du billet à ordre est direct et personnel, tandis que celui du
tiré de la lettre de change est conditionné par son acceptation

Section 3 – LE CHÈQUE

I. Définition et caractéristiques

1.Définition :

Le chèque est un écrit par lequel une personne appelée le tireur donne l'ordre à sa banque (Le tiré )
de payer à une tierce personne (le bénéficiaire ) une somme déterminée, immédiatement ou à vue.

[Link]éristiques principales :

 Instrument de paiement à vue : Il doit être honoré immédiatement à sa présentation.


 Lié à un compte bancaire : Le tireur doit disposer d'un compte auprès du tiré (banque).

3. Instrument formel : Il doit respecter les mentions obligatoires pour être valide.

4. Titre exécutoire : En cas de non-paiement, il peut donner lieu à des poursuites judiciaires rapides.

II. Mentions obligatoires

 La dénomination "chèque" dans le texte

 L'ordre inconditionnel de payer une somme déterminée

 Le nom de la banque (tiré) sur laquelle le chèque est tiré

 Le lieu où le paiement doit être effectué (généralement le siège de la banque)

 La date et le lieu d'émission

 La signature manuscrite du tireur

Conséquences en cas de mentions manquantes

 Le chèque perd sa validité légale

 Les obligations du tireur peuvent être contestées

III. Parties au chèque

 Tireur : La personne émettant le chèque (débiteur, titulaire du compte)

 Tiré : La banque où est domicilié le compte du tireur


 Bénéficiaire : La personne ou entité qui reçoit le paiement

IV. Fonctionnement du chèque

1.Émission :

 Le tireur rédige le chèque et le remet au bénéficiaire.


 Les mentions obligatoires doivent être respectées.

[Link]ésentation au paiement :

 Le bénéficiaire présente le chèque à sa banque pour encaissement.


 La banque du bénéficiaire transmet la demande de paiement à la banque du tireur.

[Link] :

 Si le compte est provisionné, le tiré (banque) règle la somme due.


 Si le compte n'est pas provisionné, le chèque est rejeté, et des sanctions peuvent s'appliquer.

[Link] cas de non-paiement :

 Le bénéficiaire peut demander un certificat de non-paiement .


 Action judiciaire contre le tireur possible après un délai de 15 jours suivant la demande de

paiement.

IV. Fonctionnement du chèque

1.Émission :

 Le tireur rédige le chèque et le remet au bénéficiaire.


 Les mentions obligatoires doivent être respectées.

[Link]ésentation au paiement :

 Le bénéficiaire présente le chèque à sa banque pour encaissement.


 La banque du bénéficiaire transmet la demande de paiement à la banque du tireur.

[Link] :

 Si le compte est provisionné, le tiré (banque) règle la somme due.


 Si le compte n'est pas provisionné, le chèque est rejeté, et des sanctions peuvent s'appliquer.

[Link] cas de non-paiement :

 Le bénéficiaire peut demander un certificat de non-paiement .


 Action judiciaire contre le tireur possible après un délai de 15 jours suivant la demande de
paiement.

V. Régime juridique

1. Cadre légal au Maroc :

 Le chèque est régi par le Code de commerce marocain (Articles 239 à 328).
 Des règles strictes encadrent son émission, son paiement et les sanctions en cas de non-
approvisionnement.
2. Sanctions en cas de non-provisionnement :

 Certificat de non-paiement : Preuve officielle du rejet.


 Interdiction bancaire : Le tireur peut être interdit d'émettre des chèques.
 Sanctions pénales : des amendes ou des peines de prison peuvent s'appliquer.

3. Ordonnance :

 Le chèque doit être présenté dans un délai de 6 mois à compter de la date d'émission.
 Actions en recouvrement possibles dans l'année qui suit.

VI. Types de chèques

1. Chèque barré :

 Ne peut être encaissé qu'à travers un compte bancaire.


 Utilisé pour les transactions sécurisées.

2. Chèque certifié :

 La banque garantit la provision au moment de l'émission.


 Offre une sécurité accumulée au bénéficiaire.

3. Chèque bancaire :

 Émis directement par la banque, assurant la provision.


 Souvent utilisé pour des montants élevés (immobilier, équipements)

Chapitre II – LE FONDS DE COMMERCE

Section 1 – Définition et éléments constitutifs

I. Définition du fonds de commerce

[Link] générale :

Le fonds de commerce est une entité juridique regroupant les biens incorporels et corporels qu’un
commerçant utilise pour attirer et conserver sa clientèle.

[Link]ère juridique :

 Bien meuble incorporel (même si certains de ses éléments sont matériels).


 Indépendant du local où il est exploité.
II. Les éléments constitutifs

Le fonds de commerce est composé de deux grandes catégories d’éléments :

[Link] éléments incorporels :

 La clientèle : Éléments essentiels et cœur du fonds de commerce.


 L’enseigne : Le nom ou la marque qui identifie le commerce.
 Le droit au bail : Permet d’exploiter le fonds dans un local donné.
 Les licences et autorisations : Exemples : licence d’alcool, autorisation administrative.
 Les contrats commerciaux : Contrats avec les fournisseurs ou les clients.

[Link] éléments corporels :

 Le matériel et les équipements : Machines, mobilier, outils utilisés dans l’activité.


 Les marchandises : Stock destiné à la vente

Section 2 – Transmission du fonds de commerce

I. Les modes de transmission

[Link] cession :

 Le fonds de commerce peut être vendu à un autre commerçant ou une entreprise.


 La cession inclut généralement la clientèle, l’enseigne, le droit au bail, et parfois le matériel.

[Link] location-gérance :

 Le propriétaire du fonds de commerce (bailleur) le loue à un gérant qui l’exploite à ses risques

et périls.

[Link] transmission par succession :

 En cas de décès, le fonds de commerce peut être transmis aux héritiers.

4.L’apport en société :

 Le commerçant peut apporter son fonds de commerce comme capital dans une société

Section 2 – Transmission du fonds de commerce

I. Les modes de transmission

[Link] cession :

 Le fonds de commerce peut être vendu à un autre commerçant ou une entreprise.


 La cession inclut généralement la clientèle, l’enseigne, le droit au bail, et parfois le matériel.

[Link] location-gérance :

 Le propriétaire du fonds de commerce (bailleur) le loue à un gérant qui l’exploite à ses risques
et périls.

[Link] transmission par succession :

 En cas de décès, le fonds de commerce peut être transmis aux héritiers.


4.L’apport en société :

 Le commerçant peut apporter son fonds de commerce comme capital dans une société

II. Conditions et formalités de cession

[Link] de cession :

 Acte écrit précisant les éléments du fonds cédés, leur valeur, et les conditions de la vente.

[Link]é :

 Publication dans un journal d’annonces légales pour informer les tiers (créanciers).

[Link] des créanciers :

 Le prix de cession doit servir d’abord à rembourser les dettes liées au fonds.

Section 3 – Règles juridiques et fiscales

I. Règles juridiques

[Link] registre du commerce :

 Inscription obligatoire du fonds de commerce au registre pour garantir sa publicité et sa


validité.

[Link] des créanciers :

 Les créanciers du vendeur peuvent s’opposer à la vente dans un délai de 10 jours suivant la
publication.

[Link] privilège du vendeur :

 Le vendeur bénéficie d’un privilège pour garantir le paiement du prix de vente.

II. Règles fiscales

[Link]ôt sur la plus-value :

 Le vendeur est soumis à un impôt sur la plus-value réalisée lors de la cession du fonds.

[Link] d’enregistrement :

 L’acheteur doit payer un droit d’enregistrement basé sur la valeur du fonds acquis.

[Link] professionnelle :

 Elle continue de s’appliquer au nouveau propriétaire après la cession.

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