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Interférométrie à déphasage et applications

Le document présente un devoir de sciences physiques sur les mouvements de la photosphère du Soleil, en se concentrant sur l'interféromètre de Michelson et ses applications. Il aborde des concepts tels que la différence de marche, l'intensité lumineuse et l'utilisation de la polarisation pour analyser les ondes lumineuses. Enfin, il décrit la cartographie de la vitesse de la photosphère en relation avec les dimensions du capteur utilisé.

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Interférométrie à déphasage et applications

Le document présente un devoir de sciences physiques sur les mouvements de la photosphère du Soleil, en se concentrant sur l'interféromètre de Michelson et ses applications. Il aborde des concepts tels que la différence de marche, l'intensité lumineuse et l'utilisation de la polarisation pour analyser les ondes lumineuses. Enfin, il décrit la cartographie de la vitesse de la photosphère en relation avec les dimensions du capteur utilisé.

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1 – DM3sol Sciences Physiques MP* 2024-2025

Devoir de Sciences Physiques n◦ 3 du 04-11-2024


— Solutions —

Problème no 1 – Mouvements de la photosphère du Soleil X PC 2024

A. Principe du dispositif optique

Interféromètres de Michelson

1. λ ≃ 0, 677 µm, on est dans le visible et plus précisément dans le rouge.


2. L’interféromètre de Michelson est représenté sur le schéma de la figure 1. M1 est un miroir plan chario-
table et orientable. M2 est un miroir plan uniquement orientable. Le composant essentiel est quand même la
lame semi-réfléchissante (LSR) . C’est elle qui assure le dédoublement du faisceau. La différence de marche est
créée par les orientations différentes des deux miroirs, on parle alors de coin d’air. Dans le problème qui nous
intéresse, les deux miroirs sont parfaitement parallèles, la différence de marche est créée par la différence de
distance à la (LSR) notée d pour un des interféromètres et 2d pour le second. Lorsque les deux miroirs sont à la
distance a de la (LSR), on dit que l’on est au contact optique. Dans cette configuration, on peut raisonner sur le
système simplifié constitué par M2 et M1′ qui est l’image de M1 par la (LSR). On obtient alors la configuration
dite de la lame d’air.

M2
O2

a M1
(LSR)
d
Sb b

I O1 x
a
(L)

(L′ )

écran

Figure 1 – Interféromètre de Michelson

3. La différence de marche est δ = nair 2d = 2d puisque l’on est dans l’air avec un indice de réfraction considéré
2d
égal à 1. L’ordre d’interférence est p = λ .
1,2×10−2
4. On a p0 = 6,8×10−7 . On trouve p0 ≃ 18 000 .
5. On est dans une situation monochromatique d’interférences de deux ondes cohérentes et synchrones. La
(LSR) étant parfaite, à savoir 50% de réflexion et 50% de transmission, la formule de Fresnel s’applique dans
sa version la plus simple. Comme I0 est l’intensité maximale obtenue, on a I = I20 (1 + cos 2πδ
λ ), ce qui donne en
I0
fonction de l’ordre p la formule suivante : I(p) = 2 (1 + cos 2π p) .

6. Pour une longueur d’onde différente, on obtient I ′ = I20 (1 + cos λ02πδ


+δλ ). On peut faire évoluer cette formule
en raison du fait que δλ ≪ λ0 . On effectue un développement limité dans l’expression de I ′ . Cela donne
I ′ = I20 (1 + cos 2πδ δλ ′ I0 δλ I0 δ
λ0 (1 − λ0 )). On a donc I = 2 (1 + cos(2πp0 − 2πp0 λ0 )) = 2 (1 + cos 2πp0 λ0 ) puisque p0
est entier en tenant compte de la 2π-périodicité du cosinus. Pour avoir un maximum, il faut que p0 λδλ0 soit un

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Sciences Physiques MP* 2024-2025 DM3sol – 2

entier. Le premier entier non nul est bien sûr 1, on obtiendra donc un premier maximum lorsque p0 δλ
λ0 = 1 d’où
λ0
δλ = p0 .

6,77×10−7
7. On trouve δλ = 18 000 ≃ 40 pm . C’est la largeur de l’intervalle spectral libre.

8. Puisque la différence de marche est doublée, on aura une valeur de p0 qui sera doublée et donc un intervalle
spectral divisé par 2, on a δλ ≃ 20 pm .
9. Comme nous l’avons vu, le premier interféromètre introduit une différence de marche 2d qui correspond
à un déphasage ϕ = 2π2d λ . Le second interféromètre introduira 2ϕ comme déphasage entre les deux ondes
qu’il va dédoubler. L’amplitude de l’onde lumineuse qui sort du premier interféromètre est la somme de celles
des deux ondes déphasées ? Si l’on note s0 l’amplitude de l’une des deux, celle d l’autre est alors s0 exp jϕ
d’où une amplitude s0 (1 + exp jϕ). Cette onde est à nouveau divisée en deux parties dans chaque branche de
l’interféromètre et l’une des deux ondes est déphasée de 2ϕ. En sortie, on a donc une amplitude - on ne se
préoccupera pas des amplitudes références ici s0 - s0 (1 + exp jϕ)(1 + exp j2ϕ). L’amplitude est donc s0 (1 +
exp jϕ + exp j2ϕ + exp j3ϕ) qui est la somme des 4 premiers termes d’une suite géométrique. On peut calculer
S(ϕ) = 1 + exp jϕ + exp j2ϕ + exp j3ϕ = 1−exp j4ϕ 3 exp −j2ϕ−exp j2ϕ 3 sin 2ϕ
1−exp jϕ = exp j 2 ϕ exp −j ϕ −exp j ϕ = exp j 2 ϕ sin ϕ . Pour obtenir
2 2 2
2
l’intensité, on va passer au module carré. On obtient I = Ks20 sin 2ϕ
sin2 ϕ . Nous avons toujours ϕ =
2πδ
λ0 +δλ comme
2

I0 sin2 2ϕ
dans l’étude du premier Michelson. On peut donc conclure par l’expression de l’intensité : I(δλ) = 16 sin2 ϕ2
δλ
avec ϕ = 2πp0 (1 − λ0 ).

10. Même si cela n’est pas re-précisé par l’énoncé, on considérera que p0 est un entier. Toujours par périodicité
des fonctions et par leur propriété de parité, on peut écrire l’expression de l’intensité sous la forme I(δλ) =
2 4p δλ
0
I0 sin π λ0
16 sin2 π p0 δλ . On a un maximum d’intensité lumineuse à chaque fois que le dénominateur s’annule (puisque
λ 0
λ0
le numérateur s’annule en même temps), cela se produit pour p0 δλ
λ0 = p avec p ∈ Z d’où δλmax = p p0 . On

peut repérer les annulations de l’intensité lumineuse à chaque fois que sin π 4pλ00 δ = 0 sans que la condition ne
redonne le cas d’un maximum principal que nous venons de caractériser. On a une première annulation lorsque
4p0 λδ0 = 1, une seconde pour la valeur 2 et une troisième pour 3. Par exemple pour le premier zéro à droite du
λ0
maximum principal correspondant à λ0 ou encore δλ = 0, on aura δλ1er zéro = 4p0 . On peut continuer ainsi
λ0 3λ0
avec δλ2ème zéro = et δλ3ème zéro =
2p0 4p0 .
Ensuite, il n’y a qu’une translation d’une période (ou d’un multiple
λ0
de celle-ci) p0 pour donner tout le graphique proposé.
11. Le filtre de Lyot possède une bande passante à mi-hauteur (il s’agit d’énergie ou de puissance) de 47 pm
d’après l’énoncé. En observant la courbe proposée et que nous venons de préciser, on voit que l’intérêt du
dispositif est de réduire nettement la largeur de la raie du nickel. En effet en lisant sur le graphique la largeur
à mi-hauteur, on constate qu’elle est de l’ordre de 5 pm .

Utilisation de la polarisation

12. La représentation de l’évolution est réalisée sur la figure 2 à gauche. On a uniquement représenté les miroirs
par un segment et la lame semi-réfléchissante aussi. On constate que toute l’énergie revient vers la source, le
dispositif n’a aucun intérêt comme le suggère l’énoncé. Les rayons réfléchis ont été décalés sur la figure pour
mieux les percevoir.

M2 M1 M2 M1
P S
S S
P
P P S
(LSR) (LSR)

S P

Figure 2 – Interféromètre de Michelson et utilisation de lumière polarisée

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3 – DM3sol Sciences Physiques MP* 2024-2025

13. L’onde S devient P et l’onde P devient S .


14. Voir la figure 2 à droite. On constate que toute l’énergie lumineuse parvient en sortie .
15. En entrée, on envoie une onde polarisée rectilignement à π/4. Par conséquent, on envoie simultanément
dans le dispositif 2 ondes avec les champs électriques correspondant aux ondes dites S et dites P . On a donc deux
champs électriques perpendiculaires E ~ S et E
~ P . Au cours du passage à travers le dispositif, ces deux ondes vont
permuter leur polarisation mais en sortie on n’aura toujours deux champs tels que E ~ tot = E~S + E
~ P . L’intensité
~ 2 ~ 2 ~ 2
lumineuse sera proportionnelle au carré de ce champ, on aura donc Etot = ES + EP uniquement puisque le
terme de double produit sera 2E ~P · E
~ S = 0 . Or, c’est ce terme qui représente les interférences par le déphasage
créé par l’interféromètre entre les deux ondes. On ne voit donc pas d’interférences.
16. On considère le schéma de la figure 3. Les lignes neutres de la lame 1/4 d’onde sont orientées selon
les vecteurs unitaires ~ex et ~ey . Les deux champs électriques concernés sont E ~ S et E
~ P à π/4 de la ligne ~ex
par exemple. On note E0 l’amplitude du champ électrique de chaque champ. On ne fera apparaı̂tre dans
les calculs que l’amplitude complexe des champs. Avec le choix effectué sur le schéma, on peut dire que le
champ électrique au début de la lame est E ~ S = E0 √1 (~ex + ~ey ) alors que E~ P = E0 √1 (~ex − ~ey ) exp jp2π du
2 2
fait du déphasage introduit par le parcours dans l’interféromètre. Après la lame, on aura un déphasage de
π/2 provoqué par la lame quart sur la même composante du champ électrique. Le champ électrique en sor-
tie sera donc E~ ′ = E0 √1 (~ex + ~ey exp −j π ) et E
~ ′ = E0 √1 (~ex − ~ey exp −j π ) exp jp2π. En sommant les deux
S 2 2 P 2 2
~
champs, on a une amplitude complexe E = E0 1 (~ex (1 + exp jp2π) − ~ey j(1 − exp jp2π)). En factorisant par
′ √
tot 2
exp jpπ, on obtient E ~ ′ = E0 √1 exp jpπ(~ex (exp −jpπ + exp jpπ) − ~ey j(exp −jpπ − exp jpπ)). On écrit encore
tot 2

~ ′
Etot = E0 2 exp jpπ(cos pπ ~ex + sin pπ ~ey ) . Ce résultat montre bien que le champ électrique possède une di-
rection fixe orientée par l’angle pπ par rapport à la ligne neutre de la lame quart d’onde de ligne neutre sur
~ex .

~ey
~S
E

l.n. ~ex

~P
E
l.n.

Figure 3 – Lame quart d’onde utilisée en sortie de l’interféromètre avec ses deux lignes neutres l.n.

17. Pour obtenir un maximum d’intensité, il faut que le polariseur rectiligne utilisé en sortie comme analyseur
~ tot
soit orienté sur la direction de E ′
par loi de Malus. Par exemple pour la longueur d’onde λ0 , on a un ordre
p0 et donc il faut placer l’analyseur sur la direction d’angle p0 π par rapport à ~ex . Si on s’intéresse à la longueur
d’onde λ0 + δλ, on aura un ordre p = p0 (1 − δλ δλ
λ0 ), cela veut dire que l’angle de l’analyseur sera pπ = p0 π − p0 λ0 π

pour repérer le maximum d’intensité lumineuse. Par rapport à λ0 , il faut tourner dans l’autre sens de −p0 λδλ0 π
pour y parvenir. C’est ainsi que la rotation de l’analyseur de sortie va donner des informations sur les raies
décalées par rapport à λ0 et présentes dans le spectre de la photosphère du Soleil.

Cartographie de la vitesse de la photosphère

18. La taille du Soleil sur le capteur est caractérisée par le diamètre ds = ∆f = 1, 7 cm. Il y a 1 024 pixels
de taille 21 µm de côté. La largeur du capteur est donc d’environ 2, 1 cm. On constate que ds < 2, 1 cm . Le
Soleil est représenté en totalité sur le capteur, à condition quand même de bien centré son image. . . mais cela
ne représente pas une difficulté à ce niveau de recherche.
19. On sait que l’effet Doppler génère un écart sur la longueur d’onde proportionnel à la vitesse radiale.
Par exemple λ = λ0 + Kv où v est algébrique avec K > 0 en comptant v > 0 pour les vitesses qui s’éloignent
de l’observateur, ici du satellite. Si on a une vitesse radiale vr = v à la surface du Soleil, il existe forcément la
vitesse radiale vr′ = −v du fait de la rotation du Soleil et de l’observation dans un plan perpendiculaire à son
axe. Le pixel F0 reçoit λ0 , le pixel F2 λ0 + Kv et le pixel F3 la longueur d’onde λ0 − Kv. Pour récupérer une

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Sciences Physiques MP* 2024-2025 DM3sol – 4

information, il faut effectuer F2 − F3 . C’est donc la combinaison C qu’il faut réaliser. En travaillant sur des
longueurs d’ondes équidistantes, on aura F4 − F1 proportionnel à 2v. L’ensemble reste proportionnel à v.
~ ∧−
20. La vitesse d’un point d’un solide - on assimile le Soleil à un solide. . . - est donnée par ~v = Ω
−→
OM =
ω~ey ∧ (x~ex + y~ey + z~ez ). Le calcul conduit à ~v = Ωz~ex − Ωx~ez . Compte tenu des choix de dénomination des
axes, on a vradial = −Ωx puisque la direction d’observation est celle dirigée par ~ez .

21. On a donc |δλ| = vc λ0 . On trouve δλ ≃ 4, 5 pm . Cette valeur est très petite mais nous avons vu que la
largeur d’une raie est de l’ordre de 5 pm. Il n’y a pas beaucoup de marge pour bien mettre en évidence les raies
créées par effet Doppler.

B. Éléments de physique des oscillations solaires

Modèle de fluide uniforme

22. On se reportera aux éléments étudiés en hors-programme. Dans l’approximation acoustique pour un fluide
−−→
parfait l’équation de la Mécanique des fluides dite d’Euler est constituée par µ0 ∂~v
∂t = −grad p. L’équation
de conservation de la masse devient (toujours dans le cadre de l’approximation acoustique) µ0 div ~v + ∂µ ∂t = 0.
1 µ
Le coefficient de compressibilité isentropique du fluide est χS = − V1 ∂V
∂P ≃ µ0 p . On a donc ∂
∂t (µ 0 div ~v ) =
−−→ ∂2µ
−div grad p = −∆p et ensuite − ∂t2 = −∆p. En utilisant l’expression approchée au premier ordre du coefficient
1 ∂2 p
de compressibilité isentropique, on obtient bien l’expression ∆p = µ0 χS ∂t2 ce qui donne à une dimension
2 2
∂ p(x,t) 1 ∂ p(x,t)
= avec c = √ 1
∂x2 c2 ∂t2 µ0 χS .

23. La généralisation de cette équation à trois dimensions a été réalisée à la question précédente. Si on se
∂2p ∂2 p ∂2 p 1 ∂2p
place en coordonnées cartésiennes, on arrive à ∂x2 + ∂y 2 + ∂z 2 = c2 ∂t2 .

24. Les quantités physiques doivent être périodiques en x, de période 2πR, correspondant à un tour complet
du Soleil. Les solutions doivent vérifier f (z) exp i(ωt − kx x) = f (z) exp i(ωt − kx (x + 2πR)). Cela impose que
l
exp ikx 2πR = 1 d’où kx 2πR = l2π avec l ∈ Z. On conclut par kx = R .
25. Le capteur présente des pixels qui sont de largeur λe = 21 µm. Nous allons penser cette taille comme
une période spatiale d’échantillonnage. La fréquence d’échantillonnage (elle aussi spatiale) est alors σe = λ1e ≃
5 × 104 m−1 . Le critère de Shannon nous apprend que la fréquence spatiale maximale est σmax = 12 σe =
2, 5 × 104 m−1 . Le capteur est utilisé de façon symétrique par rapport à son centre, on ne raisonnera que sur la
moitié des pixels, environ 500. La longueur totale utilisable est donc ℓu = 500×21 µm ≃ 10−2 m. Si l’on multiplie
la fréquence spatiale maximale par la longueur totale du capteur, on obtient le nombre de pixels utilisables. On
trouve que donc que le nombre de pixels est Npix = ℓu σmax ≃ 250 . À chaque mode doit correspondre un pixel
pour pouvoir les distinguer. Il n’est donc pas étonnant que l’on puisse remonter à environ 200 modes comme le
dit l’énoncé.
2 2 2
∂ p ∂ p 1 ∂ p
26. On remplace la forme proposée dans l’équation différentielle de propagation ∂x 2 + ∂z 2 = c2 ∂t2 . En factori-

sant par l’exponentielle qui ne s’annule que ponctuellement, on peut écrire que l’équation de propagation conduit
2 2 d2 f 2
à −kx2 f (z)+ ddzf2 = − ωc2 f (z). Il est préférable de réécrire cette équation sous la forme : dz 2 + ( ωc2 − kx2 )f (z) = 0 .

27. f (0) = 0 exprime le fait que la pression est nulle en dehors du Soleil, on est dans un modèle idéal à savoir
df
que le Soleil possède une limite claire et qu’au-delà, ce soit le vide interstellaire. dz z=−H = 0 signifie qu’il n’y
∂p ∂p
a pas de vitesse verticale à la limite basse de la couche superficielle du Soleil puisque µ0 ∂~
v
∂t = − ∂x ~ex − ∂z ~
ez .
∂p
En effet, si f ′ (z = −H) = 0, on aura ∂z = 0. Cela signifie qu’il n’y a pas d’agitation verticale au niveau de la
limite basse de la photosphère.
2
28. On commence par le cas où kx2 = ωc2 . La solution est alors f (z) = αz + β. On a f ′ (z) = α et comme

f (z = −H) = 0, on en déduit que α = 0. On a donc f (z) = β mais avec l’autre condition aux limites constituée
par f (0) = 0, on arrive à β = 0. La seule solution est la solution nulle. Cela n’a pas grand intérêt. Supposons
2 2
que kx2 > ωc2 , la forme de la solution est donc f (a) = α exp Kz + β − Kz avec K 2 = kx2 − ωc2 . En utilisant
toujours les deux conditions aux limites du système, on obtient α + β = 0 et α exp −KH + β exp KH = 0.
À nouveau, ce système de deux équations ne possède pas d’autre solution √ que la solution
√ nulle. Il ne reste
2
plus qu’une seule hypothèse : kx2 < ωc2 . La solution est alors f (z) = α cos −K 2 z + β sin −K 2 z. En faisant
√ √
f (0) = 0, on obtient α = 0, Ensuite avec la seconde condition, on arrive à β −K 2 cos −K 2 H = 0. Cela

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5 – DM3sol Sciences Physiques MP* 2024-2025


conduit à −K 2 H = (n+ 12 )π. Cela permet de trouver l’expression de la composante du vecteur d’onde sur Ox :
2
q
π2 π2
kx2 = ωc2 −(n+ 12 )2 H 2 . Cela permet de définir le modes propres selon leur pulsation : ω n = c kx2 + (n + 12 )2 H 2 .

q q q
π2 9π 2 2
29. La variation de ω0 = c kx2 + 4H 2 , ω1 = c kx2 + 4H 2 et ω2 = c kx2 + 25π
4H 2 en fonction de kx est repré-
sentée à la figure 4.

ωi

ω2

ω1

ω0

kx
Figure 4 – Évolution de la pulsation des modes propres en fonction de la composante kx du vecteur d’onde

30. On reprend la relation de dispersion établie avant en utilisant (n + 12 )π = Y ωn mais aussi le fait que l’on
Y2
pose ωn = kx X. La transformation de la relation commence par donner X12 = c12 − H 2 . On peut conclure sur :
q
Y = H c12 − X12 , fonction définie uniquement pour X > c. La représentation de la fonction est réalisée à la
figure 5.

Y
H/c b

b b

0 c X
Figure 5 – Évolution de la fonction de la famille des courbes

Modèle de fluide stratifié


2
ω2
31. Nous savons 1 que ∆p = −kx2 p − kz2 p = − c2ω(z) p. Ainsi la relation de dispersion est : kx2 + kz2 = c2 (z) .
2
32. On a ~k = kx~ex + kz ~ez et kx2 + kz2 = k 2 = c2ω(z) . On obtient la relation sin i = kkx = kx c(z)
ω . La notion
de rayon acoustique fait immanquablement penser, dans le contexte, à la relation de Snell-Descartes de la
réfraction des ondes lumineuses en optique : n1 sin i1 + n2 sin i2 .
33. On a sin i < 1. Si c(z) croı̂t toujours lorsque z diminue, on arrive à la limite lorsque sin i = 1 ce qui veut
encore dire que i = π2 . Le rayon acoustique possède alors une trajectoire horizontale, si l’on appelle horizontale
kx c(zmin )
le perpendiculaire à l’axe verticale Oz comme sur Terre. On a donc : 1 = ω .
34. La trajectoire d’un rayon partant d’un point quelconque de la surface du Soleil est réalisée sur la figure
6. C’est une trajectoire incurvée dans le cas où c = c(z) et des segments rectilignes si l’on suppose la célérité
c uniforme.

1. Ici, nous allons adopter une attitude classique pour le laplacien de la pression en négligeant la dépendance de kz avec z. En
effet, si on dérive une première fois sans approximation ∂p
∂z
= −i(kz (z) + z dk
dz
z
)p. Le calcul de la dérivée seconde sera lui aussi
différent du cas classique. On écrira que ∂p
∂z
≃ −ikz (z)p. Cela revient à considérer que les évolutions de kz (z) sont lentes dans
l’espace et que si Lc est la longueur caractéristique de ces évolutions alors z ≪ Lc . On a donc kz + z dkdz
z
≃ kz + Lz kz ≃ kz .
c

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Sciences Physiques MP* 2024-2025 DM3sol – 6

e
èr
ph
os
ot
ph
zmin
b

Figure 6 – Tracé de rayons acoustiques dans l’épaisseur de la photosphère du Soleil

35. Voir la réponse précédente.


R0 q
2
36. On doit appliquer zmin kz (z) dz = (n + α)π. On remplace kz par son expression ωc2 − kx2 et on obtient
q q
R0 ω2 2 ω2 2 2 ω2 (n+α)2 π 2
−H c2 − kx dz = c2 − kx H = (n + α)π. On arrive à kx = c2 − H2 . Cette réponse correspond bien à
1
ce qui a été trouvé avant à condition de prendre α = 2 .
k′ c(z) k′
37. On aura deux rayons identiques si sin i = sin i′ . Cela implique que kx ωc(z) = xω′ ce qui donne kωx = ωx′ .
Sur le graphique, on a des rayons acoustiques qui correspondent à la même abscisse X = kωx .
R0 q 2 2 (n+ 12 )2 π 2
38. La condition zmin c2ω(z) − kx2 dz = (n + 12 )π impose que kx2 = ωc2 − H2 qui conduit au même Y
q
1 1
puisque Y = H c2 (z) − X 2 . Comme l’avance l’énoncé, tous les points de la figure expérimentale sont sur une
courbe unique .
39. L’approximation de l’acoustique géométrique est valable tant que le phénomène de diffraction est négli-
geable. Il faut donc que la longueur d’onde λ soit petite devant les longueurs caractéristiques du problème. Dans
ce sujet, il intervient le rayon R et la hauteur H d’une part. D’autre part, la loi d’évolution c(z) qui n’est pas
présentée, possède sans doute une longueur caractéristique Lc pour son évolution en z plus petite que H, sinon
on considérerait que c est uniforme. La plus petite des trois est donc Lc puisque R > H. Ne connaissant pas la
loi c(z), il est bien difficile de répondre à cette question. Il faut donc que λ ≪ Lc . N’oublions pas que λ = 2π k
(n+ 1 )π
avec k = kx2 + kz2 . Or, nous savons que kx = Rl et on peut écrire que kz ≃ H2 . Ainsi, on peut écrire que
p
q
2 (n+ 12 )2 π 2
k ≃ Rl 2 + H2 . Le constat que l’on peut faire, avec prudence, est que pour assurer la condition λ ≪ Lc ,
il faut des petites longueurs d’onde et donc des modes de rangs élevés donc l et n plutôt élevés que faibles.

Problème no 2 – Machine motrice ditherme CCP MP 2010

A. Questions préliminaires
Généralités sur les moteurs

1. Dans la convention thermodynamique classique, toutes les quantités d’énergie que le système reçoit sont
comptées positivement et au contraire toutes celles qu’il donne à l’extérieur sont comptées négativement. Dans
le cas d’un moteur ditherme, il est conçu pour fournir du travail donc Wc < 0 . Pour y arriver, il reçoit de
l’énergie de la source chaude Qchaud > 0 et en donne à une source froide Qf roid < 0.
2. L’efficacité thermodynamique η du moteur est définie comme le rapport positif du transfert énergétique
Wc
utile sur le transfert énergétique coûteux. Ici, compte tenu du signe négatif du travail, on aura η = − Qchaud .
3. Sur un cycle, toutes les variations des fonctions d’état sont nulles puisqu’on revient au point de départ.
On a donc ∆Ucycle = 0 et ∆Scycle = 0. Cela nous permet d’écrire que Wc + Qf roid + Qchaud = 0 et comme la
variation d’entropie est la somme des contributions de l’entropie transférée et de l’entropie créée (ou produite) :
Qf roid Qf roid Tf roid
0= Q p p
Tchaud + Tf roid + S avec S ≥ 0. On en déduit que Qchaud ≤ − Tchaud . Ainsi le rendement (on emploie
chaud

Qf roid Tf roid
plutôt ce terme pour un moteur), η = 1 + Qchaud est tel que : η ≤ 1 − Tchaud .

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7 – DM3sol Sciences Physiques MP* 2024-2025

Gaz parfait

4. La relation de Mayer est : Cp − CV = R .


5. On sait que l’énergie interne d’un gaz parfait ne dépend que de la température et que ∆U = Cv ∆T . En
1 R
utilisant la loi de Mayer et la définition de γ = Cp /CV , on trouve facilement que ∆U = γ−1 Mair ∆T car le
m
nombre de moles d’air est donné par n = Mair avec m = 1 kg.
6. Pour l’enthalpie, c’est quasiment la même expression mais avec Cp au lieu de CV puisque ∆H = Cp ∆T .
γ R
On a donc : ∆H = γ−1 Mair ∆T .

B. Thermodynamique du moteur

Étude du cycle

Les états d’équilibres

m
7. Pour trouver le volume VA , il suffit d’appliquer la loi de gaz parfaits : p0 VA = Mair RTf roid avec m = 1 kg.
RTf roid RTf roid
On trouve donc VA = Mair p0 = 0, 832 m3 . On fait de même pour les autres volumes : VB = Mair p1 = 0, 083 m
3

RTchaud
et VC = Mair p1 = 0, 273 m3.
8. La transformation CD est une transformation adiabatique et réversible, on peut donc appliquer la loi de
 1/γ
Laplace pC VCγ = pD VDγ . On a donc VD = VC pp01 . On trouve VD = 1, 414 m3 et ensuite, toujours par la
p0 VD Mair
loi des gaz parfaits TD = R = 493 K.
9. Les points d’équilibre A, B, C et D dans le diagramme de Clapeyron (p, V ) sont représentés sur la figure
7.
p β3
B α1 C
b b b b
10 bar b

b b

β2 β1

1 bar b b b
D
A
b b b b b

0, 083 0, 161 0, 273 0, 832 1, 414 V ( m3 )


Figure 7 – Diagramme de Clapeyron

10. On utilise l’identité thermodynamique dU = T dS − pdV et en tenant compte des propriétés du gaz 
parfait, on arrive facilement à dS = MCair
V dT
T + R dV
Mair V qui s’intègre en ∆S AB = R
Mair (γ − 1) ln TB
TA + ln VB
VA .

Compte tenu du fait que TA = TB = Tf roid = 290 K, on arrive à l’expression simplifiée : ∆SAB = R
Mair ln VVB
A
.
L’application numérique conduit à ∆SAB = −661 J · K−1 pour une masse d’air m = 1 kg.

Production d’entropie sur le cycle

11. La transformation BC est une transformation monobare, le transfert thermique correspond donc à la
γ R
variation d’enthalpie : ∆HBC = QBC = γ−1 Mair (Tchaud − Tf roid ) . On trouve QBC = Qchaud = 663 kJ.

12. QDA correspond à un refroidissement monobare, c’est donc la variation d’enthalpie correspondant à
la variation de température TA − TD . Pour la température TD , on applique la loi de Laplace entre C et
 (1−γ)/γ  (1−γ)/γ
D. on obtient donc TD = Tchaud pp10 . Ainsi QDA = γ−1γ R p1
Mair (Tf roid − Tchaud p0 ). Pour la

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transformation AB, on sait que ∆UAB = 0 = WAB +QAB puisque les points A et B sont à la même température.
 (1−γ)/γ
γ R p1
La transfert thermique avec la source froide est donc : Qf roid = γ−1 Mair (Tf roid − Tchaud p0 ) − WAB .

13. Comme nous l’avons dit, sur un cycle, ∆S = 0 = S transf + S p . Comme les sources d’énergie sont des
Q roid
thermostats (température invariable), le calcul de l’entropie transférée est aisé : S transf = Tffroid +Q
Tchaud . Après
chaud

   1−γ 
p γ Tchaud p1 γ Tf roid
R
calculs, on obtient : Scycle = γ−1 Mair Tf roid p0 + Tchaud − 2 + TWf roid AB
.

p
14. La forme précédente de l’entropie produite sur un cycle montre très clairement que pour rendre Scycle la
plus petite possible, cela passe par la minimisation de WAB .

Étude de la transformation A → B
  γ1
p0
15. On peut appliquer la loi de Laplace sur la transformation Aα1 . Cela donne Vα1 = VA p1 . On trouve
3
Vα1 = 0, 161 m . Ensuite,par la loi des gaz parfaits, on arrive à Tα1 = 561 K .
16. Puisque la transformation est adiabatique, le premier principe consiste à écrire que WAα1 = ∆UAα1
1 R
puisque QAα1 = 0. On a donc WAα1 = γ−1 Mair (Tα1 − TA ) . On trouve : WAα1 = 194 kJ.
RB
17. Ce travail correspond à une transformation monobare : Wα1 B = − α1 p1 dV . La pression extérieure p1
étant constante, l’intégration est évidente. On a : Wα1 B = p1 (Vα1 − VB ) , ce qui donne : Wα1 B = 78 kJ.

(a) (a)
18. On somme les deux travaux précédents : WAB = 272 kJ . WAB est représenté par l’aire sous la courbe
dans le diagramme de Clapeyron, voir le schéma de la figure 7.

Compression double - transformation (b)

19. Les points d’équilibre A, β1 , β2 , β3 et B sont représentés sur le diagramme de la figure 7. Une transformation
adiabatique et réversible obéit à la loi de Laplace pV γ = Cte. On a donc une loi de forme hyperbolique
p = Cte
V γ . Cette situation est illustrée, toujours sur le graphique de la figure 7, par la courbe joignant les points
C et D.
20. La loi de Laplace est pV γ = Cte. En utilisant la loi des gaz parfaits, on arrive à p1−γ T γ = Cte′ . En
γ−1
pi
appliquant cette loi, entre les états d’équilibre A et β1 , on trouve : Tβ1 = Tf roid µ γ où µ = p0 .
  1−γ
γ
pi
21. Entre β2 et β3 , on a une nouvelle compression adiabatique et réversible d’où Tβ3 = Tβ2 p1 . Avec
  1−γ
γ
pi pi p0
Tβ2 = Tf roid et p1 = p0 p1 = µ pp01 , on arrive à : Tβ3 = Tf roid µ pp01 .

22. La compression entre A et β1 est une adiabatique, on a donc ∆UAβ1 = WAβ1 et par conséquent WAβ1 =
1 R
γ−1 Mair (Tβ1 − Tf roid ). Pour la transformation β1 β2 , on a une transformation monobare pour laquelle Wβ1 β2 =
pi (Vβ1 −Vβ2 ). En appliquant la loi des gaz parfaits dans ces deux états, on arrive à Wβ1 β2 = MRair (Tβ1 −Tβ2 ). Pour
β2 β3 , on retrouve une transformation adiabatique et réversible d’où Wβ2 β3 = ∆Uβ2 β3 = MRair (Tβ3 − Tβ2 ). Pour
terminer, on arrive en B par une transformation monobare. On a donc Wβ3 B = p1 (Vβ3 − VB ) = MRair (TB − Tβ3 ).
Il faut maintenant exprimer toutes les températures qui interviennent en fonction de Tf roid , Tchaud et des
paramètres du problème comme µ ou bien encore γ. Ensuite, en sommant les travaux sur les quatre étapes, on

γ−1 1−γ
  1−γ 
(b) γ R p0 γ
arrive à : WAB = γ−1 Mair Tf roid µ γ +µ γ
p1 −2 .

(b)  2 
1
  1−γ 
dWAB γ p0 γ
23. On calcule la dérivée du travail en fonction de µ. On trouve dµ = γ−1
R
Mair Tf roid
1
1 − µ γ −2 p1 .
µγ
1
  1−γ
γ
L’annulation de cette dérivée amène 11 = µ γ −2 pp10 ce qui après réarrangement conduit à p1
p0 = µ2 et
µ γ
q
donc : µ∗ = pp10 . On obtient numériquement µ∗ = 3, 16.

(b)
24. Dans le cas où µ = µ∗ , on trouve WAB = 227 kJ .

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Compression multiple
25. Pour obtenir la même température en début de compression (A) et en fin de compression (B), on peut
envisager une isotherme. C’est bien sûr dans le cas où elle sera réversible que le travail sera minimal. Mais il
faudra toujours du travail pour comprimer le fluide. L’idéal est donc l’ isotherme réversible .
RB RA VA
26. Le calcul du travail est : W = A −pdV = RTf roid B dV lim R
V . On trouve : WAB = Mair ln VB = 192 kJ .

27. Pour trouver l’efficacité thermodynamique du moteur, il faut calculer le transfert thermique de la source
chaude. On l’a déjà fait avant puisqu’il s’agit de QBC . On avait trouvé QBC = 663 kJ. Pour le travail, il faut
faire le cycle entier, c’est beaucoup plus simple d’évaluer les transferts thermiques. Sur l’isotherme AB, on a
QAB = −WAB = 192 kJ. On a d’autre part QCD = 0 puisque la transformation est adiabatique. Il ne reste plus
γ R
qu’à évaluer QDA et comme la transformation est monobare, on peut écrire que QDA = γ−1 Mair (Tf roid − TD ) =
−204 kJ. On trouve que Qcycle = 267 kJ et par le premier principe ∆Ucycle = 0 = Wcycle + Qcycle . On trouve
Wcycle
donc Wcycle = −267 kJ. On peut donc terminer le calcul en écrivant que : η = − QBC = 0, 40 .
28. Une puissance de 500 cv correspond à en fait Pm = 368 kW. On a, de plus, Pm = Dm Wcycle puisque Wcycle
a été évalué pour une masse m = 1 kg d’air. On en déduit que Dm = 1, 38 kg · s−1 .
s
29. La définition du débit massique est Dm = S ρ~v · dS. ~ On raisonne au niveau du point D. La masse
volumique de l’air est donc donnée par les caractéristiques de pression et température en D. On trouve ρ =
p0 Mair
RTD = 0, 71 kg · m−3 . Comme la vitesse est supposée uniforme sur toute la section de la tuyauterie, on a
2
4Dm
Dm = µvπ d4 et donc v = µπd2 = 15, 6 m · s−1 .

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