Lycée Scientifique Année Scolaire 2024-2025
Régional de Koudougou Date : Mars 2025
Professeur : M. ZONGO Classe Tle C
Travaux Pratiques : Calculs Intégrals et Equations Differentielles
[Link] conceptuelle.
1. Valeur Approchée.
Soit (cf ) la courbe représentative d’une fonction f sur l’intervalle [a; b]. Subdivisons cet intervalle en
n intervalles de même amplitude : x0 = a, xn = b et x0 < x1 < · · · < xn−1 < xn .
S = (x1 − x0 )f (x1 ) + (x2 − x1 )f (x2 ) + (x3 − x2 )f (x3 ) + · · · + (xn − xn−1 )f (xn )
n
X n
X
S= (xi − xi−1 )f (xi ) = f (xi )∆xi .
i=0 i=0
Le réel xi − xi−1 = ∆xi est la longueur de chaque intervalle de la subdivision. Lorsque la subdivision
n est infiniment grande, ∆xi serait petit et tendrait vers 0. Nous allons poser ∆xi = dxi quand n → ∞.
On a doncP:
S = ni=0 f (xi )dxi ..
Leibniz, mathématicien
R b Allemand des temps modernes, va remplacer dans le temps cette notation pour
introduire la notation a f (x)dx. On a donc :
n
X Z b
f (xi )dxi = f (x)dx.
i=0 a
Soit f une fonction continue et positive sur un intervalle K contenant les réels a et b.
Il y a des fonctions dont on n’arrive pas à en trouver une primitive pour l’intégrer et même si on procède
par intégration par parties ou parR changement de variable, on n’y arrive pas. Ceci indique qu’il n’est pas
b
toujours possible de calculer I = a f (x)dx. Dans ces conditions, on peut donner une valeur approchée de
cette intégrale par deux méthodes : Rla méthode des rectangles et la méthode des trapèzes.
b
Nous savons que l’intégrale I = a f (x)dx est l’aire, en unité d’aire, de la partie du plan délimitée par
la courbe représentative de f , l’axe des abscisses et les droitesR d’équations x = a et x = b. Donc une valeur
b
approchée de cette aire donne une valeur approchée de I = a f (x)dx. Pour cela, on subdivise [a; b] en n
intervalles de même amplitude b−a n
et de bornes :
Méthode des rectangles
1
On définit les points de subdivision comme suit :
x0 = a; x1 = x0 + b−a n
; x2 = x1 + b−an
; · · · ; xn−1 = xn−2 + b−a n
; xn = b.
On calcule :
b−a
S1 = [f (x0 ) + f (x1 ) + · · · + f (xn−1 )]
n
et
b−a
S2 = [f (x1 ) + f (x2 ) + · · · + f (xn )] .
n
– Si f est croissante sur [a; b], alors : S1 ≤ I ≤ S2 .
– Si f est décroissante sur [a; b], alors : S2 ≤ I ≤ S1 .
Dans tous les cas, on a :
S1 + S2
I≈ .
2
Méthode des trapèzes
On calcule :
b−a 1 1
A= f (x0 ) + f (x1 ) + · · · + f (xn−1 ) + f (xn )
n 2 2
I≈A
[Link] définie par intégrale.
Les limites des fonctions définies par intégrales peuvent se calculer par détermination de primitives ou si
cela n’est pas possible, on peut les déduire à partir des encadrements que l’exercice aura proposés.
Soit f une fonction
Rx définie et continue sur un intervalle I, et a un réel de I. La fonction F définie sur I
par : F (x) = a f (t) dt est la primitive de f qui s’annule en a.
– Le domaine de définition de F est I (en fait c’est la partie du domaine de I, sur laquelle f est
continue).
– F est dérivable sur I et ∀x ∈ I, on a : F 0 (x) = f (x) etR √ F (a) = 0.
x 5
Par exemple on considère la fonction F définie par : F (x) = 0 1 + t2 dt.
II. Applications
Exercice 1
√
1. (a) Calculer la dérivée de la fonction : x 7→ ln(x + x2 + 2).
R1
(b) Calcule I = 0 √x12 +2 dx.
2. Donner une valeur approchée de l’intégrale I par :
(a) la méthode des rectangles.
(b) la méthode des trapèzes. (nombre de subdivisions n = 4).
(c) Comparer les deux résultats.
3. Vérifier si les valeurs approchées trouvées sont voisines de la valeur de I trouvée en 1.b puis prononce
toi sur la méthode efficace de calcul d’une intégrale.
Exercice 2
1. Calculer en unité d’aire, l’aire du domaine du plan limité par la courbe (C) de la fonction :
x 7→ (x − 1)(2 − e−x ), la droite (D) d’équation y = 2x − 2 et les droites d ?équations x = 1 et x = 3.
ln x
2. Soit la fonction f : x 7→ x
+ 3x − 1.
(a) Déterminer la valeur moyenne de f sur [1; 3].
(b) Calcule l’aire A(α) en unité d’aire de la partie du plan délimitée par la courbe représentative
(c) de f , l’axe des abscisses, les droites d’équations x = 1 ; x = α, (α ∈ R∗ et α > 1).
(c) Déduis-en A(2).
2
(d) Calcule lim A(α).
α→+∞
√
3. Soit la fonction g : x 7→ 1 − e−2x .
(a) Calcule le volume V (α) de la partie du plan limitée par la courbe représentative (c) de g, l’axe
des abscisses et les droites d’équations x = ln 2 et x = α où α ∈ R∗ . (L’unité de longueur est
3m).
(b) Calcule lim+ V (α).
α→0
(c) Donne
R αune interprétation géométrique
Rα de
Iα = ln 2 g(x) dx et Hα = ln 2 g(x) dx (α < ln 2).
(d) Calcule u.a · Iα et donne sa limite lorsque α avoisine 0 par valeur supérieure, u.a désigne l’unité
d’aire.
Exercice 3
1
On désire étudier et déterminer la primitive G sur R qui s’annule en 0 de la fonction : t 7→ 2√1+t 2.
Partie A Rx t
Soit G la fonction définie sur R par : G(x) = 0 2√1+t 2 dt.
1. a) Montrer que G est dérivable sur R et déterminer sa dérivée.
R α b) On rappelle
R0 que si f est une fonction continue définie sur R, alors pour tout réel α de R, on a :
0
f (t)dt = −α f (t)dt. Démontrer que G est une fonction impaire.
c) Déterminer le sens de variation de G.
1 1
2. a) Démontrer que pour tout réel t de l’intervalle [0; +∞[ : 1+t ≤ √1+t2.
b) Soit x un réel de [0; +∞[. Déduire par intégration sur [0; x] de l’inégalité précédente que l’on a :
1
2
ln(1 + x) ≤ G(x).
c) Démontrer que lim G(x) = +∞ puis en déduire la limite de G(x) quand x tend vers −∞.
x→+∞
d) Dresser le tableau des variations de G.
e) Montrer que G est une bijection réciproque de R.
3. Soit F la bijection réciproque de G. p
a) Montrer que F est dérivable sur R et que pour tout x appartenant à R, on a : F 0 (x) = 2 1 + (F (x))2 .
b) En déduire que F est deux fois dérivable sur R et que F est solution de l’équation différentielle (ED)
définie par : y 00 − 4y = 0.
c) Déterminer G(0), F (0) et F 0 (0).
4.a) Résoudre sur R l’équation différentielle (E).
b) Déterminer l’unique solution ϕ de (E) sur R vérifiant : ϕ(0) = 0 et ϕ0 (0) = 2.
c) Déterminer alors F (x). p
5) On admet que pour tout réel y, y + y 2 + 1 > 0.
a) Démontrerp que pour tout réel y, l’équation F (x) = y admet pour unique solution dans
R : x = 21 ln(y + 1 + y 2 ).
b) En déduire alors G(x).
Partie B Rx
1
1) On pose pour tout t ≥ 1 et pour tout x ≥ 1 : h(t) = √1+t 2 et H(x) = 1 h(t) dt.
a) Que représente la fonction H pour t ?
b) Vérifier que h(t) = t(t+√1+t12 )√1+t2 ) .
√
c) On admet que pour tout t ≥ 1, 1 + t2 ≥ t. Démontrer que pour tout t ≥ 1, on a : 0 ≤ H(t) ≤ 12 t−3 .
d) Déterminer alors le sens de variation de H puis démontrer que pour x ≥ 1, on a : 0 ≤ H(x) ≤ 14 .
En déduire que H(x) admet une limite finie l lorsque x tend vers +∞.
2.a) En utilisant la définition respective
1 1
√ G(x) et H pour une unité de longueur, démontrer que pour
de
tout x ≥ 1, on a : G(x) − 2 ln x = 2 ln(1 + 2) − H(x) .
b) En déduire que G(x) admet une limite finie l quand x tend vers +∞.
c) En utilisant l’expression algébrique de G(x), vérifier que : l0 = 12 ln 2.
d) Déterminer alors la limite de la fonction H en +∞.