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Hominidés et paléolithique en Europe

Le paléolithique en Europe débute avec l'arrivée des hominidés il y a environ 1,6 million d'années et se termine avec l'introduction de l'agriculture vers 6400 av. JC. Les populations humaines ont évolué et se sont adaptées aux cycles climatiques variés, avec Homo sapiens s'installant en Europe il y a environ 45 000 ans, en interaction avec les Néandertaliens. Le développement culturel et technologique, comme l'art et l'industrie lithique, marque cette période, bien que les humains restent principalement des chasseurs-cueilleurs nomades.

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Hominidés et paléolithique en Europe

Le paléolithique en Europe débute avec l'arrivée des hominidés il y a environ 1,6 million d'années et se termine avec l'introduction de l'agriculture vers 6400 av. JC. Les populations humaines ont évolué et se sont adaptées aux cycles climatiques variés, avec Homo sapiens s'installant en Europe il y a environ 45 000 ans, en interaction avec les Néandertaliens. Le développement culturel et technologique, comme l'art et l'industrie lithique, marque cette période, bien que les humains restent principalement des chasseurs-cueilleurs nomades.

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I.

Le paléolithique en Europe
1. L’arrivée des hominidés
Le paléolithique en Europe commence avec la première trace de
peuplement humain trouvée en Europe il y a environ 1,6million d’années,
à Kozarnika, en Bulgarie, et s’achève, si on inclut le Mésolithique, avec
l’introduction de l’agriculture, attestée à partir de 6400 Av. JC. En Grèce et
dans les Balkans, en provenance d’Anatolie.

Le peuplement de l’Europe était soumis aux cycles glacières et


interglaciaire qui se succédaient, notamment au Pléistocène moyen,
et qui affectaient la démographie des populations. L’homme, apparu
sur terre durant l’ère quaternaire, vers 7 millions d’années, prend
pied en Europe pendant le Pléistocène, qui en constitue les deux
derniers millions d’années.

Le continent européen présente alors sensiblement la même


disposition géographique que l’actuelle : séparé de l’Afrique et en
continuité continentale avec l’Asie. Cependant, le climat de l’ère
quaternaire s’y modifie à plusieurs reprises, passant de phases
tropicales à d’autres, quasi arctiques. Cela n’empêche pas la
présence humaine, attestée en Europe de l’Ouest il y a au moins 1
million d’années, d'y persister sans discontinuer, de traverser toutes
les contraintes environnementales, en s’y adaptant toujours
davantage et en y étendant son empire. Ainsi, par sa position
marginale au sein des terres émergées, l’Europe constitue une sorte
de gigantesque <<laboratoire >> où les diverses expériences qui
ont accompagné l’hominisation pouvant être étudiées : feu,
sépultures, images en furent, par exemple, les témoins successifs.
Les plus anciens vestiges humains pouvant concerner l’Europe ont
été découverts fortuitement au cours de fouilles menées à partir de
1991 dans un château fort médiéval à Dmanisi. Localisé au cœur de
l’actuelle George, ce site n’est séparé du territoire européen stricto
sensu que par la chaîne du Caucase.

Plusieurs crânes humains ont été retrouvés dans ces marécages


indurés, isolés par l’érosion et datés par une série d’analyses
radioélectriques entre 1,7 et 1,8 million d’années. Les espèces
hominidés ont conquis le reste du monde. Il y a une dizaine
d’années, certains préhistoriens pensaient que le peuplement avait
eu lieu à une période récente, il y a environ 500 000 ans. Ces
hominidés quittant de l'Afrique il y a quelques deux millions
d’années à cause de changement climatique qui a entraîné un
assèchement de la savane. Les fossiles d’animaux retrouvés à l’Est
du continent montrent que ces modifications se sont accompagnées
d’une diversification biochimique, avec notamment un
accroissement du nombre des espèces prédatrices.

L’ancêtre de l’homme qui est alors un petit bipède de 1,5 mètre, vie
en groupe au bord des rivières et des cours d’eau. Sa substance
était assurée par une activité charognage et de chasse sur de petits
animaux. Dans une savane en évolution, les hominidés se retrouvent
en compétition avec les autres prédateurs. Ainsi pour survivre, ces
derniers ont dû augmenter la taille de leur territoire et, de ce fait,
quitter l’Afrique pour l’Europe. En Europe ; on y a trouvé une
industrie lithique et une dent humaine isolée datées d’environ 1,6
Ma. En Pirro Nord, plus précisément en Italie, a livré une industrie
oldowayenne datée entre 1,6 et 1,3 Ma et en Allemagne
L'acheuléen, l’industrie à bifaces est attribué à Homo.
Le paléolithique Supérieur est marqué par l’arrivée d’homo sapiens
en Europe. Au début, il y a 45 000 ans, l’Europe fut peuplé par Homo
sapiens. Les plus anciens traces de l'homme moderne en Europe se
trouvent au Royaume Unis dans la grotte de Kent datée entre 44 200
et 41 500 ans et dans la grotte du cheval en Italie entre 45 000 et
43 000 ans . Ces découvertes sont cohérentes avec les modèles
basés sur l’arrivée de plusieurs vagues d'Homo sapiens en Europe
en contact avec des populations de Néandertal en déclin.

A partir de ce moment, l’Homme moderne commence sa


colonisation de l’Europe, dans un mouvement d'est en ouest. La
migration ver l’Europe a probablement suivi deux routes principales :
le long de la Méditerranée et le long du couloir
Fluvial du Danube. La peau de ces Homo sapiens était sombre,
adaptée à leur origine africaine et religions très ensoleillées. Ces
expansions sont concomitantes à des mouvements de population,
retracés par la génétique, eux-mêmes corrélés aux fluctuations
climatiques de l’époques.

L'Aurignacien est caractérisé notamment par le développement du


travail des matières osseuses mais également à des techniques de
débitage de lamelles ainsi qu’à des objets de parure et au
développement de l’art. Pendant les périodes particulièrement
froides on trouve des traces de sédentarisation partielle dans l’est
de l’Europe, sous la forme de campement autour desquels ont été
retrouvés des sépultures et des statuettes d’argile. Mais sapiens
reste néanmoins, fondamentalement, un chasseur-cueilleur mobile
nomadisant sur des distances.

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