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Exercices d'Analyse Réelle - Printemps 2015

Ce document contient une série d'exercices d'analyse réelle, abordant des thèmes tels que les extrema locaux de fonctions différentiables, les multiplicateurs de Lagrange, et le calcul des variations. Les exercices incluent des démonstrations, des calculs géométriques et des problèmes de minimisation, ainsi que des questions sur les formes différentielles. Chaque section est structurée autour de problèmes spécifiques à résoudre, avec des applications pratiques dans le domaine de l'analyse mathématique.

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Exercices d'Analyse Réelle - Printemps 2015

Ce document contient une série d'exercices d'analyse réelle, abordant des thèmes tels que les extrema locaux de fonctions différentiables, les multiplicateurs de Lagrange, et le calcul des variations. Les exercices incluent des démonstrations, des calculs géométriques et des problèmes de minimisation, ainsi que des questions sur les formes différentielles. Chaque section est structurée autour de problèmes spécifiques à résoudre, avec des applications pratiques dans le domaine de l'analyse mathématique.

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ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015

Exercices pour la séance du mardi 24.02.2015


Extrema locaux de fonctions différentiables.

(1) (1p) Considérons la fonction f : R3 → R,


f (x1 , x2 , x3 ) = αx21 ex2 + x22 ex3 + x23 ex1 .
Démontrer que l’origine est un point critique (i.e. f 0 (0) = 0). Pour quelle valeur de α ∈ R, f
possède un extremum local à l’origine?
(2) (1p) Soit f : Rn → R deux fois différentiable en a ∈ Rn . Démontrer que la condition
f 00 (a)(h, h) ≥ γkhk2 , ∀h ∈ Rn ,
avec γ > 0 est équivalente à la condition f 00 (a)(h, h) > 0 pour tout h 6= 0.
(3) (2p) Soit E = C([0, 1]; R) et soit F : E → R donnée par F (y) = 2y(0)3 − 3y(0)2 et soit y0 ∈ E la
fonction définie par y0 (t) = 1 pour tout t ∈ [0, 1]. Démontrer les affirmations suivantes :
(a) F possède un minimum local en y0 , si l’on munit E de la norme k.k∞ .
(b) F ne possède pas un minimum local en y0 , si l’on munit E de la norme k.k1 .
(4) (3p) Soit E l’espace vectoriel des fonctions f : [1, ∞) → R continues et bornées avec la norme
kf k∞ = supt∈[1,∞) |f (t)|. On considère l’application F : E → R donnée par
Z ∞ Z ∞
f (t)2 f (t)3
F (f ) = 4
dt − dt.
1 t 1 t2
Démontrer que
(a) F 0 (0) = 0 et F 00 (0)(h, h) > 0 pour h 6= 0.
(b) F ne possède pas un minimum local en 0 ∈ E.
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 3.03.2015
Multiplicateurs de Lagrange.

(1) (2p) Calculer géométriquement le minimum de f |g−1 (0) où


f, g : R2 → R, f (x, y) = x2 + y 2 , g(x, y) = y 2 − (x − 1)3 .
Montrer que le système f 0 = λg 0 , g = 0 ne possède pas de solution. Expliquer pourquoi.
(2) (2p) Trouver la distance minimale de la courbe plane x2 + 8xy + 7y 2 − 225 = 0 à l’origine. Cette
courbe est-elle compacte ?
(3) (2p) Soient m < n et A une matrice m×n de rang m. Parmi toutes les solutions de Ax = b trouver
à l’aide de multiplicateurs de Lagrange la solution pour laquelle kxk2 est minimale. Donner une
interprétation géométrique du résultat.
(4) (2p) Calculer les extrema locaux de f (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 sur M, où
x2 y2 z2
 
M = (x, y, z) ∈ R3 + + = 1, z = x + y
4 9 25
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 10.03.2015
Calcul des variations.

(1) (2p) Pour le problème de minimisation de


Z b
fL (x) = L(t, x(t), x0 (t))dt, L(t, x, x0 ) = 2tx + (t2 + 3x2 )x0 , (t, x, x0 ) ∈ R3
a
montrer que l’équation d’Euler–Lagrange s’annule identiquement. Trouver une fonction F (t, x)
telle que L(t, x(t), x0 (t))dt = dF (t, x(t)) et montrer que l’intégrale fL (x) ne dépend que de x(a)
et x(b), mais pas de la forme de x(t).
(2) (2p) Déterminer les extrémales des problèmes suivants
Z 1
(x0 (t)2 + 12tx(t))dt, x(0) = 2, x(1) = 3;
0
Z 2
x0 (t)(1 + t2 x0 (t))dt, x(1) = 3, x(2) = 2.
1
(3) (2p) Trouver les extrémales de
Z b
tn x0 (t)2 dt
a
Montrer que si n ≥ 1 et a < 0 < b, il n’existe pas d’extrémale non constante.
(4) (3p) Pour y ∈ C 1 ([a, b]; R>0 ) l’intégrale
Z bp
1 + y 0 (t)2
dt
a y(t)
représente la longueur hyperbolique d’une courbe dans le demi-plan de Poincaré H = {(x, y) ∈
R2 | y > 0} paramétrisée par le chemin γ : [a, b] → H, γ(t) = (t, y(t)). Trouver y(t) avec y(a) = A,
y(b) = B, A, B ∈ R>0 , qui minimise cette intégrale.
(5) (4p) Explorer les extrémales du problème
Z 1
(1) fL (x) = L(t, x(t), x0 (t))dt, x(−1) = x(1) = b,
−1
p
L(t, x, x0 ) = x(1 + (x0 )2 ), (t, x, x0 ) ∈ R × R>0 × R
en fonction de b. Calculer les valeurs correspondantes de fL (x).
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 17.03.2015
Calcul des variations.

(1) (2p) Afin de compléter la démonstration du Théorème 8 du cours, montrer que pour toute fonction
continue f : [a, b] → R qui n’est pas identiquement nulle et pour tout triplet de nombres (α, β, γ) ∈
R3 , il existe une fonction h : [a, b] → R de classe C 1 telle que
Z b
h(a) = α, h(b) = β, f (t)h(t)dt = γ.
a
(2) (3p) Résoudre le problème de la forme d’une chaı̂ne de longueur ` suspendue par ses extrémités et
soumise à une force gravitationnelle uniforme, c’est-á-dire déterminer une fonction x : [a, b] → R
correspondant à un extremum de la fonctionnelle
Z b p
f (x) = x(t) 1 + x0 (t)2 dt,
a
dans l’espace des fonctions de classe C 1 satisfaisant aux conditions
Z bp
x(a) = x(b) = 0, 1 + x0 (t)2 dt = `.
a
(3) (3p) Le problème de la reine Didon consiste à déterminer, parmi toutes les courbes dans R2
de classe C 1 et de longueur `, celle qui délimite avec un segment l’aire maximale. Résoudre ce
problème dans le cas où la courbe est représentée par le graphe d’une fonction. Il s’agit donc
d’un maximum de la fonctionnelle
Z b
f (y) = y(t)dt,
a
sous les contraintes
Z b p
y(a) = y(b) = 0, 1 + y 0 (t)2 dt = `.
a
(4) (2p) Déterminer la fonction φ 7→ ρ(φ) extrémale du problème de minimisation de
s  2
Z β

ρ2 + dφ
α dφ
avec ρ(α) = r et ρ(β) = R. Interpréter géométriquement le problème et sa solution. Même
question pour la fonction ρ 7→ φ(ρ) et
s  2
Z R
2

1+ρ dρ
r dρ
et les conditions φ(r) = α et φ(R) = β.
Indication : Considerer la longueur de chemins dans le plan R2 .
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 24.03.2015
Calcul des variations.

(1) Déterminer les géodésiques sur les surfaces paramétriques suivantes :


(a) (2p) ϕ(φ, z) = ((1 − z) cos φ, (1 − z) sin φ, z) (cône);
(b) (2p) ϕ(φ, z) = (R cos φ, R sin φ, z) (cylindre);
(c) (2p) ϕ(φ, θ) = (R√ sin θ cos√φ, R sin θ sin φ, cos θ) (sphère);
(d) (2p) ϕ(φ, z) = ( z cos φ, z sin φ, z) (paraboloı̈de de révolution);
(2) (2p) Déterminer les équations différentielles pour les géodésiques sur la surface paramétriques
ϕ(u, v) = (u cos v, u sin v, hv)
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 31.03.2015
Formes différentielles.

(1) (1p) Soient α, β ∈ E ∗ . À quelle condition a-t-on α ⊗ β = β ⊗ α ?


(2) (1p) Est-il vrai que tout élément de L2 (E) puisse s’écrire sous la forme α ⊗ β ?
(3) (1p) Montrer que f ∈ Lk (E) est alternée si et seulement si f (v1 , . . . , vn ) = 0 dès que deux des
vecteurs vi sont égaux.
(4) (1p) Soit A : Lr (E) → Lr (E) l’opérateur d’antisymétrisation,
1 X
A(α)(v1 , . . . , vr ) = εσ α(vσ(1) , . . . , vσ(r) ).
r!
σ∈Sr

Montrer que
A(α ⊗ A(β)) = A(α ⊗ β)
(5) (2p) Pour deux entiers positifs r ≤ n et deux applications i, j : {1, . . . , r} → {1, . . . , n}, on associe
la valeur
δ̂i,j = det(Ai,j ), Ai,j = (δip ,jq )rp,q=1 , ip ≡ i(p), jq ≡ j(q)
Montrer que pour α ∈ Λr (E) et β ∈ Λs (E), on a
X
(α ∧ β)(v1 , . . . , vr+s ) = δ̂id,itj α(vi1 , . . . , vir )β(vj1 , . . . , vjs ),
1≤i1 <i2 <···<ir ≤r+s
1≤j1 <j2 <···<js ≤r+s

où 
ik , si k ≤ r;
(i t j)k =
jk−r , si k > r.
(6) (1p) Soit E = R3 . Soient α, β ∈ R. On considère la forme bilinéaire sur E définie par :
φ(x, y) = x1 y3 + αx2 y1 + βx3 y2 .
Est-il possible de choisir α et β pour que cette forme soit alternée ? Même question avec la forme
φ(x, y) = x1 y3 + x1 y2 + αx3 y1 + βx2 y1 .

(7) (1p) Soit E un espace vectoriel de dimension 2n et soit {ωi }2n
i=1 une base linéaire de E . On
définit
Xn
α= ω2i−1 ∧ ω2i ∈ Λ2 (E).
i=1

| ∧ ·{z
Calculer α · · ∧ α}.
n fois
(8) (2p) Soient γ ∈ Λ1 (E), γ 6= 0, et α ∈ Λk (E). Montrer que pour qu’il existe β ∈ Λk−1 (E) telle
que α = β ∧ γ, il faut et il suffit que α ∧ γ = 0.
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 14.04.2015
Formes différentielles.

(1) (2p) Calculer la différentielle extérieure des formes différentielles suivantes :


(a) 2xydx + x2 dy;
(b) xdy ∧ dz + ydz ∧ dx + zdx ∧ dy;
(c) 2zxdy ∧ dz + 2yzdz ∧ dx − (x2 − y 2 )dx ∧ dy.
(2) (2p) Considérons la 2-forme différentielle sur R3 définie par
α = xdy ∧ dz + ydz ∧ dx + zdx ∧ dy.
2 2 2
Soit f = x + y + z . Démontrer que α ∧ df = 2f dx ∧ dy ∧ dz.
(3) (2p) Soit U ∈ R2 le demi-plan supérieur: U = {(x, y) ∈ R2 | y > 0}. On considère les 2-formes
différentielle sur U suivantes
dx ∧ dy du ∧ dv x y
ω= 2
, τ= 2
, u=− 2 2
, v= 2 .
y v x +y x + y2
Démontrer que ω = τ .
(4) (2p) Soit
ϕ : R → R2 \ {(0, 0)}, t 7→ (cos(2t), sin(2t)).
Calculer ϕ∗ (α) où
xdy − ydx
α ∈ Ω1 (R2 \ {(0, 0)}), α = .
x2 + y 2
(5) (4p) Soit un ouvert U ⊂ R2n , et soit {ai,j , bi,j |i, j ∈ {1, . . . , 2n}} ⊂ Ω0 (U ) un ensemble de
fonctions tel que
2n
X
ai,j + aj,i = bi,j + bj,i = 0, ai,k bk,j = δi,j , ∀i, j ∈ {1, . . . , 2n}
k=1
On définit l’application
2n
X ∂f ∂g
(Ω0 (U ))2 → Ω0 (U ), (f, g) 7→ {f, g} ≡ ai,j
i,j=1
∂xi ∂xj
Démontrer que les deux conditions suivantes sont équivalentes :
(a) {{f, g}, h} + {{g, h}, f } + {{h, f }, g} = 0, ∀f, g, h ∈ Ω0 (U );
P2n
(b) dω = 0, où ω ≡ i,j=1 bi,j dxi ∧ dxj ∈ Ω2 (U ).
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 21.04.2015
Intégrales multiples.

R
(1) Calculer l’intégrale double D f (x, y)dxdy dans les cas suivants :
(a) (1p) D = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 ≤ 1}, f (x, y) = (x + y)2 ;
(b) (1p) D = {(x, y) ∈ R2 | y ≥ 0, x + y ≤ 1, y − x ≤ 1}, f (x, y) = x2 y;
(c) (1p) D est le triangle de sommets (0, 0), (1, 1), et (2, −1), f (x, y) = (x + 2y)2 ;
1
(d) (1p) D = {(x, y) ∈ R2 | x ≥ 1, y ≥ 2, x + y ≤ 5}, f (x, y) = (x+y) 4;
2 2 2 2
(e) (1p) D = {(x, y) ∈ R | x + y ≥ 1, x + y ≤ 1},qf (x, y) = xy ;
2 2 2 2
(f) (1p) D = {(x, y) ∈ R2 | xa2 + yb2 ≤ 1}, f (x, y) = 1 − xa2 + yb2 ;
Ra 2 2 2
(2) (2p) On pose Ia = −a e−x dx, Ja = Da e−x −y dxdy, où Da = {(x, y) | x2 + y 2 ≤ a2 }. Calculer
R

Ja ; en déduire la limite lima→∞ Ia .


(3) (2p) En utilisant la formule Z ∞
Γ(x) = tx−1 e−t dt,
0
démontrer que Z 1
Γ(x)Γ(y)
= tx−1 (1 − t)y−1 dt
Γ(x + y) 0
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 28.04.2015
Intégration de formes différentielles.

(1) (2p) Un k-cube singulier de U ⊂ Rn est une application de classe C ∞ γ : I k → U . Une k-chaı̂ne
cubique singulière de U est une combinaison linéaire formelle de k-cubes singuliers de U :
l
X
c= ci γ i ,
i=1
où pour tout indice i ∈ {1, . . . , l}, ci ∈ R et γi est un k-cube singulier de U . Pour tout k ∈ Z≥0 ,
soit Ck (U ) l’espace vectoriel de k-chaı̂nes cubiques singulières de U . Soit C∗ (U ) = ⊕k∈Z≥0 Ck (U ).
Le bord d’un k-cube singulier γ de U est une (k − 1)-chaı̂ne cubique singulière ∂γ définie par
k
X X
∂γ = (−1)i+ γ ◦ ϕi, ,
i=1 ∈{0,1}

où
ϕi, : I k−1 → I k , (t1 , . . . , tk−1 ) 7→ (t1 , . . . , ti−1 , , ti , . . . , tk−1 ).
Soit ∂ : C∗ (U ) → C∗ (U ) l’application linéaire correspodante. Démontrer que ∂ ◦ ∂ = 0.
Indication. Si i ≤ j, alors ϕi, ◦ ϕj,τ = ϕj+1,τ ◦ ϕi, .
(2) (4p) Soient le disque unité fermé D := {x ∈ R2 | kxk ≤ 1} et f : D → D une application de classe
C ∞ . Le théorème de Brower dit qu’il existe un point fixe de f dans D. Pour démontrer cette
assertion, on procède par l’absurde : on suppose qu’il n’y a pas de points fixes dans D. Dans ce
cas, soit
g : D → S 1 = ∂D ⊂ R2 \ {0}
l’application qui associe à x ∈ D l’unique point d’interséction du cercle S 1 avec la droite passant
par les points x et f (x) et qui est plus proche à x qu’à f (x). Soit σ le 2-cube singulier de D
donné par
σ(s, t) = (s cos(2πt), s sin(2πt)).
Le théorème de Stokes dit que
Z Z Z
∗ ∗
g (α) = dg (α) = g ∗ (dα) = 0
∂σ σ σ
où
xdy − ydx
α := ∈ Ω1 (R2 \ {0}).
x2 + y 2
Pour finir la démonstration,
(a) donner une formule analytique pour l’application g et démontrer qu’elle est de classe C ∞ ;
(b) démontrer que Z
g ∗ (α) 6= 0.
∂σ
(3) (4p) En utilisant la paramétrisation (x, y, z) = (ar sin(πs) cos(2πt), br sin(πs) sin(2πt), cr cos(πs))
et le théorème de Stokes, calculer le volume de la boule délimitée par l’ellipsoı̈de
x2 y2 z2
 
Ea,b,c := (x, y, z) ∈ R3 + + = 1 , a, b, c ∈ R>0 .
a2 b2 c2
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 05.05.2015
Equations différentielles.

p
(1) (1p) Démontrer que f (t, y) = |y| n’est pas lipschitzienne sur A ⊂ R2 contenant (t, 0).
(2) (1p) Soit f (x, y) = 3(y − 1)2/3 . Démontrer que le problème de Cauchy y 0 = f (x, y), y(0) = y0 ,
admet deux solutions pour y0 = 1 et une solution pour y0 = 2. Expliquer ces résultats en utilisant
le théorème de l’existence et l’unicité de la solution du problème de Cauchy.
(3) (1p) Pour un problème de Cauchy y 0 = f (x, y), y(t0 ) = y0 , l’itération de Picard–Lindelöf et la
suite des fonctions gn = T (gn−1 ), n = 1, 2, . . ., où
Z t
T (g)(t) := y0 + f (s, g(s))ds.
t0

Appliquer l’itération de Picard–Lindelöf dans le cas f (x, y) = −y 2 , (x0 , y0 ) = (0, 1). Est-ce que
cette suite converge ?
(4) (6p) Construire les trois premières itérées de Picard–Lindelöf pour les problèmes de Cauchy
suivants :
(a) y 0 = y 2 + 3x2 − 1; y(1) = 1.
(b) y 0 = y + ey−1 ; y(0) = 1.
(c) y 0 = 1 + x sin y; y(π) = 2π.
(d) y 0 = 2x + z, z 0 = y; y(1) = 1, z(1) = 0.
(e) y 0 = z, z 0 = y 2 ; y(0) = 1, z(0) = 2.
(f) y 0 = z, z 0 = 3xy; y(1) = 2, z(1) = −1.
(5) (3p) Donner un intervalle sur lequel il existe une solution du problème de Cauchy suivant :
(a) y 0 = x + y 3 ; y(0) = 0.
(b) y 0 = 2y 2 − x; y(1) = 1.
(c) y 0 = z 2 , z 0 = y 2 ; y(0) = 1, z(0) = 2.
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 12.05.2015
Equations différentielles.

(1) (8p) Calculer l’intervalle maximal Imax (x0 , y0 ) pour les équations suivantes :
(a) y 0 = y 2 ;
(b) y 0 = 1 − y 2 ;
y
−2
(c) y 0 = (eey −1)x ;
0 2
(d) y = y cos(x).
(2) (2p) Soit φ(x) la solution maximale du problème de Cauchy y 0 = x2 + y 2 , y(0) = a > 0, et
Imax =]ω− , ω+ [ son intervalle de définition. Montrer que φ(x) est strictement croissante sur
[0, ω+ [ et ω+ < ∞.
(3) (1p) Résoudre le problème de Cauchy y 0 = f (x, y), y(x0 ) = y0 , où f : R2 → R, f (x, y) = Ly + δ,
L, δ ∈ R>0 .
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 19.05.2015
Equations différentielles linéaires.

(1) (2p) Résoudre le système d’équations


x0 = x − y

y0 = x + y
en passant en coordonnées polaires et esquisser les trajectoires.
(2) (2p) Calculer la résolvante de l’équation différentielle
y10 = y1 cos x − y2 sin x, y20 = y2 cos x + y1 sin x.
Indication : Trouver une équation différentielle pour z = y1 + iy2 .
(3) (3p) Soient A(x) une matrice d’ordre n et ϕ(x) une solution non-triviale de y 0 = A(x)y. Montrer
qu’en utilisant ϕ(x), on peut réduire le problème de Cauchy de l’équation y 0 = A(x)y à un
problème analogue pour une matrice d’ordre n − 1.
Indication. Si l’on suppose que ϕ1 (x) 6≡ 0, chercher une solution de la forme y = uϕ(x) + z,
où u est une fonction scalaire et où z est de la forme z = (0, z2 , . . . , zn )T .
(4) (2p) A l’aide de l’exercice précédent, calculer la résolvante R(x, 1) de l’équation
 
1/x −1
y0 = y
1/x2 2/x
sachant qu’elle admet ϕ(x) = (x2 , −x)T comme solution.
Remarque. Le résultat est
 2
x (1 − ln x) −x2 ln x

.
x ln x t(1 + ln x)
ANALYSE II (Analyse réelle) printemps 2014–2015
Exercices pour la séance du mardi 26.05.2015
Equations différentielles linéaires.

Si R(x, x0 ) est la résolvante de y 0 = A(x)y, alors 0


R x la solution du problème de Cauchy y = A(x)y +g(x),
y(x0 ) = y0 , est donnée par y(x) = R(x, x0 )y0 + x0 R(x, t)g(t)dt.

(1) (2p) Résoudre


     
0 1/x −1 1 0
y = y+ , y(1) =
1/x2 2/x x2 0
Indication: Utilizer la solution du dernier exercice de la série précédante.
(2) (2p) Supposons
Rx que la matrice A(x) soit continue sur l’intervalle I. Démontrer que si les matrices
A(x) et x0 A(t)dt commutent pour tout x0 , x ∈ I, alors la résolvante de y 0 = A(x)y satisfait
Z x 
R(x, x0 ) = exp A(t)dt
x0
 
x 1
(3) (2p)On considère le système y 0 = y.
0 0
Rx
(a) Démontrer que A(x) et x0 A(t)dt ne commutent pas.
(b) Calculer la résolvante. R 
x
(c) Démontrer que dans ce cas particulier R(x, x0 ) 6= exp x0 A(t)dt .
(4) (6p) Trouver les solutions :
y 00 + 3y 0 − 10y = 6e4x , y 00 + 4y = 3 sin(x), y 00 − 2y 0 + 5y = 25x2 + 12.

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