0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
11 vues17 pages

Production de sésame à Bilanga, Burkina Faso

L'article de Vincent Zoma examine la production de sésame (Sesamum indicum L.) dans la commune rurale de Bilanga au Burkina Faso, soulignant son importance en tant que troisième produit agricole d'exportation du pays. L'étude révèle que les producteurs, bien organisés, adoptent des pratiques agroécologiques pour cultiver du sésame biologique, principalement en vue de la commercialisation. Les résultats montrent également que l'accès à la terre est souvent déterminé par des droits de lignée, avec une participation significative des femmes dans la production.

Transféré par

martando76
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
11 vues17 pages

Production de sésame à Bilanga, Burkina Faso

L'article de Vincent Zoma examine la production de sésame (Sesamum indicum L.) dans la commune rurale de Bilanga au Burkina Faso, soulignant son importance en tant que troisième produit agricole d'exportation du pays. L'étude révèle que les producteurs, bien organisés, adoptent des pratiques agroécologiques pour cultiver du sésame biologique, principalement en vue de la commercialisation. Les résultats montrent également que l'accès à la terre est souvent déterminé par des droits de lignée, avec une participation significative des femmes dans la production.

Transféré par

martando76
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La production du sésame (Sesamum indicum L.

) dans la
commune rurale de Bilanga au Burkina Faso
Vincent Zoma

To cite this version:


Vincent Zoma. La production du sésame (Sesamum indicum L.) dans la commune rurale de Bilanga
au Burkina Faso. Cinq Continents- Revue Roumaine de Géographie, 2024, 14 (30), pp.211-226. �hal-
04874430�

HAL Id: hal-04874430


[Link]
Submitted on 8 Jan 2025

HAL is a multi-disciplinary open access L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est


archive for the deposit and dissemination of sci- destinée au dépôt et à la diffusion de documents
entific research documents, whether they are pub- scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,
lished or not. The documents may come from émanant des établissements d’enseignement et de
teaching and research institutions in France or recherche français ou étrangers, des laboratoires
abroad, or from public or private research centers. publics ou privés.
V. ZOMA

Volume 14 / Numéro 30
Hiver 2024
ISSN : 2247 - 2290
p. 211-226

La production du sésame (Sesamum indicum L.)


dans la commune rurale de Bilanga
au Burkina Faso

Vincent ZOMA

Université Joseph KI-ZERBO, Département de Géographie


[Link]@[Link]

Sommaire :

1. INTRODUCTION ..................................................................................................................................................... 213


2. MÉTHODOLOGIE ................................................................................................................................................... 214
3. RÉSULTATS ET DISCUSSIONS.......................................................................................................................... 216
3.1. Une bonne organisation des producteurs : un atout pour les pratiques agroécolo. ......... 216
3.2. Fertilisation organique: la méthode de production du sésame biologique à Bilanga ....... 219
3.3. La production du sésame, une activité prioritairement orientée vers la commercialisation
et non la consommation des ménages .......................................................................................................... 220
5. CONCLUSIONS ........................................................................................................................................................ 224
6. RÉFÉRENCES .......................................................................................................................................................... 225

Citer ce document :

ZOMA, V. 2024. La production du sésame (Sesamum indicum L.) dans la commune rurale de
Bilanga au Burkina Faso. Cinq Continents 14 (30): 211-226.

[211]
Cinq Continents Volume 14, Numéro 30, 2024, p. 211-226

La production du sésame (Sesamum indicum L.) dans la commune


rurale de Bilanga au Burkina Faso

Vincent ZOMA

Sesame (Sesamum indicum L.) production in the rural commune


of Bilanga in Burkina Faso. Sesame (Sesamum indicum L.) is
currently Burkina Faso's third most important agricultural export, and
is grown in rural areas, particularly in the commune of Bilanga in the
East region. The aim of this study is to investigate the production of
this product in this rural commune. The study, based on a survey and
semi-structured interviews with the main players involved in sesame
production in Bilanga, supplemented by direct observations in the
field and enriched by documentary research, reveals that the
producers are well organised and use agro-ecological practices to
grow organic sesame. This type of production is essentially based on
organic substances. But whatever the type of production (organic or
conventional sesame), for the moment sesame is produced primarily
with a view to marketing.
Keywords: organic sesame, conventional sesame, agroecological
practices, Bilanga, Burkina Faso.

La production du sésame (Sesamum indicum L.) dans la


commune rurale de Bilanga au Burkina Faso. Le sésame (Sesamum
indicum L.), actuellement troisième produit agricole d’exportation du
Burkina Faso, sa culture est une activité pratiquée en milieu rural
notamment dans la commune de Bilanga dans la région de l’Est. Ce
travail vise alors à étudier la production de ce produit dans cette
commune rurale. L’étude basée sur une enquête et sur des entretiens
semi-directifs auprès des principaux acteurs qui interviennent dans la
production du sésame à Bilanga, complétée par des observations
directes sur le terrain et enrichie par la recherche documentaire
révèle une bonne structuration des producteurs qui mettent en œuvre
des pratiques agroécologiques pour la culture du sésame biologique.
Ce type de production se base essentiellement sur les substances
organiques. Mais, quel que soit le type de production (sésame
biologique ou conventionnel), le sésame est pour le moment produit
prioritairement en vue de la commercialisation.
Mots clés : sésame biologique, sésame conventionnel, pratiques
agroécologiques, Bilanga, Burkina Faso.
V. ZOMA

1. INTRODUCTION

L’agriculture est un facteur essentiel de croissance économique. En 2018, elle


représentait 4 % du produit intérieur brut (PIB) mondial et, dans certains pays en
développement parmi les moins avancés, sa part peut dépasser 25% du PIB (Banque
Mondiale, 2023).
En Afrique, « plus de la moitié de la main-d’œuvre reste occupée dans l’agriculture,
dans un contexte d’augmentation de la population rurale : moins de 200 millions en
1950, environ 500 millions en 2000, un milliard en 2050 » (Gaymard, Savelli, 2020 :
148).
Au Burkina Faso, pays du sahel de l’Afrique de l’Ouest, le secteur rural occupe une
place également prépondérante dans son économie. Un peu plus de « six individus sur
dix (63 %) travaillent dans la branche agriculture, l’élevage, la chasse et les activités de
soutien » (INSD, 2022 : 90). Le sous-secteur de l’agriculture qui constitue un des
domaines clés de l’économie rurale est caractérisé par une agriculture de subsistance
constituée principalement de petites exploitations familiales qui dépendent des
conditions agro-climatiques et basée essentiellement sur les cultures pluviales elles-
mêmes dominées par la production céréalière destinée essentiellement à
l’autoconsommation. Dans ce contexte, des politiques et stratégies ont été conçues et
mises en œuvre par les différents gouvernements de ce pays { travers des programmes
et projets pour accompagner le monde rural. C’est ainsi que de 2000 { 2010, il y a eu par
exemple le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP). À cet effet, Sanogo et
Yanogo (2016 : 239) soulignent que « la révision du Cadre Stratégique de Lutte Contre la
Pauvreté en 2004 et l'opérationnalisation de la Stratégie de Développement Rural (SDR),
à travers les programmes régionaux et la stratégie nationale de promotion des filières
agricoles en général et celle du sésame en particulier s'inscrivent dans l'optique de la
recherche d'une meilleure professionnalisation des acteurs de la filière sésame. L'accent
mis sur la seule culture cotonnière, a montré ses limites. C’est dans cette dynamique que
la culture du sésame a bénéficié de l’appui des partenaires au développement afin
d’accroitre l’intérêt de la culture de cette spéculation auprès des producteurs ».
Autrement dit, « la culture du sésame au Burkina Faso, s’inscrit dans le cadre des actions
de développement rural susceptibles d’améliorer les conditions de vie des ménages
ruraux et par là, réduire la pauvreté qui les affecte » (Sanogo, Yanogo, 2016 : 239).
Le sésame (Sesamum indicum L.) est une plante de la famille des Pédaliacées.
Haute de 0,5 à 2 m, selon les variétés et les conditions climatiques, il se cultive en Asie,
en Amérique, en Europe et en Afrique (Sanogo et Yanogo, 2016). Troisième 1 produit

1 Le sésame a perdu sa deuxième place dans les produits d’exportation du Burkina Faso { cause de
l’insécurité liée aux attaques terroristes que connait ce pays ces dernières années et qui touche surtout le
monde rural.

[213]
Cinq Continents Volume 14, Numéro 30, 2024, p. 211-226

agricole d'exportation au Burkina Faso après respectivement le coton et le Karité en


2022 (INSD, 2023), le sésame constitue aujourd'hui une source de revenus pour les
producteurs, les exportateurs et les transformateurs de la filière (Sanogo, 2019 : 261).
En effet, depuis une dizaine d’années, la production du sésame est de plus en plus
importante. Selon le Ministère de L’Industrie, du Commerce et de L’Artisanat (2021 : 4),
« en 2019, le Burkina Faso est, selon les statistiques de la FAO, le 8ème producteur
mondial de sésame avec 5,3 % de la production mondiale. En 2020, la production du
sésame du Burkina Faso a atteint 384 614 tonnes ». C’est { juste titre que Sanogo (2019 :
261) soutient que « suite aux tendances { l’essoufflement de la production cotonnière,
les producteurs se rabattent sur la culture du sésame (…) ». Par ailleurs, la commune
rurale de Bilanga dans la région de l’Est du Burkina Faso, « est une des zones qui connait
un engouement dans la production du sésame. En effet, la pratique de la culture du
sésame se généralise dans les exploitations agricoles familiales et reste incontournable
dans l’acquisition rapide de revenus monétaires parmi les produits agricoles aux yeux
des exploitants » (Sanogo, 2019 : 261). Dans ce contexte, le présent article vise à étudier
la production de la culture du sésame dans la Commune de Bilanga. Il s’agit d’une
manière spécifique, d’apprécier l’organisation des producteurs, d’identifier les méthodes
de production et de cerner la finalité de la production du sésame à Bilanga.

2. MÉTHODOLOGIE

La présente étude s’est déroulée en juillet 2023 dans la commune rurale de Bilanga
(Figure 1) située au sud de la province de la Gnagna au Burkina Faso.
Bilanga est une commune de la province de la Gnagna, une des cinq provinces de la
région de l’Est du Burkina Faso. Elle est à 52 km de Bogandé, le chef-lieu de la province
et { 75 km de Fada N’Gourma, le chef-lieu de la région.
Le choix de la commune rurale de Bilanga se justifie d’une part par sa situation
sécuritaire plus favorable dans la région de l’Est pendant les travaux de terrain. Parmi
les deux communes de cette région, Bilanga est celle où l’insécurité est moindre. D’autre
part, Gayéri était inaccessible par voie terrestre au moment de l’étude.
Cette étude en plus de la recherche documentaire a été enrichie par l’observation
sur le terrain, les données quantitatives et qualitatives.
L’étude quantitative a concerné quatre-vingts (80) chefs d’exploitations agricoles,
soit environ 10 % des ménages agricoles des 820 producteurs dans la zone d’étude.
Basée sur un choix raisonné, elle a consisté à choisir respectivement, des chefs
d’exploitation agricole/village dans cinq (05) villages de la commune, les membres
dirigeants des sociétés coopératives simplifiées (SCOOPS), des personnes membres
V. ZOMA

Figure 1. Localisation de la commune rurale de Bilanga dans la Région de l’Est

dirigeants de l’Union Neerbûli et les personnes ressources de l’ONG ARFA. Le


questionnaire cherchait { comprendre l’organisation des producteurs, leur mode d’accès
à la terre, les méthodes de fertilisation des champs, l’évolution des superficies moyennes
de la culture biologique du sésame et les rendements moyens du sésame conventionnel
dans la zone d’étude.
L’étude quantitative a été complétée par celle qualitative grâce aux entretiens
semi-directifs avec les services techniques de la commune qui interviennent dans la
production du sésame, des producteurs, avec un acheteur de BIOPROTECT-B, des
responsables des sociétés coopératives simplifiées et des personnes ressources de l’ONG
ARFA pour mieux comprendre les réalités de la production de cette culture dans cette
commune.
Malgré l’indisponibilité de certains acteurs pour les entretiens et surtout
l’insécurité de certaines zones, limitant ainsi les déplacements, la collecte des données a
permis d’avoir des résultats qui sont présentés dans cet article.

[215]
Cinq Continents Volume 14, Numéro 30, 2024, p. 211-226

3. RÉSULTATS ET DISCUSSIONS

3.1. Une bonne organisation des producteurs: un atout pour les pratiques
agroécologiques

Les producteurs du sésame biologique dans la zone d’étude sont tous des
autochtones et sont à la fois du sexe masculin et féminin. Ils ont obtenu leurs champs
par héritage sauf les femmes qui obtiennent leurs parcelles par prêt de leurs maris. La
taille moyenne des exploitants par ménage est de 12,5 (exploitants) et le nombre d’actifs
moyen est de 4,8 soit 2,4 femmes. Ces producteurs sont principalement composés de
trois (03) ethnies: les gourmantché, les mossi et les zaocé. En effet, la partie concernée
par l’enquête est limitée au Nord-ouest par la commune de Pouytenga (les mossi), à
l’Ouest par Andemtenga (majoritairement mossi), { l’Est par Gayeri, Yamba (les
gourmantché) et au Sud par Gounghin (les zaocé).
À Bilanga, l’accès { la terre est par droit de lignée. Un producteur au cours d’un
entretien le dit en ces termes: « notre grand-père est né trouver son papa qui cultivait
cette terre ». En fait, le statut d’autochtone justifie le fait qu’ils sont tous propriétaires
terriens { l’exception des femmes qui elles, bénéficient des prêts de terrain de leurs
époux. En Afrique de l’Ouest, « les pratiques foncières locales marginalisent les femmes,
alors que le droit { la terre est un élément essentiel de l’émancipation politique,
économique et sociale de ces couches défavorisées. » (Zoma et al., 2022, p. 8).
Autrement dit, dans cette partie du monde, « l’accès des femmes { la terre est déterminé
par leur statut matrimonial. Ainsi, il est influencé par le statut du mari, le rang dans le
mariage, l’âge et la disponibilité en main- d’œuvre » (Zoma et al., [Link]., p. 16).
En outre, dans la zone d’étude, le nombre des femmes actives représente la moitié
des membres actifs ce qui signifie que les femmes constituent 50% des actifs des
ménages. Ces résultats confirment ceux de Traoré et Son (2009, p.22): « les femmes
représentent environ 43% (...). Elles sont particulièrement actives dans les régions de
l’Est ». Le nombre important de femmes est lié au fait que plus de la moitié des hommes
dans la zone d’étude est polygame.
En plus du nombre important des femmes, 38% des membres des ménages sont
des actifs, soit 62% d’inactifs. Les inactifs représentent essentiellement des enfants. Ils
sont des charges pour les ménages notamment pour les besoins de scolarisations et les
autres besoins des ménages. Le fait que chaque ménage soit propriétaire terrien est un
atout dans le domaine agricole dans cette partie du monde car les bénéfices de la vente
du sésame reviennent entièrement aux producteurs. Concernant le sésame, quel que soit
l’année, le prix d’1kg est supérieure ou égal à 500 FCFA si bien que cette culture est
populaire auprès des producteurs de cette commune rurale. La somme issue de la
commercialisation de ce produit dans cette commune est « affectée à des dépenses
V. ZOMA

touchant entre autre à la célébration des funérailles traditionnelles (38,40%), à


l’éducation (30,20%), { la santé (15%), { l’acquisition des équipements agricoles
(11,20%), { la réfection des maisons et { l’acquisition des moyens de transport (5,20%)
(Sanogo, [Link], p. 275).
Par ailleurs, quant à la structuration du secteur, les producteurs de la culture
biologique du sésame sont regroupés au sein de chaque village dans une Société
Coopérative Simplifiée (SCOOPS). Au total, on dénombre dix-sept SCOOPS dont quinze
agréées constituent l’Union Neerbûli. C’est dans le cadre du projet sur la production
biologique du sésame que ces groupements ont été accompagnés à se formaliser. Les
principales activités menées par ces structures sont l'agriculture et l'élevage à travers la
réalisation des cordons pierreux, le compostage, le zaï, les bandes enherbées, les
reboisements, la régénération naturelle assistée, le maraîchage, l’aviculture locale, la
réalisation des fenils, les traitements des ravines et en fin la production biologique du
sésame (Figures 2 et 3).

Figure 2. Champs avec des cordons pierreux Figure 3. Un exemple de bandes enherbées

Les figures 2 et 3 illustrent des champs respectivement avec les techniques de


cordons pierreux et les bandes enherbées.
D’une manière générale, la structuration des producteurs à Bilanga à travers leurs
regroupements en coopératives a facilité la mise en œuvre de certaines activités pour le
développement du monde rural en l’occurrence l'agriculture et l'élevage. Avec les
SCOOPS, il est possible d’effectuer certains travaux qui seraient très difficiles à réaliser
seul (travaux qui nécessitent le plus souvent une main-d’œuvre importante). Leur
structuration a favorisé l’organisation des producteurs pour la production du sésame
biologique, pour l’adoption des pratiques agroécologiques. Les pratiques
agroécologiques consistent { l’adoption et la valorisation des techniques locales dans la
production agricole en minimisant l’adoption des produits chimiques de synthèse
(pesticides et engrais) dans le but de préserver l’environnement tout en ayant des
produits de bonne qualité pour la consommation humaine. Autrement dit, selon Agrisud

[217]
Cinq Continents Volume 14, Numéro 30, 2024, p. 211-226

international (2015, p. 6) : « L’agroécologie est une façon de pratiquer l’agriculture dans


une logique de maintien des équilibres des agrosystèmes (maintien du ”cadre” des
activités agricoles). Les interactions avec les exploitations agricoles ne se limitent pas au
milieu naturel. Elles sont également nombreuses avec le milieu économique (filières
d’approvisionnement en intrants, marchés et prix des produits) et avec le milieu social
(législation agricole, acteurs) ».
À Bilanga, les pratiques culturales comme les cordons pierreux, le zaï, les
reboisements, les traitements des ravines, le compostage, les bandes enherbées, la
régénération naturelle assistée (RNA) et enfin la production du sésame biologique sont
des pratiques agroécologiques tirées des savoirs locaux des paysans. Ces pratiques
agroécologiques sont des techniques qui permettent de protéger, de restaurer et de
maintenir la fertilité des sols. L’adoption de ces techniques culturales a été facilitée par
l’organisation de ces producteurs car ces activités sont généralement appuyées par les
partenaires financiers. Dans ce contexte, elles se réalisent en groupe, ce qui traduit une
abondance de la main-d’œuvre. Également, ces groupes ayant au minimum 15 années
d’existence, ont vulgarisé ces pratiques { travers plusieurs autres projets de
développement dans les années passées. En fait, ces pratiques sont issues du savoir local
si bien que certaines de leurs pratiques sont mises en exergue. Ces résultats corroborent
ceux de Kpadenou et al. (2019) qui précisent que, plus le nombre d’actifs agricoles est
élevé, mieux les producteurs adoptent en grande partie les différentes pratiques
agroécologiques. En plus, le nombre d’années d’expérience est un facteur déterminant
de l’adoption des pratiques agro-écologiques.
D’une manière globale, l’adoption des pratiques agroécologiques est influencée par
l’expérience du producteur et le nombre d’actifs en lien avec leur coopération.
L’influence de l’expérience du producteur sur l’adoption des pratiques agroécologiques
s’explique par le fait que plus le producteur est par exemple vieux (a duré dans la
production agricole), plus il est censé avoir davantage de connaissances dans le domaine
agricole et plus il y a de meilleures chances qu’il adopte les pratiques agroécologiques
qu’il a connu durant plusieurs années. Quant au lien entre le nombre d’actifs et leur
coopération, la réalisation des pratiques agroécologiques nécessite une abondante main
d’œuvre. D’après les travaux de terrain, pour réaliser le compostage par exemple, il faut
des personnes pour chercher la paille, la transporter, la découper en taille de 10 cm s'il
s'agit des résidus des récoltes. Il faudrait également amener des déjections animales et
de l'eau. Également, l’on doit rassembler les éléments couche par couche, bien les tasser
par couche et les arroser. Ce travail doit se faire jusqu’{ 1m20. Ensuite, chaque 3 à 5
jours, il faudrait contrôler l'humidité du tas et l’arroser au besoin. Chaque 15 jours, la
couche doit être retournée de sorte que le haut se retrouve en bas. La dimension du tas
varie mais elle est généralement d’un cube de 3m de chaque côté et de 1m à 1m20 de
V. ZOMA

hauteur. Ce travail exige alors une main d'œuvre conséquente. Lorsque les producteurs
sont en coopérative, l'avantage est que tous les membres se retrouvent chez l’un des
producteurs pour l'aider et ainsi de suite.
Ces producteurs de sésame biologique dans cette commune ont en général recours
à la fertilisation organique comme méthode de production.

3.2. Fertilisation organique: la méthode de production du sésame biologique


à Bilanga
Dans la commune rurale de Bilanga, seule la fumure organique est utilisée comme
fertilisant en production biologique. La production moyenne de compost par ménage est
de 40 charretées (10 tonnes) et la quantité moyenne par parcelle de 18 charretées par
hectare. Un compost d’une charrette pèse autour de 250 kg dans le milieu paysan. Les 18
charretées/ha correspondent à 4 tonnes 500/ha. En effet, l’Institut royal des tropiques
(2018) souligne qu’ « alors qu'on utilise des pesticides, herbicides et fongicides pour la
culture du sésame conventionnel, il faut utiliser des engrais organiques, du fumier et du
compost pour le sésame biologique. Les parcelles certifiées organiques ne doivent pas
être en contact avec des agents chimiques de synthèse ».
Ainsi, la fertilisation organique (le compost) est le socle de la production végétale
et en production biologique, seule cette fertilisation est recommandée. Dans ce type de
production (biologique), la dose recommandée est de 6 à 7 tonnes/ha soit 24 à 28
charretées de fumier (MAHRH, 2009). Comparativement { la dose utilisée qui est d’une
moyenne de 18 charretées/ha donc inférieure à 24 charretées, la dose de fertilisation
utilisée n’est pas respectée à Bilanga. Le non-respect des doses de fertilisation a un effet
négatif sur le rendement des producteurs du sésame biologique. Cette situation
participe sans doute aux faibles rendements obtenus par ces derniers d’après les
entretiens avec les principaux acteurs. Comme l’expliquent Zoungrana et al. (2022),
l’agriculture conventionnelle caractérisée par une forte utilisation de pesticides et
d’engrais chimiques entraine de nombreuses répercussions délétères sur la santé
humaine et sur l’environnement, notamment la dégradation de la fertilité des sols. Pour
atténuer ces effets, l’agriculture biologique basée est un modèle alternatif.
Dans la Commune rurale de Bilanga, les autres méthodes de fertilisation telles que
les techniques de conservation des eaux du sol, de défense et de restauration du sol
(CES/DRS) sont essentiellement les cordons pierreux, le compostage, le zaï, les bandes
enherbées, les reboisements, la régénération naturelle assistée et les traitements de
certaines ravines permettent la protection et le maintien de la fertilité du sol, de garder
l’humidité plus longtemps et d’autres pour le restaurer. Pour le cas des séquences
sèches relatives aux parcelles de sésame, un producteur relate que c’est « seules les
parties qui n’ont pas bénéficié des cordons pierreux que l’on retrouve plus de séquences

[219]
Cinq Continents Volume 14, Numéro 30, 2024, p. 211-226

sèches ». Ces méthodes sont appliquées individuellement par l’ensemble des acteurs {
l’exception du zaï qui nécessite des zones encroutées (le glacis) et les traitements de
ravines où la mise en œuvre s’étend sur une grande zone regroupant plusieurs
producteurs et nécessite des appuis de la part des partenaires des producteurs comme
les ONG par exemple.
Quel que soit la méthode utilisée, la culture du sésame reste pour le moment une
activité essentiellement orientée vers la commercialisation à Bilanga.

3.3. La production du sésame, une activité prioritairement orientée vers la


commercialisation et non la consommation des ménages

Les superficies de la culture du sésame biologique ont connu une évolution non
constante ces dernières années. La figure 4 permet d’appréhender la situation de la
moyenne des superficies emblavées en culture biologique du sésame à Bilanga.

0.59
0.58333
0.58
Superficies en ha

0.58333
0.57 0.58125
0.56 0.56875
0.55
0.54
0.53 0.52777
0.52
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Années

Figure 4. L’évolution des superficies moyennes de la culture biologique du sésame

De 2018 à 2020, les superficies de cultures du sésame biologique ont légèrement


évolué. Il ressort d’une part des entretiens que dans cette partie du Burkina Faso, le prix
d’achat { la première année a satisfait l’ensemble des producteurs et d’autre part, durant
cette période, des collecteurs ont été envoyés directement par BIOPROTECT-B dans les
différents villages de production. Mais après la première année, les SCOOPS ont désigné
des responsables pour récupérer les fonds auprès de BIOPROTECT-B pour les collectes
et les paiements du sésame biologique. À cela s’ajoute la période d’achat du sésame qui
se fait en début janvier alors que la récolte commence au mois d’octobre. Autrement dit,
en 2017, BIOPROTECT-B a envoyé ses propres agents pour la collecte et l'achat du
sésame au prix de 735 FCFA/kg en fin octobre et en début novembre. Ce prix a été très
apprécié par les producteurs qui se sont plus engagés dans la production en augmentant
leurs superficies et aussi le nombre des producteurs s'est accru en 2018, 2019 et 2020.
V. ZOMA

En fait, à partir de 2018, ce sont les coopératives qui ont désigné chacune un
représentant qui prenait les fonds avec BIOPROTECT-B pour la collecte et l'achat du
sésame. Ainsi, l'argent qui est remis par BIOPROTECT-B entre fin novembre et début
décembre aux représentants des coopératives, permet à ces derniers de faire la collecte
et le paiement en début janvier après les fêtes de fin d’année. Cet argent est en réalité
utilisé d'abord par les représentants comme fonds de commerce (personnel) et après
pour la collecte et le paiement du sésame. Dans ce contexte, le retard occasionné par le
paiement déplaît aux producteurs qui ont besoin d’une partie de cette somme pour
l'habillement des enfants pendant les fêtes de fin d'année. Au regard de la période de la
récolte du sésame qui débute en fin septembre et se poursuit en début octobre, les
producteurs souhaitent vendre leur sésame immédiatement afin de subvenir à leurs
besoins. Dans le cas contraire, ces derniers sont obligés de vendre à vil prix les autres
récoltes initialement destinées à la consommation pour satisfaire leurs besoins. Hormis
ces raisons, les prix d’achats du sésame biologique sont comparés avec ceux du
conventionnel dont les prix plafonds sont supérieurs au premier (biologique). Cela
pourrait expliquer la baisse des superficies de champs de sésame à la quatrième année.
Il y a également l’absence de traitement phytosanitaire du sésame biologique. Ce qui
occasionne souvent des maladies qui compromettent les bons rendements. Une grande
partie du sésame biologique a été déclassée par BIOPROTECT-B qui s’est retrouvé sur la
place du marché. Le fait que plusieurs producteurs aient vendu leur sésame en 2021 à la
place du marché local dont le prix aurait profité aux producteurs pourrait expliquer la
hausse des superficies en 2022.
À Bilanga, plusieurs spéculations sont cultivées par les exploitants à savoir le mil,
le sorgho, l’arachide, le niébé et le sésame biologique. C’est { juste titre que Sanogo
([Link], p. 274) souligne qu’{ Bilanga, « la majorité (75%) des exploitants familiaux
pratique l’association sésame-sorgho ou sésame-mil ». D’après les résultats de la
présente recherche, dans l’ensemble, 87% des superficies des exploitations agricoles
sont consacrées à ces cultures, contre 13% pour la culture du sésame.
Les superficies moyennes réservées à la production du sésame biologique sont de
0,52 à 0,58 ha soit 13 % de la superficie totale du producteur. Ce pourcentage s’explique
par le fait que la production du sésame biologique est destinée essentiellement à la
commercialisation. La mise en place des cultures céréalières comme le mil et le sorgho
est prioritaire pour les ménages pour assurer leur consommation. D’autres cultures de
rente comme l’arachide et vivrière comme le niébé entrent dans la consommation
familiale, cependant, le sésame biologique ou conventionnel est généralement produit
pour la commercialisation et non la consommation du ménage. En d’autres termes, une
partie des produits des cultures comme l’arachide et le niébé rentrent dans la
consommation des producteurs (l’arachide pour les sauces et le niébé pendant certains

[221]
Cinq Continents Volume 14, Numéro 30, 2024, p. 211-226

travaux et de façon ordinaire) et le reste de ces produits pour la vente. En général, les
producteurs préfèrent assurer d’abord leur alimentation avant de songer { la
commercialisation. Selon RONGEAD (2018, p. 28), il s’agit d’une stratégie pour les
producteurs « car conditionnant en grande partie la sécurité alimentaire des ménages.»
Par ailleurs, l’étude montre que le sésame est une culture secondaire destinée à la vente.
Les travaux de Traoré et Son (2009, p. 17) ont également montré qu’« environ 60% des
parcelles consacrées à la culture ont moins de 0,5 ha et la parcelle représente 6,51 à
12,89% de la superficie totale de l’exploitation ». Ces chiffres sont très proches des
résultats de ceux de la présente investigation qui sont de 0,53 ha à 0,58ha pour les
superficies moyennes des parcelles du sésame et représentent 13 % de la superficie
totale des champs dans la localité.
Le tableau 1 présente l’évolution des rendements moyens des deux différents
modes de productions du sésame dans la zone d’étude.

Tableau 1. Évolution des rendements des deux modes de productions du sésame

Année Biologique en Conventionnel Ecarts


Kg/ha en Kg/ha
2018 257,74 539 281,26
2019 281,89 488 206,11
2020 248,93 - -
2021 240 427 187
2022 353 651 298
Source : Cabinet Ouilafrique Holding (2021)

En production biologique du sésame, le rendement acceptable est de 350 kg/ha.


Les rendements obtenus en production biologique du sésame en 2018, 2020 et 2021
sont sensiblement les mêmes. Cependant, on note une légère hausse en 20192 et une
hausse significative en 2022. Quant aux rendements de la production conventionnelle du
sésame, ils sont sensiblement les mêmes d’une année { une autre.
Par ailleurs, les rendements en production biologique du sésame sont de loin
inférieurs aux rendements en production conventionnelle. Quant à la production
conventionnelle du sésame, les rendements moyens présentés dans le tableau 1 sont
ceux de la province de la Gnagna. La commune de Bilanga est la plus arrosée de cette
province et les terres sont les plus fertiles. Les rendements dans cette commune sont
largement au-dessus de ces valeurs. En plus, les rendements sont sensiblement les
mêmes au cours de 2018 à 2021 pour le sésame biologique sauf en 2022. Ces

2 Il n’y a pas eu de données pour le sésame conventionnel en 2020.


V. ZOMA

rendements sont faibles par rapport au rendement acceptable pour la production du


sésame biologique qui est de 350 kg/ha. Ces faibles rendements pourraient s’expliquer
par les doses de compost non respectées, les maladies et l’insuffisance voire l’absence de
traitements phytosanitaires sauf en cas de maladies d’après les observations sur le
terrain. Ces rendements qui varient d’une année { l’autre pourraient s’expliquer par les
aléas climatiques (les inondations ou les stress hydriques). De tels rendements sont des
manques à gagner pour les producteurs. En 2022, il y a eu une augmentation du
rendement d’une valeur correspondant au rendement moyen acceptable en culture
biologique. L’effet réel du compost se manifestant quelques années après pourrait
expliquer le saut du rendement. Mais en 2021, la qualité du sésame a été compromise
par la présence de pesticide chimique de synthèse. En outre, il n’y a pas eu de signature
de contrat de production en 2022, ainsi certaines personnes peuvent récidiver dans
l’utilisation des pesticides chimiques de synthèse.
Quant aux rendements moyens du sésame conventionnel, ils sont également en
dessous des normes qui sont de l’ordre de 800 Kg/ha (Commune de Bilanga, 2015, p.
27). À cet effet, la Commune de Bilanga est la plus arrosée de la province de la Gnagna si
bien qu’elle est la plus productible. Le rendement moyen de la province a contribué à
faire baisser le rendement du sésame de la commune de Bilanga. Il ressort des
entretiens avec les services techniques de la Commune de Bilanga qu’au cours de 2022-
2023, la production du sésame dans la commune est de 1 520 ha en termes de
superficies, avec un rendement 800 kg/ha et une production brute 1 216t. Ainsi, les
données des rendements moyens de la culture conventionnelle du sésame issues des
travaux de terrain sont présentées dans la figue 5.

1200
970
1000
rendements Kg/ha

787.67 806.67
800 720
640
600

400

200

0
2018 2019 2020 2021 2022
Années

Figure 5. Les rendements moyens du sésame conventionnel de 2018 à 2022

La figure 5 montre que l’année 2021 est l’année où le sésame conventionnel a le


plus produit dans la zone d’étude. Il ressort de l’enquête qu’en 2021, le rendement

[223]
Cinq Continents Volume 14, Numéro 30, 2024, p. 211-226

moyen du sésame conventionnel était de 970 kg/ha. Cependant, pour la même année, le
rendement moyen pour le sésame biologique était de 240 kg/ha, le plus bas rendement
pour la production du sésame biologique. Ces données sur les rendements moyens sont
proches de celle de la Commune de Bilanga (2015) sauf pour les deux dernières années.
Autrement dit, le rendement moyen du sésame conventionnel dans la commune de
Bilanga est de 800 kg/ha. Cette valeur (800kg/ha) est supérieure à 720 kg/ha (en 2018)
soit 80 kg/ha de différence; 787,67 kg/ha (en 2019) soit 12,33 kg/ha de différence et
inférieur à 806,67 kg/ha (en 2020) soit un écart de 6,67 kg/ha. Pour cette valeur de
800kg/ha, cela traduit un écart relativement grand de 970 kg/ha (en 2021) soit 170
kg/ha de différence et 640 kg/ha (en 2022) avec 160 kg/ha comme écart.
Nonobstant ces variations entre l’évolution des rendements moyens des deux
modes de productions du sésame dans la commune rurale, la production reste
principalement une activité essentiellement orientée vers la commercialisation à
Bilanga afin de subvenir aux besoins des ménages. La vente des autres produits
agricoles est parfois justifiée pour des situations de forces majeurs, indépendantes de la
volonté des producteurs. Ainsi, d’une manière générale, dans cette partie du sahel en
Afrique de l’Ouest, le sésame est de plus en plus cultivé { l’instar du coton en vue de la
commercialisation et de la consommation locale. C’est { juste titre qu’au Niger, Abdou et
Dalla (2018) soutiennent que le sésame est une culture en expansion dans la région de
Diffa. Ces cinq dernières années, les superficies emblavées en sésame pendant la saison
des pluies prennent de plus en plus d’ampleur particulièrement dans les Départements
de Goudoumaria, Mainé Soroa et Diffa.

5. CONCLUSIONS

L’étude sur la production de la culture du sésame dans la Commune de Bilanga


dans la région de l’Est du Burkina Faso montre dans un premier moment que cette
activité bénéficie d’un atout en termes de structuration des producteurs qui sont
essentiellement organisés en coopératives. Cette structuration favorise leur
accompagnement par des ONG à travers le développement des pratiques
agroécologiques en vue de la production du sésame biologique.
Ensuite, même si dans cette commune, il existe plusieurs méthodes de fertilisation
du sol comme la conservation des eaux du sol, la défense et la restauration du sol, la
fertilisation organique, reste la méthode de production du sésame biologique.
Cependant, quel que soit le type de production, la production du sésame est pour le
moment essentiellement tournée vers la commercialisation car les autres productions
agricoles dans la commune sont consacrées essentiellement à la consommation sauf en
cas de contraintes indépendantes de la volonté des producteurs.
V. ZOMA

6. RÉFÉRENCES

ABDOU, M., DALLA, K. 2018. Fiche technico-économique. Sésame, Niamey.


AGRISUD INTERNATIONAL. 2015. Guide des pratiques agroécologiques. Sénégal.
BANQUE MONDIALE. 2023. Agriculture et alimentation. Consulté en ligne.
CABINET OUILAFRIQUE HOLDING. 2021. Rapport final de l’Evaluation finale du projet
«Amélioration de la résilience au changement climatique par l’approche agro-
écologique», Ouagadougou.
COMMUNE DE BILANGA. 2015. Plan Communal de Développement de Bilanga 2015-
2019, dernière version, Bilanga.
GAYMARD, H., SAVELLI, P.-A. 2020. Les agricultures africaines et nous. Politique
étrangère 4 : 147-160.
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DE LA DEMOGRAPHIE (INSD). 2022.
Cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitation du Burkina
Faso. Synthèse des résultats définitifs, Ouagadougou.
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DE LA DEMOGRAPHIE (INSD). 2023.
Tableau de bord de l'Economie, au 1er trimestre, Ouagadougou.
INSTITUT ROYAL DES TROPIQUES. 2018. Manuel du Facilitateur Sésame. Consulté en
ligne.
KPADENOU, C., TAMA, C., DADO, T. B., YABI, J. A. 2019. Déterminants socio- économiques
de l’adoption des pratiques agro-écologiques en production maraîchère dans la
vallée du Niger au Bénin. International Journal of Biological and Chemical
Sciences 13 (7) : 3103-3118.
MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES RESSOURCES
HALIEUTIQUES (MAHRH) DU BURKINA FASO. 2009. Manuel de collecte de
sésame conventionnel et biologique, Ouagadougou.
MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT DU BURKINA FASO.
2021. Bulletin d’information sur le sésame Burkinabè de septembre,
Ouagadougou.
RONGEAD. 2018. Rapport final Projet Sésame – Burkina Faso Version finale, Étude sur
les normes et standards dans la filière sésame, Mai, Ouagadougou.
SANOGO, S., YANOGO, I. P. 2016. Un exemple de développement endogène dans la
province de la Kossi : cas de la culture du sésame, in Développement endogène
de l’Afrique et mondialisation. Une relecture de la pensée du Professeur Joseph
KI-ZERBO, Sous la coordination du Pr Fernand SANOU et du Pr Alain Joseph
SISSAO, P.U.O - Fondation Joseph KI-ZERBO, pp. 797-815.

[225]
Cinq Continents Volume 14, Numéro 30, 2024, p. 211-226

SANOGO, S. 2019. Déterminants de la culture du sésame (Sesamum indicum L.) dans la


commune rurale de Bilanga (Région Est du Burkina Faso). Wiiré, Revue de
Langues, Lettres, Arts, Sciences humaines et sociales 9 : 257-282.
TRAOÉ, T., SON, B. 2009. Rapport final du plan d’intervention sésame préparé lors de
l’élaboration du PAFASP, Ouagadougou.
ZOMA, V., NABALOUM, T. A., SANGLI, G. 2022. Femme et foncier en milieu rural en
Afrique Subsaharienne, GRIN Verlag Allemagne.
ZOUNGRANA, A., ZI, Y., SANOU, A. K., SAVADOGO, P. W. 2022. Comparaison de l’effet de
deux champignons mycorhiziens arbusculaires sur la croissance et la
productivité du sésame (Sesamum indicum L.) au Burkina Faso. International
Journal of Biological and Chemical Sciences 16 (1) : 201-212.

Vous aimerez peut-être aussi