100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
224 vues1 page

Grain-d'Aile : Récit d'une métamorphose

Grain-d'Aile se réveille en plein air, réalisant qu'elle a des ailes mais regrette ses bras et sa vie d'enfant normale. Elle retourne chez elle, où sa famille est surprise par son apparence, et elle se rend compte des difficultés d'être une créature ailée. Finalement, elle apprécie la possibilité de voler tout en souhaitant que tous les enfants puissent avoir des ailes et des bras en même temps.

Transféré par

Ameni Karoui
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
224 vues1 page

Grain-d'Aile : Récit d'une métamorphose

Grain-d'Aile se réveille en plein air, réalisant qu'elle a des ailes mais regrette ses bras et sa vie d'enfant normale. Elle retourne chez elle, où sa famille est surprise par son apparence, et elle se rend compte des difficultés d'être une créature ailée. Finalement, elle apprécie la possibilité de voler tout en souhaitant que tous les enfants puissent avoir des ailes et des bras en même temps.

Transféré par

Ameni Karoui
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Grain- D’aile (2) Pierre...

Est-ce que vraiment elle ne pourrait plus courir dans les


prés avec lui, la main dans la main, à chercher des champignons
Grain- d’Aile fut réveillée par le tapage joyeux de tous les
ou à cueillir des boutons d’or ? Puis Grain- d’Aile pensa à sa
oiseaux qui saluaient le soleil levant. C’était la première fois
poupée qu’elle avait bien négligée. Comment l’habiller, la
que Grain- d’Aile se réveillait en plein air et cela lui parut
changer ? Comme c’est peu pratique, des ailes, quand il ne s’agit
merveilleux... Puis elle s’aperçut qu’elle mourait de faim et se
pas de voler ! Grain- d’Aile assise dans son petit fauteuil (à quoi
demanda avec inquiétude si l’heure de l’école n’était pas
lui servaient les bras du fauteuil maintenant ?) se mit à réfléchir
passée. Ses amis prenaient leur petit déjeuner de graines et de
profondément. Elle comprenait l’avertissement de l’écureuil
petits vers. Grain- d’Aile pensa au café au lait et aux tartines
doré. Elle regrettait ses bras, elle voulait redevenir une vraie
beurrées ! Mais qu’elle était sotte : en deux coups d’ailes, elle
petite fille. Il n’y avait pas un instant à perdre : le dernier rayon
serait à la maison. Elle monta très haut, pour voir sa maison, et
du soleil glissait derrière l’horizon. Folle d’angoisse, Grain-
fonça par la fenêtre ouverte, dans la cuisine où la famille était
d’Aile vola, pour la première fois, jusqu’au sapin. L’écureuil
attablée. Tout le monde fut rassuré de la voir revenir, mais
était fidèle au rendez-vous et il eut le bon goût de ne pas poser
surpris de son nouvel aspect. Grain- d’Aile se précipita au cou
de questions - le visage de Grain- d’Aile disait assez ce qu’elle
de sa mère. Hélas, ses ailes ne savaient pas étreindre ! Et,
voulait - et de ne pas triompher en disant : «Je te l’avais bien
quand il s’agit de manger, il fallut lui donner la becquée,
dit», comme font si souvent les grandes personnes. De nouveau
comme à un bébé ! Ses frères, qui avaient d’abord tant admiré
ses yeux étincelants prononcèrent les paroles magiques... Et
ses ailes, commencèrent à se moquer d’elle. Et pour porter son
voilà notre Grain- d’Aile aussi joyeuse de retrouver ses bras, ses
cartable !... Et à l’école pour écrire !...
mains agiles, qu’elle l’avait été, la veille, d’avoir des ailes.
Bien sûr, elle eut sa revanche, à la sortie : tandis que les autres Lentement, Grain- d’Aile descendit, de branche en branche, sur
marchaient sur le chemin, Grain- d’Aile passait au-dessus de la terre, avec les autres, tous les autres, ceux qui sont légers et
leur tête, partait à tire-d’aile bien loin devant eux, montait ceux qui le sont moins, ceux qui regardent le ciel, ceux qui
jusqu’à ce qu’ils lui paraissent gros comme des fourmis, puis savent que les petites filles ne peuvent pas voler et ceux qui
piquait sur le petit groupe un peu effrayé. Comme ils étaient pensent qu’un jour, s’ils le désirent vraiment, tous les petits
drôles, ainsi vus d’en haut, tassés sur eux-mêmes, le nez en garçons et toutes les petites filles pourront, en restant eux-
l’air ! Mais pourquoi le petit Pierre faisait-il semblant de ne mêmes, avoir des ailes et des bras, être à la fois sur la terre et au
pas s’intéresser à ses évolutions, songea Grain- d’Aile lorsque, ciel.
un peu dégrisée, elle se retrouva dans sa chambre ?

Vous aimerez peut-être aussi