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Guide sur l'énergie solaire et ses technologies

Le chapitre II sur l'énergie solaire présente les concepts fondamentaux de l'énergie solaire, y compris le rayonnement solaire, les technologies de captage thermique et photovoltaïque, ainsi que les différentes applications de la chaleur solaire. Il décrit les types de capteurs solaires thermiques, notamment les capteurs plans et sous vide, ainsi que les cellules photovoltaïques, leur évolution et leur fonctionnement. Enfin, il aborde les rendements et les caractéristiques des différentes technologies de panneaux solaires disponibles sur le marché.

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Guide sur l'énergie solaire et ses technologies

Le chapitre II sur l'énergie solaire présente les concepts fondamentaux de l'énergie solaire, y compris le rayonnement solaire, les technologies de captage thermique et photovoltaïque, ainsi que les différentes applications de la chaleur solaire. Il décrit les types de capteurs solaires thermiques, notamment les capteurs plans et sous vide, ainsi que les cellules photovoltaïques, leur évolution et leur fonctionnement. Enfin, il aborde les rendements et les caractéristiques des différentes technologies de panneaux solaires disponibles sur le marché.

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Cours: Energies Renouvelables Chap. II: Energie solaire Mm.

SERIR

Chapitre II: Energie solaire


I. Introduction
La première énergie disponible en grande quantité sur la surface terrestre est l’énergie solaire,
caractérisée par l’ensoleillement qui donne l’énergie fournie par le soleil par unité de surface sur une période
donnée, en J/m2, et par l’irradiation solaire qui correspond à la puissance à un instant donné, en W/m2.

II. Rayonnement solaire

Le rayonnement solaire reçu au niveau du sol dépend de :

➢ L’orientation, la nature et l’inclinaison de la surface terrestre,


➢ La latitude du lieu, de son degré de pollution ainsi que de son altitude,
➢ La période de l’année,
➢ L’instant considéré dans la journée,

➢ La nature des couches nuageuses.

Figure 1. Composant du rayonnement solaire au sol.

L’éclairement solaire sur un plan d’une inclinaison donnée est composé de grandeurs suivantes :

➢ Eclairement direct : C’est le rayonnement solaire reçu directement du Soleil.


➢ Eclairement diffus : C’est le rayonnement solaire provenant de toute la voûte céleste. Ce
rayonnement est dû à l’absorption et à la diffusion d’une partie du rayonnement solaire par
l’atmosphère et à sa réflexion par les nuages.
➢ Eclairement réfléchi : C’est le rayonnement solaire qui est réfléchi par le sol ou par des objets
se trouvant à sa surface. Ce rayonnement dépend de l’albédo , du sol et il peut être important
lorsque le sol est particulièrement réfléchissant (neige, eau, etc.).

1
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Le rayonnement solaire est constitué de photons transportant chacun une énergie Eph, qui répond elle
même à la relation suivante :
c
E ph = h

Dans laquelle ‘λ’ représente la longueur d’onde, ‘h’= 6,62 · 10-34 J.s la constante de Planck et ‘c’ la
vitesse de la lumiè

III. Energie solaire


Transformation de l'énergie solaire en électricité ou en chaleur à partir de panneaux ou de capteurs
solaires. Le soleil, principale source des différentes formes d'énergie, renouvelables disponibles sur terre.

Figure 2. Les deux formes de l'énergie solaire

III.1. Energie solaire thermique

Les capteurs solaires thermiques constituent le cœur des installations destinées à transformer
l’énergie transmise par le soleil en chaleur. Le rayonnement solaire est absorbé par une surface noire,
parcourue par un fluide caloporteur qui extrait l’énergie thermique et la transfère vers son lieu
d’utilisation ou de stockage. Une isolation thermique est disposée à l’arrière et sur la périphérie du
capteur pour limiter les déperditions par conduction. Différentes configurations conduisent à des types de
capteurs distincts, dont les performances varient en fonction des domaines d’utilisation.

III.1.1. Les différentes technologies des capteurs solaires thermiques

A. Capteur plan sans vitrage


Egalement appelé « capteur moquette », il s’agit d’un seul absorbeur en matière synthétique pour
les applications à basse températures en métal revêtu d’une couche sélective, se compose d’un réseau de
tubes noirs accolés les uns aux autres. Le rendement du capteur moquette est très bon pour produire des
températures proches de la température de l’air ambiant.
2
Cours: Energies Renouvelables Chap. II: Energie solaire Mm. SERIR

Figure 3. Capteur plan non vitré

B. Capteurs plans vitrés


C’est les capteurs munis d’une couverture transparente, ils sont les plus utilisés . Les principaux
éléments constituants un capteur plan sont :

➢ Le coffre (ou boitier) : Il assure la protection à l’arrière du capteur et participe à sa rigidité.


Les matériaux les plus utilisés, pour constituer le fond du coffre, sont le métal (tôle d’acier
pré laquée ou aluminium) et les matériaux plastiques [ABS(poly(Acrylonitrile-Butadiène-
Styrène)), polyester). Ils doivent présent les caractéristiques suivantes : bonne tenue à la
corrosion, faible prix de revient, transformation facile.
➢ l’absorbeur : C’est le composant qui permet de transformer le rayonnement solaire en
chaleur et de transférer l’énergie thermique ainsi produite à un fluide caloporteur. Le
matériau le plus utilisé est le cuivre, car il possède une bonne tenue à la corrosion et sa
conductivité thermique est élevée.

Figure 4. Absorbeurs sous forme d'échelle et de serpentin

➢ Un circuit de fluide caloporteur: La chaleur absorbée est véhiculé par le bief de fluide
caloporteur, qui est généralement de l’eau (eau glycolée pour éviter le gel) ou de l’air. Ce
fluide circule soit dans une canalisation, canaux ou nappes.

3
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➢ Un isolant thermique sur la face arrière: Elle nécessaire a fin d’éviter les déperditions
par conduction (à l’arrière et sur les parties latérale de l’enveloppe du capteur). La mousse
de polyuréthane est fréquemment utilisée, combiné parfois avec une couche de laine
minérale en contact avec l’absorbeur. Pour des températures élevés on utilise que les
mousses phénolique, peu courantes et chères, et les laines minérales (laine de verre et
surtout laine de roche qui présente l’avantage de ne pas absorber l’humidité).
➢ La couverture transparente (vitrage): Elle a la double fonction de passer le maximum de
rayonnement solaire et d’éviter le refroidissement de l’absorbeur, en réduisant les
phénomènes de convection de l’air et en bloquant le rayonnement infrarouge (effet de
serre). Les matériaux les plus utilisés sont le verre trempé (pour réduire les risques
d’accident en cas de bris). On notera également l’utilisation de vitrage à basse teneur en
oxyde de fer, ces vitrages présentent des caractéristiques optiques légèrement supérieures
aux vitrages standards. L’espace entre la couverture transparente et l’absorbeur se situe dans
une fourchette de 25 à 40 mm. Un espace plus important favoriserait les pertes thermiques
par effet de convection.

C. Capteurs sous vide


L’utilisation de ce type est très favorable dans le cas ou la température de fonctionnement requise
est très élevée (>100°C), ou lorsque la température ambiante est faible (région de montagne). On
distingue deux types :

➢ Tubes sous vide à flux direct :Il est constitué d’une série de tubes de verre dans lesquels
passe un autre tube collecteur de chaleur. La paroi des tubes est double, comme celle d’une
bouteille thermos, et on y fait le vide afin de limiter les pertes thermiques par convection.
L’effet thermos obtenu permet d’obtenir un meilleur rendement. On notera aussi que les
pertes de puissances par convection et conduction sont quatre fois moins que pour un
capteur plan dans les mêmes conditions de température extérieure.

Figure 5. Principe du capteur sous vide à flux direct.

4
Cours: Energies Renouvelables Chap. II: Energie solaire Mm. SERIR

➢ Tubes sous vide à caloduc: Dans les tubes sous vide à caloduc, le tube de l’absorbeur
contient une petite quantité de liquide (fluide organique, alcool…). Sous l’action du
rayonnement solaire, le liquide se transforme en vapeur qui monte en haut du tube ou elle se
condense au contact de l’échangeur et transfert la chaleur au fluide caloporteur. Les tubes
doivent impérativement être inclinés. Le principal avantage d’un système à caloduc en
regard du précédant est de pouvoir remplacer un tube défectueux sans avoir à démonter
l’ensemble du capteur. D’un point de vue thermique, les capteurs sous vide ont l’avantage
de pouvoir monter en température rapidement, ainsi qu’un très bon rendement. Bien qu’ils
soient plus chers à l’achat, leur domaine d’application est plus large, surtouts la possibilité
de produire du froid par absorption.

Figure 6. Principe d'un capteur sous vide à caloduc.

III.1.2. Différentes utilisations de la chaleur solaire


La chaleur solaire a été captée, acheminée, et peut désormais être utilisée. Il existe trois utilisations
générales de l’énergie thermique, chaque utilisation nécessitant une gamme de température à atteindre.

Figure 7. Utilisations possibles de la chaleur solaire.

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III.2. L’énergie solaire photovoltaïque

L’énergie solaire photovoltaïque convertit directement le rayonnement lumineux ( solaire ou autre) en


électricité. Elle utilise pour ce faire des modules photovoltaïques composés de cellules solaire ou de photopiles
qui réalise cette transformation.

III.2.1. Evolution de l’électricité photovoltaïque


Bien que les bases théoriques de l'effet photovoltaïque fussent connues depuis le début du siècle, ce
n'est qu'à partir de 1954, dans les laboratoires de la Bell Téléphone à New Jersey, que la première cellule
ayant un rendement raisonnable a été mise au point. Depuis la deuxième moitie du siècle précédent, le
processus de purification de monocristaux de silicium a émerge.
En 1956 Loferski publiait différentes tables de conversion de rendement photovoltaïque pour tous
les matériaux semi-conducteurs. Puis, c'est au début des années 70 que l'on a pu obtenir en laboratoire un
rendement de 20 % en travaillant sur des cellules de monocristal d'arsenic de gallium (GaAs). Le
rendement est sensiblement inferieur lorsque ces cellules se font à l'échelle industrielle.
Aussi, des expériences ont été faites avec des cellules composées de deux couches :
• Une de sulfure de cadmium (SCd) .
• Une autre de sulfure de cuivre (SCu2).
Ces cellules présentent l'avantage d'utiliser très peu de matière active et permettent un processus de
fabrication plus simple. Cependant, leur faible rendement ne permet pas de les utiliser à l'échelle
industrielle.
La commercialisation de cellules solaires photovoltaïques a commence dès l'apparition du silicium
monocristallin et elles occupent encore la première place du marche. Plus tard, apparurent les matériaux
polycristalins, de fabrication plus économique, mais présentant encore de faibles rendements.
Récemment des cellules de silicium amorphe se sont commercialisées et utilisées pour des dispositifs de
très faible puissance : calculettes, montres, radio portable, etc.…

III.2.2. La cellule photovoltaïque


Cellule solaire et photopile sont des termes équivalents qui désignent généralement des capteurs de petite
taille, utilisés soit tels quels, soit en assemblage dans un panneau solaire, ou module photovoltaïque.

➢ Les cellules monocristallines: Les panneaux PV avec des cellules monocristallines sont les
photopiles de la première génération, elles sont élaborées à partir d'un bloc de silicium cristallisé en
un seul cristal. Son procédé de fabrication est long et exigeant en énergie.

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Figure 8. Les cellules monocristallines

Lorsque le refroidissement du silicium est lent et maîtrisé, on obtient un monocristal. Un Wafer


(tranche de silicium) est alors découpé dans le barreau de silicium. Après divers traitements (traitement
de surface à l'acide, dopage et création de la jonction P-N, dépôt de couche anti-reflet, pose des
collecteurs), le wafer devient cellule.
Les cellules sont rondes ou presque carrées et, vues de près, elles ont une couleur uniforme. Elles ont
un rendement de 12 à 18%.

➢ Les cellules polycristallines


Les panneaux PV avec des cellules poly cristallines sont élaborés à partir d'un bloc de silicium
cristallisé en forme de cristaux multiples. Vus de près, on peut voir les orientations différentes des
cristaux (tonalités différentes).
Elles ont un rendement de 11 à 15%, mais leur coût de production est moins élevé que les cellules
monocristallines
Ces cellules, grâce à leur potentiel de gain de productivité, se sont aujourd'hui imposées.
L'avantage de ces cellules par rapport au silicium monocristallin est qu'elles produisent peu de déchets
de coupe et qu'elles nécessitent 2 à 3 fois moins d'énergie pour leur fabrication. Durée de vie estimée :
30 ans.

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Figure 9. Les cellules polycristallines.


Un cristal est un solide avec des façades polygonales, plus ou moins brillant, à structure
régulière et périodique, formée d'un empilement ( un cumule) ordonné d'un grand nombre d'atomes,
de molécules ou d'ions.

➢ Couche mince (Amorphe)


Les modules photovoltaïques amorphes ont un coût de production bien plus bas, mais
malheureusement leur rendement n'est que 6 à 8% actuellement. Cette technologie permet d'utiliser
des couches très minces de silicium qui sont appliquées sur du verre, du plastique souple ou du
métal.

Figure 10. Les cellules Couche mince (Amorphe).


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Le rendement de ces panneaux (6 à 8%) est moins bon que celui des technologies poly-
cristallines ou monocristallines. Cependant, le silicium amorphe permet de produire des panneaux
de grandes surfaces à bas coût en utilisant peu de matière première.

III.2.3. Principe de la conversion photovoltaïque


L’effet photovoltaïque utilisé dans les cellules solaires permet de convertir directement l’énergie
lumineuse des rayons solaires en électricité par le biais de la production et du transport dans un matériau
semi-conducteur de charges électriques positives et négatives sous l’effet de la lumière. Ce matériau
comporte deux parties, l’une présentant un excès d’électrons et l’autre un déficit en électrons, dites
respectivement dopée de type n et dopée de type p. Lorsque la première est mise en contact avec la
seconde, les électrons en excès dans le matériau n diffusent dans le matériau p. Il se crée donc entre elles
un champ électrique qui tend à repousser les électrons dans la zone n et les trous vers la zone p. Une
jonction PN a été formée.

Figure [Link] de fonctionnement de la cellule photovoltaïque

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III.2.4. Définition du générateur photovoltaïque

Le générateur photovoltaïque est constitué de plusieurs modules assemblés en série et en parallèle


selon la puissance demandée. Chaque module est lui-même constitué de cellules photovoltaïques
généralement montées en série.
Une cellule photovoltaïque ne produit qu'une très faible puissance électrique, de 1 à 3 W, avec une
tension de moins d'un volt. Afin de produire plus de puissance, les cellules sont assemblées pour former
un module. Les connections en série de plusieurs cellules augmentent la tension pour un même courant,
tandis que la mise en parallèle accroît le courant en conservant la tension. La plupart des modules
commercialisés sont composés de 36 cellules en silicium cristallin, connectées en série pour des
applications en 12 V. Le courant de sortie, et donc la puissance, sera proportionnels à la surface du
module.
De plus, la structure du module protège les cellules photovoltaïques contre les agressions de leur
environnement telles que le bris et la corrosion. Généralement, les cellules sont encapsulées sous verre ou
sous composé plastique pour former le module photovoltaïque.
L'interconnexion des modules (en série ou/et en parallèle) permet de produire une puissance encore plus
grande et elle définit la notion du générateur photovoltaïque. La diversité des cellules photovoltaïques du
point de vue forme et technologie de fabrication conduit forcement aux formats différents du module
photovoltaïque.
Les deux types de regroupement sont en effet possibles et souvent utilisés afin d’obtenir en sortie des
valeurs de tension et intensité souhaitées. Ainsi, pour (ns) cellules en série, constituant des branches elles-
mêmes (np) en parallèle, la puissance disponible en sortie du générateur PV est donnée par :
Ppv = ns *V pv * n p * I pv
Si l’on désire avoir un générateur PV ayant un courant de sortie plus intense, on peut soit faire appel à des
cellules PV de plus grande surface et de meilleur rendement, soit associer en parallèle plusieurs modules
PV de caractéristiques similaires. Pour qu’un générateur PV ainsi constitué puisse fonctionner de façon
optimale, il faut que les (ns, np) cellules se comportent toutes de façon identique. Elles doivent pour cela
être issues de la même technologie, du même lot de fabrication et qu’elles soient soumises aux mêmes
conditions de fonctionnement (éclairement, température, vieillissement et inclinaison).
La puissance du générateur PV sera optimale si chaque cellule fonctionne à sa puissance maximale notée
Pm. Cette puissance est le maximum d’une caractéristique P(V) du générateur, et correspond au produit
d’une tension optimale notée Vmpp et d’un courant optimal noté Impp.

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Cours: Energies Renouvelables Chap. II: Energie solaire Mm. SERIR

Pour réduire les disfonctionnements, les fabricants ont choisi de ne pas commercialiser des cellules PV
seules. Ainsi, les générateurs PV se trouvent souvent sous forme de modules pré câblés, constitués de
plusieurs cellules, aussi appelés par abus de langage panneaux PV. Chaque référence de module a ses
propres caractéristiques électriques garanties à 10 ± % selon le lot de fabrication.

III.2.5. Association en série et en parallèle des cellules photovoltaïques

➢ Mise en série

Dans un groupement en série, les cellules sont traversées par le même courant et la
caractéristique résultante du groupement en série est obtenue par l'addition des tensions à courant
donné.

Figure 12. Association en série.

➢ Mise en parallèle
Dans un groupement de cellules connectées en parallèle, les cellules étant soumises à la même
tension, les intensités s'additionnent : la caractéristique résultante est obtenue par addition de
Courants à tension donnée.

Figure 13. Association en parallèle.

III.2.6. Protection des modules photovoltaïques


Il faut faire attention à ce que toutes les photopiles soient éclairées de la même façon. En effet,
une photopile ombragée (même partiellement) voit sa tension et surtout son intensité baisser
considérablement. Une perte de puissance risque de provoquer une polarisation inverse avec dissipation
d’énergie dans la diode défaillante . Pour limiter la perte de puissance, on utilise une diode by-pass qui se

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place en dérivation d’un groupe de cellule pour ne pas limiter le courant en situation de déséquilibre. De
même, si tout le module est à l’ombre, une batterie bien chargée pourrait débiter dans celui-ci, ce qui
serait dangereux pour la structure des photodiodes quasiment incapables de dissiper de l’énergie. On
introduit une diode anti-retour sur la borne + du module pour être à l’abri d’un tel ennui. Les diodes anti-
retour et by-pass provoquent une chute de potentiel de 0,6V environ qu’il faut prendre en compte dans le
rendement des modules.

Diode anti-retour

Diode by-pass

Module PV

Figure 14. Protection des modules photovoltaïque.

III.2.7. Modèle électrique d'un générateur photovoltaïque

Dans le cadre de l’optimisation du générateur photovoltaïque et pour mieux utiliser l’énergie


soutirée, on doit adapter la caractéristique non linéaire I-V du générateur photovoltaïque au point de
fonctionnement. Pour avoir le point optimal qui correspond au point de la puissance maximale, il est
évident de modéliser le générateur photovoltaïque.

III.2.7.1. Modèle de la cellule solaire


La cellule solaire est l’élément de base d’un générateur photovoltaïque. La modélisation du
comportement électrique du module photovoltaïque peut être étendue au générateur photovoltaïque selon
sa configuration, nombre de modules en série et en parallèle.
• Le courant de court-circuit Icc
Il définit la quantité des paires électron-trou créé et qui traverse la jonction sans recombinaison
entre les longueurs de diffusion des électrons et trous (Ln et Lp) respectivement.
I cc = qG ( Ln + L p )

Icc : Courant de court circuit de la cellule.

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• La tension en circuit ouvert Voc


C’est la tension pour la quelle la diode à l’obscurité, fournit un courant égal au courant de court
circuit Icc. Elle est obtenue à partir de l’équation :
I cc
Voc = Vth ln( )
Is

AKTc
Vth =
q

I s : Courant de saturation de la diode

Vth : Tension thermique.


A : Coefficient d’idéalité de la diode.
q : Charge d’un électron 1.6.10 −19 .
Tc : Température de la jonction.

k : Constante de Boltzmann 1.38.10−23 ( J / K ) .

• Le facteur de forme FF
Il définit l’efficacité de la cellule solaire, il est obtenu comme suit :
Vm I m
FF =
Vco I cc

Vm : Tension de point de puissance maximale (V).

I m : Courant de point de puissance maximale (A).

• Point de puissance maximale


Est le point ( Vm , Im ) ou la puissance dissipée dans la charge est maximale.
Pm = Vm .I m

• La puissance du flux lumineux incident


Pin = S.E
E : L’ensoleillement qui représente la puissance lumineuse reçue par unité de surface (W/m2).
S : La surface effective des cellules.
• Température de jonction [63]
La température de la jonction Tc de la cellule est donnée par la relation suivante :

NOCT − 20
Tc = Ta + E
800
Avec :

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NOCT : La température nominale de fonctionnement de la cellule solaire.


Ta : La température ambiante.

• Le rendement de conversion d’énergie η


C’est le rapport de la puissance maximale générée et de la puissance du rayonnement solaire
Incident
I ccVm I mVm
 = FF où =
Pin S .E

III.2.7.2. Les modèles mathématiques


On rencontre dans la littérature plusieurs modèles du générateur photovoltaïque qui différent entre
eux par la procédure et le nombre de paramètres intervenants dans le calcul de la tension et du courant
finals du générateur photovoltaïque.

A. Cellule idéale
Iph Ipv
Id
E
Vpv

Figure 15. Schéma électrique équivalent d’une cellule photovoltaïque


I = I ph +idéale.
Id
 qV 
 −1
Id = Ise  AKTc 

I : Courant disponible
I ph : Courant produit par la photopile

V: Tension aux bornes de la cellule


KT
= 26mV à Tc=300 °K pour le silicium poly-cristallin.
q

I s : Courant de polarisation de la diode ou courant de saturation.

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B. Modèle à une diode


Le modèle à une diode est le plus utilisé et il donne de très bonnes précisions. La
conversion de l’énergie de la lumière en énergie électrique est modélisée par un générateur de
courant. Rs
Iph Ipv
Id Ish

E
D Rsh
Vpv

Figure 16. Schéma électrique équivalent du modèle à une diode.

➢ Le courant généré par le module est donné par la loi de Kirchhoff :


I pv = I ph − I d − I sh

Tel que :
I pv : Le courant délivré par le module.

I ph : Photo courant.

I d : Courant de diode.

I sh : Le courant shunt.
➢ Le courant produit par la photopile est donné par :

I ph = PE  
1 1 + P2 ( E − Eref ) + P3 (Tc − Tcref ) 

La température du module est donnée par : Tc=T+E [|(Noct-20)/800 ]


Tel que :
Eref : Ensoleillement de référence

Tc : Température absolue de la cellule


Tcref : Température de référence

T: Température ambiante.
E: Ensoleillement dans les condition de fonctionnement.
Noct: Température nominale de fonctionnement du module, donnée par le constructeur.

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• Le courant de la diode est donné par :


(
q V + Rs I pv ) −1
Id = I se
Ans KT j

Avec :
 Eg 
− 
3  KTc 
I s = P4Tc e

Avec :

E g = 1.1eV

Eg : L’énergie de gap (paramètre caractéristique du matériau, pour le Silicium).

I s : Courant de saturation de la diode ou courant à l’obscurité.


➢ Le courant de la résistance shunt est donné par :

I sh =
(v + R I ) s pv

Rsh
Tel que :
Rs : Résistance série qui est due aux différentes résistances électriques que le courant rencontre sur
son parcourt (résistance de contacte).
Rsh : Résistance shunt qui prend en compte les fuites inévitables de courant qui intervient entre les
bornes opposées positive et négative d’une cellule.
D’ou l’expression de la caractéristique courant-tension (I-V) qui est donnée par l’équation
suivante :
 Eg   q(V + Rs I ) 
V + Rs I −   −1
I pv = PE 
1 1 + P2 ( E − Eref ) + P3 ( Tc − T )
cref 
 −
Rsh
− P T
4 c
3  KTc  
e e
AKTc 

Avec : P1, P2, P3 et P4 sont des paramètres déterminés par la résolution numérique
(Newton Raphson, Moindres Carrés, ...).

C. Modèle à deux diodes


Ce modèle est représenté par son schéma électrique équivalent qui se compose d’une source
de courant modélisent le flux lumineux, les pertes sont modélisé par deux résistances, une résistance
shunt Rsh , une résistance série Rs et deux diodes pour la polarisation de la cellule et le phénomène
de la recombinaison des porteurs minoritaires.

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L’avantage de ce modèle c’est qu’il établi en appliquant seulement des données standard.

Iph Ipv Rs
Id1 Id2 Ish

Rsh Vpv

Figure [Link]éma électrique équivalent du modèle deux diodes.

Le courant généré par le module est donné par la loi de Kirchhoff


 Eg   V + Rs I pv   Eg   V pv + Rs I pv 
−   q  −1 −   q  −1 Vpv + Rs I pv
1 1 + P2 ( E − Eref ) + P3 (Tc − Tcref )  − PT
3  KTc  3  2 KTc 
I pv = PE   4 ce e  Ans KTc 
− PT
5 c e e  2 Ans KTc 

Rsh

III.2.8. Caractéristiques de module photovoltaïque :


Les caractéristiques électriques d’un module photovoltaïque varient en fonction de la température et
de l’irradiation. La figure (18) représente les caractéristiques courant-tension Ipv = f(Vpv) et puissance-
tension Ppv = f(Vpv) du module SHARP NT175E1 (175 WC) dans les conditions standards de
fonctionnement donnée (E = 1000 W/m2 , Tc = 25℃ ).
Le tableau suivant donne les paramètres électriques de panneaux utilisé dans les conditions standards :
Paramètres Valeurs
Puissance max du panneau Pm 175 W

Courant au point de puissance max I m 4.95A

Tension au point de puissance max Vm 35.4V

Courant de court-circuit I cc 5.4A

Tension en circuit ouvert Voc 44.4V

Coefficient d’incrémentation du courant I cc (cc ) 0.053 mA/°C

Coefficient d’incrémentation de la tension Voc ( oc ) -156 mV/°C

Tableau 1. Paramètres électriques du panneau SHARP NT175E1 (175 WC).

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6 200

5
150
4

(W)
(A)

3 100

pv
pv

P
I

2
50
1
I III II
0 0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 0 10 20 30 40 50
Vpv (A) Vpv (V)

Figure 18. Caractéristiques 𝐈𝐩𝐯 (𝐕𝐩𝐯 ) et 𝐏𝐩𝐯 (𝐕𝐩𝐯 ) (𝐄 = 𝟏𝟎𝟎𝟎 𝐖/𝐦𝟐 ,𝐓𝐜 = 𝟐𝟓℃ )
On remarque d’après La caractéristique (courant-tension) que le module photovoltaïque possède
trois zones de fonctionnement qui sont :
La zone (I) : où le courant reste constant quelle que soit la tension, pour cette région, le
module photovoltaïque fonctionne comme un générateur de courant
La zone (II) : qui se distingue par une variation de courant correspondant à une tension
presque constante, dans ce cas le générateur est assimilable à un générateur de tension.
La zone (III) : correspondant au coude de la caractéristique, la région intermédiaire entre les
deux zones précédentes, représente la région préférée pour le fonctionnement du panneau PV, où le
point optimal (caractérisé par une puissance maximale) peut être déterminé.

➢ Influence des paramètres météorologiques sur les caractéristiques du module PV


du panneau SHARP NT175E1 (175 WC).
• Influence de l’ensoleillement

200 1000W/m2 800W/m2 600W/m2 400W/m2 200W/m2

150
P p v (W)

100

50

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
Vpv (V)
Figure 19. Influence de l’éclairement sur la caractéristique Ppv=f (Vpv).

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Cours: Energies Renouvelables Chap. II: Energie solaire Mm. SERIR

6 1000W/m2 800W/m2 600W/m2 400W/m2 200W/m2


Ip v (A)

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
Vpv (V)
Figure 20. Influence de l’éclairement sur la caractéristique Ipv=f (Vpv).
Pour une température de 25 °C est maintenue constante, l’ensoleillement (E) varie. Les courbes
obtenues sont illustrées dans les figures (19 et 20).
On remarque :
✓ Que l’influence due à la baisse de l’éclairement fait diminuer fortement la valeur du courant
de court-circuit Icc. Par contre la tension de circuit ouvert Voc diminue faiblement.
✓ Que le point de puissance optimale chute brusquement si l’ensoleillement diminue.
✓ Que le courant produit par la photopile Iph est pratiquement proportionnel à l’éclairement
solaire E. Par contre, la tension aux bornes de la jonction varie peu car elle est fonction de
la différence de potentiel à la jonction N-P du matériau lui-même .

• Influence de la température

0°C 25°C 50°C 75°C 100°C


200
P pv (W)

150

100

50

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Vpv (V)
Figure 21. Influence de la température sur la caractéristique Ppv=f (Vpv).
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Cours: Energies Renouvelables Chap. II: Energie solaire Mm. SERIR

6
0°C 25°C 50°C 75°C 100°C
Ip v (A)

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Vpv (V)

Figure 22. Influence de la température sur la caractéristique Ipv=f (Vpv).

Pour un ensoleillement 1000W/m2 maintenu constant, Les courbes obtenues sont illustrées dans les
figures (21 et 22).
On remarque :
✓ Que le courant de court-circuit Icc est faiblement dépendant de la température, alors que la
tension de circuit ouvert Voc, est très sensible à la variation de la température.
✓ Que l’augmentation de la puissance optimale va dans le sens inverse de T.

III.2.9. Identification des caractéristiques électriques des modules PV


La méthode la plus simple pour tracer les caractéristiques (courant-tension) et (puissance-tension)
d'un panneau PV est de connecter directement à ses bornes une résistance variable pour permettre
d'étudier l'évolution de la tension en fonction de l'intensité à différents niveaux d'ensoleillement.
Lorsque la résistance est faible, le rhéostat doit supporter le courant de court-circuit du panneau.
Pour l'autre côté de la caractéristique Ipv(Vpv), une valeur de résistance suffisamment grande est nécessaire
pour se rapprocher du circuit ouvert.
La figure (23) illustre la maquette d’essai expérimental au laboratoire LTII de l'université de Bejaïa :

Figure 23. Maquette d’essai expérimental de la caractérisation PV.


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Cours: Energies Renouvelables Chap. II: Energie solaire Mm. SERIR

La figure (24) montre les caractéristiques (courant-tension) et (puissance-tension) d’un module


photovoltaïque pour trois irradiations et trois températures différentes, obtenues lors de
l'identification d'un panneau solaire SHARP.
Les résultats de simulation obtenus en utilisant les paramètres fournis par le constructeur sont
comparables à ceux obtenus par l'expérimentale.

6 180
Experimentale Experimentale
Es=907w/m², T=31.5°C 160 Es=907w/m²
simulation Simulation T=31.5°C
5
140

Puissance PV (W)
Es=635w/m² , T=27.6°C
120 Es=635w/m²
4
pv (A)PV (A)

T=27.6°C
100

Ppv (v)
3
Courant

Es=325w/m², T=22°C 80
Es=325w/m²
I

60 T=22°C
2
40
1
20
0 V20pv (V)25 0
0 5 10 15 30 35 40 45 0 10 20 Vpv (V) 30 40 50
Tension PV (V) Tensio PV (V)
(a) (b)

Figure 24. (a) Caractéristique 𝐈𝐩𝐯 (𝐕𝐩𝐯 ) et (b) Caractéristique 𝐏𝐩𝐯 (𝐕𝐩𝐯 ) pour différents
ensoleillements et températures.

III.2.10. Optimisation du générateur photovoltaïque


Un générateur photovoltaïque peut fonctionner dans une large gamme de tension et de courant de
sortie mais il ne peut délivrer une puissance maximale que pour des valeurs particulières du courant et de
la tension. La caractéristique Ipv(Vpv) du générateur dépend de l’éclairement solaire (l’irradiation) et de la
température. Ces variations climatiques entraînent la fluctuation du point de puissance maximale. A cause
de cette fluctuation, on intercale souvent entre le générateur et le récepteur un convertisseur statique
commandé, permettant de rattraper à chaque fois le point de puissance maximale. Ces commandes connus
sous le nom de MPPT (Maximum Power Point Tracking) assurant le couplage entre le générateur
photovoltaïque et le récepteur en forçant le premier à délivrer sa puissance maximale.

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Cours: Energies Renouvelables Chap. II: Energie solaire Mm. SERIR

E Ipv Idc

Vpv Hacheur Vdc


Boost
T

Commande
MMPT

Figure 25. Chaine de conversion PV avec le contrôleur MPPT.

A. Adaptation de l’énergie photovoltaïque


Le module photovoltaïque est un générateur de puissance finie pouvant fonctionner selon
toute combinaison de courant et de tension, la meilleure combinaison s’appelle le point de
puissance maximale (PPM) qui donne une puissance maximale pour un éclairement et une
température donnée. La tension et le courant correspondants sont appelés tension optimale et
courant optimum. Une connexion directe ne permet pas de faire fonctionner le module à sa tension
optimale (puissance maximale). Il est possible d’insérer un convertisseur DC/DC d’adaptation,
appelé extracteur du point de puissance maximale, entre la source photovoltaïque et la charge.

B. La commande du point de puissance maximale (Maximum Power Point Tracking)


Par définition, une commande MPPT (maximum power point tracking), associé à un
convertisseur DC/DC d’adaptation permet de faire fonctionner un générateur photovoltaïque de
façon à produire en permanence le maximum de sa puissance, quels que soit les conditions
météorologiques (irradiation, température), cette commande ainsi place le système au point de
fonctionnement maximum (Vpv-opt, Ipv-opt). Le premier système de puissance MPPT à été introduit en
1968 pour un système spatial. Au cours des années, plusieurs algorithmes (MPPT) ont été
développés et largement adaptés pour déterminer le point de puissance maximum.

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