I.
Introduction
[Link]ésentation du sujet
Dans un monde de plus en plus interconnecté, tous les pays du monde sont
appelés à vivre en relation bilatérale ou multilatérale avec le reste du monde
pour bénéficier des biens des services des capitaux ainsi que des connaissances
qu'offre l'économie ouverte.
En effet, avec la mondialisation et l'intégration croissante des marchés, les pays
échangent de manière plus intense des biens et des services, permettant aux
consommateurs d'accéder à une variété de produits qui dépassent les frontières
nationales.
Cependant, les importations, qui consistent en l'acquisition de biens et services en
provenance de l'étranger, influencent non seulement la structure de la
consommation nationale, mais également la valeur de la monnaie sur le marché
des changes.
Dans ce contexte comprendre l'influence l'importation devenu d'un enjeu
primordial pour les pays du monde en général, et les pays en voies de
développement e particulier.
La République démocratique du Congo, qui ne faisant pas exception, butte voilà
des longues années face à cet énigme de la mondialisation, dont l'équilibre est
indispensable dans la croissance économique de cette dernière.
Ces paramètres ont suscité notre curiosité et du fait, nous nous portons
volontaires par le sujet suivant de voir l'ampleur du problème : « Importations et
taux de change en RDC»
2 Phénomène observé
Un phénomène observé peut être défini comme un événement, une situation ou
un ensemble de comportements qui se manifestent dans la réalité et qui peuvent
être perçus, mesurés ou analysés. Plusieurs auteurs ont contribué à cette
définition en mettant en avant différents aspects de ce concept.
Karl Popper Pour lui, la validité d'un phénomène réside dans sa capacité à être
falsifiable, c'est-à-dire qu'il doit être possible de démontrer qu'il est faux par
l'observation.
Littéralement, nous avons constaté une simultanéeté temporelle entre la
dépréciation du franc congolais sur le marché de change et l'augmentation
significative du volume des importations au cours de la décennie passée.
3. Objectifs de l'étude
.Objectif général
En général, nous nous fixons comme objectif de voir comment le volume des
importations impacte le taux de change dans le temps sous étude.
Objectifs spécifiques
Dans le soucis d'atteindre notre objectif général, spécifiquement nous allons :
- Analyser la sensibilité du taux de change face au volume des importations :
Comprendre dans quelle mesure le taux de change est influencé par une
demande de la monnaie nationale inférieure à la demande de la monnaie
étrangère au moment des importations.
- Analyser comment les politiques monétaires peuvent avoir un rôle de titulaires
dans la recherche de l'équilibre de la balance extérieure.
- Peser l'impact des importations dans la croissance économique de la RDC.
4. Revue de la littérature
C’est dans la certitude de ne pas être les premiers à traiter un sujet d'une telle
envergure, que la lecture de certains ouvrages nous ont permis d'examiner les
recherches antérieures, d'identifier les tendances, les consensus et les
divergences qui existent dans la littérature, tout en mettant en lumière les enjeux
actuels sur lesquels pencherons l'originalité de notre travail.
4.1 Revue théorique
Plusieurs sont les théories économiques qui expliquent l'impact des importations
sur le taux de change.
Pour cette étude, nous estimons nous baser sur les cinq principales théories
suivantes :
a) La théorie de la balance des paiements
Mise en lumière par les auteurs tels que John Maynard Keynes, Meade ou encore
Mundell-Fleming, cette théorie se base sur l'idée principale que le taux de change
s’ajuste pour équilibrer la balance des paiements.
Ces derniers expliquent qu'une augmentation des importations creuse le déficit
commercial et par causes à effets, cela provoque une dépréciation de la monnaie
locale (hausse de la demande de devises étrangères pour payer les importations).
Pour conclure ils expliquent que à long terme, la monnaie se déprécie jusqu’à ce
que les exportations d'un pays deviennent plus compétitives, équilibrant ainsi les
flux.
b. Théorie monétaire du taux de change
Cette théorie qui a été nourrie au fil des époques par des écrivains tels que
Frenkel, Mussa et Dornbusch, quand à la elle évoque une explication qui penche
plus dans un sens monétaire.
En effets, pour cette théorie, le taux de change est déterminé par l’offre et la
demande de monnaie.
Donc un fort volume d’importations augmente la demande de devises étrangères.
Cela réduit la demande de monnaie nationale et par des effets d'entraînement
aboutit à la dépréciation du taux de change.
Cette théorie met aussi l'accent sur les anticipations : si les agents s'attendent à un
déficit commercial, ils peuvent anticiper une baisse de la valeur de la monnaie.
c. Modèle Mundell-Fleming (IS-LM-BP)
Robert Mundell qui est coauteur la première théorie, alimente le débat au côtés
de Marcus Fleming pour cette théorie qui porte leurs noms.
Principalement, l'idée ressortie est que en économie ouverte, les taux de change
flottants réagissent à la politique économique et aux flux extérieurs.
Une hausse des importations réduit la demande globale (Y).
Cela diminue la pression, et sur les prix domestiques et sur la monnaie et
entraînant ainsi la dépréciation du taux de change.
Ils continuent en disant que si la banque centrale réagit par une politique
monétaire, cela peut aussi influencer le taux de change.
d. Théorie de la parité de pouvoir d'achat (PPA)
Cette théorie reconnue à Gustav Cassel stipule que le taux de change reflète les
différences de niveau de prix entre les pays.
Si un pays importe plus (surtout des biens moins chers), cela peut baisser ses prix
domestiques.
À long terme, une baisse des prix locaux entraîne une appréciation de la monnaie
selon la parité du pouvoir d'achat.
Mais en cas de déficit commercial durable, la monnaie peut se déprécier.
e. Effet J-curve (Courbe en J)
Marshall et Lener par cette théorie de l'effet J-curve, relaye qu'après une
dépréciation de la monnaie, la balance commerciale se détériore avant de
s’améliorer.
Cette théorie explique la dépréciation du taux de change par les étapes suivantes :
- Une dépréciation rend les importations plus chères ;
- le volume reste le même à court terme;
- Le déficit se creuse ;
-La pression supplémentaire à la baisse sur la monnaie.
Voici les principales théories économiques qui nous permettrons d'aligner nos
idées et nos solutions par rapport à la recherche dont nous nous sommes portés
volontaires.
4.2 Revue empirique
Par cette étape du travail, nous comptons voir ce que les autres chercheurs ont
pensé sur le sujet et nous espérons par l'observation de leurs travaux, améliorer
le nôtre et le démarquer.
.Parmi les auteurs qui ont traité de cette question du taux d échange, nous
pouvons citer quelques uns :
MAKONGA F. et FATAKI (2020) ont abordé le sujet relatif aux « facteurs à la base
del instabilité externe de la monnaie en République Démocratique du Congo ».
Moyennant la méthode de moindre carré ordinaire, ce papier avait pour ultime
objectif de rechercher les causes de l'instabilité externe de la monnaie dans
l'économiecongolaise. Cette méthode conclut que la cause de l'instabilité de la
monnaie est lamauvaise gestion de la monnaie et que cette mauvaise gestion de
la monnaie a desrépercussions néfastes sur l'économie nationale. Il stipule que le
niveau du PIB, le déficit extérieur, le degré de dollarisation de l'économie ont un
impact sur la demande demonnaie et par conséquent cette augmentation de la
demande de monnaie pour le motif transactionnel a un impact sur le taux de
change
BAHATI NTUMWA (2022) a abordé le sujet portant sur « Balance commerciale
etstabilité macroéconomique : cas de la République Démocratique du Congo ».
Recourantà une démarche économétrique constituée des différents tests de
stationnarité et decointégration, suivis d une estimation par le modèle à
correction d erreur, il a abouti auxrésultats qui confirment un impact positif et
significatif de la balance commerciale sur lastabilité macroéconomique à court
terme. Par contre, à long terme, l impact est négatif, bien que significatif aussi.
Ainsi les autorités de ce pays devraient donc s appuyer sur des actions capables
de maintenir la stabilité de la balance commerciale à court, moyen et long terme
C'est ainsi que NGANDU LISIMO (2014) a traité de « la politique de l'autorité face
à la dépréciation du CDF : enjeux et conséquences » sa préoccupation majeure
était de ressortir les causes de l'inefficacité de la politique monétaire en RDC ainsi
que les conséquences que court l'économie nationale.
Il a utilisé les méthodes analytiques, descriptives ainsi que la technique
documentaire pour mener son étude.
Finalement Il a abouti aux résultats selon lesquels, L'inefficacité de la politique
monétaire était due à la politique de démonétisation car avant ce système c'est-à-
dire avant 2001, l'année de la mise en place de la dite politique, la monnaie
nationale était stable et la politique monétaire de la BCC était efficace.
5. Problématique
souvent présenté comme synonyme de question de recherche. La problématique
est selon Michel Béaud (1999) « l’ensemble construit autour de la question
principale ».
Pour lui, chaque question ne constitue pas une problématique ; il précise alors
que la question doit être pertinente, la problématique doit-être la question qui
pose le problème.
De ceci, nous retenons que la problématique est un propos qui permet au
chercheur d'éclairer les lecteurs sur ses intentions.
Dans le cadre étroit de notre étude, une seule question a été soulevée et ainsi
soumise à l'étude :
« Comment les importations impactent-elles le taux de change en RDC ? »
Telle est la question qui nous servira de fil conducteur tout au long de ce travail.
6 Hypothèse du travail
L'hypothèse est définie comme une réponse provisoire sur une question ou un
problème énoncé.
C'est une réponse provisoire à la problématique qui sera soit confirmée, soit
infirmée après avoir mené des investigations.
De ce fait, anticipativement nous optons pour la théorie de monétaire du taux de
change, car de même ses auteurs, nous pensons que les importations influencent
le taux de change en ce qu'un fort volume d’importations augmente la demande
de devises étrangères et par ricochet réduit la demande de monnaie nationale et
à long terme dépréciation du taux de change.
7. Méthodologie de la recherche
7.1. Méthodes de recherche
La méthode peut être appréhendée comme l'ensemble d'opérations intellectuelles
par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les
démontrer et les vérifier.
Selon Jean Louis LAUBET DEL BAYLE, la méthode est définit comme : «
l'ensemble des opérations intellectuelles permettant d'analyser, de comprendre et
d'expliquer la réalité étudiée ».
Afin de ne nous permettre de mieux vérifier nos hypothèses, nous avons jugé
utile de recourir aux méthodes analytique et descriptive.
7.1.1 La méthode historique
Marc Bloch, définit la méthode historique comme une approche qui nécessite une
"recherche rigoureuse des faits" et une "interprétation des événements passés"
pour comprendre le présent. Il insiste sur l'importance de la critique des sources
et de la contextualisation des événements dans leur époque.
Cette méthode nous sera utile pour comprendre les tendances en étudiant les
données passées, évaluer les risques en se basant sur les tendances passées et
prévoir les dispositions futures.
7.1.2 Méthode herméneutique
La méthode herméneutique est une approche d'interprétation qui se concentre
sur la compréhension des textes, des discours et des contextes culturels.
Hans-Georg Gadamer élargit cette approche en affirmant que la méthode
herméneutique est un dialogue entre le texte et le lecteur, où "la compréhension
est un processus dynamique". Il insiste sur le fait que les préjugés et les horizons
de compréhension du lecteur influencent l'interprétation.
Nous nous servirons de cette méthode pour 'interpréter les résultats de notre
enquête à travers les différentes théories émises.
7.1.3 La méthode statistique
Cette méthode qui consiste en une quantification des données.
Cette méthode nous permettra de quantifié notre phénomène ainsi que les
données sur lesquelles porterons nos analyses.
7.2. Techniques de recherche
7.2.1. La technique d'observation documentaire
L'observation documentaire est une fouille systématique de tout ce qui est écrit
ayant une liaison avec le domaine de recherche.
Floribert KITABA Kya Ghoanis est l’un des méthodologues qui sait nous dire en
quoi consiste l’observation documentaire. Il enseigne que « l’observation sur la
réalité étudiée par la lecture des œuvres matérielles qu’immatérielles produites
par l’homme vivant en société.
Par l'observation documentaire, nous avons fait la lecture des documents se
rapportant qui ont trait avec les importations et le taux de change.
8. Pertinence de la recherche8.1. Choix du sujet
Nous n'avons choisi de manière hasardeuse, en choisissant une matière qui
touche au taux de change, nous mettons sur le devant non seulement le signal
fort ou faible qu'envoie un pays par son taux de change mais également un des
déterminants le plus essentiel de son appréciation ou de sa dépréciation à savoir
les importations.
Il s'agit donc là d'un thème d'une actualité brûlante, du fait qu'il s'agisse d'un des
indicateurs de la croissance économique d'un pays.
8.2. Intérêt de l’étude
8.2.1 Intérêt personnel
L'intérêt prioritaire de la rédaction de ce travail et de nous permettre de devenir
licenciés en
Ce projet représente également pour nous une opportunité de nous confronter à
des défis intellectuels et de renforcer nos capacités à mener des recherches
rigoureuses et pertinentes.
8.2.2 Intérêt social ou managérialAprès tout ce que nous avons reçu comme
instruction de la part de la société, Nous désirons nous montrer utiles à la société
en offrant une nouvelle perspective sur la necessité de la gestion minutieuse des
choix d'importation dans la reconquête et l'appréciation de notre taux de change.
Cette approche novatrice permettra de combler le fossé entre la théorie de
change et la pratique décisionnelle, apportant ainsi une contribution significative
à la littérature existante tout en répondant aux urgences croissante face à la
complexité des marchés mondialisés contemporains.
9. Délimitation du sujet
9.1. Du point de vue spatial Sur un plan social, notre recherche concerne la
république démocratique du Congo
9.2. Du point de vue temporel
Sur un plan temporel, notre observation se fera de 2020 à 2024, soit 5 années.9.3
Du point de vue spécifique
Notre travail s'inscrit dans le cadre de l'économie monétaire.
10. Structure du travail
Pour des raisons d'ordre méthodologique, un travail se doit d'être structuré de
manière à ressortir un résultat complet.
Conjointement, l'introduction et la conclusion étant exclus , notre travail sera
structuré comme ceci :
Chapitre 1 : Cadre conceptuel et présentation du cadre d'investigation
Chapitre 2 : Cadre théorique de l'étude.
Chapitre 3 : Importations et taux de change en RDC