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Imiter Jésus

Le document présente Jésus comme un maître admirable, toujours uni à son Père, et souligne l'importance de la prière dans sa vie pour accomplir la volonté divine. Il invite les croyants à l'imiter dans leurs actions et leur comportement, en suivant son exemple d'amour, de service et de miséricorde envers les autres. En imitant Jésus, les chrétiens peuvent trouver le bonheur et la plénitude dans leur vie spirituelle.

Transféré par

Barison Rasamoelina
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Imiter Jésus

Le document présente Jésus comme un maître admirable, toujours uni à son Père, et souligne l'importance de la prière dans sa vie pour accomplir la volonté divine. Il invite les croyants à l'imiter dans leurs actions et leur comportement, en suivant son exemple d'amour, de service et de miséricorde envers les autres. En imitant Jésus, les chrétiens peuvent trouver le bonheur et la plénitude dans leur vie spirituelle.

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Jésus notre maître et notre grand frère

I. Jésus est toujours uni à son Père et il fait sa volonté

Jésus est admirable

Jésus a attiré des milliers de personnes à sa suite sur les chemins de Palestine. La
foule le pressait tellement qu’on l’écrasait. Ils voulaient le voir, le toucher,
l’écouter. Pour parler, il a du un jour monter dans une barque pour être à l’aise et
enseigner tout ce monde rassemblé près de lui. Les gens disaient : « nous n’avons
jamais rien vu de pareil » (Mc 2, 12). Et encore : « Tout ce qu’il fait est admirable,
il fait entendre les sourds et parler les muets » (Mc 7, 37). D’où la question qui les
habitaient : « "D'où cela lui vient‐il ? Et qu'est‐ce que cette sagesse qui lui a été
donnée et ces grands miracles qui se font par ses mains ? » (Mc 6, 23)

Il imite son Père

C’est une bonne question à laquelle Jésus a répondu un jour. Jn 5, 1920 : « En


vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui‐même, qu'il ne le
voie faire au Père ; ce que fait celui‐ci, le Fils le fait pareillement. 20 Car le Père
aime le Fils, et lui montre tout ce qu'il fait. »
Comment as‐tu appris à faire la cuisine ou ce gâteau au chocolat ? En regardant
faire maman. Comment as‐tu appris à jouer au tennis, à scier une planche, à
conduire ? En regardant papa.

C’est dans la prière qu’il contemple son Père et trouve la force de faire sa volonté

Comment Jésus fait‐il pour faire des choses aussi étonnantes ? D’où cela lui vient‐
il ? Jésus regarde, contemple son père. C’est dans la prière qu’il apprend le secret
de son père, qu’il peut communiquer l’amour du Père, le montrer aux hommes.
Essayons de voir comment Jésus regardait son Père, comment il priait. Mc 1, 35 :
« Le matin, bien avant le jour, il se leva, sortit et s'en alla dans un lieu désert, et là
il priait. » On dit qu’il allait à l’écart, la nuit ou le matin de bonne heure et qu’il
priait. Que disait‐il ? On ne le sait pas trop. Mais quelques fois, nous avons pu
entendre sa prière :
‐ Tout d’abord, on peut voir que Jésus appelle son père par le mot « abba », terme
très familier. C’est donc une relation très simple, filiale que Jésus entretient, loin
d’une froideur qu’on pourrait trouver chez les grands. Sa prière et son contact avec
son Père témoignent d’une profonde intimité, d’une souplesse aussi.
‐ Mt 11, 25 : « En ce temps‐là Jésus prit la parole et dit : “Je te bénis, Père,
Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de
l'avoir révélé aux tout‐petits. » Jésus remercie et se réjouit de ce que fait son Père
dans le monde et dans le cœur des gens. Il rend grâce aussi parce que les hommes
découvrent qu’ils ont un Père dans le ciel, même et surtout les petites gens, les
pauvres.
‐ Jn 17, 15 : « Je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les garder du
Mauvais. » Jésus prie pour que ses disciples soient gardés du mal. Jésus remet ceux
qu’il aime sous la protection de son Père. Il veut qu’ils ne soient jamais séparés de
Lui.
‐ Lc 23, 46 : « Jésus dit : “Père, en tes mains je remets mon esprit.” » Au moment
de sa mort, Jésus se remet entre les mains de son Père. Il s’abandonne à Lui. Alors
qu’il ne peut plus rien, il offre tout ce qu’il est à son Père. Sa mort est un don, dans
la confiance.
‐ Mais plus simplement, Jésus demeure en présence de son Père. Lc 6, 12 : « Or il
advint, en ces jours‐là, qu'il s'en alla dans la montagne pour prier, et il passait
toute la nuit à prier Dieu. » Il voit la bonté du Père, il demeure en silence en sa
présence, dans un cœur à cœur.

II. Nous sommes appelés à rester unis à Jésus pour l’imiter

Introduction
Jésus est fascinant, attirant. Tout ce qu’il fait est prodigieux, beau. Et il nous invite
à le suivre à l’imiter. « Venez à ma suite ». Il nous dit : ce que je fais, vous pouvez
le faire et même faire de plus grandes choses. Jn 14, 12 : « En vérité, en vérité, je
vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais ; et il en fera
même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. »
Il suffit donc de le regarder toujours, sans jamais le perdre de vue et d’essayer de
l’imiter. Faire comme il fait. Cela fait penser au jeu du chef d’orchestre où il faut
essayer de suivre les gestes d’une personne en regardant cette personne ou en
regardant ceux qui l’imitent. C’est l’image du chrétien qui essaye d’imiter
directement Jésus (connu par les Evangiles) ou d’imiter ceux qui imitent Jésus à
savoir tous les saints et les chrétiens qui nous entourent. Jésus a fait devant nous
et pour nous ce que nous devons faire devant les autres et pour les autres. Jn 13,
34 : « Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ;
comme je vous ai aimés, aimez‐vous les uns les autres. »
Faire comme Jésus parce qu’il est l’homme parfait. Il nous montre ce que nous
devons être. Si nous voulons bien jouer au football, il faut regarder Lionel Messi, si
nous voulons être vraiment chrétiens, il nous faut regarder Jésus, le Messie.
Des exemples

Mt 5, 3 : « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux
est à eux. » Cette phrase décrit avant tout la personne de Jésus, qui s’est fait
pauvre pour nous, dans la crèche, dans sa vie à Nazareth, en n’ayant pas de
richesses, ni de lieu pour dormir (pas de pierre où reposer la tête). Nous
devons aussi aimer la pauvreté, donner ce que nous avons.
Cf. une jeune sainte qui tenait beaucoup à ses jouets. Un jour, on lui suggère de
partager avec des enfants pauvres. Elle fit deux tas, les beaux et les moins beaux et
donna finalement les … « beaux » aux pauvres !

Jésus est la Vérité, il dit toujours ce qui est vrai.


Idem avec l’exemple de Thérèse de Lisieux qui, lorsqu’elle faisait une bêtise, courrait
vite le dire à son père quand il rentrait du travail, sûre que cette franchise lui
obtiendrait le pardon.

Jésus a dit du bien de ceux qu’ils voyaient. Il souhaite leur conversion. A


propos d’une personne qui ne faisait pas partie du peuple d’Israël, Jésus
dit (Mt 8, 10) : « En vérité, je vous le dis, chez personne je n'ai trouvé une telle
foi en Israël. » Ou encore au sujet de Zachée, un pécheur connu de tous, il lui
dit : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd'hui demeurer chez toi.” »
(Lc 19, 5).
Histoire d’Anne de Guigné, enfant, qui apprend qu’un vieux monsieur, Louis, se meurt.
Louis n'est pas vraiment ami avec Jésus ! Il a même rejeté Dieu et son Eglise. Le prêtre
dit alors : « Ce serait un vrai miracle si Louis se tournait vers Dieu avant de mourir ! »
Anne répond aussitôt : « Tant mieux, si Dieu fait un miracle, tout le monde sera bien
obligé de reconnaître sa bonté ! » Elle se met alors à prier pour Louis, fait des
sacrifices pour sauver l'âme du vieux Louis et demande à sa mère de prier avec elle. A
peine revenue de l'église, elle dit à sa maman : « Maman, il faut absolument retourner
prier pour Louis ! » Et voilà Anne et sa maman de retourner à l'église pour prier de
nouveau. Le lendemain, on apprend qu'avant de mourir, Louis s'est réconcilié avec
Jésus.

Jésus n’a pas vécu pour lui. Dès son enfance, il a obéi à ses parents et il a
toujours fait la volonté de son Père. Lc 2, 49 : « Et il leur dit : “Pourquoi donc
me cherchiez‐vous ? Ne saviez‐vous pas que je dois être dans la maison de mon
Père ?” » Il a son cœur tout donné à son Père.
Idem avec Marguerite Marie Alacoque qui, à l’âge de 4 ans, avait donné son cœur à
Dieu pour toujours et qui devint ensuite religieuse.

Jésus était attentif aux personnes, aux pauvres notamment, aux malades, aux
isolés. Cf. son attention à la veuve qui met deux piécettes dans le tronc
(personne n’avait remarqué son geste, au contraire !) ou à Matthieu publicain
assis avec d’autres pécheurs (« Suis‐moi ! ») ou aux malades qu’on rabroue
pour les faire taire (Mt 20, 31 : « La foule les rabroua pour leur imposer
silence ; mais ils redoublèrent leurs cris : “Seigneur ! aie pitié de nous, fils de
David !” ») ou encore à Nathanael assis au pied d’un figuier (Jn 1, 4748 :
« 4 7 Jésus vit Nathanaël venir vers lui et il dit de lui : “Voici vraiment un
Israélite sans détours.” 4 8 Nathanaël lui dit : “D'où me connais‐tu ?” Jésus lui
répondit : “Avant que Philippe t'appelât, quant tu étais sous le figuier, je t'ai
vu.” »)
On peut penser à Dominique Savio qui en rentrant un jour à l’école fut le seul à
remarquer que le surveillant paraissait plus triste que normalement. Il lui demanda
s’il allait bien et il apprit qu’il venait de perdre son fils. Il lui promit de prier pour lui.
Et un an après, jour pour jour, il lui redit qu’il prierait pour son fils en cet anniversaire
de sa mort.

Jésus a pardonné à ses bourreaux sur la croix, il s’est livré en sacrifice pour
eux !
On peut penser à Maxilimien Kolbe ou à Dominique Savio qui fut un jour injustement
accusé par deux élèves d’avoir mis de la neige dans le poele de l’école. Il ne dit rien
car il savait que ces deux élèves étaient des garnements qui risquaient d’être renvoyés
et il pensait qu’ils avaient besoin d’étudier. Mais finalement, ses compagnons de
classe dirent au professeur la vérité.

Jésus a persévéré comme Paul jusqu’au bout de la course. On peut rappeler la


montée à Jérusalem, le chemin de croix.
On peut penser à St jean Marie Vianney qui n’était pas très doué pour étudier et qui
travaillait parfois le soir tard à la lumière de la bougie pour apprendre un peu mieux
ses leçons de latin.

Jésus a servi. Il n’est pas venu pour se faire servir.


On peut penser St Louis de Gonzague, un jeune jésuite. Un témoin se souvient avoir vu
Louis de Gonzague surmontant un dégout personnel et porter un pestiféré sur ses
épaules pour le conduire à l’hôpital. Il est lui‐même atteint par la peste et en meurt le
21 juin 1591, âgé de seulement vingt‐trois ans.
On peut penser aussi à Anne de Guigné. Quand son petit frère lui demande de faire le
cheval et de le porter sur son dos, Anne, au fond d'elle même se rebiffe et se dit –«
non je ne le ferai pas ! » Mais aussitôt elle revient sur sa décision et commence à
galoper pour amuser le petit Jacques qui en redemande.

Conclusion

Jésus veut que nous soyons heureux ! Il l’a été totalement, il a exulté, heureux
d’être doux, miséricordieux, artisan de paix, affamés de justice...
Plus on imite Jésus, plus on est heureux car on est plus près de lui, de son cœur.
Il faut demander la joie de faire ce que Dieu nous demande, de ne jamais rien lui
refuser (comme dira Sainte Thérèse de Lisieux). Anne de Guigné (une enfant)
disait : « On a bien des joies sur la terre, mais elles ne durent pas. Celle qui dure,
c'est d'avoir fait un sacrifice. »

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