Chapitre 1
État de l’Art
1.1 Introduction
L’énergie, sous ses multiples formes, constitue le socle du développement et du
fonctionnement de notre société contemporaine. Elle alimente nos habitations, nos
industries, nos transports et sous-tend la quasi-totalité des activités humaines. L’histoire
humaine a été façonnée par la maîtrise progressive de diverses sources d’énergie, depuis
l’utilisation primitive du feu et de la force musculaire jusqu’aux révolutions industrielles
alimentées par le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Toutefois, cette dépendance aux
énergies fossiles a engendré des enjeux environnementaux critiques, tels que le
réchauffement climatique, la pollution atmosphérique et l’épuisement des ressources
naturelles.
1.2 Notion d’énergie
1.2.1 Formes d’énergie
L’énergie se manifeste sous différentes formes, chacune présentant des propriétés et des
usages distincts. L’énergie mécanique englobe l’énergie cinétique, associée au mouvement
des objets, et l’énergie potentielle, emmagasinée en fonction de la position d’un objet.
L’énergie thermique dépend de la température et du mouvement des particules, tandis que
l’énergie chimique est contenue dans les liaisons moléculaires, libérée lors de réactions
chimiques. L’énergie électrique découle du déplacement des électrons dans un conducteur,
et l’énergie nucléaire est extraite du noyau atomique par des processus de fission ou de
fusion. Enfin, l’énergie rayonnante, véhiculée par les ondes électromagnétiques, inclut la
lumière visible et les rayons X. [tec17]
Ces formes d’énergie, illustrées dans la figure (1.1), souvent inter-convertibles, sont
indispensables au fonctionnement de la société moderne, soutenant des usages variés, de la
production industrielle à l’alimentation des foyers et des infrastructures.
1.2.2 Grandeurs d’énergie
Pour analyser et optimiser les performances des systèmes et dispositifs énergétiques, nous
avons recours à plusieurs concepts fondamentaux mentionnés ci-après.
FIGURE 1.1 – Les différentes formes d’énergies.
[Link] Puissance
La puissance représente la quantité d’énergie transférée ou transformée par unité de temps.
Elle est exprimée en watts (W) dans le Système international d’unités (SI), où 1 watt équivaut
à 1 joule par seconde (J/s). En termes simples, la puissance mesure la rapidité avec laquelle
le travail est effectué ou l’énergie est utilisée.
[Link] Travail
Le travail est un concept clé en physique et en ingénierie, particulièrement dans les systèmes
énergétiques. Il désigne l’énergie transférée lorsqu’une force agit sur un objet qui se déplace
sur une distance donnée, et se mesure en joules (J) dans le SI. Dans les systèmes
énergétiques, le travail est un indicateur essentiel de l’efficacité et de la performance, car il
quantifie l’énergie utile générée ou consommée.
[Link] Rendement Énergétique
Le rendement énergétique évalue l’efficacité d’un système ou d’une machine à convertir
l’énergie d’une forme à une autre. Exprimé en pourcentage (%), il est déterminé par le
rapport entre l’énergie produite et l’énergie consommée dans un processus. Un rendement
de 100 % impliquerait une conversion totale de l’énergie entrante en énergie utile, un idéal
rarement atteint en pratique en raison des pertes par chaleur, frottement, ou autres.
1.3 Classification des Sources d’Énergie
Les sources d’énergie se divisent en deux grandes catégories : les énergies renouvelables et
les énergies non renouvelables. Cette distinction repose principalement sur leur capacité à se
régénérer ou à se reconstituer à l’échelle du temps humain.
1.3.1 Énergies Non Renouvelables
Les énergies non renouvelables proviennent de ressources naturelles disponibles en
quantités limitées, incapables de se reformer rapidement. Une fois épuisées, elles
deviennent inaccessibles pour une utilisation future.
Pétrole
Le pétrole, un liquide visqueux composé majoritairement d’hydrocarbures, est extrait du
sous-sol par forage. Il sert à produire des carburants (essence, diesel, kérosène), des
lubrifiants, des produits pétrochimiques (plastiques, engrais), ainsi que de la chaleur et de
l’électricité.
Les principaux pays producteurs, illustrés dans la figure (1.2), incluent ceux du Moyen-Orient,
les États-Unis, la Russie et le Canada. Selon les données de l’Oil and Gas Journal, du BP
Statistical Review et de l’USGS (United States Geological Survey), les réserves prouvées
s’élèvent à environ 1 150 milliards de barils, soit 150 milliards de tonnes, correspondant à
une quarantaine d’années de production au rythme actuel.
FIGURE 1.2 – Les principaux producteurs de pétrole dans le monde en 2022.
Le Maroc, malgré ses diverses ressources naturelles, ne figure pas parmi les grands
producteurs de pétrole. En raison de sa faible production locale, le pays dépend fortement
des importations pour répondre à ses besoins pétroliers. Il importe principalement du
pétrole brut et des produits pétroliers raffinés afin de satisfaire la demande nationale. La
consommation de pétrole au Maroc est majoritairement dédiée aux secteurs des transports,
de l’industrie et de la production d’électricité, avec une augmentation des importations au fil
des années due à une demande énergétique croissante.
Charbon
Le charbon, une roche sédimentaire combustible issue de végétaux anciens transformés par
la pression et la chaleur sur des millions d’années, est principalement utilisé pour produire
de l’électricité dans les centrales thermiques et comme combustible dans les industries
lourdes, telles que la sidérurgie et la cimenterie.
Bien qu’ayant été le moteur de la Révolution industrielle, le charbon demeure au XXIe siècle
une source d’énergie majeure à l’échelle mondiale. En 2022, il a couvert 23,5 % de la
consommation mondiale d’énergie primaire, répondant ainsi aux besoins énergétiques de
près d’un quart de la population globale.
Les réserves prouvées désignent les ressources exploitables et rentables avec les
technologies actuelles. En 2012, les réserves de combustibles solides étaient estimées à 500
milliards de tonnes équivalent pétrole (tep). [Bet99] Selon l’Agence d’information sur
l’énergie (EIA) américaine, à fin 2021, ces réserves s’élevaient à 1 161 milliards de « short
tons » (tonnes courtes), une unité utilisée aux États-Unis où 1 « short ton » équivaut à
907,1847 kg. [Adm23] Plus de 76 % des réserves prouvées de charbon sont détenues par
cinq pays principaux : la Chine, l’Inde, les États-Unis, la Russie et l’Australie, comme illustré
dans la figure (1.3).
FIGURE 1.3 – Les cinq principaux pays et leur part en pourcentage des réserves mondiales
prouvées de charbon.
Le charbon occupe une place importante dans le mix énergétique du Maroc, bien que le pays
ne dispose pas de réserves significatives de ce combustible fossile. Le Maroc dépend
principalement des importations pour répondre à ses besoins en charbon, utilisé
essentiellement pour la production d’électricité. Le pays importe la totalité de son charbon,
principalement depuis l’Afrique du Sud, la Russie et les États-Unis. La consommation de
charbon au Maroc a connu une hausse ces dernières années, en raison de l’activation de
nouvelles centrales thermiques et de l’augmentation de la demande en électricité.
Gaz Naturel
Le gaz naturel, composé majoritairement de méthane, résulte de la décomposition de
matières organiques enfouies sous terre. Il est employé pour le chauffage, la production
d’électricité et comme matière première dans l’industrie chimique.
D’après les statistiques de 2022 du Centre international d’information sur le gaz naturel
(Cedigaz), les réserves prouvées mondiales de gaz naturel s’élevaient à 205 507 milliards de
m³ au 31 décembre 2022, affichant une quasi-stabilité avec une légère diminution de 0,2 %
sur un an. Ces réserves sont principalement concentrées au Proche-Orient (40 %) et en
Europe (33 %), la Russie détenant à elle seule 23 % de ces réserves. Le ratio mondial des
réserves par rapport à la production commercialisée était d’environ 50 ans à fin 2022, basé
sur le rythme de production de cette année. La production commerciale de gaz naturel s’est
stabilisée légèrement au-dessus de 4 000 milliards de m³. Les États-Unis demeurent les
premiers producteurs mondiaux avec 25 % de la production totale, suivis par la Russie (16 %)
et l’Iran (6 %), comme illustré dans la figure (1.4). [CPD23]
FIGURE 1.4 – Répartition de la production mondiale de gaz naturel en 2022
Le Maroc, bien qu’il ne dispose pas de réserves significatives de gaz naturel, a développé des
infrastructures pour l’importation et la distribution de ce combustible, principalement utilisé
pour la production d’électricité et des applications industrielles. Une part importante du gaz
naturel importé alimente des centrales électriques, telles que celles de Tahaddart et Aïn Béni
Mathar, qui jouent un rôle central dans le mix énergétique marocain.
Uranium (Énergie Nucléaire)
L’uranium, un métal lourd et radioactif, sert de combustible dans les réacteurs nucléaires
pour générer de l’électricité via un processus appelé fission nucléaire. La fission nucléaire
implique la division du noyau d’un atome d’uranium-235, un isotope de l’uranium, en deux
noyaux plus petits lorsqu’il est frappé par un neutron. Cette division libère une grande
quantité d’énergie sous forme de chaleur, ainsi que plusieurs neutrons, qui peuvent
déclencher la fission d’autres noyaux d’uranium-235, créant une réaction en chaîne auto-
soutenue.
L’uranium est principalement utilisé dans les centrales nucléaires pour produire de
l’électricité. Les réacteurs exploitent l’énergie de la fission pour chauffer de l’eau, générant
de la vapeur qui actionne des turbines couplées à des générateurs électriques.
Les réserves mondiales d’uranium sont estimées à environ 6 millions de tonnes, suffisantes
pour environ 80 ans au rythme actuel de consommation, selon les technologies actuelles.
[NI22]
L’Agence Internationale de l’Énergie prévoit des investissements de 1,1 trillion de dollars
dans l’énergie nucléaire d’ici 2040, entraînant une hausse d’environ 46 % de la production
d’énergie nucléaire. [KKD+18] Le tableau (1.1) ci-dessus présente les principaux producteurs
d’électricité d’origine nucléaire en 2017.
TABLEAU 1.1 – Les principaux pays producteurs d’´électricité d’origine nucléaire en (2017)
1.3.2 Énergies Renouvelables
Les énergies non renouvelables occupent une place centrale dans l’économie mondiale
actuelle, fournissant une part importante de l’énergie indispensable à nos sociétés.
Toutefois, leur exploitation entraîne des défis environnementaux significatifs, notamment
leur contribution au changement climatique et à la pollution. Cette dépendance envers ces
sources d’énergie met en évidence l’urgence d’une transition vers des sources d’énergie
renouvelables et durables, garantissant un avenir énergétique plus propre et plus sûr.
Énergie Solaire
L’énergie solaire, issue du rayonnement électromagnétique du soleil, peut être transformée
en énergie thermique ou électrique. Renouvelable et inépuisable, elle joue un rôle clé dans
la transition énergétique mondiale.
En 2022, la Chine dominait la production mondiale d’énergie solaire avec 94,7 GW en 2023,
contre 54,9 GW en 2021. Les États-Unis se classaient seconds avec 23,4 GW, suivis par l’Inde
avec 17,4 GW. En Europe, l’Espagne menait la production photovoltaïque avec 8,4 GW,
talonnée par l’Allemagne avec 7,4 GW, comme illustré dans la figure (1.7). [Sol23]
Le Maroc s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter aux
changements climatiques. Pour y parvenir, le pays mise sur deux technologies principales :
l’énergie solaire concentrée (CSP) et l’énergie photovoltaïque, qui seront détaillées dans ce
rapport. Ces technologies sont largement adoptées au Maroc et à l’échelle mondiale pour
produire de l’électricité à partir du rayonnement solaire.
Dans le cadre du plan solaire marocain, le pays ambitionnait d’atteindre 2 GW d’ici 2020, soit
environ 14 % de son mix énergétique national. Un programme piloté par MASEN (Moroccan
Agency for Solar Energy) a désigné cinq sites pour les installations solaires : Ouarzazate (580
MW), Foum el-Oued (500 MW), Sebkha Tah (500 MW), Aïn Beni Mathar (400 MW) et
Boujdour (100 MW). Ce programme vise à répondre aux besoins énergétiques nationaux tout
en renforçant la durabilité.
FIGURE 1.7 – Top 10 marchés solaires PV, 2021-2022.
les besoins énergétiques locaux, tout en prévoyant un éventuel surplus destiné à
l’exportation vers l’Europe via les interconnexions Maroc-Espagne, Maroc-Portugal, et, à
terme, Maroc-Grande-Bretagne.
Le projet Noor Ouarzazate, piloté par MASEN, marque le lancement de l’énergie solaire au
Maroc. Situé près de la ville d’Ouarzazate, ce complexe bénéficie d’un rayonnement solaire
annuel exceptionnel de 2 635 kWh/m², parmi les plus élevés au monde. Avec une capacité de
580 MW et une superficie de 3 000 hectares, Noor Ouarzazate est le plus grand complexe
solaire au monde. Il regroupe quatre centrales solaires multi-technologiques.
TABLEAU 1.2 – Technologies utilisées dans les centrales solaires de Noor Ouarzazate.
Énergie Éolienne
L’énergie éolienne correspond à l’énergie cinétique des masses d’air en déplacement à la
surface du globe. Elle représente une manifestation indirecte de l’énergie thermique du
soleil, les rayonnements solaires générant des variations de température et de pression qui
induisent le mouvement des masses d’air, accumulant ainsi de l’énergie cinétique.
FIGURE 1.8 – ´Evolution de la puissance totale du parc ´éolien installée dans le monde 2001
2020.
Depuis le premier choc pétrolier, l’exploitation de l’énergie éolienne a connu un
développement remarquable sur environ 23 ans. Selon le rapport annuel du *Global Wind
Energy Council* (GWEC), l’année 2020 a marqué un record pour l’industrie éolienne, avec 93
GW de nouvelles capacités raccordées au réseau, une progression annuelle inédite. Le
précédent record, établi en 2015 avec 63,8 GW, a été largement dépassé. En 2020, les
nouvelles installations éoliennes ont franchi la barre des 90 GW, affichant une croissance de
53 % par rapport à 2019, portant la capacité totale installée à 743 GW, soit une hausse de 14
% comparée à l’année précédente, comme illustré dans les figures (1.8) et (1.9). [H+23]
L’année 2020 a été caractérisée par un élan renouvelé dans le secteur de l’énergie éolienne.
La Chine domine le classement mondial, suivie par les États-Unis. L’Allemagne et l’Inde
occupent respectivement les troisième et quatrième places, avec des capacités installées de
62 GW et 38 GW. L’Espagne et le Royaume-Uni se positionnent aux cinquième et sixième
rangs.
Énergie Hydraulique
L’énergie hydraulique, ou hydroélectricité, est une source d’énergie renouvelable produite
par le mouvement de l’eau. Utilisée depuis des temps anciens, elle demeure une
composante essentielle du mix énergétique mondial.
Une différence de niveau dans un cours d’eau, qu’elle soit naturelle ou créée artificiellement
(par un barrage, par exemple), permet de transformer l’énergie potentielle gravitationnelle
en énergie cinétique. Cette énergie cinétique actionne une turbine, qui convertit ce
mouvement en énergie de rotation, ensuite transformée en énergie électrique par un
alternateur synchrone. En 2018, la capacité installée des centrales hydroélectriques
mondiales atteignait 1 292 GW, générant environ 4 200 TWh par an, soit 70 % de la
production mondiale d’énergie renouvelable et 15,8 % de l’électricité globale. [Bla23]
Dans le monde, une quarantaine de pays produisent plus d’un cinquième de leur électricité
grâce à l’hydroélectricité. Parmi eux, une vingtaine, dont six en Europe (Norvège, Islande,
Autriche, Suisse, Lettonie et Croatie), en génèrent plus de la moitié. Contrairement à une
croyance répandue, les plus grands producteurs ne sont pas toujours des pays montagneux,
mais plutôt ceux dotés de fleuves et rivières à fort débit, offrant une ressource hydrique
abondante. [Él19]
Au Maroc, l’énergie hydraulique constitue un pilier de la stratégie énergétique nationale,
avec un objectif ambitieux de 2 000 MW de capacité installée d’ici 2030. Actuellement, 1 770
MW sont déjà opérationnels, et plus de 350 MW sont en cours de développement, comme
illustré dans la figure (1.10), reflétant les efforts soutenus pour renforcer l’infrastructure
hydroélectrique. Historiquement, les barrages marocains étaient principalement dédiés à
l’agriculture, fournissant de l’eau pour l’irrigation. Depuis les années 1960, leur rôle s’est
élargi avec l’intégration de la production d’électricité, optimisant ainsi l’utilisation des
ressources hydriques pour répondre aux besoins agricoles et à la demande croissante en
énergie électrique.
FIGURE 1.10 – Capacité hydro-électrique au Maroc en MW.
**Énergie Marine**
L’énergie marine, également appelée énergie bleue, désigne les différentes formes d’énergie
renouvelable générées à partir des océans et des mers. Elle exploite les mouvements
naturels de l’eau, les écarts de température et les propriétés chimiques de l’eau de mer pour
produire de l’électricité ou d’autres formes d’énergie utilisables. Les principales sources
incluent l’énergie des vagues, l’énergie marémotrice, l’énergie des courants marins, l’énergie
thermique des océans et l’énergie osmotique.
Cette source d’énergie renouvelable offre un potentiel considérable et fait l’objet de
développements dans de nombreux pays à travers le monde. La centrale marémotrice de la
Rance, située en Bretagne, est l’une des plus anciennes et des plus importantes au monde,
avec une capacité installée de 240 MW. [EDF23] De même, le projet de la Baie de Fundy en
Nouvelle-Écosse explore le potentiel des courants de marée pour produire de l’électricité.
**1.4 Conclusion**
Dans ce chapitre, nous avons examiné les diverses formes d’énergie ainsi que les concepts
fondamentaux qui s’y rapportent. L’énergie, qu’elle soit cinétique, potentielle, thermique,
chimique ou nucléaire, joue un rôle crucial dans le fonctionnement de notre société
moderne. Elle répond aux besoins quotidiens, de la production d’électricité à l’alimentation
des processus industriels et au fonctionnement des systèmes de transport.
Nous avons également abordé la classification des sources d’énergie en deux grandes
catégories : les énergies non renouvelables et les énergies renouvelables. Dans le chapitre
suivant, nous nous concentrerons sur l’énergie solaire photovoltaïque, en explorant ses
principes, ses technologies et son potentiel pour contribuer à un avenir énergétique durable.
Cette analyse approfondie permettra de comprendre comment l’énergie solaire
photovoltaïque peut être efficacement intégrée dans notre mix énergétique pour répondre à
la demande croissante en énergie propre.
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