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Chapitre 3 : LA DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE
La distribution de l’énergie électrique s’effectue généralement en courant alternatif triphasé avec neutre,
BTA 230/400 V. ces tensions, en charge, sont obtenues à la sortie de postes de livraison d’énergie. Il est donc
important de de connaitre les particularités de chaque type de réseau moyenne tension, car cela a une influence
sur la conception et l’exploitation des postes de transformation MT/BT.
1. Structure d’un réseau MT (5 KV à 30 KV)
Dès que la puissance installée dépasse 66 KA, soit environ une centaine d’ampère, il est nécessaire de
prévoir une alimentation en moyenne tension, soit 20 KV avec un poste de transformation 20 KV/400 V. cette
alimentation peut être : en simple dérivation ; - en coupure d’artère ; - en double dérivation.
[Link] en simple dérivation
Chaque poste de transformation est alimenté en «sur
simple dérivation » une artère principale ou
secondaire. Ce type d’alimentation est surtout utilisé
en distribution rurale ou aux alentours des grandes
villes, et en aérien. Fig, suivante
La seule protection étant le disjoncteur de
départ du poste source, tout défaut sur le réseau
provoque la coupure de tous les abonnés concernés
par le départ du poste source.
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[Link] à coupure d’artère
Tous les postes MT/BT sont branchés en dérivation sur
une boucle ouverte en un point (dit point de coupure)
proche de son milieu. Tous les appareils de coupure de
l’artère, sauf un, sont donc fermés. Fig en face
Ce type de réseau est surtout réalisé en souterrain et, en
général, en milieu urbain. En cas de défaut sur une
partie de la boucle, on peut toujours alimenter tous les
postes en ouvrant la boucle à l’endroit du défaut.
[Link] en double dérivation
Chaque poste est alimenté par deux câbles avec
permutation automatique en cas de manque de tension
sur l’une des
Deux arrivées. Fig suivant
Cette disposition est très utilisée dans les
grandes villes. Les dispositions en coupure
d’artère et en double dérivation sont
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employées pour les réseaux souterrains qui ont
une continuité bien meilleure que les réseaux
aériens.
2. Poste de livraison
Le cahier des charges d’un poste de livraison est
l’ensemble des documents qui permet à l’installateur
D’établir un poste de transformation entre le réseau HT du distributeur (réseau de 5 à 20 KV) et l’abonné
utilisateur d’énergie électrique. Le poste de transformation s’appelle poste de livraison.
[Link]érents types de postes de livraison
De manière générale, on distingue deux types de poste.
- Poste d‟extérieur : parmi eux, on a :
Poste sur poteau : puissance 25-50-100 KVA.
Postes préfabriqués :
En bas de poteau : de 100 à 250 KVA ;
Poste compact : de 160 à 1250 KVA.
Poste maçonné traditionnel : de 160 à 1250 KVA.
- Poste d‟intérieur
Postes ouverts maçonnés ou préfabriqués.
Poste en cellules préfabriquées
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métalliques. Les puissances sont comprises entre
100 et 1250 KVA.
Le comptage BT doit être remplacé par un comptage HT dès que l’installation dépasse 200 A, ou s’il existe plusieurs
transformateurs.
2.2. Conception générale d’un poste de livraison
Le poste de livraison comporte essentiellement de l’appareillage et un ou plusieurs transformateurs afin d’assurer
les fonctions suivantes :
- dérivation du courant sur le réseau ;
- protection du transformateur côté HT ;
- transformation HT/BT ;
- protection du transformateur côté BT ;
- comptage d’énergie.
Toutes les masses métalliques du poste sont reliées à la terre. Pour l’intervention dans le poste, les arrivées
doivent être sectionnées et les câbles reliés entre eux mis à la terre.
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[Link] en haut de poteau
Le transformateur et l’appareil sont
fixés sur le poteau, l’alimentation est
aérienne, le départ s’effectue en
aérienne ou en souterrain.
2.3.1. Protection
Côté haute tension, protection
contre la foudre par éclateur.
Côté basse tension, un
disjoncteur protège le
transformateur contre les
surintensités.
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2.3.2. Transformateurs utilisés et raccordements
Puissances (230 ou 400 V) (en KVA) 25 50 100 160
Pertes à vide (en W) 115 190 320 460
Pertes dues à la charge à 75 °C (en W) 700 1100 1750 2350
Courant à vide (%) 3,3 2,9 2,5 2,3
Tension de court-circuit (%) 4 4 4 4
Chute de tension à pleine charge (%) Cos φ = 1 2,84 2,26 1,81 1,54
Cos φ = 0,8 3,98 3,77 3,57 4,43
Rendement à pleine charge (%) Cos φ = 1 96,84 97,48 97,97 98,27
Cos φ = 0,8 96,08 96,88 97,48 97,85
Le transformateur est alimentée aérien, le d‟part BT s‟effectue soit en aérien, soit en souterrain (exemple précédent).
[Link] préfabriqués ou monobloc
Ces postes peuvent être soit en bas de poreau, soit sur une plateforme extérieure. Le raccordement s‟effectue
par c^^able soit au réseau souterrain, soit au réseau aérien.
2.4.1. Constitution
Le tableau BT comporte un interrupteur avec fusibles ou un disjoncteur
avec coupure visible.
La puissance du transformateur est comprise entre 100 KVA et 1000 KVA.
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2.4.2. Schéma interne
Ces postes sont très compacts et leur mise en place est très rapide. Il
en existe une grande variété selon le milieu (urbain ou rural),
selon les puissances installées et le type d’alimentation (en aérien ou
en souterrain)
[Link] d’intérieur
L’installation d‟un poste de livraison en intérieur se justifie
lorsqu’on doit protéger l’appareillage HT et BT du poste contre
les fortes variations de température, ou dans le cas de
puissances importantes.
On distingue les postes dont l’appareillage HT est sous
enveloppe métallique et les postes équipés d’appareillage HT
sans enveloppe. Le matériel, dans ce dernier cas, est dit
« Ou vert ». Ces postes maçonnés sont de plus en plus
remplacés par des cellules préfabriquées.
Les postes avec cellules préfabriquées métalliques ont
pratiquement remplacé tous les postes maçonnés avec
appareillage ouvert. Ils présentent l’avantage d’offrir une
meilleure sécurité et une mise en place plus rapide.
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Étude de cas : voir document « [Link] »
3. Transformateur de distribution
Le transformateur est une machine statique d’induction permettant de lever ou
abaisser la tension. Il est constitué en général :
- d’un circuit magnétique comprenant des colonnes et des culasses etc. ;
- un circuit électrique comportant des bobines
- des organes mécanique assurant les fonctions telles que : support, protection, manutention, refroidissement.
[Link] électrique
Le circuit électrique est constitué des enroulements primaires et secondaire et leur isolement.
3.1.1. Protection d’isolement
Il est nécessaire de bien isoler les enroulements entre eux et par rapport à la masse.
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a) L’écran
L’écran isolant est placé entre la masse et les bobinages ou entre les bobinages HT et BT
L’écran de sécurité est une spire ouverte d’une bande de cuivre reliée à la masse, placée
entre HT et BT. Cet écran peut jouer le rôle d’écran électrostatique et empêcher la
transmission des parasites de la HT vers la BT. Il doit être relié à la terre.
b) Protection contre les surtensions
En cas de coup de foudre sur une ligne, une onde de choc peut
produire une très forte surtension sur les enroulements HT d’un
transformateur et provoquer un claquage des isolants entre spires.
Pour éviter cet inconvénient, on réalise, du côté HT une galette dite
bobine de choc de 10 à 20 spires et comportant un isolement
renforcé.
3.1.2. Traversées isolantes
Elles assurent la liaison électrique entre les enroulements et les circuits
électriques extérieurs.
C’est une borne isolante qui doit permettre de :
* l’isolement de la liaison par rapport au couvercle ;
* d’assurer l’étanchéité ;
* d’obtenir une résistance suffisante.
Pour les gros transformateurs, les traversées sont remplies huile
3.1.3. Protection des transformateurs
a- Protection en amont.
Des perturbations peuvent provenir du réseau amont (HTA) ; ce sont surtout des surtensions, ou la foudre. On
emploie souvent des parafoudres, ou des limiteurs de surtensions.
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b- Protection du transformateur : On peut détecter trois types de défauts :
- L'élévation anormale de température du transformateur : on utilise un thermostat qui signale l’anomalie et
peut couper l'alimentation si la température est trop élevée.
- Le dégagement de gaz : lorsqu'un transformateur est immergé, tout défaut d'isolement se manifeste par un
arc électrique qui décompose l'huile et provoque un dégagement gazeux qui se porte au sommet de la cave.
Des relais type Buchholz (voir image ci-dessous) détectent ce dégagement gazeux. relais BUCHHOLZ (il
comporte deux contacts : l’un, d’alarme, intervient en cas de dégagement lent ; l’autre de déclenchement,
intervient lors d’un dégagement violent. Il assure ainsi la protection interne du transformateur).
- La protection masse cuve : permet de détecter tout défaut interne entre le transformateur et la masse.
Ces deux dernières protections sont surtout employées pour des transformateurs de puissance supérieure à 5 000
kVA.
c- Protection côte basse tension BT.
Il s'agit surtout d'une protection contre les surcharges et les court-circuit. Elle comporte un Disjoncteur avec
relais magnétothermique.
[Link] mécanique
3.2.1. Cuve et couvercle
Ils assurent plusieurs fonctions : protection mécanique de la partie active ; contenance du diélectrique et son
refroidissement ; support du circuit magnétique ; fixation des traversées ; manutention.
[Link]. Refroidissement
Les pertes dans le circuit magnétique (hystérésis et courants de Foucault) et par effet joule dans les
enroulements des échauffements. Pour éviter la détérioration des isolants, on refroidit les transformateurs.
Les différents modes de refroidissement des transformateurs sont :
a) Refroidissement dans l‟air : le transformateur est mis dans une enceinte grillagée, la ventilation peut être
naturelle ou forcée.
b) Refroidissement naturel dans huile : la cuve renferment le transfo est munie d’ailettes : huile se refroidit au contact
des parois
c) Refroidissement par radiateur: l’huile circule naturellement dans un radiateur séparé de la cuve. Ce
radiateur peut être ventilé et la circulation d’huile forcée par une pompe qui accélère le passage de l’huile.
d) Refroidissement avec hydro réfrigérant : la circulation de l’huile s’effectue dans une cuve contenant des
tubes à l’intérieur desquels de l’eau froide.
[Link]. Symbole pour le refroidissement
Un groupe de 4 lettres permet de définir le mode de refroidissement.
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1er lettre 2ème lettre 3ème lettre 4ème lettre
Nature du diélectrique Mode de circulation du diélectrique Fluide de refroidissement Mode de circulation du fluide
O Huile minérale N Naturel O Symboles N Symbole de la deuxième lettre
L Diélectrique chloré F Forcée L De la première lettre F
G Gaz D Forcée et dirigée dans les enroulements G D
A Air A
S Isolant solide S
Exemple : ONAN : transformateur immergé dans l’huile, à circulation naturelle, refroidi par air, à ventilation
naturelle.
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[Link] d’un transformateur
Pour des raisons de continuité de service, ou de variations journalières ou saisonnières de consommation
d'énergie, il est intéressant de pouvoir coupler deux ou plusieurs transformateurs en parallèle.
3.3.1. Condition de couplage
Puissance : La puissance totale disponible est la somme des puissances des transformateurs. Si les
puissances des transformateurs sont différentes, la puissance du plus gros transformateur ne doit pas
dépasser deux fois la puissance du plus petit.
Réseau : Les transformateurs sont alimentés par le même réseau.
Connexions et indices horaires : Mêmes longueurs de connexion surtout côté BT. Même indice horaire de
couplage.
Tensions : Tensions de court-circuit égales à 10 % près ; tensions secondaires très peu différentes selon la
charge (0,4 %).
3.3.2. Couplage des enroulements
a) Couplage étoile : il permet la sortie du point neutre, très utile en BT. Deux tensions sont
disponibles : tension simple et tension composée.
b) Couplage triangle : il nécessite plus de spires par colonne que l'enroulement étoile, il n'y
a pas de neutre possible.
c) Couplage zig-zag : Chaque enroulement comprend deux demi bobines placées sur des noyaux différents
; les sorties de la deuxième demi bobine sont inversées. Les f.é.m. de chaque demi-bobine sont
déphasées de 120°. Avec le couplage zigzag, on obtient une meilleure répartition des tensions en cas de
réseau BT déséquilibré.
3.3.3. Présentation des enroulements
a) Représentation schématique : Les bobine primaires et secondaires, placées sur les mêmes noyaux
sont repérées par leurs bornes de sortie situées sur le couvercle.
- Côté HT : A, B, C (lettres majuscules) ; - Côté BT : a, b, c (lettres minuscules).
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La représentation schématique se fait de part et d’autre du couvercle. Exemple Yy :
b) Désignation des couplages : elle s’effectue par un groupe de 2 lettres
et un nombre. 1ère lettre (majuscule) : couplage côté HT (Y : étoile, D
: triangle, Z : zigzag)
2ème lettre (minuscule) : couplage côté BT (y : étoile, d : triangle, z : zigzag)
Le chiffre indique l’indice du couplage, c’est-à-dire l’angle de déphasage entre la tension primaire et la
tension secondaire. Cet angle horaire correspond, pour 360°, aux 12 heures du cadran repérées de 0 à 11,
chaque angle horaire étant un multiple de 30°
Exemple : Dy11 ; couplage HT en triangle, basse tension en étoile ; décalage 11*30=330° ou Yy0 ; 0°,
c) Schémas et déphasages des couplages : il existe pour chaque indice horaire un couplage
particulier des enroulements. Dans la pratique, les couplages les plus utilisés sont ceux d’indice
0, 5, 6, 11 (voir tableau)
Les schémas de connexions sont tracés en admettant que les enroulements ont le même sens relatif de bobinage.
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4. Comptage de l’énergie
Pour les postes de transformation dont la puissance installée est au plus égale à 1000 KVA et qui ne
comprennent qu‟un seul transformateur, on peut effectuer un comptage côté basse tension.
Pour les postes de transformation comportant deux ou plusieurs transformateurs, ou pour ceux dont la
puissance est supérieure à 1000 KVA, on doit effectuer un comptage en moyenne tension (20 KV).
[Link] basse tension
4.1.1. Point de livraison
Il constitue la frontière entre les ouvrages qui sont propriété du distributeur d‟énergie et les installations intérieures
privées.
4.1.2. Alimentation BT
Le compteur se situe dans un coffret extérieur à l‟habitation ; le disjoncteur est placé à l‟intérieur du local de
l‟utilisateur.
4.1.3. Alimentation en HT (20 KV)
a) Poste sur poteau : il est utilisé pour une puissance de 25, 50 ou 10 KVA.
Le transformateur est précédé d‟un interrupteur aérien situé côté HT sur
le deuxième poteau en amont du transformateur.
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b) Poste simplifié : il est surtout employé pour les postes de distribution de
160 à 250 KVA. Il s‟agit souvent de postes préfabriqués posés sur une
dalle et raccordés par câble.
4.2. Alimentation des circuits de comptage
4.2.1. Circuit intensité
Il est alimenté par des transformateurs de courant (Tc) dont le secondaire est au calibre 5A (voir image)
Les circuits de comptage et les bornes BT du transformateur HT/BT doivent être rendus inaccessibles à l’abonné.
4.2.2. Circuit tension
En BT, le circuit de comptage, sur les bornes BT.
En HT, la tension 20 KV est transformée en basse tension calibre 100 V par des transformateurs de potentiel
(PT).( voir image).
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[Link] de comptage
Il est situé le plus près possible du transformateur et est
facilement accessible à l‟abonné et au distributeur. Ce type de
tableau est le plus complet (voir image).
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5. Compensation du facteur de puissance (cos φ)
L‟amélioration du facteur de puissance (cos φ) dans une installation permet : * de diminuer les pertes dans les
installations ; * d‟éviter la facturation par l‟opérateur de distribution de l‟énergie réactive.
[Link]énients d’un mauvais cos φ
Les inconvénients d‟un mauvais facteur de puissance sont : * intensité en ligne trop élevée ; * Diminution de la
puissance active disponible ; * Facturation de l‟énergie réactive.
5.1.1. Intensité en ligne trop élevée
Pour une même puissance active utilisée par un récepteur, le courant en ligne est supérieur avec un mauvais cos φ.
Ia : intensité active ; Ir : intensité réactive (pour cos φ1 et cos φ2); I1 : courant en
ligne pour cos φ1 ; I2 : ourant en ligne pour cos φ2.
On observe que pour un même courant Ia on a :I2>I1 pour cos φ2 <cos φ1 ou pour φ1>
φ2.
Exemple : pour transporter une puissnce de de 20 KW, sous une tension de 400 V, le
courant en ligne est :
Si cos φ1= 0.93 ; P=UI(3)1/2cos φ1 I=P/U(3)1/2cos φ1 =20000/400*31/2*0.93=
28,86 A
Si cos φ2= 0,5 ; P=UI(3)1/2cos φ2 I=P/U(3)1/2cos φ2 =20000/400*31/2*0.5=
57,73 A
Pour une puissance active utilisée par un récepteur, le courant est d‟autant plus
élevé que le cos φ est faible, d‟où les pertes en ligne plus importantes.
5.1.2. Diminution de la puissance active disponible
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P=S*cos φ (si cos φ est petit, alors P sera petit ; si cos φ grand, alors p sera grand).
Exemple : un transformateur de 200 KVA avec un cos φ = 0,5 délivre une puissance active de 100 KW. Si le
cos φ de l’installation est de 0,93, il délivre : 200*0,93 = 186 KW. On dispose alors d’une puissance active de
53% plus élevée.
5.1.3. Facturation de l’énergie réactive
Pour les abonnés relevant du tarif jaune ou du tarif vert, lorsque l’énergie réactive dépasse 40% de l’énergie
active consommée, le distributeur facture la surconsommation d’énergie réactive.
Ce seuil correspond à tan φ= 0,4 soit un cos φ=0,93.
[Link]èvement du facteur de puissance
Pour relever le facteur de puissance, on installe des batteries de condensateurs et cela nécessite certaines précautions.
En effet il existe un risque de surtension. Pour cela on commence par faire un bilan de la puissance réactive.
5.2.1. Puissance réactive des condensateurs
On désire relever un mauvais facteur de puissance cos φ à un bon facteur de puissance
cos φ‟ (soit tg φ à tg φ‟) avec φ : angle avant relèvement et φ angle après relèvement.
Qc : puissance réactive des condensateurs ;
tg φ= Q/P Q = Ptg φ ; tg φ’= Q’/P Q’ = Ptg φ’
La puissance réactive de compensation à installer a pour expression : |Qc| = Q-Q’ = P (tg - tg‘)
La quantité d'énergie réactive fournie par un condensateur est Qc = U².C.w ; avec :
U = tension aux bornes du condensateur ; C = capacité du condensateur ;
= 2. f = pulsation du réseau d'alimentation.
La capacité des condensateurs s‟en déduit : Q
c= 2
v W
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tanρ−tanρ '
C=P 2
v W
5.2.2. Amélioration du cosφ
Pour améliorer le facteur de puissance dans une installation il faut : * éviter la marche à vide des moteurs ; *
éviter le surdimensionnement des transformateur et des moteurs. ; * installer au besoin les batteries de
condensateurs.
[Link] des batteries de condensateurs
Compensation globale : La batterie est raccordée en tête d‟installation et assure la compensation pour
l‟ensemble des charges. Elle convient lorsqu'on cherche essentiellement à supprimer les pénalités et
soulager le poste de transformation.
Compensation locale ou par secteurs : La batterie est installée en tête du secteur d‟installation à
compenser. Elle convient lorsque l‟installation est étendue et comporte des ateliers dont les régimes de
charge sont différents.
Compensation individuelle : La batterie est raccordée directement aux bornes de chaque récepteur inductif
(moteur en particulier). Elle est à envisager lorsque la puissance du moteur est importante par rapport à la
puissance souscrite. Cette compensation est techniquement idéale puisqu‟elle produit l‟énergie réactive à
l‟endroit même où elle est consommée, et en quantité ajustée à la demande.
5.3.1. Branchement des batteries sur l’alimentation BT
Les condensateurs sont en service durant tout le fonctionnement de „usine d‟où
une amélioration rapide ; il y a risque de surtension lorsque le transformateur est
à vide.
5.3.2. Branchement aux bornes du récepteur
La batterie de condensateurs est raccordée directement à l‟appareil ayant un
mauvais cosφ, par exemple à un moteur asynchrone triphasé.
Dans le cas d‟éclairage fluorescence, elle est incorporée dans l‟appareil.
Une compensation trop importante aux bornes d‟un moteur asynchrone peut
introduire une auto-excitation, surtout si le moteur est entrainé par la
charge. Dans ce cas une surtension importante peut se produire à ses bornes
20
(2 à 3 Un).
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5.3.3. Branchement par poste de répartition
Cette disposition est un compris entre les deux solutions précédentes ;
elle permet, en particulier, de tenir compte du facteur de simultanéité
des récepteurs, d’où une puissance installée, et elle limite les intensités
en ligne au niveau de la répartition de l’énergie.
Les batteries de condensateurs sont enclenchées par des contacteurs
commandés automatiquement par un relais var métrique en fonction de
la charge du cos φ désiré.
La compensation automatique permet l’adaptation aux variations de charge. Elle évite le renvoi d’énergie réactive sur
le réseau et les surtensions dangereuses.
5.3.4. Caractéristique d’une batterie de condensateurs
Les condensateurs industriels pour la compensation d’énergie réactive sont parfois isolés avec du papier, le plus
souvent avec un film plastique.
Calcul de la capacité : U=I/CW ; ou encore Q= CWU2 avec f= W/2Π ou W= 2Πf.
Exemple : calcul de la capacité d’un condensateur fournissant 60 KvAr en 400 V : C= Q/2*Π*f*U²=
60000/2*3,14*50*400²=1,194*10-3F ; soit environ 1200 microfarads (µF).
Exemple de gamme de condensateurs : puissance réactive de la batterie en 400 V : 10-20-25-30-45-60-75-90-110-
135-150-180-200-270-300-360 Kvar.
En général, pour des raisons de prix, les condensateurs sont montés en triangle. Cela permet d’avoir, pour une même
puissance, une capacité 3 fois plus faible.
Précautions :
- Des résistances décharge doivent être prévues aux bornes des condensateurs ;
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- On doit couper les condensateurs aux bornes d’un transformateur aux heures de faible charge ;
6. Gestion de L’énergie
[Link] de gestion e l’énergie
- Principe d’économie : il faut réduire les besoin énergétiques des installations en améliorant le rendement
énergétique des équipements et en réduisant les pertes.
- Principe du moindre coût : il faut choisir l’énergie la moins coûteuse pour un emploi déterminé.
- Principe d’adaptation des besoins : il faut adapter les besoins en énergie électrique aux périodes où le prix de
cette énergie est le plus bas.
-
[Link] de la gestion de l’énergie
6.2.1. Délestage - relestage
Cette fonction permet de décharger temporairement une installation électrique.
L’appel de puissance reste ainsi inférieur à la puissance souscrite.
- Délestage sur ordre : un ordre extérieur venant du réseau de distribution de
l’énergie provoque la coupure des départs choisis comme non prioritaires.
- Délestage sur comptage d’énergie : en tarif vert, les appels de puissance ne
sont pas enregistrés de manière instantanée. La puissance est intégrée par
période de 10 min ; l’énergie consommée pendant cette période est comparée
à la puissance souscrite.
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Il est possible d’absorber au cours d’une période de 10 min une puissance
supérieure à la puissance souscrite, à condition d’avoir une compensation à
l’intérieur de cette même période.
- Délestage sur seuil de puissance ou de courant : dès que le seuil de courant ou
de puissance est dépassé, un relais de délestage coupe les départs non
prioritaires
6.2.2. Gestion des alimentations
La gestion des alimentations répond à deux préoccupations : - assurer la continuité des alimentations ; -
optimiser le prix de l’énergie, en choisissant la source d’énergie la moins chère. Exemple : 1- coupure possible
de chauffage, ou chambres froides, durant quelques heures ; 2- emploi d’un groupe électrogène aux heures de
pointe, emploi d’une chaudière au gaz ou au fuel.
6.2.3. Décalage des consommations
On interdit aux heures de pointe, le fonctionnement de certains récepteurs qui peuvent fonctionner aux heures
creuses. On réalise ainsi une économie sur la prime fixe d’abonnement et sur le prix des KWh.
6.2.4. Amélioration du cos φ
De nombreux récepteurs consomment de l’énergie réactive. Un mauvais cos φ d’une installation conduit à des
pertes en ligne importante ; à une facturation de l’énergie réactive par le distributeur.
6.2.5. Programmation temporelle
Elle est surtout utilisée pour établir des circuits en fonction de l’occupation des locaux. La programmation peut
être journalière, hebdomadaire, mensuelle. Cette programmation permet par exemple : d’anticiper le
fonctionnement du chauffage ; de couper le circuit d’éclairage au-delà d’une certaine heure.
6.2.6. Régulation
La régulation est le plus souvent destinée à piloter une installation de chauffage ou de climatisation. Elle permet de
maintenir des conditions optimales.
[Link] cogénération
6.3.1. Définition :
La cogénération est la production simultanée d’énergie thermique et mécanique à partir d’un même
combustible. Ce combustible est généralement du gaz, du fuel ou un produit de récupération comme les ordures
ménagères, les déchets industriels.
L’énergie thermique est utilisée pour la production de vapeur ou d’eau chaude nécessaire à un procédé industriel ou
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pour le chauffage.
L’énergie mécanique est utilisée pour entrainer un alternateur qui sert à la production d’électricité. Le rendement
global d’un système de cogénération est nettement supérieur à celui de deux systèmes indépendants.
6.3.2. Avantages et inconvénient
Les principaux avantages sont : rendement global élevé ; diminution de la pollution atmosphérique ; permet
d’avoir une source d’énergie supplémentaire …
Les inconvénients sont : cout de l’installation élevé ; moins rentable à une certaine période.
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