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Échanges d'énergie : travail et chaleur

Le document explique les deux processus d'échange d'énergie entre systèmes : le travail, qui est un transfert ordonné, et la chaleur, qui est un transfert désordonné. Il détaille les modes de transfert thermique (conduction, convection, rayonnement) et les énergies mises en jeu lors de changements d'état et de réactions chimiques. Enfin, il aborde l'étymologie du terme 'énergie' et son importance dans les domaines de la thermodynamique et de la chimie.

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Échanges d'énergie : travail et chaleur

Le document explique les deux processus d'échange d'énergie entre systèmes : le travail, qui est un transfert ordonné, et la chaleur, qui est un transfert désordonné. Il détaille les modes de transfert thermique (conduction, convection, rayonnement) et les énergies mises en jeu lors de changements d'état et de réactions chimiques. Enfin, il aborde l'étymologie du terme 'énergie' et son importance dans les domaines de la thermodynamique et de la chimie.

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Deux systèmes peuvent échanger de l'énergie entre eux selon deux processus différents : le travail

et la chaleur.

Le travail est un transfert ordonné d'énergie entre un système et le milieu extérieur.

Considérons un ensemble cylindre, piston, lequel est à la base de l’obtention de travail mécanique
par action de la chaleur. À l’échelle microscopique les chocs des particules de gaz sur le piston
définissent la pression exercée sur celui-ci à l’échelle macroscopique. Chaque choc contribue au
déplacement, concerté avec les autres chocs, du piston dans la même direction. Il y a addition des
forces induites par chaque choc et c’est pourquoi le transfert d’énergie est considéré comme
ordonné.

Si l’on considère maintenant le travail électrique. Il est dû au déplacement des électrons dans un
conducteur sous l’influence d’un champ électrique. Ici encore l’ensemble des électrons se
déplace dans la même direction et les effets s’additionnent au niveau macroscopique.

La chaleur, également nommée transfert thermique, est un transfert désordonné d’énergie entre le
système et le milieu extérieur, un transfert énergie thermique (énergie cinétique d'agitation
microscopique). Les transferts thermiques entrainent des transformations irréversibles, c'est-à-
dire, pour simplifier, que le phénomène ne peut pas revenir en arrière : l'énergie est transférée
spontanément de la zone chaude vers la zone froide. Le second principe de la thermodynamique
formalise cette observation. Il existe trois modes de transfert thermique.

La conduction thermique est le mode de transfert d'énergie sans déplacement de matière qui
correspond à la transmission, ou plus précisément la diffusion, de l'agitation thermique entre
molécules et atomes ; elle se produit dans un solide, un liquide ou un gaz. Par exemple, la
température d'une barre métallique chauffée à une extrémité a tendance à s'uniformiser par
conduction thermique.

La convection thermique est le mode de transfert d'énergie provoqué par le mouvement des
particules d'un fluide. Il se produit dans un fluide en mouvement. Par exemple, l'air chauffé, moins
dense car il se dilate, monte, transportant de l'énergie du bas vers le haut.

Le rayonnement électromagnétique est le mode de transfert d'énergie par propagation d'ondes


électromagnétiques, autrement dit par déplacement de photons. Il est le seul à permettre le
transfert d'énergie dans le vide. Par exemple, la Terre reçoit le rayonnement du Soleil. L'énergie
électromagnétique est la densité volumique d'énergie qui transite.

Le travail et la chaleur ne sont pas des fonctions d’état. Leur quantité, mise en jeu au cours d’une
transformation, dépend de la façon dont s'effectue cette dernière.

Les énergies mises en jeu lors de changements d'états et de réactions chimiques

L'énergie mise en jeu lors d'un changement d'état est caractérisée par l'enthalpie de changement
d'état (anciennement chaleur latente de changement d'état). Elle correspond, dans le cas de
transformations à pression constante, à la chaleur nécessaire pour provoquer un changement
d'état. Elle est positive pour les enthalpies de fusion, de vaporisation et de sublimation, alors
qu'elle est négative pour les enthalpies de solidification, de liquéfaction et de condensation.

L'énergie mise en jeu lors d'une réaction chimique est caractérisée par l'enthalpie de réaction. Elle
est négative dans le cas d'une réaction exothermique, puisqu'elle libère de la l'énergie dans
l'environnement, alors qu'elle est positive dans le cas d'une réaction endothermique qui nécessite
un apport de chaleur pour se produire.

L'énergie de liaison est l'énergie requise pour briser une mole de molécules en atomes
individuels[25].

Les énergies dans le domaine de la production et de la consommation

Article détaillé : Énergie (économie).

Dans ces domaines les noms donnés aux énergies renseignent généralement sur la méthode de
conversion employée pour pouvoir les utiliser : énergies fossiles (gaz naturel, charbon, pétrole),
l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables : énergie hydroélectrique, énergie éolienne,
énergie solaire, biomasse, énergie géothermique. Ils n'ont pas un sens physique rigoureux, tout
comme les expressions « consommation d'énergie » ou « production d'énergie ».

Étymologie et histoire

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Le mot français « énergie » vient du latin vulgaire energia, lui-même issu du grec ancien ἐνέργεια /
enérgeia. Ce terme grec originel signifie « force en action », par opposition à δύναμις / dýnamis
signifiant « force en puissance »[26]. Aristote a utilisé ce terme « au sens strict d'opération parfaite
»[27], pour désigner la réalité effective en opposition à la réalité possible[10].

Le concept d'énergie est fondamental pour l'étude des phénomènes de transformation (comme la
thermodynamique, la chimie, la métallurgie, etc.) qui fondent de la révolution industrielle. Le
concept physique d'énergie s'est donc logiquement affirmé au XIXe siècle.

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