Estimation de canaux MIMO-OFDM
Estimation de canaux MIMO-OFDM
Présentée par :
ATTATRA Abdallah
CHERIFI Boutheyna
Sous la direction de :
Juin 2023
REMERCIEMENTS
Attatra Abdallah
Dédicaces
-A mes très chers parents qui sont la bougie qui illumine
ma vie
-A mon frère Chouaib et ma sœur Marwa
-Et les enfants de ma soeur Nour cine et Nour Djinen
- A mes adorables cousines Yassmine et malek
-A mes chères copines Salma et Oumayma
-A tous mes proches et mes amis.
Cherifi Boutheyna
Résumé :
Dans les systèmes de télécommunications sans fil, le canal de transmission est
l’une des principales sources de brouillage des signaux. La technique OFDM est robuste
contre l’effet de multi-trajet, et permet de trouver le signal émis avec un faible taux
d’erreur grâce à l’estimation de canal qui joue un rôle clé dans la performance des
systèmes de communication, l’objectif des travaux menés dans le cadre de cette thèse
est d’étudier et de proposer des schémas d’estimation de canal dans un environnement
multi-antennes multi-porteuses sur des canaux de transmission radio mobile.
L’estimation de canal est un point critique dans les performances des systèmes de
transmission, notamment pour les systèmes multi-antennes ou MIMO : elle doit être
optimisée pour conserver les avantages de débit et de performance des techniques
MIMO. Ainsi, pour une transmission MIMO-OFDM, afin d’égaliser le signal reçu, le
récepteur ne doit plus estimer un seul canal comme dans le cas mono-antenne, mais un
ensemble de sous-canaux qui composent le canal MIMO. De plus, cette estimation
nécessite dans la plupart des cas l’insertion de symboles connus dans la trame, ce qui
se traduit par une perte d’efficacité spectrale.
Abstract:
In wireless telecommunications systems, the transmission channel is one of the
main sources of signal interference. The OFDM technique is robust against the multi-
path effect, and allows to find the signal emitted with a low error rate thanks to the
channel estimation that plays a key role in the performance of the communication
systems, the aim of the work carried out in this thesis is to study and propose channel
estimation schemes in a multi-carrier multi-antenna environment on mobile radio
transmission channels. Channel estimation is a critical point in the performance of
transmission systems, especially for multi-antenna or MIMO systems: it must be
optimized to retain the throughput and performance benefits of MIMO techniques.
Thus, for a MIMO-OFDM transmission, in order to equalize the received signal, the
receiver must no longer estimate a single channel as in the single-antenna case, but a
set of sub-channels that make up the MIMO channel. Moreover, in most cases this
estimation requires the insertion of known symbols in the frame, which results in a loss
of spectral efficiency.
ملخص :
في أنظمة االتصااتال الالسااية،ة قنتة اإلرساات هي أحد المصااتدر الرئ،ساا،ة لتداخ اإلشااترة .تقن،ة OFDMقو،ة
مقتب تأث،ر المسااتر المتعدد وتساام بإ،جتد اإلشااترة المنبعثة بمعد خطأ منخفض بفض ا تقد،ر القنتة الذي ،يعب
والهدف من العم المضااطي به في هذه األطروحة هو دراسااة واقتراح دورا رئ،سااً،ت في أداء أنظمة االتصاات
ً
اإلرسااات الالسااايةي المتنقية. عيى قنوا متعددة الحتمال في ب،ئة متعددة الهوائ،ت لتقد،ر القنوا مخططت
المتعددة أو ،:MIMOجب ختصااااااة لنظم الهوائ،ت ،عتبر تقد،ر القنتة نقطة حرجة في أداء أنظمة اإلرساااااات
.MIMOوبتلتتلي بتلنسبة إلرست MIMO-OFDMمن أج تحسا،نهت لالحتفتظ بفوائد اإلنتتج،ة واألداء لتقن،ت
معتدلة اإلشااترة المسااتيمة ،جب عيى المتيقي عدم تقد،ر قنتة واحدة ةمت هو الحت في حتلة الهوائي الواحد ولةن
الفرع،ة التي تشاااة قنتة .MIMOعالوة عيى ذلك ،تطيب هذا التقد،ر في معظم الحتال مجموعة من القنوا
إدراج رموز معروفة في اإلطتر ممت ،ؤدي إلى فقدان الةفتءة الط،ف،ة.
Table des matières
Remerciements
Résumé
Sommaire
Introduction Générale ……………………………………………………………….1
II.2.1 Définition……………………………………………………………… 24
II.2.2 Principe de la technologie MIMO ………………………………… … 25
II.2.3 Architecture la technologie MIMO ……………………………… ….. 26
II.2.3.1 Système SISO ………………………………………………… …26
II.2.3.2 Système MISO …………………………………………………. 27
II.2.3.3 Système SIMO ………………………………………………….. 27
II.2.3.4 Système MIMO ……………………………………………… 28
II.3 La modulation OFDM ……………………………………………………….. 29
II.3.1Principes de la modulation ………………………………………………30
Chapitre IV :
IV.1Introduction ……………………………………………………………………. 49
IV.2 Critères d’évaluation ………………………………………………………….. 49
IV.2.1 Le taux d’erreur binaire ………………………………………………... 49
IV.2.2 Erreur quadratique moyenne normalisé ……………………………….. 49
IV.2.3 Rapport signal sur bruit ………………………………………………… 49
IV.3 Modèles des canaux ………………………………………………………….... 49
Chapitre I
Figure I.1 : Schéma de propagation en milieu radio mobil ………………………………. 6
Figure I.15 : Illustration d’ajustement des coefficients par interpolation ……… …..22
Chapitre II
Figure II.1 : Schéma général d’un système de transmission sans fil MIMO……. .. 24
Chapitre III
Chapitre IV
Figure IV.1 : Courbes NMSE pour un espacement entre pilotes symboles de 2…….51
Figure IV.2 : Courbes NMSE pour un espacement entre pilotes symboles de 4…… 52
Figure IV.3 : Courbes NMSE pour un espacement entre pilotes symboles de 8 .… ...52
Figure IV.4 : Courbes NMSE des différents estimateurs pour le canal EPA.… …… 53
Figure IV.5: Courbes NMSE des différents estimateurs pour le canal EVA.……… 54
Figure IV.6 : Courbes NMSE des différents estimateurs pour le canal ETU ………..54
Figure IV.7 : Courbes BER des différents estimateurs avec la modulation 16-QAM ..55
Figure IV.8 : Courbes BER des différents estimateurs avec la modulation 256-QAM
……………………………………………………………………………………….. 56
Liste Des Abréviations
Chapitre I
Tableau II.1 : PDP (Profil du retard de puissance) ITU-R model ……………… ....19
Chapitre IV
Tableau IV.1 : les modèles des canaux (EPA, ETU, EVA) …...................................50
CP Cyclic Prefix.
GI Guard Interval
LS Least Square
MS Mobile Station
Delai Moyen
fd Fréquence Doppler
f0 ,fc Fréquence Porteuse
Bd Étalement Doppler
υ Vitesse du Mobile
Tc Temps de Cohérence
Bc Bande de Cohérence
x* Conjugue de x
xˆ Estimation de la variable x
|.| Module
Introduction
Générale
Introduction générale
Introduction générale
La communication sans fil fait l’objet d’un grand nombre de chercheurs dans le
but d’obtenir une communication sans fil de haute qualité avec des débits de
transmission élevés et de libérer les utilisateurs des câbles, permettant de rester
connecté tout en se déplaçant.
Dans les systèmes de communications sans fil, l’environnement situé entre une antenne
d’émission et une antenne de réception peut perturber le signal. En effet, le signal reçu
est une somme de plusieurs versions retardées du signal émis. Les canaux présentent
deux problèmes majeurs pour les communications sans fil, la dispersion temporelle
due aux phénomènes de propagation par trajets multiples et la sélectivité en
fréquence. Une solution pour lutter contre ces phénomènes est d’utiliser la technologie
MIMO-OFDM.
MIMO-OFDM est une technologie qui a été adoptée par plusieurs normes de
quatrième génération (4G). La technique est en fait une combinaison de deux
techniques :
L’estimation de canal est une partie essentiale de la conception du récepteur dans les
systèmes de communication mobile. Afin de récupérer correctement les données
transmises, l’effet du canal sur le signal transmis doit être correctement évalué.
fondées sur les estimateurs LS (pour least square, ou moindres carrés) et MMSE (pour
minimum mean square error, ou erreur quadratique moyenne minimum) sont souvent
utiliser. Des techniques d’estimation de canal utilisant des symboles pilotes sont
utilisées pour une estimation fiable en multiplexant des symboles pilotes en symboles
de données. Le récepteur estime l’atténuation du canal et la rotation de phase aux
positions des symboles pilotes et compense les effets de canal aux positions des
symboles de données.
Le mémoire est composé des quatre chapitres suivants :
Chapitre 1
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Après les trois premiers chapitres, nous avons essayé de valider la partie théorique par
des simulations réalisées avec le logiciel MATLAB pour donner la réalisation de notre
travail.
Chapitre I
Canal de propagation
SISO
Chapitre I : Canal de propagation SISO
I.1 Introduction
Dans les systèmes de communication sans fils, l’information est transportée l’aide
d’une onde électromagnétique se propageant de l’émetteur vers le récepteur, à travers
un canal de propagation. Le canal de propagation est défini par le milieu séparant
l’émetteur et le récepteur. La propagation des ondes radio dans les canaux de
propagation sans fil est un phénomène complexe. La puissance reçue en un point donne
dépend des trajets multiples après l’interaction des signaux transmis avec les différents
obstacles présents dans l’environnement. La modélisation du canal de propagation se
fait souvent par une approche théorique ou bien par une approche statistique. Ces deux
approches conduisent souvent à des modèles déterministes, empiriques et semi-
empiriques. Les modèles déterministes s’appuient sur les lois de la physique. Les
modèles empiriques sont basées sur l’analyse d’un grand nombre de mesures en
fonction de différents paramètres tels que la fréquence, la distance, la hauteur des
antennes, etc. Les modèles semi-empiriques combinent une formulation analytique des
phénomènes physiques (transmission, réflexion, diffraction, diffusion) et un ajustement
statistique à l’aide de mesures expérimentales. Ils nécessitent la prise en compte de
l’environnement, en général à travers les techniques du lancer ou du tracé de rayons.
4
Chapitre I : Canal de propagation SISO
p t t K k
I.1
k
p t k k
L’écart type des retards T RMS détermine la sélectivité du canal qui peut entrainer la
dégradation des performances du système de communication. Il décrit la dispersion
d’un signal à travers la propagation multi-trajets en tenant compte des retards de tous
les trajets à la réception en se basant sur le premier trajet reçu. Il se calcule par
l’équation suivante [1] :
2 p t t 2
I.2
k K k
p t k k
5
Chapitre I : Canal de propagation SISO
v
fd f r fe fc cos I.3
c
v
f d max I.4
Avec f e la fréquence du signal transmis, f r la fréquence du signal reçu, c la vitesse
de la lumière, V la vitesse de déplacement du mobile, α l’angle entre la direction
d’arrivée du trajet de propagation et la direction de déplacement [0 ; 2π] [2].
6
Chapitre I : Canal de propagation SISO
Le temps Tc est la durée pendant laquelle le canal est considéré comme invariant.
Si deux signaux arrivent avec une séparation supérieure à Tc, ils sont donc affectés
différemment. Dans notre exemple, le troisième et le quatrième signal sont affectés
différemment [3].
7
Chapitre I : Canal de propagation SISO
L’espace libre est défini par la visibilité directe et par le dégagement de l’ellipsoïde
de Fresnel. Dans ces conditions de propagation, les pertes de puissance entre puissance
émise et puissance reçue sont exprimées par la relation du bilan de liaison. Cette relation
montre que la puissance reçue est inversement proportionnelle au carré de la distance
séparant émetteur et récepteur, est donnée par l’équation de Friis ;
Pt G rG t 2
Pr d I.5
4
2
d 2L
Ou Pt est la puissance transmise, Pr (d) est la puissance reçue qui est une fonction de la
séparation de l’émetteur-récepteur, Gt est le gain d’antenne de l’émetteur, Gr est le gain
d’antenne du récepteur, d est la distance en mètres entre l’émetteur et le récepteur, L est
le facteur de perte du système non lié à la propagation (L≥1 ) et λ est la longueur d’onde
en mètres. Le gain d’une antenne est lié à son ouverture effective Ae et il est donné par
la relation :
4 Ae
G I.6
2
Par ailleurs, l’ouverture effective est liée à la taille physique de l’antenne, tandis que la
longueur d’onde est liée à la fréquence de la porteuse et vérifie :
c 2 c
I.7
f wc
8
Chapitre I : Canal de propagation SISO
Pt Gt G r 2
PL dB 10 log 10 log
4 dL
I .8
Pr
Par conséquent, un modèle simple de perte de chemin donné par [Rap01], peut être [4].
d
PL PL d 0 10n log ; dB I .9
d0
d
PL PL d X PL d 0 10n log X ; dB I.10
d0
X est une variable aléatoire distribuée (VA) normale (ou gaussienne) avec moyenne
zéro et écart type, et ce VA représente le effet de ombrage. Cette distribution est
appropriée pour dénie les effets aléatoires associés avec le phénomène d’ombrage log-
normal, et il considère que plusieurs différents points de mesure à une distance donnée
dont une distribution gaussienne autour de la perte moyenne dans l’ordre de façon
statistique ne la perte de trajectoire causée par la décoloration à grande échelle pour une
9
Chapitre I : Canal de propagation SISO
-Pour caractériser les canaux sans fil, nous pouvons utiliser l’expression suivante :
g P. S . h I.10
Ou P est le path loss, S est le shadowing, et h est le multipath fading.
10
Chapitre I : Canal de propagation SISO
Un canal est dit sélectif en temps lorsque la durée du symbole transmis n’est pas
faible relativement au temps de cohérence. Il est dit sélectif en fréquence lorsque la
largeur de bande du signal n’est pas faible par rapport à la bande de cohérence du canal.
La relation entre la bande de cohérence et le temps de retard c’est une relation inverse
1
𝐵𝐶 = Tm Plus le retard est étalé, moins la bande de cohérence et le canal serait plus
sélectif en fréquence. Par conséquent, la propagation Multi trajet, conduit à
l’évanouissement sélectif de fréquence.
Bs > Bc, Ts < σT : si la bande occupée par le signal est supérieure à la bande de
cohérence du canal, ou la durée du symbole émis est inférieure à la dispersion des
retards, alors, les fréquences du spectre sont dé corrélées. Lors d’un évanouissement
dans la bande de cohérence, une partie du signal seulement sera perturbée. Le canal est
dit sélectif en fréquence. En outre, la durée du symbole étant inférieure à la dispersion
des retards, des interférences entre symboles apparaissent [1].
Un canal est dit non sélectif en fréquence dans le cas : Bs <<BC, Ts >> 𝜎T : si la
bande occupée par le signal est inférieure à la bande de cohérence du canal, ou la durée
du symbole émis est largement supérieure à la dispersion des retards, alors, les
fréquences du spectre sont corrélées. Ainsi, les fréquences du spectre du signal
subissent les mêmes amplifications ou atténuations. Dès lors, le canal est considéré
comme non sélectif en fréquence et à «évanouissements plats » [1].
11
Chapitre I : Canal de propagation SISO
[Link] Mobilité
12
Chapitre I : Canal de propagation SISO
4 2
var x I .13
2
I.5.1 Canal de Rice
2 d2
2 2
p 2 e J 0 2d et d 0 I .14
13
Chapitre I : Canal de propagation SISO
De nombreux modèles de propagation par trajets multiple sont été proposés pour
expliquer les propriétés statistiques observées des canaux mobiles. Pour les situations
Outdoor et indoor, la propagation par trajets multiples est affectée par un certain
nombre de phénomènes qui affaiblissent l’onde transmise et interfèrent avec d’autres
bruits externes.
Dans cette partie nous allons présenter le modèle bruit blanc gaussien filtré (Filtered
white Gaussian Noise (FWGN)) comprenant le modèle de Clarke-Gans, ainsi que son
comportement dans le domaine fréquentiel et temporel.
14
Chapitre I : Canal de propagation SISO
15
Chapitre I : Canal de propagation SISO
1
Comme représenté sur la figure (1.8), son inverse t =𝐵𝐷 est le temps d’échantillonnage
correspondant à la période de cohérence du canal a évanouissement (fading). La largeur
de bande de Doppler sera divisée en N sous bandes à évanouissement (NFading). La
figure (1.11) montre un spectre de Doppler de fréquence discrète et son canal
d’évanouissement équivalent dans le domaine temporel.
Pour la taille de la IFFT, le pas de fréquence de Doppler est donnée par fm 2 Nofm
/NFading. Ainsi la réponse du canal de chaque trajet est donnée par :
NFading /2 1
h (n )
k Nfading /2
s k exp j K exp j 2 nK / Nfading I .15
Avec
16
Chapitre I : Canal de propagation SISO
S (k ) : Spectre de Doppler.
k f / fm : Fréquence discrète.
n t / t : Indice temporel discret.
k : Variable aléatoire uniforme entre [0 ; 2 ].
ND fm / fm : Nombre d’échantillons de fréquence Doppler.
Nos : Facteur de sur-échantillonnage.
t 1/ 2 Nosfm : Pas d’échantillonnage [4].
La figure (1.12) représente une méthode qui a été utilisé dont le but d’obtenir un
canal à évanouissement, cette méthode utilise un générateur pour avoir un processus
aléatoire gaussien qui sera filtré par un filtre Doppler dont la réponse fréquentielle
correspond à un spectre Doppler.
Par opposition au modèle FWGN dans le domaine fréquentiel auquel la durée du signal
[8].
Est déterminée par la taille de l’IFFT, celui-ci est déterminé par la longueur du signal
dans le modèle FWGN.
Le modèle de canal FWGN utilise d’autres types de spectre, y compris le spectre plat
de Doppler et le spectre de Laplace. Le spectre plat de Doppler a une fonction spectrale
de densité de puissance constante telle que :
S (f ) 1, | f | fm I .16
| f | fm I.17
17
Chapitre I : Canal de propagation SISO
Le Profil de délai de puissance (PDP) pour le canal multivoies est nécessaire pour
la modélisation d’un canal de fondu sélectif de fréquence. Le PDP fournit une
distribution de la puissance moyenne du signal reçu sur chaque trajet, qui est
représentée par la puissance relative de chaque trajet par rapport à la puissance du
premier trajet. Le tableau(1) représente les PDP pour ITU-R model, qui est le plus
populaire parmi de nombreux modèles PDP disponibles.
Dans cette partie nous allons étudier ce canal sélectif en fréquence, soit par la méthode
TLD (Tapped Delay Line) ou par celle d’ajustement des coefficients.
Un modèle TDL (lignes à répliques retardées) est couramment utilisé pour la mise
en œuvre du canal multi-trajet. Il emploie un nombre multiple de générateurs
d’évanouissement (plat) de fréquence non sélective (par exemple, en utilisant le modèle
FWGN ou modèle de Jakes), qui sont indépendants les uns des autres, avec une
puissance moyenne (Voir la figure).
18
Chapitre I : Canal de propagation SISO
Le PDP (Profil du retard de puissance) du modèle général de canal est basé sur les
mesures réelles dans les environnements spécifiques (par exemple, macro cellulaire ou
à l’intérieur), il ne peut pas coïncider avec les multiples entiers de la période de
l’échantillon ts. Dans ce cas-ci, la PDP doit être ajuste pour l’implémentation du canal
en temps discret. Par exemple, Les répliques retardées peuvent êtres obligatoires dans
un multiple de nombre entier de la période d’échantillonnage par une période de sur-
échantillonnage, ce qui toutefois peut rendre le nombre de répliques trop important pour
le filtre FIR.
Pour une exécution plus simple, il existe deux méthodes qui peuvent être employées.
La méthode d’arrondissement des répliques et la méthode d’interpolation de
coefficients.
Mais pour cela il faut s’assurer que les caractéristiques du canal sont préservées même
après l’ajustement des coefficients.
19
Chapitre I : Canal de propagation SISO
t d (t d / t S 0.5). t S I .19
20
Chapitre I : Canal de propagation SISO
I.8 Conclusion :
L’intérêt grandissant pour les systèmes de communication sans fil génère un besoin
pour la conception de systèmes de télécommunications radio de plus en plus
performants. La conception et l’optimisation d’un système reposent sur des modèles de
canaux radio précis et fiables appelant une grande maîtrise du domaine en ce qui a trait
à la prédiction des variations des signaux et la connaissance des modèles des
simulateurs. Plusieurs chercheurs ont travaillé durant les dernières décennies dans le
domaine de la prédiction et l’évanouissement des signaux, cependant ils restent
énormément de problèmes à résoudre. Ce travail répond aux besoins de plus en plus
présents dans d’amélioration des systèmes de communication sans fils qui exigent une
plus grande précision dans les modèles de canaux.
21
Chapitre II
Systèmes
MIMO-OFDM
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
II.1 Introduction
Les techniques multi-antennes MIMO-OFDM sont pressenties pour les futurs
systèmes de téléphonie mobile en raison de leur robustesse et de leur efficacité
spectrale. La combinaison du MIMO et de l’OFDM permet d’exploiter les avantages
des deux méthodes : la robustesse de la liaison sur des canaux sélectifs en fréquence
pour l’OFDM et la robustesse sur des canaux non corrélés en espace pour les MIMO
avec codage. Ce travail répond à une problématique, initiée dans le cadre de notre projet
de recherche sur l’intégration de la technologie MIMO dans les futures générations de
réseaux locaux. D’un point de vue théorique, nous allons faire une synthèse
bibliographique étendue sur cette technologie innovante.
Nous présentons un état de l’art des techniques et architectures MIMO-OFDM utilisées
toute on mettant l’accent sur l’interaction propagation-système.
Figure II.1 : Schéma général d’un système de transmission sans fil MIMO [9].
23
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
II.2.2 Principe
Le flux est divisé en différents flux de même fréquence qui sont envoyés à travers 3
émetteurs à 3 récepteurs. L’algorithme permet ensuite d’identifier les différents flux en
vue de les restituer en un seul flux. Cet algorithme utilise la réflexion des signaux sur
les murs, le sol, etc.
Alors que ces réflexions pourraient être considérées comme mauvaises, la technologie
MIMO profite de ces différents canaux pour améliorer la rapidité de transmission des
données. On peut considérer trois catégories de MIMO :
24
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
C’est la plus simple des architectures radio peut définies en termes MIMO comme
SISO - Single Input Single Output. Ce système ressemble à un canal radio standard
(l’émetteur fonctionne avec une antenne comme le récepteur. il ne nécessite aucun
traitement en fonction de diversité ni aucun autre traitement). La capacité du canal SISO
est donnée par :
P
C W log 2 1 bps II.1
WN 0
Où :
25
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
MISO (multiples input single output) est aussi appelé diversité d’émission. Dans
ce cas, les données sont transmises en redondance à partir des deux antennes émettrices.
À La réception les données sont alors seront récupérées par le traitement du signal
optimal reçu (la somme des signaux des deux chemins).
La capacité du canal MISO :
p p
C W log 2 1 N t i W log 2 1 i bps II.3
wN 0 wN 0
Le système SIMO (Single Input Multiple Output) utilise à l’émission une seule
antenne et plusieurs antennes à la réception. Il est souvent utilisé pour lutter contre les
effets de la décoloration qui se produit lors de la réception de plusieurs signaux d’un
certain nombre de sources indépendantes.
p
C W log 2 1 N r2 bps II.5
WN 0
26
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
Y HX II.8
Où :
X : la séquence émit.
Y : la séquence reçue.
η : représente le bruit qui corrompt le signal lors de la traversée du canal.
27
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
28
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
La modulation multi porteuse telle que l’OFDM consiste à répartir des symboles
sur un grand nombre de porteuses à faible débit, à l’opposé des systèmes
conventionnels qui transmettent les symboles en série, chaque symbole occupant alors
toute la bande passante disponible.
Afin de répartir les données à transmettre sur N porteuses, les symboles sont regroupé
sen N paquets. Les symboles Ck tel que Ck ak jbk sont des nombres complexes
définis à partir des éléments binaires par des constellations souvent de type MAQ à 4,
16, 64, 2n états.
Une séquence de N symboles c0 , c,....., cN 1 constitue un symbole OFDM. Le k iéme
symbole modulante un signal en fréquence f k . Le signal résultant s’écrit sous forme
complexe :
Sk ck e2 j fk t II.9
L’enveloppe complexe du signal s(t) = st (t) + jsq(t) correspondant à l’ensemble des N
symboles réassemblés en un symbole OFDM (figure II.2) :
29
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
N 1
S (t ) Ck e 2 j f k t II.10
K 0
fk f0 K /Ts II.11
N 1 kt
(2 j )
S (t ) exp(2 j f 0t ) Ck e TS
II.12
K 0
Les systèmes OFDM transmettent les données par blocs. Et la modulation d’un bloc
des symboles (ce bloc constituant un symbole OFDM) est réalisée par une IFFT. La
IFFT accomplie cette transformation en préservant l’orthogonalité entre les différentes
sous -porteuse.
1 N 1 j 2 K Nn
xm,n IFFT X m,k XKe n 0,....., N 1 II.13
N K 0
30
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
T
xm F H X m,0 , X m,1 ,..., X m, N 1 II.14
Avec :
2
1 j N nK
F e II.15
N
n , K 0,..., N 1
N 1 t
1 j 2 k
xm (t )
N
X e
K 0
k
TS
0 t TS II.16
II.3.3 Orthogonalité
31
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
k i
1 1 j 2 t j 2 t
TS
TS
j 2 f k t j 2 f k t
s (t ) e e dt e TS
e TS
dt
TS 0 TS 0
II.18
( k i )
1 j 2 t 1, si k i
TS
e TS
dt
TS 0
0 si k i
nTS
Dans le cas discret avec un nombre d’échantillon t , l’orthogonalité s’exprime
N
par :
N 1 j 2 k
k
2 k
i N 1 j 2 k
k Ts
j 2 k
i Ts
1 1
e e
nT nT n n
s(t ) Ts
e Ts
Ts N
e Ts N
N K 0 N K 0
II.19
1 N 1 j 2 k
( k i )
1, si k i
e
n
Ts
N K 0 0 si k i
32
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
33
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
Si l’échantillon est prélevé au début du symbole reçu m, l’échole plus retard édecet
échantillon est Comme le symbole m-1 n’a pas encore été reçu, le récepteur doit
recevoir le signal provient de tous les échos, ce qui implique que le signal soit prolongé
pendant les intervalles de garde précédant le symbole m. Le bloc temporel se
transforme, alors, de
X m ,0 , X m ,1 ,... ..., X m ,N 1 à X m , N D 1 ,..., X m , N 1 , X m ,0 , X m ,1 ,..., X m ,N 1
En considérant une transmission sans bruit additif, le symbole OFDM reçu après le
passage par le canal s’écrit :
h0 0 0 xm, N D 1
qm,0
q
m,1 xm, N 1
hL 1
x
II.21
0 m,0
q 0
m, N 1 h0 xm, N 1
0 0 hL 1
Les D premiers échantillons du symbole OFDM reçu contiennent les interférences avec
le bloc précédent. Ils sont, donc, écartés dans la suite du calcul. Ainsi, le système peut
se réécrire :
34
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
h 0 0 hL 1 h1
qm , D ym ,0 0 x
m ,0
qm , D 1 ym ,1
hL 1 hL 1 xm ,1
0 0
II.22
q y 0 xm , N 1
m , N D 1 m , N 1 0 h0
0 hL 1
Toute matrice circulante est diagonalisable dans une base de vecteurs propres de
Fourier. Ainsi :
h0 0 h1
H0 0 0
hL 1 hL 1 0
F
H II.23
0 0
0 0 H N 1
0 0 hL 1 h0
Avec diag H 0 ,..., H N 1 F h0 ,..., hL1,0,...,0 est la transformée de Fourier du canal
T
Ym ,0 ym ,0
H0 0 0 X m ,0
Ym ,1 y m ,1 X
F 0 m ,1
0 II.23
Y y 0 H N 1 X m , N 1
m , N 1 m , N 1
35
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
Dans ce qui suit, nous décrivons le parcours suivi par le message depuis sa génération
par la source jusqu’à sa destination.
Le message généré par la source est d’abord transformé en une séquence binaire.
Idéalement. Cette opération de conversion d’un signal analogique à un signal
numérique est assurée par un processus de compression appelé le codeur source. En
général, le codeur source n’est pas pris en compte lors de l’étude des performances des
systèmes MIMO, puisque la séquence il est donné directement avec des valeurs
binaires. Ainsi la chaîne de transmission se délimite par le codeur de canal et le
décodeur de canal, de part et d’autre du canal de transmission.
La séquence binaire résultante est ensuite passée au codeur de canal. Le but du
codeur de canal est de la protéger contre les effets du canal (bruits, interférences, etc.).
Ainsi, le codeur introduit d’une façon contrôlée des bits de redondance qui peuvent être
utilisés au niveau du récepteur. La séquence binaire passe à travers un entrelacer afin
que la transmission soit plus robuste aux atténuations en bloc (block fading) du canal.
La séquence binaire passe à travers un modulateur numérique. Ce dernier associe
à chaque séquence de q bits un symbole complexe selon une constellation de taille 2 q .
Par exemple, nous citons la modulation binaire de phase dite (BPSK), la modulation
d’amplitude en quadrature (QAM).
36
Chapitre II : Systèmes MIMO-OFDM
Les symboles complexes sont par la suite mappés afin qu’ils soient transmis sur
les NT antennes de transmission et à travers les ressources orthogonales du canal.
Comme le système MIMO étudié considère la modulation OFDM, nous disposons à
l’entrée du canal de N*NT échantillons à émettre. Ainsi, l’utilisation d’un modulateur
spatio-temporel s’avère une bonne idée afin de profiter des ressources en espace, temps
et fréquence présentes.
II.5 Conclusion
Dans ce deuxième chapitre nous avons présente les systèmes de communication
basés Sur la technique MIMO et les expressions de leurs capacités, Et nous avons décrit
brièvement le principe de la modulation, et on a étudié précisément la modulation
OFDM, et la manière dont le signal OFDM est modulé/démodulé numériquement.
L’orthogonalité et la modulation/démodulation OFDM sont très facilement réalisables
grâce à la mise en œuvre de la transformée de Fourier discrète qui peut être efficacement
implémentée sur des porteuses.
Le signal émis parvient au récepteur sous forme de plusieurs symboles atténués et
retardés (interférences entre symboles), et on a comme solution le préfixe cyclique qui
élimine ces interférences. Ensuite, à l’aide d’un schéma récapitulatif nous avons
présenté la structure du système MIMO/OFDM, et nous avons discuté le principe de
fonctionnement de chaque bloc.
37
Chapitre III
Estimation du canal
Chapitre III : Estimation du canal
III.1 Introduction
Dans ce chapitre nous allons faire une description des méthodes utilisées pour
l’estimation de canal. L’effet du canal sur l’information transmise doit être estimé pour
que l’information original puisse être reconstruite avec le moindre d’erreur possible.
L’estimation de canal est un passage obligatoire pour retrouver les symboles qui ont été
émis. Le choix d’un modèle de canal est un point crucial. Dans ce travail on s’intéresse
aux techniques d’estimation à l’aide de symboles pilotes. Pour cela, il y a un problème
principal à prendre en considération pour mieux comprendre le but de ce travail. Le
problème est la conception d’un estimateur avec une basse complexité et une grande
capacité à suivre les variations du canal.
39
Chapitre III : Estimation du canal
Pour chaque symbole OFDM. La figure III.1 illustre ces deux dispositions : les
porteuses pilotes sont en noir et les porteuses d’information en blanc.
Selon la sélectivité des canaux considérées, d’autres motifs peuvent être utilises : dans
le standard DRM/DRM+ [1], les pilotes sont disposés en quinconce, un motif
rectangulaire, hexagonal ou une disposition aléatoire peuvent aussi être considérés [4].
On remarque, comme sur la figure III.1 (b), que si le canal est connu au niveau des
pilotes, une interpolation sera nécessaire pour estimer la réponse fréquentielle du canal
sur tout le réseau temps-fréquence. Certaines méthodes d’estimation vont être abordées
par la suite.
Y H
Y Y H
X H H H
X Y )H
H H
X H
X H
Posons la dérivée par rapport à H de la fonction coût à zéro,
J H
2 X H Y 2 X H X H
0
III .2
H
Nous avons X H X H X HY , ce qui donne l’estimé au sens des moindres carrés
suivant :
H LS X H X III.3
1
X HY X 1Y
Notons la Kiem composante de l’estimé du canal H LS par H LS [k], K=0, 1,2,…, N-
[Link] X est diagonal comme mentionné ci-dessus, l’estimé du canal au sens des
moindres carrés H LS , peut être donné pour chaque sous-porteuse comme suit :
Y K
H LS K , K=0,1,2,....,N-1 III .4
X K
40
Chapitre III : Estimation du canal
L’erreur quadratique moyenne (MSE) de cette estimé du canal, H LS , est donnée par
MSE LS E H Hˆ LS
H
H H LS
=E H X Y H X Y
1 H 1
=E X Z X Z III .5
1 H 1
=E Z X X Z
H H 1
z2
= 2
x
Notez que le MSE dans l’équation (III.5) est inversement proportionnel au rapport
signal à bruit, SNR= z2 / x2 , ce qui implique que le MSE peut être sujet à une
augmentation du bruit, en particulier lorsque le canal est dans un zéro profond.
Toutefois, la méthode LS a été largement utilisée pour l’estimation de canal en raison
de sa simplicité [4].
41
Chapitre III : Estimation du canal
E H Hˆ H
H H
E e H
E H W H H H
(III.7)
E H H H
W E H H
H
R HH W R HH 0
R AB
E AB H , et Ĥ est l’estimé LS du canal donnée par l’équation suivante :
H X 1Y H X 1
Z (III.8)
R HH E HH H
E X 1
Y
Y X 1 H
E H X Z H X Z
1 1 H
E HH X ZH HZ X X 1ZZ H X
H 1 H H 1 H 1 H (III.10)
E HH E X ZZ X
H 1 H 1 H
Z2
E HH 2 I H
x
Et RHH est la matrice de corrélation croisée entre le vecteur de canal réel et le vecteur
du canal estimé. En utilisant l’équation (III.10), l’estimé du canal au sens MMSE
devient :
42
Chapitre III : Estimation du canal
Hˆ WH 1
R HH R HH H
1
Z2 (III.11)
R HH HH
R I H
x2
Les éléments de la matrice RHH et de la matrice RHH peuvent être donnés par la formule
suivante :
E hk ,l hk ,l E hk ,l hk,l rf k k rt l l (III.12)
1
rf k (III.13)
1 j 2 rms k f
R 1 , 2 ; f E h 2 , t .h 1 , t f III .14
Cette propriété signifie que la corrélation entre la puissance d’un trajet à l’instant t1 et
à l’instant t2 ne dépend que de la différence t2 t1 .
-diffuseurs non corrélés :
Cette propriété signifie que la puissance d’un trajet retardé de 1 est non corrélée à
celle d’un trajet retardé de 2 .
43
Chapitre III : Estimation du canal
Notons que, jusqu’ici, l’estimation du canal est réalisée en utilisant les symboles pilotes
dits aussi les symboles d’apprentissage. Pour étendre l’estimation aux symboles de
données, les sous-porteuses pilotes doivent subir une interpolation. Parmi les méthodes
d’interpolation les plus utilisées on trouve l’interpolation linéaire, l’interpolation
polynomiale du second ordre et l’interpolation spline cubique [4].
Hˆ ( f ) Hˆ ( f p ) ( III .17)
Ou Ĥ (fp) est l’estimation de canal LS au niveau du pilote. Figure III.1 (a) illustre le
principe de l’interpolation NN autour d’une position pilote fp. Malgré sa simplicité, il
est évident que cette interpolation n’est adaptée que pour des canaux très peu sélectifs
[19].
44
Chapitre III : Estimation du canal
est la moyenne entre Ĥ (fp) et Ĥ (fp+δf), pondérée par la distance fp+δf − fp. Ainsi,
on obtient :
Hˆ (f p f ) Hˆ (f p )
Hˆ (f ) Hˆ (f p ) (f fp ) III .18
f p f f p
Figure III.2(b) illustre le principe de l’interpolation linéaire entre deux positions
fréquentielles de pilotes fp et fp + δp. Bien que plus précise que l’interpolation NN,
l’interpolation linéaire présente des mauvais résultats quand les canaux sont très
sélectifs.
ou Lp (fp) = 1 et χ (fp) = ˆH(fp). Il est prouvé dans que χ(f) est l’unique polynôme de
degré P −1 passant par tous les points (fp, ˆH (fp)). Il est aussi montre que quand P
augmente, le polynôme χ(f) à tendance à diverger entre chaque point de contrôle. Dans
certains cas, il est même possible que l’erreur entre la fonction originelle et le polynôme
interpolateur tende vers l’infini. Ce phénomène, appelé effet Runge, rend l’interpolation
par polynômes de Lagrange peu applicable en pratique. Une solution pour limiter l’effet
Runge est de découper l’ensemble des points de contrôle par paquets de quatre points
consécutifs {fp, ..., fp + 3δp} et d’appliquer une interpolation par un polynôme de degré
trois sur chacun des intervalles.
Cette méthode appelée interpolation cubique par morceau est couramment utilisée.
45
Chapitre III : Estimation du canal
III.4 Égalisation
Après estimation de la réponse impulsionnelle du canal, nous tournons maintenant
notre attention vers l’égalisation des blocs de données reçus. Les sous-porteuses reçues
dans le bloc de données OFDM souffrent d’une distorsion sur leur amplitude et d’un
décalage en leurs phases. Ceci est due aux coefficients complexes multiplicatifs de
canal de chaque sous porteuse. L’égalisation peut être réalisée afin de combattre les
effets multiplicatifs introduits par le canal (souvent multi-trajets) sur les sous-porteuses
des symboles OFDM. Nous considérons deux méthodes d’égalisation ; l’égalisation
dans le domaine temporelle et l’égalisation dans le domaine fréquentiel Cette opération
peut ainsi être réalisée simplement dans le domaine fréquentiel, en multipliant
l’échantillon reçu sur chaque sous-porteuse par un scalaire complexe [20].
III.5Conclusion
Nous avons passé en revue dans ce chapitre. Deux estimateurs sont principalement
détaillés : l’estimateur LS et l’estimateur LMMSE. L’estimateur LMMSE s’exécute
mieux que l’estimateur basé sur le critère à moindres carrés (LS) mais sa complexité de
calcul est l’un des inconvénients principaux pour des implémentations pratiques.
L’estimation de canal nécessite parfois une interpolation pour estimer les coefficients
entre deux points connus appelés pilotes. Cependant, les interpolations créent des
erreurs résiduelles ayant un impact sur la qualité de l’estimation.
46
Chapitre IV
Simulation
Et
Résultats
Chapitre IV : Simulation et résultats
IV.1 Introduction
Ce chapitre est un exposé des résultats de simulations que nous avons faites dans
le cadre de ce mémoire. En utilisant le logiciel de simulation et de programmation
MATLAB, nous proposons une analyse comparative des deux techniques classiques
d’estimation, à savoir l’estimateur LS et l’estimateur LMMSE, en termes d’erreur
quadratique moyenne normalisée (NMSE) et du taux d’erreur binaire (BER). L’analyse
porte sur trois facteurs, l’impact de l’espacement entre les symboles pilotes, l’impact
du type de canal multi-trajets et finalement, l’impact du type de modulation.
x k xˆ k
2
NMSE K 1
N IV .2
2
x k x k
K 1
48
Chapitre IV : Simulation et résultats
Tableau IV.2 : Profil de retard pour trois model de canaux : EPA, EVA et ETU.
Dans cette partie on va faire une comparaison entre les courbes NMSE des
estimateurs LMMSE, LS-Linéaire et LS-Cubique avec 3 valeurs déférentes
49
Chapitre IV : Simulation et résultats
d’espacement entre les symboles pilotes en utilise (2, 4, 8) avec le modèle de canal
EVA. La longueur du préfixe cyclique (ou intervalle de garde) est de l’ordre de 10. Ce
nombre est choisi de telle sorte qu’il soit supérieur ou égal à avec la longueur des
canaux. Les valeurs du SNR considéré s’étendent de 0 à 30 dB avec un pas de 5 dB.
Les courbes NMSE sont présentées sur les Figures (IV.1, IV.2 et IV.3).
On remarque que la courbe NMSE de l’estimateur MMSE est supérieur à celle des
estimateurs LS-Linéaire et LS-Cubique pour toutes les valeurs de SNR pour les trois
valeurs espacement. Nous remarquons une augmentation de la valeur NMSE lorsqu’on
augmente l’espacement entre les symboles pilotes. Tous les estimateurs montrent des
résultats satisfaisants avec une valeur d’espacement de 2 symboles. Toutefois, une
remarque une forte dégradation des performances pour un espacement de 8. Il est à noter
que l’augmentation du nombre de pilotes symboles dans un symbole OFDM rend la
transmission plus fiable mais au détriment d’une diminution de la charge utile en termes
d’information. Pour un espacement de 4 symboles, on note que l’estimateur LS-Linéaire au
plus performant par rapport à l’estimateur LS-Cubique.
50
Chapitre IV : Simulation et résultats
51
Chapitre IV : Simulation et résultats
Dans cette partie nous faisons une analyse comparative des différents estimateurs
(MMSE, LS-Linéaire et LS-Cubique) en termes du type du canal. Les canaux utilisés
sont définis et détaillés précédemment, à savoir le modèle EPA, le modèle EVA et le
modèle ETU. L’espacement entre les symboles pilotes est fixé à une valeur de 2. Les
résultats de la simulation sont présentés dans Les Figures (IV. 4, IV. 5, IV. 6).
Les courbes montrent que les performances de l’estimateur LMMSE dépassent celles
des estimateurs LS-Linéaire, LS-Cubique pour les trois canaux. Les courbes montrent
également que les estimateurs LS-Linéaire et LS-Cubique sont identiques pour les
valeurs du SNR de 0 dB à 20 dB, au-delà de cette valeur ils commencent à diverger en
faveur de l’estimateur LS-Linéaire qui continue avec le même rythme de diminution
contrairement à l’estimateur LS-Cubique dont la courbe NMSE continue à diminuer
mais avec un rythme plus faible. On note que le type du canal n’a pratiquement aucune
influence sur les estimateurs sauf pour le cas de l’estimateur LS-Cubique et plus les
grandes valeurs du SNR (au-delà de 20 dB).
Figure IV. 4 : Courbes NMSE des différents estimateurs pour le canal EPA.
52
Chapitre IV : Simulation et résultats
Figure IV. 5 : Courbes NMSE des différents estimateurs pour le canal EVA.
Figure IV. 6 : Courbes NMSE des différents estimateurs pour le canal ETU.
53
Chapitre IV : Simulation et résultats
Dans cette partie on va faire une comparaison entre les différentes courbes BER obtenus
de simulation des différents estimateurs de canal (LS-Cubique, LS-Linéaire et MMSE) avec
deux types de modulation, la 16-QAM et la 256-QAM. Le modèle du canal est fixé au modèle
EVA et l'espacement entre les symboles pilotes est fixé à 4. Les résultats de simulations sont
représentés sur Les Figures (IV. 7) et (IV. 8). Nous constatons une domination flagrante de
l’estimateur LMMSE par rapport aux deux autres estimateurs pour les deux modulations 16-
QAM et 256-QAM. L’estimateur LS-Linéaire est plus performant par rapport à l’estimateur
LS-Cubique plus particulièrement pour les grandes valeurs du SNR, à partir de 15 dB. Pour les
petites valeurs du SNR, les trois estimateurs sont presque identiques en termes de performances.
Figure IV. 7 : Courbes BER des différents estimateurs avec la modulation 16-QAM.
54
Chapitre IV : Simulation et résultats
Figure IV. 8 : Courbes BER des différents estimateurs avec la modulation 256-QAM.
IV.7 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons montré une comparaison entre les estimateurs
classiques du canal multi-trajets pour un système OFDM, à savoir l’estimateur LMMSE
ainsi que les estimateurs LS-Linéaire et LS-Cubique. La comparaison est réalisée en
fonction de l’espacement entre symboles pilotes, le type du canal et la type de
modulation. La comparaison a montré que l’estimateur LMMSE est le plus performant
suivi par l’estimateur LS-Linéaire puis l’estimateur LS-Cubique. Les critères utilisés
pour l’évaluation sont les courbes NMSE et les courbes BER.
55
Conclusion générale
Conclusion générale
Conclusion générale
Dans le chapitre 1 nous avons bien détaillé le canal de propagation de modèle SISO,
et ses différents types et caractéristiques.
Le deux dernier chapitre, nous avons simulé à l’aide des programmes MATLAB le
système SISO-OFDM et présenté Les techniques proposées ont été modélisées sur le
plan mathématique puis implémentées sur le plan algorithmique. Nous avons utilisé un
algorithme qui calcule l’erreur quadratique moyenne normalisée (EQMN) des
estimateurs least squares (LS) et Linear minimum mean squared error (LMMSE) puis
nous avons utilisé un algorithme qui minimise la complexité de LMMSE par
l’utilisation des fonctions qui calculent le taux d’erreur par bit en fonction de SNR.
Nous avons alors observé que l’estimateur LS est simple et convenable pour des valeurs
élevées de SNR, alors que l’algorithme LMMSE est caractérisé par des calculs
complexes mais avec des performances meilleures que celle de LS.
57
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