2024-2025
Technologie
Schématisation et
Automatisme
Industriel
Module 3:
Schématisation électrique
IST Ouaga 2000
M. OUEDRAOGO
Maintenance Industriel II
2
INTRODUCTION
❑Une installation électrique est un ensemble cohérent de circuits
électriques, d'appareillages électriques.
❑Elle peut se situer dans un bâtiment ou un ensemble de
bâtiments à usage d'habitation, industriel, commercial, ou de
bureaux.
3
INTRODUCTION
❑L'étude de l'installation électrique se fait par un architecte et/ou
un bureau d'étude en techniques spéciales et/ou l'entreprise
d'électricité
❑La réalisation de l'installation électrique se fait par une
entreprise d'électricité ou un électricien
4
[Link]
5
1.1 LE SCHEMA ELECTRIQUE : DEFINITION
C’est la représentation graphique
normalisée d’un équipement, d’une
installation électrique.
6
1.1 LE SCHEMA ELECTRIQUE : DEFINITION
Un schéma électrique représente à l’aide de
symboles graphiques, les différentes parties
d’un réseau, d’une installation ou d’un
équipement qui sont reliées et connectées
fonctionnellement.
7
1.2 Le diagramme: DEFINITION
❑Le diagramme aide à la compréhension d’un schéma en
donnant des informations complémentaires.
❑Il facilite l’analyse d’actions successives en précisant, la
valeur des intervalles de temps.
8
2. Schéma électrique
9
2.1 Rôle d’un schéma
Un schéma électrique a pour but :
❑d’expliquer le fonctionnement de l’équipement ou de l’installation qu’il
représente ;
❑de fournir les bases d’établissement et de réalisation physique de l’installation ;
❑de faciliter les essais et la maintenance.
10
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
Les schémas électriques peuvent être classés selon le but envisagé ou selon le
mode représentation.
2.2.1. Classification selon le but envisagé
a- Les schémas explicatifs
Ils facilitent la compréhension et l’étude d’une installation.
11
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
b- Les diagrammes
❑Le diagramme de séquence pour comprendre étape par étape le
fonctionnement du système.
❑Le diagramme temporel pour avoir une idée sur l’évolution
temporelle
12
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
c- Les schémas de connexion
Ils guident la réalisation et la vérification des connexions d’une installation ou
d’un équipement.
13
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
d- Les schémas de dispositions
Pour montrer l’emplacement des différents éléments d’une installation.
14
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
2.2.2. Classification selon le mode de représentation
a- Selon le nombre de conducteurs
Représentation unifilaire: Deux ou plus de deux conducteurs sont représentés par un
trait unique. On indique sur ce trait le nombre de conducteurs en parallèle. Cette
représentation est surtout utilisée en triphasé.
Représentation multifilaire: Chaque conducteur est représenté par un trait.
15
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
16
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
b- Selon l'emplacement des symboles
Représentation assemblée:
Les symboles des différents éléments d’un même appareil, ou d’un même
équipement, sont représentés juxtaposés sur le schéma.
17
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
Représentation assemblée:
18
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
Représentation rangée:
Les symboles des différents éléments d’un même appareil ou d’une même installation
sont séparés et disposés de façon que l’on puisse tracer facilement les symboles des
liaisons mécaniques entre différents éléments qui manœuvrent ensemble.
19
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
Représentation rangée:
.
20
2.2 CLASSIFICATION DES SCHÉMAS
Représentation développée:
Les symboles des différents éléments d’un même appareil ou d’une même installation
sont séparés et disposés de manière que le tracé de chaque circuit puisse être facilement
suivi. C’est la tendance actuelle dans tous les schémas de commandes.
21
2.3 STRUCTURE D'UNE INSTALLATION
ÉLECTRIQUE
Une installation électrique se compose principalement de trois parties :
a- les sources d’énergies
b- le contrôle et la commande
c- les récepteurs
22
2.4 NORMALISATION DES INSTALLATIONS
ÉLECTRIQUES
C’est l’ensemble des règles techniques qui permettent de standardiser
l’appareillage électrique, sa représentation et son branchement.
Les normes électriques sont publiées par des organismes officiels
23
2.4 NORMALISATION DES INSTALLATIONS
ÉLECTRIQUES
Les normes électriques sont essentielles pour garantir la sécurité, la
compatibilité et l'efficacité des équipements électriques.
Ces normes sont élaborées par des organismes de normalisation reconnus à
l'échelle internationale, régionale ou nationale.
24
2.4 NORMALISATION DES INSTALLATIONS
ÉLECTRIQUES
Au niveau international, le principal organisme est :
Commission Électrotechnique Internationale (CEI) : C'est l'organisation
mondiale de normalisation pour tout ce qui a trait à l'électricité, à
l'électronique et aux technologies de l'information.
25
2.4 NORMALISATION DES INSTALLATIONS
ÉLECTRIQUES
Au niveau régional, on retrouve des organismes comme :
Comité Européen de Normalisation (CEN) : Il élabore des normes
européennes en collaboration avec les organismes nationaux de
normalisation des pays membres de l'Union européenne.
26
2.4 NORMALISATION DES INSTALLATIONS
ÉLECTRIQUES
Institut Américain des Normes Nationales (ANSI) : Il coordonne le système
américain de développement de normes volontaires et facilite l'adoption de
normes internationales aux États-Unis.
27
2.4 NORMALISATION DES INSTALLATIONS
ÉLECTRIQUES
Au niveau national, chaque pays dispose de son propre organisme de
normalisation. Par exemple :
AFNOR (Association Française de Normalisation) : En France, l'AFNOR est
l'organisme national de normalisation.
28
2.4 NORMALISATION DES INSTALLATIONS
ÉLECTRIQUES
DIN (Deutsches Institut für Normung) : En Allemagne, le DIN est l'organisme
de normalisation.
29
2.5 SYMBOLES
Chaque équipement électrique est désigné par un symbole qui le représente
dans un schéma.
Les symboles sont standardisés par les organismes de normalisation.
30
2.5 SYMBOLES
Un appareil de coupure permet d’ouvrir ou fermer les circuits électriques. Cet
appareil doit avoir un contact qui se déplace :
Remarque :
- Un contact à fermeture est ouvert au repos.
- Un contact à ouverture est fermé au repos.
31
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Pour faciliter la réalisation, les modifications et la maintenance des
installations et des équipements électriques les bornes de raccordement et
les conducteurs doivent être repérés identiquement sur les schémas et sur
l'installation.
32
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Repérage des conducteurs
Le repérage des conducteurs se récapitule par les tableaux suivants:
33
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Repérage des conducteurs
34
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Les bornes des appareils tels que les bobines , les résistances, les impédances
sont marquées par des repères alphanumériques comme l'indique le tableau
suivant tel qu'on affecte des numéros impairs à l'entrée et des numéros pairs
à la sortie.
35
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
36
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Repérage des contacts
On distingue deux modes de repérage des contacts pour les schémas de montage
industriel:
❑Repérage des circuits de Commande.
❑Repérage des Circuits de puissance.
37
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
a- Les circuits de commande
Les bornes de contacts des circuits de commande sont repérées par deux
nombres de deux chiffres; tels que les nombres impairs désignent les entrées
des contacts et les nombres pairs désignent les sorties des contacts; notant
que le nombre est composé de deux chiffres.
38
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
39
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Le chiffre des dizaines indique le numéro d'ordre de chaque contact
Repérage des contacts
auxiliaires
(a) Contact fermé au repos
(b) (b) Contact ouvert au repos
(c) Contact temporisé fermé au repos
(d) Contact temporisé ouvert au repos
(e) Contact d'un relais magnétothermique fermé au repos
(f) Contact d'un relais magnétothermique ouvert au repos
40
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
b- Les circuits de puissance
Les bornes des contacts des circuit de puissance sont repérées par un
seul chiffre. Les entrées prennent des chiffres impairs et les sorties
prennent des chiffres pairs.
Repérage des contacts principaux
41
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Repérage des éléments
Les repères d'identification sont des ensembles comprenant des signes
distinctifs ( = , + , - , : ) et des indications alphanumériques permettant
d'identifier les éléments d'un schéma.
42
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Repérage des éléments
L'emplacement de chaque identification se décompose en quatre blocs
d'information répétés par des signes distincts.
43
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Repérage des éléments
L'emplacement de chaque identification se décompose en quatre blocs
d'information répétés par des signes distincts.
44
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Repérage des éléments
L'emplacement de chaque identification se décompose en quatre blocs
d'information répétés par des signes distincts.
45
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
a- La subdivision: Bloc 1, Symbole =
La subdivision permet d'effectuer la relation entre les différents
éléments dispersés en précisant leurs emplacements.
Exemple: Laboratoire pneumatique N°1 désigné par: =LP1
46
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
b- L'emplacement: Bloc 2, Symbole +
Il se compose de deux parties:
• La première partie représentée par un seul chiffre précisant le sous
ensemble.
• La deuxième partie représentée par une lettre désignant la ligne sur
laquelle est positionnée le symbole de l'élément à repérer et un
chiffre définissant la colonne sur laquelle est positionnée le même
symbole.
Exemple: Sous ensemble 4, ligne D, colonne 3, désigné par : +4D3
47
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
c- L'identification de la fonction: Bloc 3, Symbole -
Ce Bloc comprend trois parties:
• Partie A: Cette partie est désignée par une lettre qui définit la
nomination de l'élément à repérer
Exemple: K: contacteur
• Partie B: Elle est désignée par un numéro de l'élément concerné.
Exemple: K1: contacteur N°1
• Partie C: désignée par une lettre qui indique la fonction concernée
Exemple: K: contacteur principale N°1 désigné par: -KM1
48
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
d- Les bornes: Bloc 4, Symbole :Toutes les bornes doivent être repérés
par des lettres ou des chiffres.
Exemple: A1 est la borne d'entrée du relais du contacteur principale
K1M désigné par: A1.
49
2.6 REPÉRAGE DES SCHÉMAS ÉLECTRIQUES
Le repère est le suivant:
Repérage des éléments On lit:
la borne A1 du relais du
contacteur principal N°1
situé au croisement de
la ligne D et la colonne
3 du tiroir N°4 de
l'armoire du laboratoire
pneumatique N°1.
50
2.7. REPÉRAGE DES CONDUCTEURS DE
RACCORDEMENT
Le repérage des conducteurs très utile pour un dépannage ou
modification de l'installation électrique.
Il existe plusieurs façons de repérage des conducteurs les plus
répondus sont:
51
2.7. REPÉRAGE DES CONDUCTEURS DE
RACCORDEMENT
a- Le repérage indépendant:
Chaque conducteur porte un numéro indépendant du bornier. Il est a
noté que ce type de repérage doit être détaillé sur un tableau annexe
qui est disponible lors d'une intervention.
52
2.7. REPÉRAGE DES CONDUCTEURS DE
RACCORDEMENT
b- Le repérage dépendant:
Chaque conducteur possède le même numéro que celui de la borne.
53
2.7. REPÉRAGE DES CONDUCTEURS DE
RACCORDEMENT
c- Le repérage composé:
Chaque conducteur porte à son extrémité l'identification de son
emplacement et celui de l'autre bout du conducteur
54
2.8. REPÉRAGE DES ÉQUIPEMENTS
ÉLECTRIQUES
Le tableau suivant comporte les lettres définissant le matériel
électrique selon les normes NFC63-031 et NFC 63-034.
55
2.8. REPÉRAGE DES ÉQUIPEMENTS
ÉLECTRIQUES
.
Tableau des classements des lettres utilisés dans
les schémas développées
56
2.9. SYMBOLES ÉLECTRIQUES
Pour représenter un circuit électrique, l'emploi d'un schéma et de
symboles normalisés s'avère bien pratique.
2.10.1 Types de symboles électriques
Il existe deux grandes sortes de symboles électriques :
❑Les premiers, simplifiés, sont utilisés pour un schéma développé ou
multifilaire.
❑Les seconds sont employés pour un schéma architectural ou
unifilaire.
57
2.9. SYMBOLES ÉLECTRIQUES
❑À noter que les architectes emploient parfois des symboles « maison
» qui leur sont propres.
❑Dans tous les cas, il existe des symboles pour les conducteurs
(neutre, phase), pour les prises, les interrupteurs, les disjoncteurs,
etc.
58
2.9. SYMBOLES ÉLECTRIQUES
10.2 Tableaux des principaux symboles électriques
La norme NFC 15-100 a définit ses symboles normalisés comme indiqué
dans le tableau ci dessous:
59
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
Le schéma électrique d'un système
électrique ou électromécanique est composé de deux parties distinctes:
• Un circuit de commande
• et un circuit de puissance
60
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
❑Dans une installation électrique, les circuits de commande et les
circuits de puissance jouent des rôles complémentaires.
❑Ils assurent le fonctionnement, le contrôle et la sécurité des
équipements électriques.
61
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3.1. Circuit de Commande
Définition 1 :
Un circuit de commande est conçu pour contrôler et piloter le fonctionnement du système.
Il agit sur le circuit de puissance pour déterminer quand et comment l’énergie est délivrée aux
charges (moteurs, lampes, actionneurs, etc.).
62
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3.1. Circuit de Commande
Définition 2 :
Le circuit de commande permet de piloter et de contrôler le fonctionnement d’un
appareil électrique ou d’une machine. Il agit sur le circuit de puissance pour
démarrer, arrêter, inverser le sens de marche ou réguler la vitesse.
63
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3.1. Circuit de Commande
Caractéristiques :
• Fonctionne avec des courants faibles (souvent 24V, 48V ou 110V).
• Composé d’éléments de commande comme des boutons-poussoirs, relais, contacteurs, et
automates programmables (API).
• Assure la sécurité grâce à des dispositifs de protection tels que les interrupteurs
d’urgence.
64
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3.1. Circuit de Commande
Composants courants :
• Boutons-poussoirs : Utilisés pour commander manuellement un équipement.
• Relais : Permettent de fermer ou d’ouvrir des contacts pour contrôler un autre circuit.
• Temporisateurs : Introduisent un délai dans l’action de commande.
65
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3.1. Circuit de Commande
Composants courants :
• Capteurs : Détectent des paramètres (position, vitesse, température) pour commander
automatiquement un équipement.
• Automates programmables industriels (API) : Permettent des commandes complexes
basées sur des programmes.
66
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3.1. Circuit de Commande
Fonction principale :
Activer ou désactiver les éléments du circuit de
puissance selon des conditions spécifiques
67
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3. 2. Circuit de Puissance
Définition 1 :
Le circuit de puissance est la partie du système responsable de fournir l’énergie nécessaire à la
charge (actionneurs, moteurs, etc.).
C’est lui qui manipule directement les puissances élevées.
68
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3. 2. Circuit de Puissance
Définition 2 :
Le circuit de puissance est le circuit électrique principal qui transporte l’énergie
électrique vers les équipements (moteurs, résistances, transformateurs, etc.). Il est
responsable de l’alimentation directe des charges.
69
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3. 2. Circuit de Puissance
Caractéristiques :
• Fonctionne avec des courants forts (généralement 230V, 400V ou plus).
• Utilise des conducteurs et composants dimensionnés pour des courants élevés.
• Composé d’éléments comme les contacteurs de puissance, les disjoncteurs et les fusibles.
70
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3. 2. Circuit de Puissance
Composants courants :
• Contacteurs de puissance : Permettent de connecter ou de déconnecter la charge du réseau.
• Disjoncteurs : Protègent contre les surintensités et les courts-circuits.
• Fusibles : Protègent contre les surcharges.
71
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3. 2. Circuit de Puissance
Composants courants :
• Variateurs de vitesse : Contrôlent la puissance transmise à un moteur pour
réguler sa vitesse.
• Moteurs, lampes, résistances, ou autres appareils électriques.
72
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
3. 2. Circuit de Puissance
Fonction principale :
Alimenter les équipements en énergie électrique selon
les commandes reçues
73
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
Différences entre circuits de commande et circuits de puissance
74
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
Interaction entre les deux circuits
Les circuits de commande et de puissance travaillent ensemble :
• Le circuit de commande agit comme le "cerveau" qui décide et
pilote.
• Le circuit de puissance agit comme les "muscles" qui fournissent
l’énergie nécessaire pour exécuter les actions.
75
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
Exemple :
Dans un système de démarrage de moteur :
1. L’opérateur appuie sur un bouton-poussoir (circuit de
commande).
2. Le contacteur de puissance se ferme (action commandée).
3. Le moteur reçoit l’énergie électrique (circuit de puissance).
76
3. Circuit de commande
Circuit de puissance
Dispositifs de sécurité
Les installations électriques incluent des dispositifs pour garantir la
sécurité des circuits :
• Interrupteurs d’urgence : Coupent immédiatement l’alimentation
en cas de problème.
• Disjoncteurs : Protègent les circuits contre les surcharges et
courts-circuits.
• Relais thermiques : Protègent les moteurs contre les surchauffes.
• Verrouillage électrique : Empêche les actions non autorisées ou
dangereuses.
77
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
Un départ moteur est un ensemble de constituants
permettant de commander un moteur électrique tout en
assurant la protection contre les courts-circuits et les
surcharges.
78
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
Un départ moteur doit assurer trois fonctions
principales ; le sectionnement, la protection
et la commutation.
79
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
Il existe des solutions techniques avec 4, 3, 2
ou 1 composants pour réaliser ces fonctions.
.
80
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
Solution 4 produits (composants) : Sectionneur
porte-fusibles + Fusibles type aM +
Contacteur + Relais thermique
81
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
82
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
Solution 3 produits : Disjoncteur
magnétique + Contacteur + Relais
thermique
83
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
84
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
Solution 2 produits : Disjoncteur moteur
magnétothermique + Contacteur
85
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
86
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
Solution 1 produit : Contacteur
disjoncteur intégral
87
4. SCHEMAS DES DEPARTS MOTEURS
88
5. LES MOTEURS ELECTRIQUES
Les moteurs électriques transforment l’énergie
électrique en énergie mécanique. Ils sont omniprésents
dans notre quotidien, allant des appareils
électroménagers aux applications industrielles lourdes.
89
5.1 Concepts clés
1. Le couple d'un moteur
Le couple est la force de rotation qu'un moteur peut appliquer sur un objet.
Imaginez que vous utilisez une clé pour visser un boulon : plus vous appliquez de
force sur la clé, plus le couple est important. Dans un moteur, le couple est
essentiel pour déplacer des charges lourdes (par exemple, une voiture ou une
machine).
90
5.1 Concepts clés
2. Réluctance magnétique
La réluctance magnétique est comme la résistance dans un circuit électrique, mais pour les
champs magnétiques. Elle indique à quel point un matériau ou un chemin s'oppose au passage du
flux magnétique.
Par exemple, un matériau comme le fer a une faible réluctance, ce qui signifie qu'il est bon pour
canaliser les champs magnétiques.
91
5.1 Concepts clés
3. Moteur synchrone
Un moteur synchrone est un moteur où le rotor tourne exactement à la
même vitesse que le champ magnétique du stator.
Par exemple, si le champ magnétique tourne à 50 tours par seconde (50
Hz), le rotor tournera également à 50 tours par seconde.
92
5.1 Concepts clés
4. Moteur asynchrone
Un moteur asynchrone (ou moteur à induction) est un moteur où le rotor tourne un peu moins
vite que le champ magnétique du stator. Cette différence de vitesse est nécessaire pour créer le
courant qui fait tourner le rotor.
• Avantage : Robuste et simple à fabriquer.
• Exemple d'utilisation : Pompes, ventilateurs, machines-outils.
93
5.1 Concepts clés
5. Aimants permanents
Les aimants permanents sont des aimants naturels ou artificiels qui conservent leur
magnétisme sans besoin de courant électrique. Dans un moteur, ils créent le
champ magnétique nécessaire pour faire tourner le rotor.
•Avantage : Pas besoin d'alimentation pour la bobine de champ, ce qui rend le
moteur plus compact et efficace.
•Exemple d'utilisation : Moteurs de drones, ventilateurs portatifs.
94
5.2 Les différents types de moteurs électriques
95
5.4 Les techniques de démarrage
❑Les moteurs asynchrones triphasés sont très répandus dans
l’industrie en raison de leur robustesse, leur simplicité de conception
et leur coût modéré.
❑Cependant, pour optimiser leur fonctionnement, différentes
techniques de démarrage, freinage et variation de vitesse sont
utilisées.
96
5.4 Les techniques de démarrage
1. Démarrage direct à un sens de marche
Principe : Le moteur est directement connecté au réseau
d’alimentation sans aucun dispositif réducteur de courant ou de
tension élevé pouvant endommager le moteur ou le système
mécanique.
Objectif : Obtenir un démarrage rapide et simple.
97
5.4 Les techniques de démarrage
1. Démarrage direct à un sens de marche
•Avantages :
Installation simple et économique.
Réponse rapide.
•Limites :
Pic de courant élevé (à 5 à 8 fois le courant nominal).
Couple de démarrage élevé pouvant endommager le moteur ou le
système mécanique.
98
5.4 Les techniques de démarrage
2. Démarrage direct à deux sens de marche
Principe : Utilisation de deux contacteurs pour inverser deux phases du
moteur, permettant ainsi un changement du sens de rotation.
Objectif : Faire fonctionner le moteur dans les deux sens
(avant/arrière).
99
5.4 Les techniques de démarrage
2. Démarrage direct à deux sens de marche
Avantages :
• Solution simple pour des systèmes réversibles.
• Coût modéré.
Limites :
• Toujours soumis à des pics de courant élevés.
• Risque d’usure mécanique accélérée en cas d’inversions fréquentes.
100
5.4 Les techniques de démarrage
3. Démarrage étoile-triangle
Principe : Le moteur démarre en étoile (réduction de tension appliquée
à chaque enroulement) puis passe en triangle une fois à vitesse
nominale.
Objectif : Réduire le courant de démarrage.
101
5.4 Les techniques de démarrage
3. Démarrage étoile-triangle
Avantages :
• Limitation du courant de démarrage (à environ 1/3 de celui d’un démarrage
direct).
• Système simple et éprouvé.
Limites :
• Couple de démarrage réduit (1/3 du couple nominal).
• Nécessite que la tension nominale du moteur soit compatible avec le
réseau.
102
5.4 Les techniques de démarrage
4. Démarrage par élimination de résistances statoriques
Principe : Des résistances sont insérées en série avec le stator pour
limiter le courant au démarrage, puis elles sont court-circuitées une fois
le moteur lancé.
Objectif : Réduire le courant de démarrage et le couple de démarrage.
103
5.4 Les techniques de démarrage
4. Démarrage par élimination de résistances statoriques
Avantages :
• Contrôle précis du courant de démarrage.
• Coût modéré.
Limites :
• Perte d’énergie dans les résistances.
• Complexité relative de l’installation.
104
5.4 Les techniques de démarrage
5. Démarrage par élimination de résistances rotoriques
Principe : Des résistances sont ajoutées au rotor pour contrôler le
couple et le courant de démarrage. Ces résistances sont
progressivement réduites pendant l’accélération.
Objectif : Offrir un couple élevé avec un courant de démarrage limité.
105
5.4 Les techniques de démarrage
5. Démarrage par élimination de résistances rotoriques
Avantages :
• Excellente maîtrise du couple de démarrage.
• Idéal pour les moteurs à rotor bobiné.
Limites :
• Coût plus élevé.
• Maintenance accrue due aux résistances.
106
5.5 Les techniques de freinage
1. Freinage par contre-courant
Principe : L’ordre de rotation du moteur est inversé en changeant deux
phases, ce qui crée un couple opposé.
Objectif : Arrêter rapidement le moteur.
107
5.5 Les techniques de freinage
1. Freinage par contre-courant
Avantages :
• Freinage très efficace.
• Simple à mettre en œuvre.
Limites :
• Perte d’énergie sous forme de chaleur.
• Effort mécanique important.
108
5.5 Les techniques de freinage
2. Freinage par injection de courant continu
Principe : Un courant continu est injecté dans le stator, ce qui crée un
champ magnétique stationnaire freinant le rotor.
Objectif : Arrêter progressivement le moteur.
109
5.5 Les techniques de freinage
2. Freinage par injection de courant continu
Avantages :
Freinage doux et contrôlé.
Pas de résistance mécanique ajoutée.
Limites :
Installation coûteuse.
Nécessite un dispositif spécial pour injecter le courant continu.
110
5.6 Les différents types de variateurs de
vitesse
Les variateurs de vitesse permettent de contrôler la vitesse et le couple des
moteurs électriques en ajustant la fréquence et la tension de leur alimentation.
Leur rôle principal est d’optimiser les performances des moteurs en améliorant
l’efficacité énergétique, en réduisant l’usure mécanique grâce à un démarrage
progressif, et en s’adaptant aux besoins spécifiques des applications (pompes,
ventilateurs, machines-outils, etc.).
Ils contribuent également à réduire les coûts d’exploitation, à augmenter la durée
de vie des équipements et à offrir une flexibilité opérationnelle
111
5.6 Les différents types de variateurs de
vitesse
1. Variateurs mécaniques
Principe : Utilisation de poulies, courroies ou boîtes de vitesses pour
modifier la vitesse du moteur.
112
5.6 Les différents types de variateurs de
vitesse
1. Variateurs mécaniques
Avantages :
Simple et robuste.
Coût initial faible.
Limites :
Usure mécanique accrue.
Peu flexible pour des applications complexes.
113
5.6 Les différents types de variateurs de
vitesse
2. Moteurs spéciaux (agir sur la constitution du moteur)
Principe : Modification de la conception du moteur pour permettre des
vitesses multiples (ex. : moteurs à bagues).
114
5.6 Les différents types de variateurs de
vitesse
2. Moteurs spéciaux (agir sur la constitution du moteur)
Avantages :
Bonne adaptabilité.
Idéal pour certaines applications spécifiques.
Limites :
Conception complexe.
Coût élevé..
115
5.6 Les différents types de variateurs de
vitesse
3. Rhéostat rotorique (agir sur le glissement)
Principe : Ajout d’un rhéostat dans le rotor des moteurs à rotor bobiné
pour contrôler la vitesse en modifiant le glissement.
116
5.6 Les différents types de variateurs de
vitesse
3. Rhéostat rotorique (agir sur le glissement)
Avantages :
Contrôle efficace de la vitesse.
Bon rendement à basse vitesse.
Limites :
Perte d’énergie dans le rhéostat.
Maintenance accrue.
117
5.6 Les différents types de variateurs de
vitesse
4. Variateurs électroniques (agir sur la fréquence)
Principe : Modification de la fréquence d’alimentation du moteur à
l’aide de variateurs de fréquence (VFD).
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5.6 Les différents types de variateurs de
vitesse
4. Variateurs électroniques (agir sur la fréquence)
Avantages :
Contrôle précis de la vitesse et de l’accélération.
Excellente efficacité énergétique.
Limites :
Coût élevé.
Nécessite une expertise pour l’installation et la maintenance.