OFFICE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET LA PROMOTION DU TRAVAIL
OFPPT
INSTITUT SPÉCIALISÉ DANS LES MÉTIERS DU TRANSPORT ROUTIER ET LOGISTIQUE -
BENGUERIR
Module : Mini Projet
SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE
Réalisé par : Moad OUKHITI
Consultant en Entreprenariat, Employabilité & Développement Social
ENSEIGNANT VACATAIRE A L’INSTITUT SPÉCIALISÉ DANS LES MÉTIERS DU TRANSPORT
ROUTIER ET LOGISTIQUE – BENGUERIR
A PARTIR DE L’ANNEE UNIVERSITAIRE 2023/2024
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 1
INTRODUCTION
Ce document a été élaboré pour les stagiaires des établissements de l’OFFPT, et précisément
ceux de L’INSTITUT SPÉCIALISÉ DANS LES MÉTIERS DU TRANSPORT ROUTIER ET
LOGISTIQUE – BENGUERIR, comme support du module « Mini Projet ». Il constitue un outil
de référence pour les guider dans l’élaboration de leur projet professionnel, la rédaction et la
présentation d’un rapport de Projet de Fin d’Etudes (PFE) ou de stage.
Il a pour objectif de rappeler ou d’apprendre aux stagiaires les caractéristiques principales
attendues dans un rapport écrit et dans une soutenance de PFE ou de rapport de stage. Les
informations qu’il contient sont donc, à considérer comme des consignes à respecter aussi bien
lors de la rédaction du rapport que pour la présentation du projet de fin d’études ou rapport de
stage.
Il contient les règles de base, des notions clés, des normes et des conseils théoriques afin
d’uniformiser les textes et surtout à l es rendre clairs, concis et conformes aux normes reconnues.
Il comporte trois parties : la première partie concerne la définition d’un projet et la conception
d’un projet professionnel pour le stagiaire ; la deuxième concerne la rédaction du rapport et
aidera à concevoir, présenter et structurer le Projet de Fin d’Etudes (PFE), réalisé par le stagiaire
sous l’encadrement d’un ou de deux enseignants ; la troisième partie porte sur la présentation
orale du PFE ou du Stage.
Les sujets peuvent être proposés aux Stagiaires par les enseignants et/ou par les encadrants
du stage ou par le stagiaire lui-même et après validation par le ou les enseignants.
Le stagiaire choisit un sujet particulier et commence ses travaux au cours de sa deuxième
année de formation, dans le but de rédiger un rapport final, en vue de le soutenir oralement. Plus
précisément les objectifs sont les suivants :
Proposer une structure pour les PFE et un modèle de mise en page, encourager
l’utilisation d’une méthode de citation et de présentation des références
bibliographiques dans un objectif d’uniformisation des pratiques ;
Etudier un sujet pratique en relation avec sa filière de formation ;
Apprendre la méthodologie de recherche, l'autonomie, le travail en groupe, la gestion
du temps et l'organisation ;
Rechercher de la documentation, analyser et trier les documents ;
Synthétiser les informations et rédiger un mémoire ;
Exposer son travail à l'oral.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 2
Partie 1 :
Définition et Caractéristiques d'un
Projet et élaboration d’un PROJET
PROFESSIONNEL
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 3
Chapitre I - Définition et Caractéristiques d'un Projet
1- Définition d'un projet
Un projet est un ensemble de tâches à réaliser afin d'atteindre un objectif défini, dans un contexte précis,
dans les délais impartis et selon le niveau de qualité souhaité. Un projet est mené et géré par un groupe de
personnes dont la taille peut évoluer de quelques collaborateurs à plusieurs centaines en fonction de sa
complexité.
Il peut tout aussi bien être interne à l'entreprise ou vous être confié par un client.
Il est généralement suivi et piloté par un chef de projet, qui est le garant de l'atteinte des objectifs fixés et
donc de la réussite du projet. Le chef de projet n'a aucun pouvoir hiérarchique sur l'équipe projet, mais
pratique au quotidien le management transversal.
L'équipe projet est constituée spécialement pour le projet et sera dissolue une fois le projet réalisé. Elle peut
être composée de ressources internes comme externes à l'entreprise, en fonction des disponibilités et
compétences recherchées. L'équipe projet réalise les tâches identifiées sur le projet et est en relation
constante avec le chef de projet.
2- Les caractéristiques d'un projet
Pour qu'un "projet" soit un projet, il doit respecter certaines caractéristiques :
- Il répond à un besoin unique et singulier. Chaque projet doit avoir un ou plusieurs objectifs clairement
définis et exposés à atteindre.
Un projet est réaliste. Les objectifs fixés doivent être atteignables, en tenant compte des ressources
financières et humaines disponibles.
- Un projet est limité dans le temps et l'espace. Un projet a une date de début et de fin et se déroule dans un
lieu et dans un contexte défini.
- Il répond à des contraintes de qualité, coût, délai. Ces contraintes interdépendantes, parfois appelée le
"triangle magique", sont généralement fixées par le client ou le commanditaire du projet.
- Un projet est par définition complexe. Cela fait appel à de multiples compétences, nécessitant l'organisation
d'une équipe projet, ou de faire appel à des partenaires externes.
- Un projet doit être évaluable. Sinon, comment savoir si le projet est une réussite et que le résultat du projet
correspond bien à ce qui était attendu ?
- Il est source de changement. Tout projet apporte du changement soit par le biais d'un nouveau produit ou
service, soit en révolutionnant la manière de faire.
3- Quelques exemples de projets
Voici quelques exemples de projets :
- Construction ou rénovation d'une maison, ou encore déménagement
- Reconversion professionnelle
- Mise en place d'un nouvel outil informatique
- Création d'un nouveau produit ou d'un nouveau service
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 4
- Refonte de la charte graphique de l'entreprise
- Transformation digitale / numérique
- Changement de la culture de l'entreprise et des pratiques managériales
- Préparation de vos prochaines vacances
- Création d'un site internet
- Organisation d'un évènement
- Création d'entreprise
4- Le but d'un projet
Les buts et objectifs d'un projet peuvent être multiples et vont varier en fonction de chaque projet et de
chaque entreprise.
Cependant, le but d'un projet est toujours d'amener un changement. Le but d'un projet décrira alors le ou les
résultats à atteindre pour l'équipe projet.
Par exemple, un projet de mise en place d'un nouvel outil informatique peut avoir comme but d'améliorer la
manière de travailler en repensant les processus, et ainsi d'avoir des équipes plus performantes.
5- Les étapes d'un projet
Un projet vit différentes étapes durant son cycle de vie. En effet, on ne passe pas directement à la réalisation
des actions sans s'être demandé avant ce qu'il était nécessaire de faire, comment le faire, et quels seraient les
impacts potentiels pour ces actions.
Un projet est composé de 5 grandes étapes, qui régissent le projet du début jusqu'à la fin :
- La phase de cadrage. Il s'agit de la phase d'initialisation du projet, durant laquelle on va clarifier les
objectifs et attentes du projet, ses enjeux, les contraintes (délais, qualité, budget) à respecter ainsi que le
contexte dans lequel va évoluer l'équipe projet.
- La phase de conception. Cette phase consiste à déterminer ce qui doit être fait, par qui, quand, comment,
dans quel ordre et avec quels moyens. Les tâches et dépendances sont identifiées et planifiées, les méthodes
de travail de l'équipe sont choisies et les risques et impacts du projet sont définis.
- La phase de réalisation. Cette phase est la phase d'action, où le plan soigneusement préparé est déroulé
par l'équipe projet. Lorsqu'une migration est nécessaire, elle est réalisée durant cette phase.
- La phase de contrôle. Elle consiste à superviser le projet, s'assurer de son état d'avancement et contrôler
que ce qui était prévu est bien réalisé.
- La phase de clôture. Lors de cette dernière phase, on vérifie que le résultat du projet correspond bien à ce
qui était attendu, puis on dresse le bilan du projet afin de capitaliser sur l'expérience acquise. :
Chapitre II - Comment élaborer votre Projet professionnel
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 5
1- Le processus psychologiques et opérationnels
Avant d’élaborer son projet professionnel, il faut suivre des processus psychologiques et opérationnels pour
prendre conscience de sa propre réalité et suivre des étapes pour élaborer son projet personnel et professionnel.
Ce processus passe par 4 étapes.
a. La pensée imaginaire et la réalité
Notre vision du monde est construite à travers le bagage et le Background idéologique, culturel et personnel
qui nous pousse à avoir une vision subjective de la réalité. Ceci est appelé le Wishful Thinking qui veut dire
littéralement la pensée souhaitée. Ce processus de pensée nous pousse à rester dans un monde imaginaire loin
de la réalité des choses le plus longtemps possible. Ceci rend le retour à la réalité plus douloureux et nous met
dans une perte de temps terrible qui retard le changement et l'évolution personnel et professionnel.
b. La Prise en compte des probabilités
Tout ce qui est promue par les réseaux sociaux et les médias comme des voies de succès et de réussite peut
généralement selon la loi des probabilités ne pas être une voie sûre pour un projet personnel à long terme. Si
on la met devant la loi des probabilités, il faut savoir que par exemple pour une carrière sportive, le taux de
réussite est de 3% pour une carrière normale et de 1/1000 pour une carrière exceptionnelle.
Dans le domaine de la crypto monnaie, 80% des traders perdent leur argent et des 20% qui restent 5% on put
créer de la richesses grâce à ce secteur.
Ceci confirme que lors du choix des projets professionnel et personnel, il faut avoir une idée exacte des
probabilités de réussite et du risquer d'échecs qu'on peut rencontrer.
c. Le choix de vie et de situation financière
La maitrise et l'exécution d'un projet personnel et professionnel passe par la santé financière du porteur de
projet.
Globalement il y a 3 types de situations financières :
- La situation financière normale
- La situation financière aisée
- La situation financière de survie
La situation financière normale est la situation de la plupart de la population active. C'est généralement une
situation assurée grâce au salariat et par le revenu de la très petite et petite activité économique. Elle assure à
la personne une certaine dignité dans la vie sans lui permettre de créer une plus-value financière.
La situation financière aisée par contre, en plus d'assurer une vie digne lui permet de créer de la plus-value
financière qui lui permet d'augmenter son revenu. C'est la meilleure situation financière possible. Cette
situation est permise grâce à l'entrepreneuriat, notamment la moyenne et grande entreprise.
La situation financière de survie est le résultat des échecs cumulés lors des obstacles de la mise en place de
projets économiques. Cette situation peut être temporaire ou permanente selon le mindset et la réactivité de la
personne qui subit cette situation.
d. Comment devenir riche en jouant la sécurité
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 6
Pour devenir riche tout en évitant de tomber dans une situation financière de survie. La meilleure solution
possible et de suivre les étapes suivantes :
- Prendre un travail de salariat,
- Economiser l'équivalent d'un salaire de 6 mois,
- Commencer à investir 20% de votre revenu dans votre projet professionnel,
- augmenter l'investissement à 30% si vous augmentez votre revenu salarial,
- Commencer un projet personnel en parallèle de votre travail salarial,
- Investir tout vote temps dans votre projet totalement lancé.
Même si cette stratégie reste optimale, toute les voies sont possibles, en prenant en compte la réalité, la
probabilité et la situation financière de départ.
2- Rédiger un projet professionnel
Rédiger un projet professionnel n'est pas réservé aux étudiantes et étudiants, avant d’entrer dans la vie active.
Toute personne peut avoir besoin de faire le point à n'importe quel moment de sa carrière professionnelle.
Il s'agit de faire le point sur vos aspirations, compétences et contraintes, afin d'établir un projet, qui sera la
synthèse de plusieurs éléments :
- l'objectif, à savoir le métier que vous souhaitez exercer ;
- le plan d'action, c'est-à-dire la stratégie que vous allez imaginer et mettre en place pour atteindre le but
fixé, avec des dates posées ;
- les ressources que vous avez à votre disposition et vous permettront d’atteindre votre objectif. Il s'agira
d'éléments comme le temps dont vous disposez, l'argent que vous pouvez investir, les compétences que
vous avez déjà acquises, etc.
Le montage d'un projet professionnel est une démarche chronophage qui demande de l'implication. Il est donc
important de bien comprendre l'intérêt, afin de garder le cap, même en cas de baisse de motivation.
En élaborant ce type de plan, vous définissez un objectif et vous engagez à l'atteindre. Vous clarifiez vos envies
par rapport au travail, tout en vous assurant que votre projet professionnel est réaliste et viable. Vous allez :
- pouvoir faire des choix professionnels pertinents et réfléchis, que ce soit en matière de formation ou
d'emploi ;
- jalonner votre parcours d'étapes, pour ne pas vous décourager et avancer petit à petit ;
- convaincre plus facilement un organisme de vous financer une formation, en lui montrant que votre
projet est mûrement réfléchi et viable ;
- gagner du temps sur toutes vos recherches d'emploi, en sachant ce que vous voulez et en ne vous
éparpillant pas.
Pour écrire un projet professionnel, il faut suivre les étapes suivantes :
a. Déterminez qui vous êtes, ce que vous savez faire et ce que vous voulez
Commencez par faire une liste de tout ce que vous savez faire. Au besoin, faites-vous aider par vos proches.
Il n'est pas toujours facile de se reconnaître des compétences. Prenez votre dernière fiche de poste ou le
programme de la dernière formation que vous avez suivie. Notez tout ce que vous avez appris à y faire.
Recommencez ensuite l'opération pour tous vos emplois et formations.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 7
Analysez votre personnalité en répondant aux questions suivantes : quelles sont vos qualités ? Vos défauts ?
Qu'est-ce que vous pouvez identifier comme points forts ou faibles ?
Cet exercice vous paraît difficile ? Il peut en effet poser problème, surtout si vous manquez de confiance en
vous ou si vous évitez de trop vous questionner sur vous-même. Prenez le temps de le faire, c'est une étape
importante. Si vous n'y arrivez pas, demandez de l'aide à vos proches, à vos collègues, voire à des responsables
ayant supervisé votre travail.
Identifiez vos valeurs, ce qui vous anime et vous rebute en général. Cela vous permettra de vous orienter vers
un métier que vous aurez plaisir à exercer et qui ne se heurtera pas à vos convictions profondes.
Imaginez-vous dans 5 ou 10 ans. Où vous voyez-vous ? En train d'exercer quel métier ?
b. Faites le point sur les métiers qui vous attirent et les conditions de travail qui vous conviennent
Commencez par dresser la liste de tous les métiers que vous vous imagineriez volontiers exercer. Ne vous
limitez pas et ne prenez pas en compte le côté réaliste. Vous ne deviendrez peut-être pas médecin si vous avez
50 ans, mais notez-le quand même, si le métier vous attire. Vous trouverez peut-être un autre métier qui fait
appel à des compétences similaires ou aux mêmes savoir-être. Listez également dans votre projet professionnel
les secteurs d'activités qui vous plaisent.
Demandez-vous, tout en restant réaliste, quelles conditions de travail vous aimeriez, et celles que vous ne
voulez pas. Voulez-vous être à votre compte ou rester en salariat ? Travailler individuellement ou en équipe ?
Accepteriez-vous de faire des compromis au niveau de votre vie privée, par exemple en travaillant en horaires
décalés ou le week-end ? Quelle rémunération souhaitez-vous toucher ? Quelles responsabilités désirez-vous
endosser ? Voulez-vous vivre à la campagne, dans une ville de taille moyenne ou dans une grande ville ?
En répondant à ces questions, vous éliminerez certaines pistes que vous aviez identifiées. Mais il ne s'agit que
du début du processus de sélection.
c. Procédez à une sélection
Pour rédiger un projet professionnel, il est temps de vous projeter davantage et de vous pencher sur les pistes
réalisables. Posez-vous les questions suivantes :
- Avez-vous la possibilité de reprendre une formation pour acquérir les compétences nécessaires à
l'exercice du métier que vous visez ? Prenez en compte la durée des études, et déterminez s'il est
matériellement possible pour vous de les suivre.
- Les conditions de travail imposées par tel ou tel métier vous conviennent-elles, notamment par rapport
à votre vie de famille ?
- Voulez-vous travailler dans une petite ou grande entreprise ?
- Avez-vous besoin de partager les valeurs de votre employeur ?
- Les débouchés du secteur d'activité sont-ils suffisamment nombreux, et le secteur est-il amené à évoluer
?
d. Réalisez des enquêtes métier
À ce stade, vous devriez avoir écrémé votre liste et conservé les pistes les plus sérieuses. Prenez le temps de
les explorer, en réalisant si possible une enquête métier. Cette étape est importante pour rédiger un projet
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 8
professionnel. Identifiez des personnes qui occupent le poste que vous visez et prenez contact avec elles. Vous
pouvez leur demander de vous accorder un entretien téléphonique. Cela vous permettra de bien cerner la réalité
du poste et du marché. Vous pourrez aussi recueillir des conseils, par exemple sur le type de formation à suivre.
Renseignez-vous également sur Internet. Prenez le temps d'explorer le marché pour chacune de vos pistes, de
voir comment il évolue. Identifiez les compétences et les qualités nécessaires à l'exercice de chacun des
métiers.
Inscrivez-vous sur les réseaux sociaux professionnels. Vous pourrez consulter des articles sur les secteurs
d'activités que vous avez sélectionnés et entrer en contact avec des spécialistes évoluant dans ces domaines.
e. Identifiez le chemin pour parvenir à votre but
Si vous changez complètement de voie, il vous faudra certainement acquérir de nouvelles compétences.
Reprendre des études peut se révéler chronophage et coûteux. Il est donc essentiel de bien évaluer la durée de
formation que vous pouvez vous permettre. Identifiez le meilleur moyen d'atteindre votre but en consultant
l'offre de formations disponibles. Renseignez-vous également sur les financements possibles. Il existe de
nombreuses possibilités de prise en charge de vos études, en fonction de votre situation.
f. Passez à l'action
Nous avons abordé toutes les étapes théoriques et vous savez globalement comment rédiger un projet
professionnel. À ce stade, vous avez probablement pu déterminer quel métier vous plairait et serait un choix
pertinent. Vous avez bien étudié le marché et les conditions d'accès à ce type de poste.
Il vous reste maintenant à passer à l'action. Si vous devez reprendre une formation, contactez les organismes
qui pourront vous aider. Si vous en avez repéré une, constituez votre dossier de candidature.
Si vous désirez trouver un poste sans vous former, commencez à répondre à des offres d'emploi. Pensez à bien
rédiger votre lettre de motivation ou demande de stage1 et à refaire votre CV2 si nécessaire. N'oubliez pas le
marché caché et envoyez également des candidatures spontanées.
Assistez à des salons consacrés au domaine d'activité que vous visez ou à des formations. Participez également
à des forums de recrutement. Tout cela vous aidera à constituer un réseau.
1
Voir Annexe n°1
2
Voir Annexe n°2
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 9
Partie 2
Elaboration et Rédaction du rapport
de Projet de Fin d’Etude (PFE)
« ou du rapport de Stage »
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 10
Le PFE a pour objectif de permettre au stagiaire de mobiliser et mettre en pratique les
connaissances acquises au cours de sa formation pour approcher une problématique donnée
dans son domaine de formation. Le PFE consiste à réaliser des travaux sur leterrain ou en milieu
socioprofessionnel, notamment dans des entreprises ou le stagiaire a effectué son stage, il peut aussi
consister en une enquête et/ou une étude de projet. La présentation suggérée peut également
s’appliquer à tout travail de recherche, rapports de stage, etc.
Afin d’harmoniser la présentation du document du PFE, les stagiaires doivent respecter les
règles ci-après lors de la rédaction de leur rapport.
Chapitre I - Elaboration du rapport du Projet de fin d’étude
Un rapport de projet de fin d’étude est une synthèse écrite d’un travail fourni, il est, important
d’être concis, clair, et respecter le contenu de chaque partie (voir plus loin). Si l'écrit est
incompréhensible, son contenu est alors inutile car peu ou pas exploitable lors de travaux
ultérieurs. Par rapport à la communication orale, l'écrit présente plusieurs avantages : il permet
de toucher un grand nombre de personnes, dont les intérêts peuvent être variés, il laisse une
trace de votre réflexionsur le sujet, pour d'éventuels travaux futurs.
Un des rôles d'un rapport de Projet de Fin d’études (PFE) est de pouvoir se concentrer
uniquement sur l'information utile, et donc de juger votre esprit critique et de synthèse.
Il est donc important que votre manuscrit tienne dans un nombre de pages qui vous est imposé.
Le nombre de pages du rapport doit être entre 10 et 20 pages, sans dépasser 30 pages (sans
annexes) et dont plus des ¾ sera consacré aux résultats, développement, interprétation et
discussion. Profiter des annexes pour respecter ce critère.
1- Etapes de la réalisation d’un projet de fin d’étude
Les compétences en rédaction se développent avec la pratique. Garder en tête que même les
professionnels de l’écriture consultent des dictionnaires et des outils de rédaction.
Les étapes de la réalisation d’un projet de fin d’étude sont :
Choix du sujet : réaliste, actualité ; on peut résoudre la problématique du sujet
(importante).
Recherche documentaire : recherche et lecture bibliographique (articles, les livres et
aussi les mémoires qui sont déjà effectuées).
Hypothèses de recherche
Protocole de la recherche : partie pratique : identification de la population et
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 11
l’échantillon/ identification des matériels et des méthodes qu’on va utiliser lors de notre
étude.
Présentation et interprétation des résultats.
Conclusion
2- Recherche et élaboration du rapport
a. Choix du Sujet
- Délimiter le sujet
Pour bien délimiter le sujet, il faut l’examiner sous plusieurs angles en se posant des questions
sur les aspects à étudier en priorité, sur les groupes d’individus concernés, sur l’importance du
contexte de l’étude ou encore sur la période de temps à considérer.
Ensuite, on résume tous ces éléments en une phrase de quelques lignes :
Utiliser des mots significatifs, précis.
Formuler, si possible, la phrase sous forme de question.
Le thème général étant connu, il s'agit lors de cette étape de décider de quoi on va parler au
juste. Cela dépendra essentiellement du public à qui on va s'adresser ainsi que la durée prévue
de l’intervention (courte : <10 min, moyenne : (30 min, longue :> 30min). pour cela, considérer
les six questions fondamentales (le fameux hexamètre QQQOCP) :
Il n’est pas nécessaire de chercher à répondre à toutes ces questions, mais il est important de les
avoir présentes à l'esprit. On choisit généralement quelques aspects du sujet qu'on cherche à
développer en justifiant son choix. (Le Pourquoi ?)
Quoi ? De quoi s’agit-il ? Quel est l'objet ? Sur quoi agit le sujet ? Et pourquoi ?
Quelssont les autres composantes du sujet ?
Qui ? qui est le sujet de l’action ? L'acteur, à qui s'adresse l'action ? Qui est à l'origine ?
Où ? Où se déroule 1'action, le lieu. Les frontières, la destination ?
Quand ? A quel moment ? Pendant quelle durée ? A quelle périodicité ? L’époque ?
Comment ? De quelle manière se déroule l'action ? Par quels moyens ? Et Pourquoi ?
Combien ? Quantifier toutes les données
Le stagiaire doit être convaincu que face à la quantité d’informations mise à sa disposition,
seules quelques-unes sont essentielle pour son travail et pour les trouver il doit mettre en œuvre
une stratégie de recherche. C’est pourquoi la démarche de recherche d’information doit
commencer par cerner le sujet.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 12
- Cerner le sujet.
Une fois son sujet de recherche choisi, il est utile de bien le cerner et de préciser le but du travail
à réaliser afin d’établir une stratégie qui permettra de trouver les bons documents. Le stagiaire
est tenu à : identifier clairement sa mission de PFE, à préciser les objectifs poursuivis, le
contexte de mise en place ainsi que la méthodologie adoptée.
Une fois le choix des questions à traiter est fixé, il s'agit maintenant de dégager les concepts,
représenter chaque notion évoquée par un mot significatif (=mot clé) qu'on utilisera tout au
long de la recherches, sur tous les différents outils.
Le mot clé doit être :
* synthétique (pas d’expression, juste un mot),
* précis (évitez les termes généraux),
En clarifiant le but du travail et en cernant bien le sujet, il est plus facile d'établir une stratégie
de recherche efficace.
b. Recherche documentaire
La recherche documentaire est une démarche systématique, qui consiste à identifier,
récupéreret traiter des données publiées ou non. Cette identification des informations est
une étape indispensable à toute synthèse des connaissances. Cette démarche doit être la
plus pertinente possible et tendre vers l’exhaustivité.
Elle nécessite donc :
• une parfaite connaissances des différentes sources d’information ;
• la maîtrise des outils et des stratégies de recherche
Pour mener vos recherches, vous allez utiliser des outils informatiques (catalogues, internet)
qui utilisent un autre langage : le langage documentaire. Ce langage consiste en une articulation
des mots clés (= termes de recherche). Maîtriser le langage documentaire, c'est maîtriser le
monde de l'information.
Voici les étapes de la recherche documentaire :
1. Lister les mots-clés qui traduisent les concepts : synonymes, antonymes, variantes
orthographiques… Noter les différents concepts de la recherche : qui ? quoi ? Où
? Combien ?
2. Définir le sujet avec des mots-clés pour construire une équation de recherche efficace,
3. Formuler la requête dans l’interface de recherche en utilisant les outils de
l’interface, utiliser les opérateurs booléens : et/and, Ou/ or, Sauf/not ; Utiliser les
limitations : typede publications, date, langues…
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 13
4. Utiliser les modes de recherche : simple ou avancée.
5. Analyser les résultats de la recherche : Bruit : restreindre la recherche, Silence :
élargirla recherche.
Selon le besoin d’information, il est important de choisir le type de document approprié et
d’identifier l’outil de recherche le plus performant pour repérer ce document. Le stagiaire est
amené à faire une recherche bibliographique succincte (ne prendre en compte que l’essentiel)
sur le sujet lui permettant d’avancer efficacement et de choisir convenablement les outils et les
méthodes. Ceci peut se faire en consultant les personnes compétentes dans le domaine en
question, en se référant à des articles récents et bien ciblés ou en ayant recours aux recherches
"online" dans les banques de données bibliographiques.
Remarque importante : Suite à votre recherche bibliographique, vous êtes tenu à signaler
les références lorsque vous citez les idées de certains auteurs, sous forme d’un chiffre entre
crochets […] ou par la méthode classique.
Attention au plagiat : toute reproduction totale ou partielle d’un travail qui n’est pas le
sien sera sévèrement punis.
c. Citer ses sources
La production d’un rapport de PFE ou de tous travaux de recherche nécessite la consultationde
sources qui doivent être citées dans le document. Ces références doivent permettre au chercheur
de trouver facilement le document cité. Il faut donc toujours fournir une information suffisante
et la plus complète possible.
Pour tout document ou ressource cités, les éléments suivants sont essentiels : auteur, année de
publication, titre, lieu de publication et maison d’édition. Dans le cas des ressources
numériques, d’autres éléments peuvent s’ajouter : DOI et adresse URL. L’identification de toute
source documentaire peut inclure, si nécessaire, la version (imprimée, numérique), le type de
document (carte, article, etc.).
Citer ses sources est une pratique qui répondent non seulement à un principe de rigueur
scientifique et d’intégrité académique, mais aussi à l’obligation de reconnaître l’origine des
écrits dans le respect de la Loi sur le droit d’auteur. Elle permet aussi de donner de la crédibilité
à son travail.
L’ensemble des références consultées va constituer une bibliographie ou une liste des références
qui feront partie intégrante du travail. Il faut être encore plus systématique lors de la citation
d’extrait de texte tiré d’un document ou de toute autre forme de contenu (photographie,
données, etc.) dont on n’est pas l’auteur et qui est publié ou non, imprimé ou disponible sur
Internet, protégé par le droit d’auteur ou relevant du domaine public.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 14
Ces références seront alors insérées dans le corps du document et dans la liste des références.
Le non-respect de ce principe de citation des sources peut constituer une infraction de nature
académique (plagiat).
Le modèle de présentation des références préconisé dans le présent guide est basé sur le style
APA (défini dans le Publication Manual of the American Psychological Association, 6e édition,
2010 ainsi que dans l’APA Style Guide to Electronic References).
Chapitre II - Structure du rapport et conseils pratiques
1- Structure du rapport
1- Pages préliminaires
2- Corps du rapport
3- Bibliographie
4- Annexes (listes des tableaux, figures et photos)
5- Index
Elément PFE
Page de garde (page de titre) Obligatoire
Dédicaces Facultatif
Obligatoire
Pages préliminaires Remerciements
Résumé Obligatoire
Sommaire (Table des matières) Obligatoire
Liste des figures Selon le besoin
Liste des tableaux Selon le besoin
Corps du rapport Introduction (début de la pagination) Obligatoire
Conclusion Générale Obligatoire
Bibliographie Références Bibliographiques (fin de la pagination) Obligatoire
Index Liste des acronymes, notation, glossaire, etc. Selon le besoin
Annexes Annexes Selon le besoin
Tableau 1 : Les éléments d’un rapport de PFE dans l’ordre
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 15
2- CONSEILS PRATIQUES POUR LA REDACTION
a. Pages préliminaires
Elles désignent les pages qui précèdent l’introduction.
a.a. Page de garde
Le texte doit y être centré et en lettres majuscules. Il doit comporter les éléments suivants : le
nom et le logo de l’établissement, le titre exact du projet, la nature du travail (mémoire, thèse,
rapport), le nom complet de (ou des) stagiaire (s), la date, l’année du dépôt et les noms des
encadrants (Voir exemple en annexe).
Le titre est important car il fera certainement la partie du rapport la plus lue avec le résumé.
C'est eux qui donneront au lecteur potentiel l'envie de s'attarder ou non sur votre ouvrage. Par
définition, un bon titre doit donner le meilleur aperçu possible de votre travail en un minimum
de mots : il doit être spécifique.
NB : Ne jamais utiliser des abréviations dans le titre.
a.b. Remerciements et/ou dédicace
Ils sont placés immédiatement après la page de garde. La dédicace est facultative et consiste en
quelques mots où le stagiaire exprime une reconnaissance, un sentiment d’affection ou
d’admiration envers des personnes qui lui sont chères. Il n’a pas d’intérêt universitaire fort mais
l’usage l’a consacré. Elle se place sur la partie supérieure droite de la page qui lui est
entièrement dédiée.
Les remerciements permettent au stagiaire d’adresser sa reconnaissance aux personnes ou aux
organismes qui ont effectivement apporté des informations essentielles et qui l’ont aidé dans
la réalisation de son travail de recherche. On n’écrit des remerciements que s’il y a lieu d’en
faire. Habituellement, il faut remercier les responsables de l’entreprise qui ont accepté le stage
(si celui-ci a lieu), le (les) encadrant (s), les membres de Jury, etc.
Nous conseillons de ne pas abuser des remerciements ne correspondant pas à une aide véritable.
En revanche, il est regrettable de ne pas voir citer des personnes ayant aidé le stagiaire dans sa
recherche d'information, dans sa collecte de données, dans le traitement des données ou la
rédaction.
a.c. Résumé et mots clés
Tout rapport de PFE s’accompagne d’un résumé d’environ 150 mots (moitié d’une page) dont la
lecture doit suffire à comprendre le sujet. Il doit être clair, simple et attractif puisqu’il constitue
le premier contact du lecteur avec la matière traitée. Le résumé n’est pas une introduction, il
indique d’une manière concise le contenu du travail en dégageant sa structure générale, les
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 16
questions de départ, les idées directrices, les points abordés et les réponses aux questions. Il doit
donner un aperçu de chaque partie principale et permettre au lecteur d’identifier rapidement et
précisément l’essentiel du contenu.
Les personnes qui reçoivent ou consultent un rapport n’ont pas toujours le temps de le lire au
complet, d’où l’importance du résumé.
Le résumé doit comprendre les éléments suivants :
L’objectif de la recherche
La description du problème et la présentation de la méthodologie, ou des
méthode(s) employée(s)
Les principaux résultats, les principales solutions envisagées Les conclusions et les
éventuelles recommandations
Afin de faciliter le repérage des rapports, mémoires et thèses dans les catalogues des
bibliothèques, dans les bases de données ou dans tout autre outil de recherche, il est conseillé
d’ajouter à la fin du résumé, les mots clés qui doivent être au nombre de cinq au maximum.
Les mots-clés doivent être représentatifs du contenu du travail, afin de permettre au lecteur
potentiel une recherche thématique.
Aussi, pour assurer une plus grande visibilité et accroître le repérage des mémoires et des thèses
dans les bases de données internationales ou sur le Web, il est suggéré d'inclure un titre (Title),
un résumé (Abstract) et des mots-clés (Keywords) en anglais.
a.d. Sommaire (ou Table des matières s’il est trop détaillé)
Il s’agit d’une liste des différentes parties du document, avec leurs titres, leurs sous-titres et leur
pagination respective. Il est placé à la suite du résumé et constitue un moyen simple et rapide
d'être guidé dans le texte pour retrouver précisément une partie ou sous-partie. Il sert à présenter
le plan de rédaction (parties, sous-parties, ...), et renvoie aux pages correspondantes. La table
des matières reprend exactement les dénominations complètes des divisions et des sous-
divisions du travail, accompagnées de leur pagination.
Elle doit respecter plusieurs points :
Numérotation homogène ;
Même numérotation que dans le texte ;
Différenciation, au niveau de la mise en page, des différents niveaux de titres ;
Même formulation des titres que dans le texte ;
Indication du numéro de la page où se trouve chaque titre.
Lorsque le document ne comporte que quelques pages, on préfère l’appellation « Sommaire ».
Le sommaire est aussi le terme donné à un résumé de la table des matières. Quand celle-ci est
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 17
très lourde, elle doit être placée à la fin du document dans le cas par exemple d’un texte de
plusieurs centaines de pages. Ceci n’est pas le cas pour un rapport de PFE.
Comment créer une table des matières avec Word ?
Le programme Microsoft Word permet de faire une table des matières automatique. Pour cela,
il faut appliquer à chaque titre et sous-titre de votre document un niveau hiérarchique
spécifique. Le mieux est d'utiliser pour cela les « styles » qui comprennent des menus
hiérarchiques prédéfinis (par exemple : Titre 1, Titre 2, etc. correspondant aux niveaux
hiérarchiques 1 et 2). Il suffit ensuite d'utiliser la commande « Table des matières » dans la
rubrique « Table et Index » du menu « Insertion ».
Ci-après, un exemple de mise en forme de table des matières :
Introduction ................................................................................................................ 1
Chapitre 1. Titre de chapitre.......................................................................................... 2
Chapitre 2. Titre de chapitre........................................................................................... 5
2.1. Les intertitres de niveau 1 ...................................................................................... 6
2.1.1. Les intertitres de niveau 2 .........................................................................7
[Link]. Les intertitres de niveau 3 ............................................................... 8
Chapitre 3. Titre de chapitre.......................................................................................... 9
3.1. Les intertitres de niveau 1 ................................................................................... 10
3.2. Les intertitres de niveau 2 ................................................................................... 11
Conclusion ................................................................................................................... 12
Références .................................................................................................................. 14
Annexes....................................................................................................................... 16
a.e. Liste des tableaux et liste des figures
Elles se situent à la suite du sommaire, chacune sur une feuille séparée. Elle donne les titres des
tableaux ou des figures tels qu’ils ou qu’elles apparaissent dans le document avec les numéros
de pages correspondantes.
Une figure peut être une illustration, un graphique, un schéma, une photographie, etc.
Si le travail de recherche en contient, il faut en dresser une liste qui comporte les éléments
suivants :le numéro de la figure, le titre non abrégé et le numéro de page où la figure est
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 18
située.
S’il y a des tableaux dans le document, on doit en faire une liste avec les éléments suivants:
le numéro du tableau, le titre non abrégé et le numéro de page où le tableau est situé. S’il
y a peude figures et peu de tableaux, on peut mettre les deux listes sur la même page.
a.f. La liste des symboles et des abréviations
Elle se situe à la suite de la liste des tableaux et des figures sur une feuille séparée. On y trouve
les abréviations et symboles utilisés dans le corps du texte et leurs appellations complètes pour
renseigner le lecteur sur leur signification.
Exemples :
OFPPT : Office de la Formation Professionnelle et la Promotion du Travail
Si le texte contient peu d’abréviations, il n’est pas nécessaire d’en dresser une liste. Cependant,
la première fois que l’énoncé est utilisé, on l’inscrit au long, suivi de l’abréviation entre
parenthèses.
Exemple : Office Chérifien du Phosphate (OCP)
La liste des symboles peut comprendre des symboles de grandeurs et d’unités de mesure, par
exemple ceux du Système International d’unités (SI).
b. Corps du rapport
Pour une bonne présentation de votre mémoire, il est recommandé d'établir un plan détaillé pour
ordonner et structurer ses idées et ainsi faire progresser sa réflexion sur le sujet de façon logique
et cohérente.
Le corps du rapport constitue la grande partie du PFE et il comporte les parties suivantes :
Une introduction posant la problématique justifiant la proposition du sujet et précisant
l’objet du travail. (d’où part-on ? Où veut-on arriver ? De quoi va-t-on parler ?)
Une synthèse bibliographique qui reprend les travaux réalisés dans la même
thématique : situation de départ, ce qui s’est passé, ce qu’on observe, ce qu’on sait, l'état
des connaissances.
Une partie « matériel et méthodes » décrivant la méthodologie et/ou les protocoles
expérimentaux et statistiques utilisés.
Une partie « résultats et discussion » relatant les résultats obtenus et discutés par
rapport aux résultats antérieurs dans la même thématique.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 19
Une conclusion qui fait ressortir les principaux résultats obtenus, des recommandations
et/ou des perspectives.
Un plan type d’un rapport se compose de 4 parties distinctes :
b.a. Introduction générale et problématique :
L’introduction doit présenter brièvement la problématique du sujet choisi, les objectifs du
rapport et la démarche. Elle inclut les raisons qui ont motivé le choix du sujet étudié, le ou les
buts poursuivis, l’ampleur et les limites du travail ainsi que les principales difficultés
rencontrées. L’introduction a comme fonction de guider le lecteur vers l’intérieur du travail.
Il s’agit donc d’accrocher le lecteur, d’éveiller son attention et de susciter son intérêt.
L’introduction introduit uniquement la thématique et ne doit jamais donner les résultats
du rapport.
Elle ne doit être ni trop longue ni trop succincte (1 à 2 pages au maximum) et en général :
Présenter le sujet : cadre de l’étude et énoncé du problème
Énoncer les objectifs : limiter l’étude
Justifier le choix du sujet et motivations
Présenter la méthode utilisée et la démarche adoptée
Formuler des hypothèses
Présenter le plan de rédaction (structure du rapport) : présentation des différents
chapitres ou sections
N.B. : Il serait profitable de compléter l'introduction après le développement et la conclusion,
c'est-à-dire une fois que l'auteur maîtrise mieux le sujet et que son raisonnement a
étéexplicitement exposé.
Après l’introduction, le développement constitue la partie volumineuse du document. Il est
constitué de chapitres (deux ou trois chapitres) ; ceux-ci varient selon le type de travail de
recherche et les domaines et doivent, à la mesure du possible, être équilibrés.
N.B. : Il est préférable de commencer chaque chapitre par une mini introduction et de le
terminer par une conclusion qui va permettre de garder le lien avec les chapitres suivants.
À titre d’exemple, on peut prendre en considération les éléments suivants : la problématique, le
cadre théorique, la méthodologie, les résultats et l’analyse des résultats, ainsi que la discussion
des résultats.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 20
b.b. Méthodologies :
Le stagiaire doit fournir le détail des outils et méthodes mobilisés pour la réalisation des
différentes tâches assignées au stagiaire sans oublier de justifier les raisons pour lesquelles il a
fait ce choix. La méthodologie de travail doit comporter comment les données ont-elles été
collectées et traitées ?
En fait, l'information devrait être suffisamment complète pour permettre à n'importe quel
individu intéressé et compétent de reproduire la démarche, la validité du rapport en dépend.
Toutefois, pour des méthodes universellement connues, il est superflu d'en donner la description
détaillée ; souvent le renvoi à une référence bibliographique peut suffire, ce qui permet, en
outre, de limiter la longueur de texte et d'insister sur les parties plus originales.
b.c. Résultats/Discussion :
Cette partie expose les différents résultats obtenus suite à la mise en place d’une méthodologie
adaptée. Ces résultats doivent être présentés avec une clarté absolue, puisqu'ils constituent
l'essence même de votre PFE. Si les résultats sont mal présentés, c'est tout votre travail qui perd
de sa valeur. Il est par exemple inutile de publier une liste sans fin de données répétitives.
Vouloir inclure sans exception toutes les données récoltées ne prouve pas que l'on dispose
d'informations complètes mais montre plutôt l'absence d'esprit de synthèse dans l'interprétation
des données. En cas de grandes listes, relevés, …, on peut renvoyer à des annexes.
Les présentations graphiques sont particulièrement appréciées (organigrammes, schémas,
graphes, cartes, tableaux de synthèse) et préférables à des développements verbaux. Elles
sont plus claires, plus synthétiques, et plus rapides à lire et à comprendre.
Aussi, il est important de citer les difficultés rencontrées lors de votre PFE ou les paramètres
ayant influencé négativement sur l’atteinte des résultats souhaités. Dans la discussion, le stagiaire
est amené à prendre position, à expliquer et interpréter les résultats. Elle demande un temps de
travail considérable et un effort de réflexion plus intense. Il est bien souvent avantageux de
se reposer les questions de temps à autre, par exemple en retournant au texte de l’introduction,
pour s'assurer qu'on cherche toujours les bonnes réponses par rapport aux questions posées.
N'importe quel résultat obtenu doit être interprété, même s'il ne correspond pas à ce que l'on
attendait. C'est d'ailleurs dans cette situation qu'on a le plus de chance de mettre le doigt sur une
originalité, ce qui peut grandement faire gagner l'étude en intérêt. Lors de l'interprétation, il est
bon aussi de comparer les résultats avec ceux d'autres auteurs (s'ils existent), ou de les placer
dans un contexte plus général.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 21
b.d. Conclusion générale et perspectives (Recommandations) :
La conclusion a pour fonction de fournir une synthèse des principaux résultats de votre travail,
en rappelant les principaux points du développement. Elle doit rapporter les points essentiels
de l’étude et aucun élément nouveau ne doit apparaître ici. La conclusion tend également à
apporter des réponses aux questions posées dans l’introduction.
On note dans une conclusion :
Le rappel des objectifs et de la méthodologie du travail ;
Les principaux résultats ;
Les forces du travail effectué, son originalité ; les limites éventuelles ;
Les prolongements possibles du mémoire.
Les conclusions doivent correspondre aux buts et objectifs fixés en introduction. Elle comporte
en général une synthèse de l’étude, les résultats en résumant les conclusions partielles et les
recommandations, avec suggestion d’études futures s'il y a lieu. La conclusion ne peut faire
référence à des idées dont il n'a pas été question dans le développement. La conclusion n'est pas
une ouverture sur d'autres idées ou des faits nouveaux ; pour cela il est préférable d'ajouter une
sous-partie "Perspectives".
La conclusion est aussi importante que l’introduction. Il faut leur apporter un très grand soin,
car elles permettent de juger immédiatement de la qualité du travail. De plus, il faut maintenir
un équilibre entre les différentes parties du travail :
Introduction = env. 1/5 ;
Développement = env. 3/5 ;
Conclusion = env. 1/5.
b.e. Notes et annotations
Les notes sont un supplément d’information, qu’on ne fait pas figurer dans le texte sous peine
de l’alourdir. Elles permettent aussi d'éviter les longueurs. Elles sont plus commodes à lire en
bas de page, mais si elles sont très importantes, elles sont regroupées en fin de chapitre ou en
fin d'ouvrage. Pour votre rapport, la place qui convient est en bas de page et en caractères plus
petits, par exemple en police 10. Voir dans le programme « Word » la fonction « Insertion »,
puis « Notes en bas de page ».
b.f. Les illustrations (tableaux, figures, photos, cartes,…) :
Il s’agit des figures (graphes, diagrammes), des cartes, des photos et des tableaux. Les cartes
doivent être géoréferencées. Ces illustrations doivent être bien lisibles, numérotée logiquement
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 22
et doivent apparaître dans l’ordre dans lequel elles ont été citées, dans le texte. Le titre des
figures doit être explicite et le plus court possible et est toujours placé au-dessous de celle-ci.
Le numéro de la figure apparaît à gauche du titre. (Exemple : Figure 1- Localisation de la zone
d’étude).
Chaque illustration doit être citée et justifiée dans le texte et doit comporter une légende si
besoin y est. Les mêmes recommandations s’appliquent pour les cartes et les photos.
Chaque ligne et chaque colonne d’un tableau doivent être clairement identifiées. Le titre d’un
tableau est placé juste au-dessous du tableau. Le numéro du tableau apparaît à gauche du titre
qui doit être suffisamment explicite et le plus court possible, (Exemple : Tableau 1- Données
pluviométriques récoltées entre 2014-2016). Il faut éviter, si c’est possible, la coupure des
tableaux sur deux pages, un tableau doit idéalement tenir sur une page.
Les tableaux, les figures et les cartes doivent être annoncés et figurés immédiatement suite au
texte leur faisant référence. S’il n’y a pas assez d’espace dans la page, ces illustrations sont
présentées dans la page qui suit. Pour renvoyer à un tableau ou à une figure, le numéro du
tableau ou de la figure doit être mentionné ; appeler le lecteur à consulter le numéro du tableau
ou de la figure et non pas « tableau ou figure ci-dessous », ou « tableau ou figure ci-après». Par
exemple « Les valeurs présentés dans le tableau 1.3 … » plutôt que « à la page 10 » ou « le
tableau ci-dessous ».
Quand ils sont cités dans le texte, les numéros des illustrations ou tableaux sont précédés par
les mots « figure » ou « tableau ». Les mêmes données ne doivent pas être présentées et par un
tableau et par une figure.
Chaque illustration prise dans la bibliographie (livre, revue, internet,…) doit mentionner sa
source dans le titre pour les figures, photos, cartes,…et en bas du tableau à droite et entre
parenthèses pour les tableaux.
c. Liste des références bibliographiques ou bibliographie
Le mémoire doit comporter une liste des références ou une bibliographie.
La liste des références bibliographiques se distingue de la bibliographie par le fait qu’elle
contient uniquement les références (article, livre, vidéo, etc.) aux œuvres et aux auteurs cités
dans le texte du document, alors que la bibliographie englobe également les sources pertinentes
(livres, articles, documents audiovisuels et électroniques, etc.) qui ne sont pas citées dans le
texte. Si certains travaux de recherche ne proposent que l’une ou l’autre de ces listes, d’autres
comprennent les deux. La liste des références et la bibliographie sont insérées à la fin du travail
de recherche.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 23
La Liste des références bibliographiques est le document établissant une liste exhaustive des
ouvrages et auteurs que vous avez cités dans votre mémoire. C'est un outil précieux pour
d'autres chercheurs ou pour vos nouvelles recherches. Rédigez-la avec soin car elle sera lue très
attentivement. Elle comporte les informations permettant au lecteur de retrouver tout ouvrage
cité ou auquel on a fait référence dans le rapport (livres, article scientifique, publication, fiches
techniques, sites Internet, une vidéo, cours d’enseignement, etc.). Les références permettent de
vérifier si les informations sont complètes et correctement rapportées et utilisées. Elles
pourraient aussi être utiles aux personnes qui voudraient approfondir le sujet. Mais
principalement, c’est une question d’éthique qui guide l’ajout des références, car elles
permettent de faire ressortir l’originalité du travail effectué. Indiquer de manière explicite et
selon les normes choisies les sources utilisées au moment où l’idée en question est introduite.
Il s’agit d’indiquer toutes les sources utilisées dans le but du respect de la propriété intellectuelle
ainsi que l’interdiction de plagiat. Lors de la rédaction de votre travail, vous serez amenés à
reprendre les idées d’un auteur ou à citer une partie de son texte. Dans les deux cas, il est
primordial de citer vos sources selon des règles bien précises pour trois raisons principales :
Pour permettre aux lecteurs de vos travaux de retrouver vos sources et
d’approfondir le sujet
Pour prouver tous les éléments qui auront été présentés dans votre travail
Par honnêteté intellectuelle et pour éviter le plagiat et les lourdes
sanctions quil’accompagnent.
La forme de la bibliographie doit être homogène dans tout le mémoire et doit répondre aux
normes de l’APA (cf. Citations des références bibliographiques).
La liste des références est reportée à la fin du rapport après la conclusion. Pour pouvoir s’y
retrouver, il faut donc faire appel à un système de renvoi aux références dans le texte. Une des
méthodes utilisées est la suivante : On classe les références bibliographiques par ordre
d’utilisation et d’apparition dans le rapport de [1], [2], etc. Quand on fait appel à une référence,
il suffit d’insérer son numéro correspondant. Pour voir les informations à propos de cette
référence, il suffit de se reporter à la plage des « Références bibliographiques » ou «
Bibliographie ».
Ces références sont citées par ordre alphabétique des noms d’auteurs, et par ordre
chronologique pour un même auteur ayant publié plusieurs ouvrages (selon l'ordre de parution
des ouvrages). Si des œuvres citées d’un même auteur sont parues la même année, les présenter
par ordre alphabétique du titre et y ajouter les lettres a, b, c,… après l’année : (2010a, 2010b).
Il existe d’autres méthodes possibles pour la classification des références. L’essentiel est
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 24
d’utiliser une seule méthode, pour assurer une standardisation : classements par ordre
alphabétique des thèmes, division par types de documents (monographies, périodiques, actes
de colloque, etc.), division par supports de documents (audio, papier, en ligne, CD-Rom, etc.),
ou division par thèmes (ceux que vous abordez dans votre mémoire, par exemple).
Exemples de références bibliographiques (cf. Cours citation des références bibliographiques)
Nom de l’auteur en majuscules, titre de l’œuvre en italique, lieu et maison d’édition, année,
nombre de pages, voilà les 5 éléments d’une notice bibliographique. Notez parfaitement ces
indications dans leurs moindres détails dès le premier contact avec l’ouvrage. Les vérifications
postérieures sont une immense perte de temps.
d. Index des mots et notions principales (Glossaire ou Lexique)
Si nécessaire, on peut joindre un glossaire qui dressera la liste alphabétique des mots spécialisés
ou peu habituels avec leur définition afin d’en améliorer la compréhension. Son rôle est
d’expliquer, à la fin du rapport, les termes techniques ou propres à la discipline concernée par
le sujet de PFE. Les termes qui figures dans le glossaire doivent être mentionnés avec un
astérisque * juste après leur première citation dans le texte. Les termes doivent être classés dans
le glossaire par ordre alphabétique. L'index se réalise à la fin du travail. II constitue un outil de
facilitation de la lecture et de l’utilisation du mémoire.
Dans un texte d'une dizaine de pages, l’index est inutile. Si le rapport est plus long, par exemple
à partir de 30 pages, la présence d'un index est une courtoisie pour celui qui consulte votre
document.
e. Annexes (tableaux, schémas, graphiques ou illustrations)
Les annexes ou documents illustratifs sont les documents de référence ou explicatifs placés à la
fin du mémoire en complément d’information. Elles sont constituées de tous les éléments
externes au rapport, qui ne sont pas indispensables au raisonnement ou qui sont trop longs pour
être inclus dans le développement, et dont la lecture est optionnelle (elles ne doivent pas être
indispensables à la compréhension du rapport). Les annexes doivent avoir un rapport direct avec
le document sans être absolument nécessaire à la compréhension de la question étudiée mais
peuvent servir au lecteur pour approfondir un point particulier. Cela peut être un texte
complémentaire ou une illustration, un tableau explicatif, des tableaux de données brutes, des
documents-supports, des compte rendu, des questionnaires, des schémas ou figures auxquels on
renvoie si nécessaire, question de donner plus de détail, (s’ils ne sont pas d’importance majeure
pour être mis dans le corps du texte), des protocoles largement utilisés dans le domaine, des
photos ou d'autres documents illustratifs à joindre à votre rapport. Dans tous les cas
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 25
n’oubliez pas de mettre une légende qui renvoie au texte et justifie l’utilité de ce document
illustratif. Chaque annexe comporte un titre précédé du mot Annexe et de sa lettre
d’identification en majuscules. Les annexes sont identifiées par une lettre majuscule (A, B, C
etc.) et un titre. Ils sont préalablement annoncés dans le corps du document comme suit : (voir
Annexe A par exemple). Il est fortement recommandé de faire une pagination locale pour les
annexes. La présence d’annexes dans un rapport n’est pas obligatoire.
Si vous avez soixante pages de rapport, essayez de ne pas dépasser 15 pages d'annexes. La
longueur en principe illimitée.
Si Les documents illustratifs sont ont une valeur démonstrative pour votre argumentation, il
faut les placer à l'intérieur du texte, en regard du passage qu'elles illustrent.
Chapitre III- Recommandations générales pour une bonne
rédaction
La présentation du travail est importante et influence fortement le lecteur. Un gabarit servant
de modèle pour la rédaction du mémoire de PFE est donné en annexe de ce Guide. Il contient
une mise en page répondant aux exigences et normes de présentation prescrites dans ce guide
de rédaction d’un mémoire de PFE. Plusieurs points sont à respecter :
1- Format du texte (Mise en page)
La mise en page est importante et doit être propre, sobre et soignée. Bien conçue, elle attire
l’attention et invite à lire. Les consignes suivantes s’appliquent à toutes les sections du rapport :
Marges: 2 cm en haut, en bas, à droite et à gauche. Une reliure à gauche de 0,5 cm
Justification du texte: Toutes les lignes du texte sont alignées à gauche (justifié).
L’alignement à droite est optionnel.
o Interligne: 1,5 est recommandée pour plus de lisibilité. Interligne simple pour la table
des matières, les diverses listes, le résumé, les notes, les références hors texte, la
bibliographie, le glossaire et l’index
o Police du texte: le caractère doit être lisible pour faciliter la lecture et la rétention
d’information « Times New Roman », taille 12, avec un interligne de 1,5 et texte
justifié.
Si le choix de la police de caractère relève souvent d’une question de préférence, il n’en
demeure pas moins qu’il influence la lisibilité du texte. La plus classique des polices est Times
New Roman (taille 12). Pour faire ressortir les titres des parties et des sous parties, on joue sur
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 26
la taille de la police et le style (gras, italique).
La police des notes de bas de page doit être de plus petite taille que celle du texte principal :
soit en 10 points si le texte est en 12 points.
Pour aérer le texte, il est préférable de laisser un espacement de (6 pts, - 6 pts) entre chaque
paragraphe, au-dessus et au-dessous des titres. Les titres sont justifiés à gauche et doivent
respecter les caractéristiques présentées ci-dessous :
Texte Times 12 points (comme le texte de ce guide) Titre des sections ou chapitres
Times 16 points, gras (1.)
Titre des sous-sections Times 14 points, gras (1.1, 1.2 etc.)
Titre des sous-sous-sections Times 12 points, gras (1.1.1, 1.1.2 etc.)Si plus de détail
Times 12 points italique ou souligné : a) ou 1-
Il est à remarquer qu’on ne met jamais un titre du texte à la fin d’une page. De plus, on met la
ponctuation (point, virgule, etc.) puis un espace et non pas l’inverse.
Style : il faut adopter un style unique pour tout le travail ; utiliser un style simple en
apportant leplus grand soin à l’orthographe, la grammaire et la ponctuation.
Noms latins : les noms latins des genres et espèces doivent être écrits en italique dans le texte,
les titres des illustrations, les légendes et la liste bibliographique.
Noms propres : les noms d’auteurs cités sont écrits entièrement avec la première lettre en
majuscules.
Unités de mesures : quand elles sont utilisées, un espace doit être laissé entre le chiffre et l’unité
(Exemple : 2 cm, 5 l, 10 Kg,…).
2- Pagination
À l’exception de la page de titre, toutes les pages doivent être numérotées. Le numéro de la
page doit être situé au bas et à droite de la page. Les pages préliminaires peuvent être
numérotées en chiffres romains minuscules (i, ii, iii, etc.). Toutes les autres pages sont
numérotées en chiffres arabes (1, 2, 3, etc.) et elle commence à partir de l’introduction. La liste
des références bibliographiques est aussi paginée dans la continuité du texte principal. Les
annexes s’ils existent sont identifiées par une lettre majuscule (A, B, C etc.) et numérotés par
une pagination locale.
Les tableaux et les figures sont numérotés en chiffres arabes par ordre d’apparition dans le texte.
Remarque : Eviter de souligner les titres et sous-titres.
Chaque partie du document est différenciée par son en-tête et son pied-de-page.
L’en-tête mentionne le titre de la partie correspondante (exemple : Introduction ou Matériel et
Méthodes,…). Le pied-de-page mentionne, le prénom et le nom de l’auteur, l’année, le type de
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 27
diplôme et le nom de l’établissement (Exemple : Sami Karim, 2017, PFE, FPS).
3- Citations
Les citations doivent être citées textuellement et intégralement dans le texte. En fonction de sa
longueur, une citation se placera à l’intérieur du texte ou en retrait. La citation courte (si elle
ne dépasse pas trois lignes) est placée à l’intérieur du texte entre des guillemets « ». La citation
longue (trois lignes et plus) s’écrit sans guillemets dans un paragraphe détaché du texte
principal par un interligne double. Le texte de la citation est centré, à interligne simple avec un
retrait de la marge de gauche de 1 cm et, facultativement, un retrait de la marge de droite de 1
cm. Cette dernière peut aussi corresponde à la marge du texte principal. La référence à l’auteur
de la citation est faite selon la méthode auteur-date (Voir Cours Citer ses sources).
Exemple de citation courte (Méthode Auteur-date)
Le jeune en processus d’insertion professionnelle est en voie de se construire une identité
professionnelle. Cette quête d’identité est un processus qui, dans le temps, varie d’un individu
à l’autre. En effet, « la fin du processus varie en fonction de la perception qu’un individu a de
la " corroboration " de son identité professionnelle par autrui.» (Trottier, Laforce et Cloutier,
1998, p. 338)
……………
Bibliographie
Trottier, Laforce et Cloutier. (1998). Ouvrage ....... p.338
Exemple de citation longue (Méthode Auteur-date)
En même temps que le jeune se construit une identité professionnelle en fonction de ses
expériences scolaires et professionnelles, en même temps ceux avec qui il entre en interaction
lui renvoient une image qui lui permet ou non d’assumer cette identité :
C’est au moment de la confrontation avec le marché du travail que les
compétences du jeune lui sont reconnues, qu’un statut lui est confié, […]
bref que son identité professionnelle se trouve confirmée par le
jugementd’autrui.
Le thème relatif à l’engagement dans le travail met en relief le passage
du statut d’étudiant à celui de " travailleur " et témoigne du sentiment
que des diplômés ont d’être en mesure de jouer leur rôle professionnel,
d’en assumer les responsabilités de façon autonome et avec confiance
dans leurs propres capacités, et d’appartenir ainsi à leur milieu de travail
… … … … …(Trottier, Laforce et Cloutier, 1998)
Bibliographie
Trottier, Laforce et Cloutier. (1998). Ouvrage ....... p.334
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 28
Traduction d’une citation en langue étrangère
Toute traduction libre d’une citation doit être clairement mentionnée. Dans le cas de la citation
longue, la page, ou le paragraphe, d’où est tirée celle-ci doit être indiqué.
Il est préférable de citer l’extrait d’un document dans la langue originale si celle-ci est comprise
par le lecteur. Dans le cas contraire, faire une traduction libre, l’insérer en note de bas de page
entre guillemets et la faire suivre de la mention [Notre traduction] entre crochets.
Chapitre IV- Evaluation du PFE
Le dépôt du mémoire de PFE doit respecter certaines étapes et certaines règles consignées dans
le document de référence pour l’évaluation du mémoire.
Après la réalisation et l’élaboration du rapport, chaque PFE doit être déposé au département.
Le dépôt est fixé à une date limite et il nécessite quelques autres conditions : nombre de copies,
un exemplaire numérique (sur CD) comportant deux fichiers, le premier en format PDF et le
deuxième en format Word, comportant le document complet y compris la page de garde, le
résumé et les mots clés en Français. Un dépôt après la date limite sera pénalisé et si nécessaire,
il pourra être refusé.
Après le dépôt, une soutenance sera planifiée. Cette soutenance comporte une présentation orale
d’environ 15 minutes suivie par une discutions avec les membres de Jury. Le travail fourni au
cours du stage, le rapport écrit et la soutenance font l’objet de l’évaluation d’un PFE.
La validation du PFE devrait prendre en considération les aspects suivants :
Le travail du stagiaire dans le laboratoire et/ou sur le terrain, sa présence, sa
persévéranceet son sérieux (Note 1)
La qualité du document écrit (Note 2)
La qualité de la présentation orale : maîtrise linguistique, qualité des diapos (Note 3)
La qualité de la discussion : la réponse aux questions, la maîtrise de le stagiaire
de sontravail…(Note 4)
La note du PFE est une moyenne pondérée des Notes 1, 2, 3 et 4, elle est calculée selon la
formule suivante :
Note PFE = (0.3 x Note 1) + (0.3 x Note 2) + (0.2 x Note 3) + (0.2 x Note 4)
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 29
Partie 3 :
Guide pour la préparation d’un
exposé oral
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 30
Le stagiaire est censé maîtriser correctement la langue française (orthographe, grammaire), voire
anglaise, et les outils de base de sa discipline. Plus la maîtrise de la langue est faible, plus
l'expression et la construction de la pensée sont fragiles et incertaines. Beaucoup d'étudiants
produisent des phrases et des énoncés totalement incohérents, tant dans les traductions, que les
dissertations ou les raisonnements scientifiques. D'autre part, on attend d’eux un minimum
d'acquis sur le plan du raisonnement et de l'expression : savoir rédiger un résumé, faire une
synthèse, une dissertation, savoir organiser des idées et manier des concepts abstraits.
Chapitre I- LES ETAPES DE PREPARATION DE L’EXPOSE ORAL
1. Identifier avec précision le sujet principal de l’exposé :
Une technique efficace consiste à se poser des questions simples sur le sujet abordé : De quoi
s’agit-il ? Pourquoi… ? De quelle façon… ? Est-ce que… ? Il faut ensuite se demander ce qui
pourrait, dans ce sujet, intéresser l’auditoire, ce qu’il en sait déjà et ce qu’il devrait savoir pour
profiter de cet exposé et ce que ce dernier lui apportera de plus.
La présentation orale comprend généralement :
• le rappel de l’objectif du mémoire ;
• la méthodologie ou le déroulement du travail ;
• les principaux résultats ;
• les limites du travail ;
• ses prolongements possibles.
Le stagiaire doit orienter sa présentation vers les points les plus importants de son travail. II ne
faut pas chercher à tout dire durant la soutenance.
2. Le plan
Il est vivement recommandé de rédiger à l’avance le plan d’intervention, en insistant sur la
manière de commencer le discours et la manière de le conclure.
Pour qui un plan ? En plus de la structuration des idées et de la maîtrise de l'ensemble du contenu
qu'il permet pour soi, un plan permet à celui qui écoute l'exposé de se repérer dans le global et
dans le détail du discours, ce qui l'aide aussi à maintenir son attention en éveil.
Selon la nature et l'objectif du discours, on peut distinguer 4 types de plans :
- Décrire : Ex : plan chronologique (histoire), plan par aspects et critères (social, médical,
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 31
Comportemental, commercial etc.), plan descriptif (découper le tout en parties et décrire chaque
partie), plan de comparaison (ressemblances et différences entre deux systèmes, deux
catégories), plan de discussion (opposer les aspects contradictoires d'une réalité donnée, d’un
système donné)
- Argumenter : Ex : plan dialectique (thèse, synthèse)
- Résoudre des problèmes : Formulation du problème, analyse de la situation, recherche de
solutions, décision. Se résume par l'anagramme SOSRA (Situation, Observation, Sentiments.
Réflexion, Action)
- Informer, expliquer : Répondre aux questions : Qui dit quoi ? à qui ? Pourquoi ? Quand ?
Comment et avec quels résultats
3. Supports utilisés durant votre intervention
II est désormais d'usage de préparer la présentation orale à l'aide de diapositives conçues avec
le logiciel Powerpoint. Pour une durée d'une quinzaine de minutes, il faut compter unequinzaine
de diapositives. Mais le plus simple et le plus efficace est de simuler la présentationorale pour
en vérifier la durée.
Les diapositives doivent être :
lisibles : Le texte doit être écrit en gros caractères (taille 18 par exemple), utilisez un
modèle unique pour toute la présentation ;
faciles à comprendre : évitez les tableaux trop chargés et utilisez des phrases courtes
que vous commenterez ; pas de phrases longues
Les diapositives ne doivent contenir que très peu de texte (25 mots au maximum :
titre et mots clés) ;
Une seule idée majeure par diapositive,
Compter 1 à 2 minutes par diapositive : cela limite le nombre et oblige à aller à
l’essentiel.
La première diapositive doit contenir le titre de l’exposé, le nom des auteurs, le nom de la faculté
et du département. Les diapositives suivantes devraient contenir le plan de la présentation,
l’introduction du sujet et les objectifs des travaux. Il est primordial que l’exposé oral contienne
uneintroduction. Elle constitue le premier contact avec l’auditoire et c’est l’occasion de susciter
l’intérêtde ce dernier au projet.
En outre, il peut être adapté de présenter pendant la soutenance une vidéo courte, dans la mesure
où celle-ci possède une valeur démonstrative liée au sujet. II peut être aussi intéressant
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 32
d'illustrer la présentation par des images, à condition qu'elles aient une valeur ajoutée
pédagogique.
Pour le déroulement de l’exposé, les idées doivent être organisées et structurées en annonçant
clairement chaque section et en formulant une transition entre chacune d’elle. Pour alimenter
les propos, il est conseillé d’illustrer la présentation à l’aide de tableaux, de figures, de
dessins/plan/cartes, et photos. L’exposé doit conclure en rappelant l’objectif de la présentation
et en résumant les points importants.
Chapitre II- LA SOUTENANCE ORALE
1. Les principales différences avec l’écrit et les qualités attendues :
La principale difficulté rencontrée lors de la présentation de l’exposé oral est qu’il faut se
décentrer et se mettre à la place des auditeurs. Exposer, c’est chercher à donner à son auditoire
les moyens de comprendre. Vous devez donc non seulement vous intéresser au contenu de votre
exposé mais aussi vous adaptez au niveau de connaissances et au profil de votre auditoire (dans
la limite du possible). Il ne suffit pas seulement de connaître son sujet pour se faire comprendre !
Une soutenance présente la moelle du projet : elle s’écarte des détails pour s’attacher à la
synthèse ; c’est à dire qu’elle ne dit pas tout ce que le travail contient et qu’elle ne développe
pas toute l’argumentation et l’analyse de la recherche…Elle n’est pas non plus un résumé du
travail écrit mais un exposé sur l’ensemble du projet. L’épreuve orale doit être vivante. C’est
une situation de communication dans laquelle vous serez évalué sur vos capacités pédagogiques
et de synthèse, votre compréhension des questions que l’on vous pose et votre capacité à y
répondre en argumentant.
2. La prise de parole
Vous venez d'effectuer un travail considérable, de recherche documentaire, Au bout duquel
vous avez accumulé un certain nombre de connaissances et d'informations que vous allez
maintenant exposer à votre auditoire (camarades de classe, professeurs, un public quelconque).
Pour réussir votre intervention en public, deux facteurs essentiels doivent être acquis :
Maîtriser suffisamment la langue utilisée
Dominer suffisamment le contenu du discours.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 33
C'est un préalable à la mise en confiance. Viennent ensuite les conditions environnantes : le
lieu, l'ambiance, la nature du public, le temps, la disposition dans l'espace, les supports et médias
utilisés, votre état de santé morale et physique etc.
Nous admettons que les conditions requises pour un déroulement normal de l'exposé sont
réunies. Nous abordons dans ce qui, suit, les aspects relatifs à l’attitude que devez adopter pour
réussir votre intervention.
2.1 Recommandations avant la présentation
Une intervention ne s'écrit pas mot à mot. Lire une intervention réduit votre liberté et donne au
public l'impression que vous possédez mal votre sujet. Ne récitez pas non plus votre texte par
cœur, vous serez vite perdu si vous avez un trou de mémoire et ça enlève tout naturel à votre
intervention. Les quelques recommandations suivantes vous aideront à donner forme à votre
intervention :
- Répétez plusieurs fois votre intervention à haute voix. Ça vous aidera à être plus à l'aise
devant le public. Exercez-vous à prononcer les mots difficiles, les liaisons. Le fait de répéter
vous permet aussi de gérer le temps de votre intervention. II est déconseillé de dépasser le temps
accordé et de diminuer ainsi le temps de parole des membres du jury.
- Le vocabulaire employé doit être simple, les mots courts (3 syllabes ou plus) et concrets,
n'oubliez pas que votre auditoire a une mémoire essentiellement visuelle (70% contre 20%
auditive). Il faut donc lui parler avec des images, des exemples, des comparaisons, les paroles
passent, les images restent.
- Pendant votre présentation orale, veillez à : regarder tous les membres du jury ; ne pas lire
votre texte et vous tenir debout plutôt qu'assis.
2.2 La tenue vestimentaire
Vous devez apporter un soin particulier à votre tenue vestimentaire, qui doit indiquer que ce
moment est important pour vous et que vous vous у êtes spécialement préparé. Vous avez
surement ce qu'il faut dans votre penderie pour assembler une tenue discrète et soignée dans
laquelle vous vous sentirez a l’aise, ce qui est important.
La ponctualité est de mise. Pour vous épargner du stress, prenez vos dispositions pour ne pas
arriver en retard : les embarras de circulation ou même les grèves de transport ne sont pas des
excuses recevables pour les membres du jury, qui, eux, sont arrivés à l‘heure.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 34
2.3 Recommandations pour s'affranchir du trac :
Le trac : c'est la sensation de peur et d'angoisse qui accompagne la prise de parole en public. La
peur de perdre le fil des idées, peur du regard des autres, peur des trous de mémoire. L'angoisse
de ne pas être à la hauteur, ne pas satisfaire le public. Le trac se manifeste au niveau du corps :
perte du contrôle de certains gestes ; au niveau du langage : bafouillage (Propos incohérent) et
perte de mobilité mentale ; au niveau des émotions : sensations pénibles et panique. Maîtriser
le trac nécessite donc d'intervenir à la fois sur le corps et sur l'esprit.
Avant de parler
Entraînez-vous, préparez-vous, répétez (sans exagérer)
Relaxez-vous et visualisez votre succès (pensez que ça va très bien se passer)
Mangez légèrement, buvez modérément
Evitez les excitants et les
calmantsRelaxez-vous, respirez
Accueillez le public. Considérez les spectateurs en tant que personne. Respectez-les.
Prenez votre temps. Ne vous précipitez pas.
Prenez une posture (Situation d'une personne = position) ouverte, décontracté, face au public
Concentrez-vous sur le contenu de votre discours.
Respirez lentement. Fixez la dernière rangée du public. Parlez
Pendant
Le visage : expressif. Accompagne les intentions et reflète vos attitudes et vos pensées.
Le regard : C'est par lui que passe la conviction et la crédibilité. Par le contact visuel vous
maintenez en éveil l'attention de vos auditeurs. Essayez donc de varier votre champ visuel
de façon à entourer du regard tout l’espace possible.
La gestuelle : (l'ensemble des gestes expressifs considérés comme des signes). Elle
accompagne le regard et conforte la conviction. Soyez naturel. Evitez l'inertie (Manque
absolu d'activité), l'exagération des gestes ainsi que de jouer avec des objets (lunettes, stylos,
papiers). Cela risque de détourner l’attention du public.
La voix : Pensez au volume : suffisamment fort pour être audible ; agréable, modulé ; au
débit : régulier.
La respiration : utilisez la respiration abdominale. Elle permet de maîtriser le stress, de
réfléchir à ce que l'on va dire et de régler le débit et l'intonation.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 35
Le corps : Si vous parlez assis : ne pas croiser les bras. Si vous parlez debout : ne pas se
balancer, ne pas avoir les mains dans les poches, ni dans le dos, mais les utiliser pour parler.
3. Quelques conseils pour l’exposé oral
Il faut bien préparer l’exposé. Il est tout aussi important dans l’évaluation du candidat que le
rapport lui-même.
Avant de commencer la présentation orale à proprement parler, il est usuel que le candidat
commence par remercier son encadreur ainsi que les membres du jury.
Il faut surveiller le débit de parole, le langage utilisé, et éviter les expressions familières.
Il est possible d’avoir des fiches et de les consulter en cas d’oubli ou d’hésitation. En aucun
cas, la présentation ne doit être basée sur la lecture de ces fiches. Le contact visuel avec le
jury doit être maintenu !
En cas de stress très fort, demandez un temps de réflexion, respirez et ne reprenez la parole
qu’une fois détendu, même si la pause dure !
Parlez d’une manière posée, claire et précise, en regardant le public,
Il faut respecter le timing. La présentation orale dure environ 15 mn. Contrôlez discrètement
votre temps de parole pendant l’exposé,
Evitez de vous reporter systématiquement à vos notes et ne lisez pas continuellement votre
texte,
Ne vous perdez pas dans les détails, donnez juste envie d’en savoir plus ; ceux qui le
désirent liront votre rapport.
N’utilisez des termes techniques qu’après les avoir définis et évitez-le au maximum (il
ne s’agit pas de faire étalage de votre maîtrise du jargon nouvellement acquis, mais de faire
passer un message),
On peut volontairement introduire une ou deux anecdotes plus personnelles pour rendre
l’exposé plus vivant (en prenant garde de ne pas s’éparpiller),
Pour les travaux de groupe, organisez bien le passage de parole et la coordination dans la
présentation des supports.
4. Le temps imparti :
Il est important que votre exposé tienne dans le lapse de temps qui lui est imposé lors de la
soutenance orale. Il vaut mieux traiter calmement une sélection de points que de vouloir tout
dire…Si vous vous apercevez que vous risquez d’être en retard, n’accélérez pas votre débit de
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 36
paroles mais préférez plutôt laisser tomber des points moins importants (à prévoir à l’avance).
Essayez avant le jour J de s’exercer à haute voix et minutez votre exposé avec des amis, des
enseignants…
La soutenance des PFE se fait en une session ordinaire pendant la période qui va souvent du 20
juin au 2 juillet. La soutenance consiste en une présentation orale par le stagiaire, d’une durée
de15 à 20 minutes, suivie de questions posées par les membres de jury et de réponses de la part
du stagiaire.
5. L’entretien avec le jury :
Le PFE est évalué par un jury de soutenance composé de trois membres. Il est composé par un
président, un examinateur de préférence dans la discipline du sujet de PFE et l’encadreur et le
co-encadreur le cas échéant. La présence d’un invité est parfois possible si l’encadreur le voit
nécessaire.
Les membres du jury porteront leur attention à l’authenticité du travail présenté et la qualité de
votre expression orale. Soignez le rythme des phrases, évitez les vocabulaires obscurs et les
jargons, insistez sur les points forts et n’hésitez pas à corriger vos erreurs.
Il est difficile de prévoir les questions que l’on pourra vous poser. Les membres du jury vous
interrogeront probablement sur :
- Les questions pour lesquelles ils ont un intérêt et par simple curiosité de leur part,
- Des points non développés ou des propos non justifiés,
- Les perspectives et ouvertures possibles.
Quelles que soient les remarques des membres du jury, il convient de garder votre calme et de
rester courtois. Les critiques sont normales durant une soutenance. II est fréquent que les
membres du jury commencent leur intervention par de brefs compliments suivis de nombreuses
remarques, dont certaines peuvent déplaire au candidat. Le comportement du stagiaire pendant
la soutenance influence l’évaluation du travail. On ne peut que conseiller :
- d'écouter attentivement les remarques et questions des membres du jury ;
- de prendre des notes sur les remarques formulées et les questions posées.
- à partir de vos notes et à votre tour, prenez la parole pour répondre aux questions, pour
reformuler les critiques et ensuite argumenter et défendre calmement votre point de vue, ou
pour justifier votre démarche. II est parfois conseillé au candidat de ne pas répondre en détail à
chaque commentaire de chaque membre du jury, mais plutôt d'organiser une réponse
synthétique qui regroupe les remarques par thème (méthodologie, résultats, etc.). Cela montre
aux membres du jury une capacité de synthèse qui sera appréciée. Il n’y a aucune gêne à avoir
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 37
si vous ne connaissez pas la réponse à une question trop ardue ou trop éloignée de votre sujet.
Préférez alors indiquer que vous ne savez pas répondre à la question que d’essayer plutôt une
réponse qui pourrait très facilement vous amener sur un terrain inconnu et qui vous desservirait
totalement.
De la même façon, vous devez éviter :
- de tomber en larmes face aux critiques ; les larmes n'améliorent pas les notes !
- d'être tétanisé et incapable de répondre ;
- d'agresser les membres du jury ;
- d'interrompre ou de couper la parole aux membres du jury ; il faut les laisser s’exprimer ;
- de regarder le plafond ou l'extérieur en attendant que le temps passe ;
- de quitter la salle de soutenance avant la fin.
Après la soutenance et la discussion, les membres de jury délibèrent et rédigent un procès-
verbal selon le modèle adopté par le conseil scientifique et attribuent une note chiffrée au PFE
non communiquée publiquement à le stagiaire et le déclare valide si la note est supérieure ou
égale à 10 ou non validé si elle est inférieure.
CONCLUSION
Ce guide de rédaction et de présentation orale d’un projet de master de fin d’étude se présente
comme un véritable manuel universitaire pratique, qui conduit à la maîtrise de la démarche
scientifique et du processus de recherche.
La réalisation du mémoire de master est un travail personnel nécessitant la maitrise de
nombreuses compétences. Le stagiaire doit maitriser aussi bien la recherche que le traitement
de l'information. II doit aussi développer des compétences relationnelles et parfaire ses capacités
d'expression écrite et orale. Sacapacité à s'organiser et à gérer son temps est déterminante.
Le respect des règles de citation et la vérification de la qualité des sources trouvées sur Internet
sont les conditions nécessaires à la réalisation d'un mémoire de master de qualité. La réalisation
du mémoire est une expérience utile tant sur le plan personnel que professionnel. Un bon
mémoire est un atout indéniable pour l'insertion professionnelle et la publication du mémoire
en ligne constitue une opportunité à ne pas négligée.
Nous espérons que la consultation de ce guide permettra au stagiaire d'améliorer la qualité de
son mémoire et en facilitera l’élaboration.
ISMTRL-BENGUERIR – Module : Mini Projet - SUPPORT PEDAGOGIQUE DU MODULE 38
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